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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 25 novembre 2023 42 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Les grands projets inutiles dénaturent les biens communs

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Locuteur 2Fait
    « chaque mode de production crée son espace-temps et ce qui est une un concept assez facile à comprendre quand on parle d'un mode de production par exemple dominé par l'agriculture tout le monde sait que l'espace-temps de la de de ce mode de production c'est les saisons »
  • 12:00Locuteur 2Fait
    « le rythme fondamental de l'espace-temp capitaliste c'est la rotation du capital en vue de l'accumulation processus qui doit sans cesse accélérer pour que le système continue à produire ses effets bénéfique pour ceux qui le dominent »
  • 14:00Locuteur 2Chiffre
    « le temps moyen si l'on inclut le trading à haute fréquence c'est 22 secondes »
  • 17:00Locuteur 2Fait
    « creuser un trou et le reboucher euh c'est toujours augmenté le PIB »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

on m'a confié la tâche d'ouvrir nos travaux de la journée nous serons filmés toute la journée et c'est un des constats que nous faisons de du travail de l'Institut laboi c'est que les vidéos sont extrêmement partagé et chacune de nos séances remplit bien la fonction d'éducation collective que nous attendons d'elle à un niveau bon qu'on a choisi tous he on devine que si on participe à des réunions savantes c'est pour apprendre je fais comme vous chaque fois qu'on me demande ou de préparer ou de m'impliquer dans un des débats et c'est le cas aujourd'hui les grands travaux grands projets grands chantiers inutiles sont entrés dans la vie des militants notamment insoumis depuis une dizaine d'années progressivement de manière de plus en plus intense et assumer consciemment comme étant des phases particulières de lutte collective et c'est ce dont je vais dire quelques mots que ce soit la 69 le lion Turin qu'est-ce que j'ai mis dans ma liste la poubelle nucléaire de Bur l'affaire stockamine la piscine olympique d'aubervillier récemment ou bien Europa City ce sont des batailles dans lesquelles les femmes et hommes insoumis sont engagés et donc il participent de la formation de leur conscience militante mais aussi du discours qu'il porte sur la la période du capitalisme dans laquelle nous vivons auparavant il y avait eu une certaine implication dans laazade de Notre-Dame d' land qui avait soulevé toute une série de difficultés de réflexions sur la tactique et les stratégies à appliquer c'est-à-dire comment faire de cette lutte en même temps une lutte civique vous vous rappelez sans doute de l'épisode du référendum qui devait en réalité voter était-ce la région était-ce et toutes ces questions qui peuvent paraître dérisoires à des observateur superficiel en réalité sont des questions de fond qui interpellent le contenu profond de la lutte qui a des caractéristiques que je vais essayer de pas de définir quelle prétention mais disons de situer dans mon propos il y avait eu évidemment l'épisode de Sivens terrifiant puisque ça s'est quand même terminé par un mort et euh et et d'autres de de de cette nature alors pour aborder le le sujet tel que je le vois depuis mon balcon et c'est ce qu'on va faire toute la journée merci aux intellectuels qui acceptent de nous présenter le résultat de leurs travaux de leurs réflexion parce que c'est eux qui vont nous permettre de faire des PES géants dans la compréhension pour ma part je me réfère à mes propres travaux je pense que vous le comprendrez et à la théorie de l'air du peuple et de la révolution citoyenne tel que en particulier j'ai eu l'occasion de la reformuler dans le livre que je viens de faire paraître qui s'appelle d'une manière très commerciale fait mieux mais qui est une nouvelle formulation plus précise plus complète de cette théorie elle postule que elle établit elle démontre que chaque mode de production crée son espace-temps et ce qui est une un concept assez facile à comprendre quand on parle d'un mode de production par exemple dominé par l'agriculture tout le monde sait que l'espace-temps de la de de ce mode de production c'est les saisons et la place qu'occupe la planète en tournant autour du soleil et que cette ordre des choses va produire un ordre social va produire un ordre culturel et en rythme social et culturel alors l'exemple que je prends le plus souvent c'est celui de l'Égypte antique parce que c'est la levée de l'étoile de cyius qui définit la fonction du du pharaon prêtre et ainsi de suite et quand l'étoile se lève alors la crue a lieu alors al les terres s'étendent alors le fisque passe pour remesurer les terres et il y a différentes fêtes qui correspondent aux étapes de l'agriculture donc un mode de production produit un espace-temps dans le capitalisme de notre époque il y a un espace-temps mais la différence avec l'espace-temp agricole c'est que l'espace-temp capitaliste est produit par le capitalisme lui-même comme il a produit la forme des villes comme il produit la forme de toute l'organisation sociale humaine il produit son propre espace-temp et cet espace-temp au fond de quoi est-il composé des rythmes qu'il contient et le rythme fondamental de l'espace-temp capitaliste c'est la rotation du capital en vue de l'accumulation processus qui doit sans cesse accélérer pour que le système continue à produire ses effets bénéfique pour ceux qui le dominent c'est-à-dire l'accumulation