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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 septembre 2025 45 min

Chute de Bayrou : qui pour Matignon ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Avant de revenir sur la suite, retour sur ce qui s'est passé hier à l'Assemblée nationale. On le disait, un 364 voix contre le IKRV, c'est un échec sévère pour François Baï. Oui, c'est beaucoup et c'est sans appel.

C'estàd qu'il y a pas de c'est pas un score serré et le gouvernement est tombé sur pour la première fois dans l'histoire de la 5e République sur ce type de vote de confiance. D'ailleurs, c'est c'est étonnant parce que ça interroge sur le choix même de cette procédure en fait pour le pour le premier ministre aussitôt et alors même que finalement la discussion budgétaire n'avait même pas commencé avec les chambres parlementaires. C'est une erreur selon vous qu'il a commise François Baï, une erreur politique.

Il aurait pas dû demander la conscience. Crois s'est rendu il s'est rendu compte lui-même que assez tôt que ça ça ne ça ne produirait pas d'effet, qu'il n'arriverait pas à faire adopter un budget. Donc je crois que bon c'est c'est toujours surprenant de voir qu'il a choisi cette procédure là.

Elle avait jamais été choisi auparavant et surtout elle a jamais donné ce résultat là. Donc l'histoire parlementaire dira ce que ce que ce qu' général ou c'est une forme de l'acheté face à l'impossible équation budgétaire. Problème de méthode aussi.

Il y a sans doute Christine Lavard a raison, un problème un problème de de méthodologie dans l'été parce que entre la la fin de la session parlementaire autour du 14 juillet et puis hier, il y avait sans doute du temps à passer de manière extrêmement large avec l'ensemble des formations politiques représentées à l'Assemblée nationale. L'équation de Michel Barnier ou l'équation de Michel Baou, ce sont deux personnages politiques capables de discuter avec tout le monde. du moins on leur aurait pas reproché de prendre langue y compris avec Lfi, y compris avec le RN, y compris avec Eric Koti pour au moins trouver le chemin qui conduit qui conduit à un budget et ils pouvaient le faire avec leur équation personnelle et ça n'a pas été le cas.

Donc voilà, c'est maintenant il faut passer vite à à la phase suivante. On va parler problème de méthode vous dit Christine Lavarde. Les républicains ont été divisé dans dans leur vote.

Une majorité a voté pour mais il y a eu 13 comptes, neuf abstentions. Vous l'auriez voté la confiance à François ? Alors moi je l'aurais voté parce qu'aujourd'hui la situation de notre pays appelle à ce qu'effectivement on ait un budget, on aille de l'avant.

Il y a qu'à voir comment les milieux économiques sont inquiets, ne savent pas ce qui va se passer demain. Je je devais avoir des rendez-vous aujourd'hui avec des responsables qui m'ont dit "Bah en fait non, on va décaler puisque ça se trouve tout ce qu'on va vous dire aujourd'hui sera obsolète dans 15 jours." Et quand je dis problème de méthode, c'est qu'hier le premier ministre appelé à voter la confiance sur un constat qu'on partage unanimement.

Aujourd'hui, notre pays avec 3400 milliards de dettes ne peut plus continuer à dépenser sans compter. Euh, on a eu ce mirage de l'argent magique qui a duré longtemps, qui a installé des mauvaises habitudes. Il est temps de revenir un rythme de dépense qui correspond à nos moyens.

Euh mais le problème c'est que si ce constat effectivement, il peut être partagé assez largement, hein, je pense que quel que soit le parti qui arrivera au pouvoir en 2027, il n'aura pas les coups des franches pour faire ce qu'il veut. Parce que quoi qu'on en pense, il y a quand même la réalité des marchés, la réalité des milieux économiques. Le problème, c'est qu'en fait les solutions ont déjà été présenté aux français dans le discours du 15 juillet et que dans ces solutions, dans ces réponses apporteres, il y avait un certain nombre de points que nous nous ne partageons pas, notamment sur la question des deux jours fériers.

