Conclusion du Forum d’investissement de la Grande muraille verte - One Planet Summit
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- 6:00M. le président de la MauritanieChiffre
« la mobilisation de ces financements additionnels à travers une approche innovante contribuera certainement à l'atteinte des objectifs de la Grande Muraille verte qui visent, à l'horizon 2030, la restauration de 100 millions d'hectares de terres dégradées et la création de 10 millions d'emplois verts. »
- 10:00E. MacronFait
« nous avons accumulé de l'expérience, on sait ce qui ne marche pas, on sait pourquoi on a parfois échoué, mais à l'échelle des 11 pays qui sont concernés, on doit maintenant accélérer le mouvement. »
- 12:00E. MacronChiffre
« c'est 100 millions d'hectares de terres dégradées qu'on restaure, c'est la capacité à séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et à créer 10 millions d'emplois »
- 14:00E. MacronChiffre
« la Banque mondiale n'a pas hésité, avec ses équipes, à montrer l'exemple en mobilisant plus de la moitié des objectifs. »
- 15:00E. MacronChiffre
« l'Agence française de développement concrétise la mobilisation de la France avec 600 millions d'euros engagés sur la période 2021-2025 »
- 18:00E. MacronFait
« nous devons aussi avoir un agenda de responsabilisation, de simplification, d'accélération, si on veut être au rendez-vous de nos résultats dans la période à venir »
- 19:00E. MacronChiffre
« Ce sont 8 millions d'hectares de terre que nous devons restaurer chaque année pour atteindre nos objectifs à temps »
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-Je vous remercie. Son Excellence, M. le...
Son Excellence M. Emmanuel Macron, président de la République française. Son Altesse royale le prince de Galles, M. le président de la Commission de l'Union africaine, mesdames et messieurs, permettez-moi tout d'abord d'adresser mes plus sincères remerciements à Son Excellence M.
Emmanuel Macron ainsi qu'au gouvernement français pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité généreuse qui nous ont été réservés depuis notre arrivée à Paris. Je voudrais également, en mon nom propre... (Chuchotements) Je voudrais également, en mon nom propre et au nom de mes frères chefs d'Etat des pays membres de l'Agence panafricaine de la Grande Muraille verte remercier chaleureusement la France, les Nations unies et la Banque mondiale, pour l'heureuse initiative que constitue l'organisation en marge de One Planet Summit du présent forum dédié à l'investissement pour la Grande Muraille verte sahélo-saharienne.
Après une année 2020 très éprouvante pour le monde entier, et dont les conséquences ont été particulièrement douloureuses pour nos populations et nos économies, cet important forum vient à point nommé. Excellence, mesdames et messieurs, ma participation au One Planet Summit et à ce forum en particulier, dont l'enjeu est d'une importance capitale pour l'avenir de notre planète, traduit l'engagement résolu de notre région et de mon pays, en Mauritanie, pour la préservation de la biodiversité à travers la mise en oeuvre de l'initiative panafricaine de la Grande Muraille verte. Cette initiative constitue l'instrument privilégié de nos Etats sahélo-sahariens, pour s'engager et s'unir face aux enjeux récurrents de la désertification et de la dégradation des terres, la perte de la biodiversité et les changements climatiques.
Fortement engagé sur cette voie, mon pays a ratifié la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres en août 1996, et inscrit dans sa stratégie nationale de développement l'objectif 15 de l'agenda 2030 qui vise à protéger et restaurer les écosystèmes terrestres et assurer une gestion durable des forêts. Excellence, mesdames, messieurs, la lutte contre la désertification, l'amélioration des conditions de vie des populations rurales, la sécurité alimentaire et énergétique, l'autonomisation des femmes et l'emploi des jeunes sont au coeur des priorités de nos pays sahélo-sahariens. Nous demeurons plus que jamais convaincus que l'initiative panafricaine de la Grande Muraille verte, de par ses objectifs ambitieux et multidimensionnels, constitue une réponse adaptée aux enjeux précités et peut conduire à un développement rural résiliant, inclusif et durable.
Nous tenons donc à saluer ici l'annonce d'initiatives de l'accélérateur de la Grande Muraille verte, dont l'objectif est de débloquer une enveloppe initiale de 10 milliards de dollars sur la période 2021-2025 pour concrétiser dans un cadre coordonné les engagements des partenaires financiers. La mobilisation de ces financements additionnels à travers une approche innovante contribuera certainement à l'atteinte des objectifs de la Grande Muraille verte qui visent, à l'horizon 2030, la restauration de 100 millions d'hectares de terres dégradées et la création de 10 millions d'emplois verts. Cette initiative facilitera sans nulle doute la mise en cohérence des interventions de nos partenaires en réponse à nos préoccupations telles que soulevées par nos ministres de l'Environnement lors de la dernière conférence sur la Grande Muraille verte.
