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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 16 octobre 2024 30 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Quelles conséquences a eu la dissolution ? | Les débats de Débatdoc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    On a beaucoup voté à ces élections législatives, 2/3 des Français ont participé. Peut-on dire que le résultat est entièrement légitime ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    La projection de votre institut donnait le RN entre 230 et 280 sièges. Pourquoi cette fourchette n'a-t-elle pas été atteinte ?

  • 7:00OuverteÉludée

    Le Front républicain a-t-il remporté ces élections en contrant le RN ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a nommé Michel Barnier. Est-ce une stratégie pour éviter une cohabitation ?

  • 11:00OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement Barnier peut-il faire adopter le budget sans majorité absolue ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Faut-il s'attendre à de nouvelles élections dans les mois à venir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bris CinturierChiffre
    « le taux de participation était déjà assez élevé pour les européennes mais au législative il est de 20 points supérieurs au même législative de 2022 »
  • 5:00Bris CinturierChiffre
    « notre fourchette maximale ne donne pas la majorité absolue pour le rassemblement national »
  • 6:00Soisi KemenerFait
    « le nouveau front populaire avait un bloc qui s'est présenté ainsi devant les électeurs mais depuis un autre bloc s'est créé »
  • 13:00Olivier RouquanFait
    « il suffit de poser la question quel acteur a vraiment intérêt l'an prochain à retourner devant les électeurs »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

après la dissolution de l'Assemblée nationale annoncée le 9 juin dernier à l'issue des élections européennes par le chef de l'État Emmanuel Macron la campagne des législatives aura donc été soudaine courte intense et aura aménagé le suspense jusqu'au bout et fait unique sous la 5e République il aura donc fallu attendre 2 mois après ses résultats pour connaître le nom du nouveau Premier ministre Michel Barnier comme vient de nous le rappeler à l'instant ce documentaire exclusif réalisé par céine Crespy et Maxime rou avec un peu de recul désormais quelle conséquence a eu cette dissolution et bien nous allons en parler maintenant sur ce plateau de débat dooc avec nos invités présents sur ce plateau bris cinturier tout d'abord avec nous bienvenue à vous bris cinturier vous êtes directeur général de l'Institut de sondage hipso c'estp pari enseignant à sciencespt Paris soisi Kemener est également avec nous bienvenue vous êtes journaliste politique rédactrice en chef de La Tribune dimanche et puis enfin olivier rouquan est également là bienvenue vous êtes politologue enseignant chercheur en sciences politiques et chercheur associé au CERSA c'est le Centre d'études et de recherche de sciences administrativ et politique on va peut-être rappeler un fait qui a été peut-être un peu passé sous silence dans ce documentaire mais il est important euh on a beaucoup voté à ces élections législative 2 tiers des Français euh ont été votés à la fois au au premier et et au second tour euh autrement dit est-ce qu'on peut dire que le résultat de ce vote est entièrement légitime de du fait de cette très forte participation on navait pas vu ça je crois sous votre contrôle depuis 97 c'était une autre dissolution d'ailleurs non mais vous avez tout à fait raison c'est un fait absolument majeur le taux de participation était déjà assez élevé pour les européennes mais au législative il est de 20 points supérieurs au même législative de 2022 20 points supérieurs plus des 2 tiers des Français qui sont allés voter donc l'intensité de la campagne l'intensité dramatique et l'ampleur de la mobilisation font que les résultats sont bien évidemment totalement légitime même s'il va falloir s'interroger sur leur interprétation possible mais c'est un élément indiscutable de cette séquence électorale qui a montré l'extraordinaire mobilisation parce qu'il