il va de soi que dans ces conditions la tendance la pente générale c'est ce qu'on va appeler l'accélération du temps ou qui va être l'élévation de la fréquence d'élévation des fréquences que contient le capitalisme en direction du temps zéro qui est le temps de la circulation de l'argent lui-même ce temps zéro nous pouvons l'observer par exemple dans les délais de possession d'une action elle était de il y a il y a une trentaine d'années de 6 mois 7 mois 8 mois autrefois ça a été jusqu'à 6 ans aujourd'hui le temps moyen si l'on inclut le trading à haute fréquence c'est 22 secondes et tous les rythmes sociaux tous les rythme culturel tend à s'aligner sur le rythme dominant alors pour prendre une figure éloignée de notre vie quotidienne la figure du cinéma si vous regardez les raccourcissements des plans de télévision ou des plans de film vous passez de bon la période du temps long du muet hein à un raccourcissement qui fait qu'une une une scène une situation au cinéma dure rarement plus de quelques secondes et si ce temps-là s'étend on a la perception d'une lenteur des fois qu'on napécie pas et toute notre vie est remplie d'une exigence de fluidité et d'accélération des rythmes nous-même nous sommes conditionné dans notre vie quotidienne par des rythmes que vous connaissez tous qui vous mettent en contact avec le choc des rythmes c'est-à-dire le fait quand il ne coïncide pas ne vous demandez pas à qui ça profite il y a toujours un rythme dominant comme il y a toujours un temps dominant et c'est toujours celui de la production de l'organisation de l'environnement de la production et de son accélération dès lors c'est dans ce contexte que nous pouvons interpréter fondamentalement la nature des grands projets inutiles car en vérité ils sont inutiles d'un certains points de vue mais ils sont extrêmement utiles d'un autre et du point de vue du bien-être du bien commun il y a inutilité du point de vue de l'accumulation du capital il y a une utilité absolue une double utilité premièrement la contribution à la formation de l'espace-temps capitaliste et de l'autre côté le fait que l'État est mis au service d'intérêt privés déverse des sommes considérables pour faire des investissements qui permettent une accumulation sans objets percer un tunnel comme le liyon tururin euh n'a pratiquement aucun objet concret puisque la ligne existe à côté et que il suffirait de la faire fonctionner autrement mais c'est l'occasion d'une d'une accumulation extraordinaire bon parce que comme vous le savez dans le PIB ensuite on est très content du résultat creuser un trou et le reboucher euh c'est toujours augmenté le PIB dès lors creuser un tunnel c'est augmenter le PIB c'est surtout déverser des sommes considérables qui n'ont pas d'objet d'utilité publique au sens de public alors donc en partant de cette idée de l'espace-temps de la vitesse de rotation du capital et surtout de sa structuration matérielle car l'espace-temp social capitaliste a une forme matérielle ce sont les réseaux qui contribuent à l'accélération des flux et nous comme individus nous sommes de bons soldat de l'accélération du temps c'est-à-dire que nous obéissons aux machines qui nous donneent des ordres par exemple nous allons à la gare du Nord nous nous mettons en file en tâchant de nous mettre dans la file qui va le plus vite pour passer le plus vite possible dans la machine mais c'est la machine qui commande n'ayez pas la naïveté de croire que c'est pour vous de la même manière si vous allez à la tirette chercher des sous vous allez appuyer sur les boutons que la machine vous indique sur lesquel vous devez appuyer et ainsi de suite c'est-à-dire que les flux sont une méthode d'éducation collective et nous sommes tous des bons soldats des flux nous faisons ce qu'il faut pour que bon le flux soit le plus fluide possible je donne cette exemple parce que c'est l'exemple ultime qui nous permet de nous rappeler que la culture d'une époque est le plus souvent la somme des modes d'emploi de l'époque considérée alors ça c'est l'aspect cadre général ensuite caractéristiqu communes je me suis penché sur les travaux de quelques-uns de de ceux qui vont s'exprimer aujourd'hui pour essayer de discerner quelles sont ces caractéristiques communes mais je les ai observé aussi du point de vue du militant politique que je suis davantage que comme sociologue comme ethnologue bon alors la première caractéristique que je vois c'est qu'à chaque fois il s'agit de la colonisation d'un bien commun c'est-à-dire on part d'un rest noulous bon l'eau l'air pas la terre mais les trois les trois dimensions qui sont en général accaparé par le grand projet inutile c'est un bien commun et ce bien commun est colonisé par le capital colonisé c'est-à-dire qu'on lui impose une raison d'être extérieure à lui-même une rivière une nappe fréatique n'a pas pour son propre développement besoin des grands travaux en question donc le grand le grand projet soumet colonise en fait un bien commun l'approprie à non pas à tout le monde mais au capital ça c'est la première dimension un espace qui est soumis à un intérêt extérieur qui le c'est ça la conclusion quand on parle de la terre cultivée le paysan exploite la terre mais doit reproduire l'ti de travail en même temps donc il peut pas l'appauvrir il s'arrange pour qu'elle soit toujours améliorée en tout cas il a fait ça pendant des millénaires la différence c'est qu' un grand projet Dénat le bien commun qu'il touche par exemple si on construit un grand entrepôt pour pouvoir