Elle permettra, j'en suis certain, à nos pays d'accéder au financement nécessaire pour augmenter les investissements locaux dans le cadre des 5 piliers retenus, et de renforcer les capacités des Agences nationales de la Grande Muraille verte. Je voudrais, dans ce cadre, proposer la création, dans chacun de nos pays, d'un fond de la biodiversité dans lequel nous verserons une partie des ressources issues de l'annulation de nos dettes, annulation que nous appelons de tous nos voeux. Excellence, mesdames, messieurs, l'initiative de la Grande Muraille verte constitue, pour la région du Sahel, le cadre stratégique opérationnel adéquat pour promouvoir l'émergence de nouvelles opportunités d'investissement dans le développement des filières agroécologiques, créatrices d'emplois durables.
Aussi, c'est avec un grand intérêt que nous accueillons aujourd'hui la création du Mouvement international pour l'agroécologie en Afrique qui traduit l'engagement du secteur privé en faveur de l'agroécologie. J'invite, dans le cadre de cette dernière initiative, les entreprises internationales et nationales à travailler en synergie pour soutenir une démarche, contribuer au développement rural durable du Sahel, et favoriser les transferts de technologies et de savoir-faire aux acteurs locaux en vue de développer des filières structurées et compétitives qui préservent la biodiversité et les ressources naturelles. Je puis vous assurer que mon pays, qui a fait le choix d'une économie dans laquelle le secteur privé est le principal moteur de la croissance, accueillera favorablement les entreprises internationales désireuses de s'installer en Mauritanie.
Je vous confirme également que le secteur privé national est fortement engagé à soutenir les efforts du gouvernement, et dans ce domaine...
Dans ce domaine, et à créer des partenariats gagnant-gagnant avec les entreprises étrangères, en particulier dans les domaines de la sécurité alimentaire et du développement économique rural durable, notamment à travers le déploiement des filières agroécologiques. En outre, nous avons mené d'importantes réformes en matière d'amélioration du climat des affaires, et dans ce cadre, de la promotion du partenariat public-privé, et de l'adaptation de son cadre juridique aux standards internationaux. Nous avons également engagé un important effort de mise à niveau de nos infrastructures pour créer des conditions propices à une croissance forte, durable et inclusive.
Excellence, mesdames et messieurs, je ne saurais terminer sans réaffirmer l'engagement de la Mauritanie en faveur de toutes les initiatives visant à approfondir l'intégration sous-régionale, et particulièrement en matière de coordination et de mise en synergie des efforts en vue de lutter plus efficacement contre la désertification et la dégradation des terres, de protéger et de restaurer nos écosystèmes. Je réitère donc mes plus sincères remerciements à tous ceux qui ont initié et contribué à la réussite de ce forum consacré à l'investissement pour la Grande Muraille verte sahélo-saharienne. Je vous remercie. -Merci beaucoup, M. le président de la République islamique de Mauritanie, qui parlait aussi au nom des pays du Sahel, tous représentés au sein de l'Agence panafricaine de la Grande Muraille verte.
S'il y a une constance depuis ce matin, c'est les appréciations et les remerciements au président Emmanuel Macron, président de la République française, et à Son Altesse royale le prince de Galles, pour avoir organisé ce forum, qui est d'une importance extraordinaire. M. Macron, vous avez la parole. -E.
Macron : Merci beaucoup, merci, M. le président, d'être là, d'être engagé, des mots que vous venez d'avoir, et je sais que les actions suivent les mots, avec vous. Son Altesse royale, merci beaucoup, depuis Londres, d'être si engagé, et nous avons eu l'occasion, il y a quelques jours, d'en parler ensemble, et je sais que sans les contraintes sanitaires, vous seriez aussi avec nous à Paris.
Mais je veux vraiment saluer votre action, votre engagement et tout le travail qui a été fait, absolument remarquable, nous en reparlerons aussi cet après-midi. Et mesdames, messieurs les présidents, directeurs généraux, ministres, merci de votre présence, et je suis heureux de retrouver beaucoup de visages amis, en particulier du continent africain, mais aussi d'Europe et d'organisations internationales, derrière l'écran. Je veux d'abord vraiment saluer tout le travail qui a été fait durant ces derniers mois, et en particulier, aussi, ces dernières semaines pour arriver aux résultats d'aujourd'hui, aux annonces que nous confirmerons cet après-midi, et à l'action des prochaines semaines.
