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interviewLe Média (sur YouTube)· 24 mai 2023 60 min

LIOT : LE GROUPE PARLEMENTAIRE QUI FAIT PEUR À MACRON

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

alors que la bataille des retraites connaît une forme de pose avant la prochaine journée d'action et de mobilisation qui aura lieu le 6 juin et la proposition de loi du groupe iode pour l'abrogation de l'article 7 de la réforme Macron borne nous avons décidé de faire des entretiens un peu long format avec des parlementaires pour faire un peu le point et tracer des perspectives après Mathilde panneau de la France insoumise Sandrine Rousseau d'Europe Écologie Les Verts et les infocions députés PCF des Hauts-de-Seine nous recevons aujourd'hui Benjamin de Benjamin sainte-huile le porte-parole de l'Yonne le petit groupe parlementaire qui empêche Emmanuel Macron de dormir sur ses deux oreilles mais avant ça on fait le point avec notre correspondant théoperon sur la manifestation de soutien aux maires de Saint-Brevin qui s'est senti contraint de démissionner après des agressions et l'incendie de sa maison dans un contexte de harcèlement provenant de groupuscules d'extrême droite c'est le retour de terrain [Musique] avant d'aller à Saint-Brevin et de rejoindre notre journaliste Théo perron on ouvre rapidement cette émission avec une nouvelle casserole qui s'est déroulée en fin d'après-midi à Aubervilliers où Elisabeth borne et Olivier du soft des deux grands artisans de la réforme des retraites toujours contestées étaient attendus notre journaliste André Mani vite été présent sur place pour couvrir l'événement on aurait bien voulu la voir en duplex mais les forces de l'ordre à empêché à notre équipe d'accéder au lieu du rassemblement nos journalistes ont malgré tout pu rejoindre un petit groupe d'une trentaine de personnes vous les voyez sur les images qui sont en train de défiler sur votre écran ils ont nos journalistes puissent entretenir avec Guillaume Lescaut collaborateur parlementaire de Bastien Lachaud ainsi que deux manifestants Rachel et Daphné écouter je suis là parce que nous on habite dans une ville Aubervilliers qui a une ville populaire et c'est dans cette ville que la première ministre revient visiter une entreprise dans le contexte du passage en force de la réforme des retraites et donc nous on est venu lui dire il manifestait l'opposition de la population à cette réforme actuellement Elisabeth borne elle fait comme si le peuple les gens la population n'existaient pas donc nous on l'a suit on sera là à chaque fois qu'elle viendra Aubervilliers mais pour lui rappeler que les gens que la réalité ça existe c'est important parce que en fait le mépris qu'on se prend au quotidien et et là sur les derniers mouvements mais en fait c'est pas c'est pas nouveau mais ça continue on peut pas laisser passer ma deux gros poissons là derrière le le cordon de CRS et qui ont peur qui se barricadent c'est vrai que c'est assez effrayant de voir à quel point bah en fait on bloque des rues et les citoyens ont pas du tout le droit de se rapprocher même de se faire voir et entendre donc face à un exercice du pouvoir qui commence à devenir franchement effrayant quoi et je pense que ça remporte le sentiment que il faut continuer à venir même si ça se souffle un peu parce que ça dure dans le temps et c'est hyper contraignant de devoir se libérer pour venir parce que contrairement à ce que disait Gabriel Attal je crois en fait on a un travail et donc c'est très chiant d'être là mais il faut tenir dans le temps et c'est hyper important pour pas lâcher pas accepter que c'est en train d'arriver et que et que ça devienne une habitude quoi la contestation populaire ne faiblit pas au regard des images que vous venez de voir et le comportement des macronistes à l'égard de la proposition de loi liotte dont on parlera dans cette émission n'est pas faite pour apaiser ce climat social Emmanuel Macron et ses ministres sont suivis à la trace et accueillis comme il se doit à chacun de leur déplacement par maintenant à Saint-Brevin le 10 mai dernier le maire de Saint-Brevin-les-Pins et Annick morrèze a démissionné suite aux menaces récurrentes qu'il a reçu de l'extrême droite et à l'absence de soutien de la part de l'État cet après-midi à 17h c'est tenu dans la ville une marche organisée par plusieurs parties de gauche en soutien ou désormais ancien maire donc de Saint-Brevin Fabien Roussel du PC Olivier Faure du PS ou encore marine Tondelier de LV avait annoncé participé à se rassemblement cependant Yannick Morel du parti divers droites du bord du verre droite a publié en communiqué dans lequel il a expliqué ne pas souhaité participer à la marche du fait de la récupération politique de cette dernière parce qu'il considère comme l'extrême gauche le maire démissionnaire a préféré prendre la parole devant l'hôtel de ville de Saint-Brevin-les-Pins à 18h alors on va rejoindre Théo qui est avec nous en direct en duplex depuis Saint-Brevin salut Théo salut Théo oui on t'entend aussi bien qu'on peut alors dis-nous Théo tu as couvert les deux événements la marche et la prise de parole de Yannick Morel devant l'hôtel de ville tout d'abord du côté de la barre est-ce que tu peux nous dire quel était l'ambiance sur place toujours il fallait être là et que c'était important d'être ici aujourd'hui mais que c'était qu'une étape et en gros il faut aussi se dire que ben voilà le l'idée c'est c'est quoi la suite c'est cette marche elle est importante mais ça suffira pas et il faudra aller au delà il faudra faire quelque chose de plus sinon ça revient pas à grand chose est-ce que cette marche a fait masque quelque part de personnes que attendues alors moi je dirais qu'il y avait entre 1500 et 2000 personnes c'était assez dense c'était le plus que les précédents manifestations celle qui avait eu lieu en février et en avril donc oui il y a elle a fait masse et c'était pour les mêmes les mêmes participants un petit politique syndicat collectif typique des droits de l'homme aussi donc non non elle a fait masse beaucoup plus que les précédentes de ces derniers mois Yannick Morel accuse la gauche de faire de la récupération politique enfin il parle d'extrême gauche tu as posé cette question cette question aux élus sur le sujet que répondent-ils à ses accusations ce qui était sur place ils ont une réponse assez simple c'est que en fait oui eux ils sont actif à gauche la nuque a été très réactive depuis l'annonce de cette manifestation mais que justement à peu de présence officielle alors il y a énormément d'élus donc j'ai pas été voir un par un pour leur demander à qui ils appartiennent mais il va falloir parier que il y en a aussi de droite c'est juste que voilà il y a pas eu d'annonces à la chaîne nationale d'invitation à rejoindre ce cette marche donc du coup à gauche c'est plutôt le Dary telle mère avait plutôt dans son camp à leur poser la question de pourquoi eux ne sont pas venus de manière officielle et de prendre position et puis on se rappelle aussi que le rassemblement national ne s'était pas levé quand à l'Assemblée quand ils avaient quand un élu de la de gauche avait invité à justement applaudir le maire uniquement alors Yannick Morel justement