đŽ DIRECT - L'intĂ©grale de l'interview de Marion MarĂ©chal, vice-prĂ©sidente de ReconquĂȘte sur RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:50OuverteRéponse directe
Mais il y a un clivage, on est bien d'accord.
- 0:59FerméeRéponse partielle
Cet aprĂšs-midi, vous voteriez oui, non ?
- 1:16FerméeRéponse directe
Marion Maréchal, vous voteriez non ?
- 2:35OuverteRéponse partielle
Poutine est-il aujourd'hui l'ennemi de la France ?
- 3:15OuverteRéponse directe
Marion MarĂ©chal, vous ĂȘtes tĂȘte de liste pour les Ă©lections europĂ©ennes, pour le parti ReconquĂȘte. Il n'y a quasiment rien sur l'Ă©nergie, sur l'Ă©cologie, sur la crise agricole.
- 3:57OuverteRéponse directe
Que dites-vous aux agriculteurs, par exemple ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Invité politiqueFait
« Mais il y a un clivage, on est bien d'accord. »
- 1:01PrésentateurFait
« Moi, je considÚre qu'en l'occurrence, on ne peut pas s'engager sur 10 ans. Je crois que c'est excessif, me semble-t-il. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Je voterai. Ăa dĂ©pend exactement quel est le contenu du texte. »
- 4:04PrésentateurFait
« Je dis que, par exemple, je suis pour la défense de la priorité locale dans l'accÚs à la restauration collective, qui est aujourd'hui une priorité qui n'est pas permise par le droit européen »
- 4:15PrésentateurFait
« Je suis pour le refus de cette fuite en avant de votes de traités de libre-échange dans lequel est mise systématiquement la question agricole. »
- 4:42PrésentateurFait
« Je souhaite revoir les objectifs de la politique agricole commune qui sont aujourd'hui des objectifs avant tout Ă©cologiques, lĂ oĂč il me faudrait, semble-t-il, d'abord mettre la question de la souverainetĂ© alimentaire. »
- 5:20PrésentateurFait
« il y a selon moi, malgré tout, un enjeu particulier à l'occasion de ces élections européennes. C'est le fait de savoir si on veut que l'Europe reste un continent de culture européenne ou est-ce qu'on veut que demain, l'Europe soit totalement à la fois submergée par une immigration extra-européenne »
- 6:16Invité politiqueFait
« Quand on regarde les deux exemples récents des deux imams, l'imam Iqusen, l'imam Majou Majoubi, qui ont tous les deux été expulsés, qui ont tous les deux saisi la justice, mais la justice a confirmé leur expulsion. »
- 6:40PrésentateurFait
« Nous allons vivre à l'heure islamique, puisque c'est le lancement du Ramadan. »
- 7:22PrésentateurFait
« un jeune de 13 ans, à Lyon d'ailleurs toujours, a été lynché parce qu'il avait mangé une sucette pendant le Ramadan »
- 7:28PrésentateurFait
« un homme de 45 ans avait été lui également lynché parce qu'il avait bu un café en terrasse »
- 7:33PrésentateurFait
« une jeune fille à Nice a été giflée pour avoir simplement servi de l'alcool. »
- 13:32PrésentateurChiffre
« Nous avons 119 mosquées salafistes qui sont toujours ouvertes selon les renseignements généraux. »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Marion Maréchal18 %
- Invité3 %
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AprÚs les ignobles attaques du 7 octobre en Israël, il avait annoncé un blocus militaire, une coalition militaire sur le modÚle de ce qui avait été fait face à Daesh pour que la France, si on comprend bien ce qu'il a voulu dire, s'engage militairement sur la question palestinienne et de Gaza et de lutte contre le Hamas. Alors que la plupart des pays, évidemment, ça n'a pas été suivi, mais c'est la démonstration, si vous voulez, que le président de la République, me semble-t-il dans cette affaire, semble vouloir instrumentaliser la question ukrainienne et la question russe dans le débat et dans la campagne européenne. Il veut, je ne sais pas, manifestement apparaßtre comme un chef de guerre.
Il veut mettre ce sujet au cĆur de la table pour peut-ĂȘtre diaboliser les uns et les autres, pour crĂ©er des clivages, pour crĂ©er des polĂ©miques.
