MACRON SUR TF1 : LA GRANDE COMÉDIE, L'ÉNORME PROPAGANDE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00Thomas PorchetFait
« Il y a un rapport qui est sorti un an après qui a été fait par ce maire, un rapport sur l'inégalité des territoires. »
- 25:00Thomas PorchetFait
« La fameuse Alliance des gauches, on en a un tout petit peu parlé ensemble la semaine dernière. »
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Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel Instant Porscher. Je suis ravie de vous retrouver chaque semaine comme d'habitude pour débriefer, analyser, comprendre l'actualité avec Thomas Porchet, surtout pendant cette période présidentielle où nous avons tant de discours politiques qui gravitent autour de nous. Au programme, aujourd'hui, on va chercher les dessous de l'entretien de notre président de la République, Emmanuel Macron sur TF1 mercredi dernier.
On décrypte le discours de Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes quand il dit vouloir maîtriser nos dépenses de santé. Et enfin, nous reviendrons sur la fameuse Alliance des gauches. [Musique] Avant de commencer cet épisode de l'instant Porsché, je voulais vous parler d'un sujet très important.
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Ce qui signifie que si vous nous donnez 100 € il vous en coûte seulement 34. On commence cet instant Porsché en allant comprendre et fouiller l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1 mercredi dernier. Alors au départ, j'aurais aimé vous diffuser des extraits de l'entretien pour en discuter et décrypter ensemble ce qu'on a pu également faire dans la contre matinale de jeudi dernier.
Mais impossible de diffuser des extraits car ils sont bloqués systématiquement sur YouTube par TF1, LCI et la famille BIG. Et pourtant dans ce pays, la loi est claire. Les discours du président de la République relèvent de l'exception au droits d'auteur.
Ils ne peuvent donc pas être privatisés et personne ne peut se les approprier. Et on comprend pourquoi le législateur a voulu qu'il en soit ainsi pour garantir le débat politique, la parole critique et citoyenne sur une intervention officielle du chef de l'État. À partiré terminé Thomas, on va quand même en parler ensemble.
Macron nous a confié he qu'il avait pris conscience des inégalités, qu'il avait redressé l'hôpital public. Toi, qu'est-ce que tu penses de sa position et de son discours sur ces sujets qu'on a entendu mercredi dernier ? Alors moi ça m'a ça m'a fait beaucoup rire parce que il y a vraiment le Macron de 2017 et puis là il y a le nouveau Macron hein.
On en a eu l'impression qu'il a failli pleurer trois fois là au moment des inégalités quand il a commencé à aborder ce thème-là en disant qu'il avait été en scène Saint-en qu'il avait rencontré un maire de d'une ville. Alors on sait que c'est le maire de de la Courneuve Gill Pou puisque dans une autre interview il avait dit que c'était ce maire là qui lui avait dit voilà que les enfants qui ne vont pas à l'école ne peuvent pas se nourrir quand les parents allaient encore travailler pendant la pandémie. puis il nous raconte pareil que l'hôpital s'est mobilisé, que les médecins retraités, des étudiants et que ça a été quelque chose de beau.
C'est ce qu'il nous dit euh avec un gros plan sur son visage. Mais vraiment, on s'est cru dans dans au théâtre. C'était assez en terme de forme euh c'était assez on était proche des des grandes années de propagande pour moi de de de certains euh pays excommunistes.
Mais ce qui est assez marrant, c'est que OK, il dit ça très bien, mais c'est quoi le Macron de 2017 que les gens ont porté ? C'est quoi ? C'est déjà Macron qui avait dans son programme de 2017 une économie de 15 milliards sur l'assurance maladie.
Donc à l'époque l'hôpital, autant dire que c'était plutôt la purge du système de santé publique. C'est aussi quelqu'un qui avait dit par exemple puisque là maintenant il s'est rendu compte qu'il y avait des inégalités mais qui avait dit que un des des grands malaises français c'était cette volonté d'égalité qui s'était transformée en en égalitarisme jaloux. C'est ce qu'il a dit quand il était ministre de l'économie.
Puis là, il se rend compte que oh, au final, il y a des inégalités en France. Et moi, ce qui me dérange beaucoup, c'est que quand il a été en Sani et qu'il a rencontré ce maire, c'est très bien, c'est une bonne chose euh qui qui qui rencontre un maire et qu'il aille en Sani à plus de 40 ans. Mais il y a un rapport qui est sorti un an après qui a été fait par ce maire, un rapport sur l'inégalité des territoires et prenant comme exemple notamment la Courneuve, mais d'autres d'autres villes de France.
Moi, j'avais écrit la préface de ce rapport avec le maire de la Courneuve. On avait même rencontré la conseillère sociale d'Emmanuel Macron en lui présentant un certain nombre de chiffres qui étaient hallucinants sur le les taux de pauvreté qu'il y avait dans cette ville-là, sur les manques de fonctionnaires, sur la baisse des dotations aux collectivités locales qui ont été divisées par depuis Hollande et poursuivi par Macron. Il y avait tout un tas de chiffres qui étaient très clairs et qui n'ont pas emmené de réaction.