a fait son discours devant la mairie de Saint-Brevin est-ce que les élus de gauche qui sont rendus malgré tout le monde tout le monde est venu il y a pas eu de l'essai derrière je suis resté un petit peu derrière pour voir si des gens justement respect sur la place de départ et en fait c'était juste ceux qui organisaient les techniciens donc non tout le monde est venu devant le devant la mairie tout le monde est venu écouter Yannick Morel il a été applaudi par par toute la foule et ensuite ça a chanté la Marseillaise tous ensemble donc il a pas eu de division on lui a pas reproché ça ou du moins panel qui cite on ne venant pas l'écouter alors tu as écouté le discours de Yannick Morez est-ce que tu peux nous résumer ce qu'il a dit a-t-il fait des déclarations sur le manque de soutien de l'État ou de ses collègues de droite alors il a pas évoqué le l'absence de ses collègues de droite mais il a eu la sans surprise évoqué le fait qu'il a été laissé seul par ces gouvernement qui avait expliqué que ils étaient allé à l'écoute et tout et tout ça il a il a aussi rappelé que il avait été voir les autorités après les menaces après les ce qu'il avait pu recevoir et qu'on lui avait tortue que il y avait rien de grave là-dedans donc non il a répété clairement que l'État le gouvernement n'ont pas été à son aide et justement ça a été plus ou moins le grand point de de ce point de dire que voilà il a visité seul et que justement ça avait aussi menée à ce choix-là de de partir de démissionner parce que ben justement il y avait pas de protection malgré qu'il avait pu subir l'attaque qu'il avait pu super chez lui merci beaucoup tu es au Péron je rappelle que tu es en direct de Saint-Brevin-les-Pins on n'a pas eu les images parce que le réseau n'est pas terrible à Saint-Brevin-les-Pins pour ceux qui en doutaient alors c'est fini pour le retour de terrain Benjamin c'est un tuile du groupe va me rejoindre pour revenir sur leur proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites ou au moins l'article concernant le reportage légal de départ à la retraite que le gouvernement veut rendre inconstitutionnel l'entretien d'actu c'est tout de suite après ce petit clip d'autopomo souvenons-nous c'était en septembre dernier le média lançait sa saison 6 avec une toute nouvelle ambition de venir une vraie chaîne de télévision tout en restant un média vidéo diffusant sur les plateformes numériques nous sommes en bonne voie depuis plusieurs mois nous tenons une antenne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour l'instant sur Youtube et Dailymotion et nous y alternons programme en direct et rediffusion nous avons déjà envoyé notre dossier d'agrément à l'arcom le régulateur du paysage le visuel français il est en bonne voie et nous serons vraisemblablement conventionnés dans les semaines qui viennent nous avons également engagé des cours parler avec les opérateurs de box internet qui ont chacun leur bouquet télé nous sommes déjà arrivés à un accord de principe avec l'un d'entre eux mais des réticences continuent d'exister chez d'autres nous leur avons dit qu'il y a dans ce pays des dizaines voire des centaines de milliers de citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'info et de combat comme le média pour le leur prouver nous lançons cette pétition signez-la pour appuyer notre dossier partout où le besoin se fait sentir signez-la pour affirmer que le média n'est pas seul et peut compter sur vous ils ont des milliards nous sommes des millions nous méritons notre chaîne de télévision [Musique] la bataille des retraites n'est pas achevée dans ces aspects institutionnels c'est grâce à eux si les différentes oppositions peuvent trouver un point d'appui commun à partir duquel frapper ensemble c'est encore eux les 21 députés du groupe ne pèsent pas lourd mais on suce se rendre à la fois audible et influent audible car il parvient à incarner à la fois une forme de pondération dans les positions et de radicalité démocratique dans les principes notamment à travers la figure médiatique de Charles de Courson mais au fond c'est quoi l'iode d'un point de vue idéologique n'est-ce pas hein en même temps de gauche et de droite comme M à se présenter Renaissance et de manière générale la macronie qu'est-ce qui fait courir ces députés que quand il fait les prochains jours qu'elle regarde portent-ils sur la France et sur le pouvoir actuel j'aborderai tous ces thèmes avec mon invité Benjamin sainte-huile député de la troisième circonscription du Nord membre du groupe liotte [Musique] bonsoir Benjamin Saint-Huile bonsoir Théophile très heureux d'être sur le media avec vous aujourd'hui merci alors depuis le début de la bataille des retraites votre groupe parlementaire qui compte 21 membres je me trompe pas absolument et plus que jamais sous les feux des projecteurs mais finalement on connaît peu l'identité de ce groupe au-delà de la personnalité forte d'un de ses animateurs Charles de Courson liotte c'est liberté indépendant outre-mer et territoire c'est un groupe en même temps de droite et de gauche son identité politique d'où viennent ces membres c'est un groupe central avec des gens qui sont où issus de la droite républicaine et vous avez cité Charles Le Courson le président penchère est plutôt issu de la droite républicaine et les gens comme moi qui sont issus de la gauche et qu'on souhaitait travailler ensemble malgré nos différences avec ce qui nous unit une vision attachée à la République et au territoire qui sont parfois un peu méprisés avec une forte influence des insulaires qu'ils soient corses ou outre-mer et avec une spécificité un profil d'élus qui ont été généralement élus de terrain des mers des présidents d'intercommunalités qu'on sait départementaux régionaux qui sont habitués au compromis à travailler avec toutes les forces politiques en présence pour essayer d'être utile au pays et c'est dans cette objective là de nous rassembler en opposition à la proposition qui était celle d'Emmanuel Macron parce que nous ne la partagions pas en étant aussi conscient de notre responsabilité avec la volonté de faire des propositions pour faire avancer le pays c'est dans cette état d'esprit que nous nous sommes retrouvés alors il y a donc des députés qui viennent de la gauche qui viennent de la droite vous par exemple quel est votre itinéraire politique alors moi je suis ici du Parti socialiste j'ai été maire très jeune dans ma commune dans le Nord à Jeumont à côté de Maubeuge où il y avait 10000 habitants à 24 ans je suis devenu ensuite président de l'agglomération de Maubeuge en 2014 130 000 habitants c'est un territoire fragile fier costaud mais qui a vécu des difficultés autour des crises industrielles et moi j'ai au fur et à mesure pris des responsabilités au sein du Parti socialiste où j'ai été le premier secrétaire fédéral du Nord qui est la deuxième Fédération de France et donc qui pesait et j'ai quitté le parti socialiste pendant la campagne des élections présidentielles après la primaire populaire considérant que ce notre candidature était une erreur et qu'elle nous conduirait par socialiste à de grandes difficultés et surtout qu'elle empêcherait sans doute la gauche d'être au second tour de la présidentielle et