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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 octobre 2024 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

« Nous attendons des sanctions » après les chants homophobes au Parc des Princes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle va être la réponse du gouvernement face à ces chants homophobes au Parc des Princes ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Les sanctions existantes ne sont pas systématiquement utilisées, pourquoi ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Où placez-vous le curseur entre amende financière et retrait de points pour un club comme le PSG ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Les taxes budgétaires peuvent-elles être adoptées sans recours à l'article 49.3 ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Un effort de 60 milliards dès l'année prochaine, c'est trop selon certains députés. Vous partagez cette critique ?

  • 9:20FerméeÉludée

    Vous appartenez à quelle droite sur la question des impôts ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Man NasserouFait
    « combien c'était inacceptable combien l'homophobie n'a pas sa place dans le sport et en particulier dans le football »
  • 3:30Man NasserouFait
    « l'homophobie n'est pas une opinion c'est un délit »
  • 19:00Man NasserouFait
    « la laïcité c'est d'abord la liberté de croire ou de ne pas croire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et notre invité politique ce matin c'est man nasserou bonjour merci beaucoup d'être avec nous secrétaire d'État chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France bonjour Stéphane bonjouran notre pasrou bonjour bonjour on va commencer par une actualité euh triste actualité on a envie de dire ce sont ces chambophobes qui ont été entonnés samedi soir au Parc des Princes lors du match de Ligue 1 entre le PSG et Strasbourg quelle va être la réponse du gouvernement face à ces d'abord nous avons voulu dire combien c'était inacceptable combien l'homophobie n'a pas sa place dans le sport et en particulier dans le football combien nous n'allons pas mettre la poussière sous le tapis ou faire comme si nous n'avions pas vu ou entendu ce qui s'était passé parce que tout le monde a vu et entendu ces champs totalement inacceptables qui sont vous l'avez dit des champs homophobes il faut commencer par nommer les choses avec le ministre de l'Intérieur Bruno retaillot et le ministre des Sports Gill laverous nous avons convoqué une réunion des responsables sportifs qui aura lieu jeudi pour leur demander d'abord ce que eux comptent faire voir avec eux comment ils comptte mettre un terme définitif et sanctionner sévèrement ses agissements et je l'ai dit je veux le redire sur votre plateau nous au gouvernement nous prendrons toutes nos responsabilités responsablebl sportif je sais qui les dirigeants du PSG la Ligue les dirigeants des clubs les dirigeants notamment de la Ligue de Football Professionnel puisque c'est c'est sa compétence de la Fédération aussi Française de Football tous ceux qui sont concernés par le fait de faire respecter les règles dans le le monde du football il y a des règles il y a des sanctions qui sont prévues qui sont à la disposition des instances dirigeantes du sport et bien il faut que ces sanctions soient utiliser autrement nous au gouvernement nous prendrons nos responsabilités et nous activerons tous les leviers que nous pouvons le problème est loin d'être nouveau il existe des règles il y a il y a a un panel de sanction pourtant ça marche pas parce que le problème est toujours pas réglé qu'est-ce que qu'est-ce que vous pouvez faire de plus qui ferait que on arriverait enfin à mettre un terme à ce genre de d'agissement d'abord je constate que les sanctions qui existent ne sont pas systématiquement utilisées pourquoi et bien je nous leur poserons la question je dis mais en l'occurrence les sanctions qui existent doivent être utilisées il y en a beaucoup et vous voulez en ajouter d'autres en créer d'autres si c'est nécessaire nous regarderons ce qui est très clair c'est que il a nous ne voulons plus entendre ce type d'injure ce type de propos dans dans une enceinte sportive et pardon de vous dire aussi que nous avons aussi un sujet de violence puisque