y avait de l'enjeu au moment de ces élections législatives qui ne sont pas des élections de confirmation dans la fil dans la foulée de de l'élection d'un président de la République où là on voyait justement le taux de participation décliné régulièrement mais qui traduisent la possibilité pour le bloc de gauche et pour le le RN de se dire mais finalement il peut y avoir une alternance donc il y a de l'enjeu et puis pour le bloc central aussi il y avait cet enjeu de préserver au maximum ses positions donc il y a de l'enjeu il y a de l'intensité dramatique les Français vont voter on va voir ce qu'on été tout d'abord la projection c'est d'ailleurs votre institut hein qui avait fourni cette projection dans le cadre de notre soirée électorale ici notamment et à France télévision à l'issue du premier tour et voilà ce que disait cette projection que nous fournissait donc hipsos euh avec cette fourchette hein concernant le RN et ses alliés entre 230 et 280 sièges euh on rappelle que la majorité absolu est à 289 donc après tout c'est vrai le RN et les et ses alliés auraient pu à l'issu de ce premier tour potentiellement obtenir la la majorité absolue euh on rappelle que le RN avait été arrivé en tête avec 33 ,1 % des des suffrages et le nouveau front populaire 28 % puis maintenant on va voir euh vous voulez dire quelque chose peut-être sur ce quiétait cette projection à l'issu du prier tour c'est important donc c'est la projection au soir du premier tour notre fourchette maximale ne donne pas la majorité absolue pour le rassemblement national et je précise à ce moment-là que nous allons avoir des retraits et des reports qui vont se faire le lundi et le mardi qui vont encore plus affaiblir le rassemblement national et malgré tout il y a cette cette peur intense et cette idée qui va courir durant tout l'entre de tour que le RN est aux portes du pouvoir alors c'est vrai qu'il était à un niveau exceptionnellement élevé mais dès le départ on avait quand même les ingrédients pour dire pas de majorité absolue mais ça n'a pas été entendu ce n'a pas été cru en tout cas il l'avait plus haut il faut être honnête aussi mais ça c'est la campagne c'est les reports et cetera on l'avait au moment où on avait fait cette projection on l'avait plus haut que ce qu'il va donner à l'arrivée même si on a fait une seconde projection qui montrait déjà la baisse du RN alors dans l'entour de tour un front républicain s'est mis en place des désistement on pourra en reparler voici maintenant ce qu'on été donc les résultats à l'issue du du second tour et l'micile tel qu'il se présente d'ailleurs à peu près aujourd'hui même si ça ne représente pas les groupes politiques de l'Assemblée cet hémicycle que nous vous présentons mais regardez les les trois blocs qui se dégagent rassemblement national et ses alliés 142 sièges un bloc centrale constitué on va dire de la droite républicaine et de ensemble qui cumule à E2 207 sièges et puis le nouveau front populaire qui lui totalise 193 sièges pour obtenir la majorité absolue il manquait 96 sièges du côté du nouveau front populaire et 82 sièges du côté du bloc central le rassemblement national et ses alliés n'ayant pas évidemment lui non plus la majorité absolue est-ce qu'on peut dire au vu de ce qu'ont été euh ces résultats C en tour de tour le fond républicain que c'est le fond républicain qui a remporté ces élections et qui a rempli son objectif qui était finalement de contrer le rassemblement national et ses alliés je crois que la question que vous posez c'est le grand malheur français actuel c'est-à-dire que il est très difficile de répondre à cette question puisqu'elle donne lieu immédiatement à toutes les interprétations donc au premer tour le rassemblement national est arrivé en tête c'est un fait au second tour c'est un fait que quand on regarde l'alliance la plus forte l'alliance la plus forte celle qui arrivve en tête c'est celle du nouveau front populaire sauf que les alliances entre temps ont changé un des daiablement puisqu'on a un premier ministre LR qui incarne un rassemblement même s'il est très compliqué entre le bloc central et les LR donc c'est aussi je trouve que le