Pourquoi ? Parce que ce dont nous parlons aujourd'hui, et le président l'a dit, est pour moi clé de l'avenir de toute la région soudano-sahélienne. Comme vous le savez, la France est très engagée, le président Moussa Faki le sait ô combien, avec d'autres ici, sur les sujets de sécurité et de stabilité de cette région.
Mais cette sécurité n'est pas durable si on ne fournit pas un avenir soutenable aux populations qui vivent sur place, et donc nous avons clairement un enjeu d'opportunité économique dans toute cette région, et de création d'emplois. Nous avons un enjeu d'alimentation des populations, qui s'est encore accru avec la pandémie, les déplacements de populations, les crises, et si je puis dire, la pandémie qui est venue encore aggraver ce que le terrorisme faisait vivre à toute la région. Nous avons un enjeu de biodiversité, de lutte contre la désertification, que vous avez parfaitement rappelé, et nous avons un enjeu de lutte contre le réchauffement climatique.
Tous ces défis sont réconciliés dans la réponse que la Grande Muraille verte apporte, parce qu'elle permet, justement, de développer des synergies qui répondent à chacun de ces points. Et là-dessus, je suis très lucide. En 15 ans, l'initiative de la Grande Muraille verte a connu des hauts et des bas, très clairement, et je prends aussi notre part de responsabilité sur les bas.
Sans doute n'avons-nous pas assez mis d'argent, d'engagements politiques collectivement, mais je pense qu'elle fait partie, aujourd'hui, des réponses à la région, et plus largement pour le continent africain, et l'objet qui est le nôtre durant toute la journée, qui est cette bataille pour la biodiversité, mais aussi une contribution dans la lutte contre le réchauffement climatique. Et donc je pense que l'initiative d'aujourd'hui, l'immobilisation de financements publics et privés, c'est aussi un coup d'arrêt, en quelque sorte, au scepticisme, pour dire qu'il n'y a pas de fatalité à ce que nous avons connu depuis 15 ans, et qu'on ne peut pas se résoudre à la situation actuelle. Nous avons accumulé de l'expérience, on sait ce qui ne marche pas, on sait pourquoi on a parfois échoué, mais à l'échelle des 11 pays qui sont concernés, on doit maintenant accélérer le mouvement.
Et vous avez rappelé, M. le président, les chiffres, qui sont extrêmement importants, mais en réalisant les objectifs de l'initiative à l'horizon 2030, c'est 100 millions d'hectares de terres dégradées qu'on restaure, c'est la capacité à séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et à créer 10 millions d'emplois, c'est-à-dire une part de la réponse du défi économique que j'évoquais, évidemment, une part de la réponse pour la biodiversité, mais aussi la contribution réelle, concrète, du continent africain à la lutte contre le réchauffement climatique, et sa contribution active. Et plus largement, cette initiative, au niveau de la planète, représente véritablement ce que nous devons faire dans la lutte contre la dégradation des terres et la désertification qui, je le rappelle, touche déjà les 3 quarts de nos terres, et donc qui va bien au-delà de ce sujet, et qui est une part de la réponse que nous souhaitons apporter à, justement, l'objectif de sécurité alimentaire, je salue le FAO qui est là aussi, et je reviendrai tout à l'heure aux autres initiatives, mais qui compromettent notre capacité à nourrir les 10 milliards d'êtres humains que nous serons d'ici à 2050.
Et donc je pense que la réunion d'aujourd'hui, les conclusions très concrètes, et en particulier l'accélérateur, sont une réponse qui change complètement la donne sur l'initiative dont nous parlons, et qui va permettre, véritablement, d'apporter une contribution absolument clé au One Planet Summit d'aujourd'hui parce que c'est une initiative concrète, parce que c'est une mobilisation concrète avec des actions qui l'accompagnent. J'avais fixé au One Planet Summit l'objectif de mobiliser au moins un tiers des objectifs de financements nécessaires à l'horizon 2030 pour cet ambitieux projet. Je suis heureux d'annoncer que nous y sommes parvenus, et même au-delà, grâce à votre travail collectif.