dans un autre match le lendemain entre entre Marseille et Montpellier nous avons eu et bien des débordements des affront avec la police nos policiers ont autre chose à faire que de venir et bien gérer les excès d'un certain nombre de supporters une minorité et bien cette minorité là il faut la mettre hors de tas de nuire il faut la mettre devant ses responsabilit pour qu'on comprenne bien nasrou puisque vous dites on va prendre nos responsabilités un qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui de la Ligue c'est très clair ce que nous attendons aujourd'hui ce sont des sanctions des sanctions pour les fauteurs de trouble et des sanctions pour les clubs s'ils n'arrivent pas à faire respecter la discipline chez eux les dispositions qui existent aujourd'hui prévoi tout tout un panel de sanction il peut y avoir des amendes financières il peut y avoir des interdictions de stade il peut y avoir des Huos partiel il peut y avoir beaucoup de choses ce qui est essentiel il faut aller jusqu'où il faut aller jusqu'au retrait de point par exemple il faut aller jusqu'à faire cesser c'estes mauvaises habitudes ces excès mais ça passe par quoi faire cess parce que comme Stéphane le disait se répète ça se répète c'est pas la première fois comment on fait pour que ce soit la dernière écoutez nous allons avoir une réunion avec les dirigeants nous leur dirons un certain nombre de choses nous allons entendre ce que eux ont à nous dire mais encore une fois on ne va pas mettre la poussière sous le tapis et attendre que cela s'arrête tout seul il faut qu'il y ait des sanctions jusqu'à ce que ces agissement là disparaissent encore une fois il faut qu'on il faut penser aussi à tous ceux qui viennent en famille regarder un match de football et qui n'ont pas être exposé à cette just vous mettez où le curseur vous mettez où est-ce qu'une amende financière c'est suffisant pour un club comme le PSG qui qui est un club qui a des moyens ou est-ce qu'il faut aller plus loin et bien si ce n'est pas suffisant nous irons plus loin la chose qui estès CLA pouvez faire et bien nous quels sont les moyens vous à votre disposition et ben j'ai parlé par exemple des interdictions il y en a un certain nombre qui sont des interdictions administrative ça c'est un levier que le gouvernement que les préfets peuvent employer pour les fauteurs de trouble je vais vous donner un autre exemple nous pouvons déployer quel ce qu'on appelle des commissions d'observation c'est-à-dire avoir dans l'enceinte sportive des gens qui observent qui repèrent les fauteurs de trouble qui notent les agissement délictueux parce que l'homophobie n'est pas une opinion c'est un délit mais encore une fois il faut d'abord responsabiliser les les clubs c'est à eux de faire pardon de le dire comme ça le ménage chez eux et en tout cas de s'assurer que les règles sont respectées s'ils ne le font pas le gouvernement et bien prendra les mesures qu'il peut et s'il faut faire évoluer ces mesures là nous regarderons mais il n'est pas possible de considérer que ce qui s'est passé normal c'est Bruno Rao qui s'exprimé le premier sur le sujet ce weekend vous avez cité Gil verous vous êtes partie prenant dans cette affaire qui va suivre le dossier au long cout en fait dans la durée c'est vous qui êtes à la manœuvre alors aujourd'hui c'est le ministre de l'Intérieur qui suite à ces ce double épisode de violence et d'homophobie a décidé de prendre en main le sujet je l'accompagnerai naturellement je suis secrétaire d'État auprès de lui et en lien bien sûr étroit avec le ministre des Sports donc c'est aussi la compétence nous aurons un travail interministériel en bonne intelligence un dernier mot puisque il y a le match au mpsg qui aura lieu dimanche soir est-ce que vous avez des inquiétudes autour de ce match je peux vous dire que nous regarderons ce match avec attention avec vigilance justement ça sera l'occasion de voir si le nécessaire effit si les bonnes consignes sont passées et si les les clubs les responsables du football sont diligeents pour faire appliquer ces règles et donc évidemment nous allons regarder ce match dimanche avec beaucoup d'attention on va parler du budget on va revenir évidemment sur les dossiers de votre ministère dans quelques instants mais d'abord Stéphane a un mot sur l'examen