Et à ce moment-là, mais quelques mois avant la pandémie, il y avait les les professeurs du lycée Jacques Brêel de la Courneuve qui manifestaient devant le rectorat parce qu'on passait les effectifs de leur classe de 28 à 35. Et vous savez que euh dans ces villes-là euh sep h élèves de plus, c'est pas pareil que à Henri sont des élèves qui vivent dans des familles où où il où il y a une famille sur deux qui est sous le seuil de pauvreté, où il y a parfois un cumul de désavantage et où si on veut donner des chances à ces élèves-là qui partent avec des des sacs de de sable accrochés au pied, ben justement, il faut faire en sorte euh qu'il soit moins par classe. Et en plus, il y avait une suppression des cours du soir pour manque de moyens.
Et ce que demandaient les professeurs, c'était de revenir à des classes de 28 et de faire revenir ses cours de soir. Personne n'a répondu à ça. Et à la rentrée là, cette rentrée là, puisque Macron avait déjà rencontré le maire, il y avait toujours pas d'infirmière dans ce lycée-là alors qu'on est toujours en pleine pandémie et qu'il y a plus de 1000 élèves.
Donc vous voyez, il y a les mots comme ça et puis après il y a les actes qui sont toujours éloignés des mots et puis même de manière générale quand on se pose de minutes, on se dit quand même on a élu un président de 40 ans qui nous annonce en fait qu' qui connaissait pas vraiment la France en fait il connaissait une partie de la France les grandes écoles ça c'est sûr on en a beaucoup parlé au fonctionnaires aux finances Rothchield les commission Athalie et cetera, les les ministères mais la France en elle-même il nous l'avoue là finalement que avec les gilets jaunes qu'avec ses visites en Sintis, que avec ses visites à l'hôpital, bah il a découvert finalement son pays. Et ça c'est un vrai problème. Et je vais je je je finis làdessus, c'est que je je vais faire une petite un petit parallèle avec Bruno Lemer.
Bruno Lemè a sorti un livre dans le début dès le début de son livre, il explique que il était avec Deilpin sous les dorures euh au au quand de Vilpin était premier ministre. Donc il était sous les dorures et cetera avec de Villepin et puis qu'il a été élu député de l'heure et que là il a été rencontré dans sa permanence une jeune femme. Et là il vous explique à quoi ressemblait la permanence en faisant un parallèle avec les dorures qu'il avait connu avant et là il se dit où j'ai rencontré quelqu'un qui était assistante médicale qui avait des problèmes d'argent, je n'ai pas su l'écouter et j'ai vu que plus plus tard elle était elle était devenue gilets jaune.
Donc là, on a pareil un ancien ministre qui est né à Neïi, qui a fait des grandes écoles et cetera qui théorise le fait qu'il rencontre pour la première fois une partie de la France qu'il ne connaît pas. Et là Macron, c'est ce qu'il a fait dans cette interview sans s'en rendre compte. Il a voulu nous dire qu'il a changé mais il a théorisé le fait que à 40 ans, bah il a découvert qu'en France il y avait des inégalités, qu'il y avait des gens qui qui trimaient, que l'hôpital public était au bout, que les profs étaient au bout, qu'il y avait une colère chez certaines classes de la population et qu'il fallait y remédier.
Donc là, il y a quand même un un un vrai problème de déconnexion qui a été mise au grand jour en réalité dans cette interview. Il a dit beaucoup de choses, hein, euh ce soir-là. Il a dit aussi "Mes valeurs ne sont pas celles président des riches." Euh donc, il s'est vraiment défendu contre ça.
Est-ce que toi tu es d'accord avec cette phrase-là ? Mais moi, je regarde les les faits encore une fois, les les premières mesures qui ont été mises en place quand quand Macron est passé au pouvoir, les premières mesures qu'il a mis tout de suite en place très rapidement, il a même pas attendu 3 mois, c'est la baisse de l'ISF. Donc le la baisse de la fiscalité, le enfin la réforme sur l'ISF qui ne taxait plus tous les placements financiers.
Alors il faut le répéter hein, quand vous avez 1 million 1300000 € de fortune, ce qui est pas mal, souvent elle est composée majoritairement d'immobiliers. Là ça n'a pas changé, vous payez toujours l'ISF. Par contre quand vous avez 20 30 millions d'euros de fortune, ce qui concerne une petite partie de la population, 80 % ce sont des placements financiers.
Et là, ça veut dire que sur cette fortune là, sur 80 % vous ne payez plus d'ISF. Donc il a inventé Macron la régressivité sur les plus sur les plus riches. Plus vous êtes riches, moins vous allez payer euh d'ISF.