La Banque mondiale n'a pas hésité, avec ses équipes, à montrer l'exemple en mobilisant plus de la moitié des objectifs. Le FIDA et ses équipes ont finalisé en un temps record la création de l'Umbrella Program de la Grande Muraille verte, en partenariat avec le Fonds vert pour le climat, et il permettra de rendre ce fonds plus accessible aux acteurs du terrain, et donc bravo pour cela. Et je veux ici vous dire que j'ai d'ailleurs décidé que nous augmenterons de 50% notre contribution au FIDA sur la période à venir, et c'est ce que nous ferons d'ici la fin d'année lors de la conférence, donc, de refinancement du fonds.
Je salue ici l'exemplarité d'une finance, aussi, qui s'adapte pour répondre aux enjeux. Une finance à la fois au service de l'urgence et d'une approche intégrée et pérenne, et de plus, malgré le contexte, la Banque européenne d'investissement, que j'aperçois à l'écran, la DG DEVCO et la Commission européenne s'engagent également aux côtés de pays ou d'organisations internationales à l'instar de la FAO et du GEF. Vous l'aurez compris, de nombreux acteurs ont répondu présent, et je veux vraiment les en remercier ici.
L'Agence française de développement concrétise la mobilisation de la France avec 600 millions d'euros engagés sur la période 2021-2025 pour les populations rurales en Afrique de l'Ouest et sahéliennes, qui sont souvent les plus pauvres et les plus vulnérables, dans le cadre de l'initiative résilience climatique en Afrique rurale. Et je tiens également à saluer l'engagement du Dr Adesina, président de la Banque africaine de développement, qui a accepté d'endosser le rôle de champion de la mobilisation financière pour réussir, d'ici 2030, à réunir l'ensemble des financements nécessaires à la réalisation de la Grande Muraille verte. Ainsi, et je l'évoquais au début de mon propos, que le coorganisateur de ce forum, Son Altesse royale le prince Charles, que je sais très engagé dans la mobilisation des acteurs de financements pour investir dans le capital naturel.
Il aura l'occasion, cet après-midi, d'évoquer l'alliance extrêmement importante en la matière, mais merci beaucoup, monsieur, pour votre travail et votre capacité à enrôler, en particulier, des grands acteurs de la finance. Mirova est là, autour de la table, et beaucoup d'autres se sont engagés, et je pense que c'est un changement profond aussi de ce que nous devons faire dans les années à venir. Alors ça ne doit pas être simplement des effets d'annonce, et on est tous attachés à ça, et on doit continuer à avancer, et je sais que la réunion d'aujourd'hui et votre travail de mobilisation a permis d'enrayer trop d'années d'attente, et je sais aussi qu'il reste beaucoup à faire.
Philippe me disait combien on était encore lents, parfois très contraignants, et je dois le dire, nous-mêmes, collectivement, parfois avec nos agences publiques, ministères, on demande encore aux acteurs privés, parfois, des choses qui sont beaucoup trop contraignantes sur ce sujet. On doit accélérer. Et donc nous devons aussi avoir un agenda de responsabilisation, de simplification, d'accélération, si on veut être au rendez-vous de nos résultats dans la période à venir, mais ces efforts nous permettent d'avoir de la visibilité sur quelque chose de complètement nouveau.
Et puis je veux saluer aussi toutes les entreprises signataires de la charte "I am Africa", qui s'engagent à investir dans les filières agroécologiques au Sahel au côté du Forum économique mondial et de son initiative one-tonne.org, qui est véritablement un changement. "I am Africa", je dois dire, est une initiative, pour moi, très prometteuse, très inventive, et qui est, là aussi, un changement de paradigme pour s'inscrire pleinement dans la stratégie que nous avons collectivement développée.
Tout ça nous permet donc d'arriver à la remise, si je puis dire, sur les rails de la Grande Muraille verte, et avec cette trajectoire qu'on doit avoir dans les 10 années qui viennent. Ce sont 8 millions d'hectares de terre que nous devons restaurer chaque année pour atteindre nos objectifs à temps, et c'est là le rôle de l'accélérateur de la Grande muraille verte, qui sera hébergé par la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, en partenariat avec l'Agence panafricaine de la Grande Muraille verte. Et cet accélérateur a pour objet d'harmoniser l'intervention des bailleurs, d'assurer le suivi évaluation des projets, et a pour mission de vérifier la mise en oeuvre des engagements pris par les bailleurs internationaux, nous tous, autour de la table.
Et donc cet accélérateur est une chance, et pour nous tous, aussi, une menace, parce que quiconque aura fait, si je puis dire, des annonces d'estrade, aujourd'hui, sera menacé par le suivi tatillon de cet accélérateur, ce qui est une très bonne chose. Et donc j'ai vu les 5 piliers au service d'une ambition qui sont, au fond, sur la table, aujourd'hui, qui sont un vrai changement. L'investissement, pour les PME, le renforcement des chaînes de valeur qui va nous permettre de créer de la valeur dans toute la bande, justement, soudano-sahélienne, des emplois, et de construire des écosystèmes locaux.