du budget oui j'imagine que vous suivez les débats sur le budget qui ont démarré à l'Assemblée nationale hier soir comment est-ce que vous voyez les choses évoluent est-ce que le les taexes budgétaires peuvent être vraiment adoptés cette année sans avoir recours à l'article 493 de la Constitution ce qui me paraît très clair c'est que nous avons besoin d'un budget et nous avons besoin que chacun prenne ses responsabilité le Premier ministre l'a fait en tenant un discours de vérité sur l'état des finances publiques et en prenant des décisions qui ne sont pas des décisions faciles et cet Esprit de Vérité enfin de responsabilité pourra aller jusqu'à faire en sorte que les députés votent ce budget même ceux qui sont pas dans le dans l'Alliance centriste LR qui tient qui tient le gouvernement ce sera au députés de le dire moi j'en appelle encore une fois leur responsabilité parce que N ce que nous essayons de faire avec Michel Barnier c'est d'éviter au pays une crise financière on voit que les taux d'intérêts sont vol on voit qu'il y a une impasse budgétaire avec des déficits qui se sont creusés on voit que la France est regardée dans le monde entier et par un certain nombre d'observateurs par les marchés financiers aussi nous devons remettre le pays sur une trajectoire financière sérieuse sur de bons rails et donc chaque député et bien se positionnera les groupes politiques se positionneront et si évidemment il n'y a pas de majorité possible pour adopter ce budget d'autres chemins sont possibles nous n'en sommes pas là aujourd'hui aujourd'hui le débat commence les orientations sont indiquées et pour l'instant nous écoutons aussi ce qui va être dit à l'Assemblée nationale alors ça dé ça démarre un peu curieusement parce qu'il est effectivement nécessaire de redresser les comptes du pays mais à quel rythme quand on entend le député Charles Le Courson par exemple lui il dit clairement qu'un effort de 60 milliards dès l'année prochaine c'est trop et en même temps vous avez la Commission des finance qui a travaillé pendant plus de 3 jours sur le sujet et qui passait de 20 milliards de recettes nouvelles en impôt F enfin en taxe fiscale et en impôt à trouver et à la fin des 3 jours d'examen ils sont passés à 50 milliards donc là il y a il y a quelque chose qui colle pas en fait c'est quand Michel Barnier parle de concours l'épine de la fiscalité si je me souviens bien je crois que ce sont ses mots il a raison il se passe quelque chose d'étrange non il a dit dès le départ notre premier ministre que son souhait c'était que le recours à l'impôt soit en dernier recours précisément en dernier ressort il a aussi indiqué qu'il s'agirait d'avoir des prélèvements ciblés temporaires évidemment que l'essentiel de l'effort allait peser sur la dépense publicque il a tenu de son côté cet engagement dans la copie qu'il présente après il y a un débat parlementaire effectivement nous ne voulons pas alors dire les prélèvement obligatoire plus que nécessaire c'est très clair et de ce point de vue-là nous verrons ce qui va être débattu maintenant en séance plaère au-delà de ce qui a été voté et rejeté je tiens à le dire par la commission des finances de l'Assemblée nationale puisque finalement la copie qui a été lourdement Alourd par la gauche notamment a été rejeté et donc nous allons voir mais je veux vous le dire encore une fois ce qui se joue ici ce n'est pas simplement un budget qui est là pour faire plaisir aux uns ou aux autres c'est l'intérêt général du pays que ce budget soit adopté et que ce budget remette sur les bons rails notre pays je veux le redire l'objectif c'est de contenir le déficit donc moi j'entends que tout le monde ne partage pas l'idée qu'il faille faire un effort mais tout le monde m'a l'air de partager le constat de la situation dans laquelle nous sommes et ce constat il nous invite c'està-dire qu'il faut absolument qu'on fasse des efforts pour que l'an prochain on soit à 5 % de déficit et vous à titre personnel vous appartenez à quelle droite celle qui considère que les impôts c'est une ligne rouge qui à laquelle on doit pas toucher ou vous soyez favorable à ce que les impôts augmentent compte tenu du contexte il n'y a qu'une droite celle qui a pris ses responsabilités ah non en ce moment il y en a plusieurs B écoutez moi je peux