ce que ce qu'on ce qu'on voit là c'est-à-dire cette assemblée 2024 juin 2024 juillet 2024 plus exactement elle elle elle montre à la fois elle montre le blocage d'e façon tellement forte puisqu'on voit que de toute façon les partis politiques ne se sont pas mis d'accord sur sa lecture rien que le fait que de répondre à votre question est un acte politique aujourd'hui c'est pour vous dire dans quel état démocratique nous sommes donc effectivement le nouveau front populaire avait un bloc qui s'est présenté ainsi devant les électeurs mais depuis un autre bloc s'est créé et d'ailleurs Michel Barnier c'est ça qui est intéressant tient sa légitimité du fait que l'addition aujourd'hui deslr du bloc central déplace déplace dépasse pardon l'addition du nouveau front populaire donc bon courage pour trouver une solution pérenne c'est d'ailleurs le documentaire se termine là-dessus et c'est la vraie question c'est-à-dire que là on a une photographie est-ce que cette photo va va être un fil qui va durer ou bien est-ce que il v va avoir d'autres photographies assez vite c'est dans un N qu' aura quand le président de la République constitutionnellement pourra ordonner une nouvelle dissolution rien que le fait de poser cette question c'est devenu un acte politique aujourd'hui oui bah on peut pas démentir ce qui vient d'être dit nous mesurons à quel point la question est polémique ou ceci dit on peut s'appuyer sur quelques jalons pour essayer de d'analyser les choses c'est-à-dire que ce qui donne s au second tour c'est l'opposition au rassemblement national et le fait que les personnes qui vote accepte de voter éventuellement pour une sensibilité différente voire très différente de la leure pour faire barrage au rassemblement national il a 215 désistements oui et on va peut-être parler de ceci mais ça signifie que la politique c'est ensuite une traduction institutionnelle institutionnellement il faut tenir compte de ce message on ne sait que ça finalement du Front populaire c'est la volonté de faire barrage au rassemblement national du Front républicain oui vous avez dit Front populaire pardonnez-moi je vous ai du Front républicain oui pardon allez-y ensuite il faut il faut essayer de traduire ceci avec ce paysage morcelé et c'est là qu'il y a échec c'est là qu'il y a échec euh vous êtes en train de nous dire que la la traduction qu'on a faite le chef de l'État lorsqu'il a fallu prendre la décision de nommer un Premier ministre de composer oui le chef de l'État mais je dirais les les partis également l'ensemble des acteurs politiqu ouais ne prend pas la mesure de ce qui a déplacé les électeurs massivement au second tour parce que la participation a été importante également au second tour ouais alors ce que l'on peut dire quand même c'est que euh on ajoute au baroc de de la près si vous voulez lorsqu'on remarque que euh le nouveau front populaire et préalablement évidemment le le rassemblement national avait dès le premier tour plus de candidats ou élus ou en tête et nettement plus que ensemble et que les républiains évidemment donc on ne traduit pas non plus finalement le premier tour dans ce qui se passe après donc il y a un problème démocratique de fond c'est votre avis d'abord quel quelle a été la traduction de ces résultats du point de vue des Français dans l'opinion on a on a une idée de ce qu'on sait c'est que oui pour les pour les Français parce que ça on l'a mesuré la la traduction génère de la déception de la colère de l'amertume il considère si vous êtes eren et bien c'est la déception si vous êtes nouveau front populaire comme c'est la coalition qui est arrivée en tête là aussi vous avez un sentiment de dévoiement du du scrutin et dans le bloc central malgré tout il y a pas non plus l'idée que tout cela reflèterait parfaitement les désidératas des électeurs mais pour répondre à votre question qui est-ce que c'est le Front républicain qui est le vainqueur de cette élection moi je ne crois pas je ne diraiis pas ça d'accord le Front républicain ça été dans l'alchimie du vote quelque chose d'essentiel il n'y a qu'en 78 que le second tour législative a infirmé un premier tour qui était très orienté en