qu'elle nous condamnerait à un nouveau duel Macron Le Pen ce qui malheureusement n'a pas manqué d'arrivée mais en même temps on n'est pas sûr que la primaire populaire aurait été la candidat de la première populaire je n'ai pas soutenu madame Taubira ce que j'ai dit après la primaire populaire c'est elle a beaucoup d'imperfections elle avait beaucoup d'imperfection mais elle disait deux choses très claires 1 les électeurs de gauche veulent une figure de rassemblement de il ne voulait pas de Madame Hidalgo pour un tas de raisons qu'on pourrait évoquer mais qui nous ferait prendre du temps et donc je disais à ce moment-là il y a des forces de gauche qui sont équilibrées dans les institutions d'âge à l'époque Jean-Luc Mélenchon était à 12-13 Fabien Roussel était à 6 7 bref il y avait de quoi discuter d'éléments programmatique et de créer des conditions de l'union de manière équilibrée ça n'a pas été possible et cette difficulté nous a conduit à un deuxième tour de bises répétita frustrant nouveaux efforts et contribué au retour à l'équilibre on nous a dit mais enfin ça n'est pas possible c'est où le recul de l'âge légal ou la baisse des pensions ou l'augmentation des impôts situation caricaturale que nous avons depuis le départ refusé et qui nous avait amené à dire au gouvernement si vous choisissez la voie du recul de l'âge légal nous nous serons en opposition nette et c'est ce qui nous avait conduit à déposer une motion de rejet du texte qui a été empêchée par le recours au 49-3 alors comment au sein de l'Yonne vous parvenez à construire des consensus pas d'ailleurs on y arrive de plus en plus au départ ça n'est pas le talisman initial le talisman initial c'est le respect du vote de chacun c'est à dire que dans n'importe quel groupe politique vous avez une colonne vertébrale qui est la ligne de vie à suivre chez nous ça n'était pas ça la ligne de vie c'est le respect de l'autre de l'itinéraire de l'autre et donc du point de vue mais qui permet un débat serein respectueux et apaisé bon et finalement dans la situation inédite que nous connaissons aujourd'hui avec un gouvernement qui n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale nous avons un rôle pivot c'est pour cette raison que nous sommes ce groupe tout petit mais costaud central nous avons la possibilité parfois de peser dans la balance et de faire bouger les lignes et c'était notre souhait et donc quand on est face à des situations de responsabilité nous nous retrouvons et nous essayons de faire consensus entre nous la motion de censure elle a été déposée par les trois quarts des membres du groupe et elle a été votée à l'époque nous n'étions que 20 parlementaires aujourd'hui 21 sur les vins parlementaires 18 l'avaient voté absolument et donc il faut reconnaître que c'est une situation qui est très positive pour nous parce que il y a des parties tout à fait organisées ou qui pensent l'être qui sont très loin d'une discipline comme on peut la essayer de la mettre en place dans l'intelligence si vous regardez les républicains on peut dire que c'est un peu désordonné ce qui n'est pas le cas chez nous et je me réjouis en parlant de colonne vertébrale par exemple le discours très républicain très droit de l'homme et aux libertés publiques très sensible à tout ce qui peut être dérive de l'État notamment au nom de la mémoire un discours qu'il a souvent porté de manière très émouvante d'ailleurs en fait il peut être contredit par exemple par les propos d'une de vos collègues qu'on a invité ici Estelle Youssoupha de Mayotte qui peut être très dur et avancer sur des terrains sur lesquels on n'attend paliote et c'est pour cela que finalement le votre diversité peut aussi être une absence de lisibilité quelque part mais peut-être que ça fait partie des défis mais la situation de Mayotte c'est une situation littéralement extraordinaire pour les Français que nous sommes particulièrement les hexagonaux la réalité la situation de Mayotte c'est une difficulté quotidienne une insécurité quotidienne et des réponses qui doivent être adaptées à un territoire qui vit quelque chose de d'extraordinaire alors que les positions des stèles Youssoupha puisse décoiffer permettez-moi l'expression je n'en doute pas mais sur place les maorés ils ont exprimé à travers des mobilisations puissantes leur volonté de voir les choses avancées mais c'est un sujet très particulier qui est le sujet de Mayotte et qui nécessite une expertise que beaucoup de gens qui commentent l'actualité ne maîtrisent pas et donc je comprends pas abandonner un sujet comme cela lequel élu ou sous prétexte qu'il est demeute est-ce que les positions par exemple des Youssoupha sont les positions de Lyon tu crois pas d'autant plus que vous êtes peut-être pas assez au fait est-ce que vous avez fait une mission là-bas par exemple nous ne sommes pas là-bas mais évidemment que le travail que nous menons et la proximité que nous avons avec Extel du souffla nous amène à nous pencher plus sérieusement sur la situation particulière de Mayotte et si vous me faites dire que la position de l'iode ça n'est pas la position de celle du souffla il peut y avoir sur tel ou tel aspect des discussions avec Estelle doussoufa mais de manière générale elle vit en tant que député mahoraise avec les concitoyens Mahoré une situation qui nécessite un engagement de l'État extraordinaire qui n'a pas eu lieu depuis extrêmement longtemps et donc moi je me réjouis qu'elle arrive à mettre à l'agenda avec le soutien du groupe kiosque la situation catastrophique à Mayotte alors le sujet n'est pas Mayotte ce serait bien qu'on évoque l'actualité la plus chaude avec votre parlementaire prévu pour le 8 juin le gouvernement accroît à la pression sur vous même si avant l'interview vous avez dit que c'est plutôt le gouvernement qui a de la pression sur lui aujourd'hui lors du compte-rendu du conseil des ministres Olivier Véran a déployé l'argumentaire et les éléments de langage du pouvoir donc de la macronie contre votre initiative on écoute un extrait de sa prise de parole qui est problématique c'est que un groupe parlementaire dépose une proposition parlementaire de loi dont il sait qu'elle n'est pas conforme à la Constitution et qu'à la fin des femmes vous ne trouverez aucun juriste pour vous dire que il y ait la moindre chance que cette proposition de loi aille en comme on dit au bout dans le sens où il n'est pas constitutionnel pour des parlementaires de prendre 15 milliards d'euros par an dans le budget de l'État sans compensation et appeler à ce qui est une concertation pour définir les moyens de compenser se trouve 15 milliards par an n'est pas une compensation dans la loi c'est l'ancien parlementaire rapporteur que j'étais avantageux de la sécurité sociale qui vous le dit d'ailleurs la présidente de la commission des affaires sociales madame Fadila katabi vient d'écrire à son homologue de la commission des finances monsieur Coquerel pour s'interroger sur l'existence de cette proposition parlementaire de loi qui ne remplit pas les conditions élémentaires constitutionnelles donc il revient au Parlement souverain en la matière de déterminer si oui ou non cette proposition de parlementaire de loi à vocation être examinée après sur un terrain