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interviewRMC (sur YouTube)· 20 décembre 2023 22 min

🔮 EN DIRECT - YaĂ«l Braun-Pivet invitĂ©e de RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

RMC et BFM TV bonjour Y elbron Pivet merci d'ĂȘre dans ce studio ce matin vous ĂȘtes la prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale dĂ©putĂ©e renaissance des Yvelines Ă  la tĂȘte d'une AssemblĂ©e nationale plus que chaotique hier la loi immigration a Ă©tĂ© adoptĂ© mais Ă  quel prix on va revenir Ă©videmment sur l'avenir Ă©galement de la macronie sur la question de la division de votre majoritĂ© qui Ă©tait dĂ©jĂ  fragile mais d'abord vous personnellement il y a elbron Pivet vous avez votĂ© pour vous n qui est pas obligĂ© non vous n'avez pas eu d'État d'Ăą je n'ai pas eu d'État d'Ăą en appuyant sur le bouton j'ai rĂ©flĂ©chi je me suis battu pour que des dispositions qui sont contenues dans la loi soient Ă oindri mais au bout du compte au bout de la route moi j'assume mes responsabilitĂ©s je pense que nous avons besoin de ce texte sur l'immigration qui comporte un certain nombre de mesures qui sont nĂ©cessaires conc concernant notamment la facilitation des reconduites Ă  la frontiĂšre et des expulsions notamment la simplification du droit des Ă©trangers des procĂ©dures que l'on suit notamment la rĂ©gularisation des travailleurs dans les mĂ©tiers en tension donc nous avions besoin de ce texte de ces mesures j'ai essayĂ© mais comme beaucoup d'autres de peser sur un certain nombre d'arbitrage mais les conditions d'examen du texte ne nous ont pas permis de pouvoir modifier moduler le texte aussi loin que nous l'aurions souhaitĂ© et puis aprĂšs vous savez vous faites de la politique en conscience vous n'avez rarement un texte qui vous convient Ă  100 % donc vous dites qu'est-ce que est-ce que effectivement il a des ch qui ne soit pas dans le sens de ce que vous souhaitiez mais qu'il y ait des choses qui vont contre vos convictions il y en a il y en a moi la question des des prestations sociales me gĂȘne terriblement je l'ai dit au prĂ©sident de la RĂ©publique hier soir avant avant le vote Ă© j'Ă©tais Ă  l'ÉlysĂ©e et euh Ă  la question qu'est-ce qui vous gĂȘne dans ce texte moi j'ai rĂ©pondu que la question des prestations sociales me gĂȘnait que je n'approuvais pas le fait de de priver une personne en situation rĂ©guliĂšre qui par exemple peut avoir des enfants sur le territoire français euh d'allocation familiale ou d'allocation logement et donc je trouvais que le dĂ©lai de carence ne me convenait pas je l'ai dit aprĂšs Ă  nouveau qu'est-ce qu' vous a rĂ©pondu qu'est-ce vous a rĂ©pondu vient pas forcĂ©ment ce qui est important et moi c'est j'ai j'ai j'ai cette chance lĂ  mais comme les autres parlementaires c'est de pouvoir peser dans le dĂ©bat de pouvoir exprimer mon opinion si quand mĂȘme on peut pas on peut pas dire ça on a obtenu des choses on n'a pas tout obtenu aprĂšs vous savez la politique c'est aussi faire des compromis c'est accepter de faire des pas les uns vers les autres moi c'est ce que je fais au quotidien Ă  l'AssemblĂ©e nationale depuis depuis 18 mois des compromis on va y revenir avec qui euh mais d'abord vous avez eu ce moment de vĂ©ritĂ© avec Emmanuel Macron hier soir vous lui dites cela vous lui dites Ă  quel point cela vous pĂšse qu'est-ce qui vous rĂ©pond bien lui il est face Ă  de nombreux casadres de la majoritĂ© il a un cap il pense que comme nous et nous Ă©tions tous autour de cette table Ă  penser la mĂȘme chose c'est-Ă -dire que nous avons besoin d'un texte et nous sommes dans un dans des conditions d'examen qui ne nous permettent pas d'avoir le texte idĂ©al que nous aurions souhaitĂ© le texte idĂ©al que nous aurions souhaitĂ© c'est lequel c'est celui que le Gouvernement prĂ©sente au nom du PrĂ©sident de la RĂ©publique qui est et qui