Réunion à Washington sur l'Ukraine : "Tout ça montre la faiblesse de l'Union européenne"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Manuel Bonpard. L'Europe fait donc bloc avec Volodimir Zelenski, une demiine de dirigeants européens Washington aujourd'hui pour échanger avec Donald Trump autour d'un possible plan de paix. Est-ce que finalement venir en en bloc en pâqu même j'allais dire c'est pas la meilleure manière de faire face au président américain ?
Bah, écoutez, malheureusement, tout ça marque quand même la faiblesse de l'Union européenne, de la France de manière générale dans sa position vis-à-vis du président américain comme vis-à-vis du président en russe. On en est maintenant en quelque sorte, il faudrait se féliciter du fait que la France vienne dans les bagages de monsieur Zelenski pour participer au débriefing du sommet qui a été organisé la semaine dernière Vladimir Poutique. Je dis pas qu'il aurait pas fallu y aller, je dis juste que c'est quand même la preuve du fait qu'aujourd'hui on s'est rendu impuissant pour jouer un rôle qui soit un rôle moteur permettant d'obtenir le plus rapidement possible une paix qui soit une paix juste et durable entre l'Ukraine et la Russie.
Et ça c'est la conséquence d'une politique qui a été mise en place depuis des mois et des mois, des années et des années. Ça fait depuis des mois et des mois que nous disons nous à la France insoumise, attention, par votre alignement sur la position américaine, vous vous rendez en quelque sorte dépendant des changements stratégiques de de des États-Unis d'Amérique et notamment du changement stratégique stratégique qui a intervenu après l'élection de Donald Trump et aujourd'hui on en paye le prix. Donc maintenant, bah oui, on cherche en quelque sorte à essayer de créer les conditions d'une paix qui soit la moins défavorable possible pour l'Ukraine.
Mais va revenir effectivement sur le détail aussi de cette paix. Paul Bar, hier euh Volodimir Zenki disait c'est impossible dans le cadre d'un plan de paix de donner des territoires. Est-ce qu'il faut lui forcer la main pour arrêter le la guerre ?
Non, mais c'est d'abord c'est pas à nous de lui forcer la main. Euh ensuite et Donald Trump peut lui forcer la main ou pas ? en matière de politique internationale, malheureusement, à un moment, il y a un principe de réalité, de réalisme qui qui qui s'applique.
Aujourd'hui, l'Ukraine est dans une position qui est une position très défavorable. Elle est d'autant plus que les États-Unis d'Amérique ont dit en quelque sorte qu'il se retirait en terme au moins de soutien militaire. Donc c'est pas tout à fait vrai pour l'instant.
Les armes continuent à arriver. Oui, enfin les déclarations de Trump sur ce sujet depuis des mois et des mois sont assez claires sur le fait que ce qui ça ne prend pas le chemin en quelque sorte d'un d'une intensification de l'aide américaine. Donc évidemment que les Ukrainiens sont dans une situation difficile.
Nous notre position à la France insoumise depuis le début depuis le déclenchement de ce conflit, elle est très claire. Oui, mais c'est aussi sur la question des territoires a toujours été la même chose et de dire qu'il ne peut pas y avoir de changement de territoire sans la consultation des populations concernées par ces éventuels changements de territoire. Il fera un référendum en Ukraine évidemment sous sous sous sous égités internationales.
Vous savez que c'est parfaitement impossible aujourd'hui. Une partie territoire qui est occupée par la Russie, vous savez depuis des mois et des mois oui mais c'est la raison pour laquelle nous sommes aussi favorables depuis des mois et des mois à un cesser le feu. C'està-dire stop on arrête la guerre.
Làus vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ? Bien sûr, malheureusement Emmanuel Macron pensait avoir manifestement convaincu Donald Trump de se rallier à cette position et on a vu la semaine dernière qu'en une réunion, un échange avec Vladimir Poutine, Donald Trump avait changé d'avis. C'est la raison pour laquelle vous voyez, il faut pas avoir confiance en Donald Trump pour porter les intérêts de la France ou les intérêts de l'Union européenne.
Il faut avoir confiance en la France pour ça. Et pour ça et ben il fallait se créer les conditions pour être à la table des négociations, pas venir quémander don simplement pour comprendre Manuel Bompard comment on aurait fait. Bah en fait, ça fait depuis des mois et des mois parce que ce sont les ce sont les Américains qui fournissent le plus d'armes à l'Ukraine bien.