plus politique les oppositions et notamment le groupe idiote nous ont reproché de vouloir examiner une réforme des retraites en 40 et quelques jours et aujourd'hui nous explique qu'en quelques heures ce serait suffisant pour abroger je vous rappelle que dans le débat parlementaire à l'Assemblée nationale je l'ai dit ici plusieurs fois nous voulions le gouvernement aller au bout de l'examen du texte et aller au vote certaines oppositions on fait en sorte que nous ne puissions pas aller au delà de l'article 2 de projet de loi sur plus de 40 articles me semble-t-il il y a du socle me dira on fera les gros yeux si je me trompe expliquez-moi comment quelques heures on peut défaire ce qui n'a pas été possible de construire jusqu'au bout d'après en 40 jours c'est très compliqué alors Benjamin c'est un tuile du groupe Olivier perron vous attaque d'un point de vue juridique mais aussi politique commençant par la dimension juridique que lui répondez-vous surtout quand on sait que il y a le bon PV la président de l'Assemblée nationale subit des pressions pour activer l'article 40 et empêcher l'examen de votre proposition de loi d'abord peut-être qu'on va commencer par expliquer à ce qu'il nous regarde ce que c'est que l'article 40 et puis aller sur le fond de votre contre argumentaire juridique ça marche bon c'est un peu la panique dans le gouvernement ils essayent de trouver une porte de sortie nous nous avons proposé ce texte pour qu'enfin il y a un vote et je m'étonne que les ministres de la République et peur du vote de l'Assemblée nationale qu'est-ce qu'ils vont faire ils vont chercher à tout mettre en oeuvre pour qu'il n'y ait pas de vote à l'Assemblée nationale parce qu'ils connaissent la réalité ils sont minoritaires nous le disons depuis le premier jour alors on va essayer de faire le procès est-ce qu'on peut expliquer de manière un peu pédagogique par quelle méthode ils veulent ils vont essayer de discréditer la proposition de loi ou en essayant de discréditer le groupe lui-même ce qui porte la proposition de loi j'ai entendu des choses assez désagréables sur une forme d'irresponsabilité des élus on y reviendra refaites moi parler des 15 milliards d'euros s'il vous plaît parce que c'est tellement gros que il faut y revenir ils vont utiliser les outils de la Constitution ils nous disent ah mais c'est pas sérieux c'est une proposition de loi qui va coûter 15 milliards si on accepte ça n'accepte tout moi je veux bien qu'on regarde la constitution de près et lorsque Olivier Véran dit ça il oublie que il y a quelques semaines nous avons travaillé sur la question de DF 11 milliards d'euros que sa propre majorité à déposer des textes qui coûtent de l'argent et en fait le l'article 40 il dit une chose simple vous n'avez pas la possibilité de déposer des textes de loi qui vont engendrer des dépenses nouvelles ou des absences de recettes et il s'appuie là-dessus sauf que depuis toujours sur la Cinquième République on a permis que le débat a eu lieu à travers des propositions de loi sinon vous allez restreindre de manière drastique la capacité des parlementaires à faire des propositions il y a quelques jours ils ont fait une proposition qui n'était pas l'urgence absolue avec est-ce qu'il faut oui ou non mettre le drapeau européen dans les mairies mais acheter des drapeaux ça coûte de l'argent si je suis bête et méchant ça veut dire que cette proposition là n'avait pas lieu on va me dire oui mais 15 milliards c'est beaucoup ça veut dire que on a une appréciation à géométrie variable depuis toujours on a permis le débat bien vieillir qui est une proposition qui vient de la majorité on nous prévoit 7 à 8 milliards alors 7 à 8 milliards c'est acceptable mais 15 milliards ça ne le saurait pas et puis je vais préciser quelque chose parce que le ministre Véran fait preuve d'une mauvaise foi caractérisée nous nous disons deux choses dans cette proposition de loi première article abrogation et oui en quelques heures on peut dire si oui ou non nous voulons de la réforme des retraites qui a été imposée par 49.3 les députés peuvent répondre à cette question en quelques heures de l'article 2 de cette proposition de loi il prévoit une conférence sociale à réunir dans le deuxième semestre 2023 pour convenir d'une réforme partagée avec les organisations syndicales qui me permettent le retour à l'équilibre donc dire à la population oh là là ils sont irresponsables ça va coûter 15 milliards chaque année vous rendez bien compte que c'est pas possible c'est un mensonge nous nous prétendons et nous savons que si nous avons quelques mois la concertation respectueuse avec les organisations syndicales et patronales nous serons en capacité de faire des propositions qui permettront l'équilibre et qui permettront un partage de la responsabilité c'est simplement ce que nous disons alors au moins un député IOT évoque aussi des pressions exercées sur lui notamment de la part de Laurent Marc Angélil député de Corse qui a fait pression sur les trois députés dans le rang on marque angélique qui est horizon qui aurait fait pression sur les trois députés autonomistes indépendantistes du groupe l'iode au sujet de je cite l'avenir institutionnel de l'île on rappelle que Gérald Darmanin avait promis l'année dernière que des débats ouverts au sujet de l'autonomie de la Corse c'est le député de Corse donc Michel Castellani manque de l'Yonne qui parle de ces pressions on l'écoute je savais très bien que nous avons des relations compliquées avec le gouvernement nous avions ouvert donc tout un cycle de discussion à la suite de réactions très fortes de manifestation terrible qu'avaient lu encore si vous vous rappelez ensuite de du décès de d'yvana à la prison d'Arles et puis tout ça a été interrompu au fil du temps et ça va reprendre le moment en fin de semaine bon il est évident que le fait que nous nous appartenions 3 députés sur quatre de la Corse vous peyote qui est en pointe à l'heure actuelle sur la question des retraites n'arrange pas nos relations avec le gouvernement et de certains que on nous dit on nous donne des pressions plus ou moins directes sur le fait que nous devrions pas nous associer à ce type de démarche pour nous et il est difficile pour pas dire impossible de nous mettre en marge de mouvement que nous appartenons alors nous notre réponse est la suivante c'est qu'il faut déconnecter les deux approches nous nous sommes le députés de plein d'exercices donc nous agissons comme nous pensons de voir le faire sur la question des retraites et puis à la question Corse alors c'est très grave ce qu'il dit mais cette témoigne d'une hyper fragilité du gouvernement vous vous rendez compte qu'aujourd'hui on essaie de d'instiller une forme de pression auprès des parlementaires cet été déjà vraie au moment de la motion de censure et moi je dois le dire ici je le regrette ça veut dire quoi que la discussion qui concerne l'avenir de la Corse et les habitants de Corse dépend du comportement des trois députés elliotes sur la réforme des retraites moi j'appelle ça du chantage et puis en plus c'est très colonial comme des marchés c'est vraiment la baguette quoi moi je considère très objectivement que il y a quatre députés en Corse 3 sièges au sein du groupe