est balayĂ© par par le la motion de de rejet le journal Le Monde raconte que autour de la table effectivement hier plusieurs disent ĂȘtre mal Ă  l'aise que vous-mĂȘme vous avez Ă©tĂ© jusqu'Ă  envisager tout comme Richard Ferrand par exemple un retrait du texte vous auriez prĂ©fĂ©rĂ© un retrait du texte alors moi ce que j'ai la position qui Ă©tait la mienne et qui est toujours la mienne c'est que je ne souhaite pas que la majoritĂ© soit fracturĂ©e et des diffĂ©rentes rĂ©unions qui avaient eu lieu dans les jours prĂ©cĂ©dents et le jour mĂȘme on voyait et elles se sont exprimĂ©es dans les votes de la majoritĂ© qu'il y avait beaucoup de parlementaires qui Ă©taient prĂȘts Ă  voter contre ou qui souhaitaient s'abstenir et il ne vous a pas Ă©chappĂ© que le prĂ©sident du Monem avait exprimĂ© Ă  un moment dans la journĂ©e le fait qu'il voterait contre François berou donc Mo alertĂ© et c'est la raison pour laquelle au dĂ©part je plaidais pour le retrait du texte que je ne il il ne fallait pas fracturer la majoritĂ© sur ce texte puisque de tout Ă©videx le prĂ©sident de la RĂ©publique a besoin d'une majoritĂ© mais Ă  partir du moment oĂč le modem considĂ©rait qu'il Ă©tait acceptable de voter le texte le risque de fracture de la majoritĂ© semblait Ă©cartĂ© et il fallait Ă©videmment aller au vote il pr Pivet votre successeur Ă  la prĂ©sident Ă  la prĂ©sidence de la commission des lois H sachaoulier dit ce matin qu'il a un sentiment de gueule de bois il dit je ne pense pas qu'il faille satisfaire toutes les demandes populaire comment est-ce que vous vivez le fait que votre successeur l'un des piliers de la malcronie ne se soit pas seulement abstenu mais qu'il ait votĂ© contre ce texte j'ai beaucoup Ă©changĂ© avec lui et il l'a fait en conscience c'Ă©tait douloureux vous savez faut pas croire que les parlementaires lorsqu'ils prennent des dĂ©cisions telles que celles-lĂ  le font de gĂȘter de cƓur ou de sont lĂ©gĂšre ce sont Ă  chaque fois des dĂ©cisions que nous mĂ»issons profondĂ©ment donc je le je je le comprends j'ai beaucoup Ă©changĂ© avec lui il a fait il a rempli sa mission jusqu'au bout parce que c'est lui qui a prĂ©sidĂ© la commission mixte paritaire donc il fait partie des acteurs euh qui ont permis la rĂ©ussite de cette commission mix parireore en mesure de prĂ©sider la commission justement parce parce qu'il a Ă©tĂ© d'une loyautĂ© exemplaire puisqu'il a prĂ©sidĂ© cette commission mixte paritaire avec les les les lignes qui Ă©taient cell de la majoritĂ© donc je trouve ça vraiment trĂšs mĂ©ritant et remarquable de sa part donc Ă©videmment qu'il peut continuer Ă  prĂ©sider la commission vot contre le texte qui est prĂ©sentĂ© et qui est dĂ©fendu par le PrĂ©sident de la RĂ©publique il a rempli sa mission pleinement moi vous savez je je je vois cette majoritĂ© vivre exister elle a des convictions elle fait de la politique et je crois que c'est ça que les Français attendent ils n'attendent pas on l'a tellement entendu dire plus de macronie en fait pas du tout mais on a tellement entendu pendant le prĂ©cĂ©dent quinquena les dĂ©putĂ©s godillot ils votent tous avec le doigt sur la couture du pantalon et le jour c'est pire que frondursond pas pire que les frondeurs ça n'est pas pire que les frondeurs la majoritĂ© et soudĂ© maintenant elle est diverse et c'est ce que l'on voit elle prend s respons une forme de dĂ©n je comprend que vous le souaitiez mais vous le constatez ça n'est pas parce que vous vous vous avez ce vous ĂȘtesis juste je regarde juste les chifres et vous tenez les comptes moi cette majoritĂ© je la vis au quotidien je la cĂŽtoie vous savez Ă  l'AssemblĂ©e nationale je vois au quotidien les les dĂ©putĂ©s de la majoritĂ© mais je je vois aussi les dĂ©putĂ©s de l'opposition je dialogue au quotidien avec eux moi je vois cette assemblĂ©e vivre je j'entends ce qu'elle nous dit et moi