RETRAITES : «Tenez bon, ne lâchez rien» - Meeting Mélenchon-Bompard à Toulouse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 48 %Attaque 42 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Un travailleur aujourd'hui produit trois fois plus de richesse que dans les années 70. »
- 22:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Il est versé 54 milliards de dividendes pour les actionnaires du CAC 40. »
- 9:00Locuteur 2Chiffre
« Il y a 6 ans d'écart d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre. »
- 10:00Locuteur 2Chiffre
« Il y a 13 ans d'écart d'espérance de vie entre les 5 % les plus pauvres et les 5 % les plus riches. »
- 3:00Locuteur 1Fait
« La première fois qu'il y a eu une loi sur les retraites dans ce pays, c'est en 1910. C'était pas fameux comme système. Et euh ils avaient la retraite à 65 ans. »
- 4:00Locuteur 1Fait
« On a gagné et on a fait la retraite à 60 ans et avec c'était 37 annuités et demi. »
- 6:00Locuteur 1Fait
« Si on attribuait moins le l'investissement, moins les matières premières, les machines et tout ça, si on attribuer les gains de productivité en un partage entre tout le monde, vous savez c'est pas à 60 ans qu'on partirait, c'est avant. »
- 8:00Locuteur 1Chiffre
« Il y a peut-être ici qui ont de l'assurance vie. Bon, vous savez combien il y a de de milliards là-dedans ? 1500. C'est-à-dire pratiquement une année de production du pays. »
- 10:00Locuteur 1Fait
« On a besoin de milliers de gens qui a des bacs professionnels parce que ça c'est l'élite des travailleurs qualifiés hein pour changer tout. »
- 12:00Locuteur 1Fait
« On est engagé dans une bataille. La bataille, il faut l'accepter comme des chemineaux, comme des traminaux, comme des électriciens. »
- 15:00Locuteur 1Fait
« Le traité constitutionnel européen, vous rappelez, il a 448 articles, hein. En terme de sujet compliqué, c'était pas mal. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On verra on si pas où on est là pour l'heur des amour même si notre bonsoir bonsoir Hélène bonsoir bonsoir à tous est-ce que vous êtes là merci à toutes et à toutes d'être venu si nombreux ce soir. Désolé pour le petit temps d'attente, nous n'avions pas prévu que nous serions aussi nombreux. Merci à tous d'être là. [Applaudissements] Merci à ceux qui derrière leur écran ont patienté pour que ce streaming commence.
Merci à tous les volontaires qui ont démonté les rideaux en dernière minute pour pouvoir faire rentrer tout le monde aider l'équipe événement qui comme d'habitude est descendu avec son camion, ses caméras, l'ensemble de son organisation. Le panneau est en train de se démonter pendant que je parle et qui est arrivé donc je vous disais avec son camion, avec ses caméras, avec toute la technique et avec sa bonne humeur et un tout un merci tout particulier à Agath qui est là ce soir [Musique] qui a organisé l'événement et je sais combien c'est difficile de le faire puisque d'habitude c'est moi qui le fait localement. Donc Agath, merci d'avoir pris le relais pour les 10 prochaines années.
Merci Hélène, merci beaucoup aux volontaires, merci à Patrice qui coordonne le l'organisation avec moi et Clément. Je pensais pas en est copé pour aussi longtemps quand j'ai accepté. En tout cas, merci à toi d'avoir organisé pendant toutes ces longues années tous ces tous ces événements insoumis.
Euh alors Hélène, je t'apprends rien, je suis insoumise. Euh je suis aussi je suis aussi historienne. Alors pourquoi pourquoi plus fort ?
Plus fort. D'accord. Euh je suis aussi historienne.
Alors pourquoi je vous raconte ça ? Je vais pas vous raconter d'histoire ce soir mais parce que en tant qu'insoumiste, bah comme vous toutes et tous, je participe euh aux différentes mobilisations sociales qui sont qui sont en cours. Et en tant qu'historienne, ben j'aime bien un peu regarder ce qui se passe, observer beaucoup.
Et qu'est-ce qu'on observe actuellement ? Qu'est-ce qui se passe ? Et bien, je pense qu'on observe quand même un cycle de lutte sans précédent dans ses formes et aussi dans sa durée puisque depuis maintenant plus d'un an, depuis le 17 novembre 2018, le peuple n'a de cesse de descendre dans la rue pour dénoncer la politique gouvernementale injuste et profondément autoritaire.
Chaque samedi sans interruption. Chaque on est là. Je vais pas y arriver.
Il va falloir nous laisser finir si vous voulez voir les autres hein. Sinon vous n'entendrez pas Jean-Luc et Emmanuel. Chaque samedi sans discontinuer, depuis plus d'un an, les gilets jaunes défilent dans la rue et affronte un président devenu complètement sourd face au peuple qui se soulève chaque samedi à Toulouse.
Malgré les violences policières, malgré les gaz lacrymogènes, malgré les tirs de LBD, nous sommes tous là. Nous sommes tous et toutes engagés, engagés et mobilisés. Les luttes, on le voit, se multiplie et se développe.
Je vais en citer que quelques-uns. Les chômeurs, les chemineaux, les précaires, les intermittents du spectacle, les lycéenses, les enseignants, les personnels hospitaliers. Nous sommes tous et toutes engagés dans un et les avocats, je ne peux pas tous les citer tellement nous sommes nombreux et nombreuses.
En tout cas, nous sommes toutes et tous engagés dans un combat entre deux mondes. Le monde d'Emmanuel Macron et de son capitalisme mortifère et le nôtre, celui de la solidarité, de la justice sociale et de l'écologie populaire. Alors, nous ne lâcherons pas, nous ne lâcherons rien en témoigne la magnifique manifestation aujourd'hui qui malgré les vacances scolaires a mobilisé des milliers de toulousains. [Applaudissements] Comment témoigne la mobilisation de plus de 40 jours des chemineaux comme en témoigne le combat des enseignants et des lycéens face à la réforme du baccalauréat.
Et enfin, comme on témoigne, le combat de la France insoumise qui est mené à la fois au Parlement européen, à l'Assemblée nationale, dans les urnes et dans la rue dans laquelle nous serons à nouveau jeudi prochain pour un nouveau jour de mobilisation. [Applaudissements] Alors, je pourrais on avait prévu, on est en retard, j'avais prévu un long truc sur Toulouse, la belle, la rebelle, les mobilisations, tout ça. Mais je pense que entendre pendant encore 5 minutes, c'est pas forcément ce que vous avez envie de faire.
Donc, je vais juste citer deux trois choses qui se passent très rapidement. à Toulouse et dans la région. Je pense notamment aux hospitaliers, à l'hôpital Purpan qui a été un des services d'urgence entièrement en grève aux soignants de la Grave, de Marchands, de Duoin à toutes les personnes qui sont mobilisées actuellement contre la fermeture, contre la privatisation de l'aéroport ADP parce qu'à Toulouse, on sait ce que c'est de privatiser un aéroport.
On l'a vendu aux Chinois. 200 millions de bénéfices, ils ont fait en décembre quand ils l'ont revendu. Donc on le sait.
Donc j'invite toutes les personnes qui sont ici qui ne l'ont pas fait à aller signer pour le référendum d'ADP en sortant. Allez et maintenant il va la prendre il va on va vous demander il de en sortant du meeting vous avez la possibilité d'aider signé l'aér signé sur le référendum ADP comme je viens de le dire vous pouvez aussi si vous le souhaitez adhérer à un groupe d'action la France insoumise. Ah non, jamais d'ab. [Applaudissements] Vous pouvez aussi soutenir les caisses de grève en ligne.
Vous pourrez retrouver à l'intérie à l'extérieur la possibilité de soutenir les caisses de grève en ligne. Maintenant, Agath, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ?
Ben, on accueille nos intervenants. [Applaudissements] Donc nous sommes très ravis d'accueillir ce soir, vous le connaissez bien sûr bien, le chef de la délégation insoumise au Parlement européen, Manuel Bonpard, ainsi que le président du groupe à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon. [Applaudissements] On commence.
Waouh ! On recharge la batterie, hein. [Applaudissements] Merci.
Merci à vous. [Applaudissements] Merci beaucoup. Merci.
Merci pour On vous a vu les gilets jaunes. Merci beaucoup. Merci pour votre pour votre accueil.
Un accueil enthousiasme, un accueil déterminé et merci pour votre nombre. Merci parce que votre nombre est une signification politique et votre nombre il dit que le mouvement social qui est engagé dans le pays depuis maintenant plus de 2 mois et d'ors et déjà une mobilisation sociale exemplaire et c'est une bonne manière. Tout va bien.
Il y a de la place pour tout le monde. Vous inquiétez pas, on va y arriver. Vous êtes chaud et c'est normal parce qu'on est dans cette mobilisation depuis maintenant près de 3 mois et que il y avait encore une belle journée de manifestation aujourd'hui et je reconnais les visages qui étaient là aujourd'hui.
Et cette mobilisation, elle continue depuis 2 ans et demi. Malgré les manipulation du pouvoir qui d le 6 décembre vous expliquer que la mobilisation s'essouffle malgré les intoxications et les entoureloupes comme sur l'HP pivot où on introduit un élément dans le texte de loi et puis ensuite on le retire et on vous dit vous voyez on est des gens raisonnables et avec nous on peut discuter. on est capable de faire des efforts et des compromis malgré les opérations de diversion comme on a vu la semaine dernière quand le président de la République va au Mont-Blanc pour se préoccuper de la catastrophe environnementale alors que le même jour au Parlement européen et je suis bien placé pour le savoir, il décidait de voter l'accord de libre échange avec le Vietnam parce que le même jour au Parlement européen, il décisait de voter des projets prioritaires qui sont des nouveaux projets gaziers et des nouveaux projets de développement du secteur pétrolier.
En même temps qu'il a faire ça au Montblanc, voilà les décisions que prenaient ces députés au Parlement européen. Alors ça encore, c'était une belle opération de diversion. Mais malgré tout ça, vous tenez bon.
Vous êtes toujours là, vous êtes toujours dans la mobilisation. Et ben merci, merci d'être là et merci d'avoir été là cet après-midi et d'être là ce soir et parce que il faut rendre et parce qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César. Je voudrais qu'on dédie ensemble ce meeting aux salariés qui les premiers ont engagé le bras de fer avec le pouvoir.
Je pense au chemino, je pense au syndicat, au syndicalisme de la RATP. Je pense à ceux ensuite qui sont venus les aider ou ceux qui étaient déjà dans la lutte et dans la manifestation, les personnels de santé, les enseignants, les infirmières, les avocats, les danseurs de l'Opéra de Paris, les doqueurs, toutes celles et ceux qui se sont mobilisés. Vous inquiétez pas les gilets jaunes, j'aurai un mot pour vous, ça va venir.
Mais je voudrais qu'on pense à toutes ces professions qui se sont mis dans la grève et dans la mobilisation parce que c'est eux qui les premiers ont fait trembler le pouvoir. Alors merci et je vais vous en parler. Et puis oui aussi et puis oui aussi parce qu'il faut le dire.
Je voudrais aussi rendre hommage à ceux qui déjà il y a plus d'un an premiers qui ont fait vaciller le pouvoir et qui ont montré qu'il était pas aussi fort que ce qu'il essayait de faire croire et qu'il a montré qu'on pouvait leur faire peur, qu'on pouvait les faire céder sur certains sujets même si on aurait aimé que ça aille plus loin. Oui, c'est les gilets jaunes. et merci aussi au gilets jaunes.
Merci. Merci parce que ils ont connu une répression, vous le savez qui était une répression féroce. 24 et Borniers 5 mains arrachées, plus de 10 morts dans la mobilisation des gilets jaunes.
Alors oui, j'ai une pensée pour eux. Et je les remercie d'être là aussi ce soir. Merci.
Oui, la lutte elle est dure. La grève elle est dure. La lutte elle est dure et la vie elle est dure quand vous rentrez à la fin du mois avec une fiche de paye à 0 € que vous avez pas vu la famille ou les enfants depuis un mois parce que vous courez de une sortie d'atelier à une assemblée générale.
Oui, la lutte est dure. Et donc ces moments-là où on peut leur exprimer notre fraternité, notre solidarité sont des moments importants. Alors merci à tous.
Merci à vous et aidons-les. Et vous le savez, en début de semaine, plusieurs groupes politiques, syndicat, association, personnalités ont lancé ce qu'on a appelé le collecton. C'était une grande initiative de collecte en solidarité avec les grévistes.
Ils ont déjà réuni depuis lundi plus de 120000 €. Alors si vous avez l'opportunité participer. Et puis la bataille, elle se mène effectivement dans la rue.
Mais la bataille, elle se mène aussi à l'Assemblée nationale, elle se mène aussi dans les assemblées. Et on a commencé le travail à la commission spéciale d'examen sur les retraites, mais depuis lundi, la bataille, elle a pris une nouvelle importance puisqu'il a commencé à l'Assemblée nationale l'examen en séance plainière du projet de loi sur les retraites. Et donc on s'est dit qu'organiser ce meeting à ce moment-là, dans ce moment-là, dans cette semaine là, ça avait une signification importante.
Et je remercie nos camarades députés à l'Assemblée nationale de se battre pied à pied dans la mobilisation, de le faire. Ja, [Applaudissements] résistance résistance résistance résistance résistance résistance. Je leur remercie, je les remercie de se battre et je remercie Jean-Luc d'avoir trouvé un moment dans cette semaine parce que c'est une semaine chargée et ils se sont organisés pour ça parce qu'on est 17 députés à l'Assemblée nationale et donc il faut le travail pour qu'on ait toujours du monde pour se battre pied à pied amendement après amendement article de loi après article de loi pour essayer de les faire céder de les faire reculer pour les obliger à parler pour les obliger à se défendre pour lever des lièvres comme on l'a fait dans la commission spéciale sur les retraites et c'est un travail important.
Alors merci. Alors celui qui résume assez bien ça, c'est monsieur Brunet. Vous connaissez Éric Brunet ?
C'est un éditorialiste. Monsieur Brunet sur un plateau de télévision, il a dit les amis, monsieur Brunet sur un plateau de télévision, il a dit je comprends pas pourquoi on continue à donner la parole au députaillon de la France insoumise. Alors c'est vrai que sans doute que dans leur monde ce qu'ils espéreraient, ce qu'ils voudraient, c'est que l'Assemblée nationale soit une sorte de vase clot, un village gaulois éloigné de ce qui se passe dans la société.
Mais non, c'est pas ça parce qu'à l'Assemblée nationale, heureusement, on a aussi des représentants du peuple, des gens qui portent les aspirations populaires dans l'hémicycle et nos députés en font partie. Alors merci. Et Jean-Luc, comment tu vois ce qui s'est passé depuis lundi ? parce que j'ai l'impression que l'ambiance elle est elle est vive, elle est tendue.
Ouais, ça c'est sûr. J'ai peut-être commencer par m'adresser à la partie la plus jeune de la salle pour faire une recommandation amicale. Ouvrez tout grand les yeux et les oreilles.
Ce qui est en train de se passer est un événement de l'histoire de France. Avec l'insurrection des gilets jaunes a commencé une séquence politique, historique et sociale d'une nature tout à fait particulière. Et le message est si fort.
Nous autres français, nous avons le nez collé dessus que peut-être des fois nous en perdons le sens dans la durée. Et sachez qu'aujourd'hui dans le monde entier quand des gens se mettent en mouvement pour réclamer le minimum de ce qu'on est en droit de réclamer dans une société, c'est-à-dire avoir de l'eau potable au robinet, avoir de l'électricité toute la journée, avoir un gouvernement si possible digne, et bien c'est avec des gilets jaunes sur le dos que les gens le disent. Et hier encore, pour démarrer la manifestation contre le nouveau régime des retraites en Grèce, c'est avec des gilets jaunes que les Grecs ont commencé leur défiler.
Ouvrez grand les yeux et les oreilles car c'est vrai que c'est un moment particulier que celui où on voit la France dans ce qu'elle a de plus beau, de plus magnifique. C'est-à-dire le moment où son peuple se manifeste, s'exprime comme un peuple. Et c'est la question sociale qui le rassemble.
C'est la question sociale qui l'institue. Quand vous réclamez le droit de partir à 60 ans à la retraite, vous ne faites pas de différence entre l'homme et la femme. Vous ne faites pas de différence de couleur de peau.
Vous ne faites pas de différence de religion. Et c'est alors que vous êtes le peuple français. C'est alors que vous êtes le peuple républicain, celui qui pense au bien de tous à l'intérêt général et pas ce qui sépare, ce qui désunit, ce qui conduit à l'affrontement.
Ainsi, le grand Joress avait raison de dire que l'unité de la patrie se forge dans l'unité sociale de ceux qui la font vivre. Tel est ce pays que nous aimons et il faut bien dire qu'il ne nous montre pas toujours ce visage là. Il y a aussi des jours de tristesse totale où l'on voit donner la prime aux haineux, aux ethnicistes, aux antici, aux antiela, à ceux qui montrent du doigt toute une partie de la population à raison de sa religion ou de son genre.
Abaille et maudit soit-il. Gardez en vous toujours intact l'espérance que le peuple français est capable de ce qu'il est en train de faire en ce moment dans la bataille des retraites. C'est-à-dire que chacun pour tous et tous pour un. et c'est la meilleure des devises que l'on puisse avoir.
Alors l'adversaire a été pris par surprise. Il ne s'attendait pas à une telle résistance. Il ne croyait pas qu'il y aurait un mouvement gilet jaune.
