Emmanuel Macron de retour à Mayotte, quatre mois après le cyclone Chido
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et je passe la main au président de la République. Merci le président. Merci beaucoup président.
Merci. et je suis très heureux avec les ministres d'être à vos côtés et en effet 4 mois après de revenir sur ces lieux, j'en avais pris l'engagement auprès de vous et en effet avec une partie du gouvernement et ce après plusieurs déplacements ministériels, un voyage aussi du premier ministre avec plusieurs autres membres quelques jours après moi en mois de décembre. Être à vos côtés, c'est vous redire la solidarité de toute la nation.
Et je je crois, j'espère je pense très profondément que vous l'avez vous l'avez senti. J'ai essayé d'en témoigner au mois de décembre et la nation toute entière a été bouleversée par ce qui s'est passé après Chido. La fondation de France d'ailleurs a récolté à l'époque près de 40 millions d'euros de dons, ce qui est exceptionnel et il y a une une mobilisation de de tous et tous.
D'abord, je voudrais revenir sur ce qui s'est fait ces derniers mois. Vous l'avez évoqué mais nous avons collectivement tenu, nous avons fait face à l'urgence et je veux ici en remercier monsieur le préfet l'ensemble des services de l'État autour de vous et l'ensemble des des chefs de service qui sont ici présents et de notre rectorat, notre ARS, tous les services qui sont ici représentés, tous les fonctionnaires d'État et c'est évidemment un merci qui est tout à la fois civil et militaire car je sais l'engagement aussi de nos de nos forces armées pour ce travail. Plus de 500 millions d'euros ont été mobilisés.
Une loi d'urgence a été votée pour permettre une reconstruction rapide et je remercier le le ministre d'État et ses collègues pour là aussi l'énergie qui n'a pas été comptée et tout le travail qui a été enclenché et à leur côté d'ailleurs les forces de sécurité intérieure évidemment je le disais la santé les civils et les militaires, tous les opérateurs. Bon et puis c'est au maorz et au maoré que je veux dire merci. parce que le courage avec lequel les événements ont été pris, je me souviens encore à vos côtés, plusieurs d'entre vous étaient avec moi, des moments très durs que nous avons vécu au mois de décembre et je sais combien il y a eu aussi de courage dans le nombre de familles.
Pour autant, est-ce que tout est réglé ? Non, on est dans une phase de stabilisation. Il y a des impatiences qui sont légitimes, il y a beaucoup de choses qui sont encore à améliorer et nous y sommes en train justement d'y pourvoir.
Alors, je ne serai pas ici exhaustif mais ça été au cœur des déplacements successifs. Vous l'avez rappelé, monsieur le président, les réseaux ont été stabilisés. Électricité, eu, télécommunication.
Sur la question de l'eau, plusieurs d'entre vous l'ont évoqué à juste titre. La situation elle est stabilisée, elle est un peu moins bonne que ce qui existait avant Chido. Les deux réserves qui existent sont en train de se remplir.
Les plumes ont été bonnes. On ose espérer que les prochains mois vont se se stabiliser. Mais où en est-on exactement ? parce que je vous dois la vérité.
Dans une situation où on a des éléments structurels qui sont programmés qui vont faire partie de notre plan, c'est-à-dire une nouvelle retenue d'une part et une usine qui sont qui est à bâtir. Et les échéances qu'on a face à nous, c'est pour l'usine fin 26 et pour la retenue, on me dit 30 31. Alors, on regarde toutes les solutions techniques.
Je veux rassurer la député, il faut aussi que ce soit des dispositifs qui existent parce qu'on peut pas partir à l'aventure vers des des solutions techniques qui n'auraient aucun précédent à travers le monde. Donc là, on est en train de remplir les réserves qui qui existent. On a une situation qui est quand même, je parle, sous le contrôle de notre préfet, meilleure que ce qu'on avait connu il y a 2 ans.