lot et que donc je fais confiance à mes collègues corses pour continuer à travailler en intelligence avec le gouvernement pour obtenir les avancées sur lesquelles il se battent depuis longtemps moi je pense à la question de la santé particulièrement sur l'hôpital public avec des attentes très précises je crois que le gouvernement s'affaiblit moralement et politiquement quand il s'adonne à ce genre d'exercice et j'espère naturellement qu'ils vont cesser de mélanger les genres alors Olivier Véran laisse entendre que si l'article 40 ne passe pas pour l'article empêcherait donc le vote et députés Renaissance empêcheront le vote via des mécanismes d'obstruction en disant en gros c'est ce qu'il a dit qu'une journée ne sera pas suffisante pour dénouer le nœud et la règle est que après enfin après une journée de niche parlementaire il n'y a pas de deuxième tour donc en gros il organiseront un bavardage permanent pour vous perdre du temps nous nous avons fait cette proposition de loi pour sortir le pays de l'ornière démocratique dans lequel le gouvernement nous a plongé pourquoi c'est tendu partout pourquoi les gens sont en colère pourquoi il y a des gens qui accueillent les membres du gouvernement et des casseroles parce que ils ont entendu comme nous pendant la réforme des retraites la le discours porté par les ministres Olivier Véran lui-même qui disait il y aura un vote évidemment il y aura un vote vous l'avez encore entendu dans l'extrait que vous avez passé et au moment où devait y avoir ce fameux vote ils se sont dérobés en disant 49-3 pourquoi parce que entre ce qu'on dit et ce qu'on fait il y a un hiatus au gouvernement et la réalité c'est qu'effectivement ils vont sans doute choisir de tout mettre en œuvre pour ne pas voter je m’étonne que les ministres de notre République et peur du vote de l'Assemblée nationale ça a dit quelque chose de la fragilité de ceux qui nous gouvernent est-ce que vous pensez qu'il y a une borne privé va se laisser je pense que la pression elle est énorme pour la présidente de l'Assemblée nationale mais elle n'est plus aujourd'hui à ce moment compétente pour dire si oui ou non l'article 40 doit être mise en oeuvre le texte de loi il a été la proposition de loi elle a été reçue par le Bureau d'assemblée nationale c'est le premier volet pour savoir s'il y a recevabilité ou pas ça a été reçu le deuxième et dernier volet sur la recevabilité c'est s'il y a un membre du Parlement ou le gouvernement dit il y a peut-être un sujet article 40 ce qu'a fait la présidente de la commission des affaires sociales dans ces cas-là celui qui répond c'est le président de la commission des finances Éric Coquerel celui-là il dira je le crois que ça n'est pas le sujet l'article 40 et je pense qu'ils vont user de stratagèmes douteux pour essayer de diluer la questionnaire peut-être je ne sais pas si c'est constitutionnel de considérer que la lecture de du règlement intérieur du Règlement de l'Assemblée nationale permet aux rapports général du budget de mettre en cause la parole du président de la commission des finances vous voulez que je vous dise pour dénouer la crise dans laquelle nous sommes les gens dehors ils attendent qu'une seule chose qui puisse y avoir un débat tranquille serein puis un vote pour savoir si leur représentant il valide ou non la loi qui a été proposée et mise en oeuvre par le gouvernement à travers le recours aux 49-3 il est simple la question est simple est-ce que oui ou non vous voulez un abroger la réforme de une conférence sociale pour trouver les moyens d'équilibre c'est ce qu'on peut discuter et voter le 8 juin à condition que le gouvernement le permette alors face à cette possibilité de l'obstruction la figure la plus emblématique de l'iode Charles de Courson a eu des propos assez forts en gros en dépit de ces manœuvres le gouvernement n'est pas viable sur le long terme c'est un peu le message qu'il envoie on écoute ce qu'il a dit sur Sud Radio il y a bien d'autres textes dans lequel nous pourrons déposer des motions de censure et le gouvernement finira par tomber c'est ce que vous vous prévenez à par la suite quoi mais sur la loi de finances et la loi de financement la société sociale le gouvernement d'ailleurs adore déjà annoncé qu'il le ferait adopter à coup de 49-3 bah la réponse au 43 c'est une motion de censure mais je ne pense pas que indéfiniment une par croissante des républicains voteront puisque tout se joue au sein du groupe les républicains donc voilà Benjamin cette huile est-ce que la chute du gouvernement et la seule solution pour sortir la crise politique dans laquelle nous sommes plongés s'il refuse ce que vous pouvez considérer comme une main tendue de haute proposition de loi je pense que celui qui a les clés de la situation c'est le président de la République pourquoi je vous dis ça parce que il a été élu dans un second tour face à Madame Le Pen ou un électeur sur deux qui a voté pour lui votez contre Madame Le Pen j'en fais partie lors des élections législatives il a obtenu une majorité relative c'est-à-dire que seul ils ne peuvent pas décider de l'orientation politique pour la France dans cette situation et bloquer sur la question des retraites après être passé en force alors que la rue a démontré de manière pacifique sont désaccords alors que l'opinion publique est très largement défavorable nous proposons un vote et les français pour deux tiers d'entre eux presque 70%, souhaite qu'il y ait un vote vous comprenez bien que s'ils font tout pour qu'il n'y ait pas de vote la colère et le ressentiment vont pas s'éteindre et moi je pense que celui qui peut dénouer la crise c'est le président de la République en disant enfin oui je regarde la réalité je comprends que je ne suis pas majoritaire dans ce pays et que nous devons travailler différemment la difficulté pour le gouvernement c'est que à l'Assemblée nationale ils sont entourés de parlementaires de la majorité qui ont vécu des heures dorées où ils étaient majoritaires seuls où il pouvait décider seul et conduire sans se soucier des oppositions aujourd'hui s'ils ne sont pas capables de construire le compromis d'aller vers l'autre dans la différence et d'essayer de trouver des passerelles alors il n'y arriveront pas ils finiront par chuter et le groupe lutte auquel j'appartiens il est issu d'une tradition qui est celle du combat électoral comme pour tout le monde mais après les élections qui consistent à dire maintenant nous devons travailler au compromis dans les territoires nous avons travaillé avec des gens de toutes les sensibilités politiques de l'arc républicain pour essayer de faire avancer les choses pour l'intérêt général de nos territoires et du pays on est de le faire à condition qu'il n'y ait pas de surdité et d'entêtement de la part de ceux qui ont la responsabilité de permettre ce compromis le président de la République Elizabeth borne ils n'ont aucun mérite à convaincre les gens qui sont déjà d'accord avec eux sur les réformes qui veulent mener ils doivent permettre de discuter sereinement avec des gens qui pensent autrement pour essayer de permettre des convergences moi je considère que il y a des urgences sur l'inflation on le vit tous les jours sur la question des territoires parfois