Il ne croyait pas qu'il tiendrait le coup pendant les fêtes de Noël. Ils ne croyait pas qu'après qu'ils aient frappé si dur, si fort, si irresponsablement 1000 personnes parmi les gilets jaunes en prison ferme, 30 éborniers, 12 personnes tuées sur des ronds-points. Il croyait qu'après avoir frappé si fort avec cette madame Boubé qui a fait de la justice une espèce de prolongement du pouvoir politique qui a essayé de briser l'opposition parlementaire en engageant contre 11 d'entre nous un inique processus d'intervention à nos domiciles. ce matin maudit du mois d'octobre où nous avons été perquisitionnés violence politique sans précédent dans l'histoire politique de la France et il ne s'attendait pas à ce qu'il y a encore l'énergie pour qu'on voit se mettre d'abord en mouvement chemineau et traminaux hommes et femmes de ces deux métiers les professeurs et puis tout d'un coup se réaliser ce à quoi ils s'attendaient encore moins que tout c'est à la jonction entre le salariat le plus populaire le plus discipliné le plus organisé par ces syndicats et les classes moyennes, les avocats, les danseurs, des professeurs, tous ces métiers si divers dont ils pensaient qu'ils étaient définitivement ralliés soit à la résignation soit à l'admiration Boueb pour le jeune homme, sa flexibilité, la libération des énergies, la modernité et autres sautises avec lesquelles on martyrise le pauvre peuple. et tout ça s'est produit.
Alors quand est venu le moment du débat parlementaire, j'avais à évaluer quelle serait notre tactique en tant que président d'un groupe. Nous ne sommes que 17. Ce qui veut dire que pour nous une rotation c'est 2 jours et demi.
Nous sommes 17 êtres humains, pas des machines, pas des robots. Nous avons des familles, certains des enfants petits à la maison qui les attendent toute la semaine jusqu'à ce qu'ils reviennent. Certains sont habitent fort loin comme le député Jean-Hut Gratton qui est à la Réunion et qui fait 22 heures d'avion par semaine pour pouvoir être présent à l'Assemblée nationale quand nous lui donnons la consigne de venir toutes les semaines.
Et bien quoi qu'il en coûte, la tranchée sera tenue. Eux ils ont une rotation d'un mois et demi, nous d'un jour et demi. Nous avons décidé que nous tiendrions et je veux que vous sachiez pourquoi.
Ils ont employé le mot obstruction. Obstruction. Évidemment quand vous vous levez le matin chez vous, vous vous dites pourvu qu'il n'y ait pas d'obstruction.
C'est une antise, ça vous accable. Si bien que quand on vous dit ils font de l'obstruction, vous vous dites c'est horrible. De l'obstruction.
Quelle obstruction ? Alors on a décidé tactiquement parce qu'on connaît les règles de la communication. Si on avait dit "Mais non, c'est pas de l'obstruction." Chaque interview aurait commencé par "Vous faites de l'obstruction." Alors, on a répondu à la première question.
Oui, tu peur si bien que ce qui était d'abord un beau tour qu'on leur jouait est devenu ensuite une ruse et un piège dans lequel ils sont tombés car ils étaient persuadés qu'on faisait de l'obstruction. Vous savez que j'ai mon âge. Ça a des inconvénients pour moi, mais pas tant que ça puisque j'ai tiré, j'ai de la chance, le bon lot dans le code génétique et que me voilà bien plus frais que je l'imaginais. de la sorte, je me suis dit de l'obstruction, j'en ai déjà vu pratiquer.
J'ai vu la loi sur EDF GDF, je crois 130000 amendements. Je sais pas comment on fait, hein. Donc on a dit on va en déposer 17000 19000 mais avec une tactique c'était queon prenait un texte voisin et qu'on le déposait pour chacun d'entre nous.
Pourquoi ? Pour être sûr que on puisse prendre la parole dessus parce que à chaque moment il y aurait quelqu'un dans la salle. Puis je connais mes oives hein, c'est des têtes dures.
Il oui je serai là lundi. Et puis après lundi, ah ben non, j'arrive cet après-midi. OK.
Donc, j'ai organisé pour que ce soit on soit absolument sûr d'être tout le temps au minimum de au maximum 4 dans la salle de manière à pouvoir tenir le coup. Et on n'a pas fait d'obstruction. C'était ça la ruse.
C'est-à-dire qu'on a pris suppression de l'article 1 et on développait des arguments et puis le deuxème développait les suivants et puis la troisème développer en général la tête de fil c'est Clémentin parce que Clémentin a c'est la première lettre donc c'est elle qui passe devant. Et c'est elle qui ouvrait la voix la pauvre. C'est pratique parce que bon et la première mais c'est embêtant parce qu'à chaque fois faut être capable de démarrer au quart de tour.
Et voilà comment pendant 10 jours on a pu développer les arguments sur tout le texte. Si j'avais été un bon petit caniche à suivre leurs ordres, j'aurais attendu l'article 30 pour pouvoir parler de tel ou tel aspect. On a commencé à l'article 1 sur tous les sujets, ce qui nous arrangeaient nous pour montrer ce qu'ils étaient en train de faire.
Voilà la tactique qu'on a utilisé. Et là, comme on leur avait dit, ils font de l'obstruction. Ils s'attendaiit à tomber sur des gens qui répètent tout le temps la même chose.
Ils sont tombés sur des gens qui argumentaient. Et alors là, on a vu que c'était eux qui étaient pas préparés, qui savaient pas ce qu'il y avait dans leur propre texte. C'est moi qui leur ai expliqué qu'il avait quel concept dedans.
Ah ! Ah ! Nous les avons bernés, roulé dans la farine alors que nous ne sommes que 17 et nous avons pu argumenter, démontrer pas à pas ce que contenait cette loi.
Et je sais que beaucoup d'entre vous ont écouté et ont appris à cette occasion. Et c'est pour ça qu'on le fait, pour échanger les arguments avec vous, pour que vous sachiez où on en est. Et le deuxième aspect que ces gens nous ont montré quand on est arrivé dans la salle, on s'est dit "Mais je vous ai parler de mon âge pour vous parler de ça, j'en ai vu d'autres." Je me dis "Mais qu'est-ce qu'ils font ?" Ils ont décidé de faire un temps limité.
Donc la commission, elle dure 10 jours. Pourquoi 10 jours ? C'est pas moi qui a décidé 10 jours.
Dit vous faites de l'obstruction. En 10 jours, ça peut ressembler à de l'obstruction. sur la durée normale, c'est-à-dire un mois, c'est une quantité normale.
Donc c'est eux qui ont créé cette situation. Donc il savait le premier jour qu'on narriverait pas à finir le texte dans les 10 jours. Il le savaient le premier jour comme moi.
Par conséquent, ils auraient dû dès le premier jour commencer le débat. Mais dès le premier jour, ils ont commencé avec les grands airs de moi je sais et toi tu sais rien. Avec les grands airs qui envoie balader tout le monde ne répondent pas aux arguments jusqu'au moment où vous faites la démonstration que savent pas eux-mêmes de quoi il parlent.
C'est ce que nous avons fait. Et quand on est arrivé en séance plainière comme on y est là, ils sont en train à nouveau de vociférer sur l'obstruction. Mais qui a décidé de limiter à 15 jours le débat ?
C'est eux. 10 jours de commission spéciale, 15 jours d'assemblée plinière pour mettre en discussion la loi la plus réactionnaire de toute la 5e République qui détruit en 15 jours un siècle de lutte sociale. Voilà ce qu'ils veulent faire.
Jamais, jamais ils n'y arriveront. Nous avons décidé la grève du zè. le combat acharné parce que nous pensons à tous ceux qui nous ont précédé dans cette lutte qui n'étaient pas dans le confort relatif d'une assemblée comme nous.
Ceux qui ont commencé à la mine et à l'usine à vos férer pour faire en sorte que les gosses ne travaillent que 10h par jour ou 8h. Ceux qui ont mené la lutte pour qu'il n'y ait que 8h de travail par jour. Le mouvement ouvrier dont nous sommes les héritiers avec honneur et fierté à commencé sa construction politique, son édification dans la lutte pour la réduction du temps de travail.
Le temps de travail dans la journée, la journée de 8h, c'est le cartel des gauches et c'est les premières manifestations du 1er mai dans notre pays. Ce triangle rouge que vous me voyez porter a été le premier insigne du 1er mai. C'était un triangle en cuir et ça résumé 8h de travail, 8h de loisir, 8h de sommeil.
L'être humain a enchaîné à la machine, enchaîné au travail, protester de son humanité et réclamer qu'elle puisse s'accomplir autrement que dans le travail et le travail contraint. Voilà de quoi nous sommes les héritiers, être capable de dire aux plus anciens dont le corps a été usé par le travail parce que 80 % de la population française use son corps au travail et il y a alors des limites à cette usure. Être capable de dire "C'est le moment de t'arrêter.
Voilà, tu es tu es arrivé à 60 ans et maintenant il faut poser le sac. Va et choisis ta vie car la différence qu'il y a entre le travail et la retraite, ce n'est pas que les retraités sont inactifs. La différence entre les deux, c'est que même quand on aime beaucoup son travail, lorsqu'on est à la retraite, on choisit ce qu'on fait.
La retraite, c'est du temps libre avec une charge de travail que se donnent les retraités eux-mêmes parce que 50 % des maires de ce pays sont des retraités parce que 40 % de ceux qui militent dans les associations ont des responsabilités sont des retraités. La vie a besoin des retraités. la vie sociale.
Alors, rappelez-vous bien de ça à vous autres qui marcheraient à votre tour dans nos pas au qui vous y trouvez déjà. La journée de 8h, c'est nous, c'est le cartel des gauches. Pour la première fois, les congés payés, c'est nous avec le Front populaire.
La semaine de 40h, c'est nous. Jamais ils n'ont rien donné. Tout a toujours été arraché par la lutte et ne nous sera arraché à notre tour que par l'offensive.
Notre vie est à nous, le pays est à nous et nous n'avons pas allé le mangier. Alors, j'achève là-dessus. Il se prépare un mauvais coup à l'assemblée.
Vous m'avez entendu vous dire 10 jours de commission spéciale, 15 jours de débat depuis le début, ils veulent que ça s'arrête avant les élections municipales où ils espèrent faire moins mauvaise figure que ça leur est annoncé. Mais vous autres, quand vous irez voter, vous leur ferez un petit 493 de votre secret dans l'isoloire. Et parce que le mauvais coup qu'ils sont en train de préparer, c'est en sautant comme ça l'air est farouché.
Obstruction, obstruction. Aujourd'hui, il racontait que nous avions déposé 700000 sous-amendements. C'était un bruit de couloir.
Il s'en affolaiit entre eux. Comment 700000 ? Ce mélanchon est un démon.
Ces insoumis sont des diables. Les communistes, c'est l'enfer. Et cetera et cetera.
Oui, ils en ont après nous et ils n'ont pas tort, il faut bien l'admettre. Mais 700000 amendements, pourquoi raconter une histoire pareil ? Pourquoi hurler comme ils le font ?
Pourquoi hier le président de l'Assemblée nationale a-t-il inventé une nouvelle règle pour faire traîner les travaux ? Parce qu'ils veulent que ce soit en Lisé. Pourquoi hier le député Meer Habib traite de petites connes les députés insoumises et communistes parce qu'elles ont manifesté ?
Pourquoi se livre-t-il à de telles provocations ? Parce qu'ils veulent donner l'idée que c'est la pagaille à l'Assemblée nationale et que Jupiter, descendant du Mont-Blanc, va à coup de glaçon nous refroidir et avec un 493. Ils veulent donc interrompre la discussion parlementaire avant les municipales.
Que va-t-il se passer ? Je n'en sais rien. Je sais seulement une chose.
La résistance sera implacable. Elle durera d'heure en heure le temps qu'il faut. Nous démontrerons, nous expliquerons, nous prenons le peuple français tout entier à témoin et nous organisons des réunions comme ce soir pour montrer qu'il n'y a pas que les députés insoumis et communistes, il y a le peuple tout entier qui est contre sa réforme.
Bon, allez, maintenant séquence pédagogie, on prend des notes. Alors toi tu nous expliques maintenant que le coup vient de loin. Ouais.
Quel rapport ça avec leur On vous a pas dit mais en fait ça va venir vous inquiétez pas on vous a pas dit mais on on va se passer la parole et effectivement vous pouvez vous poser la question. Alors effectivement, vous vous posez la vous pouvez vous poser la question, ça va venir, vous inquiétez pas, c'est quand on passe de Pourquoi un député européen s'intéresse à la question des retraites ? fois, je fais ce qu'il faut pas faire.
Vous allez sur les réseaux sociaux et qu'il est normal. Je suis normal mais vous allez sur les réseaux sociaux et puis vous lisez les réponses, vous savez sur Twitter là et là il y a les les bottes macronistes qui disent "T'occupe pas des retraites, retourne à Bruxelles ou à Strasbourg parce que bon c'est tu as été élu pour ça." Alors bon, sans doute que on a peut-être pas la même conception de ce qu'est un parlementaire.
Peut-être que quand on est à la République en marche, on pense que un parlementaire, une fois qu'il est élu, on désactive le cœur, on désactive le cerveau et on se câble directement à l'Élysée où Macron a le bouton pour dire voter pour ou voter contre. Mais c'est pas comme ça que nous concevons nous le rôle d'un parlementaire. Un parlementaire, c'est un citoyen.
Un parlementaire, il s'engage dans les batailles et dans les questions qui sont les questions de société. Premier élément. Deuxème élément, oui, c'est vrai parce que cette question des retraites, elle a un rapport étroit avec ce qui se passe dans les institutions européennes.
Je sais pas si vous connaissez ce qu'on appelle le semestre européen. C'est depuis 2010. Depuis 2010, chaque année, la Commission européenne examine des plans qui sont présentés par les différents Étatsmembres au sein de l'Union européenne qui sont les plans sur lesquels les États s'engagent pour dire voilà les économies qu'on va faire.
Et sur la base de ces plans, chaque année, la Commission européenne, elle transmet ce qu'elle appelle des recommandations. Et alors, c'est intéressant d'aller voir ce qu'il y a dans ces recommandations. Je vous donne un exemple.
Recommandation de 2013. équilibrer durablement le système de retraite en 2020 au plus tard, par exemple en adaptant les règles d'indexation, en augmentant encore l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à ta plein et en évitant une augmentation des cotisations sociales patronales. Et qu'est-ce qui se passe en France en 2014 ?
François Hollande, Marisol Toren met en place une réforme augmentation de la durée de cotisation jusqu'à 43 annuité à partir de la génération née en 1972. Et puis ensuite vous allez voir la recommandation de la Commission européenne de 2018. Recommandation de la Commission européenne de 2018.
Uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite afin d'en améliorer l'équité et la soutenabilité. Et voilà. Et on est en 2019.
Et qu'est-ce que fait monsieur Macron ? Il essaie de nous imposer son système de retraite par point. Alors vous voyez bien sûr qu'Emmanuel Macron, il le fait avec beaucoup de ziles.
Bien sûr que s'il avait du courage, s'il avait de la détermination, s'il savait que le courage c'est pas seulement et le courage au contraire c'est pas s'en prendre au pauvres. Le courage c'est résister au puissant. Alors oui, il pourrait dire "Je vous écoute pas, j'en tiens pas compte." Il pourrait engager un bras de fer et un rapport de force mais il le fait pas.
Mais la réalité c'est que l'inspiration de ces réformes, elle est effectivement européenne. Et d'ailleurs, il y a des pays qui suite aux recommandations ont mis en place ce type de réforme de retraite par point. Il y en a notamment un, c'est la Suède.
Vous avez sans doute déjà en entendu parler, mais en 2001, le gouvernement suédois met en place ce qu'il appelle un système de retraite par point. C'était en 2001. On a le temps de regarder un peu les conséquences de tout ça.
Et donc on regarde les conséquences de tout ça. Depuis 2001 en Suède, 90 % des femmes et 70 % des hommes ont vu leur portion de retraite baisser. Voilà le résultat de la retraite par point en Suède.
Voilà ce qu'ils veulent faire passer ici en France. Et souvent on vous dit "Oui, mais la France, vous êtes les seuls en Europe, comment vous voulez que ça soit possible ? Il faut s'aligner sur les autres. on vous défend le modèle suédois puis après des fois c'est le modèle allemand on change de pays en fonction du contexte mais oui il y a certains sujets sur lesquels on est fier de pas être aligné sur les autres pays européens parce que par exemple parce que par exemple si vous regardez les chiffres du taux de pauvreté des retraités en Europe oui c'est la France qui a 7,3 % de retraités pauvres c'est trop, c'est sûr.
Mais c'est pas les 15 % qui sont les 15 % de retraités pauvres en moyenne dans l'Union européenne et c'est pas les 19 % de retraités pauvres que vous allez trouver en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Donc oui, on est fier d'avoir un système qui est pas le même que les autres qui permet de lutter contre la pauvreté et en particulier la pauvreté à la retraite. Et puis parce que c'est intéressant de regarder ce qui se passe dans les autres pays européens, il y a ceux qu'ont pas réussi, mais il y a ceux qui ont gagné aussi.
Il y a ceux qu' ont gagné les Belges en 2017, le gouvernement, c'était monsieur Charles Michel. Je sais pas si vous connaissez monsieur Charles Michel, c'est un ami proche de monsieur Macron et il a voulu imposer, faire passer un système de retraite par point. Mais il y a eu une mobilisation à la fin de l'année 2017 en Belgique contre ce qu'ils appelaient à l'époque la retraite tombola.
C'est la retraite tombola parce que vous connaissez le prix du ticket mais vous savez pas ce que vous allez avoir à la fin. Et ils se sont battus dans la retraite tombola et ils ont gagné et ils ont fait reculer le gouvernement. Et quand vous discutez avec nos amis en Belgique, qu'est-ce qu'ils vous disent ?
D'abord, ils vous disent, "On a réussi à gagner, vous pouvez le faire aussi." Mais surtout, ils vous disent, c'est encore plus important. Ils vous disent, on vous regarde et on compte sur vous.
On compte sur vous parce que si ils arrivent à passer la retraite par point en France, on sait très bien qu'ils vont revenir dans notre pays, qu' vont revenir à la charge en disant "Vous voyez, ça a été fait en France, pourquoi on le ferait pas en Belgique ? Pourquoi on le ferait pas ici ? Pourquoi on le ferait pas là ?" Alors quand j'entends des fois que ceux qui se mobilisent se mobilisent pour défendre leur petit intérêt particulier, leur petit régime spécial, c'est ça qu'ils nous ont dit depuis 3 mois sur tous les plateaux de télévision.