Il nous faut accélérer les travaux. C'est aussi pourquoi je souhaite qu'on utilise à plein les accélérations de procédures qui sont dans les textes qui sont soumis. Je vais y revenir pour la reconstruction.
Mais je souhaite qu'on regarde toutes les options possibles et les options possibles, c'est d'aller plus vite sur des modes dégradés de dessalinisation. Donc on est en train de les regarder techniquement. Il y a aucun tabou mais également les solutions individuelles et je suis très favorable à ce qu'on encourage tous les particuliers, les entreprises qui le peuvent d'aller vers des dispositifs aussi de individuel.
En tout cas, il faut aller vers le maximum d'innovation, flexibilité. Tout porte à croire que ça va tenir, mais on a un interdit, c'est s'arrêter et donc on va continuer l'effort. Enfin, on a stabilisé sur les écoles.
Je veux vraiment remercier l'ensemble de nos services. Grâce au système de rotation, on a pu améliorer les choses. Je sais aussi que beaucoup de familles ont fait des sacrifices importants et ça ça fait partie du plan de reconstruction.
On va continuer évidemment d'avancer. J'étais à l'instant à l'hôpital. Je veux dire vraiment tout mon soutien aux soignants, aux équipes de l'ARS et à tout le monde.
Ce qui a été fait est remarquable et et l'innovation organisationnelle, les contrats aussi, ce qu'on fait ici, ce qu'on ne fait nulle part ailleurs. Les contrats animalisés, la flexibilité, on a plus de soignants et de paramédicaux qu'on en avait avant Chido parce qu'on a mis en place des contrats qui sont plus attractifs. On a mis en place des systèmes où les professionnels peuvent mieux s'organiser sur leur temps annuel. on arrive à attirer des jeunes ou des moins jeunes et donc on va péréniser cela.
Je trouve c'est une situation qui est euh extrêmement encourageante. Ce qui veut dire aussi que les réponses ne peuvent pas être, on le voit bien, plaqué et que là on on a trouvé au cœur de la crise des réponses organisationnelles qui correspondent beaucoup mieux sans doute à ce dont on avait besoin. et je remercie le ministre pour tout justement toutes les mesures d'attractivité, de flexibilité côté de la RS qui ont été prises pour pouvoir consolider les choses et on sait tout le travail qui nous reste à faire et le ministre là aussi est à la manœuvre.
Je veux vous rassurer pour le chikungunia, madame la députée puisque vous l'avez évoqué là aussi le ministre, les équipes de la RS ont anticipé donc les premières doses sont arrivées. On a tout de suite ouvert donc au public majeur ayant des combidités et au plus de 65 ans avec la prise en charge. La vaccination va commencer dans les tout prochains jours.
Bon, dès demain, ce qui est le la formule la plus rapide des tout prochains jours et euh on va pouvoir ainsi continuer d'avancer sur les déchets. Beaucoup de choses ont été faites, y compris encore dans les dernières semaines. Je veux ici dire par rapport à votre question, monsieur le président, que le fond de secours sera mobilisé et adapté sous la l'autorité du ministre d'État pour que sur la base de factures présentées, les maires qui auront eu des factures justement et et des frais puissent soumettre ces éléments.
Sur les assurances, ça a été évoqué. La problématique, on la connaît, c'est que beaucoup de particuliers comme de professionnels n'étaient pas assurés. Ils ne sont pas assurés.
Partout où il y a de l'assurance, on est en train là aussi de simplifier, d'accélérer les procédures et donc on l'a encore vu ce matin de manière très pragmatique pour pouvoir là aussi répondre aux demandes. Mais sous le contrôle collectif, la population étant très réduite sur ce point, les choses avancent et on est en train d'accélérer. La question, elle est plutôt plusieurs noms évoqués sur le préat zéro et donc ce qu'on a mis en place, c'est en train d'arriver.
C'est la semaine dernière que le dispositif a été déployé et donc c'est maintenant possible. Mais sous l'autorité du préfet, un système pour aller commune par commune vers les habitants et les entrepreneurs va être mis en place pour qu'on puisse accompagner. Et je demande instamment aux banques et aux assurances de s'en tenir au textes.
