MACRON NOUS FAIT LA GUERRE, ET LA MACRONIE CRAQUE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il y a des phrases ou des tirades qui pour une raison ou une autre finissent par rentrer dans l'histoire comme celle-ci j'invite tous les Français qui veulent rester libre à m'écouter et à me suivre ou peut-être comme celle-là celui qui n'accepte pas la rupture la méthode ça passe ensuite celui qui ne consomme pas à la rupture avec l'ordre établi au lit il a je le dis il ne peut pas être adhérent du parti socialiste [Applaudissements] ou alors comme celle-ci personne n'a craqué personne n'a craqué et nous sommes là devant vous pour la réforme oui oui smok même pas enfin juste un chouïa au fond le point commun de ces prises de parole c'est qu'elles ont su résumer à une époque donnée un état d'esprit un combat une disposition mentale un air du temps une thématique celle de la nécessité de la résistance pour la première de la rupture avec l'ordre établi pour la seconde et du craquage c'est-à-dire de la guerre des nerfs pour la troisième guerre des nerfs guerre sociale guerre tout court c'est bel et bien une guerre qu'Emmanuel Macron mène au peuple dont il est censé être l'élu et c'est peut-être parce qu'ils en sont conscients que les macronistes s'en trouvent mal à l'aise stressée irritable susceptible et multiplie les craquages diffusés en direct alors que le match vient juste de commencer vous regardez un nouvel épisode de l'actu démasqué [Musique] mais qu'est-ce qui leur arrive qu'est-ce qui arrive au député macroniste Christopher viceberg il a suffit que le gilet jaune Jérôme Rodriguez l'accuse de n'être jamais entrée dans un Lidl histoire de pointer du doigt la déconnexion du pouvoir pour qu'il se mette dans tous ses états moi je vais vous dire une chose allez encore un peu n'importe quoi mais c'est insupportable mais vous rendez compte encore scénario similaire pour Marlène Schiappa sur le plateau de l'émission c'est ce soir sur France 5 tout commence par une mise en cause assez dure de son travail par la réalisatrice et autrice Andrea Bescond qui se décrit comme une militante contre les violences masculines faites aux femmes et aux enfants il y a des gens des femmes qui meurent des femmes qui sont violées il y a une tentative de viol et bien 18 enfants Violetta une femme qui meurt tous les deux jours oui je vous la prends visiblement à votre place honnêtement je serai pas comme ça de sortir un livre vous voyez alors c'est bien visé et c'est aussi assez Marlène Schiappa en est à son onzième livre depuis qu'elle est le gouvernement soit plus d'un livre par an tout de même et les mauvaises langues ne cesse d'ironiser en mode soit elle fout rien dans son ministère soit ses livres sont nuls mon petit doigt me dit que c'est peut-être les deux ah c'est pas gentil ça bref piqué au vif parler mais en avance son vécu et ses blessures intimes les violences sexuelles mais merde comment j'ai quelqu'un qui a été tué du coup de fusil comment on pouvait s'y attendre son interlocutrice ne recule pas et Marlène Schiappa brandit certes on va l'épée de Damoclès de l'ascensionnement sur ce plateau pardonnez-moi pardonnez-moi on n'a pas on n'a pas trouvé que c'est serein de me dire à moi que je connais pas les violences faites aux autres pourquoi je suis engagée sur ce sujet depuis l'âge de 15 ans s'il vous plaît de quoi ces craquages sont-ils le nom au risque de sombrer corps et bien dans la psychologie du comptoir osons une hypothèse les macronistes qui sont tristes donc auto persuadé d'être le camp du Bien ne supporte pas d'être associé de manière systémique à la violence à l'absence de conscience sociale à la dureté et pourtant ces derniers mois les choix radicaux de leur champion l'irasibilité de son obstination et des moyens qu'il utilise ouvertement pour écraser des adversaires qu'il tient pour des ennemis dévoile la nature du projet auquel il participe souvenons-nous de ce qu'il disait à l'ère du covid nous sommes en guerre nous y revoilà et même les plus bienveillants les plus malhonnêtes des commentateurs ne peuvent plus faire semblant d'ignorer la brutalité de la guerre sociale qui s'accélère devant nos yeux dans une sorte d'extraordinaire clarification Macron est en guerre et ne le cache même plus si l'on s'en tient au sondage sur les soutiens et les adversaires de sa réforme il est en guerre contre les classes laborieuses contre les Français les plus modestes au profit des plus riches plus privilégiés que jamais dans l'histoire récente c'est l'économiste Michael Zemmour présenté par BFM comme l'économiste qui fait trembler le gouvernement qui en parle le mieux pourquoi est-ce