Et ben moi, je leur répond que non seulement ils se battent pour l'intérêt général, mais ils se battent aussi pour tous les peuples européens qui veulent pas de ces réformes des retraites par point. Et puis partout en Europe, en France, mais partout en Europe, vous entendez aussi toujours les mêmes arguments, les mêmes mantras, toujours les mêmes phrases. Alors, il y en a une qu'on entend souvent aujourd'hu.
Vous avez entendu celle-là ? C'est vrai Jeanluc puisqu'on vit plus longtemps, faut travailler plus longtemps. Non.
Bah évidée, c'est pas facile hein. Les mains. Bon, on va essayer de pas Alors ça.
Bon, je crois que vous avez tous compris la réponse hein. On l'ura a fait tellement de fois. Ben non, on vit plus longtemps parce qu'on travaille moins longtemps.
C'est quand même pas très compliqué à comprendre. Et d'ailleurs, on a la preuve du contraire. Depuis qu'on travaille plus longtemps, c'est-à-dire depuis qu'ils ont reculé l'âge de la retraite, et bien l'espérance de vie dans le pays s'est mis à stagner.
Ça c'est un fait incontestable et c'est la première fois depuis un siècle. et l'espérance de vie. Vous avez compris pour la première fois depuis un siècle, avant on gagnait 3 mois tous les ans et depuis 2014 je crois euh l'espérance de vie stagne.
L'espérance de vie tout court, la moyenne hein et l'espérance de vie en bonne santé commence à reculer. Alors ça c'est un signe. Il se passe quelque chose qui augmente la mortalité.
Alors, il y a deux phénomènes parce que c'est toujours plusieurs phénomènes, jamais une cause unique. Mais il est clair que la maladie, la malbouffe, le mauvais air, la mauvaise eau, tout ça frappe d'autant plus mortellement qu'on est sur des organismes affaiblis. Et il est clair que si vous êtes dans l'âge et que vous continuez à sursolliciter la force de votre corps, vous êtes affaibli et donc vous êtes plus vulnérable.
C'est la raison pour laquelle on a le droit de corréler la diminution, la stagnation de l'espérance de vie et le recul de l'espérance de vie en bonne santé au fait qu'on fait travailler les gens plus longtemps. Et pas seulement qu'on les fait travailler, mais qu'on attend d'eux qu'ils travaillent. Parce que l'autre observation qu'on peut faire, c'est que il y a à peine 30 % des personnes de 60 ans et plus qui sont au travail. les autres où ils sont au chômage.
Et contrairement à ce que croient les Nantis qui se figurent que le bon peuple est une armée de feignant qui n'attend qu'une occasion de rien faire, ce n'est pas du tout ça qui se passe. Les gens qui sont au ils maronnent comme on dit à Marseille hein. Ils sont ils se bouffent les ners, ils se bouffent les sang.
Ils sont pas contents de cette situation, ils aiment pas être dans cette dépendance. surtout quand vous arrivez à un âge après une vie de travail, vous êtes en quelque sorte, on va dire les choses simplement mais un peu domestiqué quoi. Vous avez l'habitude de penser que votre utilité c'est d'être au boulot.
Bon et puis vous avez des raisons de le penser parce que souvent le boulot que vous faites sert aux autres hein. Donc vous avez l'impression quand vous êtes dans cette situation d'abord d'être méprisé puis ensuite de plus servir à rien. Ce qui est une une illusion.
Il faut aider ceux qui sont dans cette situation à ne pas le croire. Mais en tout cas, c'est en fait donc on a la preuve que faire travailler les gens plus longtemps augmente la morbidité. Mais maintenant nous autres, on doit réfléchir en prenant un peu de hauteur sur le temps de travail.
Tout à l'heure, je vous ai dit l'intérêt de la diminution du temps de travail, ce n'est pas qu'on aime pas son métier. Il y a des gens qui aiment leur métier qui trouvent un certain accomplissement. Attention, je dis pas tout le monde hein.
Non, mais parce que le petit bourgeois a souvent tendance à croire que son sortie de tous les autres. Et quand vous voyez dans une commission spéciale de l'Assemblée nationale des gens, vous chantez Manon toute la soirée sur le thème on va bien vieillir au travail, on se demande dans quelle planète ils vivent et que les gens sont contents de continuer à aller au travail après l'âge de la retraite. Évidemment, si vous êtes prof d'université, je dis pas que ce soit pas fatigant de l'être, mais ça allait quand même moins d'être égouttier parce que quand vous êtes égouttier, vous vivez 17 ans de moins que la moyenne.
Si vous êtes infirmière, vous vivez 7 ans de moins que la moyenne des femmes qui sont au travail. Ça c'est des réalités et c'est pas parce qu'ils ont une santé plus fragile, c'est parce que leur métier épuise use si bien que 20 % par exemple des infirmières achèvent leur temps de travail jusqu'à l'âge de la retraite en arrêt maladie. Ça ce sont des réalités, c'est pas des planqués hein, c'est parce qu'ils en peuvent plus parce qu'elles en peuvent plus.
Donc toutes ces réalités elles leurs échalles leur échappent. Mais nous on doit prendre l'affaire avec du recul. Qu'est-ce qui s'est passé dans la civilisation humaine ?
L' avec l'industrialisation, tout d'un coup, la productivité du travail humain a fait un bon dans des conditions effroyables, hein, d'exploitation des travailleurs. J'ai rappelé ce qu'il a fallu faire pour y mettre une limite, mais ça a fait un bon. En attendant, au début, disons dans les années 1900, si vous comptez que le capitalisme industriel, c'est à peu près la moitié du 19e siècle vers 1850 et des bouettes he plutôt vers la fin.
Euh bon, prenons le 19e siècle comme ça c'est plus proche et on arrive à s'y retrouver. Et bien, on travaillait 3000 he par an. En 1936, on était déjà à 2000 he de moins.
Est-ce que on produisait moins ? Bah bien sûr que non. C'est-à-dire que la machine et les progrès dans les processaden a permis de produire une quantité de richesse plus grande avec un nombre d'heures de travail moins grand.
Entre le début du 20e siècle et la fin du 20e siècle, le temps de travail nécessaire pour produire trois ou quatre fois plus de richesse a été divisé par 3. Alors, vous comprenez, je vais prendre un exemple simple. Si vous mettez quelqu'un derrière la machine et que vous le faites travailler 10h qui va produire des richesses pendant 10h et que vous lui donnez comme salaire, disons pour faire un compte simple 2h, la valeur de 2 heures de travail correspond à son salaire, la richesse qu'il a produit.
Vous avez 8h. Si vous le maintenez 11h, la 11e heure c'est pour vous, la 12e heure c'est pour vous. La 13e heure c'est pour vous.
Si bien que la tendance a toujours été là de pousser à maintenir les gens au travail évidemment d'augmenter leur salaire mais pas dans la proportion dans laquelle il produisaient davantage. C'est pourquoi la lutte pour la diminution du temps de travail c'est une manière de répartir la richesse entre ceux qui la produisent. Si vous avez besoin de moins de temps pour produire plus de richesse, vous pouvez partager le temps libéré ou bien vous pouvez décider que non, on partage rien, c'est tous les mêmes qui gardent tout.
Donc la retraite, arrêter de travailler, diminuer la durée du travail dans la journée, dans la semaine, dans le mois, dans l'année et dans la vie. C'est au sens littéral du terme une lutte de classe pour la classe des salariés qui essaent de prendre sa part du temps qu'elle a libéré par sa productivité. Il faut vous rendre compte qu'un travailleur aujourd'hui produit trois fois plus de richesse que dans les années 70.
Donc quand on vient vous dire il y a un inactif pour je ne sais combien, enfin un actif pour je ne sais combien d'inactifs, c'est en l'heure, c'est une présentation truquée. La question qu'il faut poser, c'est combien on produit de richesse et comment on le répartit. Je vais vous donner là aussi un exemple très concret.
Il y a pas besoin d'aller chercher midi à 14h pour savoir comment on équilibre les comptes. Si vous augmentez les travailleurs de 1 % leur salaire, 1 %. Ça veut dire que vous prenez 1 % cette part là, ce 1 % vous allez le prendre sur la richesse produite.
Donc à qui vous allez l'enlever ? Forcément au capital hein, aux dividendes et pour la passer au travailleur. Donc vous avez pas besoin d'inventer un système, une une usine à gaz avec incontrôlable.
Augmenter le salaire de 1 %, ça vous donne 2 milliards et demi de cotisation supplémentaire. C'est pour que vous ayez une idée des sommes qui sont en jeu. Alors quand on nous dit il va manquer entre 5 et 17 milliards en 2025 entre et ça vous choque pas vous ces types il paraît qu'ils sont bac plus je sais pas combien c'est des vrais des intelligents.
Nous on est que des cons mais eux ils sont intelligents. Hein ? Mais oui.
Et il vous présente une évaluation qui va du simple au triple. Mais oui entre 5 et 17 c'est simple triple. Et alors il faudrait qu'on réfléchisse sur une base pareille.
Et ben je trouve déjà ça assez curieux mais on parle de 5 ou 17 milliards. Donc on sait, on va en parler peut-être tout à l'heure, où est-ce qu'on pourrait les trouver. C'est pas la plus grande difficulté.
Moi, je voulais vous parler juste du temps de travail. Voilà sur quoi se concentre la la bataille, comment on répartit la richesse. Quand on parle de retraite, on ne parle pas d'autre chose que de la répartition du temps libéré par les progrès de la machine et de la productivité des travailleurs.
Par conséquent, c'est une lutte et elle a un contenu social de classe entre ceux qui veulent s'approprier et s'approprient toujours plus puisqu'ils sont toujours plus riches. Toujours plus riches. Plus de millionnaires en France, ça reste une quantité très limitée.
Plus de milliardaires. Et la France bat les records en nombre de millionnaires et en nombre de dividendes qui sont versées. Quand vous entendez qu'il est versé 54 milliards de dividendes pour les actionnaires du CAC 40, 54 milliards de dividendes.
Même si on leur prenait la totalité de l'ardoise qui est annoncée, 17 milliards, ça leur laisserait quand même des beaux restes. Vous êtes d'accord ? Par conséquent, ce n'est pas vrai qu'ils sont pris à la gorge par la féantise, l'apparesse du peuple travailleur.
Ce n'est pas vrai. C'est une histoire inventée de toute pièces. Alors, j'ai tout à l'heure raconté comment nous on avait au fil de l'histoire, nous je parle de notre famille hein, c'est anarchiste, communiste, socialiste, insoumis, tout ce que vous voulez, syndicaliste évidemment surtout la première CGT, celle qui rassemblait avec la CNT à l'époque tous les travailleurs.
Bon, c'est c'est leur lutte. Je vous ai dit la journée de travail à 8h 1919. Bon, la CGT c'est 1905.
Euh ensuite, on a eu les congés payés, hein. Ça c'était la diminution du temps de travail dans l'année, mais il y a eu la semaine, je vous ai raconté la semaine de 40h, je vous rappelle la semaine de 39h, vous savez comment elle est arrivée, c'est le Père Noël qui est venu un jour et qui a dit "Bonjour les enfants 39h." Et puis euh quelques années après, le même Père Noël est revenu.
Il a dit "Bonjour les enfants, c'est 35 he". Non, c'est à chaque fois au bâton qu'il a fallu aller le chercher. Mais regardez bien comment eux sont en train de défaire morceau par morceau.
La journée de travail de 8h, ils sont en train de préparer un décret pour décider que l'heure à laquelle commence le travail de nuit, c'est plus tard que jusqu'à présent. C'est-à-dire que le travail de nuit commencera à 23h. Avant, c'est du travail de plein soleil, les amis.
Et puis on va pouvoir vieillir de nuit tranquillement au travail. Donc ils essayent de déverrouiller la journée de 8h. Ensuite la semaine au niveau européen, la norme c'est 48h.
Jusqu'à 48h, ils peuvent rallonger mais c'est pas qu'ils peuvent, c'est qu'ils l'ont organisé. Pourquoi ? Parce que les heures supplémentaires, celles qui arrivent après 35 he parce qu'ils sont là avec leur grande leur grande mine, mais les 35 he bien sûr sont respectés.
Ah oui sont respectés. Combien vous coûte la 36e heure ? rien.
Donc c'est pas 35 parce que si vous pouvez faire rester quelqu'un à la 36e, la 37e, la 38e, la 40e pour le même prix, c'est plus 35 he parce que ça existe pas. Le gars ou la fille qui est au travail va voir le patron lui dit "Écoute Paul, bon cette semaine je peux pas donc ça sera juste 35 he ça existe pas hein parce que l'autre il répond bah si tu es pas content tu restes chez toi tout le temps." Voilà et puis à l'inverse ça n'existe pas non plus dans l'autre sens où vous allez voir le patron vous dites "Ah ben ce mois-ci j'ai un problème, j'aimerais bien faire 10 heures de plus." On est d'accord ?
Bah ça se passe pas comme ça non plus. C'est l'autre qui décide tout seul si vous les faites ou pas. Et quand il vous dit de les faire, vous pouvez pas dire non.
Vous le savez tous comme moi. Bref, ils ont déverrouillé les 35 he avant la première heure qui arrivait derrière la 36e, elle coûtait 25 % de plus. On a connu jusqu'à 50 %.
Il avait réduit à 25. Ils viennent de décider que ça peut descendre à 10. Ça c'est le nouveau code du travail.
Donc quand ils font faire 1 heure de plus, ça leur coûte que 10 % de plus. J'aime mieux vous dire que vous vous allez pas produire que 10 % de plus pendant cette heurelà. Vous allez produire bien plus que ça.
Par conséquent, dans la journée et dans la semaine, ils sont en train d'allonger le temps de travail. Dans la journée en déverrouillant l'horaire de nuit, dans la semaine avec les heures de travail, dans la vie avec le rallongement avec le départ à la retraite et vous dites "Ah, il nous reste les vacances." prudence parce que j'en ai déjà entendu à la commission dans laquelle je me trouvais et dans la presse dire oui mais bon tout le monde a pas forcément envie d'aller en vacances d'ailleurs.
Ah ben attendez la liberté quand même de choisir ses vacances ou pas de vacances c'est comme la liberté de choisir la retraite. Vous pouvez partir à 62 ans si vous voulez et que vous êtes prêt à perdre 10 20 ou 30 % sur votre pension. Vous pouvez mais comme on leur a dit ça c'est pas la liberté parce que vous pouvez peut-être le faire si vous êtes à 10000 € par mois de vous dire je suis prêt à en perdre 2000 mais quand vous êtes à peine à 630 ou à 1200 alors vous pouvez rien perdre du tout parce que même avec ça déjà vous arrivez pas à vivre.
Il faut qu'il s les vacances. Ils ont dit bah une solution. Non mais vous faites comme vous voulez hein les gens hein.
Mais une solution ça c'est que pour rattraper les points qui vous manqueraient dans le système de monsieur Macron, vous pourriez transformer vos vacances en point de retraite. C'est pas vous ça ? Et ben ouais.
Et ben ouais. Voilà. Vous êtes tout le temps en train de râer.
Regardez madame Penico comme on lui a dit écoutez le travail ça use et il y a des métiers très durs. Donc vous devez reconnaître la pénibilité. Oui.
Oui. Qu'elle dit on va reconnaître la pénibilité. Alors nous quand même on a un mauvais esprit à dire ah bon vous voulez reconnaître la pénibilité mais à peine vous êtes arrivé c'est vous qui avez supprimé les critères de pénibilité dans le nouveau code du travail.
Elle a oublié la dame mais pas nous. Donc on la croit pas maintenant plus que la dernière fois. elle ment et elle essaie évidemment d'arnaquer les gens et elle et quelques autres, ils ont eu une grandiose idée de même nature hein à propos de ce temps de travail.
Et ben, ils ont dit "Écoutez, c'est vrai quoi. D'ailleurs, c'est dans la loi, article 30 sur les retraites. C'est vrai, vous savez, il y a des métiers, oh là là, qu'est-ce que les gens sont usés, on a de la peine pour eux, hein." Alors bon, on pourrait dire que comme les yaourts, vous auriez une date de péremption.
C'est-à-dire que vous pouvez faire le métier jusqu'à ce que jusqu'à ce que quoi ? jusqu'à ce que vous soyez usé. Ah, ça c'est une noble pensée.
Donc faut d'abord être usé pour que vous nous lâchiez. Ah et ben non, ballot que vous êtes, vous vous croyez qu'il suffit d'être usé pour pouvoir être lâché ? Non, il faut le prouver.
Et comment vous allez le prouver ? Par une démonstration par la médecine du travail de votre incapacité. C'est-à-dire, vous êtes bousillé, donc vous avez le droit d'arrêter.
Voilà ce qu'ils ont inventé. Voilà ce qu'elle a dit. Et après, elle a été à la radio expliqué.
Ah bah vous savez, on peut très bien passer d'électricien à pâtissier alors où il y a pas l'électricité chez elle, où elle a jamais mangé un bon gâteau de sa vie. Mais clairement, elle est pas au courant du truc. Électricien électricien niveau CAP 3 ans.
D'accord. Ça se fait pas en claquant dans les doigts. Pâtissier niveau CAP 3 ans.
Non madame, tout ça ce sont des qualifications professionnelles. Et la qualification professionnelle ça se crée par la transmission du savoir à l'école, celle que vous êtes en train de détruire. Alors voilà, je finis là-dessus. quand ils sont là la bellé en cadence avec les régimes spéciaux alors ils disent oui il y en a 42 menteur il y en a pas 42 il y en a 18 d'après le ministère de la santé il y en a 23 d'après le comité d'orientation des retraites il y en a jamais eu 42 et quandbien même il y en aurait-il 42 où est le problème c'est lisible par qui si vous êtes égûtier vous téléphonez vous demandez je par quand et on vous répond parce qu'il y a des gens qui gèrent les caisses de retraite et qui vous répondent c'est parfaitement lisible mais si vous êtes dans un métier et que vous voulez regarder par-dessus l'épaule du voisin pour savoir combien il va avoir, ça regarde que votre jalousie, d'accord ?