C'est-à-dire les textes sont assez clairs sur les pièces à demander et on a constaté chez les assureurs comme chez les banques ce qu'on appellerait de la surconformité. mot qui consiste à dire qu'on complique les choses pour être sûr de jamais les payer. Et donc je demande vraiment qu'on fasse au plus simple et au plus vite parce qu'on a affaire à des personnes qui sont dans le grand dénument.
Le fond d'amorçage là aussi est mobilisé et sur la base de factures présentées avec les contrôles d'usage sera activé. Nous étions ce matin avec madame la ministre auprès d'agriculteurs remarquable. Je veux vraiment saluer le travail qui a été fait par les filières.
Euh, on a été très impressionné avec madame la ministre de tout ce qui avait déjà été fait avec un accompagnement des fonds nationaux et européens et ministère de l'agriculture au côté du ministère des outresemes mobilisé. Premièr aides commencent là à être versé et entre maintenant et le mois de juin, on aura l'intégralité des exploitants qui seront accompagnés pour tous ceux qui sont éligibles au dispositif. Pour les questions de sécurité qui ont été mentionnées, on a toujours six EGM qui sont déployés, donc pardon des escadrons de gendarmerie mobile et donc qui permettent de faire face à la question de l'insécurité et donc on les stabilise, il n'est pas question de les retirer.
On a à côté de ça nos forces d'intervention. On était tout à l'heure avec les Gao et le travail remarquable qu'elles vont faire et ce qui est projeté aujourd'hui par le ministère de l'intérieur, c'est une montée en charge de ce dispositif pour justement être encore plus efficace dans la lutte contre l'immigration clandestine avec des propositions qui ont été faites par votre préfet pour compléter ce dispositif par des forces encore plus mobiles et efficaces dispositifs que je soutiens. Ça c'est la phase de d'urgence qu'on vient de passer, de stabilisation.
Maintenant, il faut qu'on regarde devant. Alors pour regarder devant, il y a deux textes de loi qui vont être validés, en tout cas adoptés tout à l'heure par le conseil des ministres dès que nous vous quitterons avec les États et les ministres. C'est ce que nous ferons dans l'avion.
Une un texte de loi organique qui un texte de loi ordinaire qui vont permettre justement d'avancer. Le premier sur les sujets institutionnels, je vous ai entendu, monsieur le conseiller départemental et il appartiendra au débat à l'assemblée de prendre en compte ce que vous avez fait valoir. Moi, je le respecte totalement. le le ministre d'État a fait un gros travail de concertation qui a permis de d'avancer quand même institutionnellement, de donner encore plus de force ici à la fois l'exécutif, à la représentation, au système politique et c'est la représentation de voir s'il faut ensuite l'adapter dans tel ou tel sens.
Et puis il y a tout un texte de loi qui ensuite permet de beaucoup mieux lutter, d'encore mieux lutter contre l'immigration clandestine, de répondre au déséquilibre et d'avancer sur les grands dossiers que vous avez évoqués. Tout ça est nourri par le travail qui est piloté sous l'autorité du ministre d'État par le général Facon et je le remercie pour son engagement dès les premières heures en général et qui va ainsi nourrir tout ce travail de reconstruction, cette programmation quinquénale et qui va permettre aussi de refonder et d'avoir un opérateur ensuite consolidé à l'appui au côté du préfet avec l'établissement public de reconstruction et de refondation dont les textes seront pris et qui c'est parce que c'est le but de tout ça, on aura nos textes de loi qui seront votés d'ici l'été, les textes réglementaires qui seront pris, l'établissement public qui sera consolidé à horizon 14 juillet avec un directeur général en place et donc la chose qui pourra ensuite être lancée sur la base du travail qui est piloté par le général. Donc vous le voyez, c'est vraiment la refondation et reconstruction, c'est-à-dire on planifie, on fait un travail en profondeur sur la base de la de la concertation, sur la base aussi de de problématiques qu'on connaît depuis longtemps et avec aussi une annexe derrière qui prévoit un financement à hauteur de 3 milliards et demi d'euros et donc financement qui aura vocation avec des clauses de revoyure à être régulièrement passé en vue et avec je veux le dire ici très précisément des fonds fonds nationaux mais des fonds européens que nous souhaitons mobiliser également et les bailleurs internationaux que nous souhaitons mobiliser car ça a pu se faire dans d'autres territoires tramarins chez certains de nos partenaires européens.