organiser une circulation plus rapide des marchandise en entreopôt amazone ou être il est clair que la terre recouverte de de béton elle ne produira jamais plus rien sur le plan agricole et elle est donc dénaturée c'est-à-dire sortir du cadre dans lequel elle fonctionne en tant que terre hein c'est-à-dire lieu où s'accumule les débris végétaux pour former une entité qui s'appelle la terre de la même manière pour l'eau c'est-à-dire qu'une fois que ça va avoir lieu l'eau va être pourrie inutilisable en tant qu'au pour autre chose peut-être par exemple comme matière première pour une entreprise de nettoyage de l'eau euh ça oui mais en tant que produit directement accessible c'est terminé et ainsi de suite je pourrais multiplier pareil l'air ne sera jamais dépollué autrement que par une action et il est définitivement dénaturé quand on l'a pourri par un excès de de pollution par les gaz qu'on y déverse ensuite ça c'est la la première caractéristique que j'ai observé c'est-à-dire que du point de vue des des rapports sociaux le bien commun qui est d'abord là en tant que bien commun En tant que noulous est approprié et dénaturé soustrait à la communauté humaine le deuxième élément c'est que le grand projet inutile fait prévaloir aucune décision du capital ne se présente jamais comme autre chose que comme une décision évidente comme quelque chose qui va de soi qui est une nécessité par exemple gagner du temps et beaucoup de gens adèrent à l'idée qu'il faut gagner du temps sans que le rapport critique au temps ne leur Vienne spontanément à l'esprit mais ils pensent gagner du temps en réalité ce qu'ils essayent de faire c'est une synchronie des rythmes vous voulez gagner du temps pour que le rythme de votre existence corresponde à celui des structures qui vous sont imposées gagnez du temps pour aller chercher dans de meilleures conditions vos gamins à la sortie de l'école gagner du temps c'est-à-dire passer moins de temps dans les transports de de toute nature entre deux activités faire ses courses et ensuite les ranger à la maison les utiliser et cetera et cetera ce qu'on appelle le gain de temps en réalité est une fuite éperdue des individus dans la tentative d'obtenir de la synchronie des temps sociaux dans lesquels ils sont impliqués si on pense la vie euh et l'organisation de la vie de la société comme une Ju à position de rythme euh on comprend mieux ce que vend le capital il vend l'apparence d'un gain de temps donc d'une synchronie gagnée évidemment il y en a pas dans laa 69 vous partez du point de départ et vous n'vez pas d'autre solution que d'aller au point d'arrivvere parce qu'il y a pas de sortie en cours de route par conséquent il est même pas sûr que vous gagnez de la synchronie et puis on vous vend ensuite l'idée que le temps c'est de l'argent alors d'une certaine manière oui ça en est mais pour le capital pas forcément pour vous et le capital lui ne s'occupe pas de gagner de l'argent avec le temps il s'occupe d'une vieille formule que vous connaissez peut-être qui est de dire vaincre l'espace par le temps et par exemple dans la mondialisation capitaliste c'est une répartition à l'échelle de la planète de la production et des compartiments de la production problème n'est pas de gagner du temps dans le transport je tiens la formule d'un grand transporteur français enfin francoalbanais non albanais libanais pardon euh qui disait nous on s'en fout on a pas besoin de bateau qui aille plus vite on a juste besoin qu'ils arrivent à temps c'est-à-dire au moment où la production on a besoin et donc toute leur affaire est de précisément domestiquer coloniser le temps collectif depuis celui qui produit les boulon et celui qui produit les pas de vis euh et faire en sorte que l'un arrive chez l'autre au bon moment je prends un exemple déplorable qui vous montre que je n'y connais rien euh ni au vis ni à la production de vis mais tout le monde comprend l'idée que j'essaie d'avancer devant tout le monde alors ça ça m'amène à une autre idée c'est que le capital vend des besoins que le penseur notre camarade rasmi chuillan a appelé les besoins artificiels alors bon pour ne pas lui voler son œuvre ni parler à sa place moi je les appelle besoins superficiel l'idée étant que dans l'existence nous rencontrons des besoins essentiels et bon on ne peut pas les contourner il nous faut boire il nous faut manger il nous faut dormir et ainsi de suite il y en a 4 C comme ça et il y a des besoins qui sont fabriqués et il est dans la logique du capital de créer sans cesse des besoins parce que la simple satisfaction des besoins essentiels ne lui suffirait pas quand bien même il le sophistique bon on trouve dans Marx une description qui je crois est assez symbolique il dit celui dont l'appétit est satisfait par de la nourriture consommée avec des couverts dans une assiette donc avec des veres et cetera et celui qui doit déchirer de la chair crue avec des ongles l'appétit n'est pas satisfait de la même manière et il est possible que en dehors de la relation culturelle que suppose descouvert vous ne soyez pas du tout nourri ce qui donne souvent l'impression quand on grignote on peut absorber des quantités supérieures à ce qu'on doit absorber pour un repas mais comme c'est fait dans les conditions du grignotage nous avons le sentiment d'avoir grignoté pas de cette nourri et ainsi de suite tous nos comportements dépendent d'une transition entre des besoins essentielle et la forme sociale et culturelle dans lesquelles ils s'accomplissent à l'époque