Mais il y a un clivage, on est bien d'accord.
Non, mais il y a un clivage. Quoique, non, je crois qu'il y a quand mĂȘme une relative unanimitĂ© dans la classe politique pour condamner, pour l'occurrence, condamner la Russie. Cet aprĂšs-midi, vous voteriez oui, non ? Moi, je considĂšre qu'en l'occurrence, on ne peut pas s'engager sur 10 ans. Je crois que c'est excessif, me semble-t-il. Et une fois de plus, je crois qu'il faut qu'il y ait des lignes rouges. Parce que dans cet accord, il y a aussi la volontĂ© manifeste d'Emmanuel Macron de vouloir intĂ©grer l'Ukraine Ă l'Union europĂ©enne. Et ça, je pense que ça n'est pas possible. Marion MarĂ©chal, vous voteriez non ? Vous vous atteindrez ? Je voterai.
Ăa dĂ©pend exactement quel est le contenu du texte. Mais en tout cas, ce qui est sĂ»r, c'est que moi, je ne participerai pas Ă l'idĂ©e qu'il puisse y avoir une intĂ©gration de l'Ukraine. Je crois qu'aujourd'hui, on ne peut pas engager la France sur 10 ans. Ăa me semble excessif. Il peut y avoir des crĂ©dits, en effet. Mais il faut voir exactement ce que contient Ă©galement cette participation militaire. Moi, je veux avoir exactement le dĂ©tail de ce que contient cette participation militaire. Parce que lĂ , pour l'instant, on a des grands engagements, mais qui sont relativement flous.
Je veux dire, entre ce qui est dit aujourd'hui dans ce texte et ce qu'affirme Emmanuel Macron dans le cadre diplomatique et militaire, les choses ne sont pas parfaitement claires. Donc on verra exactement dans le détail. Mais moi, je vous ai dit mes lignes rouges, elles sont trÚs claires. Ce qui ne veut pas dire, une fois de plus, que je ne souhaite pas la victoire de l'Ukraine.
Le prĂ©sident ukrainien, qui d'ailleurs a rĂ©pondu hier aux questions de BFM TV, il nous le dit, pour l'instant en tout cas, pas question que l'on aille mourir en Ukraine. Ăcoutez.
Tant que l'Ukraine est là , tant que l'Ukraine tient, l'armée française peut rester sur le territoire français. Vos enfants ne vont pas mourir en Ukraine. Mais si Poutine parvient à aller et attaquer un autre pays de l'OTAN, eh bien ce sont des pays de l'OTAN qui seraient amenés à décider comment va-t-il envoyer ou pas leur armée pour la guerre sur le territoire de ce pays membre de l'OTAN.
Poutine est-il aujourd'hui l'ennemi de la France ? Ce qui est sĂ»r et que c'est terrible, c'est qu'il est aujourd'hui de fait devenu un ennemi de l'OTAN au sens large. VoilĂ , on ne va pas refaire l'histoire, mais indĂ©niablement, les propos que vous avez relevĂ©s dĂ©montrent qu'il y a une extrĂȘme opposition et adversitĂ©.
Pour autant, me semble-t-il, Ă l'heure oĂč on parle, l'intĂ©gritĂ© territoriale de la France n'est pas menacĂ©e par ce conflit, mĂȘme si une fois de plus, on peut avoir de la compassion tout Ă fait et du soutien vis-Ă -vis de l'Ukraine, ne serait-ce que pour le respect du droit international, puisqu'en fait c'est ça quand mĂȘme l'objet de dĂ©part, c'est-Ă -dire qu'il y a une violation du droit international et une violation des frontiĂšres. Donc rien que sur ce principe, quel que soit ce qui a pu se passer avant, c'est normal que la France soit du cĂŽtĂ© de la dĂ©fense, du respect de ce droit international.
Marion MarĂ©chal, vous ĂȘtes donc tĂȘte de liste pour les Ă©lections europĂ©ennes, pour le parti ReconquĂȘte. J'ai Ă©coutĂ© votre discours dimanche soir. Il n'y a quasiment rien sur l'Ă©nergie, sur l'Ă©cologie, sur la crise agricole. Vous dĂ©noncez majoritairement la question du pĂ©ril de l'islamisation, qui vous apparaĂźt aujourd'hui comme la menace principale. Sur les questions d'Ă©nergie, d'Ă©cologie, de crise agricole, vous estimez que...