Donc il a offert 4 milliards de baiss de fiscalité à c'est 1 % de la population qui qui détiennent 25 % du patrimoine global français, c'est-à-dire tous les tous les bâtiments et tout ce qu'il y a dans les comptes dès le début. Puis il a fait la flat taxe, c'estàdire une baisse de taxe sur les revenus financiers. Quand vous êtes au SMIC, vous avez pas de revenus financiers.
C'est quand vous êtes dans les 10 % les plus riches et plus vous êtes riches, plus vous en avez. Puis il a fait la loi travail qui réarmait le patronat face au salariés puisqu'on a le droit maintenant de changer les salaires, de modifier les temps de travail au cœur de l'entreprise. Donc il a fait une série de réformes très rapides dont certaines qu'il a passé par ordonnance dès le début de son quinquena en faveur des plus riches.
Donc il peut pas dire et sur le reste il a fallu une pandémie et cetera pour qu'il se rende compte des choses. Donc c'est un président clairement qui a qui est un président des riches parce que c'est les les mesures réformes globales qu'il a fait si on fait le bilan de San Kakena est en faveur des plus riches. Derrière cette interview, c'est quoi sa stratégie politique selon toi ? parce qu'on a vraiment pu l'entendre dire certains sont en campagne, votre serviteur non, moi je ne fais pas de politique.
Moi je pense que là ce qu' ce qu'on ce qui s'est dit, c'est pour ça qu'il a fait cette interview et c'est pour ça qu'il y avait tous ces moments émotion dans cette interview où vraiment il il expliquait que voilà, il s'était rendu compte d'un certain nombre de choses. Moi je pense que Macron sa stratégie ça a toujours été d'occuper le plus le centre possible et de laisser de gauche comme à droite qu' ce qu'on va appeler les extrêmes. Là il a vu qu'à droite je pense qu'il a pris tout ce qu'il pouvait prendre parce qu'il ne restait pas grand-chose. qui resté des miettes que Valérie PC a récupéré mais il a pris vraiment beaucoup à droite et dans les derniers dans les derniers sondages des élections notamment européennes tous les gens qui avaient voté Fion se sont rabattus souvent sur Macron donc il se dit là Valérie PCR récupère les miettes sur une stratégie très dure un peu à la à la à la Fillion c'est-à-dire 500000 postes de fonctionnaires en moins, elle est capable de nous sortir des des coupes très fortes sur la dépenses publiques, mettre la dette au devant des choses assez brutales.
Donc lui là-dedans, il veut apparaître comme le réformateur éclairé, mais le réformateur quand même. Je vais faire la réforme des retraites et cetera, mais chaque chose en son temps, mais je vais faire les réformes. Voilà, je suis pragmatique.
Donc là, il y a plus rien à récupérer. Et puis il dit finalement c'est c'est très bien que moi je sois de la d'une droite un peu à la le parce que PCR va être obligé d'être de plus en plus à droite et à la fin peut-être même être du côté de de qui a des superpositions avec l'extrême droite. Donc là-dessus, il a plus rien à récupérer.
Par contre, qu'est-ce qu'il voit à gauche ? Il voit à gauche qu'il a récupéré déjà énormément. Enfin, faut voir ce qu'il a récupéré à la primaire du PS Vals de Rugier Jean-Pass Pascal Duran, Pascal Campfin chez Europe écologie ver il a récupéré comme un fou mais il se dit il y a encore quelque chose à récupérer notamment avec le naufrage d'Annie Dalgo qui marche pas très bien.
Il se dit bon, il faut que j'apparaisse comme un mec, voilà, qui reste crédible et qui va pas casser la baraque face à ceux qui veulent casser la baraque et qui s'est rendu compte quand même que il y avait un problème sur le climat, sur les inégalités, sur l'hôpital un peu le service public et qu'on va faire en sorte que sans être démago de bien traiter ces histoiresl. Donc il y a une volonté vraiment là d'aller chercher, on va dire quelques voies ce celle qui reste sur la gauche social-démocrate. Clairement, moi je pense que c'était ça son objectif et c'est pour ça qu'il nous a fait un truc.
J'ai compris la France, je suis triste. C'est des séquences émotions avec des gros plans où il était à la limite de pleurer. C'était pour charmer la gauche social-démocrate.
Voilà. Parce que la gauche finalement un peu plus extrême, elle ne pourra pas tomber dans dans le piège de Macron. Elle est trop elle est beaucoup trop loin.
Il faut maîtriser nos dépenses de santé. C'est ce que nous affirme Pierre Moscov ici, premier président de la Cour des comptes et ancien ministre de l'économie et des finances sous François Hollande. Qu'est-ce qu'il veut dire par là ? en pleine pandémie et crise de l'hôpital public.
On l'écoute, il était sur France Interre mardi 14 décembre. Pour des comptes donc prône un certain nombre de réformes dans la santé en vue de faire des économies, on l'a entendu. Qu'est-ce que tu en penses toi ?