Pas votre métier. Donc c'est parfaitement lisible tout ça. Et pourquoi ça existe ?
Parce qu'à chaque fois ça correspond à des servitudes professionnelles particulières. C'est pas pour rien que je vous parle des égouttiers. Vous savez l'effet que ça fait quand vous discutez avec un homme jeune qui a 35 ans et qui vous dit comme ça dans les yeux à un comme moi qu' en est 68 et qui vous dit moi je serai mort à 55 et ben vous avez un moment vous savez pas quoi dire hein tout malin que vous êtes.
Comme c'est mon cas et je sais pas quoi dire. Oui mais je sais pas quoi dire parce que tout d'un coup vous êtes devant des expériences de vie qui vous rappellent pourquoi les choses sont comme elles sont. Pourquoi il y a des régimes spéciaux et ils sont pas là où ils croient.
Et si vous avez l'intention de maintenir des gens au travail aussi longtemps que ça, je vais vous dire ce que ça donne les amis parce qu'à la fin c'est presque esclave qui est préférable à être abandonné par le système. Cet été, je me trouvais au Mexique où j'écrivais un livre et je prenais l'air avec les gars qui ont gagné là-bas les élections. Et bien, on allait au Monoprix et au bout de la chaîne, vous savez quand vous avez fait vos courses, vous allez mettre dans le vous sortez du cadit t qu'on vous compte et on met dans des petits sacs.
Il y avait une pauvre dame qui était au bout et elle mettait dans des sacs et on donnait on donne la pièce comme on dit on donne la pièce. Bon alors comme je parle espagnol, je lui dis "Ça va tout ça ? Tu as quel âge habit tout ça ? 78 ans.
Ah bon ben bravo merci. Bon tu sais plus quoi dire hein alors tu donnes tes tes sous. Et puis je dis c'est bien payé comme travail.
Alors elle dit bah ça dépend ce que donnent les gens parce que eux ils nous payent pas. Mais allez vous verrez. Je parle au Mexique mais c'est ça qui nous ou pas on est ?
Dans quel genre de de société on a l'intention de vivre ? Moi je vous cache pas que ça m'a bouleversé. J'avais envie de pleurer parce que je me dis mais c'est pas possible, on va pas vivre comme ça.
On va pas être condamné à ça, nous aussi avoir ça. Ces gens-là n'ont pas de limite. Croyez-le bien, ils n'ont pas de limite parce qu'ils sont absolument certains que leurs idées sont géniales, que eux seuls ont raison, que eux ont compris la vie et que vous vous êtes des moins que rien qui comprenaient rien à leur histoire.
Plus les riches seront riches, plus les miettes qui ruissellent de leur table seront grosses pour vous. C'est ça qu'ils ont dans le crâne, le ruissellement comme ils disent. Et nous, on veut pas ruisseler, on veut partager le temps, l'argent, le bonheur, la vie.
Alors, vous voyez alors voyez, ça c'était le premier argument qu'on entend partout, c'est la catastrophe. Le premier c'était vous voyez bon on vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps. Je crois que Jeanl a répondu.
Le deuxième qu'on entend souvent c'est bon maintenant il faut faire quelque chose parce que de toute façon si vous faites rien le système est en crise il y a un déficit et nous on fait ça pour sauver le système de retraite par répartition. Vous savez on est des gens bien, on veut qu'il soit viable à la fin et cetera. Vous l'avez entendu celui-là ?
Et pourquoi ils vous disent ça ? parce qu'il s'appuie sur un rapport du conseil d'orientation des retraites qui a été publié à l'automne qui dit que en 2025, à horizon 2025, le système serait en déficit de 8 à 17 milliards d'euros. Alors comme ça 8 à 17 milliards d'euros, ça a été dit.
Comment ils arrivent à faire une prévision en 2025 avec un tel écart ? Mais surtout il faut mettre ces chiffres en perspective avec d'autres. Est-ce que 8 à 17 milliards d'euros, c'est si énorme que ça ? 8 à 17 milliards d'euros, c'est entre 0,3 et 0,7 % de la richesse qui est produite chaque année dans notre pays. 8 à 17 milliards d'euros, quand vous le mettez en rapport avec les 300 milliards d'euros que représentent aujourd'hui le montant total des retraites qui sont versées chaque année, ça fait entre 3 et 5 % du total.
Mais surtout ce rapport du corps, il dit il y aura peut-être ce déficit en 2025 mais ensuite le système va revenir à l'équilibre parce que la démographie fait que il va y avoir un peu plus de gens qui vont se remettre à cotiser. Et puis son rapport du corps, il faut pas seulement lire la conclusion parce que j'entends toujours le rapport du corps dit que le déficit et quand on cite un rapport le mieux c'est quand même de le lire. Qu'est-ce qu'il y a marqué dans le rapport ?
Il y a marqué le problème du financement des retraites aujourd'hui, c'est pas l'augmentation des dépenses, c'est la baisse des recettes et c'est notamment la baisse des recettes parce qu'on est en train de supprimer des emplois dans la fonction publique et que les gens dans la fonction publique il cotisent davantage que dans un emploi dans le privé. La réalité c'est qu'ils ont appauvri eux-mêmes le système. Ils ont appauvri eux-mêmes le système pour venir vous voir et vous dire maintenant faut faire des sacrifices.
Mais la méthode vous la connaissez, elle est pas nouvelle. Ils font ça partout quand ils veulent privatiser un service public, quand ils veulent privatiser la SNCF, ils suppriment les petites lignes, ils suppriment les petites gare, ils suppriment les agents dans le guichet et après ils viennent vous voir, ils vous disent "Toute façon, ça marche pas, vous voyez bien que ça marche pas" et cetera, on va faire autrement. C'est toujours la même technique, c'est toujours la même méthode et puis ils l'ont appauvri et ils l'appauvrissent en supprimant des emplois dans la fonction publique, mais ils l'appauvrissent aussi en introduisant loi après loi des exonérations de cotisation et en particulier des exonérations de cotisation patronale sur les retraites ou s'il y avait pas ces exonérations, ça serait 10 milliards d'euros chaque année qui rentrerait dans le financement. de nos retraites.
C'est ça la réalité. Et puis puisqu'ils cherchent de l'argent, je vais leur donner une autre idée. Vous savez, le Parlement européen, les institutions européennes ont inventé ce qu'on appelle le travail détaché.
Vous savez ce que c'est le travail détaché ? C'est des salariés qui viennent aujourd'hui ici mais qui payent leur cotisation sociale dans le pays d'origine, qui s'aligne sur les conditions sociales du pays d'origine pour faire une concurrence qui est une concurrence tout à fait déloyale, qui profite ni d'ailleurs au pays d'origine parce que ça empêche les luttes et les batailles pour faire progresser leurs conditions sociales, ni à notre pays ici parce que ça pousse au dumping et à l'alignement par le bas des conditions sociales. et ben le travail détaché.
Si vous rappelez ramenez le nombre de travailleurs détachés et que vous comptez les cotisations que ça rapporterait à notre système de retraite, c'est 3 milliards d'euros chaque année. Alors vous voyez, si on veut trouver de l'argent, il y a de l'argent, on peut le faire. C'est pas si compliqué que ça.
Et même s'ils veulent aller plus loin, il y a un dispositif qui a été introduit en 1996 qui s'appelle la caisse d'amortissement de la dette sociale. Vous savez ce que c'est la cadesse ? Pay tous, on paye ça tous chaque année.
Pourquoi ? parce qu'on rembourse une partie de la dette de la sécurité sociale. Ça a été créé en 1996.
C'est 24 milliards d'euros chaque année qu'on met pour le remboursement du déficit de du de la dette, pardon, de la sécurité sociale. Mais son remboursement, il arrive à échéance en 2024. Ça veut dire qu'à partir de 2024, ça c'est 24 milliards d'euros, on a plus besoin de les mettre pour rempourser la dette de la sécurité sociale.
Alors, on peut les utiliser pour nos retraites, non ? Voilà, il y a de l'argent si on veut la trouver. Et même au pire Et même au pire il a été mis en place des fonds de réserve des retraites 32 milliards d'euros.
S'il y a un petit un petit manque 32 + 10 + 3 + 24 ça va les 8 à 17 milliards d'euros franchement on peut s'en sortir sans trop de difficultés. Élévasion fiscale 60 à 100 milliards d'euros chaque année. Bon, on pourrait faire la liste mais si on veut de l'argent pour financer un programme de progrès social, honnêtement on peut le trouver.
Alors voilà, on a essayé de vous répondre et de répondre et donner des arguments sur ces deux messages qu'on entend partout qui saturent le débat public pour essayer de vous convaincre que non, il y a aucune raison de mettre en place ce système de retraite par point. Mais c'est quoi finalement Jean-Luc ce système de retraite par point ? Non mais me pose pas une question pareille.
Laisse tomber va. Bon, je vous l'explique mais vraiment c'est fait pour qu'on comprenne rien. Donc je vais gâcher le commerce, je vais vous rendre l'affaire compréhensible.
Honnêtement, moi-même je n'avais rien compris quand on m'a expliqué cette affaire de points. Alors pour l'instant, vous payez des cotisations, ça marche par trimestre. Alors, des trimestres que vous faites vraiment où on cumule du temps de travail et 150 he un trimestre.
OK, ça marche comme ça. Alors eux, bon, je veux pas leur argumentaire, ils ont qu'à se débrouiller. Ils disent voilà maintenant vous allez à la fin de chaque mois, vous achèterez avant vous payez une cotisation, c'est un système d'assurance, vous allez acheter des points, un petit t de points avec votre copain à côté.
Combien de points ? J'ai des points. Enfin, c'est un côté ludique, voyez.
Des points. Alors, première question. Combien ça coûte ?
Combien ça vaut le point que je vais acheter ? Ah, tout de suite les questions vulgaires, désagréable. Écoutez, franchement, on on sait rien.
Voilà, c'est tout. On sait pas. On va faire une conférence de financement et puis on verra.
Donc, on sait pas. Et quand vous arrivez à l'âge de la retraite, c'est-à-dire en principe 62 ans mais avec un âge d'équilibre, vous avez compris l'âge d'équilibre ? Ouais.
Et ben, c'est pas le vôtre d'équilibre dont il est question. 62 ans, ce qui est trop, moi je suis pour 60 ans, c'est le programme des insoumis. 62 ans, vous arrivez, vous dites "Meu là, je suis disposé pour la retraite." Prête à servir.
À ce moment-là, on vous dit "Oui, mais est-ce que vous avez une carrière complète ou pas Parce que si vous avez pas une carrière complète, déjà il y a un premier problème, vous avez une décote. Raison pour laquelle aujourd'hui les gens partent à 63 ans. Pas parce que ils ont une envie pétaradante de partir à 63 ans, c'est parce qu'ils peuvent pas faire autrement.
Et là, on vous dira oui mais attendez, c'est pas tout de dire que vous voulez partir à 62 ans sous prétexte que c'est la loi. Il faut encore que vous soyez à l'âge d'équilibre. L'âge d'équilibre, qu'est-ce que c'est que ça ? et bien c'est nous qui le calculons et pour que ça tombe à équilibrer le régime.
Et tous les ans ont révalue l'âge d'équilibre. Vous suivez ? Il y a la moitié qui est perdue en route.
Non mais je suis d'accord. Non mais donc vous avez un âge de départ à la retraite mais bon c'est pour dire et vous avez un âge d'équilibre et si vous êtes pas à l'âge d'équilibre quick la décote. Voilà vous avez tout compris.
C'est-à-dire que c'est fait pour qu'il y ait une décote. Soit vous êtes à moitié crevard, vous y arrivez plus, vous pouvez plus arquer. Donc vous arrêtez quoi hein.
On dit 62 ans. Décote. Bah oui.
Bah décodes si vous voulez. Au moment moi je reste vivant. Décote.
Allez discute pas. Décote. Tu l'as ton bonus ?
Non. Va crever. C'est ça leur système, hein.
Non, mais je vous le mets en scène, pas avec les jolis mots, les belles expressions. Vous avez la liberté de choisir votre investissement dans la vie pour libérer les énergies. C'est pas comme ça que je parle.
Je parle parce que je suis le petitfils d'un homme qui est mort au travail et à qui on a dit à 75 ans Barnabé, tu peux rentrer, on te donnera un petit quelque chose et que je peux pas l'oublier même si j'y étais pas. Et j'oublierai pas mes deux grands-pères morts d'accident du travail parce qu'ils ont respiré de la saloperie en nettoyant ce qu'on leur faisait nettoyer. Et j'oublierai pas la condition de tous ceux que j'ai vu périr au travail, le corps usé et brisé.
Je l'oublierai pas. Essayez pas de me le faire oublier avec vos salades. Et vous non plus, vous allez pas l'oublier.
Vos pères et mères qui se sont esquintés au boulot pour que vous puissiez aller à l'école et que vous ayez une meilleure situation. Voilà pourquoi ils arriveront pas avec leur coup de com à nous faire oublier pourquoi on est là. Bon, j'en étais à la valeur d'achat.
Vous savez pas combien ça vaut. Vous attendez l'âge d'équilibre que vous savez pas ce que c'est. Et d'ailleurs, il changera.
Alors, à quoi se préoccuper ? Parce qu'aujourd'hui l'âge d'équilibre, c'est 64 ans, mais dans 10 ans l'âge d'équilibre, ça sera 65, 67, 68 ou 69 comme c'est le cas euh chez les Grand Bretons, hein, en Angleterre. Bon, voilà.
Donc, c'est pas la peine de commencer à vous faire des soucis puisque de toute façon, ça sera ça sera pas bon. Donc, c'est réglé d'avance. Et maintenant, vous dites "Oui, mais par curiosité, combien vaudra le point que j'ai acheté à la sortie Oh mais voyez ça c'est la vulgarité populaire.
On parle pas d'argent à la maison ni devant les enfants. Ah quand même à la fin. Bon il vaut mieux parce qu'on a aucune idée de combien ça vaudra.
Ça ça s'appelle la valeur de service parce qu'ils ont toujours des beaux mots pour enrober les choses. Vous avez la valeur d'acquisition, ça c'est l'arnaque au départ que vous savez pas combien ça vous coûtera. Et ensuite vous avez la valeur de service parce que vos points vont vous rendre un service que vous saurez pas non plus lequel parce que ils peuvent pas le calculer à l'avance.
Bon alors quand même vous quand même vous en avez vu un peu dans la vie, on va pas bon vous dites bon mais je suppose que ça sera pas la même valeur à la sortie qu'à l'entrée parce que sinon vous m'arnaquez si au bout de 40 ans vous me prenez 10 € et puis 40 ans après vous me rendez 10 € comme l'inflation c'est au moins un point par an, ça veut dire qu'il vudra 40 % de moins. Oh là là là là. Alors comment va évaluer évoluer la valeur du point ?
Alors, il le savait pas et c'est moi qui le l'aurait appris. Je leur ai dit "Mais c'est marqué dans votre texte, il est marqué ça sera l'évolution du revenu moyen par tête." Alors bon, j'ai quelques connaissances depuis le temps que je suis là-dedans.
Moi, c'est la 4e bataille des retraites. Il y en a pas plus d'un parmi vous qu'on connu déjà quelques-unes. Donc à la 4e, je finis par connaître trois quatre trucs.
Alors, je dis bon, écoutez, dans ce pays, existe un salaire moyen, ça on sait le calculer, un salaire médian, on sait le calculer, il y a un revenu moyen, on sait le calculer, un revenu médian, on sait le calculer, il y a un revenu d'activité, ça aussi on sait le calculer, mais un revenu moyen d'activité par tête, ça existe pas. Bon, je me suis dit on va voir. Peut-être qu'ils ont lu le texte jusqu'à 4 qu 4 aliné plus loin où il était dit comment il comptait le calculer.
Et j'ai été prof il y a longtemps, vous savez. Alors les profs on a un art, c'est qu'on sait lire dans les yeux de l'élève qui sait pas. C'est pas vrai ?
Non mais je je veux je veux pas faire trop le malin parce que moi aussi des fois je sais pas hein. Bon mais je vois dans leurs yeux une certaine panique. Je vous dis mais c'est qu'ils en savent pas plus que moi.
Et il commence à s'engueuler en tr se passer des papiers tout ça. Bon agitation. Et il y en a un qui finit par dire "Oui bah en effet ça existe pas.
S'il y avait pas eu l'obstruction parlementaire de la France insoumise, on l'aurait jamais su, hein. Bon, alors euh on tourne les pages et puis au bout d'un moment, fallait bien qu'il dise quelque chose. Comme je reprenais mon affaire à chaque fois, on disant "Mais pardon chers collègues, j'ai pas bien compris qu'est-ce que vous me dites ?" et tout ça euh dit "Non mais on va le demander alors on va le créer parce que alors on me jette à la figure.
Et ben monsieur Mélenchon euh vous intéresser qu'au salaire, allez dire aux paysans qui créent pas de valeur. Allez dire aux artisans, alors ils passent comme ça toute la toute la série de ceux qui pensent être leurs amis, ils se trompent euh pour me dire "Ah bah pour vous ça compte pas hein, il y a que les prolots au main caleuses." Bon bah déjà il y a les prolos main caleuses.
Oui c'est vrai, il vaut mieux qu'il il vaut mieux qu'ils aient un représentant politique au moins les pauvres hein. Bon, mais j'ai jamais dit ça moi que il créait pas de valeur. Bien sûr qu'il crée de valeur, sauf que votre indice existe pas.
Donc vous allez nous dire qui va le faire. C'est pas vous. Vous savez même pas ce qu'il y a dans votre texte de loi.