en faveur de la gauche donc il s'est passé quelque chose de tout à fait spécifique dans la la réactivation de de ce front républicain mais pour dire que c'est lui le vainqueur d'abord c'est pas une force homogène et puis on n'est pas vous savez Spinoza disait si les triangles avaient un Dieu il seraient triangulaire bon il y a pas un front républicain incarné par une seule force et par un leader donc il aurait été vainqueur s'il y avait eu un gouvernement d'union nationale reprenant ceux qui avaient effectivement activé ce front républicain donc du nouveau front populaire jusqu'à une bonne partie des LR mais ce n'est pas cas donc on ne peut pas dire qu'il est le vainqueur il est essentiel dans l'alchimie dans le résultat final mais il n'y a pas un vainqueur qui serait le Front républicain pas plus qu'il n'y a un vainqueur qui serait la coalition du nouveau front populaire parce que c'est une coalition qui arrive en tête et c'est important mais on peut pas dire qu'elle a gagné non plus les élections c'est très important parce que comme swasic le le souligner l'interprétation devient très vite très politique ou sujette à interprétation politique si vous dites c'est le nouveau front populaire qui a gagné et bien à ce moment-là il y a eu captation du du vote puisque le gouvernement ne reflète pas ça si vous dites c'est la coalition qui est arrivé en tête c'est déjà un petit peu différent alors quoi qu'il en soit il y a eu 22 noms déévoqués jusqu'à la nomination de de Michel mardier de Michel Barnier en ce début du de mois de de septembre euh parmi ces 22 noms il y en a beaucoup qui viennent de de la gauche du nouveau front populaire notamment euh il a fallu attendre 16 jours pour que le nouveau fr populaire on arrive à se mettre d'accord sur le nom de Lucy castetz complètement inconnu d'ailleurs du grand public directrice des finances de la Ville de Paris est-ce que la gauche le nouveau front populaire n'a pas pâti du du manque de leadership qui apparaît très clairement tout au long de cette campagne la question est posée d'ailleurs est-ce que ça n'a pas contribué à à avoir ce feuilleton à épisode pendant 16 jours pour aboutir sur le nom de de Madame Castex et puis au final de de de ne pas prendre ce poste à matinour de ne pas sembler pouvoir être en capacité à un moment de de de faire en sorte qu'Emmanuel Macron désigne quelqu'un en partant de la gauche de l'hémicycle en fait dès la première heure le le dimanche soir du second tour on sait que ça va être très compliqué pour le nouveau front populaire pourquoi parce qu'on a Jean-Luc Mélenchon ancien candidat à la présidentielle qui est celui qui représente le plus de votants he souvent les hommes politiques c'est ce qu'ils font ils se définissent par le nombre de votants qu'ils avaient derrière eux à la dernière présidentielle donc on a tendance à prendre ça comme comme comme base de réflexion et il explique qu'en fait il faudra partir du programme du du nouveau front populaire mais surtout ne pas quitter or on sait bien que dans les négociations qui ont été faites notamment avec le Parti socialiste comme il voulait vraiment un programme de rupture qui soit vraiment différent du macronisme ils ont embarqué dans ce programme du nouveau front populaire l'essentiel c'est la matrice la matrice c'est le programme de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon il prend la parole tout de suite à l' du second tour c'est même le premier donc il donc dès le départ c'est bloqué puisque vous l'avez vu on a moins de 200 députés du Nouveau Front populaire qui va venir sur le programme de jeanluc Mélenchon qui ne faisait pas partie du nouveau front populaire personne donc dès le début il placeent le débat sur ce thème là ce sera impossible donc après il y a une aspiration des électeurs et on sait que l'aspiration unitaire à gauche est toujours très importante et ils l'entendent ils l'entendent en permanence sur les marchés dans les permanences trouver une solution c'est pas ils ont ils ont tous pensé à un moment que le rassemblement national allait l'emporter finalement il y a cette ce petit miracle à leurs yeux mais qui n'est pas non plus une