Je vais essayer maintenant de la manière la plus honnête de de revenir sur chacun des points qui font partie de ce cette stratégie de reconstruction et que vous m'avez sur lesquels vous m'avez sollicité. Aucun de ces points n'est facile, sinon il aurait déjà été réglé. Et d'ailleurs, chacun de ces points préexistait dans sa complexité à Chido.
Le premier c'est celui de la piste longue. Alors, j'ai bien reçu les courriers qui m'ont été transmis et j'ai bien vu l'émotion, parfois les mobilisations qu'il y avait sur la question de la piste longue. Je connais un peu ce sujet puisque j'ai promis une piste longue en 2019 à petite terre.
Peut-être certains s'en souviennent ici. Je l'ai promis, je ai dit on va le faire, la République va le faire. Et ensuite sur la base de cette promesse, des rapports ont été faits et l'intégralité des rapports qui ont été fait sur la promesse que j'ai faite ont dit que c'était impossible parce qu'ils ont dit elle est submersible, vous l'avez encore vécu il y a pas longtemps.
Si on le fait il y a au moins 1 an et demi d'impossibilité de l'utiliser et il faudrait ensuite monter une partie de cette piste sur piloti. ce qui amène à plusieurs milliards d'euros la facture. Alors, si je veux faire plaisir, si j'ai bien compris, à la majorité, je peux ici réitérer ma promesse et je partirai sans ennui et je vous laisserai à de nouvelles études.
Ça n'est pas l'idée que je me fais, ni de la responsabilité qui est la mienne, ni de la sincérité que je vous dois. Et donc fort des six dernières années que je vis plutôt comme vous comme un échec puisque je vous ai fait une promesse qui n'a pas pu être tenue puisque personne n'a voulu prendre le risque de lancer les travaux sur petite terre puisque tous les gens qui ont une expertise ont écrit que ça n'était pas possible. La seule façon de faire une grande piste, c'est de la faire sur grande terre.
C'est la seule. et donc d'être sérieux, de regarder les choses en vérité telles qu'elles sont, de ne pas nous mentir à nous-même, de dire que derrière il faut un plan de réhabilitation, de revitalisation de petite terre et de se dire comment on utilise l'emprise aujourd'hui pour pouvoir lui donner un avenir économique. Mais je vous dis les choses à la lumière d'une promesse qui n'a pas été tenue, la mienne, parce que les experts qui ensuite ont bâti sur cette promesse nous ont dit que c'était pas possible.
Voilà, je peux pas être plus honnête avec vous, c'est comme ça qu'on va faire. Et donc mon souhait c'est qu'il y ait dans les mois qui viennent un plan de revitalisation de petite terre qui soit soumis avec son financement et qui est surtout un accord qui soit justement bâti avec une architecture financière et calendaire pour que nous puissions ensemble avant la fin du mond qui est le mien en effet lancer les travaux sur cette grande piste. C'est le seul moyen de le faire et d'avoir une une infrastructure qui est à la hauteur de ce que les Maoraises et les Maoré ont droit sur la convergence sociale.
J'ai entendu vos points, je sais que vous les avez aussi évoqué avec le ministre d'État. Je vais ici être très clair. L'idée n'est pas d'attendre 2031. 2031, c'est le maximum de l'horizon.