Moi, je vous dis que ça fait depuis des mois et des mois que nous nous disons arrêtez d'entretenir l'illusion d'une solution militaire acceptable à ce conflit, il n'y en aura pas. Et donc, il faut créer les conditions de négociation et il faut que la France, il faut que l'Union européenne joue un rôle moteur pour ouvrir ces négociations. C'est pas ce que la France a fait, c'est pas ce que l'Union européenne a fait.
Et aujourd'hui, on est donc dépendant des initiatives des autres. Et quand on est dépendant des initiatives des autres, et ben on n'est pas en mesure de fixer les conditions de la discussion. Et c'est un problème pour l'Ukraine et c'est un problème pour la France et pour l'Europe parce qu'on est en train de parler des conditions d'une paix en Europe sans les Européens.
Je pense que tout le monde peut réaliser à quel point cette situation est une situation problématique. Juste vous semblez avoir la dendure. Est-ce que Volodimir Zelinski doit partir ?
Est-ce que vous l'appelez à partir ? Un des députés de votre groupe Aurélien Taché disait la semaine dernière sur France info que l'homme de la guerre ne pouvait pas être l'homme de la paix à propos du président ukrainien. Non mais ce n'est pas à nous de dire monsieur Zelenski doit partir ou tel territoire doit pourtant c'est un petit peu ce que dit Jean-Luc Mélenchon c'est avoir maintenu Zelenski en place alors que ce mandat présidentiel est fini.
Bah oui parce que c'est une question qui se pose. Il a écrit ça Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Jean-Lucchon et un député de votre groupe le dit aussi.
Non, attendez. Jean-Luc Mélenchon et Aurélien Tâcher en l'occurrence, c'est de lui dont vous parlez. Vous inquiétez pas.
J'ai j'ai j'ai suivi pose des éléments d'analyse et disent que vu la la situation de fragilité, de vulnérabilité dans laquelle est l'Ukraine aujourd'hui, comme on sait que une conditions à la paix de la part de Vladimir Poutine, c'est le départ du président ukrainien. Donc il faut accepter. Non, je dis pas qu'il faut l'accepter.
Je dis que malheureusement c'est c'est peut-être ce qui va se produire. Voilà, tout simplement. À aucun moment, c'est la position malheureusement.
Mais malheureusement la l'Ukraine va se retrouver dans une situation où elle va devoir accepter des conditions de paix qui sont des conditions défavorable et vous savez ça fait y compris le départ de je n'en sais rien. Je ne sais pas s'ils vont l'accepter ou pas mais je crains que ça se produise. Je vous le confirme. et et et vous savez, ça fait depuis encore une fois des mois et des mois que nos positions sur ce sujet sont caricaturées de manière permanente et qu'à chaque fois on vient nous chercher en quelque sorte des polémiques pour que quelques mois plus tard en quelque sorte ça soit ce que nous avons dit qui se produisent.
Vous savez, il y a quelques mois quand j'ai parlé de la nécessité d'avoir une consultation des populations concernées sur les territoires disputés, on m'a dit "Mais comment pouvez-vous dire ça ? Le principe de base doit être le respect de l'intégrité territoriale de de l'Ukraine et aujourd'hui vous avez l'Union européenne, les Européens comme les Américains qui sont en train de tirer mais malheureusement vu la situation peut-être que malheureusement mais peut-être que partir d'emblé en disant de toute façon il y aura des concessions territoriales et le président va partir en clair reprend reprendre ce que demande le créelin et peut-être pas une bonne base de départ mais vous ne pouvez pas il faut pas caricaturer ce que certains reprochent à Donald Trump d'avoir fait d'ailleurs. Oui mais vous pouvez pas caricaturer les positions des gens comme ça.
C'est pas parce que vous ayez posé des éléments d'analyse sur ce qui risque de se produire que c'est ce que vous souhaitez. Malheureusement, encore une fois, en matière de politique internationale, parfois il faut aussi avoir une conscience des rapports de force parce que sinon vous posez des conditions et puis ensuite ces conditions elles ne peuvent pas s'appliquer. Donc là, la question qui devrait tous nous interpeller et nous intéresser, c'est comment créer les conditions le plus rapidement de la paix d'abord d'une paix que soit d'une paix juste et d'une paix dans lequelle les intérêts des Européens et les intérêts des Français en particulier sont respectés.