majorité mais en tout cas un réveil ce qu'il voit comme un réveil de la gauche et en même temps ils ne peuvent pas aller jusqu'à matinon donc il y a une énorme frustration des électeurs les électeurs disent les sommes de trouver une solution donc ils trouvent une solution le plus petit dénominateur commun ils ont mis énormément de temps il y a eu différents noms on sait qu' on été rejeté par les uns par les autres et donc on savait on sentait bien que ça n'allait pas fonctionner mais que dès le départ de de toute façon c'était vicié alors il y a une autre impression que ça donne la séquence que nous avons vécu c'est que d'emblé Emmanuel Macron n'accepte pas l'idée d'une alternance et et la traduction qu'il en fait lui c'est il souhaite avoir un premier ministre bon qu' soit qui reste en place donc he qui ne saute pas à la première motion de censure et puis il ne souhaite pas revoir mettre en cause à certain nombre de points de sonbudant à commencé par la réforme des retraites voilà la traduction que semble en avoir fait le chef de l'État ben nous évoquions la difficulté qu'ont les acteurs à s'adapter à ce contexte issu des urnes pour traduire la notion de de front républicain et là on a un chef de l'État qui se comporte en Président je dirais en T présidentialiste c'est-à-dire qu'il fait tout pour conserver une marge manœuvre dans les désignations du Premier ministre euh et pour le coup il a eu une stratégie euh qui a qui a conduit donc à la nomination de Michel Barnier et il a défendu sa position avec succès il a réussi à trouver un Premier ministre qui d'une part ne le place pas en situation de cohabitation et il a su défendre aussi sur le fond euh ce qu'il souhaitait c'est-à-dire avoir un premier ministre le plus compat ble possible avec le relica de sa son premier mandat et des ces deux premières années de second mandat sur le fond et notamment les engagements entre guillemets vu la situation on mettra des guillemets de sérieux économique mais il l'a fait en en tout en s'assurant que le rassemblement national ne voterait pas une motion de censure contre un tel gouvernement et donc il remet d'une certaine manière le le rassemblement national au centre du du jeu aujourd'hui non je je ne dirais pas exactement cela mais ce serait très très contradictoire avec ce front républicain dont on a parler juste avant hein il y a une chose claire je crois qui qui sort quand même du scrutin c'est que les Français ont dit pour les raisons opposées mais qu'il ne voulaient plus de la politique menée et de l'équipe qui avait mené cette politique pendant 7 ans ça c'est la seule chose sur lequelle peut-être on peut s'accorder ce que fait le chef de l'État ensuite c'est qu'il évoque l'idée d'un parfum de cohabitation et ça résume tout euh c'était pas un parfum de cohabitation que voulaient les Français c'était véritablement autre chose encore une fois il n'avaent il ne mettaient pas les mêmes choses derrière cette donc eux souhaitaent l'alternance alors pour eux souhaitent une alternance à gauche une alternance à gauche euh au au RN une alternance en faveur du RN donc il est là le malentendu initial et ce que fait le chef de l'État c'est plutôt que de nommer au nom du critère de stabilité euh une personnalité issue de la coalition qui était arrivée en tête la coalition de gauche qui aurait permis de pur je pense la situation et au moins de donner le sentiment au français qu'on respectait ce qui s'était passé dans les urnes et bien il cherche quelqu'un qui sera assuré d'une stabilité et c'est pour ça que il y a cette idée que vous évoquez d'être aotage ou pas du rassemblement national oui parce que ça c'est arithmétique arthmétique si le RN décide de voter une motion de censure al en le faisant évidemment avec le nouveau front populaire qui est clairement lui dans l'opposition aujourd'hui tout à fait gouvernement tiendra pas mais il y avait une possibilité à un moment donné aussi avec Bernard casazenu d'avoir quelqu'un issu de la gauche alors là on a la fois le jeu je crois du chef de l'État mais aussi du Parti socialiste et d'Olivier fort qui ne voulait pas fondamentalement d'une solution Bernard casenf et c'est