relégués ou sentiment d'abandon sur l'hôpital public qui est en dédiquer sens reconnaissons le aujourd'hui pour traiter sur ces urgences il faut d'abord retrouver le chemin de l'apaisement et du dialogue ça passe par la proposition que nous avons faite ça passe aussi sans doute par la capacité du président de la République à enfin entendre les messages les messages pardon et changer de méthode avec un gouvernement qui fera tout à fait différemment mais s'il n'entend pas les messages est-ce qu'il est est-ce qu'il est souhaitable que le gouvernement borne tombe moi je considère que la balle est dans leur camp et s'il ne saisissent pas les occasions de retisser le lien avec les autres groupes d'opposition avec les Français finalement qui les attendent parce qu'ils sont conscients des urgences alors il porteront une responsabilité et chacun prendra les siennes nous avons quelques outils là où ils ont un trousseau d'armes constitutionnel importantes à leur disposition nous avons quelques outils la motion de censure peut en faire partie ça a déjà été le cas par le passé mais moi je veux croire aujourd'hui qu'on sera en capacité de débattre et de voter de 8 juin pour démontrer que nous avions raison et à contrario je vais aller jusqu'au bout pourquoi tout à fait transparent si le 8 juin il y a un vote et qu'une majorité de députés disent nous ne sommes pas favorables à l'abrogation de la réforme nous en prendrons acte parce que nous respectons le Parlement le la difficulté la blessure démocratique c'est l'absence de vote du de l'Assemblée nationale sur une réforme aussi essentielle que celle de la réforme des retraites alors de fait se pose la question de la proposition alternative si l'article 7 donc la réforme des retraites tombent parce que l'article 7 c'est le cœur de cette réforme qu'est-ce que vous proposez à la place les oppositions ne sont pas d'accord et même au sein de Dieu vous n'avez pas même si vous en défendez une position absolument homogène on avait fait quelques propositions qui étaient partagées par tous les groupes par tous les membres du groupe liott je précise pour être tout à fait au clair que ce n'est plus l'article 7 dans la loi d'aujourd'hui c'est l'article 10 mais vous avez raison c'était l'article 7 dans le cadre de la discussion nous avons fait des propositions nous avons fait des propositions pour parler de CSG pour pouvoir la moduler nous avons fait des propositions sur les transactions financières et d'ailleurs dans la niche du 8 juin après le texte sur les retraites si il est débattu et voté il y aura une proposition qui vient du co-président néjlen pour essayer de récupérer 3 milliards d'euros sur les transactions financières donc on veut démontrer qu'il y a d'autres moyens d'aller chercher des financements et puis nous voulons parler en fin de la question de l'emploi des seniors puisque on nous avait vendu un dispositif qui était malheureusement une opérant le Conseil constitutionnel en a censuré une partie donc nous avons des outils à disposition on pourrait parler tranquillement avec les organisations syndicales de la question des salaires des femmes qui s'il pouvait rattraper progressivement le retard qu'ils enregistrent avec le salaire des hommes vous n'auriez plus de problèmes d'équilibre du système donc il y a des propositions qui existent le désaccord fondamental depuis le départ c'est qu'on a fermé les yeux sur les hypothèses du capital sur les hypothèses du patrimoine et on a dit on va demander aux gens de travailler deux ans de plus c'est ce déséquilibre là qui n'est pas acceptable quelque part est-ce que nous institutions ne sont pas malades est-ce que tout ce qui se passe là ne vient pas comme pour montrer que la Cinquième République ne peut plus rencontrer le désir de démocratie des Français notamment des nouvelles générations en 2023 c'est marrant que vous disiez ça parce que je vous parlais de la niche donc la journée de l'iode le 8 juin on a déposé plusieurs textes le premier c'est la brogation de la réforme le deuxième c'est des recettes nouvelles en taxant les transactions financières parce qu'on considère qu'il faut partager les efforts le troisième ça concerne le renouvellement démocratique nous nous considérons qu'il y a une crise démocratique et qu'il faut pouvoir y apporter des réponses il y a plein de réponses qu'on peut apporter j'y viens dans un instant comment on essaye d'activer plus facilement la question du référendum on en a parlé il y a quelques semaines on sait tous rendus compte que le référendum d'initiative partagé c'était un machin qu'on n'arrivait pas à utiliser on peut se poser peut-être fait pour que ça ne soit jamais on peut abaisser le seuil peut-être à un million de personnes on peut essayer de l'activer plus facilement on peut inverser le calendrier des présidentielles et des législatives pour que le Parlement soit plus puissant et nous nous avons fait une proposition de loi que je porterai le 8 juin sur la reconnaissance du vote blanc et sur l'automatisation des inscriptions sur les listes électorales des électeurs pour permettre une expression plus nette qui correspond à la réalité et nous disons si nous changeons le contrat citoyen entre nous alors nous pouvons demander à ce que le vote devienne obligatoire à condition qu'ils prennent en compte toutes les expressions des citoyens aujourd'hui vous êtes un citoyen en colère si vous voulez venir voter blanc vous êtes mélangé avec les votes nuls c'est à dire celui qui vote Batman par provocation il est mélangé avec mon vol blanc qui était un vote de rejet et je suis parfois avec des abstentionnistes qui me disent ça ne sert plus rien puisqu'on n'entend pas ce que je souhaite on dépose une proposition qui vise à reconnaître le vote blanc et à dire s'il y a une majorité de gens qui votent blanc l'élection elle tombe c'est les nouvelles règles du jeu démocratique elles doivent s'imposer à nous à travers un débat de fond alors on a une journée en une journée on peut pas revisiter toutes les institutions mais on met le pied dans la porte en disant nous nous considérons qu'il y a un problème dans l'usage démocratique dans ce pays qu'on doit le rénover alors certains parleront de réforme des institutions d'autres de la 6e république quoi qu'il en soit vous n'êtes pas pour la 6e république ça dépend ce que ça veut dire l'acceptation que quand non aujourd'hui les médias et les politiques c'est la sixième république portée par Jean-Luc Mélenchon je suis pas sûr que tout ce qui est proposé par Jean-Luc Mélenchon en la matière soit partagée par l'ARC républicain et à titre personnel je suis parfois en décalage sur la question de la révocation des élus même si ça peut apparaître séduisant pour certains je considère qu'il faut légitimer les élus et quand on imagine un vote blanc reconnu et un vote obligatoire en contrepartie du contrat citoyen alors on peut se dire que quand on est élu avec 90% du correctoral on est légitime vocation des élus elle se pose à mesure où on a vu dans beaucoup de territoires vraiment des petites sous-préfectures des manifestations historiques contre la réforme des retraites on a vu que les députés notamment certains députés LR ou même acronises de ce sont complètement