Mais je trouve ça assez grave mais ça ne m'étonne pas de la Cour des comptes. En fait, la Cour des comptes, pandémie ou pas pandémie, crise ou pas crise, elle va dire toujours la même chose. Grosso modo, il faut réduire les dépenses publiques et notamment les dépenses de santé.
Il faut faire en sorte que les français travaillent plus longtemps. Il faut qu'il y ait moins de fonctionnaires. Il faut baisser la dépense publique.
C'est toujours la même chose. Et là, ce qui est grave, c'est que ce discours-là, qu'on le prenne post pandémie parce qu'on en est pas encore sorti. On est en plein dedans, on parle de 5e 6e vague, l'hôpital est à bout.
Mais en qu'on soit en pleine pandémie ou qu'on soit avant la pandémie, le discours ne change pas. Donc on vous parle de baisser les dépenses publiques, maîtriser, faire en sorte de mieux organiser, c'est toujours la même chose. Donc je je suis pas surpris mais je pense que il faudrait à un moment se poser la question de l'utilité de la Cour des comptes en fait parce que la Cour des comptes devrait faire de la pédagogie justement sur les comptes, sur l'utilité de la dépense publique, ce que ça rapporte ou pas et ainsi de suite.
Mais ce qu'elle fait en fait c'est que elle fait toujours de ce sont pas des économistes, hein, ce sont plutôt des juges, mais elle fait toujours le même type de constat. C'est-à-dire la seule politique qu'elle défend, c'est une politique d'économie constamment. Euh, quelle que soit la conjoncture et quels que soient les besoins.
Tu as commencé à le dire, on l'a vu. Moscou ici, il a fustigé la dépense publique, mais il dit être contre l'austérité car cela appauvrit le service public, hein, je le cite. Il parle de gisement, d'efficacité et d'organisation, de numérique, de développer les professions intermédiaires, d'augmenter les tarifs hospitaliers, bref en avant la performance.
Qu'est-ce que tu penses de cette déclaration toi ? Et déjà, alors moi c'est le nouveau truc, comme tout le monde s'est rendu compte que l'austérité ne servait à rien, que l'austérité avait replongé la zone euro dans la crise après la crise de 2008 et d'ailleurs la Cour des comptes soutenait cette austérité, rappelons-le, hein, peut-être que si elle avait pas soutenue à ce moment-là, on en serait pas là, hein. Que ça a mis des années à la France et à la la zone euro de revenir à son niveau de richesse d'avant-crise 2008, quand d'autres pays ont mis beaucoup moins de temps parce qu'ils ont pas pratiqué ces politiques de d'austérité.
Euh donc ça il faut le dire. L'austérité aujourd'hui on ne le dit plus mais malgré tout on propose des politiques qui sont de l'austérité parce que de l'économie c'est rien d'autre que l'austérité. Et son histoire de meilleure organisation de gisement de performance tout ce tout ce vocable ça vient d'où ?
Ça vient du New Management Public et du New Public Management que l'on fait depuis des années à l'hôpital. C'est les tableurs Excel, c'est les rotations de lit. On s'arrange pour que les gens restent moins longtemps pour pouvoir donner.
Voilà, c'est en fait cette histoire de dire on va demander aux gens de faire plus avec moins. C'est ça, c'est à ça que ça sert l'organisation soi-disant là, ce voilà. Et au final, ça finit par quoi ?
Bah, ça finit par ce que l'on connaît dans l'hôpital. Les burnouts, les gens qui sont fatigués, les gens qui ne veulent plus euh travailler dans l'hôpital parce que justement ils voient que le jeu n'en vaut pas la chandelle, ils sont poussés à bout. C'est à ça que ça ça aboutit.
Donc aujourd'hui, il faut partir de la base. Il faut un petit peu écouter le personnel. Qu'est-ce qui demande le le le personnel hospitalier ?
Il manque très simplement plus de personnel, plus de moyens. Voilà, eux, ils sont au cœur de la pandémie. Voilà, que demandent les gens dans les écoles ?
Pareil, plus de moyens, plus de personnel. D'accord ? Aujourd'hui, il y a plus de gens qui veulent être infirmières.
Aujourd'hui, il y a plus de gens qui veulent être profs. Les profs sont font partie des moins bien payés de l'OCDE et on en passe des meilleurs. C'est ça le service public.
Donc attaquer comme ça aujourd'hui en disant oui, il y a des gisements d'efficacité, on pourrait faire mieux avec moins. Il ferait mieux de regarder les chiffres puisqu'il est fait partie de la Cour des comptes. Et moi je le répète souvent depuis 78 1978 la part de la dépense publique qui est consacrée à la fonction publique, c'està-dire aux administrations, est stable.
Donc il nous disent pas que ça augmente, c'est stable. C'est à 18 % du PIB. D'accord ?