Un 2e pilier pour la restauration des terres et la gestion durable des écosystèmes, parce qu'il y a tout un travail, en effet, à la fois de recherche, mais un travail très concret sur le terrain. Le pilier 3 pour les infrastructures résilientes au climat et l'accès aux énergies renouvelables. Le pilier 4 pour le cadre économique et institutionnel favorable pour une gouvernance efficace.
Et le pilier 5 sur le renforcement des capacités avec, à chaque fois, les financements alliés. Ce forum autour de la Grande Muraille verte est la 1re étape d'une longue route pour asseoir la place des solutions fondées sur la nature, et, au fond, je pense que ce qui est très important, à mes yeux, dans cette initiative, c'est que nous développons des solutions qui sont basées sur la nature, et des solutions qui sont basées sur la vitalité des écosystèmes africains. Et en particulier des 11 pays consacrés.
Ce qui sont 2 changements de paradigme très profonds, mais qui sont les conditions de la réussite. Et notamment, quand je parle des solutions fondées sur la nature, l'agroécologie qui améliore les rendements, l'emploi, les revenus des producteurs dans le cadre de filières organisées, qui renforce la nutrition des populations, tout en préservant les écosystèmes naturels. Alors le suivi de cette initiative, nous allons le faire ensemble dans le temps avec l'infrastructure que j'évoquais.
On reviendra, au mois de mai, lors de la conférence sur le financement de l'Afrique, sur une partie des sujets que vous venez d'ailleurs d'évoquer, président, qui sont les restructurations de dettes des pays concernés, qui était un élément clé de leur accompagnement, et nous poursuivrons cet effort d'ici le nouveau sommet Afrique-France, qui aura lieu à Montpellier au mois de juillet, et où, justement, ces initiatives, en matière d'agroécologie, et la Grande Muraille verte, seront au coeur des discussions. Je souhaite aussi que la France puisse accueillir davantage d'étudiants et de chercheurs dans nos écoles d'agronomie et, au fond, que nous puissions construire les synergies entre...
Pour citer les grands auteurs, je citerais Monique Barbut, entre cette Grande Muraille verte et la Petite Muraille verte que nous allons développer en France, ce qui va nous permettre, nous-mêmes, de poursuivre notre travail en matière d'agroécologie, mais également de véritablement donner des opportunités de coopérations de recherches, d'opportunités d'échanges avec les pays africains concernés. Je souhaite également que nos incubateurs accompagnent davantage les entrepreneurs et valorisent les projets portés par les diasporas, parce que nous devons là aussi renforcer le partage d'expérience entre l'Afrique et la France sur ce sujet, avec beaucoup d'humilité, mais avec un vrai engagement. Voilà.
Je ne veux pas être plus long. Nous aurons l'occasion, cet après-midi, de revenir sur ces sujets, à la fois de financement et de Grande Muraille verte, mais je veux vraiment vous remercier et vous féliciter pour les engagements politiques, financiers, et la capacité à coordonner nos efforts. C'est complètement dans l'esprit, pour moi, du One Planet Summit.
Moi, je veux croire que nous sommes en train de changer les conditions de succès de cette Grande Muraille verte, et j'y crois très profondément parce que j'ai été convaincu de l'importance de cette initiative pour les pays de la région, pour l'Afrique et pour nous-mêmes. Evt donc je pense que tout le travail qui a été fait d'innovation, de reconception, l'engagement de gens beaucoup plus sachant et acteurs que moi-même en est la condition, mais de là où je suis, je serai vigilant à ce que les engagements pris aujourd'hui soient suivis d'actions, et que nous soyons à la hauteur des déclarations faites, parce que les déclarations ne changent pas le monde, mais je suis convaincu que si nous réussissons, dans la décennie qui vient, exactement dans les 9 ans que nous avons maintenant devant nous, sur cette initiative, si nous arrivons à être au rendez-vous des résultats que nous nous sommes fixés, c'est véritablement l'avenir des 11 pays et du continent africain que nous pourrons changer. Et je crois que c'est une formidable ambition, aussi, pour atteindre tous les objectifs qui sont les nôtres sur l'ensemble de la journée.
Voilà. Merci infiniment pour votre engagement, et comptez sur le mien. Merci beaucoup à toutes et tous.
Emmanuel Macron