Alors non, ça n'est pas vrai. En réalité, j'ai toute une partie sur la vision européenne qui sera la mienne, mais évidemment, dans sa philosophie, dans ses grands ensembles, il y aura un moment posé et détaillé sur le projet en tant que tel, thÚme par thÚme. Mais évidemment, on ne se précipite pas. On sait qu'une élection européenne, ça se joue évidemment toujours dans la derniÚre ligne droite. Que dites-vous aux agriculteurs, par exemple ? Moi, je dis des choses trÚs claires.
Je dis que, par exemple, je suis pour la dĂ©fense de la prioritĂ© locale dans l'accĂšs Ă la restauration collective, qui est aujourd'hui une prioritĂ© qui n'est pas permise par le droit europĂ©en et qui serait un marchĂ©, on va dire, naturel et Ă©vident pour nos agriculteurs qui leur permettraient de sortir la tĂȘte de l'eau. Je leur dis que je suis pour le refus de cette fuite en avant de votes de traitĂ©s de libre-Ă©change dans lequel est mise systĂ©matiquement la question agricole. Je pense que la question agricole doit ĂȘtre sortie de ces nĂ©gociations de traitĂ©s de libre-Ă©change et ĂȘtre traitĂ© Ă part parce qu'Ă©videmment, il s'agit lĂ ... Mais est-ce que ça veut dire aussi qu'on n'exporte plus ?
Il s'agit lĂ de souverainetĂ© ? Non, il ne s'agit pas cela. Vous savez, on peut avoir des accords bilatĂ©raux sans que ce soit nĂ©cessairement systĂ©matiquement portĂ© par des accords de libre-Ă©change. Et une fois de plus, l'agriculture peut ĂȘtre mise, me semble-t-il, Ă part. Je leur dis qu'il faut Ă©videmment faire un moratoire sur ce qui existe dĂ©jĂ puisqu'aujourd'hui, l'Union europĂ©enne n'assure pas le respect de la rĂ©ciprocitĂ© du respect des normes et des rĂ©glementations dans les produits qui arrivent. Donc peut-ĂȘtre faut-il se poser la question dĂ©jĂ du respect des traitĂ©s actuels.
Je leur dis Ă©galement que je souhaite revoir les objectifs de la politique agricole commune qui sont aujourd'hui des objectifs avant tout Ă©cologiques, lĂ oĂč il me faudrait, semble-t-il, d'abord mettre la question de la souverainetĂ© alimentaire. Donc on va dire le fait de correspondre les besoins alimentaires de l'Europe avec ce qu'elle produit aujourd'hui, ce qui n'est malheureusement pas le cas. Et donc je leur dis tout ça. Mais en revanche, je dis Ă©galement dans ce discours, et vous avez raison de le rappeler, qu'il y a selon moi, malgrĂ© tout, un enjeu particulier Ă l'occasion de ces Ă©lections europĂ©ennes.
C'est le fait de savoir si on veut que l'Europe reste un continent de culture européenne ou est-ce qu'on veut que demain, l'Europe soit totalement à la fois submergée par une immigration extra-européenne et avec cela, qu'on bascule vers un changement culturel et notamment une islamisation du continent de plus en plus accélérée. On le voit en France et j'espÚre qu'on en parlera. Et qui, pour moi, est l'enjeu vital, voilà , qui doit conduire les Européens à faire un grand choix de civilisation aujourd'hui. Et c'est un enjeu ici, mais aussi ailleurs.
C'est un enjeu dans l'ensemble de l'Europe, alors à des degrés plus ou moins importants, selon d'ailleurs la situation migratoire qui est la l'heure.