ce que je peux vous dire aujourd'hui c'est que la majoritĂ© elle est diverse elle se pose des questions mais elle est unie derriĂšre le prĂ©sident de la RĂ©publique et elle a envie de continuer Ă  avancer dans l'Ă©tat des qui est le nĂŽre c'estĂ -dire dans l'Ă©tat d'esprit du macronisme mais Ă  quel prix prĂ©cisĂ©ment on va y revenir qu'y a-t-il dans cette loi quand vous dites les valeur du macronisme c'est l'expression qu'a utilisĂ© ellisabeth borne hier qui dit nous serons toujours fidĂšles aux valeurs du macronisme c'est quoi les valeurs du macronisme prĂ©fĂ©rence nationale pour les prestations sociales dĂ©chĂ©ance de la nationalitĂ© fin du droit du sol la fin annoncĂ©e de l'aide mĂ©dicale d'État c'est ça les valeurs du macronisme alors alors si c'Ă©tait ça ce ne serait pas les valeurs du macronisme et les quatre points que vous avez ind son alors sont pas c'est pas vrai la me n'est pas dans la lo mais elle est Janier elle n'est pas dans la il n a pas et la premiĂšre ministre s'est exprimĂ© encore trĂšs clairement il n'y a pas de fin de l'Ame nous ne souhaitons pas supprimer l'aide mĂ©dicale d't mais vous l'z la rĂ©form tant que le ministre de la SantĂ© luĂȘme lĂ  pourou je ne parle que de ceux qui sont chez vous le ministre de la SantĂ© dĂ©missionne j'ai vu donc vous ne pouvez pas dire que cette elle reste qu il dĂ©missionne prĂ©cisĂ©ment parce qu'il dit en tant que ministre de la SantĂ© je ne peux pas dĂ©fendre cela je vous dis ce matin que moi je ne souhaite pas que nous supprimions laame et laame n'a pas Ă©tĂ© supprimĂ© dans le texte contrairement Ă  ce que vous venez d'indiquer la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ© extrĂȘmement oui mais est-ce que vous avez un texte madame de Malerbe est-ce que vous avez un texte sous les yeux santĂ© croye qu'il dĂ©mission vous croyez qu'il dĂ©missionnerait en conscience s'il n'avait pas cette crainte lĂ  sĂ©rieux une majoritĂ© qui discute qui dĂ©bat et qui Ă©coute c'est parlementa mais j'ai parfois l'impression d'ĂȘtre dans un dialogue de Sour c'estĂ d que Ă©coutez ceux qui sont dans votre dans vos propres rangs le ministre de la SantĂ© prĂ©sident de la commission des lois nous nous reverrons dans un mois ou deux et vous verrez que nous n'avons pas supprimĂ© c'est donc ils se trompe il se trompe en disant qu'aujourd'hui ils sont abattu ils se trompent aujourd'hui en disant qu'il qu'ils ne peuvent pas dĂ©fendre ce texte dire ce n'est absolument pas ce que je viens de dire je viens vous dire simplement que le texte dont vous parlez n'est pas celui que nous avons votĂ© hier Ă  l'AssemblĂ©e nationale il n'y a pas la prĂ©fĂ©rence nationale pour les prestations sociales n'y a pas la prĂ©fĂ©rence nationale pour les les prestations sociales le critĂšre que nous avons que nous avons inscrit dans la loi est un critĂšre de un dĂ©lai de carence par rapport Ă  la prĂ©sence sur le territoire et par rapport et la question le distingo que nous faisons c'est le travail parce que nous croyons Ă  l'intĂ©gration par le travail c'est la raison pour laquelle dans le texte nous avons souhaitĂ© qu'il y ait une rĂ©gularisation de certains travailleurs par dans les mĂ©tiers en tenstion c'est la raison pour laquelle dans le texte nous avons souhaitĂ© mettre des cours de français Ă  la charge de l'employeur pour que les personnes qui travaillent puissent mieux s'intĂ©grer sur le territoire donc nous nous avons cette valeur-lĂ  qui est cardinal et nous n'avons pas mis la prĂ©fĂ©rence nationale dans le texte que nous avons votĂ© hier Marine Le Pen pourtant et c'est la raison pour laquelle elle a votĂ© ce texte estime que c'est une victoire idĂ©ologique Ă©coutezĂ©s Marine Le Pen qui dit donc se rĂ©jouir de cette victoire idĂ©ologique et qui a donc dĂ©cidĂ© de voter ce texte jeis qu'on Ă©coute pardon est inscrit maintenant dans cette loi la