Inflation, récession, crise financière internationale ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Locuteur 1Chiffre
« nous sommes le deuxième pays au monde pour la part que chacun donne à l'industrie spatiale »
- 9:00Locuteur 1Fait
« le système éducatif est en crise »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci infiniment à tous ceux qui ont accepté de participer à cette séance à celles qui ont bien voulu les animer peut-être un merci spécial mais il se désigneront eux-mêmes à cette attention à ceux qui étaient censés et qui l'ont confirmé être les plus éloignés du point de vue que le mien par exemple d'avoir accepté de participer et je pense qu'on a trouvé le bonheur le goût du débat argumenté moi j'ai noté que même quand il y avait de la certitude il y avait beaucoup d'interrogations et de questions et je pense en effet que nous avons le droit de nous le dire sans que ce soit des choix de nos engagements intellectuels je parle pas politique respectifs alors moi je n'ai pas l'autorité académique et puis je vais pas abuser de la situation pour reprendre en tant que acteur de la scène du rapport de force politique ce que j'aurais à dire sur les déclarations sur ce qui a été dit ici de l'autre que j'approuve ou que j'ai des approches mais j'ai plutôt eu comme ça vous écoutant une dans les deux tables ronds d'une réflexion me souvenant de mes propres études en philosophie et du temps passé à quelques réflexions sur l'épistémologie et je me suis dit mais au fond la science économique puisque c'est comme ça qu'on l'enseigne sous ce nom science économique qu'est-ce que une science qui s'avère est en réalité capable de prévoir quoi que ce soit qui n'a donc jamais prévu aucune crise ni leur survenu sinon l'idée qu'il était probable qu'il y en ait une donc mais sans avoir jamais avoué qu'elle participait d'une pensée du déterminisme probabiliste tout ce que j'ai toujours entendu des économistes c'est l'affirmation péremptoire de certitudes d'ailleurs dans lesquelles le tableau était dressé nous étions les dépensiers sans conscience tandis qu'ils étaient les fourmis opérationnels et prévoyantes mais justement une science qui est incapable de prévoir quoi que ce soit une science qui n'est pas capable ensuite d'expliquer car je n'ai toujours pas entendu l'explication de actuelle même si de nombreux points ont été je pense désigner et on a compris ce qu'on nous disait on a bien vu où ça se dérégler on ne va pas dire non plus que nos intellectuels dans ce domaine soit en entier tâtonnements mais ce qui m'a le plus frappé c'est que la science économique n'intègre jamais les rapports de force politique elle fait comme s'il s'agissait de d'acteurs individuels intervenants et négociants un équilibre final l'équilibre occupe une place dans votre pensée je vous dis pas vous dans votre pensée et économiste dominant que je trouve assez fascinante c'est comme si on disait la zoologie consiste à l'étude des éléphants oui mais et les autres animaux et ben on n'en sait rien on ne sait pas c'est l'équilibre or ce qui paraît pour un politique en tout cas le plus important et le plus décisif c'est que nous avons à gérer nous les fluctuations autour de l'équilibre c'est-à-dire quand les salaires se mettent à baisser trop quand les prix se mettaient à augmenter trop quand un compartiment s'effondre tandis que l'autre modifie quand et bien on est heureux d'apprendre que les prix des billets d'avion sont stables mais si le loyer des locataires explose la conséquence n'est pas exactement la même sur le fonctionnement de la société c'est-à-dire la mise à leur place de chacune des fonctions sociales que remplissent l'économie tout ça pour dire que les rapports de force ne peuvent pas et j'ai entendu Cédric on parlait avec on s'étonnera pas que je me rapproche de son point de vue mais tout de même si vous n'incluez pas le rôle que joue l'existence d'une sphère financière complètement boursouflé que l'on met sur le même plan que n'a pas l'autre n'importe quel autre aspect que l'économie réelle productive et je m'expliquerai en un mot sur ce mot et bien tout de même dans quel monde vivons-nous car l'existence cette masse monétaire fausse absolument tous les fonctionnements puisqu'il s'est réalise des taux de profit qui sont impensables dans la production et donc et il consiste la première il constitue la première attractivité pour l'accumulation du capital or cette masse ne résulte pas de l'échange naturel et le résulte du fait que un jour le 15 août 1971 les États-Unis d'Amérique ont décidé que les dollars seraient imprimés autant qu'ils voudraient