Vous prétendez savoir ce qui va se passer dans l'économie dans 40 ans. Vous êtes pas foutu de savoir ce qui va se passer dans 6 mois. Vous êtes tout le temps rempli de prétention.
Un peu de modestie. Qui est-ce qui va établir ce revenu moyen d'activité par tête ? Bara à la tribune.
Pour finir, il y en a un qui se lance et qui dit "Bon, on va le demander à l'INC, pourquoi pas ? C'est un institut national, la statistique, ça marche très bien. C'est assez efficace." Alors bon, ce qu'ils avaient pas prévu, c'est deux choses.
La première, c'est que c'est pas ce qui est écrit dans leur propre texte. C'est ennuyeux quand même. Ils disent "C'est l'INC qui va le faire, mais c'est pas ça qui est écrit dans leur texte." Dans leur texte, il est écrit que l'INC va le calculer d'après des normes établies par le Conseil d'État.
Ah ! Ah ! Le Conseil d'État, donc la France, grand pays républicain, avec une souveraineté populaire, confie l'évaluation du revenu moyen par tête à des juges administratifs.
Ça c'est une trouvaille. Ça c'est une trouvaille. Pourquoi des juges administratifs ?
On sait pas. C'est pas la peine d'ergoter surtout làin. Ça commence à être fatiguant hein.
Vous faites de l'obstruction, vous répétez tout le temps la même chose. Bon alors vous avez marqué que c'est le conseil d'État, pas l'INC là-dessus. L'INC, les syndicats de l'INC qui disent "Eh oh, nous on n'est pas là pour vous calculer vos indices qui n'existent pas parce que nous on est des scientifiques, on n'est pas là pour arnaquer les gens." Alors, apprenez tout bien par cœur.
Vous allez pouvoir faire les savants pour le repas de dimanche prochain que vous allez gâcher avec votre politique. L'article 8 du projet, c'est celui qui dit que la valeur d'achat du point, vous le savez pas, est inconnue. L'article 9 vous dit que la valeur de service du point est également inconnue et que c'est le l'article 9 aussi qui dit que l'évolution de la valeur du point sera indexée par défaut à un revenu moyen d'activité par tête qui n'existe pas non plus, sauf et voilà comment vous êtes tête de linot sauf si en faisant cette évaluation il apparaissait que le régime serait mis En déséquilibre.
Quelle horreur ! En déséquilibre. Alors, qui est-ce qui va décider ?
Ça peut être le Conseil national des retraites qu'ils vont créer. Mais imaginez-vous, vous mettez là-dedans des gens qu'on dit "Mais nous, on n pas envie de se faire pendre par les pieds, on décidera rien du tout parce que il y a les syndicats là-dedans qui ont pas forcément envie d'aller décider des trucs pareils et cetera et cetera." Alors, si le conseil n'a pas décidé, mais il aurait pu décider d'après des normes qu'on ne sait pas.
Attention, il faut rester toujours dans comment dire une créativité. La merveille d'être en face de l'inconnu comme une page blanche et on écrit dessus un beau poème. Voici les points dont je ne connais pas la valeur que je vous resservirai une valeur inconnue, sauf si je prends une décision par moi inconnue.
Et et et attention, si je décide que je décide pas, alors le gouvernement décidera. N'applaudissez pas. Le gouvernement décidera d'après des normes inconnues.
Donc d'un bout à l'autre, c'est l'arbitraire, c'est évidemment le gouvernement qui décidera de ce que vaut votre retraite. Donc ces gens vous ont dit, nous allons supprimer 42 régimes spéciaux qui n'existent pas. il y en a pas tant et nous allons créer un régime universel.
Tout à l'heure, on va vous en dire un mot de ce régime universel. Mais mais mais il se trouve que on ne saura pas combien vous aurez à la fin. Et maintenant, s'il vous plaît, dites tous que vous êtes très content parce que le peuple tout entier, d'après eux, est prêt à applaudir à ce régime universel.
Parce que vous là-bas que je vois qui me donnez raison hein et que vous souriez chaque fois que je vous regarde et ben vous vous avez trouvé que c'était inintelligible parce que vous bon vous êtes je sais pas moi professeur et vous supportez pas de pas savoir combien un égouttier en chef va avoir à la retraite. Voilà c'est tout ça arrive. Alors bon heureusement monsieur Macron est arrivé à temps pour vous rassurer et vous contenter.
Voilà le système des de la retraite par point. Ces gens ont dit qu'ils supprimaient les régimes spéciaux. Vous avez tous entendu ça, ils l'ont répété sur tous les points.
Mais en tenant compte des inconnu que je viens d'indiquer et en sachant que à chaque génération, on se partage les points par rapport à la richesse du pays. Vous suivez ? Vous avez le tas de points et puis bon, par exemple, vous êtes de l'année 1955.
Bah, tous ceux qui sont de 55, vous vous partagez la richesse qu'il y a là. pas dur à comprendre quand d'accord et justement ceux de 56 ils sont plus nombreux et puis ceux de 57 ils sont moins nombreux et ceux de 58 chuya et ceux de 59 bref à chaque génération il y a pas le même nombre de vivants. Donc à chaque génération l'âge d'équilibre et la valeur du point sera différente.
Autrement dit ces gens qui prétendent avoir supprimé 42 régimes spéciaux en ont créé un par génération. Voilà. le bilan à la fin de cette histoire.
J'espère que je vous ai aidé à comprendre parce qu'il y a encore des pages et des pages de ce genre de de turpitude et moi j'ai l'impression, je sais pas comment vous dire ça parce que ça se fait pas en politique, on doit toujours charger l'adversaire de tous les mots. Mais vous savez, il y a aussi un facteur dans l'histoire, il y a le facteur cupidité. D'accord ?
Et puis il y a un deuxième facteur, c'est un russe qui avait dit ça à propos de son propre gouvernement et il avait dit vous savez la stupidité est un facteur de l'histoire. C'est-à-dire que quand vous voyez des gens qui n'ont rien prévu, qui s'avèrent être complètement démunis qui quand vous leur posez une question précise deviennent tout blanc comme un élève qui a pas appris sa leçon. Et bien vous vous dites qu'il y a une dose d'improvisation, d'amateurisme dont il faut essayer de comprendre la racine.
Pourquoi ils sont à ce point dédaigneux des détails. C'est parce que pour eux l'essentiel c'est pas là qu'il est. Il est dans ce qu'ils vont pouvoir faire des points.
Et ça je vous le raconte dans un instant parce qu'avant ça, il faut que celui-ci vous dise un mot à propos des grandes valeurs de ce régime de retraite. Vas-y Manu, termine le travail. Alors, vous avez compris le système et puis vous avez entendu les arguments.
On vous dit le système il est universel. Bon, je crois que Jean-Luc vient déjà d'expliquer à partir du moment où on a cet âge d'équilibre et qui varie dans le temps, nécessairement, on a créé un régime de retraite par génération et donc autant de régimes spéciaux qu'il y a de génération. Mais surtout, vous avez vu depuis le début de la mobilisation que ce soit-disant régime universel qui allait s'appliquer à tout le monde et ben finalement il va s'appliquer à tout le monde sauf les policiers, à tout le monde sauf les douiniers, à tout le monde sauf les pompiers, à tout le monde sauf les pilotes de ligne, à tout le monde sauf les surveillants pénitentiaires, à tout le monde sauf les contrôleurs aériens et cetera et cetera et cetera.
La B de France, la banque de France, mais là c'est un système par capitalisation. Alors, ils veulent le garder. Ceux-là, ils aiment bien les garder.
Alors, en fait, j'ai je crois que sur la question de l'universalité, j'ai même plus besoin de vous convaincre parce que il y en a un député là de la majorité. Franchement, j'ai cherché, j'ai tout regardé. Honnêtement, c'est le meilleur.
C'est un champion. Il a dit, il a répondu à la question, il a dit "Oui, vous avez raison. Ce système n'est pas parfaitement universel." Alors moi je me suis dit mais j'ai mal compris.
Donc je suis allé chercher dans le petit Larousse qu'est-ce que ça voulait dire universel. Universelle ça veut dire qui s'applique à tout le monde. Donc si c'est pas parfaitement universel, s'il y a une personne à qui ça s'applique pas, c'est pas universel.
Vous pouvez pas être un peu universel ou moyen universel. Alors lui, c'est le meilleur. Je résiste pas à vous à vous donner quand même quelques-unes des autres pépites.
La pénibilité c'est Nicolas Turquois, pardon, rapporteur à l'Assemblée nationale de la majorité. Je le connais pasin, il est peut-être humainement gentil, mais en l'occurrence là, il enchaîne. Il nous a dit la pénibilité c'est aussi parfois beaucoup dans la tête.
Franchement, celleel elle est super. Et puis après, il en a fait une. Alors là, si vous la comprenez, franchement, elle est géniale.
Il répondait d'ailleurs à JLuc Mélenchon à l'Assemblée nationale qui lui avait posé une question sur la le fait qu'on va passer du calcul de la retraite sur l'ensemble de la carrière, du calcul pardon sur les 25 meilleures années ou les 6 derniers mois, 25 meilleures années dans le privé, hein, c'est comme ça aujourd'hui, ou 6 derniers mois dans le public, par un calcul de la retraite sur l'ensemble de la période professionnelle. Et il a dit "Mais monsieur Mélanchot, vous avez mal compris parce que s'il y a une seule catégorie qui passait de 25 ans à toute la carrière, elle serait perdante. Mais si ça s'applique à tout le monde, l'effet de progression de carrière, il est le même pour tout le monde." Alors, je sais pas si vous avez bien compris, mais en fait ce que ça veut dire, c'est que vu que tout le monde y perd, bah en fait personne y perd.
C'est le meilleur. Non, c'est le meilleur. Non, cherchez pas.
Pourtant franchement, il y a un concours mais lui il est bien. Donc le système est universel. Bon, vous avez compris que d'ailleurs, je remarque qu' l'utilise de moins en moins.
Le système est universel si se rendre compte qu'il y a un petit problème là dans l'argument. Ensuite, on vous dit le système va être juste. Système va être juste parce que 1 € cotisé va donner droit au même droit.
Vous avez entendu sans doute parler de ça. Le système va être juste. Quel de droit ?
On a parlé tout à l'heure d'espérance de vie, mais dans notre pays, il y a 6 ans d'écart d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre. Il y a 7 ans et demi d'écart d'espérance de vie entre un non diplômé et un diplômé du supérieur. Il y a 13 ans d'écart d'espérance de vie entre les 5 % les plus pauvres et les 5 % les plus riches.
Alors peut-être que un eurocotisé va donner au même droit au même nombre de points et encore puisque'après ils vont introduire les manières de changer les points contre les vacances et cetera et cetera. Mais à la fin, ces points-là, tout le monde va pas en profiter de la même manière parce que certains vont profiter de la retraite pendant 20 ou 25 ans alors que les autres, ils vont arriver à la retraite, ils seront déjà à la fin de l'espérance de vie en bonne santé de leur profession. Alors, ils auront peut-être eu des points, mais si c'est pour vivre de ou 3 ans à la retraite, honnêtement, on peut pas parler de justice.
La justice, c'est de faire en sorte que tout le monde puisse profiter après avoir travaillé toute sa vie dure, en particulier dans les métiers les plus pénibles, avoir après avoir commencé tôt à travailler, d'avoir le droit d'avoir un petit moment de répi, d'avoir un petit moment de repos, de pouvoir le passer avec la famille, de pouvoir se mettre au service de la société, d'aller aider, de donner un coup de main, d'avoir les petits enfants à la maison. C'est ça la justice. C'est pas cet euro qui donne pas les mêmes droits à tout le monde.
Ensuite, on vous dit le système sera meilleur pour les femmes. Vous l'avez entendu celui-là aussi. Qui c'est qui le croit ?
Est-ce que vous le croyez ? [Musique] Alors franchement quand on voit le tweet de Meilleur Habib dont a parlé Jean-Luc Mélenchot tout à l'heure que les femmes qui se mobilisent aujourd'hui dans cette contre cette réforme des retraites on les traite de petites connes, je pense que à la limite c'est une réponse déjà presque suffisante. Mais la réalité c'est que même si vous allez explorer le sujet un peu en détail, vous allez voir que la retraite elle est loin d'être favorable pour les femmes pour plusieurs raisons.
D'abord, on l'a dit parce qu'on va changer le mode de calcul dans la pension de retraite et qu'on va apprendre l'ensemble de la carrière professionnelle et que malheureusement dans notre pays, c'est les femmes qui sont les plus victimes du travail partiel, des carrières achées, des temps partiels, des gens qui arrivent pas à avoir une carrière professionnelle complète. C'est ça la réalité. Et donc c'est elles les premières qui vont payer le prix de cette réforme.
Et puis après ils vous disent "Oui mais c'est pas comme ça parce que on a introduit une bonification sur le montant de la portion de retraite dès le premier enfant alors qu'elle existait que dès le 3è enfant de 5 %. Vous l'avez entendu sans doute. Mais ce qu'ils vous disent pas, c'est que dans le système par annuité, dans le système par trimestre qu'on a aujourd'hui, une femme qui avait un enfant, elle avait des majorations de trimestres, elle avait des trimestres gratuits, quatre trimestres dans le public, 8 trimestres dans le privé.
Mais quand on enlève le système par trimestre et qu'on passe à un système par point, mais il y a plus de majoration des trimestres puisqueil y a plus de trimestre. Et même leur bonification dont il parle, elle existait déjà pour le 3è à partir du 3è enfant. Or, qu'est-ce qu'il propose ? 5 % pour le premier enfant, 5 % pour le deuxème enfant et après il faut un geste, hein. 7 % pour le 3e.
Bon, on sait faire une somme, non, une addition, ça fait 17 %. Mais ils vous disent 17 % a attribué à la personne du couple de votre choix. Mais qu'est-ce que vous faites quand vous cherchez à augmenter au mieux votre pension de retraite ?
Vous regardez qui a la pension la plus importante parce que 17 % de 1000 ou 17 % de 500, c'est pas la même chose. Donc forcément, vous allez mettre votre bonification sur la la personne du couple qui a le plus fort salaire. Et ben la personne du couple qui a le plus fort salaire, c'est pratiquement toujours l'homme.
La réalité c'est que ils sont passés d'un système où on avait 10 % de bonification au 3è enfant pour chacun des deux parents du couple, c'est-à-dire 20 % au total à un système où on a 17 % pour l'ensemble du couple à attribuer soit à l'homme soit à la femme. Et donc même sur leur sujet soi-disant majeur qui est que on va améliorer le système des retraites par des femmes et ben vous voyez que même sur ce sujet ils vous raconte des histoires. Et puis le dernier argument que vous entendez, c'est doren avant plus personne n'aura une retraite en dessous de 1000 €.
Alors ça c'est c'est comme les publicités, il y a une petite étoile à côté et puis après tout en bas caractère 6, il y a marqué pour une carrière complète mais on sait pas comment on définit une carrière complète. La réalité c'est que ça existe déjà dans la loi. Et d'ailleurs celui qui avait fait passer ça dans la loi c'est monsieur de Levois.
Il était ministre de la fonction publique à l'époque sous Chiraak et il avait mis dans la loi fait qu'il fallait avoir pas de pension inférieure à 75 % du SMIC. C'était déjà dans la loi mais c'est pas appliqué. Et même pire que ça, quand les députés communistes à l'Assemblée nationale après l'élection d'Emmanuel Macron et sa majorité ont proposé qu'on remette ce sujet sur le devant par des amendements dans un texte de loi, la majorité de la République en marche a voté contre.
C'était en 2017 juste après leur élection. Alors, c'est la preuve non seulement que cette promesse là, elle existe déjà, mais en plus qu'ils essayent de cacher derrière soi-disant des petits progrès, des petites progressions parce que telle ou telle situation individuelle ne serait pas satisfaisante dans le système actuel. La dégradation des conditions à la retraite d'une grande partie de la population.
Et ils nous disent, c'est une réforme de progrès social. Mais non, le progrès social c'est pas dégrader les portions de retraite de tout le monde pour améliorer le cas de une ou deux personnes. Parce que le cas de une ou des personne, on est d'accord pour l'examiner, on est d'accord pour l'améliorer mais on n pas besoin de dégrader celle des autres.
Alors si vous voulez améliorer, si vous voulez dans le système actuel faire en sorte que plus personne n'ait une retraite en dessous de 1000 € on est d'accord c'est dans la compte proposition de la France insoumise pas de problème. Si vous voulez faire en sorte que dans le système actuel, plus personne n'ait une retraite en dessous du SMIC, il a fait une carrière complète, on est d'accord, c'est dans le contreprojet de la France insoumise, mais il y a pas besoin pour ça de faire le système de retraite par point. Il suffit de regarder le système tel qu'il est aujourd'hui, de regarder ses défauts, de regarder ses limites et de l'améliorer.
Mais pour l'améliorer, on n pas besoin de détruire. Bon, vous voyez, le système il est plus trop universel, plus trop juste. Généralement, il est pas si bien pour les femmes.
Et puis euh bon, l'histoire des des retraites à 1000 € j'en ai j'en ai parlé. Donc, on sent bien qu'il y a un loup quelque part, que la vraie motivation, elle est pas vraiment affichée. Alors, Jean-Luc, c'est quoi la vraie motivation ?
Merci. Alors bon, jusqu'à présent dans le on a encore deux choses à vous dire, hein. On a Attends, ça va redémarrer.
J'ai dit on a essayé On a encore deux choses à vous expliquer. Pour nous, un un rassemblement comme celui que qu'on tient en ce moment, c'est un moment à l'intérieur d'une lutte. C'est-à-dire qu'on pense que des gens viennent parce qu'ils ont décidé de venir, ils font une démonstration de force en venant en nombre et ils repartent avec des arguments, des éclaircissement ou des fois des questions hein qu'il va falloir préciser.
Nous on notre objectif si j'ose dire c'est pas de faire un parti révolutionnaire, c'est de faire un peuple révolutionnaire. Et un peuple révolutionnaire, c'est un peuple qui comprend qui c'est et qui partage le savoir. Alors tous les deux, d'abord on a décidé de faire ça, vous savez, des meetings à deux, c'est ça change un peu de l'habitude.