prioritĂ© nationale c'est-Ă -dire l'avantage donnĂ© aux Français par rapport aux Ă©trangers prĂ©sents sur notre territoire dans l'accĂšs Ă  un certain nombre de prestations sociales qui sont aujourd'hui soumis pour les Ă©trangers Ă  des conditions certes pas assez sĂ©vĂšres Ă  notre goĂ»t mais sur le principe je crois que c'est une grande victoire idĂ©ologique de notre mouvement une grande victoire idĂ©ologique du Rassemblement National Marine Le Pen fait de la politique et on va pas lui reprocher maintenant on voit que ces parlementaires au SĂ©nat avaient votĂ© contre le texte qu'en commission elle a votĂ© contre le texte qu'elle avait votĂ© une motion de rejet pour que le texte ne soit pas dĂ©battu dans l'hĂ©micycle et que son vote final est une pure manƓuvre politique qu'elle fait et donc ne nous notons B pas dans le piĂšge de cette manƓuvre qui est franchement cousu de fil blanc maintenant moi je voudrais vous dire une chose mais pas par rapport Ă  Marine Le Pen je pense nĂ©anmoins que dans quand on regarde un petit peu toute cette sĂ©quence qui vient de se dĂ©rouler on voit qu'il faut impĂ©rativement que nous travaillons diffĂ©remment et lĂ  c'est la prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale et non pas la dĂ©putĂ© renaissance des Yvelines qui vous parle moi je suis trĂšs perplexe face Ă  ce texte qui n'aura pas Ă©tĂ© dĂ©battu dans l'hĂ©micycle je suis trĂšs perplexe face Ă  ce texte dont un certain nombre de mesures n'ont pas Ă©tĂ© examinĂ© dans leur soliditĂ© juridique par le Conseil d'État et qui n'ont pas fait l'objet d'Ă©tude d'impact je suis trĂšs perplexe sur cette façon de construire la loi et j'avais Ă  tel point que moi j'avais dĂ©cidĂ© hier de saisir le Conseil constitutionnel Ă  l'initiative de la PrĂ©sidence de l'AssemblĂ©e nationale pour justement soumettre ces questions de constitutionnalitĂ© au Conseil constitutionnel j'en ai Ă©changĂ© avec le prĂ©sident de la RĂ©publique hier qui m'a indiquĂ© que compte tenu du contexte il ferait lui-mĂȘme cette saisine je pense que c'est important mais je pense que nous devons faire autrement moi je ne me satisfait pas de vote de texte de loi qui se dĂ©roule dans ces conditionsl et qui euh nous avons un doute qu'il faut empĂȘcher la possibilitĂ© par exemple du de cette motion de rejet il faut supprimer cela de la de la procĂ©dure mais je pense qu'il faut qu'on regarde la façon dont on dĂ©pose nos amendements avoir peut-ĂȘtre la capacitĂ© sur certains amendements de faire des saisines du Conseil d'État pour nous assurer de leur soliditĂ© juridique avant la possibilitĂ© de travailler diffĂ©remment dans dans dans le temps on est encore trop comprimĂ© vous savez moi j'avais plaidĂ© pendant le prĂ©cĂ©dent mandat lorsque j'Ă©tais prĂ©sidentE de commission des lois j'avais fait un rapport que j'avais intitulĂ© plaidoyer pour un parlement renforcĂ© et je plaidais pour qu'il y ait davantage de temps entre les textes et les sĂ©ances dans l'Ă©mic et donc moi je c TR qu nous conviennent pas non c'est pas c'est pas ça que je vous dis je et je comme je vous le dis justement ce sont des prĂ©conisations que j'ai faites avant d'ĂȘtre prĂ©sidente de la commission des lois avant de l'AssemblĂ©e nationale donc Ă©videmment ce n'est pas ce ne sont pas des prĂ©conisations que je fais ce matin justement parce que tel ou telle chose ne me convient pas je pense qu'il faut qu'on travaille diffĂ©remment parce que nous devons construire des compromis moi ce que j'ai vu hier dans l'hĂ©micycle c'est un hĂ©micycle surchauffĂ© avec une tension colossale ce n'est pas ça que je veux Ă  l'AssemblĂ©e national et donc pour se faire il faut qu'on change clairement de mĂ©thode on l'avait dit en juillet 2022 on l'a pas fait suffisamment il faut que ça change est-ce qu'il y a pas quand mĂȘme une forme d'hypocrisie pardon mais vous vous donnez bonne