Ce n'est pas mettre plus de gens au travail pour augmenter le volume de cotisation, c'était continuer à faire cotiser plus ceux qui travaille déjà. Et aujourd'hui, le problème en France n'est pas qu'on ne travaille pas assez quand on travaille. on travaille beaucoup, on travaille plus que la moyenne des pays de l'OCDE, c'est qu'il n'y a trop de gens qui ne sont pas sur le marché du travail et c'est à ces problèmes là qu'il faut s'attaquer.

Donc si on est d'accord sur le constat, on ne partageait pas l'intégralité des solutions. Notre parti, les républicains, nous étions prêts bien évidemment à à discuter et à continuer à amender pour infiner voter un budget si le premier ministre avait été jusqu'à présenter un budget devant le devant le parlement. Mais je comprends du coup euh mes collègues qui eux ont dit "Les solutions ne nous vont pas, on est d'accord avec le constat mais problème de méthode, problème de calendrier.

En juillet sur le constat, nous aurions dit oui." Le problème c'est qu'il y avait les solutions qui étaient déjà présentées. Et on va accueillir Rachid Temal, le sénateur socialiste du Valdoise qui nous rejoint.

Bonjour Rachid Temal, merci d'être avec nous. La gauche qui unanimement voté contre la confiance à François Bairou. Est-ce que vous le partagez le constat puisque le vote il était sur la situation budgétaire de la France ?

Le constat le partagez Yan Bressard ? Premier ministre aurait sans doute voulu que le vote porte sur le constat. La réalité c'est que le vote ne portait pas que sur le constat.

Comme le Premier ministre avait présenté dès le 15 juillet les propositions qu'il mettait sur la table pour remédier au constat qu'il adressait lui-même, inévitablement les parlementaires se prononçaient aussi sur les solutions qu'il avait qu'il avait proposé. Mais je pense au fond que le vote d'hier, c'est un vote logique parce qu'il mettent un terme à une situation totalement absurde. Nous avions un premier ministre qui était issu d'un camp qui avait été battu à plat de couture aux dernières élections législatives.

Un premier ministre qui prétendait résoudre les difficultés budgétaires du pays alors même qu'il a soutenu tous les budgets depuis 8 ans qui ont contenu qui ont conduit pardon à un accroissement de la dette de 1000 milliards d'euros. et un premier ministre qui enfin propose comme solution de demander aux plus modestes, aux travailleurs, à ceux qui n'ont que leur travail pour vivre de mettre la main à la poche afin de préserver les privilèges des plus fortunés. Enfin, à un moment donné, cette équation, elle ne tient pas et il est bien logique qu'une majorité de parlementaires ait fini par rejeter ce Premier ministre et son gouvernement.

Euh mais surtout le Premier ministre ces derniers jours, il a multiplié euh les prestations médiatiques, n a cherché au fond à faire croire à une fable. Il a fait croire qu'il était confronté à des forces politiques récalcitrantes à l'effort alors même que lui pouvait s'appuyer sur l'opinion des Français. La réalité, c'est que le Premier ministre était à la fois rejeté par les forces politiques et par les Français.

Et j'ai envie de dire de manière encore plus massive par les Français eux-mêmes. Si hier il y a une telle majorité pour le rejeter, c'est aussi parce que tout au long de l'été, les députés ont entendu leurs concitoyens dire qu'ils ne pouvaient plus de François Baïou et surtout de sa politique. Et donc ce qui doit être à l'ordre du jour maintenant, c'est un changement de politique.

Pas seulement un changement de premier ministre, un changement de politique. Il y a pas de discussion possible entre les socialistes et François Rachel. Bah pour discuter, il faut faut être deux.

D'abord, je rappelle que le premier ministre, enfin l'ancien premier ministre a présenté son projet de budget euh qui est d'un budget injuste socialement et dangereux économiquement le 15 juillet après la session parlementaire. C'est assez surprenant comme démarche. Tout l'été, il a été il a refusé tout dialogue et je rappelle que même hier dans son discours, il a j'allais dire tapé entre guillemets euh les propositions des différentes oppositions.