tout cela qui nous amène finalement à la solution qui est un peu baroque quand vous regardez les résultats d'un Premier ministre issu des rands DLR alors que l'lr c'est 7 % aux européennes et à peine ce ce score au législative c'est 6 % législative 47 tout à fait 6 % législative et 47 députés ouais mais 5è groupe politique de l'Assemblée nationale en nombre tout à fait donc c'est le le le malaise démocratique qui évoqué soisic au début il est bien là euh mais on est dans cette configuration où à partir du moment où personne n la majorité absolue vous n'avez que des solutions qui ne peuvent être que temporaires et euh mal accepté par l'ensemble des Français parce qu'encore une fois l'ensemble des Français ne se retrouve pas dans ce système maintenant aujourd'hui ils attendent pour voir et le film ne fait entre guillemets que commencer mais le malentendu du scrutin il est aussi dans cette fracturation d'électorat dans cette multiripartition parce que ce n'est même plus une tripartition maintenant ça s'est fragmenté à l'intérieur de blocs qui étaient plus ou moins homogène alors pour reprendre une expression que vous avez utilisé juste avant parfum de cohabitation C du chef de l'État est-ce que nous sommes avec un parfum de cohabitation alors pas du tout dans une cohabitation avec ce gouvernement tel qu'il existe aujourd'hui ce premier ministre et Emmanuel Macron à l'Élysée c'est la c'est la preuve que rien n'est clair en ce moment Laurent fabus président du Conseil constitutionnel a utilisé une expression que je trouve intéressante il a dit il est on est dans une multicohabitation et en fait quand vous regardez il y a des clivages il y a des divisions partout dans chaque camp donc on a l'impression aujourd'hui que certains certains même à l'intérieur des des insoumis et des anciens insoumis cohabitent on a impression qu'on a une cohabitation quelque part entre entre Michel Barnier et certains macronistes on a l'impression qu'on a une cohabitation aussi entre certains LR certains qui tireraient plus vers le gouvernement ou qui qui qui qui auraiit aimé être au gouvernement et puis d'autres qui à l'Assemblée pensent davantage à 2027 il y a ceux aussi la cohabitation entre ceux qui vivent le moment là en se disant qu'il faut faire quelque chose à l'assemblé et ceux qui vivent le moment 2027 ou avant on verra bien si la prochaine présidentielle donc il y a une multiétude comme ça de fracture et entre le chef de l'État et son premier ministre alors entre le chef de l'État et son premier ministrez chourd de ce conit de ce qu'on comprend pour l'instant parce que les choses sont en train de se mettre en place il y a quand même une certaine autonomie au Premier ministre on a bien compris que il voulait il voulait partager certains des champs qui sont désormais qui sont normalement réservés au chefs de l'État alors chef de l'État qui recevait la la semaine dernière vlodimir zansk il est quand même au premier plan à l'international mais sinon le le sujet du chef de l'État normalement c'est l'économie donc là c'est Michel Barnier qui a pris la main mais quand on regarde qui est qui s'occupe d'économie ce ne sont que des macronistes à berc donc vous voyez la la complexité de ce qui est en train de se mettre en place donc on est dans une semi-cohabitation qui est en train à peine de s'installer pour l'instant les deux hommes se respectent et il y a quelque chose d'indéniable au moment où je vous parle c'est que Michel Barnier a réussi à faire redescendre le débat politique d'un ton et donc ça c'est porté à son crédit pour l'instant par les Français on verra ce qu'il en sera ensuite mais c'est donc on n'est pas dans une cohabitation il y a pas de mots sur le à propos du chef de l'État comme il pouvait y en avoir lors des deux grandes cohabitations antagonistes dont on sefin des trois même dont on se votre avis sur sur ce sujet si on le lit on est dans quelque chose de complètement inédit là on parle pas de cohabitation et néanmoins il y a cohabit il y a cohabitation nous dire sois soisi k un peu dans à tous les étages quoi changer oui il faut peut-être changer de lunettes ouis par que je je je propose qu'on