Donc la vraie question qu'il faut se poser peut-être aujourd'hui, c'est est-ce qu'il faudrait pas l'augmenter un peu plus ? Et quand on prend quand on va à la base et qu'on écoute ce que demandent les gens et ben ils demandent toujours plus de moyens et plus de personnel. Moscovici a souvent répété que la Cour des comptes ne faisait pas de politique.
Toi qu'est-ce que tu en dis ? Non, mais la Cour des comptes fait de la politique. Euh la Cour des comptes fait de C'est ça en fait qui qui m'embête moi, c'est que des gens aujourd'hui qui vous disent euh il faut que les gens travaille plus longtemps, qui vous disent que oui euh il faut maîtriser la dépense publique qu'on parce qu'on a une des dépenses publiques les plus élevées.
Sans vous expliquer pourquoi nous avons une des dépenses publiques les plus élevées. Parce que vous savez les retraites chez nous, elles sont publiques et par répartition. Si demain on les passe tous en capitalisation et dans le secteur privé, on a une des dépenses publiques les plus faibles euh de la zone euro.
Donc il faut vraiment expliquer aux gens qu'en fait la dépense publique c'est quoi ? C'est seulement un chiffre qui vous indique ce que l'on veut donner au public et donner au privés, c'est tout. Si on a 57 % de dépenses publiques, 57 % du PIB, ça veut pas dire qu'il reste 43 % pour le privé.
C'est faux. En fait, c'est une mesure que l'on compare au PIB, une valeur. En fait, si on on regardait le secteur privé, le secteur privé représente 200 % du PIB si on accumulait les mêmes montants que la dépense publique.
Donc aujourd'hui, la Cour des comptes devrait faire de la pédagogie. Or, ce qu'elle fait, c'est pas de la pédagogie, elle fait de la politique. Et sa politique, ça vise à arriver à réduire les déficits, à faire en sorte qu'on soit à l'équilibre.
Mais je veux dire, ça veut rien dire, hein. Je veux dire, si on avait écouté la Cour des comptes là pendant la pandémie, il y aurait pas eu de chômage partiel, il y aurait pas eu de déficit et la plupart des entreprises se seraient écroulés. les gens n'auraient pas auraient dû survivre dans des conditions horribles.
Je veux dire, il a fallu creuser les déficits pour soutenir l'activité. C'est de la politique macroéconomique contracyclique. Donc c'est c'est c'est enfin dire qu'il faut toujours réduire les déficits et faire des économies et regarder les comptes, bah c'est quelque part appliquer une politique libérale.
Voilà, il faut le dire. Et monsieur Moskovici aujourd'hui, même s'il était au Parti socialiste, mais bon euh bon, on va pas faire de commentaires sur la politique économique du Parti socialiste, mais il applique une politique libéral et la Cour des comptes en fait, c'est le temple du néolibéralisme, il faut le dire. C'est c'est rien de plus, hein.
Et ça et ça tape toujours les mêmes fonctionnaires, les catégories C, les fonctionnaires des collectivités locales. Après, il faut voir Moscovici le salaire qu'il a parce que lui, c'est un fonctionnaire aussi. Et là, on en parle jamais des économies sur les haut fonctionnaires parce qu'il a un salaire qui qui doit être qui dépasse les 10000 €.
Vous voyez ? Tu s'acumule avec ses anciens postes. Tout ça c'est de l'argent public.
Jamais on entendra la Banque de France, la Cour des comptes vouloir réduire le rythme des haut fonctionnaires. Jamais. Là c'est c'est il y a pas de problème.
Par contre quand il faut supprimer des catégories C dans les collectivités locales qui ont une utilité dans le périscolaire qui était en grève il y a 2 jours, dans la culture, dans les loisirs, alors là il y a pas de problème, il faut supprimer. Donc non, il y a il y a je pense que la Cour des comptes euh elle elle doit être réformée de de fond en comble pour justement euh euh faire de la pédagogie sur ce qu'est la dépense publique et son utilité plutôt que de nous dire depuis un peu près sa création qu'il faut faire des économies. La fameuse Alliance des gauches, on en a un tout petit peu parlé ensemble la semaine dernière Thomas.
On va revenir dessus aujourd'hui. La maire de Paris et candidate à la présidentielle Annie Dalgo, a appelé sur le plateau du 20h de TF1 à l'organisation d'une primaire de la gauche le 8 décembre dernier en boîant le pas à l'ancien ministre de l'économie de François Hollande, Arnaud Mondbourg, qui dans une lettre diffusée sur les réseaux sociaux la veille s'est dit prêt à offrir sa candidature et à appeler à un rassemblement de la gauche derrière un projet commun. Annie d'Algo le matin même de sa déclaration affirmait pourtant sur France I qu'une union artificielle ne fonctionnerait pas.
Depuis, Yannick Jadeau et Jean-Luc Mélenchon ont décliné l'offre si je puis dire. Les militants de la primaire populaire depuis des mois eux sont ravis et tentent par tous les moyens de convaincre les personnalités des gauches. S'agitent aussi les rumeurs et surtout les militants qui prennent la candidature de Christian Tobira.