Non, mais c'est un enjeu qui nous empĂȘchait de maĂźtriser nos propres frontiĂšres, qui en veut, qui reste ou non sur le territoire. Quand on regarde les deux exemples rĂ©cents des deux imams, l'imam Iqusen, l'imam Majou Majoubi, qui ont tous les deux Ă©tĂ© expulsĂ©s, qui ont tous les deux saisi la justice, mais la justice a confirmĂ© leur expulsion. Je vais y revenir. Donc au fond, ce que je veux dire, c'est que ce que vous dĂ©nonciez Ă une Ă©poque comme nous empĂȘchant d'avoir les outils, en tout cas de maĂźtrise,
il semble aujourd'hui que ce soit derriĂšre nous. Je vous dis simplement que c'est un enjeu brĂ»lant. Et vous allez voir, nous allons, Ă partir de lundi, depuis lundi, nous allons vivre Ă l'heure islamique, puisque c'est le lancement du Ramadan. Donc le Ramadan maintenant est partout. Nous avons des publicitĂ©s dans l'intĂ©gralitĂ© de l'espace public. Nous allons avoir des Ă©lus qui vont souhaiter un bon Ramadan. Nous allons avoir des Ă©lus qui vont aller rompre le jeĂ»ne dans les mosquĂ©es. Nous avons mĂȘme des Ă©lus, c'est le cas Ă Lyon, Ă la GuillotiĂšre, qui arrĂȘtent des travaux pour ne pas gĂȘner les commerces qui fĂȘteraient le grand marchĂ© du Ramadan.
Dans la rue dans laquelle se trouvent en effet les marchés.
Et moi, ce que je veux vous dire, c'est que ça va au-delĂ de ça. Parce que nous sommes quand mĂȘme dans un pays oĂč il y a Ă peine quelques annĂ©es de cela, une marque, une grande marque, Evian, pour ne pas la citer, c'Ă©tait quand mĂȘme excusĂ© d'avoir incitĂ© Ă boire de l'eau au moment du Ramadan.
On est quand mĂȘme dans un pays, et j'aimerais que le maire de Lyon se soucie peut-ĂȘtre davantage de cela que du marchĂ© du Ramadan, oĂč un jeune de 13 ans, Ă Lyon d'ailleurs toujours, a Ă©tĂ© lynchĂ© parce qu'il avait mangĂ© une sucette pendant le Ramadan, oĂč un homme de 45 ans avait Ă©tĂ© lui Ă©galement lynchĂ© parce qu'il avait bu un cafĂ© en terrasse, oĂč une jeune fille Ă Nice a Ă©tĂ© giflĂ©e pour avoir simplement servi de l'alcool.
Donc si vous voulez, moi ce qui m'inquiĂšte, et c'est pour ça que j'ai envie que les Français prennent conscience de cet enjeu, c'est qu'Ă travers l'immigration, Ă travers la faiblesse de notre Ătat, face Ă ce phĂ©nomĂšne d'islamisation, parfois la soumission de certains Ă©lus, et parfois mĂȘme le prosĂ©lytisme d'organisations, comme les frĂšres musulmans extrĂȘmement puissants en France, les salafistes, qui eux sont dans une logique de domination revendiquĂ©e, et d'islamisation revendiquĂ©e, et bien petit Ă petit, c'est un peu comme la grenouille dans l'eau chaude avec l'eau de plus en plus chaude, on se rend compte que l'islamisation s'installe dans notre pays avec des consĂ©quences d'application de la charia qui ne vont pas dans le sens, me semble-t-il, de la libertĂ© de conscience, de la libertĂ© de conscience.
Les exemples que vous donnez pour vous, c'est une application de la charia ?
Pour moi, c'est une explication de la charia de fait. Et d'ailleurs, ce qui est en train de se passer, c'est que comme beaucoup dans ces territoires français, de gens, y compris d'origine immigrée, voire de culture musulmane, ont peur, ont peur du rejet, ont peur de la violence, elles se calent sur l'heure islamique. Et donc ce que je veux dire, et c'était l'enjeu en effet de mon discours, c'est de dire que c'est le grand enjeu de ces européennes, parce qu'évidemment, il y a une réponse nationale à avoir, mais il y a aussi une réponse européenne qui est absolument déterminante.
Mais quand vous dites, par exemple, vous avez cité tout de suite les publicités, en disant que ça s'était mis à l'heure du ramadan, est-ce que vous, au pouvoir, vous interdiriez des publicités ? Enfin, je veux dire, les publicités ont toute une vocation, tout simplement, de vendre ces produits. Je veux dire que pendant la période du ramadan, et en effet, en moyenne, quand j'étais chez Franprix, et c'est vrai que ça, j'entendais les publicités pour la viande halal en... Moi, je vais vous le dire,
je suis...