s'inpire un peu de ce qui se passait sous les 4e voir les 3e républiques ou euh parce que l'idée d'avoir des blocs très divisés des négociations permanentes et on va avoir droit à ceci on a déjà droit à ceci à l'Assemblée nationale des coalitions alors pas de l'instant mais dans tous les cas très très variables voire aléatoire bon tout ceci on l'a déjà connu dans notre histoire politique et nos partenaires européens en régime parlementaire aussi bon peut-être qu'on reviendra sur ce sujet du du régime politiqueér là on a beaucoup entendu dire vous allez voir le pouvoir va passer de de l'exécutif au législatif à la sortie de ces élections et c'est formidable pour le Parlement mais sur la coabation d'accord avec ça c'est à quoi on assiste le centre de gravité s'est déplacé à l'Assemblée nationale pour l'instant il est clair que le chef de l'État n'a plus les moyens d'être aussi directif et présidentialiste qu'il ne l'aura été qu'il ne l'a été depuis 2017 la cohabitation au sens institutionnel nous n'y sommes pas puisque il s'agit de d'une majorité assez suffisante et opposée à celle du président de la République ce n'est pas tout à fait ce qui se passe donc nous ne sommes pas en cohabitation au sens où nous les avons connus sous François mitteran et Jacques Chirac bon ceci étant dit nous voyons la la fragilité et la difficulté tout simplement à identifier une majorité donc c'est autre chose finalement ce n'est pas une cohabitation au sens institutionnel du terme alors peut-être faut-il le reprendre en la en la complexifiant la formule de François mitteran c'est une coexistance institutionnelle difficile et diversifié enfin ça fait un peu long comme formule ça fait peut-être un peu long pour pour les Français qui ont été votés à ces législatif en tout cas c'est pas semble-t-il ce qu'ils attendaient he au final on a parlé des des éventuels gagnants tout le monde désigne comme Emmanuel Macron en tout cas comme le perdant de cette élection et de cette grande séquence qu'il a lui-même provoqué c'est le cas dans l'opinion aujourd'hui c'est ce que vous constatez dans l'opinion aujourd'hui oui totalement on a fait une grande enquête post-électorale fin juillet début août avec le svof et des grandes fondations la Fondation jeanores l'Institut Montaigne et cetera et ce qu'on voit alors même qu'on était dans un moment un peu de pacification les Jos et cetera c'est des Français extraordinairement critiques sur la séquence qui n'ont toujours pas compris qui ne le disent l'intérêt de cette dissolution qui en veent au chef de l'État avec un taux de jugement défavorable exceptionnellement élevé pour Emmanuel Macron qui se défie maintenant de cette assemblée qui disent à plus de 70 % qui n'ont pas confiance dans cette nouvelle Assemblée nationale ils n'ont pas confiance dans cette nouvelle Assemblée nationale et fait nouveau et important par rapport à ce que vous avez rappelé et souligné qui nous disent maintenant que c'est quand même pas une bonne chose qu'il n'y ait pas de majorité à l'Assemblée alors que durant ces deux dernières années il nous affirmait le contraire en nous disant oui mais comme ça il y aura forcé des compromis des négociations et finalement c'est bien mais les Français ont l'air d'en être revenus de cette idée qu'il va y avoir mécaniquement des compromis et que ce serait un surcroix pour la démocratie et c'est effectivement je crois ce que Michel Barnier a aussi perçu parce que sur ses mots sur ces querelles sémantiques mais qui ne sont pas des querelles anodines Michel Barnier a dit aussi nous ne sommes pas en cohabitation et je crois que le le véritable juge de paix ça va être à l'Assemblée le comportement au moment du budget et là nous verrons si le bloc central par exemple censé soutenir malgré tout ce premier ministre et bien s'il va se diviser ou pas sur la question de la fiscalité nous verrons ce que feront le RN les LR ils sont encore très divisés et c'est là où on verra si on est dans une multicohabitation où s'il y a malgré tout un socle qui qu' un qu' an peut permettre à Michel Barnier pendant quelques mois où on ne sait pas trop la durée d'avancer concernant la politique