vous dire que je n'en connais qu'une j'irai tout à l'heure à la réunion du groupe de droite républicaine à l'Assemblée nationale pour échanger avec les députés parce que l'enjeu il est très simple nous ne pouvions pas assister en spectateur à à cette situation dans laquelle le pays est en train de s'en liser nous avons choisi notamment avec Laurent vquer le président du groupe de se retrousser les de nous retrousser les manches et aujourd'hui nous le disons nous ne voulons pas nous dans l'absolu qu'il y ait de hausse d'impôts mais la situation dans laquelle nous sommes nous met dans une dans un dans dans un dans un dans une impasse qui nous conduit à envisager des hausses encore une fois ciblé et temporaire mais bien sûr que l'essentiel doit reposer sur la dépense publique bien sûr qu'on peut débattre du curseur le Premier ministre l'a dit à plus plusieurs reprises s'il y a des idées d'économie il est très ouvert à les envisager mais ce qui n'est pas discutable et ce qui fait l'unanimité chez nous c'est qu'il faut qu'on remette le pays et bien sur la voie de la bonne gestion financière vous êtes membes des républicains les républicains qui ont toujours défendu les retraités aujourd'hui comment vous justifierz le décalage de l'indexation des pensions de retraite de 6 mois alors ce sujet qui est en débat aujourd'hui je veux le dire d'abord il ne s'agit pas de désindexer les pensions de retraite mais de décaler de 6 mois leur indexation ce n'est pas tout à fait la même chose et bien sûr que que nous voulons préserver une rotraité et je pense en particulier bien sûr au aux petites pensions euh donc il faut qu'il y ait cette discussion là elle aura lieu dans le cadre du débat parlementaire donc il faut un seuil pour vous il faut pas que les petites retraites soient touchées par ce décalage non c'est le premier ministre qui rendra les arbitrages simplement ce que le premier ministre indique et il a raison c'est qu'il nous faut des économies c'est qu'il va bien falloir qu'on fasse des efforts et si on veut cibler ces économies et surtout les limiter dans le temps et j'insiste là-dessus puisque en l'occurrence sur toute la fiscalité envisagée c'est l'idée c'est ce qui est inscrit dans le projet de loi de finance et que ce soit limité dans le temps et bien je pense que c'est une bonne philosophie et encore une fois qu'il est d'abord des économies donc s'il y a des idées d'économie nouvelle nous les regarderons mais c'est crédible auprès de vos électeurs c'està-dire vous quand vous êtes dans l'opposition vous critiqueiez à l'époque Emmanuel Macron quand il touchait au retraité et là à peine arrivé à Matignon vous décalez l'indexation de leur pension de 6 mois il y a pas un problème de crédibilité entre ce que vous dites quand vous êtes dans l'opposition et ce que vous faites quand vous avez les manett alors d'abord ce que nous avions critiqué c'était la désindexation là c'est un décalage dans le temps mais on ne va pas jouer sur les mots la différence c'est que entre-temps on a un déficit qui s'est considérablement alourdi avec une prévision de déficite qui a été par deux fois par deux fois revu à la hausse en l'occurrence et donc aujourd'hui nous devons prendre nos responsabilités n nous avons eu je veux lu dire là aussi le premier ministre a eu un délai extrêmement court pour préparer ce budget c'est du jamais vu dans l'histoire de la 5e République et donc il prend ses responsabilités il le fait avec courage et notre responsabilité c'est de l'aider on va parler du budget de votre ministère et oui votre ministère est-il suffisamment doté par rapport à ce que vous entendez faire en tant que secrétaire d'État chargé de la citoyenneté et la lutte contre les discrimination nous avons une loi de programmation qui a été adoptée celle pour le ministère de l'Intérieur pour l'année 2025 nous sommes au rendez-vous de ses engagements donc moi je suis heureux de voir que le premier ministre soutient là aussi le ministre de l'Intérieur dans sa volonté de rétablir l'ordre et bien sûr d'y consacrer les moyens adéquats personne ne comprendrait que la sécurité de nos concitoyens ne soit pas une priorité budgétaire elle est bien sûr que là aussi il peut y avoir des efforts à faire mais globalement l'effort financier qui était attendu pour moderniser