Et puis euh on essaie de de faire passer le message. Moi, j'aime bien le faire passer à la blague parce que sinon, je trouve que c'est sinistre. Si vous passez 1hure et à écouter un type en train de vous raconter les misères du monde, vous repartez, vous allez vous pendre quoi.
Bon, donc il faut le l'humour permet aussi de graver les choses qu'on qu'on dit, hein, les affectes et comme on dit, les les émotions nous permettent de graver. non seulement les émotions tristes, mais les émotions un peu joyeuses. Maintenant, on n'est pas des ballots, on sait bien que si on rit en même temps, on comprend euh que c'est grave ce qui se passe.
Alors là maintenant, j'en viens à ce qui s'en doute doit nous unir le plus profondément, c'est la vision du monde. Bon, je vous connais pas tous individuellement, mais je sais qui vous êtes, hein. Le le monde dans lequel nous vivons, c'est le monde du capitalisme.
C'est lui qui domine la terre entière et c'est un capitalisme d'une forme particulière, le capitalisme financiarisé. tel que la sphère financière qui gouverne le monde représente 150 160 fois les échanges réels. Il y a donc une masse, une bulle énorme qui surplombe le monde qui va d'ailleurs éclater bientôt et qui éclate par petit bout.
Mais la crise financière qui vient est certaine. D'ici là, les maîtres du monde sont incapables de se raisonner. Incapable.
C'està dire que ils sont pas plus bêtes que nous. Il voit bien qu'il y a un risque, mais ils pensent qu'ils vont juguler le risque et que c'est pas leur métier de s'occuper du risque. Leur métier, c'est de s'occuper de ce qui va rentrer dans la caisse, c'est tout.
Et par conséquent, la pente financière et la pente au productivisme, ils ne savent pas l'arrêter. Ils voient comme nous, ils respirent comme nous, ils ont des gosses comme nous. Donc il voit bien que l'air pourri pourrit tout le monde, que la flotte pourrit pourrit tout le monde, que les pesticides vont pourrir tous ceux qui vont manger tout ce qu'il y a.
Ils le savent même s'ils pensent que eux ils vont manger autre chose. Parce que le véritable séparatisme, monsieur Macron, c'est pas celui des musulmans ou de je sais pas quoi. Le véritable séparatisme dont souffre notre société, c'est celui des riches d'avec tout le reste de la société.
C'est eux. C'est eux qui veulent vivre à part. Ils ont leur propre cité, leur propre réseau, leur propre façon de se sortir d'affaires.
Et par exemple quand la catastrophe climatique parce qu'elle est commencée, le changement climatique est commencé, je suis élu du grand sud-ouest est du pays après avoir été le vôtre. Je suis député de Marseille. Nous sommes sur la mer méditerranée qui est notre mère à tous.
Et la mer Méditerranée s'évapore plus vite que les autres océans du monde. Par conséquent, il s'y fait des concentrations de nuages beaucoup plus dense qu'ailleurs et des trompes d'eau tombent à intervalle régulier. Alors au début, on a il pleut, c'est drôle de saison et tout.
Il va pleuvoir de plus en plus et la flotte qui tombe arrache tout parce que le sol est pas prévu pour ça, parce qu'on a un perméabilisé et puis parce que rien n'est prévu pour ça. Il y a pas la végétation qui correspond pour essayer d'absorber ce qui se passe. Donc quand la flotte tombe, elle embarque tout.
Ce sont des sortes de torrents qui dévalent et qui arrachent les conduites d'eau, les conduites d'énergie, les égouts qui les font explosé euh qui tombent sur les maisons si bien que les pompiers viennent pour enlever l'eau qu'il y a sur les terrasses parce que sinon les immeubles s'effondrent sous le poids de la flotte parce que c'est pas prévu pour ça. Donc ça c'est ce qui a commencé et évidemment au début on répare tout et on nettoie tout. On nettoie et on répare.
Arrivent les retraités de DF, arrivent tout le monde vient donner le coup de main. Puis la fois d'après, on nettoie tout ce qu'on peut et on répare tout ce qu'on peut. Et la fois d'après, on dit "Écoutez, il y en a marre de réparer.
Responsabilisez-vous, libérez vos énergies, installez-vous une citerne plutôt que d'attendre que l'eau vous vienne comme des benés que vous êtes du réseau public. Et puis installez-vous votre propre machine à produire de l'électricité plutôt que d'attendre que ce soit EDF qui vous qui vous le livre. Et la société, la civilisation comme nous la connaissons glisse petit à petit avec une partie de la population qui elle va avoir ses propres réseaux, ses propres installations, va pouvoir s'éper et tout le reste.
Et ce que je suis en train de vous raconter, ça existe déjà dans des tas de pays. Mais quel en est le point de départ ? C'est toujours le même.
Regardez l'incendie en Australie. Pourquoi personne peut l'arrêter ? Il y a pas de flotte là-bas.
Si, il y en a. Mais ils l'ont vendu en fond de pension. Il y a pas de pompiers ?
Bah non, parce qu'ils ont réduit les cordes de pompiers parce que dans la logique libérale, faut moins d'état. Et ben, nous nous sommes confrontés à la même chose. Depuis la chute de l'URSS, le diable est lâché.
Avant, il avait un peu peur hein. Et maintenant, ils font ce qu'ils veulent. Ils pensent que c'est la fin de l'histoire et qu'ils peuvent enfin établir la seule norme intéressante qui est l'égoïsme social, la cupidité et la loi du marché.
Grâce à quoi tout va s'équilibrer. Non, la loi du marché n'équilibrera pas la catastrophe écologique, elle va la précipiter. La loi du marché n'équilibrera pas richesse et pauvreté.
C'est l'inverse, elle va précipiter la pauvreté. Mais ils sont dans cette logique et donc ils sont là à regarder partout où il y a du fric à faire. L'école, wou, gros morceau, la santé pouce, c'est encore mieux.
Donc partout il liquide les systèmes publics en disant bah le système privé va venir. Mais on dit mais écoutez c'est pas vrai. Mais ils s'en foutent que ça soit vrai ou pas.
Ce qui compte pour eux c'est qu'il y a assez de clients. S'il y a assez de clients pour l'école privée, tout va bien. S'il y a assez de clients pour la santé privée, tout va bien.
Leur problème, c'est pas de savoir si vous êtes plus ou moins malade. Leur problème, c'est de savoir combien ça va rapporter. C'est tout.
Point final. Alors, quand ils arrivent sur les retraites, vous dites "Mais qu'est-ce qu'il y a comme sous à prendre là ?" Ben, je vais vous le dire. 312 milliards.
Aujourd'hui, les actifs transfèrent 312 milliards d'euros sur les retraités. D'accord ? Tous les jours comme ça.
Tchouf touf touf touf. Alors, il y en a une partie qui est dans les tuyaux he parce que faut le temps que ça circule. C'est une partie qui est intéressante à à intégrer dans la comptabilité à lier rarement cette partie qui est bloquée dans les tuyaux.
Ça circule comme ça. Donc eux leur idée c'est on met un coupe-circuit et quand on aura mis un coupe-circuit espèce de réservoir hein, réservoir à sous, réservoir à point et bien on pourra faire leur faire cracher du profit en l'investissant. Alors comment ils vont comment ils vont y arriver ? 312 milliards pour que vous ayez une idée parce que les milliards ça veut rien dire.
Évidemment, pour chacun d'entre nous, individuellement, c'est beaucoup, mais pour un état, c'est rien. Euh bon, 300 le le budget de la nation, c'est le budget de l'État, c'est 350 milliards d'euros, hein. Donc, vous avez en retraite qui circule, rien que la retraite, autant que euh dans le le budget de l'État, c'est une forme énorme.
Comment vont-ils s'y prendre ? Ils vont donc essayer de couper le circuit. Je peux pas entrer dans tous les détails, il est tard.
On a déjà raconté beaucoup de choses, beaucoup d'aspects techniques, mais je vais juste vous donner un exemple parce qu'il est dans la loi. Et quand vous allez comprendre cet exemple, vous allez comprendre la mécanique qui met en place. D'abord, ils s'amènent et ils mettent un gros couvercle et ils disent voilà quoi qu'il arrive, on ne dépensera jamais plus pour les retraites que 14 % du total de la richesse du pays.
Et tout le monde de se prendre la tête d'un air intelligent. Oui, 14 %. Pourquoi 14 ?
Pourquoi pas 15 ? Pourquoi pas 16 ? Pourquoi pas 2 ?
Pourquoi pas 10 ? Il faut le justifier. Si les 14 % vous les menez à 20 % de la richesse du pays, mais que vous la donnez à des gens qui les dépensent immédiatement, comme c'est le cas de toutes les petites payes, ben ça fait tourner toute l'économie du pays.
Donc vous avez plutôt intérêt à ce qu'il en est davantage que moins. D'accord ? Donc ça ne veut rien dire un chiffre en lui-même.
Ce qui compte, c'est comment ça circule et entre les mains de qui ? Parce que c'est comme ça que l'économie va fonctionner ou pas. Si vous donnez des sous à des gens qui en ont déjà beaucoup, ils les gardent, il les accumulent ou ils les placent.
À quoi sert leur argent placé ? À rien. Je vous ai dit tout à l'heure que la sphère financière représentait des dizaines de fois l'activité réelle de la nation et même du monde entier.
Alors, premier couvercle porte pas plus de 14 %. Bon, nous on leur dit écoutez 14 %. 14 % si vous voulez, mais combien il y en aura de retraités à se partager 14 % ?
Parce que si c'est un petit million qui se partage 14 %, ça va aller bien pour eux. Mais si c'est 2 3 4 5 10 millions, ça va être une autre paire de manche. Le gâteau, la part de gâteau va être de plus en plus petite pour chacun.
Mais c'est ce qu'ils veulent parce que il y aura plus de retraités, ils arrêtent pas de vous le dire. le nombre des inactifs augmente, c'est-à-dire des personnes de plus de 60 ans, bon encore heureux comme ça augmente, ça veut dire qu'ils vont être plus nombreux à se partager une quantité fixe. Donc et premier premier verroue verou, jamais de déséquilibre financier.
Des fois, vous avez besoin d'un déséquilibre financier. Vous avez un déséquilibre financier, vous dites tiens comment je bouche le trou ? Toi, toi, toi, toi, tu payes.
Par si c'est moi Mélenchon, je prends le CAC 40. Toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, tu payes. Si c'est eux, si c'est eux, ils vous prennent vous.
Ils vous connaissent pas. Alors, ils disent pas toi, toi, toi, parce que vous êtes trop nombreux hein. Mais bon, vous autres là, pouf, tant.
Voilà. Alors, ils ont verrouillé donc de deux côtés. Alors, qu'est-ce qui se passe ? qui que vous soyez vous autres.
Bon, si vous avez la petite paye les chiffres que je vais vous dire, ça va vous faire dresser les cheveux sur la tête hein. Si vous êtes au SMIC, quand vous entendez parler d'une paye à 10000 € hein, la première chose que vous vous dites, c'est ça va quoi. Mélenchon vient pas nous parler de ceux qui ont des malheurs à 10000 € parce que nous on va te parler des nôtres à 530 ou à ou à 230 ou Mais c'est pas le sujet les amis.
Voilà ce qu'ils ont décidé. Ils ont dit vous autres qui êtes, je vous passe le truc technique, c'est trois fois le plafond de la SQ. Bon, on va pas entrer là-dedans, ça ça nous sert à rien pour l'instant.
Bref, ceux qui ont 10000 € écoutez-vous, vous avez 10000 € hein. Alors, tout ce qui est en dessous, vous cotiserez à 28 % comme tout le monde. Tout ce qui est au-dessus donc vous cotiserez plus.
Alors, ils sont contents. Mais attendez, on va se mettre 5 minutes à la place de ceux qui ont 10000 € par mois. Il dit "Mais ça va être quoi ma retraite après ?" Parce que vous en êtes tous là.
Ça s'appelle le taux de remplacement. Votre retraite vous remplace à combien de pourcent le salaire que vous aviez avant ? Aujourd'hui, la moyenne c'est 75 %.
Eux, leur truc c'est qu'il faut faire descendre ça parce que si ça descend pour maintenir votre niveau, vous allez chercher des régimes complémentaires. Et les régimes complémentaires, c'est toujours des régimes par capitalisation. Voilà comment ils vont aspirer une partie de ce qu'était des cotisations pour les transformer en prime d'assurance.
Et vous allez voir comme c'est malin leur truc. On prend les gros salaires comme a dit monsieur Édouard Philippe et bien tout de même ça fait alors tout le monde se dit ouais je m'en fous. Non non faut pas s'en [ __ ] parce que quand un système est réellement universel que tout le monde cotise après on partage ce qu'il y a dans la caisse et cela on en a besoin parce que eux leur cotisation c'est 3 milliards de cotisation du salarié et 4 milliards pour les patrons.
Ça représente 7 milliards de cotisations en moins dans les caisses de la SQ. Si vous voulez comprendre, ça veut dire qu'en 10 ans, ça vous fait 70 milliards qui vont vous passer sous le nez, qui seront plus dans les comptes de la SQ. Donc il y a un trou qui est organisé de 70 milliards sur 10 ans par ces gens-là avec en excitant la jalousie des autres, en disant "Vous en foutez, il gagnent assez comme ça, on s'en fiche.
Pour que ça marche, faut que le système soit universel." Alors qu'est-ce qu'ils vont promettre à ces gens-là ? Et ben il leur disent, "Écoutez, on comprend comprend que bon alors maintenant comme vous aurez pas la même retraite et bien vous allez pouvoir acheter de la capitalisation." Capitalisation, ça veut dire vous payez une prime, vous faites un petit T et puis on vous dit "Bah au revoir, on vous retrouve dans 40 ans." Bon, sauf que l'argent voyage pas dans le temps, je vous le signale, parce que les Américains qui l'ont cru en 2008 sont fait vider les poches.
CR truc pu resta plus rien. Bon, mais je reste à cela. On leur dit, vous allez prendre la capitalisation.
On dit "Ah ben dites donc alors qu'est-ce que vous êtes en train de faire là ? Vous nous mettez un sur impôt parce qu'avant on devait pas le payer puis maintenant on va devoir le payer alors qu'on le payait pas. On avait des cotisations et maintenant vous nous demandez à aller payer des primes d'assurance.
Est-ce que ça va être la même somme ? Ah bah non, ça va vous coûter plus cher. Vous suivez ?
Donc ils vont devoir cotiser plus cher. Alors là, c'est là que l'État est bienveillant. On dit "Ah mais on comprend vos souffrances.
Ce que vous allez mettre dans la capitalisation, on vous le retire de vos impôts. [Musique] Donc c'est vous autres les ballots qui payez des impôts qu'aller payer leur cotisation aux assurances pour faire de la capitalisation. Et quand ils vont toucher leur retraite, la retraite qu'ils vont toucher 70 % sera exenté d'impôts.
Donc c'est encore vous qui allez payer parce que s'il y a moins d'impôts ou il y a moins de service public parce qu'on coupe, soit vous payez plus d'impôts pour qu'on maintienne au niveau auquel c'est. Je n'ai pris qu'un exemple. Ne croyez pas que je sois en train.
Ça c'est dans la loi pacte. Elle a été votée il y a quelques mois. Bon nous la verp, on a distruction, on connaît c'est la retraite par capitalisation.
Et dans la loi actuelle, l'article 65 de la loi, c'est le dernier, c'est un florilège d'incitation à la retraite par capitalisation. Peut-être que vous faites attention au pub qui passent en ce moment à la télé, mais vous voyez qu'il y en a une quantité considérable par les fonds de capitalisation. C'est la loi Black Rock.
Cette histoire, elle est faite pour Black Rock aux normes de Black Rock. Black Rock, c'est un fond de pension. Vous autres, vous avez pas idée de la vous avez pas idée de la puissance de ces gens-là.
Black Rock, c'est plusieurs fois le budget et la richesse totale produite par notre pays. C'est 7000 milliards de dollars. Avec les deux autres grandes sociétés de capitalisation, il représente l'équivalent du budget de la production de la Chine.
Ce sont des super grandes puissances. Une députée la République en marche avait dit que il fallait qu'on arrête de pleurer sur Black Rock parce que la France était juste une boîte de smartis pour Black Rock. Bon, nous on n' pas l'impression qu'on a une boîte de smartis et en tout cas on pas se laisser consommer comme ça.
Mais ce n'est pas vrai. Nous sommes en état de résister. Là, on leur résiste pas, on leur donne les clés de la maison.
C'est ça qu'ils sont en train de faire. Donc le secret de l'affaire, c'est que ça fait des années, comme l'a raconté tout à l'heure Manu, que l'Europe pousse la Commission européenne à ce qu'on modifie les systèmes de retraite par répartition pour arriver à un système à point, pour passer à un système de capitalisation. Ne doutez pas un instant, c'est ça le projet, c'est ça qu'ils sont en train de mettre en place et ça évidemment c'est la fin de ce que nous connaissons parce que ça veut dire que après avoir dit à ceux qui ont le plus, on dira à tous les autres.
Qu'est-ce qu'on leur dira ? Supposons qu'on soit vraiment tordu. On dira "Bon, écoutez, les gens fouette quand même juste, universel et équitable.
Équitable, alerte ! Quand le mot équitable arrive, c'est que ça commence mal. Parce que équitable, on sait pas qui c'est qui décide ce qui est équitable.
Égal égal, on sait 1 é= 1. 1 équitable peut être égal à et demi ou à ça dépend celui qui décide. Et ben on dira bah voilà allez assez d'histoire comme ça tout le monde au SMIC.
Et si vous voulez plus, cotisez aux retraites par capitalisation. Tout le dispositif est en place pour arriver à ça. Il suffira à un gouvernement suivant de régler que vous achetez vos points et que ça peut être des points que vous avez achetés. dans le système général ou dans le système particulier, dans tous les pays du monde où ça a été fait, il y a des gens qui ont accepté l'idée d'aller payer, de faire des points et cetera.