Et pour ça, il faut que cette paix, elle crée les conditions d'une pacification du continent européen. C'est c'est est-ce qu'il faut accepter par exemple l'idée d'un principe sur le même modèle que l'article 5 de l'OTAN, cette espèce de défense mutuelle sans adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, c'est ce que semble défendre Donald Trump. Oui, mais je je trouve ça que vous êtes favorable.
Non, mais je trouve ça si vous voulez assez théorique parce que comment vous pouvez imaginer que Donald Trump qui promet à la population américaine qu'elle ne rentrera jamais en guerre dans un de campagne. Oui, voilà comment vous pouvez imaginer qu'au suite en quelque sorte il va respecter l'engagement qu'il prendrait qu'en cas de nouveaux conflits entre la Russie et l'Ukraine, pardon, c'est un peu technique pour ceux qui nous écoutent, euh les Américains on l'explique depuis ce matin sur France. Donc les gens comprennent.
Écoutez moi sur ce sujet avec la France insoumise, nous disons la même chose là aussi depuis le début. nous disons s'il doit y avoir des garanties de sécurité qui sont en quelque sorte garanties par d'autres puissances et d'autres pays de notre point de vue ça doit se faire sous l'égorganisation des Nations-Unies parce que c'est ça le cadre de de la diplomatie la meilleure garantie de sécurité pour l'Ukraine ce n'est pas que euh l'Ukraine a une armée puissante forte équipée et qui puisse tout simplement défendre le territoire ukrainien. Faut penser sincèrement que l'armée ukrainienne peut être suffisamment forte et équipée pour pouvoir résister à une armée l'armée russe.
Russie est sensiblement la meilleure armée d'Europe. Oui. D'accord.
Mais vous voyez vous voyez bien quel est l'état de la situation militaire et donc la difficulté pour l'armée ukrainienne de pouvoir résister à une agression comme de la Russie. avoir des un des avions par exemple qui permettent de de surveiller le ciel ukrainien qui vont donc euh devoir acheter les Européens pour les fournir aux Ukrainiens. Enfin, je veux dire à un moment pendant combien de temps ?
Donc non, si vous voulez créer des conditions de des garanties de sécurité, soit des garanties de sécurité crédibles, de mon point de vue, je l'ai dit, je pense que ça doit passer par le fait de mettre l'Organisation des Nations- Unies au cœur de la discussion parce que c'est ça qui est le plus fort en terme de garantie. Ça fonctionne encore le l'organisation, il faudrait que ça fonctionne. J'ai entendu c'est ça vous aimeriez.
Bah oui, mais écoutez, je suis pas le seul puisque j'ai entendu le président de la République Emmanuel Macron hier à la sortie de son entretien au Fort de Brigançon dire que le respect devait être la question centrale devait être le respect du droit international. Bah, si on est attaché au respect du droit international, on doit être attaché aux organes, aux organismes qui maintiennent et qui garantissent le respect du droit international. Et ensuite, il faut des garanties de sécurité, que ce soit des garanties de sécurité de de de pacification à long terme du continent européen.
Par exemple, faire en sorte queil y ait une reprise des traités qui nécessitent la disparition des armes chimiques. Par exemple, reprendre les traités sur le fait qu'on déploie pas des missiles intermédiaires aux frontières euh de l'Ukraine et aux frontières de la Russie. Voilà.
Moi je pense que si la la guerre en en la la paix en Ukraine doit sortir avec quelque chose de positif, ça doit être avec le fait que il y a une forme de pacification à long terme de de la situation sur le le sol européen. Est-ce qu'il faut un sommet tripartite pour le régler ? Trump, Zelenski, Poutine autour de la même table quitte à ce que ça se fasse dans le dos des Européens.
Bah le mieux ce serait quand même un sommet dans lequel les Européens sont autour de la table. Ce serait quand même le mieux. Après, à défaut, oui, évidemment que la la paix ne peut pas se négocier dans le dos. de Zelenski et des Ukrainiens.