détachés de la volonté de ce qui les avaient fait par le montant pour voter le doigt sur la couture du pantalon et peut-être c'est ça qui fait que qu'il estime la révocation des élus quelque part est-ce que les élus sont plus sensibles au lobby et hiérarchie politique car leur propre au pulsations de la propre électorale moi je pense que mettre la focale sur les élus en considérant que cette eux les responsables c'est dangereux vous avez fait un instant j'y viens vous avez fait un sujet il y a quelques instants sur le maire de Saint-Brévin c'est une défaite pour la République quand vous avez un élu qui a été désigné par ces administrés qui abandonne ses responsabilités parce qu'il a le sentiment d'être lui-même abandonné par la République et ceux qui doivent le protéger c'est un échec pour toute la République et donc moi je veux bien qu'on pose quatre figure je veux bien qu'on pose la question de la responsabilité des élus mais je préfère à titre personnel commencez par faire en sorte de les légitimer encore davantage dans les choix et les responsabilités qu'ils doivent emprunter que vous posiez la question de comment on contrôle comment on fait en sorte qu'ils puissent respecter leurs engagements comment on insuffle de la respiration à la démocratie je crois que je peux dire que je le partage aisément sur les moyens d'y arriver il faudrait plus de temps qu'une niche parlementaire ou qu'un débat entre nous pour essayer de créer les conditions de de convergence ce qui m'intéresse moi ça n'est pas de prendre la position de l'un ou de l'autre c'est de vérifier quelles sont les propositions qui peuvent faire sens et convergence pour réunir le pays parce qu'aujourd'hui on souffre tous d'un élément c'est la fracturation c'est de regarder l'autre en considérant qu'il peut être un ennemi un danger ou un adversaire moi je préfère les moments où on se retrouve malgré nos différences c'est le cachet Elliot mais c'est le cas dans la vie de tous les jours moi je suis issu du milieu associatif et du football par exemple quand on unie nos forces je crois qu'on est plus fort on parle souvent des fractures et des différences entre nous parlons de ce qui nous rassemble ce qui nous rassemble c'est ça a pu être aujourd'hui le soutien en mer de Saint-Brevin qui était un peu gêné par un certain nombre de ses soutiens mais les soutiens ils étaient là ce qui arrivait à Saint-Brevin nous montre ce qui peut arriver en France c'est-à-dire un débordement un débordement par et en retour au vieux démons en fait de ce pays qui ont été vaincus il y a environ 80 ans comment comment analyser vous ce qui est arrivé au maire de Saint-Brévin et comment évaluez-vous la menace fasciste en France il y a une montée indéniable de la violence dans le pays de la brutalité et de la radicalité moi je ne ferai jamais partie de ceux qui mettent sur le même plan la gauche radicale qui emprunte parfois des chemins douteux quand on pose avec un ballon de football à l'effigie d'un ministre il y a une forme de violence symbolique que j'aurais prouve totalement mais comparé ou parler de d'un député quand vous comparez cela à l'histoire de l'extrême gauche pardon à l'histoire de l'extrême droite à l'antisémitisme au racisme aux totalitarisme au conflit que nous avons connu et aux situations historiques que nous avons eues à connaître et dont nous avons eu à pâtir je crois que c'est une erreur historique majeure mais il faut reconnaître que dans ce pays et je le revendique en tant que député du groupe lot nous avons besoin de pondération de modération et d'exemplarité vous savez l'Assemblée nationale s'est regard partout nos concitoyens parfois avec distance et des daims mais c'est regarder par tout le monde et dans nos positionnements dans nos discours nous nous devons jamais perdre de vue que c'est une caisse de résonance donc il ne faut légitimer aucune forme de violence ça a été dit dans votre propos tout à l'heure sur le maire de Saint-Brévin il y a eu un hommage de l'Assemblée nationale qui s'est naturellement positionné en soutien du maire en considérant que c'était absolument inacceptable à ce moment-là extrême droite française qui se cache est restée assise sur les bancs n'a pas branché pourquoi parce qu'elle est mal à l'aise elle sait au fond que c'est les racines de son histoire qui sont ici et questionnés et lorsque dans le pays on met sur le même plan une gauche radicale qui défend parfois vertement et parfois dans des conditions que je ne partage pas avec des gens qui défilent cagoulés qui se réclament de l'extrême droite historique qui font penser aux ligues qui font penser aux chemises noires je pense qu'on se trompe totalement dans l'analyse de ce qui se passe aujourd'hui et oui aujourd'hui il faut être absolument vigilant à ne pas pré-remper les choses de cette manière comme le pouvoir le fait c'est ce qu'il fait je pense que le gouvernement se trompe de manière abusive sur cette question parce que même si je rejette les propositions politiques d'une gauche radicale je considère qu'elle n'a rien à voir avec l'extrême droite française et son histoire et l'émanation de ce qu'elle est aujourd'hui avec Madame Le Pen si vous le permettez on va désormais passer aux questions des internautes sociaux et abonnés du média [Musique] alors vous avez trois questions la première question vient de Raoul qui nous l'a envoyé par mail il dit vous présenter un projet de loi pour abroger la réforme des retraites pourtant une partie de votre groupe c'est abstenu lors de la motion de censure faisant échouer de peu la distribution du gouvernement quelle réaction à cela ça lui Raoul c'est pas le même sujet c'est pas la même question est-ce que vous êtes pour l'abrogation de la réforme des retraites et est-ce que vous voulez faire tomber le gouvernement c'est pas la même chose et je crois que il faut relever mais je l'ai dit tout à l'heure dans mes propos que ce groupe qui n'a pas une identité politique uniforme il est en situation aujourd'hui de peser parce qu'il est uni donc vous pouvez relever que deux parlementaires sur 20 n'ont pas voté la motion de censure mais moi je veux relever que malgré nos différences malgré nos itinéraires de droite comme de gauche de centre d'ailleurs des lieux historiques comme Charles Courson pour qui j'ai beaucoup de respect ou d'élus des territoires qui accèdent aux responsabilités à l'Assemblée nationale tout cela on se retrouve pour dire qu'ils sont en désaccord et donc ils vont tous voter pour votre opposition de loi je le crois on va voir on va voir rendez-vous le 8 juin rendez-vous le 8 juin alors comment allez-vous réagir s'il exécutif blog votre proposition de ce pression de l'âge du départ à la retraite à 64 ans avez-vous des droits des voies de recours c'est Vegas qui pose la question et on suppose que il parle ou elle de voie de recours juridique il n'y a pas de voie de recours la réalité de des groupes d'opposition dans l'Assemblée nationale c'est qu'ils ont une journée par an qu'on appelle la niche parlementaire où on peut déposer les textes qu'on a envie de déposer et de voir débattre nous nous l'avons fait dans un esprit constructif pour apaiser le pays si jamais le gouvernement considère que c'est uniquement une forme de