Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI (sur YouTube)· 23 février 2026 32 min

Manuel Valls : "Mélenchon est l'idiot utile, c'est celui qui fait gagner l'extrême droite"|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On on voit ces images qui ont évidemment marqué les dernières heures à Lyon. Alors des il y a eu des signalements pour salut nazi et propos homophobe. On va voir ces ces séquences.

Alors ce sont quelques saluas relativement marginaux mais c'est tout de même évidemment insoutenable. D'ailleurs, il y a des signalements policiers qui qui sont faits. Il y a un certain nombre de propos qui ont été tenus.

Il y a dans l'autre camp les provocations. Que quel moment vivons-nous d'après vous ? un moment de bascule sans doute euh dangereux où euh on passe de la violence politique, de la violence verbale dans l'hémicycle de l'assemblée, sur les médias, sur les réseaux sociaux euh à la mort d'un jeune Quentin Duran.

Euh c'est un jeune qui a été tué pour ses idées euh politiques, quel qu'elle soit et c'est ça qui devient insupportable et et dangereux pour la démocratie. Ne faisons pas semblant, posons le bon diagnostic. Nous avons connu euh pour prendre que quelques exemples la violence des gilets jaunes, euh les violences et les émeutes dans les quartiers en en 2000 en 2022 euh ou 2023 euh des violences pratiquement à la fin de toutes les de toutes les manifestations.

Donc il y a cette violence politique, ces affrontements que certains cherchent. Donc il y a des risques incontestablement pour notre démocratie, il faut le savoir. Il suffit pas de dire il faut l'apaisement, je le souhaite moi aussi, mais ça veut dire qu'il faut agir pour marginaliser les extrêmes et notamment cette violence qui peut tuer et qui tue.

Vous avez incarné l'autorité. Ceux qui ne vous aimaient pas disaient même l'autoritarisme. En tout cas, vous avez été extrêmement ferme notamment contre le terrorisme islamiste et on voit aujourd'hui divers extrêmes ultra de gauche ou de droite.

Est-ce qu'on revit quelque chose à votre avis ? Quand j'étais ministre de l'intérieur en 2013, le 5 juin de 2013, il y a eu la mort, l'assassinat d'un militant, d'un jeune militant de gauche, Clément Meric. Et en conseil des ministres, j'ai proposé la dissolution de plusieurs groupes d'ultradroite dont l'œuvre française dont le président est Ivan Benelliti.

Je suis désolé de faire de lui faire de la publicité. C'est un nazi, c'est un antisémite. Il était hier d'ailleurs à la manifestation.

Ça ne veut pas dire qu'il faut pas manifester pour marquer la solidarité à l'égard de la famille de Quentin qui a été d'une très grande dignité. Mais on voit bien qu'il y a euh une ultradroite, oui, qui existe, qui est là, euh qui a tué d'ailleurs au cours de ces dernières décennies, il faut bien évidemment le rappeler qu'il faut combattre avec de la plus grande détermination. Mais il y a aussi aujourd'hui une ultra gauche qui est dangereuse pour la République, d'autant plus que elle est soutenue, appuyée par un parti politique, la France insoumise.

Tout est chargé d'émotion, de polémique, de passion. depuis une semaine la minute de silence à l'Assemblée nationale pour Quentin Duran. Quentin Duran qui était un militant nationaliste catholique 13 affirmé.

Euh certains notamment à gauche disent "On a'aurait pas dû tenir cette minute de silence. Quel est votre avis ?" Mais c'est un jeune militant, un jeune, un gamin euh qui a ses idées politiques.

C'est ça la France ? Non, normalement c'est une République, une démocratie. On doit pouvoir défendre ces idées si ensuite ces idées sont incompatibles avec le droit, avec nos valeurs, bah alors on les combat politiquement ou devant l'injustice, mais on ne peut pas mourir euh à 18 ans ou à 23 ans pour ces idées et pour ses convictions.

Donc la représentation nationale a eu raison d'observer une minute de silence. Le fait même qu'on se pose cette question, ça veut bien dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas, que la paix civile, la démocratie, les valeurs de la République sont d'une certaine manière menacé. Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas dans les 10 mois où j'étais ministre des outresem.

J'étais donc présent dans dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale ou au Sénat, beaucoup plus calme, mais à l'Assemblée nationale, on voit des comportements, une manière d'être qui à terme ne peuvent aboutir que à de la violence, de la violence verbale mais aussi de la violence physique. Quel exemple on on donne si on se combat de cette manière sur le plan politique ? Comment voulez-vous que on ne puisse pas à un moment ou l'autre passer à l'acte et tuer quelqu'un à coup de pied ou coup de batte de baseball ?

C'est insupportable. Vous avez cité Jean-Luc Mélenchon, d'autres citent le camp adverse, le RN. On voit bien le danger des amalgames parce que évidemment on peut être euh on peut défendre des idées, y compris extrêmes de manière tout à fait légale et pacifique.

En quoi d'après vous le LI les Lfi auraient une responsabilité si c'est le cas ? Mais moi je je m'étonne qu'on s'étonne d'une certaine manière. Certains semblent découvrir Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise au cours de ces dernières heures.

Évidemment, il y a un mort, c'est c'est grave. Euh on met en cause la jeune garde, cette organisation par ailleurs dissoute alliée de la France insoumise. C'est pour ça qu'il y a non pas un amalgame, mais il y a un débat sur la responsabilité politique ou morale de Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise.

Tout ça n'est pas n'est pas nouveau. Et si j'ai dénoncé fi depuis des années, si j'ai évoqué en 2016, il y a 10 ans, en février 2016, il y a 10 ans tout juste, les gauches irréconciliables, c'est parce que de mon point de vue, il y avait trois passions noires, trois passions tristes de Jean-Luc Mélenchon qui fonde son ADN politique, qui fonde et lesfilli et qui fonderait normalement l'impossibilité de tout accord avec cette gauche. C'est la passion populiste de Jean-Luc Mélenchon, théorisé déjà en 2010-212 parce que c'est un homme intelligent, cultivé, qui aime l'histoire, qui aime les intellectuels et qui s'appuie sur les écrits de Ernesto Laclo aujourd'hui disparu.

Mais elle est au bout de votre pensée. Est-ce que selon vous il est dangereux ? Bien sûr qu'il est dangereux à cause de ça, à cause de cette euh vision euh populiste.

Donc les écrits de la clos de Chantal Mouf euh euh qui sont des philosophes de gauche euh qui euh euh fondent le populisme de gauche, la recherche toujours d'unnemi qui puise cette réflexion chez Carl Schmid qui est un penseur qui a rejoint les nazis qui était lui-même antisémite. Manuel, ce populisme, est-ce qu'on n'aboutit pas là à une sorte de sprang ? Parti communiste français.

Vous les socialistes, enf vous n'êtes plus socialistes mais vous l'avez été, vous avez été allié du parti communiste français quand il soutenait euh une dictature dictature soviétique et Parti communiste était encore plus puissant que né aujourd'hui à les filles. Bon ben voilà, ça faisait partie du jeu démocratique. On disait pas ah regardez c'est un danger.

Vous le pensiez que le parti communiste un danger ? Moi j'ai toujours non. il ne représentait pas le même type euh de danger.

Il avait sa propre histoire nationale française, son rapport évidemment à l'Union Soviétique, mais sans doute que le monde a changé, sans doute que tout cela a été inadmissible. Euh, j'ai toujours pensé d'ailleurs que la gauche était beaucoup trompée dans ce type d'alliance. C'est pour ça que j'étais eurocardien.

Mais il y a je ne pense pas que le Parti communiste français à l'époque était était était populiste et mettait en cause la démocratie comme le fait aujourd'hui la France insoumise dans notre pays. Deuxème passion, la deuxième passion noire de Jean-Luc Mélenchon, c'est le choix qu'il a fait à partir de 2017-28 d'une alliance avec les islamistes qui l'a conduit à la passion antisémite, celle que dénonce Richard Malka ou Raphaël. Et cette passion antisémite déjà aurait dû empêcher toute alliance en 2024 avec le nouveau Front populaire.

Et et ça et ça provoque du danger. Si si aujourd'hui les responsables français-juifs disent que LFI est un danger pour les Français juifs, ça veut bien dire quelque chose. Ça amène de la violence aussi.

Et troisièmement, c'est évidemment la passion de la violence et de ce lien soit avec la jeune garde, soit avec le parti ouvrier internationaliste. Vous rendez compte de parler de cela ? C'est-à-dire un parti trosquiste avec lequel il est allié.

Oui, mais tout ça c'est mélangé. Est-ce que vous attendez vous antisémit antisémite. Est-ce que vous reconnaissez par exemple qu'on a le droit d'être tout à fait ferme pour condamner les colonies illégales de 6 joures sans pour autant être antisémite ?

Mais mais quand Manuel Bompard aujourd'hui même sur une autre chaîne assume le fait qu'il est antisioniste ou qu'il fait l'apologie de madame albanaise elle-même antisémie de rapporteur pour les Nations Unies sur la question de la Palestine, il y a cette dérive antisioniste, anti sémite qui n'a rien à voir avec la critique légitime du gouvernement israélien que les Israéliens eux-mêmes, seule démocratie du proche et du Moyen-Orient et exerce Donc oui, il y a une passion populiste qui l'éloigne de la démocratie et des valeurs qui sont normalement celles du camp républicain. Une passion antisémite car c'est le seul parti depuis les années 30 qui a conduit une campagne antisémite au moment des élections européennes et une passion de la violence qui l'amène à cette à ce lien avec la jeune garde. Tout ceci pour dire que quand on découvre aujourd'hui et quand on met en cause Jean-Luc Mélenchon et les filles, je trouve même si bienvenue au club que c'est quand même un peu tard et un peu naïf.

Quand vous voyez ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, notamment le fait que la l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud était euh le jeune homme de la de la de la jeune garde, qu'est-ce que vous en tirez ? Si euh il y avait eu un assistant parlementaire et il y en a peut-être euh du Rassemblement national qui avait participé, on verra ce que dit exactement euh la justice, mais ils sont mis en examen et pour participation directe ou indirecte à ce meurtre, ça aurait été un scandale bien évidemment. Donc quand on a des assistants parlementaires, des collaborateurs politiques, d'un député qui a lui-même été condamné, à votre avis, ça veut dire démissionner que monsieur Arnaud parl démission ?

Ça c'est de sa responsabilité, celle de son groupe et la sienne. Je peux pas le faire démissionner. Personne ne peut le faire démissionner.

Mais ça veut dire tout simplement que quand on met le doigt dans l'engrenage, quand on va chercher le leader de la jeune garde pour en faire un député, quand toute la gauche toute la gauche se rassemble autour de lui au second tour pour battre le Rassemblement national. C'est-à-dire que quand on utilise un candidat qui prôle la violence pour combattre le Rassemblement national, on perd la bataille. Est-ce que ça veut dire que le front anti-Nè était de votre point de vue une erreur ?

Oui, je l'avais dit. Nous avions dit dans une tribune avec euh Bernard Casneu Ellisabeth Balinter, Julien Dray, François Simrety et bien d'autres pour dire à l'époque en 2024 au moment de la dissolution ni euh LFI ni Eren et ce fut une erreur du Parti socialiste et même d'ailleurs de certains leaders de la majorité présidentielle à l'époque que d'avoir appelé à voter pour des candidats et lesfill au second tour. Et cette question et cette question Darius, elle est elle est posée encore demain au leader de la gauche.

Est-ce que aux élections municipales dans quelques semaines vous ferez au second tour une alliance avec les filles après ce qui s'est passé ? Est-ce que s'il y avait des élections législative vous feriez de nouveau Soyez encore plus clair pardon Manuel B. Est-ce que ça veut dire que vous demandez à au au reste de la gauche de ne plus du tout faire d'alliance ou de désistement pour ell fil ?

Il ne peut pas y avoir la moindre alliance, le moindre désistement avec Jean-Luc Mélenchon, avec les filles, avec toujours l'espoir, ils vont finir. Vous savez que c'est intenable, c'est intenable numériquement. Si c'est ça, ça équivaut au suicide politique pour eux.

Écoutez, mais vous pensez que pour combattre les thèses de l'extrême droite, on peut s'allier avec un parti populiste, euh avec un parti antisémite et avec un parti qui prôle la violence ? C'est c'est impossible. Et du coup, on est dans des contradictions terribles.

On voit bien dans le questionnement euh à l'égard d'un certain nombre de responsables politiques en disant "Qu'est-ce que vous allez faire ? Ils ne savent plus où ils habitent à la fin." Donc il faut être clair sur ce sujet-là et ça veut dire évidemment qu'il faut travailler à à des alternatives, à des candidatures, à des projets, à des alliances, bref, à une stratégie qui nous sortte.

Avec qui ? Avec qui ? Regardez, regardez la réalité des chiffres.

Jean-Luc Mélenchon, vous pouvez l'aimer ne pas l'aimer. De fait, il est le phénomène de la gauche. Il est devant à gauche.

Et ben, c'est ça qu'il faut évidemment changer, révertir, mais on ne peut le faire qu'en le combattant et sans la moindre ambiguïté et sans le cynisme parce que aujourd'hui ceux qui le combattent sont les mêmes parfois qui ont fait alliance avec lui. La direction du Parti socialiste est actuellement, ce qui est pas le cas évidemment François Hollande, de Jérôme Gedge ou d'autres ou de Raphaël Guzman qui n'est pas membre du Parti socialiste qui sont clairs sur ce juge- là. Il peut pas y avoir la moindre alliance avec lui.

Sinon on perd tout. On perd les élections mais on perd aussi l'honneur. Qu'est-ce que vous dites ?

C'était très frappant. Je sais pas si vous avez été frappé comme moi à Sciencep puis tout est parti de là la conférence que donnait Rima Hassan à Sciencep à Lyon. La popularité qu'elle a dans une grande partie de la jeunesse française parce qu'elle considère cette jeunesse que en regardant les images de Gaza, c'est insoutenable.

C'est pour elle et c'est pour cette jeunesse une cause d'engagement que ça plaise que ça plaise pas ça vous c'est une cause d'engagement majeure. Si vous aviez un de ces jeunes face à vous, qu'est-ce que vous lui diriez ? Il fait faux il fait fausse route qu'on peut qu'on peut souhaiter la paix entre palestinien et israélien.

Oui, ça tout le monde. Oui. Ou je je ne suis pas sûr.

Non, ça n'est pas vrai. Parce que précisément à ce jeune, je lui dirais que madame Rima Hassan son discours c'est la disparition d'Israël. C'est ce slogan qui a fait le tour du monde et qui consiste à dire de la rivière au Jourdain, il faut une patrie pour les Palestiniens à la place de l'État euh d'Israël.

Donc euh ça veut bien dire que l'antisionisme aujourd'hui c'est cette conjugaison terrible de la haine d'Israël et des juifs. Pas seulement en Israël ou pour Israël mais partout euh dans le monde. Mais c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon avec Grima Hassan euh ont fait du kéfier de la Palestine, de ce que j'appelle le palestinisme en ont fait un symbole pour rassembler toutes des luttes politiques, sociales, minoritaires et que ça marche au niveau de la jeunesse.

Ça veut dire qu' vous savez les combats politiques sans violence avec beaucoup de conviction avec parfois une forme de radicalité il faut les mener il faut combattre cet antisémitisme en 2027 on comprend à quel point vous êtes devenu anti et lesfi si au second tour vous avez Bardella Mélenchon ou Le Pen Mélenchon mais ça ça Darv non mais ça c'est le piège absolu c'est peut-être le piège mais c'est la démocratie les gens sont libres de voter pour qui veulent bien évidemment mais ça c'est la victoire assurée de Bardou Le Pen Ah, c'est c'est ce que veut mais c'est ce que veut Mélenchon. Mélenchon, il veut être au second tour. Il sait que l'extrême droite l'emportera et que ça créera parce que lui c'est un révolutionnaire, c'est un vieux trotquiste, il pense que ça marche comme ça, ça créera les conditions.

Il a pas peut-être tout à fait tort de la violence de la société dans la guerre civile. Et à ce moment-là, l'insurrection peut changer les choses. C'est un révolutionnaire parce qu' je ne voterai ni pour l'un ni pour l'autre.

Et mon rôle politique et à ma modeste place, c'est de faire en sorte que face à l'extrême droite, il y ait une autre candidature que ça veut dire quoi ni pour l'un ni pour l'autre. Voteriez quoi ? Blanc ?

Je oui, je voterai blanc bien sûr. Donc entre Bardella et Mélenchon, votez blanc. Non non mais non mais vous venez dire blanc, vous votez blanc.

Je vote blanc, je vais voter parce que c'est comme ça qu'on m'a appris à être, à respecter la démocratie mais je ne voterai ni pour l'un ni pour l'autre. Ça veut dire soyez encore pardon encore plus précis. Ça veut dire pour vous c'est de la paix.

C'est le cholé, il se valent. Non, il y a sans doute des différences bien évidemment, mais je ne contrairement d'ailleurs encore à ce que certains socialistes croient, il y a Oui, il y a un lien, il y a aujourd'hui l'un et l'autre se nourrent et surtout Jean-Luc Mélenchon est l'idot utile et le meilleur allié, c'est celui qui fait gagner l'extrême droite et c'est pour ça que cette question, elle elle me gêne, elle est légitime, je la comprends, mais que nous devons tout faire précisément pour qu'il y ait une candidature ou de centre gauche ou de centre droit, mais qui ne soit pas uniquement un rejet du Rassemblement national, qui soit un projet pour le pays, qui soit différent de ce qui a été fait ces derniers mois ou ces dernières années, qui apporte des réponses claires en matière de sécurité, d'immigration, de lutte contre les déficites publics sur l'école ou la santé. Bref, une candidature qui redonne de l'envie et de l'espoir dans ce climat lourd et pesant.

Encore faut-il avoir des candidats ? Alors, au centre droit et au centre gauche, là, il y a surabondance, hein, de bien ou de pas bien, mais en tout cas, il y a surabondance. Monsieur Gedge François Hollande qui est pas candidat formellement mais enfin on sent qu'il en a il en a envie.

Vous l'observez vous ? Vous le connaissez bien. Je crois que je le connais assez bien.

Oui, il en a envie. Je crois qu'il veut être utile. Oui.

Non. Oui. Non.

Non. Vous allez pas faire de la langue de bois pour lui, il en fait déjà pour lui-même. Non.

Non. Alors là aussi à deux. Alors alors on va essayer de serer les choses d' chemin.

Il faut une candidature social-démocrate réformiste que ça soit Guxman. Attendez. Il y a Gluxman.

Monsieur Fort. Oui mais je je je vais pas participer de ce jeu-là. Il faut une candidature forte, sérieuse, crédible, celle de François Hollande ou celle de Bernard Casneuve ou celle de Raphaël Gluxman qui permettent à des gens de gauche, à des électeurs de gauche de retrouver un peu de fierté et de ne pas se sentir piégé comme en 2017 et surtout en 2022 où ils ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.

C'était un vote utile d'une certaine manière. Ils sont piégé. Atal Philippe Darmanin et ben il en faudra un c'est tout.

Oui. Oui. Mais moi je ne suis pas commentateur, je ne suis pas membre de ces euh partis.

Je j'observe et donc je vous dis, il faut une candidature forte du centre gauche de la social-démocratie, de la gauche réformiste et républicaine. Bernard Casnav appelle à une une refondation de cette gauche et il a bien raison dont un des principes c'est aucune alliance avec la France à sou et de même il faut et de même il faut une candidature sérieuse forte du centre droit. Est-ce que vous comprenez là certains électeurs notamment jeunes dont on parlait tout à l'heure là, vous avez tapé sur les filles un peu sur Eren qui diront "Mais tout ça, ce sont des notables, on sait même plus s'ils sont de droite, de gauche, de centre droit, de centre gauche.

Vous-même certains vous diront sait plus très bien ce qu'il est Emmanuel Vals, il a été socialiste aujourd'hui, il est qu'est-ce que vous êtes aujourd'hui ?" Mais je suis toujours le même. Vous me posez à chaque fois la même question avec chaque fois.

Non, je Non non non. Parce que il y a 10 ans, qu'est-ce que je disais ? Il y avait des gauches.

Bah attendez, vous étiez socialistes depuis temps. Non mais pardon, mais écoutez-moi. Il y a 10 ans, je disais que il n'y avait il y avait des gauche sur des positions irréconciliables.

Oui. Oui. Non.

Ne faites pas oui. J'avais raison. Oui ou non.

C'est moi qui vous pose la question. J'avais raison. Oui ou non.

J'avais raison. Donc il aurait fallu m'écouter. Et maintenant il est peut-être parfois un peu tard.

Mais sur ce sujet-là et sur la question des alliances, quand il s'agit de valeur qui touchent au plus profond de la République et de la France, il faut être intransigent. Donc, j'ai pu me tromper moi sur bien des sujets, mais sur l'essentiel, non. Moi, je suis un républicain de gauche et je le reste.

Et parce que je suis un républicain de gauche, je n'accepte ni le populisme, ni la violence, ni l'antisémitisme, ni une vision totalitaire et totalisante de la société. Tout ça m'éloigne de Jean-Luc Mélenchon. La grande différence par rapport au parti communiste que vous évoquez il y a quelques années, c'est que le Parti socialiste était fort.

C'est lui qui a entraîné la gauche. Ça n'est pas le cas aujourd'hui. Pour cela, il faut retrouver mais ce n'est pas mon sujet.

Je suis plus au Parti socialiste. Je pense que le mot socialiste est un mot mort. Je pense que la doctrine socialiste ne veut plus rien dire par rapport au monde d'aujourd'hui.

Ça m'empêche pas d'être un républicain de gauche et d'avoir Mais ce que vous dites fort. Vous pensez même que le mot socialiste, le non socialiste, Dieu sait si dans l'histoire des idées ça a compté, c'est fini. Mais dans une inter, j'étais premier ministre dans un long entretien nouvel observateur en 2014.

Ça m'avait été reproché. J'avais dit qu'il fallait que le Parti socialiste change de nom parce que le mot socialiste était un mot mort inventé au 19e siècle. Mais ça veut dire oui, il faut inventer des concepts face à cette jeunesse ou à ces électeurs qui doutent.

Et c'est normal, il faut aujourd'hui proposer de nouvelles voies, de nous, de nouvelles idées, de nouvelles propositions parce que sinon au fond c'est le bruit, c'est la fureur, c'est la radicalité qui attire. Et c'est vrai à gauche, c'est vrai à droite. C'est pas seulement vrai en France.

Nous le voyons bien. Donc nous sommes dans un moment important, crucial. La guerre en Iran peut-être, la guerre en Ukraine, une tension, une violence dans notre société, un doute profond sur la démocratie.

Donc ne prenons pas à la légère ces débats. Euh mais je pense que sur l'essentiel, tout nous éloigne de Mélenchon. Mais ça veut dire qu'il faut bâtir quelque chose d'autre.

Il faut sortir des petits jeux des alliances parce que les mêmes qui disent aujourd'hui c'est fini avec Mélenchon. Si demain ils acceptent des alliances au municipal législatives ou à la présidentielle pour des plats de lentilles avec Jean-Luc Mélenchon, ses amis, ils sombreront politiquement et moralement. L'actualité à l'étranger, dieu sa importante ce soir quand on voit l'armada dans quelques instants, Thierry Breton nous rejoindra chiffre en main pour mesurer la l'immensité de cette armada américaine.

C'est la plus importante depuis 2003, c'est-à-dire depuis l'invasion de l'Irak par les par les États-Unis. Vous avez signé une tribune cignée avec quelques autres dans le Figaro pour sortir l'Iran des ténèbres. Ce sont vos mots.

La France doit initier une coalition diplomatique antimola. Que peut faire la France de plus qu'aujourd'hui ? Bah soutenir peut-être ce qui va se passer dans les heures et dans les jours qui viennent.

D'une certaine manière, nous avons déjà participé à la défense d'Israël et à la mise en cause de l'Iran il y a il y a 2 ans. Donc c'est notre rôle. Il faut pas que l'Europe et la France soient absente de ce qui est en train de se passer.

Euh nous pouvons nous et nous l'avons fait un peu tardivement mais ça a été fait mettre euh les euh gardiens de la révolution sur la list des organisations euh euh terroristes, expulser les diplomates qui participent de cela, euh fermer l'ambassade euh euh d'Iran euh euh à Paris, montrer Ah, vous dites pardon qu'il faudrait fermer l'ambassade d'Iran à Paris. C'est ce que nous disons dans cette tribune. Euh soutenir évidemment l'opposition, les oppositions iraniennes et rappeler que ce régime non seulement est atroce pour son propre pays, sans doute plus de 30000 morts en mois de janvier en 2 jours. de répressions effrayante qu'il représente toujours un danger pour la région puisqu'il continue de financer et le Esbola et le Hamas qui l'a frappé qui peut toujours frapper d'ailleurs il faut le rappeler des opposants à l'extérieur mais qu'il a aussi frappé nos intérêts il y a quelques années au Liban ou ici même à Paris et puis il représente toujours un danger.

Il a la volonté d'acquérir l'arme atomique. Donc il met en danger la région le proche et le Moyen-Orient mais il nous met aussi en danger. On sent bien qu' dans un moment là aussi de de de bascule, il y a une attente immense des Ianiens.

Il suffit de parler avec eux, avec ceux qui sont aujourd'hui exilés en France. Ils regardent le ciel pas pour implorer Dieu, mais parce qu' ils espèrent l'intervention américaine. Est-ce que ça veut dire que la France devrait y participer ?

Bah d'une manière ou d'une autre, oui, non, mais militairement. Mais d'une manière ou d'une autre, à notre niveau, nous le savons bien, mais et puis parce que nous sommes présents, nous avons des bases en Jordanie, dans les Émirats, tout ça, ce sont des sujets graves. Euh, j'en suis bien conscient.

C'est des décisions qui do être prises par le président de la République, notamment par les chefs d'État et les chefs de gouvernement des pays euh européens. Mais soyons à la légère surtout quand derrière il y a des risques d'embrasement et et et Manuel Val, soyons encore plus clair, si aujourd'hui vous étiez aux affaires euh est-ce que vous diriez la France doit comment dire présenter enfin offrir son aide y compris militaire aux États-Unis s'ils interviennent en Iran ? Aujourd'hui, je souhaiterais que la France participe d'une coalition.

Oui, c'est celle-là. Oui, bien évidemment. Oui, je je le crois profondément.

Il faut vous mesurez vous mesurez combien là vous êtes comment dire différent de tant de français généraux diplomates politiques et cetera qui oh surtout pas c'est pas du tout la logique française on reste mais parce que mais parce qu'on cherche à comparer ce qui n'est pas comparable par exemple ce qui s'est passé en Irak l'intervention en Irak était fondée sur un un mensonge fait partie de ceux députés citoyens qui me suis réjoui de la position de Jacques Chirac de ne pas participer de cette guerre et des erreurs qui ensuite ont Malheureusement beaucoup contribuer à l'émergence de l'État islamique. Ici vous dites ce serait une intervention juste. Oui, je le crois.

Elle est juste pour le peuple iranien qui est un grand peuple avec qui nous avons des liens. Et combien de grands politiques et de grands intellectuels français se sont trompés en 1979. Non. en soutenant ce qu'il pensait être cette révolution des mola euh au nom de l'anti-impérialisme et de de l'anti-américanisme.

Mais là, oui, là, je crois qu'il y a de de vrais dangers, non seulement encore une fois pour le peuple iranien, mais pour euh la région. Regardez, les victoires israéliennes contre le Esbola et contre le Hamas, ont affaibli les proxy, on ont on ont affaiblit euh l'Iran, ce qui explique aujourd'hui euh il y a cette répression féroce parce que c'est un régime qui est aux abois. et qui massacre son propre peuple parce que il voit bien que celui-ci est prêt maintenant à le faire tomber.

Mais pour le faire tomber et c'est difficile parce que ce sont des décisions militaires, il faut une intervention. La République islamique d'Iran a fait couler le sang, y compris le sang français soit directement soit par ses proxis. Est-ce qu'il faut créer craindre pardon un contre-coup y compris en Europe ?

Mais il y aura des contre-coups. Enfin, nous sommes dans un monde qui a c'est pas nouveau, qui a totalement changé. On a cette guerre terrible euh en Ukraine 4e année avec un personnage qui un carne de mon point de vue et la résistance.

Vous en parlez beaucoup sur LCI et les valeurs de l'Europe, Volodimir Zaninski. Et vous avez l'autre ligne de front qui est la ligne de front de l'islamisme. L'Iran alimente depuis 30 ans l'islamisme par ses fatois, par ses attentats contre ses opposants, contre les intérêts français au Liban.

Des dizaines de soldats français et américains tués, des attentats en France. Il peut toujours armer demain le esbola le Hamas. il a les moyens d'intervenir, mais est-ce que le retrait, est-ce que l'indifférence, est-ce que le cyisme nous permet d'éviter cela ?

Non. Et nous sommes dans un de ces moments cruciaux de bascule de l'histoire. Et il me je crois qu'au proche au Moyen-Orient, de la même manière que nous aurions d'être beaucoup plus actifs dans l'accompagnement des accords d'Abraham, beaucoup plus actifs, je le dis aussi, dans le soutien Israël, il faut être dans le soutien, une intervention qui est attendue par le peuple iranien dans des conditions qui évidemment sont toujours difficiles, complexes.

La guerre est revenue. Donc il faut s'y préparer. ce que vous avez dit il y a il y a quelques secondes, vous savez combien ça fera bondir certains disant "Ah voilà Vals, le le néoconservateur, le vat en guerre qui après ce qui s'est passé en Irak, en Libye et cetera dit encore voilà les occidentaux qui vont se mêler des affaires de l'Orient".

C'est souvent, ça vient souvent cette critique de ceux qui ont une grande admiration par exemple pour Poutine euh pour la logique euh impériale euh qui comprennent pas très bien pourquoi on défend euh l'Ukraine, on défend la démocratie, on défend un certain nombre de principes, on défend des valeurs qui sont euh euh les nôtres euh et moi je pense qu'il peut y avoir des interventions justes. Encore une fois, ça n'est pas facile. Il y a des hommes qui devront décider, des militaires qui devront intervenir.

Quand le président Hollande a décidé de frapper l'État islamique à Mossou Raka après les attentats de novembre 2015, quand lui-même en 2013 a décidé d'intervenir au Mali pour arrêter les colonnes de terroristes qui fondaient sur Bamaako le faisait, c'est la guerre. Nous engagions euh moi j'étais à ces côtés comme ministre de l'intérieur puis comme premier ministre. Nous engagons la vie euh de nos militaires.

C'est des décisions lourdes. Mais quand on gouverne, je préférais qu'on gouverne que dans des démocraties apaisées où tout se passe bien. Mais gouverner, c'est difficile.

Gouverner, ça nécessite de l'expérience. Ça décide de prendre des décisions qui sont lourdes et difficiles. Nous avons un pays au bord de la guerre civile, une Europe euh qui est aujourd'hui face à la pression russe et avec une inquiétude sur euh l'alliance Atlantique et euh le lien avec les États-Unis d'Amérique.

Il y a les dangers au proche au Moyen-Orient avec l'Iran. D'ailleurs, l'Iran, ne l'oublions jamais, qui soutient la Russine. La Russie, la Chine qui soutient aujourd'hui l'Iran, on on se rend bien compte qu'on est dans un moment là aussi dangereux qui doit faire d'abord réfléchir l'administration américaine et de qu'elle ne se trompe pas d'alliés.

Et ces alliés, ce sont les Européens, c'est l'Ukraine, c'est pas la Russie, c'est pas la Chine, c'est pas l'Iran, c'est pas la Corée du Nord. Un mot sur ce régime islamique qui peut-être alors on sait pas s'il est en train s'il est menacé de tomber. il a beaucoup résisté he depuis 47 ans.

Qu'est-ce qu'il vous ? Il est là depuis 79. Euh c'est sans doute un régime révolutionnaire au sens propre qui a tout fait pour agir contre l'Occident, contre les États-Unis, contre les occidentaux.

Oui, avec d'ailleurs la complicité parfois des occidentaux ou d'autres puissances, je viens de les citer un régime apocalyptique aussi euh à sa tête euh au-delà de la répression épouvantable mais qui pense que il a une forme de droit divin euh et puis une certaine conception du monde de l'être humain euh de la de la femme, on l'a on l'a bien vu, qui a alimenté l'islamme. D'ailleurs, c'est très étrange. Le chisme minoritaire dans l'islam qui a fini par alimenter le sunisme et le terrorisme est devenu accueillant, nous l'oublions jamais, y compris l'extrême droite, l'extrême droite européenne.

Je voudrais rappeler qu'il ils ont accueilli Dieu donné, Soral, tous ceux qui détestent l'Occident, la démocratie et les juifs. C'est ça ce régime. Nous a rejoint Thierry Breton.

Bonsoir Thierry Breton. Merci beaucoup d'être là. Je veux pas improviser en débat parce que ça n'était pas prévu.

Donc je veux pas ça. Bon, ça se fait pas mais un mot quand même parce qu'on vient d'entendre Manuel Vals dire lui oui, il pense que une intervention y compris militaire des des Français de la France serait une bonne chose. Il dit oui, ce serait une intervention juste.

Vous avez vous aviez mis la vie contraire il y a quelques semaines sur ce plateau. Pourquoi est-ce que vous êtes de la vie opposée ? Parce que j'estime que la France doit respecter le droit international et que donc s'il y a une résolution, oui, mais sans résolution, non.

La France aujourd'hui doit respecter le droit international. Trop de pays ne le respectent pas. Donc voilà, ma position est assez simple et Dieu sait que je suis comme le premier ministre, je suis en attente de la chute du régime des molards.

Mais il faut qu'il y ait d'autres méthodes. En tout cas, moi je ne soutiendrai pas celle-là. Bah une résolution, oui, moi je la souhaite bien évidemment.

Conseil de sécurité, on sait que la Russie et la Chine s'y opposerait. Mais il y a une attente tellement forte du peuple iranien. Ce régime représente tellement de danger que je crois qu'on peut pas rester libre à balland devant.

Même en sortant du droit comme le soulligne Thierry Breton. Mais je pense qu'il faut toujours chercher les éléments du droit, mais il faut pas que le droit s'oppose à une intervention qui cette fois-ci me paraît légitime, juste et qui est attendu. Et puis par ailleurs, on peut continuer nous à faire pression dans bien les domaines.

Mais croire croire qu'aujourd'hui les négociations sur par exemple la question du nucléaire serait autre chose que de gagner du temps pour le régime iranien serait à mon avis une erreur lourde de conséquence. Il faut avoir en tête ce qui s'est passé et les massacres parce qu'il y a pas d'autres mots au début de cette année. Alors que les manifestation était plutôt et je mets des guillemets pacifiques à la fin de l'année dernière.

Donald Trump va dire aux Iraniens "Allez-y, allez dans les rues, je vais venir je vais venir vous aider." On sait qu'il a eu à ce moment-là Madura. Ça a donné un espèce d'espoir et puis après un massacre, 20 peut-être 30000 morts.

Donc ça démontre bien que ce n'est pas par ces méthodes qu'il faut y aller. Il faut y aller autrement.