Ça ce serait la situation la plus dramatique si vous voulez compris avec Poutine. Ça veut dire qu'il faut vraiment définitivement en parler. Mais si vous voulez faire la paix avec Vladimir Poutine, il faut discuter avec Vladimir Poutine et là aussi on a été longuement caricaturé sur ce sujet et je vois bien que tout le monde en quelque sorte il revient maintenant.
C'est étonnant quand je vous entends Manuel Bompard, enfin quand je lis Jean-Luc Mélenchon et que je vous entends quand je lis Jean-Luc Mélenchon, c'est j'ai l'impression de lire du Jean-Luc Mélenchon. Oui, quand je vous entends, j'ai presque l'impression d'entendre quasiment un soutien d'Emmanuel Macron qui Non, mais vous avez des positions qui sont très consensuel de tout. Bah, c'est assez consensuel ce que vous dites.
Il faut faire, faut faire la paix, l'ONU et cetera. Exactement, en l'occurrence, bon, je dis exactement la même chose que ce que dit Janicol sur la paix et sur l'ONU. Et et quant à Emmanuel Macron, j'ai qualifié sa position sur le le dossier ukrainien depuis euh des mois et des mois de fiasco.
Donc si vous appelez ça une position de soutien, je pense qu'on a pas tout à fait la même conception. En tout cas, sur les constats, il y a quand même des choses qui il y a des choses qui se ressemblent. Donc en fait vous vous pardon, je c'est pas grave, dites produisez l'analyse que vous voulez, mais je ne me retrouve nullement et et pas du tout dans la position qui a été la position d'Emmanuel Macron sur le dossier ukrainien depuis des mois et des mois.
Quant au constat euh le constat que je fais aujourd'hui, c'est du fait que la politique internationale d'Emmanuel Macron a organisé la faiblesse de la France et a organisé la faiblesse de l'Union européenne et son impuissance pour agir sérieusement sur les par exemple. Vous n'avez vous n'avez pas eu un mot sur l'OTAN quand Jean-Luc Mélenchon lui répète dans son poste de bloc parce que cette question elle est derrière nous Adrien Bect. Je veux dire, tout le monde sait pas Vladimir Poutine mais non mais tout le monde sait aujourd'hui que pardon ça va peut-être vous choquer mais tout le monde sait aujourd'hui que les conditions de la paix en Ukraine ne passeront pas par le fait que l'Ukraine rejoigne le temps. exir et c'est ce qu'a accepté aujourd'hui trump laé la française et la en tout cas pas la mienne mais la position d'Emmanuel Macron qui visait à ce que on prenne position pour que l'Ukraine rejoigne l'OTAN c'est une position qui est complètement écartée aujourd'hui et d'ailleurs nous avions voté contre à l'époque nous avions été critiqués pour ça mais c'est la preuve qu'une nouvelle fois nous avions raison et tout le monde ne dit pas Manuel Bompard que l'une des raisons de la guerre c'est l'OTAN mais c'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon et c'est ce que dit aussi le Crè.
Je dis évidemment que une des raisons de la guerre, c'est le fait que après la chute de du bloc soviétique, la la question des frontière n'a pas été stabilisée, que la question de l'extension de l'OTAN jusqu'aux frontières de la Russie a été évidemment pour la Russie un facteur d'inquiétude et que évidemment ça a fait partie des conditions de la gare. Est-ce que dire ça ? Non mais parce que je je le problème c'est qu'on est dans un impérialisme évidem que vous savez la situation elle est pas c'est pas binaire les choses.
Vous pouvez à la fois dire ça et évidemment dire ça et je suis en 100 % d'accord d'ailleurs avec Jean-Luc Mcchon qui a été le premier responsable politique à condamner l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Vous pouvez à la fois dire ça et à la fois dire qu'en aucun cas ça justifie l'agression impérialiste de Vladimir Poutine contre l'Ukraine. Vous savez, les choses sont un peu plus compliquées.
Vous êtes pas soit blanc soit noir. Donc moi, j'essaie d'avoir avec Jean-Luc Mélenchon, en l'occurrence, je crois que je suis tout à fait d'accord avec lui, une position que ça soit une position équilibrée, sérieuse et raisonnable. Manuel Bonpard, vous restez avec nous.