considérée ça change à chaque époque bon ça c'est l'histoire Marx dit le premier besoin satisfait modifie sa son accomplissement à la fois d'après et il dit et ceci est le premier fait historique bon je pense que ça contient une vérité qui est toujours à l'œuvre donc être livré plus rapidement pour acheter des marchandises qu'on a choisi sur un site fait partie de ce qu'on peut appeler des besoins superficiels parce que souvent ce que nous allons acquérir n'est pas essentiel j'ai préféré essentiel à artificiel parce que le mot artificiel suppose que quelque chose en nous pourrait ne pas être artificiel et il se trouve que quand on y réfléchit c'est pas une critique que je fais de de de cette de ce distingo quand on y réfléchit et bien qu'est-ce qui n'est pas artificiel dans la vie d'un être humain en définitive notamment les humaniste l'humaniste ne se confond pas avec humanitaire hein l'humaniste considère que l'homme la femme euh ce est son propre auteur c'est ce qui va nous distinguer c'est pourquoi et dans total respect pour la foi religieuse aucune religion n'est un humanisme l'humanisme est par nécessité une autoconstruction libre de créateur et libre de alors après ça empêche pas les gens de s'autoconstruire autour de règles morales religieuses qu'ils ont choisi librement mais cette cette autoconstruction nous montre que à peu près tout ce que nous faisons est à la portée d'une modification par la publicité par la culture par toutes ces injonctions extérieures qui nous font penser que oui c'est ça qu'on veut et rien d'autre et à la fin évidemment nous avons la bêtis de croire que les machines performantes nous proposent des choses qui nous conviennent comme si c'était juste pour nous et que la machine avait réfléchi à savoir qu'est-ce qui nous plaît à nous hein pas du tout elle fait des moyennes car les êtres humains sont terriblement banales et euh en moyenne ils veulent souvent les mêmes choses tout simplement parce qu'ils vivent à la même époque et donc leur choix se limite à quatre ou CIN figures tout ça c'est besoins cette contradiction besoins artificiel pardon besoins essentiel besoins superficiel participe de la logique du grand projet inutile qui est toujours vendu comme accomplissant un besoin qui paraît indépassable donc ça c'est le le les deux caractéristiques que pour ma part je vois et en en mais en constatant à la fin une mise en scène des besoins dévoyés que personne n'avait formulé jusque jusque-l alors on peut on croit satisfaire un besoin en réalité on satisfait une exigence qui est celle du capital et pas d'un besoin personnel j'ai pris l'exemple de a69 pour résumer cette idée avec l'idée qu'on y gagnerait du temps et que le temps étant de l'argent il normal que ça nous coûte fondamentalement le grand projet inutile est n est utile que à l'accumulation et il est toujours un moment d'asservissement de l'État c'est-à-dire de la machine de la République du bien commun de la chose publique au service de d'intérêt privé alors on peut dire bah faut le démontrer moi je demande l'inverse c'est-à-dire quand il y a un grand projet qu'on nous démontre qu'il est fait pour le bien de chacun plutôt que de N demander nous sans arrêt pour qu'on démontre que c'est pas fait pour le bien particulier du capital si l'on y réfléchit il n'y a pas d'exemple ou un quel quelconque de ces grands projets satisfait un besoin essentiel de la population il n'y a pas un exemple ou un un grand projet ne n'est pas une colonisation d'un bien commun c'est toujours ces caractéristiques là et ces caractéristiques là sont toujours des caractéristiques marqué par la domination alors maintenant quelques mots pour aller dans ma vers ma conclusion sur la nature des luttes les luttes contre les biens communs sont des contre les contre les grands projets inutiles sont des luttes typiques caractéristiques du processus que j'appelle la révolution citoyenne alors pour faire bref en quoi est-ce révolutionnaire parce que la lutte met en cause le droit de propriété qui prétend à chaque fois être le droit supérieur de quoi vous vous mêlez ça vous appartient pas puisque c'est pas à vous pourquoi vous venez vous enmêler la loi la Constitution la Déclaration des Droits de l'Homme garantit la propriété privée et donc la propriété privé comme vous le savez le droit d'user et d'abuser outil est abouti bon on abuse pas longtemps y compris dans le capitalisme si on abuse vraiment mais c'est quand même la caractéristique en ce sens les luttes contre les grands projets inutiles par définition comme par leur objet par la manière dont elles se déroulent et par ce qu'elles mettent en cause sont des luttes anticapitalistes elles sont de ce point de vue prototypiquement des luttes qui font le lien entre l'anticapitalisme le refus du capitalisme comme mode de production et l'exigence l'impératif écologique il me paraît que c'est un point à souligner parce que pardon sans être trop politique politique c'est un des sujets qui se posent aujourd'hui sur la scène publique de savoir s'il existe des luttes écologiques qui ne soient pas des luttes anticapitalistes et si dans ce domaine des compromis sont possibles pour ma part je pense que non je pense que toute lutte écologique est une lutte anticapitaliste alors ça c'est une caractéristique qui n'est pas une caractéristique résul tente abstraite elle est présente dans la conscience de ceux qui luttent car on doit le rappeler ce sont des êtres humains qui luttent et ces êtres humains sont équipés d'un cerveau qui fait qu'ils