Ăa vous l'aurait interdit ? Je vais vous dire, je pense qu'il faut pouvoir... C'est une question d'Ă©conomie, c'est une question de marketing,
c'est leur fait la demande, quoi. Moi, je pense qu'il faut pouvoir se poser la question de toute interdiction de manifestation de la charia islamique dans notre pays. Je vous le dis, t'es franchement, j'ai pas la réponse juridique, mais je vous le réponds trÚs précisément, y compris d'ailleurs sur les publicités... Non, mais quand un magasin,
quand un épicier fait une... Quand les publicités du ramadan,
c'est pas de la charia. Je vous le dis, pardon madame, moi, je suis contre le changement de culture de notre pays. Je refuse que la France devienne un pays de culture islamique. Je refuse que les manifestations de la charia islamique soient mises au mĂȘme niveau que d'autres traditions culturelles chrĂ©tiennes, qu'il s'agisse de NoĂ«l ou de PĂąques, qui, elles, font partie de l'identitĂ© de la France. Je refuse cela. Une fois de plus, ça ne veut pas dire que je me positionne contre des personnes.
Quand il s'agit, bien évidemment, de personnes, y compris de confessions musulmanes, de nationalités françaises qui se plient intégralement à la culture européenne et chrétienne de la France, il n'y a évidemment aucun sujet. Moi, j'en ai contre ceux aujourd'hui qui veulent opérer un changement de culture française et donc imposer des cultures étrangÚres et islamiques sur le sol français. Et donc, je pense qu'il faut bloquer cela. Marie-Marchal, on le bloque comment ?
Je vous repose la question extrĂȘmement concrĂšte. Tous les gens qui nous Ă©coutent et qui nous regardent font leur course en ce moment. Ils voient bien qu'effectivement, il y a des promos en ce moment. Et c'est l'offre et la demande, c'est trĂšs concret. Sur la viande halal, est-ce que vous empĂȘchez ces promos ? Est-ce que vous interdisez ces pubs ? Est-ce que vous empĂȘchez mĂȘme que cette viande halal se retrouve sur les rayons ?
Je vous ai rĂ©pondu. Ăa veut dire que je pense que oui. Je pense qu'il faut pouvoir se poser la question de l'interdiction de cette pression permanente des publicitĂ©s du Ramadan dans l'espace public. Je pense qu'on ne doit pas s'arrĂȘter lĂ . Il faut regarder toutes les manifestations aujourd'hui de la charia islamique. On en parle rĂ©guliĂšrement dans l'Ă©cole avec l'explosion. Je ne veux pas dire que c'est de la charia de faire une pub chez Franprix pour la viande halal. Mais si, bien sĂ»r que si. C'est la charia alimentaire. C'est la charia alimentaire.
Et la conclusion d'ailleurs de cela, c'est que dans cette pression permanente, on a aujourd'hui, au sein mĂȘme d'ailleurs de nos Ă©coles, des enfants qui ne sont pas d'ailleurs spĂ©cialement musulmans. Il y a rĂ©guliĂšrement des polĂ©miques tous les ans sur le sujet. Et qui n'osent pas consommer ou qui se font rejeter ou malmener parce qu'ils consomment justement une alimentation au moment du Ramadan. Ils ont peur d'ĂȘtre... Et donc je pense que... Quoi ? Vili PandĂ©, mis de cĂŽtĂ©. VoilĂ , on voit bien aujourd'hui qu'il y a une radicalisation d'ailleurs de la jeunesse musulmane, malheureusement, qui est subvertie par des courants radicaux. On pense aux frĂšres musulmans, on pense aux salafistes.
C'est pas... Si vous voulez, il y a des chiffres qui sont...
Est-ce que les pubs pour les Ćufs de PĂąques... Pardon, mais dans le mĂȘme temps, et je vais reprendre mon exemple tout bĂȘte, hier en faisant mes courses, j'entends ça, mais aussi des pubs pour les Ćufs de PĂąques.
Est-ce que les pubs pour les Ćufs de PĂąques, on les laisse ? Vous faites une comparaison qui n'est pas justifiĂ©e, c'est-Ă -dire que...