conscience je comprends bien en disant non mais on va pas compter les VO conscience madame quand quand vous avez dit hier pas vous d'ailleurs le PrĂ©sident on ne dĂ©contrea pas les voix du RN c'est une forme d'hypocrisie c'est juste se se boucher les yeux se dire on ne les regarde pas on ne les voit pas mais elles sont lĂ  ces voix du RN le RN aujourd'hui fait partie d'une forme presque de coalition il y a eu une coalition hier Renaissance LR non et rassemblement national non pas du tout une coalition c'est quoi c'est une volontĂ© commune de travailler ensemble et de mettre en Ɠuvre un programme que nous dĂ©terminerions Ă  l'avance sur lequel nous serions d'accord pour gouverner est ça n'est absolument pas ce qui s'est passĂ© hier et ça n'est absolument pas ce que nous ferons Ă  l'avenir avec le rassemblement national il n'en est absolument pas question il y a quand mĂȘme une autre forme d'hypocrisie aussi c'est ce Conseil constitutionnel on a l'impression que vous avez votĂ© cette loi mais qu'en mĂȘme temps vous espĂ©rez qu'une chose c'est que le Conseil constitutionnel la dĂ©tricote pas du tout non plus j'ai du mal Ă  me faire comprendre je crois aujourd'hui devant vous et j'en suis vraiment dĂ©solĂ© alors allez-y prenez le temps expliquez-nous mais c'est c'est vrai que ça donne ce sentiment lĂ  c'est pas seulement vous hein d'ailleurs mais Sacha Houlier dit la mĂȘme chose euh de son cĂŽtĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme dit on va tout de suite saisir le Conseil constitutionnel et vous espĂ©rez on le sent bien secrĂštement que le Conseil constitutionnel au moins sur cette question de la prĂ©fĂ©rence de la prioritĂ© nationale sur les prestations sociales vous dira que ça n'est pas constitutionnel et que ça créé une rupture d'Ă©galitĂ© c'est c'est le le vous espĂ©rez au fond qu'elle ne soit pas constitutionnelle cette loi le le principe c'est euh nous nous sommes lĂ©gislateurs mais nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons et nous souhaitons en tant que lĂ©gislateur le Conseil constitutionnel mais surtout la Constitution elle nous protĂšge elle protĂšge nos concitoyens dans leurs droits et libertĂ©s fondamentaux elle protĂšge les principes sur lesquels s'est fondĂ© notre RĂ©publique la la la lĂ©galitĂ© la libertĂ© d'expression la libertĂ© d'aller et venir c'est notre Constitution qui nous protĂšge entre Français Ă©tranger est valide et bien justement il faut que le Conseil constitutionnel se prononce il faut aussi qu'il se prononce sur la rĂ©gular vous saz moi je suis celle je suis celle qui aĂ© une loi qui a Ă©tĂ© pratiquement intĂ©gralement censurĂ© par le Conseil constitutionnel lorsque je proposais des mesures de sĂ»retĂ© pour les terroristes qui sortaient de prison et cette loi a Ă©tĂ© censurĂ©e par le Conseil constitutionnel parce que nous n'Ă©tions pas proportionnĂ©s et je l'ai acceptĂ© et ça n'est pas pour autant que je n'avais pas portĂ© avec conviction la loi qui Ă©tait la mienne non mais c'est un peu l'inverse justement mais peu l'inverse vous l'avez votĂ© sans conviction et vous espĂ©rez donc que le Conseil constitutionnel vous rattrape et que ce soit et que ce soit une maniĂšre de vous redonner votre honur je n'espĂšre rien et je n'attends pas que le Conseil constitutionnel me rende mon honneur je n'ai pas perdu mon honneur je remplis ma mission le mieux que je peux le mieux possible et le Conseil constitutionnel est dans son rĂŽle nous ne sommes pas toutpuissants et c'est heureux parce que c'est protecteur de chacun donc nous verrons ce qu'il dira le prĂ©sident de la RĂ©publique donc a annoncĂ© qu'il le sais dirait s'il ne l'avait pas fait je l'aurais fait et c'est important pour chacun que ce que nous votions dans les conditions d'examen c'est-Ă -dire pas d'examen Ă  l'AssemblĂ©e nationale beaucoup de dispositions qui ont