pensent à ce qu'ils sont en train de faire et la lutte elle-même un les éduque à une dimension qui est celle de la conflictualité c'est-à-dire c'est le conflit qui change l'ordre des choses le consensus ne peut que le reproduire indéfiniment et même quand il y a un consensus sur une idée révolutionnaire ça transite par la conflictualité je m'excuse de vous infliger ça mais comme on m'a souvent fait le proche de cette idée qui quand même remonte tout simplement et bêtement au début même du mouvement ouvrier qui a toujours pensé que c'était la lutte qui créait la conscience je suis très étonné aujourd'hui mais je le comprends qu'on me reproche la stratégie de la conflictualité parce que en réalité on me reproche le conflit lui-même mais je n'y suis pour rien je suis obligé de le dire la lutte de classe se déroule sans moi et sans aucun d'entre nous elle a lieu mécaniquement de même que la gravitation universelle ne dépend d'aucun d'entre nous c'est une caractéristique du réel social ce sont donc des luttes révolutionnaire et ce sont des luttes citoyennes alors pourquoi citoyennes là encore il faut que les mots parlent vraiment bon de même que humanisme veut pas dire humanitaire et bien citoyen ne veut pas dire civil ça veut dire que ne pas jeter de papier par terre c'est pas vraiment citoyen c'est civil mais la citoyenneté ne veut dire qu'une chose c'est le pouvoir évid le pouvoir de prendre en compte le bien commun le citoyen pratique la vertu c'est-à-dire que il considère que du point de vue du citoyen est bon pour lui ce qui est bon pour tous donc il y a quand même quelques règles pardon de ça peut passer pour des le rabachage d'un vieux catéchisme mais il a paraît que des fois il faut le faire pour qu'on se rappelle de quoi on parle donc une lutte citoyenne c'est une lutte qui cherche à exercer le pouvoir et l'exercice du pouvoir dans les phases de révolution citoyennees sont en réalité des luttes pour le contrôle le pouvoir se confond avec le contrôle alors bon il y a 1000 manières d'organiser le pouvoir nous en sommes tous d'accord mais là puisque je parle de révolution citoyenne c'est pourquoi j'ai été conduit à dire que dans la lutte contre un grand projet inutile l'objet essentiel est le contrôle le contrôle de quoi du bien commun par conséquent immédiatement la lutte contre les grands projets inutile intègre une dimension et révolutionnaire et citoyenne qui met en scène l'existence de bien comm et d'une société humaine ayant des droits en tant que société c'est pourquoi la lutte est une lutte républicaine au sens de Res publique la chose qui appartient à tout le monde pas au sens particulier de telle ou telle République on se comprend donc elle est révolutionnaire elle est citoyenne elle est républicaine et elle se situe à et elle a un dernier caractère c'est que par défin en dernier en plus que je vais citer maintenant c'est que ce sont des luttes collectivistes c'est-à-dire qui ont pour objet qu' pour méthode l'action collective qui ont pour objet un intérêt collectif et qui ont pour finalité l'instauration du collectivisme d'une certaine manière si vous vous battez pour protéger un bien commun c'est donc que vous supposez qu'il appartient à tout le monde et que pour finir il sera géré collectivement c'est pourquoi le mot collectiviste est le plus adapté j'en demande pardon à ceux qui choquent mais euh ce que ça peut choquer mais quand Martine Billard et moi nous discutions de la planification écologique à chaque fois on nous disait la planification c'est l'URSS il y a 20 ans bon outre que certains d'entre nous ne trouvaient pas tout détestable dans l'URSS je veux dire indépendamment de la question évidemment centrale des libertés publiques mais il y avait quand même des choses qui se faisaient mais on mettait ça de côté on avait dit mais c'est justement pour ça qu'on va choisir ce mot parce que ça provoque le débat collectiviste on a essayé moi j'ai retourné ça dans tous les sens je suis preneur si l'un d'entre vous a mieux à proposer que collectiviste on est preneur c'est un petit peu difficile de de dire aujourd'hui une lutte communiste parce que bon on passe 2 heures à expliquer ce qu le communisme et comme on a nous-même aucune idée ça rend la conversation souvent confuse tandis que collectiviste tout le monde comprend c'est tous ensemble pour quelque chose de tous ensemble donc ce sont des luttes collectivistes et elles ont évidemment le caractère central que j'ai indiqué tout à l'heure d'être anticcapitaliste parce que elles sont fondamentalement à au croisement de toutes les tardes du système bon d'abord l'appropriation privée permanente consid dir comme un droit suprême et au sommet de la hiérarchie des normes ensuite la production de de besoins qui n'existe pas ensuite le négationnisme écologique c'est-à-dire tout se passe comme si il y avait pas de raison écologique de pas le faire oui l'eau bah d'accord d'accord mais bon c'est pas grave l'air oui bah il y en a beaucoup et ainsi de suite donc c'est un négationnisme écologique non il y a pas de problème écologique pour ceux qui décident de faire des grands travaux il peut s'écouler des milliers des millions de mètres cubes d'eau dans le lion tururin et bien ceux qui l'ont décidé et le Contin continu font comme si ça n'existait pas comme si ce n'était pas un problème l'eau bon qui est à notre époque particulièrement essentiel ensuite c'est une il percute une autre idée que je vous livre c'est vous avez peut-être remarqué que les élus de gauche supposez-ell