Je ne serai pas candidate", déclarait-elle en septembre dernier, même si aujourd'hui 3 mois plus tard, le doute est entretenu. "Thomas, qu'est-ce que tu penses de cette stratégie encore une fois de primaire et d'alliance des gauches pour gagner l'élection présidentielle ? Alors, moi je suis je suis surpris par la capacité que les gens ont oublié on ont à oublié pardon et donc ce qui les amène à refaire en fait toujours les les mêmes propositions.
C'est un peu comme l'histoire de Macron là pour faire un petit détour. C'est d'ailleurs Macron, il peut nous dire maintenant que c'est un président qui veut lutter contre les inégalités et que ça parce que les gens oublient ce qu'il a été en 2017. C'est la start-up nation, l'ubérisation, c'est fini maintenant, il passe à autre chose.
Mais les gens ont oublié. Donc si vous savez quand les gens sont comme ça, on peut leur faire gober un peu n'importe quoi. Et là sur la primaire, c'est pareil.
Moi j'ai fait partie mais vraiment de l'intérieur de tous les appels à des primaires de gauche qui existent depuis 6 ans. Depuis 6 ans. Je vous fais un petit rappel parce que c'est intéressant.
En 2015, il y a un certain nombre d'intellectuels, Thomas Piquetti, Julia Caget, Thomas Porchet, Raphaël Gluxman et Yannick Jade de politique qui font un grand appel dans Libération qui fait aujourd'appel pour une grande primaire de gauche. À ce moment-là, pourquoi j'ai signé cette cet appel de primaire ? Parce que je me suis dit voilà, il y a une rupture qui se fait avec Vals, premier ministre, Vals, premier ministre, politique de l'ofre de de Hollande, CICE, loi travail et cetera.
Et là, il y a un certain nombre de frondeurs qui disent ça c'est pas ma gauche qui sont des socialdémocrates mais qui disent c'est pas ma gauche. Et vous avez donc un bloc qui se reconstitue Frondeur, monsieur Amont Mondbourg, Cécile du Floot et cetera, Aurélie Félippetti Frondeur et de l'autre côté on va dire la la gauche LFI insoumise et cetera. Et je me dis il y a un bloc là qui peut être majoritaire qui qui se reforme donc je dis pourquoi ne pas organiser dans ce bloc là une primaire.
Ça ça se tenait. On se réunit tous à la Belleville, tout le monde vient et cetera. Ça n'a rien.
La moitié des gens qui ont voulu organiser cette primaire se sont retrouvés avec Macron. L'autre partie se sont retrouvé seul ou avec le PS. Voilà, ça n'a abouti à rien.
Donc moi, je prends acte, ça n'a abouti à rien. Puis après, vraiment, c'est important de revenir à ça. Après, il y a Amont sur une ligne plutôt de gauche hein dans dans la social-démocratie qui gagne les primaires du PS.
Et donc là un certain nombre de de tribunes sortent signé par Caroline de Maxime Combè d'attaque Mathère à l'historienne et cetera disant on veut une alliance Jadeau et moi-même d'ailleurs qui est signé on veut une alliance Jado Mélenchon Amont. Voilà moi j'ai signé les deux tribunes qui ont fait ça plus j'ai signé une autre tribune dans le monde avec Yanis Varoufakis l'ancien ministre des finances pour dire qu'il fallait faire un un bloc antiostéritaire contre Macron. Ça sort, il se parle un peu, rien ne se passe et cetera.
Ça finit comme on le sait. Jado va avec Amon hein, il cède sa place donc je pense qu'il aura du mal à la recéder là et Mélenchon fait tout seul 19 %. Donc là il y avait aussi un autre moment ça s'est pas passé.
Et puis après euh ce truc de primaire est revenu plus ou moins. Alors l'année dernière c'est revenu. Jado les a appelé à se réunir.
Ils se sont réunis alors avec des gens qui étaient élus de En marche Aurélien Taché, Mathieu Orphelin qui sont aussi venus à la Réunion. Enfin, après faut voir où est-ce que on met la limite de la gauche et puis ça n'a abouti à rien. Et là aujourd'hui, ils vous ressortent ça.
Et des gens disent "Oui, c'est la solution. C'est la solution." Mais les amis, je dire mais regardez les six dernières années, c'était les mêmes.
Les mêmes. Ça n'a jamais abouti à une candidature unique. Il y a des grosses différences, il y a des différences majeures.
Ça n'a jamais créé une dynamique quand Jado a lâché sa candidature et c'est courageux parce que je pense que dans une carrière politique, on veut être président, il a lâché sa candidature pour aller avec Camon, ça n'a pas entraîné de dynamique. Je dirais même l'inverse si regarde le sondage, c'est ça n'a fait que couler. Donc ce n'est pas la solution.