C'est juste le fait au moment mĂȘme oĂč je fais mes courses,
j'essaie de deux... Je vous le dis, je considÚre qu'aujourd'hui, la France est un pays de racines chrétiennes et qu'à ce titre...
Donc les Ćufs de PĂąques, oui, la viande Ă l'al, non ?
Mais oui, la culture chrĂ©tienne fait partie intĂ©grante de l'identitĂ© française et qu'Ă ce titre, elle a un droit de prééminence. VoilĂ , sur le route, nous ne sommes pas un pays musulman, nous n'avons pas vocation Ă le devenir. Le rayon cachĂšre ? Nous ne sommes pas le devenir. Au point que certaines personnes, aujourd'hui, se fassent mĂąmener ou rejeter parce qu'elles ne consomment pas du cachĂšre. Donc, me semble-t-il, la problĂ©matique n'est pas du tout la mĂȘme. Donc, Ă un moment donnĂ©, j'aimerais qu'on arrĂȘte de mettre toutes les religions aussi dans le mĂȘme sac et qu'on regarde aujourd'hui quel est le problĂšme en particulier.
Maintenant, en ce qui concerne le gouvernement, vous nous dites, c'est formidable, il travaille bien, il a expulsĂ© un imam. Je note quand mĂȘme qu'il a fallu... Non, mais vous n'avez pas dit formidable, mais je raccourcie. Ce que j'ai prĂ©cisĂ©,
et c'est important de le dire, c'est que les obstacles juridiques à l'expulsion de ces imams n'ont pas fonctionné comme vous aviez pu dire à un moment que vous aviez.
Pas tous, mais sur ce sujet, sur ce cas en particulier, vous avez raison, c'est le cas. Maintenant, je note quand mĂȘme sur l'imam qui a Ă©tĂ© expulsĂ© qu'il a fallu attendre qu'il y ait une polĂ©mique mĂ©diatique pour qu'une action de l'Ătat soit prise. C'est-Ă -dire que, manifestement, les services de renseignement savaient que cet imam Ă©tait islamiste. Ils savaient qu'il faisait des prĂȘches islamiques Ă plusieurs reprises. Le prĂ©fet lui-mĂȘme, semble-t-il, s'Ă©tait vantĂ© de dire identifiĂ©, mais donc s'il n'y avait pas eu de polĂ©mique, que serait-il arrivĂ© ? On se pose la question.
Maintenant, je vois que GĂ©rald Darmanin va dans le sens de la fin du salariat par des Ătats Ă©trangers, des imams Ă©trangers. Ce qu'on appelle les imams dĂ©tachĂ©s. TrĂšs bien. Il aura fallu attendre longtemps pour avoir cette mesure de bon sens, mais j'aimerais quand mĂȘme dire que nous sommes trĂšs loin de ce qu'il faudrait faire. Parce qu'il y a aujourd'hui des imams nĂ©s en France qui sont de nationalitĂ© française, qui sont formĂ©s Ă l'Ă©tranger, prĂšs de 1900 par an. Nous avons des imams, y compris formĂ©s, notamment dans des Ă©coles coraniques, comme l'Institut europĂ©en des sciences humaines, qui est proche des frĂšres musulmans et qui donc Ă©videmment participe d'une lecture radicale de l'islam.
Nous avons des Ătats Ă©trangers qui peuvent toujours financer des mosquĂ©es, donc ça ne rĂšgle pas le problĂšme. Nous avons des fichiers S Ă©trangers toujours pas expulsĂ©s. Nous avons des djihadistes qui sont encore rapatriĂ©s de Syrie. Nous avons 119 mosquĂ©es salafistes qui sont toujours ouvertes selon les renseignements gĂ©nĂ©raux. Donc moi, je veux juste que les Français ne soient pas totalement dupes. Cette mesure est totalement insuffisante pour lutter contre l'islamisme dans notre pays.
Marion Maréchal, Ayana Kamoura qui chanterait Edith Piaf à la cérémonie d'ouverture des JO. C'est quoi le problÚme ? Pourquoi pas ?
Pourquoi pas ? Parce que c'est un choix politique et revendiqué comme tel. C'est toujours un choix politique.
C'est-Ă -dire quand Mireille Mathieu chante avec Nicolas Sarkozy, c'est un choix politique.