évoque souvent le mot territoire c'est un mot qui est beaucoup entré dans le vocabulaire de gauche qui pose un problème théorique mais qui n'est pas souvent présent c'est que en réalité la gauche ne représente pas les territoires elle représente les populations et euh le territoire n'existe pas je veux dire bien sûr il y a des montagnes il y a des vallées bien sûr il y a des hauts et des bas mais le territoire est d'abord une production sociale une rivière vaut par le pont qui l'enjambe sinon c'est juste une séparation de quoi de deux pâurages bon donc dans la conception traditionnelle matérialiste euh bon les territoires c'est le lieu où se déroule l'action sociale un territoire par exemple est la ville c'est une création à chaque étape du mode de production dominant aujourd'hui la ville je vous renvoie aux travaux de David harvet qu'on a reçu ici est une production du capitalisme lui-même donc les territoires et on on lit ça très bien dans David Harv sont non seulement bon d'abord un gargarisme pour l'élu qui croi que c'est plus intelligent de parler comme ça que de parler des problèmes des gens mais c'est surtout une manière pour eux de se vendre comme des manager de territoire donc dont on va améliorer les performances donc c'est l'ÉTS de circulation interne sur les territoires c'est ceci c'est cela et il y a une conception managériale du territoire qui est la reproduction pure et simple de l'application des règles du capitalisme à la gestion de de ces de ces territoires donc ça voilà encore une des dimensions qui participe du capitalisme de notre époque c'est la concurrence des territoires car évidemment les territoires sont en concurrence comme tout tout le reste pourquoi eux seuls ne seraient pas en concurrence vu que tout le système capitaliste repose sur la concurrence monopole avec le résultat que vous connaissez tous l'application au territoire des règles de performance du capitalisme vous donne des déserts médicaux des déserts alimentaires des déserts éducatifs des déserts de santé et cetera et cetera et cetera c'est-à-dire la reproduction à échelle du sol du territoire la caractéristique du capitalisme c'est-à-dire l'organisation de la rareté et l'accumulation là où se produit le lieu de l'accumulation c'est-à-dire quand vous vous êtes déplacé pour aller jusqu'au centre commercial jusqu'à bon tout ceux dont vous avez besoin tout le temps en consommant évidemment du pétrole et tout le monde vous en remercie parce que ça porte des taxes et ça rapporte beaucoup à ceux qu'il tire de terre voilà le ce qu'affronte la la lutte contre le contre les projets inutiles le dernier élément que je vais évoquer avant de conclure définitivement c'est que la lutte produit de la conscience et du point de vue qui est le nôtre c'est-à-dire de militants politiques qui ont à prendre en charge une bifurcation de l'ampleur de celle que nous avons à prendre en charge puisque nous-même nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l'histoire humaine où nous n'avons plus le temps nous avons des délais et pendant des générations on avait du temps par exemple on pouvait perdre une élection on dira on se retrouvera à la suivante et bon on pouvait dire bah il y a pas de République sans républicain ça prendra le temps donc il faut les former il y a pas de socialisme sans conscience socialiste bah on fait le travail et puis le suivant prendra la suite et jusqu'à des gens comme moi qui terminent en disant faites mieux hein bon mais je suis tout à fait lucide sur le fait Queen fait nous n'avons pas le temps puisque déjà sur H limites considéré comme nous faisant basculer dans une désorganisation de l'écosystème fondamental hein la désorganisation il y en a déjà je crois se qui sont franchis sur neuf pardon se qui sont franchis donc nous avons des délais nous connaissons ces délais si nous les rattrap si nous ne ne sommes pas capables d'interrompre certains processus le délai bah il ira au bout et nous avec hein la question de la substitution du temps à des délais en politique a des conséquences gigantesques parce que comme ce que nous avons à faire est forcément révolutionnaire il s'agit pour nous d'acquérir la conviction démocratique du grand nombre qui accepte ces ces règles de bifurcation c'est pourquoi je pense que ça viendra dans la discussion de la journée il est absolument impossible de penser une révolution sociale à notre époque c'est-à-dire une révolution qui abolirait l'accumulation privée et cetera et cetera sans le joindre à une idée de révolution culturelle or si sur la révolution sociale nous avons fait de nombreux essai ratés bon et que bon nous avons quand même une base d'expérience en matière de révolution culturelle notre expérience est voisine de zéro et du peu qui a été fait vaut mieux plus en parler parce que ça a été une telle catastrophe de tentative de transformation de force des individus en découvrant que leurs besoin fait partie de leur personnalité et que donc ça se négocie pas dans les claquements de doigt voilà pas de bon j'ai observé que nombre des penseurs que nous avons écouté dans le cadre de Ilb évidemment le plus souvent ont une conscience écologique mais pas toujours euh mais en tout cas pour ce qui est de la production de la Révolution culturelle par exemple quand on a dit qu'est-ce qu'une politique de décroissance Martine Billard régulièrement revient à la charge tu peux pas continuer à ne pas envisager à ne pas parler de la décroissance bon comme je sais la difficulté que ça soulève mais je pense