Et pourtant, il y a des gens qui ressortent ça. Et moi, je veux dire, je pense qu'une grosse partie des gens, peut-être qu'Anidalgo ne le pense pas, peut-être qu'Anaud Monbourg là, bon après les la grosse erreur qu'il a fait, il n'a que ça pour sortir un peu en beauté. Mais je pense qu'il y a derrière aussi beaucoup de gens qui font pression pour se partager plutôt les postes d'après, les postes des législatives parce que derrière il y a beaucoup de gens qui ont peur de perdre leur poste.
Je pense que beaucoup de gens du PS là se disent que s'ils font un score à 4 5 % ça va être dur pour les législatives. Donc il faut au moins faire des stratégies d'alliance pour pouvoir se on va dire se partager les circonscriptions. Et là-dessus, ils sont très très forts.
Donc vous voyez moi quand on me parle d'alliance des gauches, moi je vois qu'une seule chose. Je vois Alliance des postes et par expérience de ma moindre expérience politique de rencontré, il y a beaucoup de gens qui savent toujours où se trouvent les postes et qui finissent par les trouver. Je l'ai dit certains prestent au bira de revenir.
Toi, qu'est-ce que tu penses de cette proposition ? Mais alors pour moi depuis le début la primaire populaire c'est un truc qui sert à faire émerger quelqu'un comme Tobira parce que enfin à un moment si on est si cette question-là euh turbine beaucoup les gens de gauche, bon bah il regarde les sondages, il regarde aussi l'ancienne présidentielle, il regarde on va dire euh l'homme ou la femme de gauche qui est la qui est la mieux à même de gagner et tout le monde se met en ordre de bataille d'ailleurs cette personne-là. D'ailleurs, peut-être que là, plutôt que de proposer une primaire comme le fait Mondbourg, enfin ou une alliance comme le fait Mondbourg ou ou une primaire comme le fait Hidalgo, il ferait mieux de s'effacer et de choisir un autre candidat qui les représenterait mieux.
Je sais pas Hidalgo pourrait dire je n'y vais pas, c'est Jado en fait qui voilà et je soutiendrai Jado mais ils veulent pas faire ça. Ils veulent parce que il y a cette histoire comme je vous l'ai dit de poste. Donc pour moi Tobira en fait c'était vraiment voilà de la primaire populaire, il ne pouvait émerger que quelqu'un comme Tobira.
Et d'ailleurs, depuis le début, on nous raconte ça. Tobira, elle est numéro 1. Les gens veulent que ce soit Tobira et cetera et cetera.
Bon, moi Tobira, j'ai rien contre. Je constate juste un certain nombre de choses. C'est une militante antiraciste, ça on est tous d'accord, une militante sur les questions sociétales qui est extrêmement douée et qui qui est une personne voilà qui qui a une culture générale, enfin mais sur l'économique, n'oublions pas quand même que elle est restée très longtemps dans le gouvernement Vals.
Je veux dire tout le monde Cécile Duflot est parti. Aurélie Félippéti est parti, Mondbour est parti, Amon est parti, les frondeurs étaient là, elle est restée. Le CICE, la loi travail, les baises de dotation collectivité locale, ça l'a pas dérangé.
Elle a mis du temps à partir et donc moi sur les défis qui nous amènent après 2022 qui sont quand même pour moi et on l'a vu avec l'histoire de la Cour des comptes des coupes très très fortes sur l'état social sur l'assurance maladie sur l'assurance chômage sur les retraites sur les l'a des aides sociales. Je me dis Tobirage je sais même pas si elle va elle va elle va va sentir ce truc. Enfin, je voyez sur d'autres choses.
C'est vrai qu'on est dans un dans un climat délétaire où il y a on parle beaucoup de d'immigration, on parle beaucoup de choses assez horribles et là-dessus ça fait du bien d'écouter Tobira. Mais sur la question économique qui est au cœur en réalité de la campagne, même si les médias en parlent moins mais qui est au cœur, je moi je serais très inquiet parce que je pense que elle est capable de de laisser la case de l'assurance maladie, de faire des économies sans aucun problème parce qu'elle l'a déjà fait dans le passé et y compris dans ses engagements du passé. La question économique, c'est pas la question, elle est la plus euh la la plus forte là-dessus.
Elle est plutôt même libérale. Donc moi la Tobira, ça fait plaisir à une gauche qui est moi, j'appellerai ça toujours la gauche déconnectée. C'est-à-dire la gauche qui est toujours sensible à ce qui se passe très loin mais très peu euh à ce qui se passe euh très près.
C'est-àdire le périscolaire, ça la touche pas. Alors pourquoi ? Peut-être que les enfants sont dans des écoles où il y a pas de périscolaires privé.
Peut-être que les enfants sont gardés par je ne sais quoi. Quand on a un enfant qu'on met dans le public, on a été affecté. Déjà, on voit le périscolaire travailler puis on a été affecté par cette grève.