et qu'il n'avait aucune contrepartie matérielle et comme on a dit bah quand même ça fait beaucoup comme liberté qui vous est donné de vous financer sur le reste du monde alors on a eu les accords du Plaza en 1974 qui décide que une monnaie s'évalue par rapport à l'autre au revoir messieurs dames nous fermons où est la valeur réelle là-dedans et bien on espère que l'équilibre finisse par s'établir et que la main invisible du marché établit cette équilibre pour ma part je me dis bon comme ça parce qu'il faut pas être trop long mais ça m'apparaît de la pure métaphysique et pas de la physique et pas une analyse qui part des rapports réels si on introduit pas les rapports de force il me semble qu'on ne peut pas comprendre l'économie j'en fait toujours en biotien c'est j'ose dire et extérieur je me souviens d'une remarque qui avait fait le président Lula à propos de l'agriculture et puis spécialement et Lula qui a de l'humour disait vous autres Européens vous donner à manger à vos vaches des des farines animales et il apparaît maintenant vos vaches deviennent folles alors ça le faisait rire et puis disait nous nous pratiquons une agriculture absolument caïque les vaches mangent de l'herbe chez nous mais du coup on a l'impression qu'en ce moment le rapport de force pour en vendre est meilleur pour nous que pour vous et bien de la même manière on peut penser que le premier devoir d'une économie ça sera de satisfaire les besoins réels et pas d'attendre le retour à une masse d'équilibre sur des indicateurs je sais que c'est un peu caricatural de le dire comme ça parce qu'après tout les indicateurs ne font que donner la température de de l'organisme mais tout de même je demande que qu'on y réfléchisse parce que sinon ce qu'on se dit à peu de sens alors le premier poste de l'agriculture c'est l'international ah bon je pensais que le premier poste de l'agriculture ça devrait être l'agriculture vivrière ce que nous mangeons précisément ce que nous mangeons à 80% nous l'importons quelle est la rationalité d'un tel système et surtout en quoi nous soustraions nous à la décision des autres quand on s'aperçoit qu'une récolte peut être avant même d'avoir été semé acheter vendu 24 fois par conséquent ça signifie que nous nous mettons dans la main des fameux marchés qui agissent pour des motifs invisibles que chacun connaît et qui à la fin de Renou garantir je ne sais quelle équilibre or c'est tout autre chose qui se passe alors voilà ce que je voulais dire juste pour faire un peu de mettre un petit sourire à la fin de nos doctes réflexions mais j'ai entendu toutes les questions qui ont été posées aussi bien par vous madame que par Monsieur Édouard Leclerc tout à l'heure qui a sur la concurrence dit des choses qui nous intéressent parce que nous sommes dans une phase de grande reconstruction les libéraux gesticulent encore mais ils savent bien que leur temps est passé quand Monsieur Eric Le Boucher qui a été l'idéologue en chef de La dans la presse du libéralisme dit dans un éditorial du journal Les Échos bon on a compris l'état revient mais c'est quoi la pensée post libérale on voit que il se trouve dans une situation similaire à celle que j'ai pu connaître dans ma propre famille politique quand après 1981 il apparaissait que le socialisme ne surgissait pas de l'application du programme commun et que pour ce qui existait de socialisme dit réel le résultat était pas tout à fait à la hauteur de nos attentes et c'était même à mains égard exactement le contraire de ce qu'on espérait donc nous avons nous sommes entrés dans une crise et nous en sommes sortis avec l'idée que nous n'étions pas capable de tracer des finalités à l'histoire nous étions capables de déployer des moyens et des objectifs plus exactement d'avoir des objectifs quel besoin doivent être satisfaits et quel moyen on déploie par rapport à ça et j'ai pu dire du programme l'avenir en commun qu'il était un programme de transition entre une société telle que nous la connaissons aujourd'hui et une autre mais je n'étais pas capable de dire laquelle une société de planification écologique une société d'harmonie les êtres humains entre eux et avec la nature ce qui excluait les dominations et le saccage tout ça est maintenant sur la table les libéraux doivent aussi reformuler ils ne peuvent plus espérer nous faire croire que tout d'un coup se mettre un marché quelque chose qui n'a marché d'aucune manière pendant pendant 30 ans et qui maintenant nous plonge dans une crise on ne voit pas le bout ce don pour ma part je suis persuadé ça peut présenter de l'intérêt de savoir ce que des responsables politiques