publique vous diriez qu'on va vers une forme de d'immobilisme au mieux de continuité euh comment vous voyez les choses justement pour l'avenir avec ce fameux budget bien sûr hein mais mais peut-être pas seulement bah il y a un exemple assez intéressant c'est les retraite donc le le glissement de l'indexation des retraites du mois de janvier jusqu'au mois de juillet et quand la question est posée à Michel Barnier il dit bon j'ai décidé ça mais on va voir à l'Assemblée ce que ça donne vous imaginez un débat sur les retraites même c'est pas le débat sur la réforme des retraites mais un débat sur les retraités ce que ça peut donner dans un hémicycle qui peut très vite se transformer en en chaudron bouillant là en en cette année 2024 donc il y a il y a on comprend que chaque thème il y avait déjà des thèmes qui étaient très irritants mais là les porter devant l'Assemblée ça va être très compliqué donc on voit bien ce que fait par exemple un Bruno rotaillot ministre de l'Intérieur il continue à dire qu'il veut une nouvelle loi immigration mais il sait très bien que ce sera très difficile déjà d'obtenir une nouvelle loi immigration ensuite de la faire voter donc finalement il utilise tout le pouvoir réglementaire qui est en sa possession d'ailleurs c'est bien pour ça qu'Emmanuel Macron ne voulait pas d'une luci casté à matinon voulait pas qu'elle utilise son son pouvoir réglementaire avant même que l'assemblée commence à siéger donc le le le bloc enfin le la difficulté pour le gouvernement c'est qu'il va avoir du mal à à faire des des projets de loi va du avoir du mal à les faire voter donc on va avoir peut-être une sensation d'immobilisme donc on va peut-être avoir une agitation d'un côté sur le plan réglementaire et dans les annonces mais en vrai sur ce qui arrivera à la fin de cette législature oui il y a un énorme point d'interrogation sur les sur les marges de manœuvre politique Olivier quand on a on a arrive bientôt à la fin de l'émission je crois qu'il reste 2 minutes euh on se dit bon finalement tout est là pour qu'on repasse aux urnes dans quelques mois ça devrait ça pourrait être à dans la fin du printemps prochain par exemple si on respecte à peu près les les délais euh est-ce que c'est aussi votre sentiment on va aller on va devoir aller revoter pour une nouvelle assemblée où est-ce que cet attelage bon en Malan peut continuer ainsi jusqu'à pourquoi pas l'élection présidentielle prochaine pour rebattre les cartes à nouveau je ne parirai pas et parce que il suffit de poser la question quel acteur a vraiment intérêt l'an prochain à retourner devant les électeurs dans un tel contexte et climat aussi parce qu'on peut supposer que tout ce qui vient de se passer ça a été dit par bristinturier laisse quand même les Français assez amè et y compris le rassemblement nation dont on nous a dit benah lui quand même il a intérêt parce que là il serait peut-être assuré d'avoir sa majorité absolue je ne suis pas sûr moi que il soit pour l'instant engagé dans cette stratégie donc la en contreparti si ce n'est pas la volonté des acteurs qui sont à l'assemblée que de voter une censure il faut qu'il donne des gages justement de changement un peu de culture politique et s'engager dans des négociations pour trouver des compromis sur des textes c'est la donc pour l'instant je dirais on ne peut pas parier ça va beaucoup dépendre de ce que les acteurs décident bon mais ça sera le mot de la fin hein l'avenir nous dira évidemment euh de quoi sera fait cette cette suite et l'avenir de cette assemblée et de ce premier ministre Michel Barnier aujourd'hui un grand merci à tous les trois d'avoir participé à cette émission desbadoc aujourd'hui pour revenir sur ce qu'on été ces ces législative les conséquences de cette fameuse dissolution annoncée le 9 juin dernier par le chef de l'État Emmanuel Macron vos réactions j'imagine qu'ell vont être nombreuse aujourd'hui ça sera sur hashtag desbadoc merci à félicié gavaldar et Victoria B qui m'ont comme à l'accoutumé aidé à préparer cette émission moi je vous retrouve pour un prochain débadog ça sera bien sûr avec son documentaire et son débat à très [Musique] bientôt h [Musique]