par exemple sur le numérique les préplaintes en ligne pour et bien continuer bien sûr à recruter et défendre nos forces de l'ordre pour investir sur l'immobilier les commissariats cet effort financier il sera au rendez-vous en 2025 vous parlez de priorités vos priorités à vous au poste qui est votre aujourd'hui c'est quoi votre feuille de route il y a il y a quoi dedans parce que citoyenneté lutte contre les discrimination c'est c'est c'est à la fois très vaste et et un peu flou et bien je vais vous le clarifier moi je suis en charge au nom du gouvernement de faire respecter le pacte républicain et notre pacte républicain c'est d'abord défendre un certain nombre de principes républicains la laïcité sans laquelle on ne peut pas avoir la paix civile c'est évidemment défendre des principes aussi qui font qu'on doit pouvoir réussir l'intégration avec notre capacité à faire en sorte que des gens qui arrivent sur notre territoire et bien s'approprie nos valeurs un certain nombre de de cultur la langue la langue française c'est très important et en Parè elle fonctionne encore l'intégration dans notre pays et bien cette intégration elle fonctionne moins bien qu'auparavant je je l'habitude de dire que le moteur de l'intégration c'est cassé nous devons le relancer et nous allons pour cela être plus exigeant en matière d'intégration parce que plus nous serons exigeant en matière d'intégration plus la cohésion de notre pays sera préservée et plus les personnes que nous accueillons pourront réellement s'intégrer ça veut dire quoi plus exigeant ça veut dire par exemple que nous allons passer d'une obligation de moyens une obligation de résultat en matière de maîtrise de la langue française jusque-l il y avait une obligation d'assister à un certain nombre de cours de français désormais il y aura un examen pour nous assurer que la personne maîtrise effectivement un niveau de français suffisant VO Gérald armanin dans sa loi nous le mettons en l'œuvre et nous allons accéer accélérer la mise en œuvre qui est prévue j'ai souhaité avancer ça veut dire que c'est toujours pas mis en uvre aujourd'hui au moment où je vous parle la loi n'est pas encore totalement mise en œuvre nous sommes en train de travailler à sa mise en œuvre rapide mais je veux vous le dire d'ors et déjà il faudra aller plus loin parce qu'encore une fois l'intégration c'est à la fois une exigence et c'est une chance mais pour que ce soit une chance il faut qu'on soit exigeant et qu'on s'assure que les personnes qu'on accueille s'intègrent vraiment juste pour que je comprenne plus loin que ce qui est dans la loi d'armanin ou il aller plus loin ça veut dire faire appliquer la loi d'armanin les deux d'abord la faire appliquer le plus vite possible et aller au bout de ce qu'elle nous permet il y a des leviers qu'on peut encore utiliser dans le cadre de cette loi et puis moi je souhaite à tit re personnel qu'on aille plus loin à terme encore en renforçant ces exigences d'intégration dans quel domaine on peut aller plus loin par exemple bah sur la maîtrise du français on peut discuter du bon niveau de langue sur la durée du parcours d'intégration qui aujourd'hui d'un an on peut voir si on peut l'allonger pour nous assurer de la bonne intégration du primo arrivant avant de lui délivrer un titre de séjour sur plusieurs années il y a des leviers qu'on doit pouvoir utiliser mais il faut qu'on soit exigeant y compris pour les personnes qu'on accueille pour qu'elles puissent réellement trouver leur place et qu'on ne soit pas dans une fausse générosité qui consiste à les accueillir sans réellement les intégrer et ça ça sera dans la nouvelle loi immigration prévue en 2025 nous verrons le contenu de cette loi moi je ferai des propositions il y a d'autres choses qui sont envisagées pour cette loi je pense à la période de rétention administrative notamment il y a aussi en parallèle la transposition du pacte asile immigration donc tout cela est à discuter j'aimerais juste ajouter si vous me le permettez que dans dans ma mission de défendre le pacte républicain il y a aussi la nécessaire lutte contre les discriminations contre toutes les discrim tion qui sont des entailles à ce pacte républicain donc il y a une exigence sur la laïcité sur l'intégration et il y a en face et bien le le le respect de