Il n'a jamais souhaité discuter pour une raison simple, c'est que dès le 15 juillet euh euh monsieur Baou préparait sa sortie. C'est ça la véritable histoire qu'on on ne raconte pas dès le qu'un juice savait que ça ne marcherait pas. D'ailleurs, j'en veux pour preuve si je prends les votes à l'assemblée d'hier, le si je prends les républicains.

Près de la moitié des républicains n'ont pas voté pour la confiance. Donc même le socle commun était ne refusé. Je rappelle que en tout l'été, il y avait des silences assourdissants d'une partie du socle commun sur les propositions.

Donc nous, on nous a en fait des propositions, mais on nous a expliqué dès le dès le début, monsieur Baou nous a expliqué que tout ça était à jeté. Donc en fait, il a souhaité, il a choisi son ego plutôt que le pays et on en est là aujourd'hui. Donc je pense que maintenant il faut reprendre la méthode, reprendre la copie et nous nous avons fait des propositions comme d'autres forces politiques et ben il faut maintenant commencer à en discuter parce que l'enjeu, il faut être honnête ça sa solution c'était je l'ai dit injuste et dangereux économiquement pour pour le pays et les Français.

Bon il faut maintenant trouver un peu plus de raisons. Je crois que chacun sait que à l'assemblée, il n'y a pas de majorité, aucun camp, aucun parti de majorité seul. Il faut trouver les voies et les passages mais ça c'est là maintenant le débat qu'il faut qu'on ouvre.

Mais maintenant, j'espère que la personnalité qui sera nommée par le premier ministre, même si je préfère que soit une personnalité bien sûr de gauche, puisse être ouverte à la discussion parce que je crois que l'enjeu qui est le nôtre, c'est comment on a un budget qui fait fonctionner le pays dans les prochaines semaines et qui surtout redonne de l'espoir aux français. Et c'est vrai que quand dans la dans le précédent enfin qui a pas été un projet de budget, on sait pas vraiment dire ce que c'était, c'était l'effort, je rappelle que c'était la troisème réforme sur les chômeurs. Par contre quand c'est la question d'avoir d'avoir en cas de faire que toute la France participe à l'effort, les plus riches eux étaient exonérés.

Donc ça ne pouvait pas fonctionner et puis je parle même pas de la saignée auprès des collectivités et cetera. Donc tout ça n'est pas acceptable et je crois qu'il le savait depuis le début. Maintenant qu'il nous a quitté, il faut maintenant avancer pour le pays.

OK. Le carv, il a cherché à sortir dès le 15 juillet pour vous François Vaon. Non, tout ça a été préparé.

Non, je suis pas certain. Ce qu'on voit que la période de l'été n'a pas été mise à profit suffisamment pour trouver le la voie de passage dont Rachid Talpart, c'est-à-dire une voie de passage politique sur les mesures proposées effectivement après le 14 juillet et les propositions des uns et des autres qui auraient pu être des amendements comme on dit en procédure parlementaire, c'est-à-dire des modifications significatives effectivement sur le le le nombre de personnes qui travaillent qui contribuent à l'effort. Et puis aussi, faut le dire quand même, mais près de la moitié de la dette souscrite aujourd'hui résulte des déficits des régimes sociaux.

Donc, il y a vraiment, c'est pas seulement le train de vie de l'État. Et j'espère que au moins s'il y a eu un mérite de la part de François Baou, c'est d'avoir mis la focale sur la dette. Mais j'espère que le message a bien été entendu de de comment elle se décompose en réalité des des cadeaux fiscaux non financés aux entreprises un un des questions don des baisses d'impôts sur les entreprises effectivement le le quoi qu'il en coûte général Ukraine Covid et cetera et la question du déficit des régimes de retraite.

Donc ça c'est vraiment la réalité à laquelle on on doit faire face et c'est vraiment un un donc ce pays euh moi moi j'aime jeis vous vous vous faire part d'un d'un sentiment moi j'ai j'ai traversé le pays à deux reprises c cet été le pays n'est pas foutu en réalité ce pays a des a des ressorts incroyables. Il y a énormément de gens qui ont qui ont des idées qui travaillent et cetera. Donc espèce de climat anxiogène à la veille d'un grand mouvement social dont sait pas trop d'où il vient. si vient de l'extrême droite ou de l'extrême gauche, c'est quand même moi je crois que le pays n'est pas foutu et donc le le nouveau premier ministre qui sera nommé dans les jours qui viennent, c'est ça, c'est aussi de porter un discours, c'est un discours positif et pas seulement hyper anxiogène.