que intellectuellement c'est le cas raison hein mais en quoi ça consiste non mais je cite souvent Martine Billard parce que ça a été mon mentor dans ma transition personnelle idéologique mais bon en quoi ça consiste moi je fais le tour je peux pas m'amener en disant bah ça ça ça c'est terminé vous en aurez plus et l'usine machin le ferme et l'usine bon on est obligé de penser ça différemment en reformatant les besoins et à partir du moment où les besoins sont différents bah on va se dire B on va répondre aux besoins par une offre bon pour employer le vocabulaire traditionnel alors la dernière fois qu'on en a interrogé un ici tu y étais il nous a répondu il faut sortir du marché euh le plus possible de production alors l'idée se tient parce que il dit bah si on sort du marché donc on va le sortir de la concurrence on va le sortir de la publicité on va le sortir de la surconsommation et du gâi donc j'ai pas du tout l'intention de critiquer cette idée mais j'en vois bien aussi les limites par exemple sortir les les objets à usage unique c'est pas vraiment sortir du marché parce qu'on continuera à les vendre sans doute sur un marché à moins qu'on décide qu'on dispose d'un moyen d'allocation à chaque personne de ses besoins pilepoil calculés pour lui oui parce que j'ai entendu aussi cette utopie hein la machine va savoir de ce que chacun a besoin je vous en si ça si cette idée vous amuse et vous intéresse je vous renvoie un livre de science-fiction en général tout est dans la science-fiction c'est un bouquin dira levvin qui s'appelle un bonheur ins soutenable en effet il y a une machine qui a tout calculé combien chacun a prévu pas de bol il y a toujours quelqu'un qui est pas comme les autres et c'est la singularité qui crée la liberté humaine et qui crée la novation alors la personne en question c'est un dessinateur mais c'est pas prévu qu'il dessine il fait autre chose dans la vie donc un jour il vient il demande un carnet pour faire dessin et la machine lui dit pas toi bon et je v vous raconter l'histoire vous achetez le bouquin ira lvin un bonheur insoutenable et ça vous raconte comment ça tourne mal cette histoire à partir de ces individus et comment le système ça c'est une idée que je mets dans votre besace est capable d'inventer des EOS c'est-à-dire que il s'arrange pour que les rebelles aillent à un endroit et au bout d'un moment les rebelles s'aperçoivent que l'endroit était prévu pour qu'il s'enferme même dedans hein c'est une idée qui est c'est une idée très intéressante que vous pouvez voir autour de vous les eau qui sont prévus pour la plupart d'entre nous dans leur goût particulier en tout cas toute cette toute cette tout ça le l'intéresser ok on retire du marché mais s'il y a pas une prise de conscience qui permet de dire par exemple la condamnation de l'usage des objets à usage unique il y a quelques hommes dans la salle qui se rase comme moi je parle d'une expérience qu'on a en commun jamais j'aurais imaginé étant gamin voyant mon grand-père se passer la figure au coupchou que un jour on aurait des rasoirs avec les lames tellement fines que quickck on les met comme ça mais alors encore moins que on aurait des rasoirs qu'on jetterait quand ils ont fait je sais pas combien de rasage c'est-à-dire que vous le supportez plus parce que ça vous arrache la peau en même temps que les poils bon et alors ça c'est pour un rasoir alors bon vous pouvez commencer à sourire mais quand on va arriver à l'appareil photo à usage unique maintenant vous vous en foutez parce que vous avez vos téléphonees mais ça continue à exister et je ne sais combien d'objets à usage unique je me suis efforcé je vais terminer là-dessus de penser cette idée dans le bouquin en me disant nous on a sorti la règle verte alors il y avait le mot qui circulait personne n'avait la moindre idée de ce que ça pouvait être mais c'était sympa de parler de la règle vert on opposait ça à la règle d'or des capitalistes hein bon et puis quand même quand vous écrivez un programme et que vous avez l'intention de gouverner vous pouvez pas vous contenter de slogan donc on a essayé de décrire ce qu'était la règle verte et c'est là qu'on retombe sur les grands projets inutiles c'est ne pas prendre à la nature plus que ce qu'elle est capable de reconstituer ce bilan n'est jamais fait quand vous construisez un pont creusez un trou ou que vous bétonniser une une une surface vous vous demandez jamais combien de temps ça prendra pour reproduire tous les matériaux que vous avez utilisé ni ceux que vous avveit détruit pour les ramener à le à leur situation antérieure donc ça nous donne quand même une grille d'analyse mais pour être honnête elle n'est pas complète elle n'est pas suffisante et on trouve une solution beaucoup plus simple et facile à éduquer c'est-à-dire qui ne consiste pas à dire aux gens tu as pas besoin de ça donc moi j'ai décidé que tu le consommeras pas ce qui est très mal supporté surtout par les Français ce peuple étant par nature Rebel et heureusement ce qui est possible par contre c'est de faire appel à la conscience mais pas au sens d'une espèce de d'injonction morale dans l'absolu tu comprends c'est pour la plan alors bon rince-toi les doigts mais pas trop parce que c'est pour la planète fais ceci ou pour cela pour la planète qui est une espèce de substitution d'une une injonction morale divine à une injonction morale qui euh suppose un intérêt général que tout le monde a comp complètement compliqué par contre ce que tout le monde peut comprendre c'est la