Quel est le choix politique ? Le choix politique, c'est de dire on veut représenter la France multiculturelle, on veut représenter la France qui ne chante pas français, parce que cette chanteuse, on aime ou on n'aime pas, mais elle ne chante pas en français. Et vous voyez, pour moi, cette polémique, elle recoupe la polémique de l'effacement de la croix sur le dÎme des Invalides. C'est-à -dire que chaque fois que le monde regarde la France, donc en l'occurrence à l'occasion des JO, on fait tout. Vous savez trÚs bien, c'est une rÚgle. Quel rapport avec la laïcité ?
On ne peut pas faire une affiche pour les Jeux Olympiques avec des signes religieux. Je vais au bout de mon raisonnement. Par contre, il faut quand mĂȘme se mettre d'accord sur les rĂšgles. Je veux bien que vous changiez les rĂšgles des JO.
Non, non, je vais au bout de mon raisonnement. D'ailleurs, mĂȘme des Ă©trangers s'en sont offusquĂ©s, mĂȘme des Italiens, d'ailleurs, se sont offusquĂ©s du fait qu'on ait effacĂ© cette croix sur le dĂŽme des Invalides. C'est toujours la mĂȘme chose. Ăa veut dire qu'en fait, chaque fois que le monde nous regarde, on donne l'impression qu'on n'assume pas ce qu'on est, qu'on n'assume pas d'ĂȘtre un pays de ration chrĂ©tienne, qu'on n'assume pas d'ĂȘtre un pays de culture europĂ©enne. C'est parce qu'elle est noire ? Non, pardon, madame, ça n'a rien Ă voir. Mais quand JosĂ©phine Baker, par exemple, elle reprĂ©sente la culture française et pardon, c'est une femme noire, moi, je n'ai aucun problĂšme.
Mais là , en l'occurrence, cette femme ne chante pas en français, ne chante pas en français, elle ne représente pas la langue française. Donc à un moment donné, et une fois de plus,
à un moment donné, est-ce qu'on est obligé ? Ce n'est pas un argument pour vous, ça ?
Non, ce n'est pas un argument, excusez-moi. Et d'ailleurs, ce n'est pas un argument pour les Français, manifestement, parce que le seul sondage qui a Ă©tĂ© fait dĂ©montre qu'ils sont une trĂšs large majoritĂ© Ă ne pas vouloir 3%, exactement, ĂȘtre reprĂ©sentĂ©. Elle ne doit pas ĂȘtre celle qui les reprĂ©sente Ă la sĂ©rie.
Mais simplement, cet acharnement, c'est-Ă -dire quand j'ai Ă©coutĂ© Ăric Zemmour, qui explique qu'en gros, les Français seraient sensibles Ă la musique de Mozart, mais pas Ă celle d'Aiana Kamoura ?
Ce qui est sĂ»r, c'est que la culture musicale française, c'est d'abord une culture, oui, symphonique. C'est aussi un style particulier. D'ailleurs, je vois bien que les Français, dans ce sondage, rĂ©vĂšlent qu'ils prĂ©fĂ©raient avoir Jean-Jacques Goldman, Florent Pagny. Et d'ailleurs, vous voyez bien que ce n'est pas du racisme parce qu'ils citent mĂȘme d'ailleurs Sofiane. Sofiane, en l'occurrence, chante en français. Donc, vous voyez bien que ce n'est pas ce sujet-lĂ . Le sujet, c'est est-ce que ça reprĂ©sente la culture française ? Est-ce que ça reprĂ©sente la langue française ? Est-ce que ça reprĂ©sente l'Ă©lĂ©gance française ? Et les Français ne se retrouvent pas lĂ -dedans.
Et ils se retrouvent de tout moins qu'une fois de plus. Ce n'est pas un choix anodin, c'est un choix politique de dire, ah voilà , on ne veut pas représenter la France, on va dire, éternelle, qui a plein d'apports extérieurs. Mais ça n'est pas apprécié par les Français. Et je le comprends.
Marion MarĂ©chal, vice-prĂ©sidente de ReconquĂȘte, tĂȘte de liste aux europĂ©ennes. Merci d'avoir rĂ©pondu Ă mes questions. 8h53 sur CBFM TV.
Marion Maréchal