Ă©tĂ© rajoutĂ©es par le SĂ©nat sans qu'ell soit examinĂ© ni par le Conseil d'État ni qu'elle fasse l'objet d'Ă©tude d'impact je pense qu'il est trĂšs sain dans une dĂ©mocratie que nous ayons ce regard par rapport aux rĂšgles qui nous sont supĂ©rieures qui sont celles fixĂ©es par nos prĂ©dĂ©cesseurs dans la Constitution et adoptĂ© par rĂ©fĂ©rendum par les Français je sens chez vous ilbron Pivet une forme de tiraillement on peut dire les choses je crois assez clairement ce matin non je ne suis pas tiraillĂ© de de malaise je ne suis pas tiraillĂ© mais Ă©videmment moi je n'aurais pas rĂ©digĂ© 100 % du texte que j'ai votĂ© hier Emmanuel Macron sera l'invitĂ© de c'est Ă  vous ce soir c'est une ambiance assez dĂ©tente c'est l'idĂ©e que finalement les choses vont bien et c'est aussi les mots d'Élisabeth born ce matin qui dit qu'elle a le sentiment du devoir accompli mais moi je vous dis que je vis un moment et que la majoritĂ© vit un moment plutĂŽt douloureux que nous avons effectivement le sentiment d'avoir menĂ© notre mission Ă  bien et c'est ce que je vous disais au dĂ©but de cette Ă©mission il Ă©tait important que nous ayons un texte sur l'immigration avec un certain nombre de dispositions dans lesquelles nous croyons maintenant nous voyons les rĂ©sultats du vote nous voyons les tiraillements de la majoritĂ© et donc je pense qu'il faut trĂšs clairement que notre majoritĂ© puisse travailler diffĂ©remment pour pouvoir rester uni le prĂ©sident et le pays en a besoin a besoin de cette majoritĂ© nous avons besoin de trouver des partenaires nous commençons nous en avions et nous en avons trouvĂ© avec les rĂ©publicains et avec lot le groupe libertĂ© indĂ©pendant outre maire et territoire moi je souhaite qu'on continue faut monter pour le une coalition alors j'ai bien compris sans le RN mais avec LR est-ce qu'il faut aller de l'avant avec LR assumer que dĂ©sormais ils sont des partenaires de la majoritĂ© si s'il y a une rĂ©elle volontĂ© des l'air de travailler avec nous et non pas de travailler de prendre quoi de de de de de nous prendre comment comment dire cela euh en fait pour travailler ensemble pour fonder une coalition il faut que chacun nous ayons ce souhait et donc que nous soyons en capacitĂ© de faire des pas les uns vers les autres et que nous soyons d'accord sur un compromis pour gouverner il ne s'agirait pas de gouverner uniquement sur le programme qui est le nĂŽtre ou sur le programme des rĂ©publicains donc si nous avons la capacitĂ© aujourd'hui de construire une coalition claire avec les rĂ©publicains mais avec aussi les socio-dĂ©mocrates qui reprĂ©sente la gauche aujourd'hui de gouvernement moi j'en serais heureuse parce que ça nous permettrait d'avancer et justement de pouvoir mieux anticiper les sujets mieux construire les textes et pouvoir trouver des compromis en amont une autre mĂ©thode donc que celle qui a Ă©tĂ© appliquĂ© et que vous regrettez donc il y a elbron Pivet prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale merci d'ĂȘtre venue ce matin rĂ©pondre Ă  mes questions il est 8h53 sur RMC BFM TV merci Ă  vous merci Ă  Pauline dans un instant le live BFM largement consacrĂ© Ă  cette crise politique qui secoue le pays la macronie va-t-elle rĂ©sister au vote sur le texte immigration 59 frondeurs hier soir un ministre qui veut dĂ©missionner le prĂ©sident de la RĂ©publique qui va s'exprimer en fin de journĂ©e la situation le dĂ©bat le dĂ©cryptage et puis aussi ce conseil des ministres dans une ambiance on l'imagine explosive c'est Ă  fivre Ă©videmment en direct dans FM Ă  tout de [Musique] [Musique] suite [Musique] les grands changements commenc par de petit gestes boule de cafĂ© sans aluminium sans plastique 100% Plaisir 100% compostable CZ votre machine 99 € etz 99 boules de cafĂ© sur cofe.fr [Applaudissements] quando notte a [Musique] voci [Musique] broad