contradiction des rythmes et ça c'est une chose concrète exemple produire un sac en plastique pour demande une seconde le détruire 4at siècles une canette de bière aux alentours de 3 ou 4 secondes pour le formatage j'ai pas mis tout tout en ligne he il faut un millénaire pour qu'elle se dissolve dans dans la nature par conséquent on peut caler une production et donc lui donner une valeur d'échange qui va être différente évidemment suivant la quantité qui en est disponible ceux qui aiment l'économie de marché vont pas me dire le contraire hein donc la canette devrait euh être moins nombreus à être fabriqué de manière à ce que on a une production qui correspond à des capacités de renouvellement d'un nature donc ça inclura des recyclages et ainsi de suite j'arrête là de l'exemple parce qu'après il devient très technique mais réfléchissis-y euh la question des rythmes étant central du mode de production dans lequel il a lieu voyons comment on traite la question des rythmes en tant qu'objet social et en tant que décision politique et sans doute nous rapprocherons-nous d'une bifurcation écologique plus efficace il est clair que dans le domaine des grands projets inutiles j'ai parlé tout à l'heure de négationisme écologique tout ça n'est pas pris en compte rien de tout ça n'existe combien de temps il faudra pour renouveler l'eau qui aura été perdu dans la montagne pour le liyon tururin personne ne s'en est jamais soucié ni même à posé la question alors que ce sont des choses qui sont évaluables de la même manière les hectares qui sont gelés par la 69 combien de temps il faudrait pour retrouver la même quantité de de surface ailleurs je sais pas quelqu'un aurait pu dire ça aurait pu dire bon bah puisque on carbonie je ne sais combien d'espace agricole bah très bien on va créer une agriculture urbaine et on va créer autant d'hectares en ville mais le à supposer que l'idée de compensation soit une bonne idée en matière écologique mais ceux qui ont fait tout ça auraient pu se poser la question comme ça c'est pourquoi j'ai eu l'aodace de parler de négationisme écologique c'est qu'il se comporte comme si la question n'était même pas posé et en cela il contribuent eux à la formation d'une conscience collective irresponsable il contribuent eux à la formation à la la la formulation de besoins qui n'existait pas avant qu'on les ait présentés et cetera et cetera voilà j'espère ne pas avoir été trop long j'ai passé tous mes caractéristiques en revue c'était bon j'ai pensé que ça pouvait être utile de faire une introduction qui formule pas aussi euh complètement mais c'est l'objet de la journée les caractéristiques de ce qu'est euh le le le grand projet inutile les conditions dans lesquelles il émerge dans la société et cetera et d'apercevoir les aspects pas seulement sociologiques mais plutôt anthropologiques des luttes que nous menons et évidemment des caractéristiques révolutionnaires euh jeune homme je n'ai pratiquement jamais rencontré de luttees de ce type et les premières fois que j'ai entendu parler de euh d'une lutte de cette nature je n'ai vraiment compris que quand il y avait des une sorte d'extrémisme contenu par le projet comme la poubelle nucléaire de Bur ça tout le monde comprend que c'est un danger absolu radical et vous savez que là aussi se pose un problème de rythme et queon raconte c'est un un rit qui ne veut rien dire dire les déchets dureront 4 milliards ou je pourrais dire 10 ou 5 mais tant que je suis au-delà deun vie humaine ou deux générations je raconte ce que je veux hein on peut aussi parfaitement dire que c'est déchets sont tout simplement indestructibles sauf si on a trouvé les moyens de les refroidir c'est-à-dire d'arrêter les radiations qu'ils contiennent je le comprenais et je pense que des hommes de ma génération et moi je suis un peu un survivant maintenant euh bon mais la génération suivante est complètement le pied d la la compréhension de ce qu'est un un projet inutile nous avons vécu pendant plusieurs générations nous aussi dans le négationnisme écologique pensant que tout finirait par s'arranger que de l'air il y en avait assez que de l'eau il y en avait assez pour diluer toutes les pollutions et je pense que aujourd'hui ce sont les luttes centrales la lutte contre les grands projets inutiles qui sont les plus productives d'une conscience je mets des guillemets révolutionnaire alors que il y a peut-être 40 ou 50 ans on considérait que la lutte sociale était celle qui produisait la conscience de la nécessité d'un autre futur est possible je pense que autre futur est possible commence par la façon même avec laquelle est menée la lutte pourquoi parce qu'on a des militants multicites si j'ose dire j'ai des camarades qui partent participe aussi bien à la lutte contre le liyon tururin que à la lutte contre la 69 et ensuite parce que elle elle elle produit dans leur esprit et dans l'esprit de ceux qui entrent dans la lutte directement l'idée de mais quel genre de société on pourrait faire qui soit qui n qui empêche ce saccage et à partir de là vous pensez plus concrètement à une autre société que nous nous l'avons jamais fait du temps où on pensait au socialisme dans la version qu'on en avait à l'époque c'est-à-dire développement des forces productives est mise à disposition de tout le monde des biens dont pouvait profiter seul les riches jusque là ce qui est une aberration car profiter des biens des riches et à coup sûr tout détruire voilà ben moi j'ai fini alors je sais pas qui prend la suite après moi merci