Dès 2026, il y aura des éléments de convergence avec le déploiement de la protection universelle maladie. l'automatisation du déploiement de la complémentaire santé solidaire pour certains publics. Et donc je souhaite que dès à présent en parallèle des travaux le préfet avec le général Facon et l'ensemble des services qui soient concernés puisse lancer justement le travail la consultation avec l'ensemble des organisations syndicales et patron et patronales et donc toutes les forces vives pour qu'on puisse justement phaer cela et que ça aille le plus vite possible. que ça commence pour tout ce qui peut l'aide dès le 1er janvier 2026 pour que l'agenda soit une réalité avec les éléments très concrets des 26 et qu'on aille au plus vite possible pour que tout soit par achevé à horizon 2021.
Sur le titre de séjour territorialisé, je ne vais pas vous dire que c'est un dispositif qui est fréquent dans la République. Les élus qui se sont exprimés ont raison de dire que c'est une anomalie au sens étymologique du terme. Il est lié aux spécificités et à la géographie.
Et c'est vrai que le fait que ce soit perçu comme injuste est légitime. Ça existe parce que Mayotte connaît une situation migratoire profondément anormal elle-même. Et c'est d'ailleurs cela qui a conduit le parlement à voter une loi qui aménage le droit du sol spécifiquement sur Mayotte.
Nous sommes dans une phase aujourd'hui d'examen des textes qui viennent d'être votés par le Conseil constitutionnel. Donc je m'exprime devant vous avec la prudence requise. On aura, je parle sous le contrôle du ministre d'État, mais normalement le 7 mai, je crois à peu près, les retour du Conseil constitutionnel et j'espère queon aura à ce moment-là un droit qui sera encore plus fort et qui nous permettra de mieux lutter et d'avoir justement ce ce double contrôle.
Quoi qu'il en est indépendamment de cela, le texte de loi que nous adopterons au conseil des ministres va permettre de lutter beaucoup plus efficacement contre l'immigration clandestine et toutes les pratiques frauduleuses. Et donc c'est un texte qui euh contient plusieurs dispositions qui sont extrêmement fortes, qui étaient attendu, qui ont été d'ailleurs nourri par le travail collectif mais qui permettent de mieux lutter contre les déclarations frauduleuses de paternité, contre l'ensemble des mécanismes de fraude que vous connaissez qui affaiblissent aujourd'hui notre le fonctionnement de Mayotte et qui collectivement affaibliss donc ça c'est la première dernière étape. Ensuite, on aura le retour du Conseil constitutionnel.
Mais derrière ça, je souhaite qu'on aille beaucoup plus loin parce qu'on a appris ces dernières années. Nous avons mené ensemble, ça a été des décisions lourdes qui ont parfois donné lieu à des oppositions massives, je le rappelle, mais à des décasages qui n'avaient jamais connu d'équivalent. Jamais.
Et donc nous avons mené des opérations extrêmement puissantes avec l'ensemble des services parce qu'elles étaient légitimes. On a mené associant l'ensemble de nos forces dont les forces militaires et des opérations là aussi inédites de lutte contre l'immigration clandestine pour permettre de mieux protéger. fort justement de ces expériences, fort aussi des systèmes de surveillance, de contrôle que nous avons mis en place parce qu'on avait aussi nos vulnérabilités et l'adaptation de ces phénomènes.
On est en train de bâtir et c'est tout ce qui a été fait ces derniers mois et tout ce qu'on a, si je puis dire, testé avec l'opération requin, des dispositifs nouveaux. un parce qu'on sait qu'on est plus fort et qu'on a bâti des capacités nouvelles. De parce qu'on a perdu une partie de nos instruments radar et autres à cause de Chido.
Crois parce que l'immigration a changé et l'immigration qui existait qui était très comoréenne, on le sait ces dernières décennies doublé renforcé par une immigration qui vient du continent africain et en particulier de la région des grands lacs et qui est qui accroit si je puis dire notre difficulté. Requin a permis de consolider des mécanismes par aussi un investissement qu'on a décidé d'intelligence, de renseignement, de prévention de ces flux. C'est pourquoi nous lançons maintenant une opération qui sera dénommée wachaba.