Il y a très peu de gens de gauche, je crois, par monsieur Roussell qui ont soutenu les grèves du périscolaire et ça c'est un vrai problème. Ça en dit beaucoup sur la gauche pour moi, vous voyez. Et ça la gauche Tobira, je pense que le périscolaire, elle s'en moque.
Je pense que les collectivités locales, elles s'en moquent. Et donc je pense que moi Tobira, c'est le candidat de de de la primaire.org et d'une partie de la gauche, mais ce sera pas un candidat qui qui qui changera la vie des classes populaires.
Justement, tu en parles, compte tenu de la crise, pourquoi la gauche de toi n'arrive pas à être en tête des sondages aujourd'hui ? Je je sais je sais pas, je c'est très difficile à dire, mais moi je vois qu'il y a il y a quand même un disons-le hein, il y a il y a des gros thèmes de campagne qui sont prises par une partie des chaînes qui ont été mises en avant des des thèmes sur l'immigration, sur la sécurité et cetera. Euh quand vous défendez d'autres thèmes, je pense sur le périscolaire, sur les collectivités locales et tout, bah ça fait beaucoup moins le buzz, on va dire médiatique que ces thèmes là.
Euh mais après, malgré tout, je pense qu'il faut faire son autocritique. Euh je pense que ce qui a fait le le la force un moment du Front National, c'est de repartir des problèmes des territoires. Enfin, c'est pas pour rien qu'il y a une grosse partie des territoires du nord qui qui sont les plus appauvris qui étaient des anciens bastions communistes qui sont passés au Front National.
Pourquoi ? parce que le Front National leur a parlé de protectionnisme, leur a parlé de réindustrialisation, leur a parlé de choses comme ça. Alors qu'à l'époque le PS leur parlait de traité de libre échange avec le Canada, de mondialisation et de de d'énormément de sociétal.
Et aujourd'hui, c'est ça en fait qui a manqué pendant très longtemps à la gauche, c'est qu'elle n'a pas elle n'a pas parlé en fait des problèmes, moi je pense du quotidien des Français et et je pense aussi il y a eu tellement de trahison que même quand elle en parle aujourd'hui, il y a une grosse partie qui n'y croit pas. Si demain on dit écoutez, je vais mettre tant de milliards dans l'hôpital où je vais recruter 100000 postes de fonctionnaires, ce qui coûterait l'équivalent de ce qu'on a perdu avec l'ISF, 4 milliards, c'està dire pas plus, pas plus pour avoir 100000 postes de fonctionnaires dans l'éducation, dans l'hôpital ou dans la petite enfance, bah les gens n'y croient plus. Ils disent non, ils préfèrent que tu leur dises "Écoute, je te supprime la taxe machin, ça te fera 100 € en plus." ou de te dire écoute je sais que tu es mal demain tu vas très mal donc je vais faire en sorte que je vais virer une partie des immigrés comme ça toi tu auras tu garderas ton poste et il préfère entendre il croit plus à ce type de discours qu'un discour on va dire de d' Donc ça c'est un problème mais moi je pense ce problème est dû au fait que pendant un certain temps la gauche ne s'est pas occupé de ça je veux dire moi je me souviens de qu' avait ça avait dans les journaux hein que les gens du PS disaient on peut passer des heures à parler de telle chose telle chose de tel problème sociétal et on va parler 3 minutes du SMIC vous voyez et là il y a un vrai problème c'est que la la majorité des gens qui vivent sur le revenu médiant.
Ils ont des problèmes de fin de mois difficile. Ils ont des problèmes de de transport en commun. Ils font partie des gens des 22 millions de français qui ne partent jamais en vacances.
Euh et et tout a été fait en fait ces dernières années pour rendre la vie de ces gens-là encore plus difficile. Donc si on part pas de la base pour faire un programme et qu'on reste sur de l'incantation, sur de l'humanisme un peu bébette, sur des choses comme ça, bah voilà, ce sera toujours la gauche un peu déconnectée, ce qu' ce qu'on a appelé jadis la gauche caviare. Et il y a une partie de cette gauche là qui va vous dire "N'achetez pas de sapin de Noël". enfin qui reste sur des thématiques qui sont annexes au vrai problèmes de la majorité des Français, c'est-à-dire 50 % des Français qui vivent sous le revenu sous le revenu médian qui sont des des problèmes de fin de mois difficile, des problèmes de de vie quotidienne extrêmement difficile.
Et moi, je pense que c'est là-dessus qu'il faudrait vraiment axer le travail parce que pendant des années, moi je pense que la gauche, une partie de la gauche, la gauche social-démocrate notamment a oublié ces classes populaires là. Merci Thomas. Avant de conclure cet épisode de l'instant Porsché, je vous rappelle donc que le Méia TV entre dans sa campagne de don de fin d'année qui conditionne sa survie.
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