piège politique et qu'il veut l'éviter pour se sauver la face à mon avis il commettront une erreur politique majeure qui ne permettra pas d'apaiser le pays et qui nous laissera dans une situation d'incompréhension totale ce que nous ferons à ce moment-là nous le collectivement avec les 21 parlementaires je ne veux pas préjugé de ce qui va se passer nous nous battons pour démontrer l'arnaque et les propos de Monsieur Véran sont assez symptomatiques en la matière des postures du gouvernement pour dire que tout cela a été recevable on démontrant qu'ils ne veulent pas voter et j'espère que d'ici là il retrouvera la raison parce que sinon la colère dans la rue elle continuera à exister et plus encore la colère froide sourde de ce qui se sont exprimés qui n'ont pas été entendus qui n'ont plus les moyens de faire grève parce que financièrement ils ne s'en sortent plus cette colère là lancinante et durable elle pèsera alors dernière question l'internaute vendredi prochain se tiendra à l'assemblée générale de tout à la question est de Martine sur Instagram Martine demande on ne dit prochain se tiendra l'assemblée générale de Total énergie des opposants appellent un blocage est-ce que vous y serez non on ne sera pas non pas que il y a pas de sujet à la matière mais dans un premier temps nous nous considérons qu'il faut pouvoir avoir une capacité à dialoguer et particulièrement avec ceux avec lesquels nous ne sommes pas d'accord il y a ceux qui choisissent des modes d'action que je peux considérer comme radical qui peuvent être considérés par d'autres comme étant nécessaire nous les respectons absolument mais c'est par la voie du dialogue que nous avons fait le choix de construire la notre itinéraire politique si vous me posez la question Martine de la répartition des richesses si vous me posez la question de savoir si ce qui se sont enrichis largement pendant la crise doivent être plus taxés et doivent partager les richesses la réponse est inévitablement oui évidemment dans la manière de faire nous verrons qu'est-ce qui est le plus est-ce que vous considérez que ce qui vont houspiller les actionnaires de Total à l'assemblée générale le vendredi est-ce que pour vous c'est de la violence parce que vous avez dit notre pays on proie a des violences est-ce que ça c'est de la violence disons que je n'ai pas la culture de la radicalité de l'opposition parce que justement on peut pour mieux déchimer ce type d'actions de la majorité la minorité parlementaire par la minorité au pouvoir comme vous pouvez le dire le pouvoir en gros la macronie considère que ces actions la relève de la violence par exemple les actions des soulèvements de la Terre ce qui s'est passé à sainte-solide il parle de violence des manifestants c'est à dire cette manière rue de et frontale de poser le problème et d'attirer les regards des médias de faire de faire conflictualité est-ce que ça c'est de la violence moi je ne suis pas pour la conflictualité parce que je vous l'ai dit tout à l'heure je considère que ça fracture vous avez parlé de sainte Soline c'est un bon exemple est-ce qu'il faut absolument euh des blessés des gens qui mettent leur vie en danger des forces des forces de l'ordre mobilisés à ce point des manifestants qui utilisent des boules de pétanque pour permettre d'attirer l'attention et en peut-être que le temps est à la radicalité je ne le crois pas mais est-ce qu'on peut est-ce qu'on doit mettre sur le même point la manifestation de sainte Soline avec une manifestation qui viserait à dire à Total énergie qu'il est temps de partager les bénéfices et les richesses au profit de ceux qui ont été en première ligne ça dépend du mode d'action moi je respecte ce qui est fait par les uns les autres mais je ne suis pas sûr que ce soit constructif je préfère les mettre autour de la table les contraindre plutôt que de les hospiller parce qu'au-delà de la communication et du moment médiatique que ça représente il faut pouvoir trouver des solutions concrètes qui nous amènent à des solutions qui bénéficient à tous alors nous sommes dans une période on va le voir peut-être encore lors des élections européennes ou la question écologique la justice sociale et écologique elle doit être au centre du jeu c'est évident les modes d'action qui vise à la symbolique à outrance je ne suis pas sûr qu'elle servent la cause beaucoup de dialogues mais d'un point de vue concret que le possédant a intérêt à entrer en dialogue avec le dépôt CD c'est une question philosophique oui il faudrait au moins 4 heures et une note au bac en la matière moi je considère que notre rôle de parlementaire c'est d'user des outils qui sont les nôtres pour permettre un que les thématiques soient sur le devant de la scène 2 de faire des propositions constructives et lorsque vous êtes en situation de créer le compromis vous n'êtes plus tout à fait exactement dans ce que vous espériez vous votre voisin d'en face n'est plus tout à fait dans ce qu'il espérait lui mais ensemble nous avons construit un chemin commun et c'est ça l'essentiel aujourd'hui être capable de dégager des chemins communs face aux urgences qui sont nombreuses même l'UR bien sûr qu'on espère un scénario médian à 2 degrés plutôt que 4 mais pour ça il faut prendre des responsabilités à l'échelle nationale en discuter à l'échelle locale avec les collectivités avec les usagers et puis surtout avec ceux qui sont les principaux émetteurs ceux qui sont les principaux responsables ça pose la question des États qui sont plus polluants que d'autres ça pose la question de gens qui ont beaucoup plus de moyens et qui pèsent beaucoup plus sur l'empreinte carbone c'est clair que dans notre pays dans notre Europe ou dans notre humanité ce ne sont pas les les classes extrêmement populaires en difficulté qui pèsent sur l'empreinte carbone généralement ce sont les grandes fortunes ce sont les grands groupes et c'est assez aussi avec cela qu'il faut entrer en négociation dur merci beaucoup Benjamin sainte-huile nous avoir évoqué le logiciel de l'iode et d'avoir évoqué des combats à venir début juin merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette émission avant de vous laisser il est important de vous rappeler que si le média existe que si nos programmes sont accessibles gratuitement c'est grâce à vous qui partagez nos vidéos et qui nous financer merci pour les autres n'hésitez plus rendez-vous sur le média-tv.fr pour vous abonner des 5 euros par mois afin de vivre la première chaîne d'info indépendante du pays aussi vous le savez nous sommes dans une campagne qui vise à faire débarquer le média à la télévision notre dossier a été déposé auprès de l'arcome mais des réticences persistent chez certains opérateurs de boxe qui ne trouvent pas notre modèle économique viable nous avons donc lancé une pétition dans l'objectif est de démontrer le contraire qu'il y a dans ce pays des dizaines voire des centaines de milliers de citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'infos et de combat comme le média déjà 40 000 signatures merci beaucoup on continue de se mobiliser signer et faites signer vos proches rendez-vous sur une télé pour vous pour le média tv.fr quant à moi je vous remercie encore et je vous dis à bientôt [Musique]