Donc mur de fer, j'espère que à Wasaba et donc c'est le rideau de fer mais donc sur la base du plan qui a été préparé par nos forces armées, nos forces de sécurité intérieure, l'objectif c'est véritablement là de beaucoup mieux prévenir les flux, de stopper les barches qui arrivent depuis la Tanzanie et autres, de beaucoup mieux prévenir l'ensemble des flux migratoires qui viennent plus largement des comors et d'arriver véritablement au 35000 retour ce qui est notre objectif avec plusieurs dispositifs. Je vais pas ici être exhaustif et le préfet aura avec les ministres l'occasion d'y revenir mais des nouveaux dispositifs de radar et des intercepteurs avec la création d'une zone d'attente réservée aux étrangers en situation régulière. le renforcement de la coordination des services de renseignement dans la zone, un étatmajor opérationnel de lutte, une coopération régionale de sécurité qui sera renforcée et une montée en force des Gaos massive qui permettra là aussi d'intervenir beaucoup plus vite et beaucoup plus fort.
Donc c'est un plan d'ensemble qui va d'ailleurs contribuer aussi à lutter contre l'immigration qui s'est sédentarisé mais qui doit monter pleinement en charge dans les prochains mois. Et donc d'ici à la fin de l'année, on déploiera l'ensemble justement des intercepteurs radar. Le ministre d'État avec son collègue de l'intérieur aura à piloter aussi le recrutement et les déploiements humains pour que d'ici à la fin de l'année ce plan Oraaba soit pleinement mis en place et qui puisse avoir tous ces effets à horizon début 2026.
La sécurité c'est dans le cadre de cette reconstruction en effet évidemment un élément massif. Et donc vous le voyez, piste longue, sécurité et lutte contre une immigration clandestine, convergence sociale. Mais au-delà de ça, et je veux terminer par ce point, c'est l'inscription dans l'espace régional de Mayotte qui est l'objectif de la reconstruction.
Monsieur le président, l'évoqué, nous aurons l'occasion d'aller ensemble dans plusieurs déplacements et de Madagascar à Maurice de pouvoir justement renforcer cette coopération. Je serais heureux à Maurice de pouvoir assister à la tenue de la commission mix franco-mauricienne. Beaucoup d'investisseurs sont là qui veulent justement là aussi développer les investissements communs.
Nous aurons à la COI l'occasion de renforcer les choses. Et je vais plaider un discours très simple. La France toute entière a vocation à avoir sa place dans la COI et la France a plusieurs territoires dans l'espace de la COI. la Réunion et Mayotte et il est donc légitime, normal, je dirais même plus que cela compte tenu du fait que la France finance 40 % des programmes de la COI, que Mayotte bénéficie des programmes de la COI quand on parle de sécurité alimentaire, de coopération alimentaire, sportive, éducative, culturelle comme vous l'avez dit.
C'est ce que je plaiderrai. C'est ce que nous mettrons en place à partir de la réunion. de cette semaine.
En effet, la volonté qui est la nôtre, quand je regarde l'avenir et je finirai sur ce point, c'est aussi que nous ouvrions de nouveaux champs. On a besoin d'offrir à Mayotte des coopérations accrues, coopérations universitaires, vous l'avez dit, elles sont légitimes pour que nos jeunes puissent partout dans la sous-région accéder aux meilleurs établissements. La Réunion mais au-delà, coopération aussi alimentaire et économique.
Je veux ici saluer le travail du SIADE en matière agricole, le travail aussi de l'AFD. ces coopérations doivent s'intensifier et là aussi, on l'a vu pendant la crise, le préfet a usé de son pouvoir d'adaptation pour permettre l'entrée de denrée de Madagascar au moment où nous avions besoin. Je souhaite qu'on essaie de définir là aussi avec SIRAD, IRD, l'ensemble des organismes de recherche les bonnes coopérations qui per qui permettent d'avoir et qui permettront d'avoir une vraie intégration alimentaire dans toute la sous-région.