On va revenir en France dans une minute. C'est juste après le le fil info de 9h moïse Roger. Une réunion au sommet aujourd'hui entre le président ukrainien, son homologue américain et une délégation de dirigeants européens dont le chef de l'État français à Washington les Européens qui veulent faire entendre leur voix sur le conflit en Ukraine.
Hier, Emmanuel Macron a dénoncé la volonté de Vladimir Poutine de faire capituler Kief. Et cette nuit encore sur le sol ukrainien, les frappes russes ont fait au moins quatre morts dont deux enfants à l'est du pays. Des routes bloquées, des banderolles avec les visages de tous les otages en Israël.
Hier, des milliers de personnes se sont mobilisées pour dénoncer les prises de position de Benjamin Netaniaou. Il demande au Premier ministre de mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et de rapatrier les otages israéliens encore détenus. Et ce matin, dans un communiqué, l'ONG Amnestie Internationale dénonce une campagne de famine délibérée dans l'enclave palestinienne de la part de l'État hébreu.
En Sainémarne, une enfant de 11 ans atteinte de troubles autistiques est décédée lors d'une sortie hier sur une base de loisirs à Fontainebleau. C'est la troisème noyade d'un enfant en situation de handicap en une semaine. Une campagne de rappel au niveau européen a été lancée pour des Peugeot 308.
Ça concerne des modèles produits entre 2015 et 2019. Les automobilistes concernés doivent contacter leur concessionnaires. Et puis l'épisode de canicule prend fin petit à petit.
Aujourd'hui, plus que sep départements sont en vigilance orange après 10 jours de chaleur intense, notamment dans le sud-est de la France. France info le 830 France Paul Barcelone Adrien Bec toujours avec Manuel Bonpard, député des bouches du Rô de la France insoumise, coordinateur national de LFI. Euh Manuel Bonpard, parlons de politique nationale avec euh l'appel hier de Jean-Luc Mélenchon à soutenir le mouvement Bloquont tout du du 10 septembre.
Est-ce que c'est pas euh de votre part à la France insoumise une manière de récupérer ce mouvement qui par ailleurs, excusez-moi du peu, euh se dit opposé à tout dictat de parti politique, à toute logique partisane ? Bien sûr, mais à aucun moment il s'agit de dire que la France insoumise euh va en quelque sorte imprimer quelles sont les modalités, les mots d'ordre ou les revendications de ce mouvement. D'ailleurs, on sait pas à quoi ça va ressembler.
Vous savez ce que vous allez faire le le 10 septembre ? On ne sait pas précisément quelles sont les modalités et c'est ce mouvement qui va en décider. Mais évidemment parce qu'on en partage les revendications et la revendication principale, c'est le fait que le plan Bairou qui a été annoncé avant l'été soit retiré.
Vous en partagez toutes les revendications quand certains demandent par exemple moins d'impôts et cetera. C'est pour mais je sais pas. Enfin le problème c'est que là aussi il faut faire attention, faut pas caricaturer ce mouvement.
Moi en tout cas les revendications que j'ai vu aujourd'hui par exemple le fait de retirer ce plan Bairou par exemple le fait de revenir sur la réforme des retraites la retraite à 64 ans. Par exemple le fait de refuser que ce soit les Françaises et les Français qui payent le prix payent les conséquences de la politique d'Emmanuel Macron depuis 2017. Oui, effectivement, je le soutiens et je le partage et ensuite j'en respecte le caractère pas à politique à partisan et c'est-à-dire que je propose et je demande au militant de la France insoumise et à toutes celles et ceux qui partagent nos idées de se mettre à disposition, de se mettre au service de ce mouvement pour faire en sorte qu'ils réussissent parce que c'est la condition parce que c'est la condition pour protéger les Français des conséquences du ravage que va faire le plan Baou s'il rentre en application.
Attendez, mais sauf si on se trompe, ce mouvement jusqu'ici, il est plutôt cornaqué par une partie de l'extrême droite. Il est venu sur les réseaux sociaux. Je pense que vous vous tromp. plutôt il a plutôt émergé par des figures de d'extrême droite.
D'anciennes figure des gilets jaunes, ça vous pose pas de problème ? Mais l'ancienne alors d'anciennes figure des gilets jaunes, non, ça ne me pose aucun problème. Précisément, je considère que le mouvement des gilets jaunes a été un mouvement social très important et que nous l'avons soutenu et que nous avons bien fait de le soutenir.