Ça a été le cas en Argentine, ça a été le cas en Nouvelle-Zélande. Il y a plein de pays comme ça. Chaque fois qu'au bout de quelques années, l'État a dit aux gens parce que ça donnait un gouvernement progressiste, écoutez, qu'est-ce que vous préférez ?
Continuer comme vous êtes ou revenir dans le régime général ? Chaque fois que l'État disait "Je retire l'avantage fiscal", tout le monde se précipite pour revenir au système par répartition. Pourquoi ?
Parce que les gens sont pas fous. Vous vous levez le matin, les autres aussi, ils vont au boulot, vous êtes à la retraite, ceux qui payent pour vous, ils sont là, ils travaillent, ils font vraiment. Si vous mettez de l'argent dans la capitalisation, ça part on ne sait où, ça s'en va dans la bulle.
Et un jour, il arrive 2008, crise des subprime, une dizaine de caisses de retraite, tout le monde a été dévalisé. Vous en entendez jamais parler, mais les plus grosses agences de pension ont été vidé une journée de tout ce qu'il y avait dedans et les gens ont perdu toutes leurs économies en un seul coup et personne n'en a jamais parlé. Voilà comment il travaille.
N'acceptez jamais. N'acceptez jamais ce système là. Quoi qu'il vous raconte quelques beaux rubans qui mettent autour de leur paquet.
Ne les croyez pas. La retraite par capitalisation, c'est toujours infiner une arnaque. On nous dit "Ah ben regardez à Gir Carco, il y en a ici qu'on qui sont à ça." Oui, il doit y l'avoir très bien.
On dit "Regardez, c'est un système par point. Tout le monde là et tout le monde est content." Ah bon ?
Tout le monde est content. Et depuis quand ? Est-ce que nous n'avons pas été capable de repérer que dans les 15 dernières années, ça a perdu 40 % de la valeur ?
Le point. Donc c'est bien la preuve par le système qui existe déjà que dans cette affaire, nous sommes condamnés à voir la valeur du point fondre à mesure des résultats. Supposez que vous ayez placé dans un fond de capitalisation aujourd'hui pour qu'il arrive à vous servir des retraites qui correspondent à peu près à quelque chose qui soit une valeur de remplacement de votre salaire.
Il faut que ça crache un maximum de profit pour qu'ils arrivent à les payer. Supposez que vous ayez une période de récession ou bien une période de taux négatif comme c'est le cas actuellement. Ils arrivent plus à trouver les sommes d'argent dont ils ont besoin.
Résultat de sur tr des caisses de retraite qui fonctionnent sur ce registre là dans les États nord-américains sont plus en état de pays aujourd'hui. Et vous allez voir bientôt l'affaire se déchaîner. Et quand vous avez une société qui repose sur la capitalisation et ben vous avez l'Allemagne, c'est-à-dire un pays de rentiers haineux qui sont sur leur mago et ça vous donne la CDU, CSU hein, la droite allemande.
Alors eux, il faut à tout prix que les salaires, faut pas que ça décolle hein, parce que si les salaires décollent, les dividendes vont baisser. Il y a pas besoin d'être pour comprendre ça. Si on donne aux gens en salaire, on le donnera pas en dividende.
Si on le donne pas en dividende, ça n'ira pas dans la caisse du régime par capitalisation. Donc vous fabriquez vous-même les conditions qui vont vous rendre harnieux à l'égard de ceux qui travaillent, qui vont vous rendre les ennemis du peuple parce que vous voudrez pas qu'il gagne davantage parce que vous direz sinon moi ma retraite par capitalisation fonctionne pas. Et ça vous donne des systèmes morbides où ceux qui sont à la retraite souhaitent que les autres bossent pas ou bossent peu ou est peu.
Ça vous donne des systèmes comme on est en train de le construire où chaque génération partage les points. Jusque-là nous notre intérêt c'était qu'il y en ait de plus en plus qui bossent parce que plus il y en avait qui travaillaient plus ça donnait des retraites. Maintenant ça va être pourvu que les autres crèvent parce que plus il y a de mort et ben plus la part est grosse pour ceux qui restent.
Et bien les amis, je vous le présente avec un peu de sourire mais réfléchissez aux normes qui animent une société même quand vous ne le savez pas même quand on ne le voit pas. Et bien ces choses, ces règles travaillent en profondeur la société, les individus qui regardent avec plus ou moins de générosité leurs voisins. C'est la raison pour laquelle nous avons intérêt, nous autres les partageux, tout le temps à mettre en place des systèmes qui sont fondés sur la vie réelle, la vie concrète, le travail réel, le travail concret et le partage parce qu'il n'y a rien au-dessus du partage.
Le reste sont des illusions qui permettent à une poignée de gens de se gaver pendant que tous les autres sont condamnés à pâtir. Il n'y a pas d'exception. Alors maintenant, on va finir et lui il va vous dire et lui va vous dire ce qu'on va faire à la première occasion où on gouverne parce que ils disent sans arrêt, il disent on entend pas vos idées.
Bah c'est que vous écoutez pas beaucoup parce qu'on vous a diffusé un document. Vas-y Manu. Et oui, parce que vous entendez souvent ça.
Il faut faire des réformes. Il faut faire des réformes. Il faut faire des réformes et puis vous vous êtes pas d'accord pour faire des réformes.
Vous êtes pour le statut quo. Mais qui a dit qu'on était pour le statut quo ? Qui a dit qu'on était pas d'accord pour améliorer le système de retraite tel qu'il est aujourd'hui ?
Mais c'est pas des réformes. Détruire le système de retraite par répartition pour favoriser la capitalisation. Introduire un système par point comme une étape vers la capitalisation.
C'est pas des réformes, c'est des contréformes, c'est de la casse, c'est de la destruction. Et donc oui, on a fait une contreproposition, un contreprojet de la France insoumise. Ah, on l'a pas fait tout seul.
Les organisations syndicales, elles travaillent sur le sujet. Elles disent "Voilà ce qu'on pourrait faire. Voilà comment on pourrait le financer." On a réfléchi, on a travaillé.
Qu'est-ce qu'on met dans ce contreprojet sur les retraites de la France insoumise ? D'abord, on dit retour à l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans. D'abord, on commence comme ça.
Ensuite Ensuite, on dit on revient sur les augmentations de durée de cotisation qui ont été mises en place ces dernières années, notamment sous le quinquen de François Hollande et on revient au moins pour l'instant à 40 annuités, pas 42 puis 43 puis 44. C'est facile, c'est simple. Il vous dit c'est compliqué.
Non, c'est pas si compliqué que ça. 60 ans, 40 annuités. Pas de retraite quel que soit votre carrière, pas de retraite en dessous de 1000 €.
Vous enlevez la petite étoile de leur proposition. Pas de retraite en dessous de 1000 € parce qu'en dessous de 1000 € on peut pas vivre. Et parce que quand on est à la retraite, on a besoin de vivre.
Et donc même si on a eu une carrière difficile et qu'on a pas pu avoir une carrière complète, et ben on doit avoir de quoi vivre à la retraite, pas survivre à la retraite. Donc pas de retraite en dessous de 1000 €. Et puisqu'ils veulent mettre une règle sur le nombre le montant de la retraite minimale pour une carrière complète, d'accord, on le fait.
Pas de retraite en dessous du SMIC si vous avez une carrière complète. Voilà quatre points qu'il y a dans le contreprojet de la France insoumise. Ah, on peut discuter, il le fera pas.
On peut discuter, on peut détailler, mais surtout on va vous dire "Oui, bon allez, c'est bon, vous rasez gratis, vous racontez vous racontez que on peut faire c, on peut faire ça, mais c'est pas possible, c'est impossible." Déjà le système, vous vous rappelez, il est en crise quand même hein, c'est difficile, il va y avoir un déficit bientôt en 2025. Mais si vous alignez dans notre pays les salaires des femmes sur les salaires des hommes, vous avez de quoi financer la retraite à 60 ans à Toplin.
C'est pas compliqué. Alors ça ça les embête beaucoup. Ça les embête beaucoup parce que c'est quand même un peu difficile de venir vous dire qu'ils sont pas d'accord avec ça quoi.
Donc ça ça les embête beaucoup. Mais s'ils veulent autre chose, s'ils veulent davantage de ressources, on en a évoqué certains dans la discussion qu'on a eu ce soir, 1 % des salaires 2,5 milliards d'euros de cotisation supplémentaire si vous augmentez les salaires de 1 %. C'est pas très compliqué.
Les salaires, ils sont trop bas dans notre pays. Il faut se battre, faut se mobiliser, il faut commencer par augmenter le SPIC et ensuite faut augmenter l'ensemble des salaires, faut encadrer l'échelle des salaires. Nous, on avait proposé dans la campagne présidentielle pas d'écart de salaire supérieur de 1 à 20 et encore on est gentil franchement, de 1 à 20 entre le plus bas salaire et le plus haut salaire.
Mais l'avantage de ça, c'est que si celui qui est le plus haut, il a envie de s'augmenter, bah il est obligé d'augmenter celui qui est en dessous. Et ben ça fait des cotisations. Création d'emploi, il y a des défis devant nous.
On a évoqué tout à l'heure l'urgence climatique, les chiffres, ils sont alarmants. Vous avez suivi les rapports sur la biodiversité. 18/8 des espèces sont menacées de disparition dans les prochaines décennies. la hausse de la température, si on veut limiter la hausse de température à 1,5°, c'est-à-dire respecter les accords de Paris, on doit faire en sorte que le pic mondial des émissions de gaz à effet de serre, ça soit en 2020.
Ça veut dire qu'à partir de l'année prochaine, au niveau mondial, on doit commencer à baisser les émissions de gaz à effet de serre. Je vais pas me lancer quelque chose sur l'écologie, mais je veux dire si on veut faire ça, ça passe par le fait que on organise la bifurcation de notre mode de notre système de production et ça ça nécessite et ça permet des créations d'emplois. 1 million d'emplois sur les les rapports qui ont été faits sur la transition écologique, 300000 si vous voulez transformer l'agriculture en un agriculture paysane dans l'agroécologie respectueuse de l'environnement, respectueuse de la santé des êtres humains. 300000 à 400000 emplois dans l'économie de la mer.
Si vous voulez développer l'économie de la mer, les créations d'emploi, 1 million de créations d'emplois, 13 milliards de recettes supplémentaires pour le système de retraite. Donc vous voyez de quoi on peut financer. C'est pas compliqué de financer.
C'est pas compliqué de financer si on arrête ce fonctionnement qui consiste à dire chaque année la seule question elle se résume à combien de cran dans la ceinture on va vouloir serrer parce que ça c'est pas un objectif pour le pays parce que ça c'est pas un défi. Parce que ça c'est pas enthousiasement parce que de l'énergie de la créativité il y en a dans notre peuple dans notre pays pour faire la transition écologique pour s'attaquer aux défis qui sont devant nous aujourd'hui. Et c'est ça qu'il faut mobiliser et c'est aussi comme ça qu'on pourra vivre bien à la retraite.
Bon, on vous a déjà beaucoup parlé et ce contreprojet si on veut qu'il puisse être mise en place, il faut d'abord gagner la bataille et donc il faut d'abord les faire perdre, les faire plier, les faire reculer, les empêcher de mettre en œuvre leur contreprojet. On a essayé de vous donner des arguments pour ça mais Jean-Luc comment on fait maintenant ? Je sais pas.
Don, je suis en train de regarder, excusez-moi. Merci Manu. Bon, on arrive à la conclusion presque de notre réunion.
C'est lui qui va conclure. Euh là, je regarde le travail à l'assemblée. Ça m'a l'air bien chaud, hein.
Alors, ils sont partis sur un débat. Vous savez qu' pas un débat. Oui, vous avez déposé trop de sous-amendements.
Non, c'est pas vrai. Si c'est vrai, vous en avez mis 200000. Non.
Enfin bref. Et comme ça ils sont en train d'enliser la discussion pour ensuite dire bah vous voyez sont des irresponsables, tout est bloqué. Moi je sens queils sont en train de nous mijoter un coup derrière les oreilles de 493 parce qu'ils veulent se débarrasser du problème.
Mais vous devez leur faire payer, hein. Vous devez le leur faire payer. Nous, on va tenir la tranchée.
Euh comme je vous ai dit, on a un roulement. Comme je suis là ce soir, merci du cadeau. C'est moi qui suis samedi.
Euh et un bout de dimanche euh bon mais on fait le boulot hein. Non mais c'est on a choisi hein. Moi, j'ai choisi ma vie.
Si je voulais pas faire ça, j'arrête, je pose le sac et puis vous continuez. D'ailleurs, vous avez vu hein, ceux qui sont aux alentours de ma génération, on a une belle équipe hein. Il s'était dit, on va se débarrasser de celui-là et on va avoir la paix.
Ah, pas de bol. Là, ils s'en sont pris pour à peu près un siècle encore avec la bande de trentenir qui est en train d'animer le mouvement qui a Moi, je veux bien continuer à faire le paratonire pendant un temps là qui me jette la fooute sur moi, il leur foutent la paix et eux chaque jour ils prennent en assurance, en combativité. C'est bon.
Voilà, c'est une belle équipe. C'est une belle équipe. Alors, il y avait ceux qui disaient "Ah ouais, vous êtes tout seul et gothique et tout ça." D'accord.
D'accord. Mais bon, en attendant, on a de quoi faire au moins deux gouvernements parce que il y en a 17 à l'Assemblée nationale, il y en a six autres qui sont au Parlement européen. Puis il y a tous ceux que vous voyez pas, hein, et qui sont là et qui sont des militants et qui sont des gens qui ont appris, qui se disciplinent.
Quand je dis qu'il se discipline, c'est l'application au travail, hein. On peut on ce qui change dans notre manière de faire, c'est que on a voulu être dans la radicalité concrète. C'est-à-dire que tout ce qu'on vous dit, on travaille avant, on demande aux gens qui savent mieux que nous parce que nous, on sait pas tout, hein.
On fait le tour, on demande et on prépare des choses qui sont concrètement assurées, hein. Bon, sur le la retraite à 60 ans, je vous connais, hein. Vous écoutez ça, vous dites "Ouais, bon, vous savez quoi ?
Vous me rappelez les vieux de quand moi j'étais jeune. Non mais c'est vrai quoi. On allait au porte à porte, on leur disait alors on venait que moi je veux c'est le programme commun hein.
Bon alors je venais avec mon programme commun. Bon alors la retraite à 60 ans. Les gens nous disaient c'est bien vous êtes jeune vous y croyez mais c'est bien continuez.
Bon ils avaient pas idée ce que je vous raconte c'est 1980. Bon, on était un peu gamin. Alors, évidemment, ça faisait bizarre de nous voir arriver parler de la retraite, mais on le disait aux gens et déjà il y avait beaucoup les gens les corps fatigué, c'était c'était autant que maintenant hein.
Et puis souvent, ils avaient eu une enfance qui était pas drôle hein. Puis il y avait eu la guerre, donc ils avaient été bien broyés les gens. Donc il pour eux, c'était en rêve.
À l'époque la retraite, elle était à 65 ans là où ils veulent nous ramener maintenant. Je vous signale au passage que la première fois qu'il y a eu une loi sur les retraites dans ce pays, c'est en 1910. C'était pas fameux comme système.
Et euh ils avaient la retraite à 65 ans. Alors, il y avait des tas de mouvements syndicalistes qui disaient "Non, mais ça va, ça c'est la retraite des morts". Parce qu'il mourait beaucoup plus tôt à l'époque.
Et alors Je et et quelques autres disent "Bon, d'accord, c'est pas fameux, mais on va le voter quand même. On améliorera si on leur avait dit que un siècle après, on sera revenu à à 65 ans." Donc à l'époque, je dis "Oh bon Et on a gagné et on a fait la retraite à 60 ans et avec c'était 37 annuités et demi les amis pour ceux qui s'en rappellent.
Les plus jeunes, ils doivent croire que c'était au paradis ou je sais pas où. Non, c'était là. Et entre-temps, le pays, il a pas tombé une météorite dessus, hein.
Donc, il est encore plus riche qu'à l'époque. Donc, ne vous laissez pas intimider parce que c'est ça les puissants, ils gouverneraient plus la terre s'ils arrivaient pas à convaincre tous les autres que c'est un en un en fait naturel que ça soit eux qui commandent et nous qui obéissons. Donc, ils essayent de convaincre sans arre "Oh là là, vous allez 60 ans mais vous êtes fous".
Bon, en réalité, si on attribuait moins le l'investissement, moins les matières premières, les machines et tout ça, si on attribuer les gains de productivité en un partage entre tout le monde, vous savez c'est pas à 60 ans qu'on partirait, c'est avant. Et les régimes spéciaux, ils préfiguraient ça parce que dans certains métiers, on dit c'est tellement difficile qu'ils vont partir avant. Mais comment c'était payé par les autres ?
C'était des régimes qui étaient à l'équilibre pendant très longtemps, hein. Bon, donc vous voyez, j'espère qu'au moins la soirée serve à ça de vous dire on peut le faire, on peut changer tout ça. C'est pas normal que ça fonctionne comme ça.
C'est pas normal qu'on en soit revenu à une mentalité du 19e siècle à penser que c'est toujours en suant, à grosse goutte, en souffrant, en galérant et en misérant que on peut gagner sa dignité. Et ce n'est pas vrai. On a des problèmes qui vont se poser devant nous qui sont terribles et pour lesquels on a besoin de millions de bras et de cervelles, hein.
Les jeunes gens qui sont là et qui sont à l'école là, c'est moi qui fait le vieux ce coup-là, je leur dis, vous avez intérêt à bien bosser, on a besoin de vous, hein. Qu'est-ce qu'il veut ? Bah ouais, je veux que vous soyez là parce que pour changer tout le système de production, pour changer les machines, pour changer les process, pour changer les méthodes d'échange, il y a besoin de milliers de gens comme l'a dit Manu il y a un instant.