qu'il choisit cette réforme maintenant ça vient pas d'abord des retraites il y a des réglages à faire sur les retraites mais on aurait pu faire différemment ou plus tard il choisit de faire une réforme maintenant qui fait des économies pour des questions de finances publiques faites le gouvernement a un objectif de réduction de son déficit à 3% en 2027 et il sait lui-même créé une difficulté en baissant les impôts sur les entreprises la baisse des impôts de production et en baissant les notamment sur les ménages aisés la taxe d'habitation donc il se crée un déficit alors même qui doit le réduire on est aujourd'hui à environ 5%. et pour réduire ce déficit il a fait un choix celui de réduire les dépenses publiques vite et pour réduire les dépenses publiques il a choisi les retraites nous avons à faire une sorte de Robin des Bois inversés qui prend au pauvres pour donner aux risques et qui est prêt à mettre la France à feu et à son pour maintenir le statut quo qui la construit ok on l'a dit et redit mais façonné encore une fois et n'y revenons plus Macron est donc en guerre et pas disposé à discuter avec ses ennemis avant de les avoir sinon écrasé du moins considérablement affaibli et ces armes de guerre sont banalement classique tout art de la guerre repose sur la duperie disait Sunzu dans son célèbre ouvrage justement intitulé l'art de la guerre et là du Prix Première la rue à partir de laquelle toutes les autres prolifèrent et ben elle est de nature depuis l'élection de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen en 2002 la classe politique a intégré dans son logiciel le bénéfice qu'elle pouvait tirer de la montée en puissance du FN puis du RN en challenger et aussi de sa présence au second tour élu grâce à cette formule en 2017 Emmanuel Macron a tout fait pour la rendre possible à nouveau en 2022 on se souvient par exemple de hallucinant débat entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin en février 2021 comment oublier en effet cet extrait Madame Le Pen dans sa stratégie de dédiabolisation on revient à être quasiment un peu dans la molles je vous trouve faut vous reprendre des vitamines vous êtes pas assez dur je trouve là vous êtes prêtes si je comprends bien n'aime pas légiférer sur des cultes et vous dites que l'islam n'est même pas un problème non vous êtes partiellement ça va décevoir beaucoup de électeurs j'imagine Madame Le Pen hein un peu branlante là un peu un peu molle sur les questions prenez des décisions fortes et aussi cet extrait faut travailler pour le prochain débat présidentiel parce que vous serez encore de juger accompli bref la du Prix Première je le disais a consister à dire entre les deux tours de la présidentielle de 2022 et juste après ce que l'ennemi attendait qu'on dise par exemple de gauche moi qui connaît bien la gauche moi qui connaît beaucoup de gens qui ont choisi Jean-Luc Mélenchon c'est bien je sais très bien il y a plus de que nous avons des idées différentes mais des valeurs communes ou encore que non moi non pour soutenir les idées que je porte mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir et puis subrepticement tout à coup je pense qu'il y a comme vous dites dans une démocratie des règles et un bon fonctionnement il faut que les choses soient dites au moment où les choix démocratiques sont faits et à l'élection présidentielle qui s'est tenue somme toute il n'y a que quelques mois et aux élections législatives qui ne se sont tenues y compris qu'il n'y a quelques mois les choses ont été dites clairement c'est ainsi que le piège se referma on peut s'indigner et considérer qu'un tel cynisme et porteur de lourd nuages et même d'orage violents que cette instrumentalisation de nos institutions finira par les achever car que dit la constitution de la très imparfaite Cinquième République la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice prends le peuple est manifestement visiblement en désaccord avec ceux qui sont a priori c'est représentants quand ils descend dans la rue pour contester l'exécutif comme jamais dans la mémoire nationale quant à l'Assemblée nationale comme au Sénat des dispositions constitutionnelles jamais utilisées ou presque sont utilisés pour fermer la bouche d'une partie des représentants en question et quant au final ce sont les républicains c'est-à-dire une force qui représentait aux dernières présidentielles et législatives moins de 3% des inscrits qui permettent à la réforme de Macron d'être adopté dans une des deux Chambres législatives on peut dire qu'on est dans une crise de la représentation et que le seul moyen politique d'en sortir sans voler au peuple la