pensent de la situation c'est que j'ai là certitude il y a eu d'autres certitudes exprimées ici à mon tour de dire la mienne j'ai la certitude que penser qu'on va vaincre l'inflation en augmentant les taux d'intérêt est une c'est la limite de la magie on me dit c'est pour envoyer un signal au marché on rigole les marchés quel signal au vent envoyer le seul qu'on connaît c'est que ça va ralentir l'activité et c'est même pas un secret le président le directeur je sais pas comment on dit de la Banque centrale américaine a dit qu'il voulait la récession qu'il voulait une augmentation du chômage parce que c'est de cette manière là qu'ils arriveraient à contrôler le décollage des prix donc c'est clair nous avons donc pour l'année 2023 et l'année 2024 d'un côté ce que vous nous dites tous nous ne voyons pas le rythme des de l'augmentation des prix ralentir peut-être ralentira-t-elle mais ce sera quand même une progression Primo et segundo donc une inflation qui va durer plusieurs ont dit ici ça va durer on pense qu'il y en a pour plusieurs années donc inflation pour plusieurs années deuxio en augmentant les taux d'intérêt il est clair que ça va ralentir l'activité économique ou alors vraiment j'ai rien compris à ce qu'on m'a appris à l'école sur le sujet mais normalement ça devrait le ralentir bien on pourrait avoir des doutes parce que quand on a injecté beaucoup d'argent c'était pour permettre à l'économie de redécoler rien de tout ça ne s'est produit il s'est juste produit que la masse de cet argent donné aux banques privées est parti dans la sphère financière si bien que contrairement aux théorie des monétaristes il ne s'est produit aucune inflation pendant la période où en injectait beaucoup de liquidités sans aucune contrepartie matérielle il y avait quand même de quoi rester bouche bée devant ce résultat ça a duré un an et demi j'ai pas lu un texte sur le sujet comment se fait-il qu'en injectant 85 milliards d'euros qui n'existent pas tous les mois dans le circuit des banques de des banques privées l'équivalent d'une année de de au total je crois de production de notre pays tous les ans hein il est 0 inflation même pas un petit frémissement c'est l'inverse ça reculer donc si la théorie s'est trouvé complètement invalidé dans ce cas là c'est bien parce que la sphère financière joue un rôle qui n'est pas négligeable sur le total en attendant un inflation 2 la sphère financière ne dégonflera pas et elle continuera à donner le tempo parce que que l'économie croit sous décroît sous s'arrête de toute façon dans la sphère financière on peut empiler et vous l'avez dit tout à l'heure je crois que c'est vous Cédric ou bien vous bah vous l'avez dit le risque d'une crise financière par explosion de la bulle il est toujours là et quand les États-Unis d'Amérique mettent en place en plus du reste des barrières douanières ils vont aussi provoquer un ralentissement de la de l'économie et peut-être la rupture de certaines chaînes d'approvisionnement or tout ça se tient et entêté globalisé donc nous n'échapperons pas à ce risque là et enfin j'ajoute ça c'est un risque tout à l'heure c'est une certitude la vôtre la continuité de l'inflation et le troisième élément c'est la récession parce que tout est organisé pour le provoquer ça fait donc beaucoup tout ça pour 2023 2024 il est peu probable que d'une manière générale à ce qu'on voit les peuples acceptent de se faire dévaliser au quotidien de 5 6 10% que représente l'inflation parce que à juste titre dans les notes que vous avez publié à l'Institut vous vous insistez sur la question à qui profite cette affaire et là vous avez raison d'écrire que l'inflation est un est un rapport de force sociale à la fin quelqu'un l'amortit le choc et pour en l'occurrence aujourd'hui ce sont les salariés les gens qui vivent soit revenu salarial puisque c'est alors vous avez dit madame je crois que c'est ça aussi on doit le tenir donc prendre en compte il y a toutes sortes de revenus notamment pour les secteurs les plus fragiles économiquement qui sont déjà indexées et on doit l'intégrer dans notre réflexion mais on peut pas imaginer non plus que l'équilibre de la société tout entière sa productivité ça relation au monde soit uniquement basée sur le fait que il y a un appui qui est donné au plus fragile moi c'est pas l'idée que je m'en fais je suis pas je ne suis je suis partisan de la solidarité mais bon autant ménager ces forces en toute circonstances pas au détriment de ceux qui ont besoin de cette solidarité mais il faut que tout ça se remette à tourner qu'est-ce qui peut d'autre le faire tourner que la bifurcation