Et justement François Baou qui espérait raller euh les Français, euh on est à la veille du 10 septembre, un mouvement bloc est envisagé. Dès hier, dans plusieurs villes de France, on va le voir à Renn, à Paris, à Po à Marseille, des milliers de manifestants ont fêté la chute de François Bairou. Les pots de départ étaient organisé notamment devant des mairies.

On va écouter l'un des manifestants, c'était à Marseille. Une forme de soulagement parce que il avait quand même préparé pendant l'été dans le dos des Français un plan d'austérité massif où on faisait les poches des pauvres au lieu d'aller chercher l'argent le donc ça veut dire qu'avec le départ de de François Beou, c'est l'abandon de ce plan. Donc ça c'est déjà une bonne nouvelle.

Alors on entend se manifestant un plan d'austérité massif. L'abandon de ce plan est une bonne nouvelle dit-il. Qu'est-ce que vous vous en pensez Christine Lavard de de ces manifestations et et de ce qu'on dit hier soir ces manifestants ?

Alors le sujet c'est que dans le plan d'austérité en fait déjà les milliards, est-ce que 44 milliards 20 milliards ça parle vraiment au français ? J'en suis pas convaincu, on n pas les ordres de grandeur. Mais déjà dans ces 44 milliards, il y a une partie, c'est uniquement on n'augmente pas la dépense par rapport à ce qu'elle ce qui aurait dû être si jamais on ne fait rien.

Et ça reprendre ça représente quasiment la moitié de l'effort. Donc finalement le véritable effort de diminution de la dépense, il porte en gros sur une grosse vingtaine de milliards. Donc voilà, budget d'austérité.

Enfin aujourd'hui, quel ménage dépense plus qu'il ne reçoit ? Enfin, je veux dire, si la France était un ménage, on serait à la Banque de France en procédure de surendettement depuis bien longtemps. Donc, je sais pas si on peut parler d'austérité.

Le problème, c'est que ces chiffres, il ils ne parlent pas, ils ne représentent rien. Et moi, j'ai aussi l'impression euh un peu comme Loï Hervé, je me suis déplacée, j'ai entendu alors que d'habitude l'été spontanément les gens nous posent des questions, veulent avoir notre avis sur telle situation. Mais là, personne ne m'a parlé de politique et j'ai demandé, j'ai sondé auprès de moi d'autres qui m'ont dit pareil en fait les gens un rejet, un rejet de la politique, les gens n'attendent plus rien des politiques et j'ai l'impression que les gens se disent qu'en fait c'est aide-toi et le ciel t'aidera.

C'est-à-dire que je me débrouille et les gens se replient beaucoup sur leur sphère familiale, leurs activités, le quotidien sans se projeter en fait, se disant "Bon, de toute façon, voilà, le premier ministre va tomber." Bon, de toute façon, on le savait déjà. Comment vous le vivez ça à vous élu ?

C'est quoi du découragement pour vous ? Ça pose question. En même temps, on nous dit on a rien fait.

Moi, je peux vous le dire, je n'ai jamais fait autant de réunions pour préparer un budget. On a dit qu'on a rien fait. Non, non, mais je parlais de François.

Et ben oui, mais on a moi j'ai eu des réunions plusieurs réunions avec les éc mais pas avec les oppositions. Voilà. Mais donc on peut et c'était franchement c'est le premier succès puisque la moitié de chez vous n'a pas voté.

Donc ça pas être convion devait pas être convaincant. On peut pas dire qu'il s'est rien passé pendant l'été. C'està-dire que chacun essayait et même à l'intérieur du socle commence justement de faire évoluer les propositions sur lesquelles on n'était pas d'accord.