souveraineté nationale dont il est le seul dépositaire c'est la voix du référendum mais nous ne sommes pas ici en politique comme qui dirait nous sommes en guerre selon toute évidence dans un premier temps le pouvoir a pensé à se servir des armes classiques de fragmentation de l'opinion publique dans le style les vilains cheminots raffineurs si privilégiés contre les gentils travailleurs ubérisés ces héros des temps modernes les vilains politiciens de la nuit pèse adepte de l'obstruction contre les gentils syndicalistes raisonnables désirant l'examen de l'article 7 les gentils grévistes pacifiques contre les méchants grévistes bloqueurs mais cette fois-ci ça n'a pas trop pris corps de trop puiser colère trop généralisé les sociologues nous diront pourquoi heureusement pour la macronie et aussi un peu pour les chaînes d'infos la grève des éboueurs est arrivée et le sujet des poubelles jonchon les rues de Paris avec dans les rues de la capitale les poubelles débordent et les déchets s'entassent jour après jour sous le regard des abusé dériverains c'est inadmissible je trouve et c'est honteux de voir Paris que ce soit dans tous les quartiers ce soit dans le 16e dans le 14e c'est vraiment épouvantable je dirais même plus ses propres mots épouvantables dans le 16e arrondissement les passants doivent se frayer un chemin pour continuer leur parcours des tas d'ordures de plus en plus envahissants qui pourrissent la vie de cet habitant d'être vu c'est abominable avec je suis exaspérée et curé que des mesures urgentes ne soient pas prises vous vous imaginez à cause de ces gens-là ça grouille de petite bête les souris et les rats profitent de la situation c'est envahydra il y en a plein il suffit d'aller derrière c'est envahira alors j'ai une phobie totale donc là le soir je dois aller travailler et il faut franchir ça donc c'est horrible donc j'ai mon mari qui vient me chercher à 22h quand je finis le travail à ce degré de tension dramatique l'arme de la peur et du on va tous mourir peut être brandi il y a un moment où si vous voulez ou le droit de grève doit s'effacer devant les risques sanitaires pour la santé de la population c'est un équilibre c'est un équipe il y a un moment ou un maire doit effectivement se dire la santé de mes concitoyens de mes administrer n'est plus assurée il y a des risques on l'a bien vu encore une fois on a été payé pour le savoir avec la crise de la covid 19 et voilà le mot magique est sorti covid 19 vous voulez vraiment mourir vous en êtes vraiment sûr si vous voulez survivre bah arrêtez les conneries semer la peur vous récolterez la soumission c'est un fait difficile à contester la crise des gilets jaunes a montré aux Français le potentiel de violence brute dans leur état était porteur arrestation massive jugement expéditif mutilé pour l'exemple et bornier comme Jérôme Rodriguez ou mort comme Zineb Redouane cette fois-ci les choses se présentent différemment dans les premières semaines du mouvement nous avons entendu la rengaine des cortèges qui se tiennent bien sage on a aussi entendu la petite musique sur la différence entre la méthode l'allemand brutale clivante et la méthode Younès plus arrondie plus humaine et pourtant il suffit de jeter un oeil attentif sur les publications des nombreuses vigiles et violences policières pour se rendre compte de la permanence d'un habitus comme ici et ici nous sommes en face d'une montée de tension certes progressive mais inexorable une montée de tension orchestrée par le pouvoir dans le but d'avoir des prétextes pour frapper l'esprit même des lois sécuritaires votées après le mouvement des gilets jaunes nous indique où va ce gouvernement Technopolis drone à mon délicieux ou très grosse contravention l'exécutif est cyrule est parlementaire veulent individualiser la répression et taper aux portefeuille des mécontents dans toute guerres les BD gérance sont tentés d'affamer l'ennemi notre président est donc en guerre contre nous il est en guerre et droit dans ses bottes prêts à tout ou presque selon des confidences recueillies et rendues publiques par le quotidien probusiness l'opinion le seul scénario où il lâchera c'est si Paris est en feu s'il y a un problème aigu de maintien de l'ordre estime Gilles Savary cela ne peut être qu'un scénario extérieur un mort dans une manifestation un attentat approuve un conseiller on en est là nous le savons et les lieutenants de celui que Frédéric Lordon appelle le forcené de l'Élysée le savent c'est peut-être pour cela qu'il panique parce qu'ils sont eux-mêmes inquiets jusqu'au-boutisme d'un chef qui est le faucon de son propre camp restez connecté au média
Christopher Weissberg