Pour le reste, je ne crois pas du tout que les revendications qui émergent de ce de ce mouvement soient des revendications positionnées à l'extrême droite du champ politique. Donc vous le verrez. En tout cas, on a dit la même chose au moment des mobilisations des gilets jaunes et le mouvement des gilets jaunes s'est traduit par des revendications pour plus de démocratie, pour plus de justice fiscale, pour plus de justice sociale qui sont des revendications que je partage complètement et pleinement.
Par Manuel Bompard, mais le fait que vous la France insoumise, ça pourrait être valable pour d'autres partis quand on connaît la popularité ou plutôt l'impopularité des partis politiques en France euh viennent soutenir un mouvement, est-ce que c'est pas l'assurance que ce mouvement va être un échec ? Je le crois pas du tout. Vous savez euh nous avons largement soutenu la mobilisation contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron.
Il y a eu des évidemment, il y a eu aussi des syndicats. Je n'ai pas dit qu'il y avait que nous. Et ça s'est traduit par le fait qu'il y ait plusieurs millions de personnes qui défilent dans les rues et par un mouvement qui a sans doute été le mouvement populaire le plus populaire précisément de ces dernières années.
Donc non, évidemment ce n'est pas le cas. Écoutez, pour faire céder, pour empêcher le plan au Baou de pouvoir s'appliquer, la la bataille, elle doit se mener sur tous les terrains. Elle doit se mener sur le terrain institutionnel et elle doit se mener sur le terrain de la mobilisation.
Et donc moi, oui, le 10 septembre, j'appelle tout le monde à participer à ce mouvement, à se mettre à disposition de ce mouvement, à participer à cette volonté de bloquer le pays parce que manifestement, on est face à un pouvoir qui n'entend rien et qui prétend encore une fois passer en force. Vous avez un peu pris de vitesse le reste notamment de vos partenaires ou anciens partenaires à gauche en étant les les premiers à dire "On soutient ce mouvement du 10 septembre". C'est une manière de continuer de faire un pas de côté et d'assumer la fracture.
Non, c'est une manière de faire ce qui nous semble être juste pour le pays. Ensuite, si d'autres formations politiques si d'autres organis mais non pas tant pis pour les autres. S'ils veulent appuyer et soutenir ce mouvement, ça sera très bien.
Moi, je suis pas là pour régler des comptes avec les autres formations politiques. Je suis là pour essayer de faire en sorte de protéger les Françaises et les Français des conséquences désastreuses, dramatiques que va que va consister pour pour le le pays. Si ce plan Bairou, si la suppression de ces deux jours fériers, si cette année blanche parce que c'est ça le cœur de ce dont on est en train de parler rentre en vigueur.
Donc non seulement nous soutenons la mobilisation du 10 septembre, nous demandons à ce qu'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale puisse se réunir. On peut pas attendre le 21 le 21 septembre pour pouvoir commencer à discuter de ce sujet. On n pas de temps à perdre et nous déposerons immédiatement une motion de censure.
Rien à négocier avec toi Manuel Bpart. C'est ma toute dernière question. Bah si François Bairou tombe d'abord, ça veut dire que les annonces dont on est en train de parler ne rentrent pas en vigueur et donc les françaises et les Français le pouvoir d'achat en particulier des plus pauvres, des retraités, des ch mais vous aurez un gouvernement qui sera sans doute à peu près pareil just un budget sensiblement le même aussi vous le savez très bien mais mais enfin pardon mais pour faire passer un budget il faut qu'il y ait une majorité de députés qui soit le vote soit ne censure pas le gouvernement qui rentre met en vigueur ce budget et ben moi je vous dis que tout gouvernement qui cherche à imposer un budget qui fera reposer l'effort sur les français et les français plutôt que sur la petite poignée d'ultrariche qui s'en est mis plein à les poches et des grandes entreprises et des grandes multinationales qui profitent allègrement de la politique d'Emmanuel Macron.
Tout gouvernement qui reste dans cette droite ligne et ben nous le censurerons tout simplement. Si Manuel Bonpard, député des Bouches du Rôone, coordinateur de la France, insoumise d'avoir été l'invité du 830 France info et merci Paul Barcelone.
Manuel Bompard