Et ça c'est la tâche des dirigeants politiques de sa génération hein que de que de faire cette grande transformation. Il va falloir y aller hein pour changer tout. Et dans un délai qui est court, le pays peut parce que la chance qu'on a c'est qu'on a un pays qui a un haut niveau de culture et de qualification professionnelle.
En ce moment, ils sont en train de détruire les lycées professionnels et tous ces systèmes, hein. Mais nous, on rétablira tout ça parce qu'on a besoin de milliers de cadres intermédiaire. On a besoin de milliers de gens qui a des bacs professionnels parce que ça c'est l'élite des travailleurs qualifiés hein pour changer tout.
Donc on a besoin que le pays soit prêt. Vous savez beaucoup d'entre vous sont un internationaliste comme moi. Donc on s'intéresse à ce qui se passe chez les autres, comment ils s'y prennent.
Ce qui fait marronner, c'est quand on voit des gouvernements avec nos amis et puis bon, ils peuvent décider ce qu'ils veulent, hein. Va faire si, on va faire là. D'accord.
Il y a personne pour le faire. Bon euh Venezuela, bon j'ai vu au Venezuela, non mais les copains savaient pas faire des immeubles, ils voulaient faire un plan de logement, ils savaient pas construire des des HLM. Alors, ils avaient été cherché des biélorusses qui leur faisaient des bâtiments à pleurer, tu vois, tellement c'était mal fait.
Bon, c'est pour dire ils avaient pas. Nous, on a si on décide aujourd'hui que dans ce pays, il y aura plus des millions de gens qui attendent un logement descent et qu'on va tuer la spéculation foncière en mettant du du logement à bon prix à disposition, et ben vous verrez, on sait le faire parce qu'on a les maçons, on a le premier œuvre, on a le second œuvre, on a les ouvriers qualifiés pour tout ça plus une masse de pognon qui est là et qu'on peut utiliser à tout moment et de la même manière pour installer ce qui va remplacer les centrales nucléaires. On a besoin de monde, on a besoin de bras et on a besoin que les plus anciens soient pas brisés.
Un jour, je m'en vais là, il a été lu au même barrage que moi pour le voir 3 4 ans après parce qu'ils sont en train de les privatiser les barrages. Comme si les Marioles qui ont du fric s'intéressaient à la production d'électricité. Non, ils s'intéressent pas à la production d'électricité, ils s'intéressent à la production de dividende.
C'est pas pareil. Donc, on leur vend des barrages, c'est pas pour faire autre chose que du fric. Je veux pas vous raconter les barrages, mais je vous raconte juste ce que j'ai vu.
J'étais là en train d'aller d'un étage à l'autre avec des gars qui étaient complètement survoltés de contentement de leur usine parce que ils aiment ça. Et on arrive à un endroit où vous savez où il y a la machine qui produit l'électricité. Alors pour faire ça, moi j'y connais rien.
C'est pas mon truc mais je me suis fait expliquer. Il y a un rotort et un stat. Il y a la partie fixe et la partie qui tourne.
La partie qui tourne comme la partie qui est fixe, il y a dessus des petits on met du câblage comme ça. Et je vois là, il y avait ils étaient 5 si puis il faut faire attention au détail. Puis je vois deux là qui avaient le poil bien blanc.
Je leur dit qu'est-ce que vous foutez là ? Vousz pas la retraite pour blaguer quoi pour dire quelque chose. Et les gars me disent bah oui tu as raison parce que les gens me tutoent assez facilement ce qui m'est agréable.
Non mais c'est vrai je dire c'est une familiarité qui est amieuse, c'est pas c'est pas manque de respect. Et alors ils me disent "Ben tu comprends, le problème c'est que plus personne sait le faire. Comment ça plus personne sait le faire ?
Parce que quand même c'est une tâche extrêmement précise hein. Voilà, vous pouvez pas c'est ça se règle au millimètres mais la ils apprenaient à la jeune génération comment on faisait ça parce que personne savait le faire dans cette équipe là. Donc vous voyez la transmission du savoir pour garantir la puissance et l'indépendance de la patrie parce que nous sommes nos maîtres si nous savons tout faire.
Si nous ne savons pas tout faire par nous-mêmes, nous dépendons de ceux qui font à notre place et nous pouvons faire parmi nous le plus de choses possibles. Et rappelez-vous bien, être indépendant, ça veut pas dire qu'on devient chauvin ou qu'on méprise les autres. Être indépendant, on reste souverain.
L'indépendance et la souveraineté du peuple, c'est deux mots pour une seule et même chose. Il faut être indépendant pour être souverain. Et pour ça, on a besoin de tout le monde.
Et comme on me demande ce que nous on fera, c'est qu'il faut que le fric qu'il y a dans ce pays retourne dans la production réelle. Ne croyez pas un instant qu'on en manque. Il y a, on vous a parlé tout à l'heure des dividendes, mais je pourrais vous parler de dizaines d'autres choses comme ça.
Est-ce que vous savez, il y a peut-être ici qui ont de l'assurance vie. Bon, vous savez combien il y a de de milliards là-dedans ? 1500.
C'est-à-dire pratiquement une année de production du pays. 1500 milliards. Sur chaque eur là-dedans, un va à l'étranger, un reste dans le pays.
Sen est qui all à l'étranger, c'est pas le problème. Mais pourquoi on va donner un avantage fiscal à l'argent qui est investi ailleurs ? Je suis voyez ça, c'est pas la révolution.
S'il faut faire la révolution, je vous la fais mais c'est pas ça qu'on nous demande en général. Je peux dire simplement 7 € sur de là que vous sortez, il a plus d'avantage fiscal. Mais si vous le remettez dans le pays, il aura un avantage fiscal et donc vous pourrez le placer dans la construction, dans le bâtiment, dans des immeubles, dans des éoliennes, dans tout ce qui va nous aider à faire la transition écologique.
Parce que quand les capitalistes mettent le pays en guerre, ils trouvent et le fric et les moyens de changer toute la production du pays. Et ben nous, on considère qu'on est en état d'urgence écologique et que maintenant il faut mobiliser tout le pays vite vite vite vite et s'y mettre tout autant qu'on est. Alors, quel rapport ça ?
Et ben, il faut voir un peu plus loin que le bout de notre nez. On est engagé dans une bataille. La bataille, il faut l'accepter comme des chemineaux, comme des traminaux, comme des électriciens.
Commencez pas à vous poser des questions de je sais pas quoi. Menez la bataille et commencez par être solidaire avec ceux qui sont dans la lutte qui ont laissé 71 jours de paye sur le carreau. Il faut donner des sous, faut les aider, il faut casser les tirlir pour aider de tous les côtés les copains à respirer.
Parce que si la génération qui s'est conscientisée, elle est brisée parce que à la maison, le couple est parti en vrille. parce que les gamins se demandent pourquoi il y a pas eu de Noël et cetera. Alors, on aura brisé ceux qui sont montés en ligne les premiers, il faut les aider.
Deuxièmement, faut tenir bon et il faut pas partir battu parce que comme on me fait à toutes les émissions, euh la première manif, ça commence. Vous trouvez pas que ça s'essouffle ? Laissez-nous au moins une fois respirer.
L'autre là, vous l'avez vu à l'émission, il y a peu de monde he forcément, c'est pas elle qui fait la grève. Alors, c'est pas ce que ça coûte. Je dis ouais, il y a moins de gens qui sont dans la grève.
Mais vous, si vous croyez qu'ils sont rentrés au boulot autrement qu'enragé, vous comprenez rien à ce peuple. Vous savez pas qui c'est les gens en France, hein. Ouais.
Ouais. Non, mais je le dis pour les petits bourgeois du Touquet là, faut voyager un peu, hein. Et puis euh faut voyager et voir les gens comme ils sont, comme est le pays.
Moi, je veux je le voyage 10 fois ou 20 fois par an. La France, c'est un très grand pays et ça se dirige pas comme une entreprise. Lui, il pense qu'il est le chef de la start-up.
Non, c'est le peuple français. Ils sont 65 millions hein de ralleurs euh euh mécontents et d'enthousiastes. Alors si vous les rendez râleurs, vous n'en tirez que des ralleries.
Mais si vous leur proposez de quoi être enthousiaste, alors ils le feront parce qu'ils sont toujours prêts à faire des choses. Toujours prêts. Mais faut pas les prendre pour des imbéciles.
Faut pas les mépriser. Faut pas leur parler comme ça. Même ceux de droite, il nous parlaient pas comme ça avant.
Jamais un de droite nous a dit il y a ceux qui réussissent et ceux qui sont rien. Il disait ils sont peu mais au moins on était quelque chose. E l'oubliez jamais hein, vous laissez pas parler comme ça.
Ceux qui vous parlent comme ça, direz-les. Il y a rien d'autre à faire. On est un peuple libre et tout le monde mérite que sa dignité soit respectée.
Alors là, qu'est-ce qu'on va faire ? D'abord, nous autres, on va tenir la tranchée dans l'Assemblée nationale. Vous autres, vous allez vous occuper d'aider ceux qui sont en grève et essayer d'entraîner d'autres secteurs dans la lutte.
Regardez bien que dans l'affaire des gilets jaunes, ils ont réussi à nous avoir parce que ils ont fait croire que c'était les gilets jaunes, les violents. Et donc ça a répandu une espèce de peur, hein, comme toujours, peur du peuple. Ça c'est la chose qu'on répond le plus facilement.
Mais cette fois-ci tout le monde sait que les violences c'est eux. Et deuxièmement, la classe moyenne de ce pays, elle est plus avec eux. Elle est passée de notre côté, elle est passée avec les travailleurs.
Quand vous voyez des avocats, vous savez avocat, ça veut tout dire et rien dire. Parce que des avocats, il y en a des très riches et des très pauvres, hein. Ça va de millionnaire à précaire totale.
Et ben, quand toute une profession d'accord parce qu'elle se sent mis en cause dans sa dignité et dans sa manière de s'organiser, c'est que quelque chose se passe dans la profondeur du pays. Cette chose est très précieuse. Si nous sommes capables de lui apporter le souffle, l'enthousiasme d'un monde neuf qu'on va créer, alors on les entraînera avec nous.
De toute façon, tant qu'il y aura des élections dans ce pays, ils auront pas définitivement gagné. Alors, c'est vrai que le régime prend une tournure autoritaire violente qui fait que c'est la honte pour moi, hein, parce que quand je circule dans le monde, entendre la France citer comme exemple de la répression, ça me fait un peu hein, c'est pas ça l'idée que je me fais des choses. Bon, mais comme on est là, donc la lutte, priorité à la lutte.
Vous posez pas des questions de la 4e génération, ça sert à rien. S'il fallait gouverner le pays demain matin, on sait le faire. On a un programme, l'avenir en commun et on l'a amélioré depuis.
D'accord ? On a les gens pour le faire. On a les cadres pour le faire.
Donc c'est pas le souci. Croyez pas qu'on va manquer de ministre et du ministesse et du reste hein. On a tout ce qu'il faut.
C'est pas le sujet. Le sujet c'est d'arriver à défendre une forme à maintenir une forme de société qui maintienne entre nous des liens de fraternité et de solidarité. Nous, on n jamais dit que les retraites comme elles sont, on en est content.
Les gens partent trop tard. Écoutez-moi. 62 ans, c'est trop tard.
Pour plein de gens, c'est trop tard. Il faut qu'ils puissent partir avant. Et il y en a trop qui partent trop pauvre.
Donc il faut qu'il soit mieux payé. Et le faire, c'est possible. Seulement, il faut renoncer à l'idée que la vie, c'est tout pour les uns et si ça va bien pour eux, ça ira finalement un jour ou l'autre mieux pour les autres.
Ce n'est pas vrai. Croyez à votre logique simple qui est dans ma famille, je partage, je m'occupe l'un de l'autre. On s'occupe des plus anciens.
On le fait depuis que le monde est monde, depuis qu'il y a une humanité, on s'occupe de ceux qui vont mal parmi soi dans sa tribu, dans son clan RS. Alors maintenant qu'on ait cette énorme société avec tout ce savoir, pourquoi on saurait pas le faire ? Donc voilà la consigne est la suivante.
Tenez bon, lâchez rien. Tenez bon. Tenez bon, lâchez rien.
Tenez bon, lâchez rien et voter. Ah bah ouais, parce que nous, on voulait un référendum. On leur a dit euh bah il y a débat, il y a discussion dans le pays, faites un référendum.
Et puis après les gens, ils se prononcent, ils sont pour, ils sont contre et puis ensuite c'est le peuple qui décide. Non mais on a été élu. Non, vous avez pas été élu pour ça.
C'est pas vrai. Dans le programme d'Emmanuel Macron, il y avait pas marqué ça. Il y avait marqué "On touchera pas au montant des portions, ni à l'âge départ".
L'âge de départ à la retraite. Ils sont en train de faire les deux. Donc c'est pas vrai qu'il y avait marqué ça.
Donc nous, on voulait un référendum mais ils en veulent pas. Ils en veulent pas. Et alors j'ai trouvé l'argument, je sais pas si c'est le seul, mais c'est si bête India, il la porte-parole du gouvernement.
Vous l'avez vu, elle dit "Mais non, on peut pas faire un référendum sur le sujet parce que c'est trop compliqué. Il y a 65 articles, il faudrait faire 65 référendums. Alors, je rappelle juste que le traité constitutionnel européen, vous rappelez, il a 448 articles, hein.
En terme de sujet compliqué, c'était pas mal. Et pourtant, les gens, ils se sont intéressés au sujet. On a eu le référendum et on a gagné.
Donc, puisqu'il y a pas de référendum, et ben utiliser les opportunités qu'on vous laisse pour vous prononcer sur le sujet. Et ben dans un mois, il y a des élections municipales. Faites le travail.
Demandez à chaque liste qui sont là, est-ce qu'elle soutient la réforme de Macron ou est-ce qu'elle la soutient pas ? Est-ce qu'elle la soutient ou est-ce qu'elle la combat ? Demandz.
Demandz à ceux qui se cachent parce qu'il y en a pas mal qui se cachent parce qu'ils ont compris que ça sentait pas très bon. Demandez-leur à ceux qui se cachent et quand vous allez voter, regardez ceux qui soutiennent cette réforme et ceux qui la combattent et battez-les, sanctionnez-les, faites-les payer. On dit la République en marche, camarade Adrien Catnan souvent il dit la République en marche, ça veut dire la retraite en moins.
Et ben faisons en sorte que aux élections municipales, la République en marche lrem ça veut dire la raclé aux élections municipales. Voilà ce qu'on va faire. Voilà ce qu'on va faire.
Faites-le. Regardez les listes. Bon, nous, on préfère que vous le fassiez avec les listes soutenues par la France assoumise.
Mais ça, c'est votre choix. Regardez les listes, regardez les programmes. Nous, on s'est engagé dans cette bataille pas pour mettre notre drapeau, une étiquette en avant, la France insoumise.
On s'est engagé dans cette bataille pour essayer de faire progresser le niveau d'auto-organisation, le niveau de conscience populaire. pour essayer de partir des revendications qui sont exprimées notamment l'année dernière de cette crise démocratique, de cet impasse démocratique de celles et ceux qui veulent participer au pouvoir et aux prises de décision. On s'est engagé dans cette bataille.
La France a soumise dans les communes de plus de 10000 habitants. Elle soutient un peu plus de 500 listes. Ah, c'est un secret.
C'est un secret. Il faut pas le dire. Ah bon, on le dit, il y en aura davantage sans doute.
Voilà, regardez-le, faites votre choix, mais dans tous les cas, allez voter et battez-les, sanctionnez-les, faites-les payer. Voilà ce qu'on vous propose de faire. Et puis souvent souvent ils vous disent "Oui, mais bon, les élections municipales, ça sert pas à rien.
Ça sert pas à ça, pardon. Ça sert les élections municipales à discuter des questions municipales." Bon, pourquoi pas ?
Et c'est une question peut-être pas directement municipale la question des retraites, mais l'idée de savoir si chaque partie de la vie, si chaque parcelle de la vie doit être soumis aux logiques de rentabilité, doit être soumis aux logiques financières, à la concurrence, à la spéculation, c'est une question importante et c'est une question qui a une connexion avec ce qu'on fait quand on gère une ville de savoir s'il doit y avoir des biens communs qui s'échappent des logiques privées, des logiques de rentabil abilité de savoir s'il y a des espaces publics dans la ville qui doivent pas être soumis à la concurrence de savoir s'il doit y avoir du logement social qui échappe aux logiques de spéculation immobilière. C'est la même question qui est posée. Alors tenez-en compte.
Tenez en compte. Bon, vous avez été patient, on vous remercie parce que on a fait un meeting assez long et puis c'était un peu un prototype. On espère que ça vous a plu.
Alors bon, vous connaissez le vous connaissez le castet du meeting si vous vous dites à chaque fois comment on va terminer et puis comment on est à Toulouse aujourd'hui et qu'on s'est dit que en tout cas je me suis dit que ça serait bien de finir par en lisant les paroles d'une chanson et comme on est à Toulouse choisi une chanson qui a été composée durant la dictature franquiste en Espagne. Vous la connaissez certains, ça s'appelle les Staka. Vous connaissez ?
Bon, je lis les paroles en français. Non, je la chante pas parce que je chante mal mais après vous pouvez chanter après moi. Petit, vois-tu ce pie de bois auquel nous sommes tous enchaînés ?
Tant qu'il sera planté comme ça, nous n'aurons pas la liberté. Mais si nous tirons tous, il tombera. Ça ne peut pas durer comme ça.
Il faut qu'il tombe, tombe, tombe. Vois-tu comme il penche déjà ? Si je tire fort, il doit bouger.
Et si tu tires à mes côtés, c'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe et nous aurons la liberté. Merci beaucoup. Vive la liberté, vive la lutte.
Vive la mobilisation jusqu'à la victoire. [Musique]
Jean-Luc Mélenchon