du modèle économique l'entrée dans la planification écologique des objectifs qu'on poursuit et pour lesquels on se donne des moyens mais nous autres Français n'avons jamais nous fait autrement que comme ça dans l'histoire récente je ne parle pas pour les autres peuples je ne connais pas assez bien leur culture et leur génie nationale ça pas été le cas des Anglais c'est pas la planification leur objectif ça n'a jamais été c'est une nation 10 fois plus commerçante que naît que naît le que la classe possédante française donc bah voilà on est quand même le pays où Colbert a planté des sapins que vous pouvez aller admirer dans la forêt de joue pour fabriquer les bateaux de la Marine nationale bon peut-être est-ce un exemple qui est lui-même exagéré mais c'est pour dire que on ne sait pas non plus de l'économie sans culture de son peuple sans étudier les rapports de force et en se moquant de l'environnement sinon pour le citer comme une contrainte dernier élément que j'évoque je terminerai là-dessus donc récession en vue inflation la session risque de crise financière internationale et enfin pour nous les Français d'abord pour l'Europe c'est la première victime de l'actuel rapport de force qui est en train de se nouer entre l'Américain et chinois les perdants sont les Européens bon ça se voit à l’œil nu non seulement à cause des bêtises qui ont été faites avant dans le cadre de la concurrence libre et non faussée de rose mémoire mais aussi parce que dans le choc les Américains se fichent complètement de savoir si nous sommes d'accord ou pas avec mesure qu'ils ont pris de protectionnisme c'est pas leur souci mais par contre si en Europe on veut que ça continue à être en souci on envisage de faire quelque chose bon en tout cas dans le rapport de force l'Europe n'est pas la mieux placée quant à la France le cœur de son génie c'est ce que les Françaises les Français sont capables de faire en matière de production beaucoup de gens ont vu de loin nous prennent pour le pays qui sait faire des bonnes baguettes des parfums et du pinard oui nous savons en faire un effet les meilleurs baguettes du monde le meilleur épinard et sans aucun doute les meilleurs parfums mais nous sommes d'abord et avant tout une nation technicienne et je voudrais rappeler que par exemple nous sommes le deuxième pays au monde pour la part que chacun donne à l'industrie spatiale proportion proportion des habitants mais c'est un exemple extrême mais on pourrait le prendre dans toute une série de domaines or là aussi le déclassement est en vue pourquoi parce que le système éducatif est en crise parce que le système de qualification des travailleurs notamment avec le système de l'enseignement professionnel a été mis en crise et que on compte sur l'apprentissage pour quoi faire pourquoi faire mais on a déjà étudié ce que ça donne dans d'autres économies nous les français on entre comme ça dans la hiérarchie et dans le et dans les niveaux de production et de dans l'entreprise chez les Allemands on monte comme ça parce qu'il y a une promotion interne si vous faites une masse d'apprenti ça ne marche que si vous faites de la promotion interne sinon qu'est-ce que vous faites vous apprenez à quelqu'un à reproduire les gestes professionnels qu'il a toujours fait résultat quand on passe à la commande numérique pas de crise chez nous en France une crise en Allemagne voilà encore un facteur qui à mon avis est sans doute le plus grave parce que vous n'en verrez pas la conséquence tout de suite or nous vivons dans une société de l'émotion si ça se voit tout de suite on réagit si ça se voit pas pouf passer muscade on passe à la suite je dis qu'il se produit une immense des qualifications de la force de travail et que c'est cette des qualifications qui va poser le plus lourd dans le rapport de force pour la suite si nous ne savons pas produire un certain nombre de choses sinon n'en avons plus les unités de production nous serons plus alors là pour le coup compétitif en rien du tout surtout pour une économie qui voulait briller par son ouverture bon pardon j'espère pas avoir abusé parce que vous-même vous avez dû être limité en temps de parole moi j'étais absolument enchanté de passer ce moment ici je vais avoir du mal comme vous vous l'avez dit à l'instant c'est un crève-cœur que ça s'arrête parce que non mais on entend les arguments avec une crudité et puis c'est dit vers ces 10 pour parler pour échanger c'est pas dit pour assainer voilà merci encore une fois madame madame monsieur et tous ceux qui ont été là bien sûr bonne soirée [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon