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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 janvier 2020 59 min

Le Sénat entame l'examen du projet de loi bioéthique - Allons plus loin (21/01/2020)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

moi [Musique] [Musique] et bienvenue sur public sénat ravi vous retrouvez allons plus loin encore ce soir merci nous rejoindre voici le programme c'est parti d'un grand débat nous reviendrons sur ces actions syndicales ponctuelles qui viennent prolonger le mouvement de contestation contre la réforme des retraites elles ne visent plus seulement le pouvoir en place elle vise ceux qui coopèrent avec ce pouvoir en l'occurrence emmanuel macron et gouvernements d'edouard philippe c'est un peu nouveau pour ne pas dire inédit health à dire qu'il s'agit là d'une forme de radicalisation les syndicats sont-ils eux-mêmes dépassés par leur base hashtag alp elle si vous souhaitez réagir sur twitter durant cette heure nous irons aussi comme tous les jours en salle des conférences pour faire réagir sénateurs et sénatrices ce sera avec vous ce type jourdain tension entre syndicats violences entre manifestants et forces de l'ordre alors comment arrêter l'escaladé on sera avec jérôme durand un sénateur socialiste dans un instant à tout à l'heure steve et puis nous irons dans l'hémicycle du sénat coup d'envoi de l'examen d'un texte sensible c'est le projet de loi bioéthique quand un camion soirée meka et la mesure emblématique de ce projet de loi bioéthique c'est l'ouverture à toutes les femmes de la procréation médicalement assistée c'est aussi la toute première mesure qui est examiné par les sénateurs merci quentin tout à l'heure mais d'abord notre match des idées spécial élections municipales chaque semaine jusqu'aux élections des 15 et 22 mars public sénat se mobilise pour vous faire comprendre les enjeux de ce scrutin confrontation point de vue ce soir entre jean philippe derosier et jade saab zoom sur cette circulaire castaner qui fait hurler la droite le ministre de l'intérieur change un petit peu les règles du jeu pour ce qui concerne les étiquettes des listes l air y voit une manoeuvre politique on va ouvrir la discussion avec nous vite et d'abord les explications avec sandra serre car c'est une circulaire adressée aux préfets signée christophe castaner qui réglemente le classement des candidats aux municipales à chaque candidat qu'ils soient investis par un parti où qu'ils soient sans étiquette les préfectures à tribune nuances politiques par exemple divers gauche socialiste diverses entre républicains une vingtaine au total pour ensuite additionné leurs voix et calculer les résultats de chaque formation dans toute la france le changement avec cette circulaire c'est que les préfectures feront cette classification uniquement dans les communes de 9000 habitants et plus pour le président du groupe socialiste au sénat c'est un déni de démocratie c'est considérer que 96% des communes bien peuvent échapper à une faute de nuances âge politiques représentant 50 % du corps électoral etc c'est kraft plan la démocratie c'est dangereux je pense sur le plan de la liberté d'expression même opposition à droite au sénat persuadé que l'exécutif cherche à brouiller la lisibilité des résultats voire même à vouloir embellir le score dans marche aux municipales ces deux circulaires uniquement politicienne dans ce qui a de plus bas parce que effectivement l'appui en marche n'existe pas dans les villes et villages de france dans l'essentiel des communes de france en vérité et donc c'est pour façon de remonter des statistiques en face le gouvernement tente de convaincre de ses bonnes intentions ce que je supprime c'est dans les communes de moins de 9000 habitants les préfets s'arroge un droit celui de donner une étiquette politique qui peut ne pas être conforme à celle voulue par les candidats et donc par les futures mères au fond c'est un peu plus de démocratie tout le reste c'est de la même politique politicienne les maires des communes rurales directement concernés salue ce changement même si leurs demandes concernaient la fin du nu en sage politique aux candidats sans étiquette dans les communes de moins de 3500 habitants et non de 9000 habitants comme le souhaite le gouvernement est avec nous pour ce match des idées spécial municipal jean philippe derosier bienvenue vous êtes course rationaliste et professeur de droit public cité de lille jade abl bienvenue vous êtes président fondateur du parlement des étudiants est une association qui vise à rapprocher les jeunes du débat politique et les institutions ça tombe bien cette circulaire on l'a vu cette circulaire castaner fait hurler une bonne partie de l'opposition la droite en particulier qui est le dénonce une faute juridique est ce qu'il ya faute juridique jean philippe derosier alors c'est assez difficile parce qu'une circulaire généralement ce ne sont que des recommandations c'est dépourvu d'effet juridique mais je reste prudents du conseil d'état qui est la plus haute instance en matière de juridiction nitrates il a bien dit que les circulaires qui comporte des dispositions réglementaires qui valent véritable en instruction et pas seulement recommandations elles sont pourvues d'un effet juridique et elle me semble être le cas de la circulaire castaner ça c'est déjà le premier point parce qu'elle dit bien vous attribuer une nuance parmi les listes qui suivent ensuite c'est une recommandation une circulaire à destination des résultats donc pour l'affichage est la remontée des résultats ça ne va pas avoir un effet sur le scrutin ce ne sont pas les les communes qui ont moins de la ville invitant qu'ils ne voteront pas elles voteront bien simplement les médias un truc à 20 heures voilà on n'est pas véritablement en train de trucage toutain mais les médias à 20 heures n'auront un retour que des communes qui font plus de 9000 habitants c'est à dire à peine 3% des communes françaises un peu plus de 50% de la population mais à peine 3% des communes françaises et là où il y a une véritable difficulté juridique à mon avis même une difficulté constitutionnel parce que ça porte atteinte au principe de sincérité du scrutin qui est un principe constitutionnel c'est que ces résultats qui risque d'être faussé si on ne prend en compte qu'une partie toute petite partie des communes et bien vont être répétée réitérer et le conseil d'état toujours lui a dit en 2003 que les résultats l'affichage des résultats est pourvu d'un effet c'est pas simplement une indication parce que justement c'est repris par les médias est faible et pas seulement même même au delà dans la communication politique qui suivra dans les mois prochains on ne retient on tira le parti un tel jeu pas donné de nom a gagné les élections municipales et donc cela a véritablement un effet et est porteur et surtout et enfin j'en terminerai par là j'ai sans doute le point le plus crucial ça va être annoncé le soir du premier tour il y à un second tour et celui qui va remporter et l'élection au premier tour va bénéficier de certaines effet entre vannes et ben ça va avoir un impact direct sur le deuxième tour évidemment donc là ça peut même fausser la sincérité du scrutin de la même élection d'un tour sur l'autre quel est votre vie alors je partage entièrement la vision j'ai à dire constitutionnelles et juridiques de ce qui vient d'être dit mais à mon sens il faut distinguer deux choses le fond et la forme sur le fond vous le disiez à l'instant les communes de moins de 9000 habitants représentent 96% des communes en france et près de 50% de la population donc effectivement on a l'impression au premier abord que ça va concerner énormément de communes en tout cas énormément de personnes mais quand on regarde ce qui s'était déjà passé en 2014 lors des élections municipales on se rend compte et c'est des statistiques que j'ai trouvé sur le site du ministère de l'intérieur que près de 71% des communes c'est-à-dire celles de moins de 1000 habitants n'étaient déjà plus concerné par part cela c'est à dire que ces 71 % des communes ne faisait déjà pas l'objet d'une d'un nu en sage politique donc je suis pas en train de dire que ce qui va se passer est négligeable mais en tout cas à mon sens il faut le nuancer deuxième chose vous l'entendez dans le petit reportage qu'on a entendu un certain nombre de maires des petites communes allez en faveur j'allais dire de cette de cette mesure tout simplement parce que ce qui me laisse s est sont des maires de france a dit qu'elle était favorable voilà parce qu'à mon sens il ya quelque chose qu à 3005 voilà suis pas sûr qu'elle soit fera jusqu'à 9000 mais parce que le gouvernement est au delà oui mais entre 1000 et 9000 c'est pas des petites communes ce sont des communes moyennes alors effectivement moins 2000 ce sont des petites communes qui très souvent ne connaissent pas les clivages partisans il ya énormément plusieurs listes et n'en veulent pas qu'ils sont en lien avec des enjeux très locaux c'est parfaitement compréhensible et ce sont de loin les plus nombreuses qui réunissent la majorité de la population mais au delà de 1000 et surtout au delà 3005 là il ya des enjeux politiques et il y à véritable en des revendications mais c'est ainsi je peux me permettre là dessus yelle le deuxième point que j'allais évoqué c'est la question de la séparation des pouvoirs c'est à dire que dans la situation actuelle on apprend et c'est le monsieur qu'astana le disais à l'instant que les préfets ont un pouvoir discrétionnaire c'est à dire qu'ils peuvent qualifier eux mêmes au soir du premier tour la liste x de gauche la liste droite de d'un autre d'une autre étiquette qui ne correspond pas nécessairement internautes à ce qu'avait requis pour abc jusqu'ici le préfet avait un pouvoir discrétionnaire et ce que nous disent les associations c'est qu'elles sont plutôt satisfaite parce que cela va aller à l'encontre du pouvoir discrétionnaire du préfet qui pouvaient jusque alors attribuer une étiquette qui n'est pas nécessairement celle de la liste alors bien sûr il n'a pas intérêt à le faire donc ça c'est sur le fond et sur la forme vous évoquiez vous évoquer la question des élections qui viennent et l'enjeu du pour le parti en marche on sait très bien que c'est un parti qui n'a pas d'ancrage local c'est assez intriguant le calendrier je suis entièrement d'accord avec vous c'est même si j'ai tendance à dire que c'est une circulaire qui n'est pas aussi dramatique qu'elle n'en a l'air le calendrier néanmoins intriguant les enjeux municipal actions violentes je vous cite juste le patron à dr christian jacob qui nous dit changement de règle on ne peut plus chaud qu'aux petites combines politiciennes au détriment de l'intérêt général non je ne crois pas monsieur monsieur jacob est dans son rôle et celle un peu la seule élection qui lui reste à gagner dans cette histoire à monsieur jacob donc je comprends ça ça sa véhémence j'allais dire pour les plateaux télé pour les réactions télévisuelle sur le fond des choses je le disais à l'instant le calendrier est intrigant mais ça n'est pas un changement des règles puisque comme le disait monsieur à l'instant c'est un changement de l'affichage mais pas de la campagne on aura bien sûr les affiches les parties etc et j'allais dire plus loin même que les municipales ce qui se joue peut-être aussi c'est la question des sénatoriales en septembre on est ici bien on en a conscience le renouvellement qui va varier en septembre va être impactée par jaillir par la dynamique qui peut sortir des élections municipales donc sur le fond moins dramatique que ça en a l'air mais malgré tout calendrier intrigant oui mais vous savez l'affichage aujourd'hui dans le monde dans lequel on vit en politique est extrêmement important aussi tu es un exemple et nous éloigner un tout petit peu des frontières vous savez ce qui a valu ce qui a généré la situation problématique aujourd'hui en bolivie avec le départ d'evo morales c'est précisément les résultats qui ont été coupées la nuit des élections parce que les résultats présentés ne convenait pas à l'exécutif et donc il est déçu on va pas aller jusque-là soir est ce que je veux dire c'est que l'affichage redire l'affichage est primordial est précisément là on a un affichage qui comme vous l'avait dit et pourrait voir va selon les dires des oppositions avantage est le parti qui est en place par tic et enfin la wii le parti de la majorité le parti présidentiel qui est lui-même à l'origine du changement de ces règles du jeu du changement de ces règles d'affichage du j'm'en de cette circulaire on sait très bien que les communes de plus de 9000 habitants sont celles qui sont plutôt proches du pouvoir actuel celle qu'ils font moins de 9000 habitants le sont un petit peu moins et donc là on a effectivement très favorable ou qui pourrait être favorable à la majorité présidentielle prendre l'exemple de toulouse avec jean luc moudenc qui est tête de liste affichée les républicains mais avec le soutien de la république en marche le modem udi agir et sert à tous les partis de la majorité sa liste va être estampillé divers centres ça va rentrer dans la nuance la nuance de la majorité et donc s'ils gagnent les élections à toulouse ça va avantager non pas les républicains mais le parti de la majorité alors je encore une fois je suis pas porte parole du gouvernement haïtien mais j'essaie j'essaye de comprendre effectivement je me suis replongé dans les chiffres on sait maintenant de ces des éléments qui ressortent dans tous les sondages que le maire et les lulus j'allais dire préféré de des citoyennes et des citoyens je suis retombé sur un sondage de l'année dernière de l'ifop je crois sur les motivations de vote des citoyennes et des citoyens dans les petites et moyennes communes et les médias que ce n'est pas l'étiquette voilà c'est à dire que je vais pas vous énumérer le sondage mais 41% d'après ce sondage vote pour le programme des candidats et 16% vote pour les étiquettes politiques des candidats donc je suis pas en train de dire que jusqu'ici ce qui se faisait c'est que l'affichage qu'on avait été faussée voilà je suis absolument pas un train de dire que la vision qu'on en avait était fausse mais sur les scrutins locaux et là effectivement je je je vous entends me dire qu'effectivement c'est l'argument de la majorité à chaque fois qu'elle perd une élection locale qui est de dire ça n'est pas une élection nationale c'est une élection locale j'en ai bien conscience mais c'est vrai que très souvent à l'échelle des territoires sur ces 70% de communes qui font moins de 1000 habitants ou sur ces communes qui font de moins de 9000 habitants très rarement les étiquettes politiques si j'admire s'immisce dans le sujet l'opposition on entendu mentionné christian jacob son rôle va être de dire si jamais il ya un échec de la majorité c'est assez l'échec de la politique nationale et le gouvernement dira mais non c'est un scrutin local et ça quand monsieur jacob était au pouvoir avec monsieur sarkozy était président il nous dise l inverse c'est pour ça que je nuance son effet de critiques mais effectivement je suis d'accord avec vous le le j'allais dire le calendrier est intrigant mais peut-être que ça viendra aussi corriger une fausse interprétation qu'on avait tendance à faire politiquement parlant une dernière remarque pour vous fait réagir le constitutionnaliste dominique chagnollaud nous dit elle nous parle de cette initiative qui transpose le site de façon inédite les clivages supposé nationaux à des scrutins locaux une observation qui ont paru unis dit non ça c'est le problème des élections locales en france et qu'elles ont toujours été nationalisées pourquoi parce que déjà on est un état très centralisé et en plus elles ont lieu partout le même jour donc forcément enfin le scrutin les élections municipales ont lieu partout en france le même jour laissent que des élections départementales par là où dans d'autres pays comme en allemagne en italie ce peut être un petit peu plus lourd si ça peut être décalé pas pour tous les scrutins mais bon donc j'ai toujours eu un enjeu national en 2014 a eu un enjeu national pour les élections municipales et le gouvernement en place on a pris un revers en 2008 c'était pareil dans l'autre sens bon ben voilà c'est à chaque fois il ya un enjeu national dans les élections et si je peux me permettre je dirais qu'il ya un enjeu national pour le gouvernement et pour la majorité mais je suis pas certain que les gens qui vont aller voter pour avoir plus de moyens au centre communal d'action sociale pour avoir une classe en plus je suis pas certain que ces gens là dans les petites communes je dis petit mais pour les communes de moins de 15000 habitants je ne suis pas certain que ces gens là à y voter en se disant je vais sanctionner le gouvernement simplement j'ai besoin de services publics locaux donc je pense qu'effectivement on peut nuancer les gouvernants nationaux ont intérêt à nationaliser je crois pas que c'est l'intérêt des six candidats sur place le nationalise aussi parce que justement ils prennent position par rapport à la politique du gouvernement deuxième thème de ce match spécial municipal si vous voulez dire les listes dites communautaires ou communautarisme jdd nous a rappelé quelques chiffres ce week-end l'union des démocrates musulmans français lui dmf atteint 40% des suffrages dans un bureau de vote lors des dernières européennes c'était à maubeuge bruno retailleau patron des sénateurs a l'air veut les faire interdire initiative qui souvenez-vous a provoqué une très vive polémique à l'automne dernier où en est il aujourd'hui steve jourdain lui pose la question salle des conférences retailleau à deux mois des élections municipales où en est votre proposition de loi sur l'interdiction des listes communautaire écoutez les finaliser maintenant elles mêmes déposée elle est très largement cosigné et j'attends dans l'agenda parlementaire qui est très très serré le bon moment pour la faire discuter mais je pense que c'est des sujets qui sont extrêmement graves le gouvernement le président de la république est totalement tétanisée ça fait maintenant deux ans une micro nathan son discours sur la laïcité et en matière de lutte contre le communautarisme rien ne se passe donc elle ne sera pas voté avant les municipales a donc de tout dans tous les cas puisque il suffit pas que le sénat vote il faut aussi qu'elle soit votée y compris dans les mêmes termes par l'assemblée nationale or aujourd'hui le gouvernement la refuse je vous rappelle que nous avons voté ici au sénat un texte qui est importante contre les signes ostentatoires par exemple le voile pour les sorties scolaires ça a été majoritairement voté au sénat et ce texte même s'il était voté au sénat n'est pas inscrit aujourd'hui à l'ordre du jour des députés de l'assemblée nationale preuve qu'il n'ya aucune sorte de courage politique pour vraiment prêt à prendre la mesure du phénomène aujourd'hui en france qui concerne la communautarisation l'islamisation la radicalisation aucun parti ne se définit comme communautaire comment déterminer a priori quel parti et communautaires et quel parti ne l'est pas mais est ce que vous croyez que les mosquées se définissent comme salafistes est ce que vous pensez aujourd'hui que quand on ferme des bosquets c'est parce que l on me un écriteau en disant voilà une mosquée radicaliser mais ça c'est c'est de l'angélisme laser est bon pour les ravis de la crèche à l'opie revenait en soutane à l'assemblée nationale quand il est élu député il n'était pas contre la tradition républicaine moi je pense que voyez pour tous les signes ostentatoires je pense qu'aujourd'hui le moment venu de réaffirmer nos principes laïques que ce soit d'ailleurs pour un le catholicisme le protestantisme ou l'islam sauf que ce que j'observe c'est que la radicalisation et concerne pas assez religion là il ya une question qui est spécifique et qui nous est posée j'observe aussi qu'il ya des livres de chercheurs hugo bicheron mais aussi bernard ogiez qu'est ce qu'ils nous disent tous cas une géographie de l'islamisme il ya des quartiers qui sont verrouillés boucler la dgsi nous apprend qu'un à au moins 150 alors qu'est ce qu'on fait rien rien il ya eu la préfecture de paris un service anti terroriste qui a été touché quatre personnes ont été massacrées qu'est ce qui s'est passé deux enquêtes administratives est ce que vous pensez que ces terroristes vont être terrorisés par des enquêtes administratives franchement merci monsieur retail on y reçoit donc le parcours de votre proposition de loi au sénat merci beaucoup alors je pense que c'est un sujet parce que les françaises et les français sont préoccupés effectivement c'est la question de la sécurité le lien avec la laïcité est un sujet premièrement si on veut répondre à monsieur retailleau à mon sens la question ne se pose pas sur faut-il ou pas interdire les listes communautaire parce que on est en france et que la liberté d'opinion est un principe constitutionnel et comme j'étais un bon élève en droit constitutionnel je me rappelle de cet article qui dit que la constitution assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de race ou de religion en revanche quelque chose qui a été dit par sébastien lecornu en réaction à cette proposition doit c'est qu'effectivement les maires et les maires adjoints qui sont aujourd'hui en fonction ne sont pas astreints j'allais dire à la nécessité de ne pas porter de signes religieux et d'ailleurs la cour de cassation aujourd'hui ne n'étant pas aux élus locaux l'obligation de neutralité religieuse des agents publics donc peut-être que la question peut se poser sur le ce terrain-là de la neutralité religieuse des élus je pense que c'est une bonne idée en revanche interdire des listes au prétexte qu'on a une suspicion de radicalisation si monsieur retailleau est en train de nous dire que une femme qui porte un foulard ou qu'un monsieur barbu peut-être comme moi d'ailleurs et qui sut barbu et représentant d'une communauté là ça me semble compliqué encore une fois parce qu'on est sur la remise par candidat devient mère alors qu'il avait quelques signes éventuels de radicalisation c'est une fois qu'il est maire qu'on peut potentiellement le freiner en lui disant tous ces signes là c'était au jour alors il est soumis à un devoir de neutralité la cour dit oui je pense qu'effectivement un conte était l'une après les dix exactement quand on est élu on a un devoir de neutralité je pense que on doit aller plus loin sur la question de la neutralité religieuse parce que la fed empêche à l'élection ça n'empêche pas l'élection en tout cas ça n'empêche pas que la personne se présente aux suffrages ensuite si elles présentent un trouble à l'ordre public au suffrage des pouvoir être élu bien sûr mais je pense qu'il faut distinguer la question de la suspicion de radicalisation de la question des ce que cette personne présente une menace à l'égard de l'ordre public puisque là on a des moyens de circonscrire le champ je rejoins partiellement ce que dit monsieur hab je sur les listes communautaire ça me paraît extrêmement difficile de les interdire en les pointant du doigt pour des raisons que vous avez évoqué l'égalité devant la loi le pluralisme l'égalité devant le suffrage la liberté d'expression surtout et les mêmes raisons qui conduirait aujourd'hui à interdire en les pointant du doigt les listes communautaires auraient permis aurait dû interdire autrefois des listes démocrates chrétiennes ou ce genre de radicalisation entre guillemets qui vont à l'encontre de la laïcité de jours entre guillemets alors que je ne suis pas sûr que ça porte que christine boutin qu'on partage ou non ses idées ou jean frédéric poisson porte atteinte à l'ordre républicain et je ne suis pas sûr que d'ailleurs que bruno retailleau le pensent maintenant une liste communautaire qui se présentent en radicalisation contre l'ordre démocratique qui même même sens en caricatural dit ouvertement salafistes une mosquée ne se dit ouvertement salafisme il ya quand même certains groupuscules parce que c'est ainsi qu'on les appelle qui appelle au djihad contre l'ordre établi discrètement ou pas et elles se font justement dissoudre parce qu'il ya des lois pour cela on a les moyens et on a tout à fait les moyens d'interdire ce type ce type de liste ee en revanche là où je ne vous rejoint pas tout à fait c'est que déjà l'obligation de neutralité pèse sur les mères est sûre ses adjoints lorsqu'ils sont au fût et agents de l'état et officier d'état civil je ne pense pas qu'un maire d'origine hébraïque puissent célébrer mariage avec une kippa passe même pas que je ne pense pas c'est qu'ils ne pourraient pas en bois ensuite en tant que élus et donc plus en tant qu'agent de l'état et lui qu'il soit local ou même au parlement je ne pense pas que la laïcité impose d'interdire dans certaines institutions politiques de la république de porter des signes des signes distinctifs parce que là encore lorsque j'en prends ces secteurs parce qu'ils sont assez célèbre christine boutin monte au parloir pour débattre pendant cinq heures contre la loi sur le pacs elle défend une certaine vision qui n'est pas forcément laïque est un signe ostentatoire de aurait effectivement jeu c'est vrai c'est vrai c'est un discours mais je pense que ça va ensemble et là où il faut une limite c'est l'ordre public vous l'avez dit y compris dans l'est dans les institutions et un élu qui porterait atteinte au fonctionnement normal de l'institution pourrait se voir se voir sanctionner mais il a son indépendance il bénéficie de son immunité il ne peut pas être attaquée pour les opinions et qu'il est qu'il a et qu'il aimait et donc arborer un signe distinctif c'est aussi une opinion et en tant qu'élu je ne pense pas qu'il faudrait le lui interdire je suis complètement d'accord avec ce qui a été dit mais je crois que ce qu'on voit là depuis quelques mois depuis sept ans dernier et beaucoup de polémiques sur la question des signes ostentatoires la question du voile à l'école la question des sorties scolaires etc je pense que c'est un sujet qui doit se poser parce que aujourd'hui on a des françaises et des français qui se sentent stigmatisés s'était dit par monsieur retailleau d'ailleurs quand il parle de signes ostentatoires il parle de nos concitoyennes et concitoyens musulmans je pense qu'il ya un vrai sujet lounge à dire ça me fait sourire c'est un sujet très grave c'est que monsieur retailleau c'est un peu le poil à gratter de la majorité on se rappel l'année dernière avec sa proposition de loi anti casseurs ils avaient forcé j'allais dire le gouvernement à avancer sur ce sujet là il dépose cette va déposer cette proposition de loi pas plus tard que quelques jours après qu'une note interne et étaient distribués aux députés en marche qui évoquait la possibilité éventuellement d'aller vers une commission spéciale pour réfléchir à la laïcité je crois contrairement à vous que c'est un sujet central parce que le pacte social entre les gens et complètement détruit et ce sujet là est majeure elle et il nous reste trois minutes pour aborder le troisième thème de ce match spécial municipal qui amènera de votre des commentaires moins juridique que politique d'ailleurs c'est la bataille de paris un sondage ifop paru dans le jdd a marqué les esprits ce week end anne hidalgo reste nettement en tête des intentions de vote avec 25% mais la surprise elle vient de rachida dati la candidate et l'eire qui arriverait en deuxième position avec 19% le candidat la république en marge d'un jamin griveaux 15% l'écologiste david belliard 14% et le dissident la république en marche cédric villani en cinquième position regarder avec 13% sheller on est ravi ces dissidences fait finalement renaître la droite à paris eric woerth y est revenu ce matin c'était dans notre matinale avec orianne mancini rachid a fait une bonne campagne ll es l et es là là le caractère qu'il faut je pense pour l caractère pour pour renverser la table jacques zam on a quelques minutes c'est un exploit quand même que la république en marche par ses divisions réussisse a finalement faire renaître la droite à paris ah bah écoutez c'est la joie des élections municipales ce qui est certain c'est qu'il a là dessus on aura les listes et comme papa roach et tout à la claire là on aura les nuances politiques effectivement c'est un sujet entre entre entre cédric villani pardon et benjamin griveaux parce que cette élection là elle est très spécifique on a une addiction en direct on élit les gens dans des arrondissements qui ensuite élisent un maire donc je pense que l'appareil s'est on a des élections très très local j'allais dire des arrondissements mais lassé de la politique nationale il faut pas il faut il faut pas en être dû le sujet c'est la majorité est elle capable d'avancer front uni très clairement pas benjamin griveaux sur la base de ce sondage rappelle cédric villani à le rejoindre je crois que là-dessus la droite peut-être à une chance cette année j'allais dire grâce à graça en marche ce qui est certain c'est qu'anne hidalgo j'allais dire peut-être la surprise c'est qu'anne hidalgo soit en tête c'est depuis le début on nous dit tout le monde la déteste les voies sur berge et s'est assuré en tête philippe derosier je n'ai pas grand chose à ajouter puisque effectivement paris on et en particulier sur ce scrutin on saura au mieux qui pourra être mère le soir du 22 mars au mieux parce que c'est un essai une élection doublement en direct l'élection du maire est indirect sauf qu'il ya la prime majoritaire à la liste qui arrivait en tête qui rafla moitié du conseil municipal dans les autres dans les autres communes donc a priori on sait qui émerveille soir du second tour mais à paris se sont dit cette élection puisque il ya vingt arrondissements mais les 1 2 3 4 pour la première fois cette fois ci ont formé un seul secteur donc un seul une seule mairie donc il ya dix sept communes qui vont ensuite élire leur patron le maire de paris et là effectivement lu rassart donc d'incertitude en fonction des différentes des tueurs des résultats des différentes coalitions envisageable 1 imaginons que au soir du premier tour tout se casse la gueule et qui est une des deux listes en marche qui passent pas la barre des 10% elle passe pas au second tour parce qu'il faut 10 % pour être au second tour et donc là forcément ça rebat les cartes petit va-t-il y avoir fusion ou pas etc imaginons qu'elle passe toutes les deux la barre des 10 % qu'elles aient toutes les deux un certain nombre d'élus qu'elle ait raflé un ou deux des arrondissements je pense notamment au 18e savez on dit très souvent à paris celui qui gagne le xviiie arrondissement gagne la mairie de paris et c'est vrai depuis de très nombreux de très nombreux mandats eh bien elle le candidat en marche entre guillemets de du 18e c'est pierre yves bournazel qui vient de rejoindre qui est candidat à droite mais qui vient de rejoindre benjamin griveaux ici et j'aï les députés y siègent à l'assemblée nationale on le groupe agir donc voilà tout ça est un petit peu floue et candidat en face de pierre-yves bournazel série que le joindre le maire actuel qui soutient socialiste qui soutient donc anne hidalgo et effectivement ce cet arrondissement était tout à fait clé parce que s'il ya un basculement là et bien ça peut totalement rebattre les cartes entre les différents partis le parti socialiste les républicains et la république en main et on suivra ça de très près sur public sénat merci merci à tous les deux d'avoir participé à ce tout premier match des idées spécial municipal qui se poursuivra en toutes les semaines jusqu'au 15 et 22 mars dans un instant notre grand débat d'abord petit détour par l'hémicycle quand un calme et c'est l'actualité du jour au sénat le début de l'examen du projet de loi bioéthique et il commence par le volet sur la exactement rebecca dès le départ l'examen de ce texte se fait sur les chapeaux de roues chaque sénateur est en train de développer ses arguments historiques philosophiques pour tantôt défendre ou dénoncer l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes pour le gouvernement il s'agit d'adopter une mesure voulue par une majorité de français les temps changent nos moeurs également il faut adapter le droit écoutez agnès buzyn l'ami de la santé avec cet extrait me paraît pas réaliste bardot nous allons avancer dès aujourd'hui pour adapter notre droit non pas à une société post moderne tantôt espérer tantôt redouté est souvent fantasmé mais à la société telle qu'elle est ici et maintenant et surtout aux français tels qu'ils font ici et maintenant dans leur très grande diversité accéder à des techniques médicales et à corte de nouveaux droits ce n'est pas dérégulé c'est au contraire permettre à la république de tenir compte des avancées scientifiques et médicales et de s'adapter à la vie des français alors il faut le dire il ya dans l'hémicycle une grande partie du groupe l'est républicain qui refusent cette ouverture à la pma pour tout ça sénateurs ont développé leurs arguments il réfute l'idée que l'opinion publique serait et bien aurait tranché ce débat réécouter murray le jour da j'ai observé qu'en élite et l'opinion publique ne nous seraient d'aucune assistance pourquoi parce qu'il est vrai que les sondages ont démontré à plus de 60% que les françaises sondées étaient favorables à l'extension de la mp pour les femmes seules et les couples de femmes tandis que d'un autre côté lorsqu'on l'interrogeait pour savoir si un enfant avait besoin d'un père et d'une mère et bien il répondait oui à plus de 80% donc en réalité je crois que les français sont soucieux de ce que ce soient des femmes et comme je l'indiquais tout à l'heure il estime ce désir respectable mais ils sont également soucieux de ce que deviennent ces enfants et nous tirons aucune conséquence de l'opinion publique alors attention à ce clivage il faut pas le réduire à un clivage gauche droite et coûte par exemple un moment émouvant qui vient d'avoir lieu dans l'hémicycle ce moment où roger karoutchi un sénateur et l'air favorable à l'extension la pma a évoqué son expérience personnelle et familiale moi je suis issu d'une famille très religieuse très pratiquante et qui probablement si mes honorables parents étaient encore vivants s'opposerait fermement tout ça en disant c'est diabolique c'est non et donc franchement de formation je serais plutôt du style à dire satanas rétro dehors et en réalité je ne vote pas je ne vote pas la loi ni sur ces sujets là ni sur les autres en fonction de mes convictions personnelles mais en fonction de mon intime conviction de ce qui peut se faire de mieux ou deux du moins mal possible pour la société et pour les évolutions un dernier mot rebecca pour évoquer à la présence de ludovic de la rochère la présidente de l'association la manif pour tous elle se trouve en tribune de presse en tribunes du public pardon et l écoute attentivement les sénateurs c'est merci beaucoup quentin pour toutes ces précisions sur ce texte que nous allons évidemment traiter pendant plusieurs jours sur public sénat place à notre grand débat on va donc revenir sur toutes ces actions syndicales qui s'organise contre la réforme des retraites on n'est plus dans des modes d'action classique grève aux manifs non on fait maintenant face à des actions coup de poing syndicats contre 110 cas intrusion d'hommes cagoulés ou coupures d'électricité un cap inquiétant at il été franchie on va s'interroger avec nos invités dans un instant d'abord les détails les images c'est avec faber et caire une boulangerie plongé dans le noir ce matin à orly plusieurs communes du sud de l'île de france étaient momentanément privés de courant mardi 35 mille foyers concernés l'action revendiquée par la fédération cgt de l'énergie suscite la polémique vous imaginez non seulement le désagrément mais parfois la mise en danger des personnes quand vous êtes dans un ascenseur avec tout d'un coup le le courant s'arrête quand vous êtes sous assistance respiratoire donc c'est scandaleux alors que la grève s'essouffle dans les transports d'autres modes d'actions apparaissent vendredi un collectif de grévistes s'introduisait dans les locaux de la cfdt le siège du syndicat réformiste qui a subi une nouvelle intrusion lundi revendiqué par plusieurs syndicats cgt de l'énergie d'île de france c'est une quinzaine de personnes cagoulés habillés en noir qui ont pénétré dans l'entrée de la cfdt et qui ce sont certaines d'entre elles se sont faufiler entre guillemets dans la trappe edf qui existent et ont coupé l'électricité ça a duré quelques minutes une quinzaine de militants mais avec pour les personnes de l'accueil pour les personnes qui passaient situation assez impressionnante une action avec laquelle le secrétaire national de la cgt énergie prend ses distances tout en assumant les coupures de ce matin au sud de la capitale aujourd'hui on a bien compris que lutter dans les entreprises faire simplement grève ça ne suffit plus on a bien compris que médiatiquement il fallait faire le buzz pour qu'on puisse être médiatisé que ce soit dans la presse ou dans les télévisions et donc du coup comme l'ont fait des avocats comme l'ont fait d'autres professions nous en agissant sur l'outil de travail c'est vrai que ont créé les conditions d'être popularisé c'est ce que l'on fait une façon surtout de rappeler pour ce syndicaliste électriciens et gaziers restent mobilisés contre la réforme des retraites par la voix de son secrétaire général philippe martinez la cgt a condamné toute forme de violence et allons plus loin dans le grand débat lvl avec nous ce soir jean garrigues bienvenue vous êtes historien professeur d'histoire politique à l'université d'orléans président du comité d'histoire parlementaire jean marie pernot bienvenue à vous également vous êtes chercheur à l'institut de recherches économiques et sociales co auteur de ce livre la grève alexandre malafaye bienvenue à vous également vous êtes président du think tank sinopia et jean françois amadieu sociologue spécialiste des relations sociales merci merci à tous les quatre d'être ici on voit bien qu'on est passé de manifs et grèves à ce que j'appelais des actions coup de poing vous me direz d'ailleurs si peut-être le terme est bien ou mal choisi 110 cas contre 110 cas ça semble inédit est ce que c'est le cas jean marie pernot est-ce que ce mode d'action syndicats contre syndicats vous surprend oui enfin il faut faire attention il ya eu deux intrusions dans à la cfdt on n'est pas encore dans une guerre entre syndicats je pense qu'il ya beaucoup d'action aujourd'hui a visiblement le mouvement effectivement change de forme c'est un constat qui est assez simple à faire à partir du moment où les moyens traditionnels classiques institutionnalisé de protestation et de revendication ne fonctionne pas il faut s'attendre effectivement à voir se développer dans le pays autre chose on l'avait déjà vu à quel gilet jaune le mouvement syndical ça fait quinze ans maintenant qui défilent en bon ordre qui déclarent ces manifestations que il pose les revendications justifier ses actions minimiser ou au regard de ce qui se passe dans le pays on regarde ce qui se passe dans le pays bon ces deux événements qu'on peut juger regrettable non c'est une autre affaire mais enfin bon je pense que pas polarisé la mobilisation sociale aujourd'hui sur sur ces événements même s'ils ont du sens maniant un piéton qui est franchie messi avait en fait que ces deux éléments là on pourrait les contextualiser par rapport à voile à un moment donné d'événements pas très important mais vous ralliez cerlier ça ce qui s'est passé avec emmanuel macron qui doit quitter son théâtre pendant un certain moment attaque de leur tournée puis quand vous remettez un peu en perspective le champ d'observation on se rend compte que ya vraiment une forme de radicalisation de la société qu'en fait c'est une évolution du rapport de forces a qu'en fait c'est une asymétrie du rapport de forces qui s'exercent entre ceux qui protestent qui jusqu'à présent ont donné des résultats par des voies plus que l'adisq du cas si ça ne marche pas en tout cas les gens ont le sentiment de ne pas être entendus ne pas être compris ou ne pas être respecté ce que peut être beaucoup plus grave est beaucoup plus profond à mon avis est donc on invente de nouvelles formes de résistance qui s'apparente d'une forme de guérilla moderne en fait un tous les systèmes tous les cas toutes les populations oppressé finissent par terre mais intéressant s'organiser en rentrant guérilla et on va faire des actions coup de poing pour perturber embarrassé gêné interpellé faire le buzz comme ça a été dit par un intervenant est-ce que ça fait aussi partie des arts modernes de la communication l'image devient souvent beaucoup plus importante que les mots donc je crois que c'est très significatif c'est à dire on en parle de 15 personnes cagoulées qui rendent quelque part l'éclat que ça fait ça fait l'actu sauf que ça fait là qu jean françois amadieu guérilla moderne radicalisation longtemps beaucoup de mots qui vous semblent pertinents oui bien sûr sachant que à chaque fois et on peut dire depuis une quinzaine d'années au moins il y a des étapes supplémentaires qui sont franchies dans le domaine de cette fameuse radicalisation d'oralair aux débuts des 95 d'ailleurs on a dit tiens c'est le retour à des formes d'action post soixante huitarde un peu plus dur etc petit à petit on avait vu d'ailleurs s'agissant de l'opération de blocage de les diverses et variées d'occupation ne les premières opérations médiatiques vers 2009 2010 si on avait pas mal puis par la suite je me souviens d'ailleurs aussi déjà de blocage de coupures d'électricité au domicile d'un parlementaire qui examinait un projet de loi sur edf je me souviens de ça mais là on a franchi une étape supplémentaire depuis quelques jours et pour moi cette étape c'est là le fait que des structures syndicales explicitement revendique ce type d'opération cependant à votre syndicat oui alors d'une part contre un autre syndicat premièrement deuxièmement écrivent assume publie des documents dans lesquels vous dites oui en effet c'est bien nous et on le revendique et on l'assumé totalement c'est pas des militants isolés ce sont des structures de la cgt par exemple et puis plus surprenant hier une secrétaire confédéral qui de façon répétée va faire des déclarations indiquant que ce qu'elle regrette c'est qu'on soit attaqué la cfdt mais qu'en revanche si c'était la présidence de la république ou une entreprise du cac 40 ce serait tout à fait différent donc c'est quand même s'ils ont alors su mervans oui mais c'est auquel s'ajoute le fait que le numéro un de la cgt préfère pour l'instant ne pas s'exprimer sur le sujet mais comme vous mettez boutabout c'est quand même mais peut-être que jean marie pernot pourrait me donner son sentiment mais je trouve que on a franchi une étape supplémentaire dans la le fait de vous font pas seulement de comprendre mais même d'appeler à des actions de ce type parce que quand vous dites oui couper l'électricité de la président de la république se serait finalement pas mal quoi donc et je trouve que des structures syndicales le le revendique à ce point là ça ça me paraît quand même et c'est aussi le sentiment qu a dégagé hier le leader de la cfdt laurent berger qui lui dénonce un climat insupportable vous répondrais écoute il était notre invité dans audition publique et je vous donne la parole ensuite ce climat est insupportable je le répète nous sommes dans une démocratie nous ne pensons pas tous la même chose c'est bien normal dans une démocratie il ya plusieurs organisations syndicales dans ce pays elles portent pas tout exactement la même appréciation sur la période mais la cfdt est légitime elle doit être respectée comme elle respecte l'ensemble des autres organisations visées j'en gagnais ce que ça veut dire que certains aujourd'hui n'accepte pas ou plus le principe de la démocratie non non non j'irai pas j'aurais pas du tout jusque là est ce qui est sûr c'est qu'on a un espace démocratique qui depuis plusieurs années notamment depuis le début du quinquennat macron on le voit bien s'est radicalisée hystériser brutalisé ça c'est un fait que qui ne constate pas uniquement dans le mouvement social et uniquement dans ce mouvement social contre les retraites c'est quelque chose de massif et de global et il ya des tas d'exemples pour le pour le prouver mais en ce qui concerne le mouvement syndical en lui même on peut pas faire abstraction aussi de parce que c'est important ce qui était dit la nouveauté c'est de voir une centrale syndicale qui revendique ses débordements qu'on pourrait d'habitude attribué à la base ou à des radicaux ça veut dire aussi que deux forme de syndicalisme aussi se confrontent et que dans ce conflit en particulier on peut avoir l'impression que le syndicalisme réformiste de concertation que incarne la cfdt a gagné une manche en tout cas en obtenant le retrait delà de l'âge pivot route même si c'est un retrait provisoire il ya quand même vis-à-vis de l'opinion publique et peut-être même dans l'espace des salariés dans l'espace syndicale la sensation qu'ils ont rapporté remporté une victoire est donc excellent les autres à gérer avec c'est pas là c'est pas la question d'être vexé c'est la question d'occuper aussi cet espace de la protestation de deux d'essayer aussi d'exister dans cet espace de montrer qu'on a aussi d'autres revendications à faire à obtenir et là on ne peut pas faire abstraction aussi de ceux de 7,2 cette compétition au sein du mouvement syndical oui non je pense qu'on peut pas vous avez raison de rappeler toujours ces contextes là évidemment enfin d'abord il faut bien voir comment fonctionnent les organisations syndicales dans un mouvement comme celui là elle contrôle pas tout et à vrai dire elles contrôlent pas grand chose ce n'est pas seulement une question de rapports bazso mais c'est aussi il ya des structures intermédiaires il ya des fédérations et des unions territoriales etc et une confédération dans l'action c'est pas un général qui envoie ses troupes ici ou là après ça n'a jamais été mais là je pense qu'après le mouvement d chez les jaunes qui a une influence sur tout ce qui se passe aujourd'hui il ya une prise en main de la base par elle-même et les structures syndicales bon je pense que ça explique la prudence des dirigeants confédéraux martinez a quand même dit qu'ils ont endossé pas qui c'était passé vis-à-vis de la cfdt donc il faut pas les impliqués là-dedans simplement ils font attention parce que c'est une partie de leur base qui est dedans alors la question c'est comment des bases radicaliser arrive effectivement à déborder un peu des procédures disons de bonnes civilisations et des ong joe nisation par laure ce néologisme décembre oui j'avais envie j'avais utilisé 7 cette terminologie bon mais d'où ça vient tout ça parce qu'on parle de brutalités et c'est ma faim tout de même la façon dont cette réforme des retraites arrive tombe sur l'opinion publique il paraît qu'il ya eu deux années de concertation enfin quand vous entendez les syndicalistes par des de la concertation en question on n'a toujours pas le projet sur la table personne ne sait ce que rade danser ça sera des trucs avec des points petit à petit la il ya des choses qui sortent il ya eu des cas types que lorsqu'on d'italease la société de cette manière on a une part de responsabilité dans l'augmentation des tensions sociales lorsque vous voulez alors ça c'est l'histoire de toutes les grèves quand vous laisser des gens en grève pendant 40-45 joueront leur disant vous savez vous pouvez toujours faire grève on en a strictement rien à faire il faut pas s'étonner si c'est pas forcément endosser vont prenez ce qui ce qui se passe moi je suis pas un type brutale et j'aime pas quand on en arrive dans un système politique à ça mais je redoute beaucoup les jours et les semaines qui viennent parce que le pouvoir politique sait que lorsqu'on annonce à la radio à la télé partout que on va supprimer les régimes spéciaux on sait ce que ça produit des grèves comme ça c'est pas la première 95 2000 alors 2003 on les avait mis de côté mais l'année dernière sur le statut de la sncf dans tout ça est quand même extrêmement prévisible il ya une violence sociale dans la façon dont on veut imposer des réformes à une opinion publique qui est quand même plus que partagés et un mouvement syndical dont je suis désolé de dire que la majorité des organisations qu'ils constituent est radicalement hostile à la réforme phare de la société l'aca polarise m'enfin y'a pas que la cfdt dans ce pays il ya plusieurs syndicats et la majorité d'entre eux représentant une majorité de salariés puisqu'on évoque souvent les résultats aux élections professionnelles qui sont extrêmement hostile à ce projet et qui découvre jour après jour les bribes d'informations qu'on veut bien leur donner c'est l'abc non ce ressenti par beaucoup de français tout ce qu'on leur dit c'est que maintenant c'est l'ensemble de leur carrière qui va être prise en compte qu'il ya beaucoup de choses qui ça recchi qui sont le gouvernement a présenté au parlement un tel sort du bois couple qu'on fasse ça dépasse très largement la problématique de la réforme des retraites tout ça est très profond vous avez une espèce de mémoire collective des français qui se souvient de tout depuis quarante ans de l'absence d'exemplarité des politiques des fautes de gestion des promesses pas tenu des comportements insupportables tout ça qu'on petit à petit a cristallisé et la faute si je peux dire revient malheureusement emmanuel macron qui avec le dynamisme qui a été le sien et là la volonté d'avancer très vite à cristalliser un son de rancoeur un point que finalement la corde détendue elle a cassé et la brique ans s'est cassé c'est très difficile quand vous ouvrez la boîte de pandore pendant des années des années vous avez du mal à refaire si je puis dire entrer le diable dans la boîte et je traite personne de dire évidemment mais là aujourd'hui c'est cassé et comment on reconstruit il ya un énorme chantier de fond est le vrai problème c'est ça c'est que vous avez cet épais de gilet jaune isation de la société ça c'est clair on est au début de quelque chose de nouveau qui va falloir apprendre à gérer ce qui est certain c'est que ça va imposer aux gens qui sont aujourd'hui aux affaires qui demain seront aux affaires de gouverner autrement on ne pourra plus gouverner ce pays comme on l'a gouverné jusque-là fabriquer une réforme acceptée et qui n'est pas subi sa de ça suppose une autre forme d'intelligence sur l'analyse de cette réponse syndicale jean carré bon je rappelle que les précédentes réformes des retraites sont pas passés non plus comme ça qu'il ya aussi des mouvements sociaux pour propos pour s'y opposer alors faut-il considérer que la brutalisation de l'espace public comme je me semble qu'on peut se mettre d'accord pour le constater est une réponse à la brutalité du du pouvoir il ya certainement une part de vérité là-dedans c'est vrai que la méthode de gouvernance de deux des manuels maquereau au moins dans la première partie de son quinquennat et c'est une méthode qui a acquis à hystériser aussi à la vie publique mais je pense pas que ce soit le seul le seul facteur de ceux de ce à quoi on assiste maintenant je pense qu'il ya des facteurs internes au mouvement syndical effectivement la difficulté pour les directions syndicales dans cadrer la base les fédérations des conflits entre les fédérations entre les fédérations une somme est c il ya beaucoup de choses comme ça il ya aussi une petite musique de banalisation quand même de la violence je pense que c'est indéniable qu'il y a depuis depuis quelques années une sorte de banalisation dans les médias dans les réseaux sociaux dont pas un peu partout de cette de cette violence qui monte alors on peut on peut on peut la minimiser on peut trouver là encore d'aider des raisons profondes moi je pense que elle vient profondément de cette de la rupture de ce contrat de confiance entre une majeure partie des français et leurs élites quelle qu'elle soit est ce que monde ce conflit c'est que la perte de confiance et une perte de confiance évidemment vers le pouvoir politique c'est aussi une perte de confiance envers le pouvoir syndical envers le pouvoir médiatique on voit que ce contrat de confiance il est là je rejoins ce qui vient d'être dit sur la nécessité de trouver de nouvelles formes de gouvernance de faire évoluer la démocratie en attendant ces actions ponctuelles de certains cégétistes pose en effet la question de l'autorité de philippe martinez où l'avait un peu dit elle était de la cgt contrôle-t-il encore ses troupes est il dépassé je vais me tourner vers vous dans un instant jean françois amadieu en tout cas il se désolidarise de ses actions il a appelé directement laurent berger pour le lui dire écoutez moi ce qui m'intéresse dans cette situation c'est que philippe martinez et pris l'initiative d'appeler vendredi je les saisies de ce qui s'était passé ce matin et il est sans ambiguïté à titre personnel pour me dire qu'ils condamnent et bien je vais pas aller mimi c'est ensuite dans la gestion de son organisation je ne me permettrais pas de le faire mais en tout cas je le dit philippe martinez a condamné cette action jean françois amadieu on voit bien que philippe martinez condamné à titre personnel damman il est dépassé 1 il le fait à titre personnel 2 secrétaire général de la cfdt qui parle pour lui donc c'est lui même dit devant des caméras voilà les landais ensuite on peut regarder les déclarations qui ont été faites par le bureau confédéral en l'occurrence céline verzeletti qui s'est exprimée plusieurs fois et c'est pas franchement une condamnation alors on comprend l'embarras de philippe martinez et je crois que c'est un élément important pour comprendre ce qui est en train de se passer on parle beaucoup de gilet jaune isation effectivement souviens très bien de rappeler ce que ça pouvait signifier et comment tout le monde maintenant cherche à faire le buzz et comment il ya une formule bref mais ceux qui aujourd'hui font les coupures de courant notamment en ile de france sont bien connus ça fait partie de ces tel c'est de ses militants ou de ces structures de la cgt qui met à peu près entre 25 et 30% au dernier congrès de la cgt qui sont donc assez assez nombreux à ses puissants il ya la chimie enfin ils sont quelques-uns edouard philippe appelle à des sanctions un oui alors cela qui sont ces militants les connaît bien et ses structures en fait et c'est ça qui est évidemment le point important surtout pour la suite c'est que c'est une offense ce sont des nostalgiques de de l'ancien pcf et de la lutte de classe il chine selon cette conception du syndicalisme et si vous voulez ils rentrent en résonance d'une certaine manière avec ce qu'on a pu trouver dans le mouvement des gilet jaune d'ailleurs beaucoup de deux cela était déjà présent dès le début du mouvement des gilets jaunes et ont d'ailleurs reproché à martinez de ne pas être dans le mouvement des gels et jaune depuis début mai elles mêmes c'est les gens de l'énergie par exemple et du coup aujourd'hui ça comment dire ça ça crée un un nombre important finalement qui n'est pas tout à fait anecdotique vu leur poids au sein de la cgt de gens qui sont sur une conception classique finalement de la lutte de classe de l'adversaire patronales refusant le dialogue social etc donc c'est ça forme un tout il était moins visible sans doute est il avait moins le vent en poupe mais aujourd'hui il compte et c'est probablement pour ça que philippe martinez et le sait ce que dit laurent berger après c'est les affaires internes de la cgt mais c'est peut-être un peu compliqué au sein de l'organisation aujourd'hui met du coup dans le paysage syndical au fond c'est à la ccl c'est vrai que là le choix qui a été fait par l'appareil de la cgt et le choix de cette grève et vous rappeliez celle de l'année dernière en 2018 finalement s'est révélé un relatif échec du coup ça renforce et là je vous rejoindrai à partir du moment où l exercice traditionnel de la grève et de la manifestation où le dialogue social version cédétiste réformiste depuis deux ans marchait ça ne marche pas ce que c'est quand même près dans les deux cas grosso modo attendons de voir le mois d'avril un pour voir si la conférence fonctionne mais quand même c'est un constat d'échec dans les deux cas du coup ça donne de l'eau au fond ça apporte de l'eau au moulin de ceux qui sont sur une conception de l'ancien cgt de 1906 et de la lutte de classe vous avez parlé de la violence de la méthode gouvernementale et aussi des images qui n'apaise pas les esprits ce sont les violences de certains policiers qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux et c'est à dire qu'il ya aussi un durcissement de la réponse policière la radicalisation est elle finalement des deux côtés avant de vous poser ces questions j'aurais qu'on aille en salle des conférences on va rejoindre steve jours c'est aux côtés du sénateur socialiste jérôme durain oui jérôme durain un climat de violences en france je lance notamment entre deux syndicats historique cgt cfdt qu'est ce que ça vous inspire de l'inquiétude de l'inquiétude parce que effectivement il ya une violence qui à plusieurs niveaux dans la société française et violence dans les manifestations de tous bords mais on a quand même perçu c'est un étang qu'on mettait en cause les violences du côté de la police et un cerveau de dérapage on les appelle comme on veut mais c'est presque à tester politiquement tout le monde a pris conscience il ya une violence sociale qui s'est exprimé que les gilet jaune qui s'exprime aujourd'hui avec le mouvement contre les retraites et puis à une violence symbolique les lieux symboliques de la société française j'ai lu à quoi baquet du jeu quiconque observe le fonctionnement du pays puis de l'élection d' emmanuel macron comprends qu'on a le sentiment quand même qui a un pouvoir qui s'est un peu éloigné des gens et qui a eu des formule malheureuse ensuite sentiment d'humiliation je pense qu'une partie de la population un sentiment de déclassement et finalement l'idée que là haut ils sont très loin de nous donc tout ça n'est pas étonnant les violences policières c'est de la responsabilité d'emmanuel macron c'est de la responsabilité de ceux qui n'ont pas endigué assez tôt ce qu'on a pu observer l'année dernière c'est sans doute une doctrine d'emploi des forces de l'ordre qui a été mal pensé c'est l'utilisation de techniques le placage ventrale d'outils les lbd léger livre iv les connaître d un cercle mans qui produisent des violences là aussi il ya eu des alertes très nombreuses certains soutiens emmanuel macron je pense à jean pierre mignard françois sion avait tiré l'alarmé en disant attention il se passe quelque chose dans le pays en termes de libertés publiques voilà donc cette image très mauvaise à climat qui est mauvais concrètement comment mettre fin à ces tensions dans la société française aujourd'hui il faut réconcilier faut réconcilier il faut parler au nom de tous quand on est le premier on n'est pas le premier seulement pour les premiers de cordée on est le premier pour l'ensemble de la cordée visiblement ceux qui sont au bout loin au dernier rang ils se sont pas emmenés donc il ya un sujet politique qu'un sujet de parole politique qu'un sujet de prise en considération des pauses et des oppositions les retraites si ça passe dans ces conditions-là de défauts d'acceptation sociale ça va donner quoi ensuite comment cette colère va-t-elle s'exprimer donc moi je suis inquiet parce qu'il ya eu les gilet jaune je pense qu'ils sont encore dans les têtes et les retraites des revendications syndicales qui ne trouvent pas à s'exprimer et puis il ya quelque chose de l'ordre d'une société qui qui s'effiloche ou en tout cas qui se disent temps et il faut réapprendre à vivre ensemble dans ce pays n'ont que c'est le rôle du chef de l'état parce qu'il ait eu pour ça merci jérôme durain d'avoir répondu à mes questions c'est à vous rebecca merci steve et j'ajoute cet extrait de l'édito du monde du jour on peut lire ceci pour éviter le point de rupture emmanuel macron doit redoubler d'efforts pour tenter d'endiguer sa politique reste largement incomprise il doit aussi traiter sans transiger les violences policières qui contribue elle aussi à cette dangereuse surenchère jangali oui à la sf vaste vaste vaste problème il ya beaucoup de voix c'est pour ça qu il ya beaucoup de vrai dans ce que disait le sénateur est bon ils oublient simplement que ce que je sache que le précédent quinquennat n'avait pas recueilli des comment dirais-je des records de popularité et sk obligé quand même françois ne pas se représenter et j'ai pas l'impression que le discours aujourd'hui des dirigeants socialistes contribuer à restaurer cette paix sociale à laquelle ils semblent aspirer mais ça c'est le jeu de l'opposition quand ils en ce qui concerne la violence les violences policières les policiers vous dirais qu'il récuse ce terme en tout cas on va parler de la violence légitime il ya eu des actes de violence illégitime c'est incontestable et une certaine complaisance compliqué aussi à expliquer qui tient en partie à la volonté du pouvoir politique de séduire ou en tout cas de tendre la main à une partie de son électorat et est ce qui explique aussi la droitisation une partie de l'électorat des manuels macro fin de ceux qui soutiennent emmanuel macron si il ya cet élément a été à étaient véridiques il faut voir aussi que cette brutalité policière ces violences policières répondait aussi à une violence de certains mouvements je pense que spécialiste et spécialiste des mouvements sociaux ou dirais que dans ce qui s'est passé dans le gilet jaune il y avait quand même beaucoup d'éléments nouveaux qui ont pu aussi contribuer à 7 à ce qui s'est passé du côté des policiers moi je pense que ceux qui gouvernent sont d'abord et c'était eux qui sont à l'initiative donc c'est d'abord par là qu'il faut regarder ce qui absout pas évidemment tout ce qui peut se passer par derrière moi je crois qu'on a une tendance quand même de fond qui datent pas de l'élection d' emmanuel macron mais qui est cette forme de désinstitutionnalisation de de la contestation sociale les syndicats ils sont aulas non seulement pour revendiquer contesté extra mais ils sont là aussi pour canaliser le capital de protestation qui existe toujours dans la société et en particulier dans la société française depuis depuis des siècles et des siècles donc on a inventé des dispositifs à travers la négociation collective en oeuvre on a institutionnalisé les acteurs pour porter ça pour essayer de construire des compromis sociaux au dire des choses qui permettent de passer d'avancé mais en même temps de tenir compte des résistances et tout ça est piétinée pas seulement depuis l'arrivée de macron mais ça se radicalise et qu' on est en train de 2,2 on a affaire à des processus très lourd de désinstitutionnalisation du conflit et à partir de là restez unis versant de contrôler quoi que simplement revenir sur un point je crois que les français comme les peuples en général peuvent accepter beaucoup de choses de la part de leurs gouvernants à perdre et du pays dans lequel vit avec les évolutions et les transformations qui sont nécessaires ça suppose à chaque fois quelque chose de fondamental qu'est le respect et quand les gens ne sont pas respectés qu'ils ne sont pas le sentiment qu'ils sont respectés et qu'en plus ils ne comprennent pas ce qu'on fait deux passes qui se passe et qui sont dans un monde qui leur fait plus en plus peur et dont ils ont le sentiment qu'il est de plus en plus prédateur forcément quand vous avez en plus cette accélération qui lie à une transformation plus rapide du pays vous arrivez un moment cristallisation où les gens rejettent le système et s'organisent pour se dé pour se défendre parce qu'ils ont ce sentiment d'ailleurs parfaitement convaincus qu'ils sont sur un bon combat et que quelque part leur cause et la bonne cause dans toutes les démocraties il faut le préciser comment dans toutes les démocraties pas seulement pour conclure et pour conclure il ya peut-être une bonne nouvelle depuis quelques jours c'est que pour la première fois on avr quand même les déclarations de l'exécutif au sujet des forces de police qui ne gagne quand même un peu plus en phase avec ce que les français voilà qui est quand même et c'est peut-être il était temps et c'est peut-être une bonne nouvelle pour la suite finalement et pour apaiser des tensions merci merci infiniment à tous les quatre d'avoir participé à ce grand débat demain je vous retrouve comme tous les jours à 17h30 et puis à 7h30 évidemment au rayonnement de chiny dans bonjour chez vous l'invitez politique demain sera adrien poitn ans député du nord coordinateur de la france soumise très très bonne soirée sur public sénat