Et je vous le dis en toute sincérité, il n'y aura pas de lutte raisonnable contre la vie chère si on continue d'importer autant depuis le territoire métropolitain. C'est c'est déraisonnable et totalement inefficace. Par contre, il faut collectivement monter tous les standards de la sous-région en terme agrico et alimentaire par de la coopération de recherche, par les meilleures pratiques culturales et par une ambition partagée que nous allons financer.
C'est ce que nous allons présenter et proposer aussi à nos partenaires de la COI. Nous souhaitons aussi au-delà de la piste longue développer pleinement les infrastructures. Le port Longoni est une force et nous souhaitons que ce port prenne toute sa place dans la sous-région et que ce soit un port encore plus présent dans le transbordement, dans le dégroupage et la chance et ça c'est l'exclusivité de Mayotte, c'est le canal du Mozambique et ce canal est en train de se développer.
Ça a été très bien dit parce qu'il a des perspectives en terme d'hydrocarbure qui sont inédites. Parce que toute cette sous-région est en train de se développer et d'essayer de se stabiliser. Et bien nous souhaitons que Mayotte y prenne toute sa place et qu'elle soit un hub logistique, un hub médical aussi, ce qui est une opportunité. et nous sommes en train de travailler avec nos plus grands groupes, je pense à Total énergie nouvelle pour faire justement de Mayotte un point d'appui qui permettra aux personnels, parfois aux personnels français internationaux d'être soignés, d'être accompagné, aux familles, de se retrouver ici avec les meilleurs standards, aux entreprises et aux investisseurs qui veulent investir le canal du Mozambique, d'être sur un territoire où il y a justement des pratiques qui sont aux meilleurs standards internationaux, où il y a une sécurité économique, où il y a une sécurité sanitaires qui sont aux meilleurs standards internationaux et en tout cas aux haut de gamme quand on regarde toute la sous-région et le reste du canal du Mozambique et c'est une chance.
Et donc je veux que dans le cadre justement de cette reconstruction refondation, nous fassions de Mayotte ce hub dans le canal du Mozambique logistique médical de développement dans lequel le port, dans lequel la grande piste auront leur place, dans lequel notre marine nationale, l'ensemble de nos forces de sécurité intérieure, l'ensemble de nos forces civiles et de nos forces de santé auront leur place pour offrir la meilleure offre à la fois pour nos compatriotes, mais aussi pour cette attractivité. Voilà, je ne veux pas être plus long mais voilà les quelques points au-delà de l'urgence sur lequel je souhaitais revenir. Je ne crois pas à la fatalité.
En tout cas, ça n'est pas mon tempérament et je sais que vous avez eu à affronter ces dernières années tant et tant de défis, tant et temps. Et bien avant Chido, les difficultés sécuritaires, migratoires, le manque d'eau et j'en passe. Vous l'avez à chaque fois fait avec beaucoup de courage.
Je le dis parce que ce courage nous oblige. Et donc moi, je veux en étant là devant vous avec les ministres vous dire la vérité sur ce qu'on veut faire. Tout ce que je vous ai dit, c'est ce que je compte faire avec le gouvernement et y compris les choses qui étaient pas forcément ce qui faisait plaisir avec un agenda qui, je crois, est réaliste, avec un échéancier qui va passer dans quelques instants au conseil des ministres, mais avec une aussi une ambition pour Mayotte.
Mayotte a un avenir dans cette région. Si nous y mettons les moyens, si nous construisons ces fondations solides, il faut pour ça encore plus de sécurité. C'est l'opération que nous lançons.
Une meilleure lutte contre l'immigration clandestine, on en est capable et d'ici un an, les choses auront profondément changé. Et en consolidant ce qu'on a su faire sur l'éducation, sur la santé, mais en regardant très loin, c'est-à-dire en ayant cette ambition dans le canal du Mozambique de faire de Mayotte ce hubieu d'avenir. Vive Mayotte !
Vive la République et vive la France !
Emmanuel Macron