la dignité des personnes et la lutte contre toutes les formes de discrimination c'est pour cela que nous sommes intraitables parlais tout à l'heure de lutte contre l'homophobie l'un ne va pas sans l'autre et donc c'est cela ma mission au sein du gouvernement stphan vous avez dans les la première priorité que vous avez évoqué c'est la laïcité est-ce que vous avez eu connaissance d'incidents dans des établissements scolaire lors de l'hommage à Samuel paatti Dominique Bernard lundi la semaine dernière ou est-ce que ça fait partie des choses qui restent à l'éducation nationale et rien qu'à l'éducation nationale oui il y a eu un certain nombre d'incidents qui sont remontés par les autorités académiques le dernier chiffre dont je dispose fait état de 119 incidents c'est ma collègue effectivement ministre de l'éducation nationale qui les centralise et qui aura vocation à publier les chiffres définitif mais les dernières remontées font état de ce chiffre c'est moins que l'année dernière ça reste beaucoup trop là on parle effectivement de de de de de minutes de silence en hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard qui ont été perturbés donc ça n'est jamais anodin et moi j'insiste je veux absolument que les remontées se fassent même pour pour le plus petit incident et que chaque incident fasse l'objet c'est le cas aujourd'hui d'une réponse d'une sanction au moins disciplinaire d'un signalement pénal s'il y a lieu mais que on ne met jamais la poussière sur le tapis mais là il y a eu 119 sanctions il y a eu 119 incidents qui font tous l'objet d'une d'une d'une d'un suivi et à minima d'une sanction disciplinaire comment vous pouvez qu'est-ce que vous comptez faire pour changer améliorer le la défense de la laïcité en France d'abord la R affirmer parce que je pense oui je pense que cette laïcité c'est un bien précieux qui doit être défendu qui d'abord qui doit être réexpliqué parce que je note qu'une partie de l'échquier politique malheureusement a caricaturé cette laïcité a essayé de faire croire qu'elle était contre les religions contre une religion en particulier c'est faux la laïcité c'est d'abord la liberté de croire ou de ne pas croire et ça suppose et bien le respect d'un certain nombre de règles et donc il faut qu'on soit très clair sur ce qu'elle est sur par exemple le fait de former tous nos agents publics nous sommes en train de le faire à cette laïcité à sa défense ça suppose aussi de la défendre concrètement en étant au côté de nos agents quand dans l'exercice de leurs fonction ils sont mis en cause dans la défense de cette laïcité ça a été le cas récemment par exemple avec cette enseignante du lycée sévignier de tourcoin qui a été agressée parce qu'elle faisait respecter la laïcité dans ces cas-là il faut qu'on soit d'une très grande fermeté vis-à-vis de ceux qui prennent ce cette liberté là qui qui qui atteignent à l'intégrité de nos agents et qui atteignent à travers eux évidemment aux valeurs de la République et que tous nos agents sache qu'ils seront défendus une dernière question dans la matière la lutte contre la la radicalisation ça fait partie de votre votre portefeuille de vos missions aussi ou pas c'est un sujet sur lequel nous travaillons de très près en ce moment même avec le ministre de l'intérieur c'est un sujet que je connais oui je suis mobilisé sur ce sujet-là au côté de Bruno retaillot nous avons beaucoup à faire il y a un travail très important qui fait aujourd'hui par nos services de renseignement bien sûr j'ai eu l'occasion d'assister en déplacement à Rennes récemment à au suivi qui était fait territorialement des individus les plus dangereux de du suivi qui est fait par l'ensemble des services de l'État c'est quelque chose qui fonctionne bien aujourd'hui nous devons aller plus loin dans l'identification de ceux qui ne sont pas dangereux qui ne vont pas encore passer à l'acte mais qui mènent une vraie bataille culturelle contre notre pays qui font de l'entrrisme sur tout cela aujourd'hui notre arsenal peut être probablement encore renforcé il y a une jeunesse de la radicalisation elle est de plus en il y a des radicalisés de plus en plus jeune aujourd'hui les chiffres sont incontestables il y a très clairement aujourd'hui des individus radicalisés de plus en plus jeune et c'est extrêmement préoccupant c'est un des sujets qui nous mobilise plus particulièrement je vous donne de ce point de vue là un seul chiffre les mis en cause pour association de malfaiteurs à caractère terroriste et bien ils étaient 1 % en 2022 10 % en 2023 21 % 2024 les mineurs les mineurs mis en cause mis en cause dans une une entreprise à caractère terroriste donc on a un très fort rajunissement des individus radicalisés et et pour nous ça va supposer évidemment une attention très particulière vous avez déclaré dimanche sur je reviens la question de la loi immigration vous avez déclaré dimanche sur C news qu'une qu'une nouvelle loi immigration est évidemment nécessaire pourquoi évidemment sachant qu'une trentaine de lois sur l'immigration ont été adoptées en France depuis les années 80 aucune n' marché pourquoi ça fonctionne pas alors d'abord elle est nécessaire parce que il y a des points aujourd'hui qui sont attendus attendus par nos concitoyens pensez notamment à la le rallongement de la durée de rétention en centre de rétention administrative je pense que personne comprendrait qu'on ne cherche pas à protéger nos concitoyens en allongeant la période de rétention pour les individus les plus dangereux ce qui est déjà le cas pour les cas de terrorisme ce que le cadre européen nous permet 210 jours c'est quand même considérable pour pour les cas de terrorisme oui on a vraiment besoin d'une loi pour allonger ce délai pour le pour pour appliquer cette règle à d'autres à d'autres cas que les condamnés pour terrorisme oui il faut que ce soit dans la loi et le cadre européen nous autorise à aller jusqu'à 210 jours vous l'avez dit nous en sommes à 90 jours pour tous les autres cas hors terrorisme donc aujourd'hui pour quelqu'un qui a été condamné pour un crime sexuel par exemple nous ne pourrions pas le garder en rétention au-delà de 90 jours en tout cas il y aurait c'est plus compliqué de le garder au-delà et nous devons absolument combler tous les trous dans la raquette parce que on ne peut pas remettre en liberté des individus dans l'attente de leur expulsion alors qu'ils sont dangereux mais le problème c'est pas pourquoi est-ce que ça c'est si long de d'expulser des des individus contre lesquels on a prononcer une fameuse qtf un ordre à de quitter le territoire français pourquoi est-ce qu'il y a est que le problème est pas du côté des pays qui refusent de reprendre le ressortissant dont on ne veut plus en France alors c'est aussi une difficulté vous avez raison l'un n'empêche pas l'autre nous devons aussi travailler sur ce sujet-là le ministre de l'Intérieur a déjà dit et le dialogue est engagé aujourd'hui avec les pays en concerné que nous allons utiliser tous les leviers dans le cadre d'abord d'une négociation pour obtenir de ces pays les fameux laisser passer consulaires qui nous font aujourd'hui défaut bien sûr mais l'un n'empêche pas l'autre on peut vouloir bien se préserver plus de temp justement le temps d'obtenir c'est laisser passer consulaire et de mettre hors d'état de nuire des individus dangereux dans l'attente de leur expulsion et là de ce point de vuel nous devons aller au bout de ce que le cadre européen nous autorise comme le font d'autres pays et puis bien sûr engager une vraie négociation avec les pays d'origine une négociation qui peut passer par plusieurs leviers les visas l'aide au développement pourquoi pas les tarifs douaniers jusqu'à obtenir et bien une contrepartie une réciprocité qui doit être le principe du droit international c'est-à-dire une bonne coopération en matière migratoire juste pour terminer sur le sujet dimanche vous avez dit que des annonces adéquates seraient faites le moment venu sur le la loi immigration c'est quoi c'est quand le moment venu nous avion annoncé avec le gouvernement que cette loi était prévue pour le début de l'année prochaine nous avons un peu le temps avant d'en détailler le contenu ce calendrier sera tenu oui il y aura une loi immigration en début d'année prochaine bien sûr merci a m nassrou merci beaucoup d'avoir été notre invité merci Stéphane la Une de ouest-fance au cœur d'une Amérique fracturée par l'élection c'est à la Une de votre journal merci jeudi et je crois qu'on se retrouve jeudi Stéphane je sens une interrogation on verra ça on verra ça merci merci beaucoup [Musique]