Je pense que cette question des de jours fériers, elle était partagée par personne hein. On va on appartient tous les deux au socle commun. Voilà, il y avait pas un plébiscite pour la mesure mais le voilà je et il y a d'ailleurs des sondages là qui sortent ce matin sur le sentiment des Français et on voit bien que voilà, il y a un problème de confiance, un problème de ils sont désabusés et le meilleur indicateur reste quand même le taux d'épargne.

Jamais les Français n'ont autant épargné qu'en ce moment, ce qui montre de l'inquiétude. Qu'est-ce qui est massif aujourd'hui ? Et d'ailleurs le témoignage que vous avez diffusé le montre, c'est le sentiment d'injustice profond ressenti par les Français.

Moi, j'étais frappé par une chose pendant sa conférence de presse avant les vacances quand il présente ses orientations budgétaires, François Bairou développe toute une série de mesures qui visaient à peser sur les classes populaires et les classes moyennes. Deux jours fériers supprimés, 4e réforme de l'indemnisation chômage depuis 2019, doublement les des franchises médicales. Donc une batterie de mesure extrêmement précise qui de fait s'attaquait au plus vulnérables.

Et lorsque un journaliste lui pose une question sur les aides publiques aux entreprises suite au rapport de la commission d'enquête parlementaire, il dit "On verra bien." C'est-à-dire que vous avez d'un côté des mesures extrêmement précises, extrêmement dures qui pèsent sur les classes populaires et les classes moyennes et de l'autre une imprécision totale sur par exemple la remise en cause de ces aides publiques aux entreprises. 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises sans contrepartie.

Et il ne s'agit pas de dire, ce n'est pas ce que dit le rapport évidemment, qu'il faut supprimer ces aides publiques. Il s'agit simplement de dire qu'on a besoin de plus de transparence et qu'on a besoin de les conditionner à un certain nombre de critères. Et là-dessus, on n' pas entendu le Premier ministre avancer la moindre esquise de solution.

Et donc inévitablement de tout cela, ce qui n'est un sentiment d'injustice. C'est le sentiment que les efforts pèsent toujours immanquablement sur les mêmes, sur ceux qui travaillent, sur ceux qui sont les plus modestes et qui ont du mal à boucler leur fin de mois. Et pour moi, c'est ça le défi du prochain gouvernement.

Si on a envie qu'il y ait de la confiance, il y a besoin qu'il y ait de la justice sociale. Alors, on le disait, cette chute de François Baot, elle fait la une de la presse régionale. On va faire le tour de nos régions et pour commencer, on va à Nice.

On retrouve Denis Carot. Bonjour Denis. Merci beaucoup d'être avec nous directeur des rédactions du groupe Niss Matin de en une de Niss Matin la chute de François Baou.

Oui, bonjour Oriane, bonjour à tous. Le saut dans le vide hein, c'est le titre de une Den de Denis ce matin et c'est le sentiment qui domine ici et qui domine globalement chez chez les Français. C'est absolument pas la satisfaction que François Baou tombe, mais l'inquiétude, la France n'a plus de budget.

La France fait face à une dette habissale de 3350 milliards et là la France se retrouve sans sans premier ministre, sans gouvernement avec un horizon qui paraît boucher jusqu'à la présidentielle de de 2027 et à la crise politique risque de s'ajouter une crise sociale. Il y a beaucoup d'inquiétude aussi autour des journées de demain 10 septembre et de la journée de mobilisation du du 18 septembre. La les préoccupations des Français euh aujourd'hui, c'est pas de savoir si euh Xavier Bertrand ou euh euh Éric Lombard ou euh ou Gérald Darmanin va être nommé à Matignon euh ou quelques autres personnalités de la société civile, mais euh c'est de savoir euh l'avenir que qu'on leur réserve, comment on préserve son emploi, comment on défend son pouvoir d'achat.

La France est à l'arrêt alors que le monde bouge partout. On voit que nos voisins en Italie, en Espagne relèvent la tête et la France s'enfonce dans le marasme. Ce qui est en cause, c'est le sort du pays, hein.

Les Français voient que on est aujourd'hui empétré dans les petits jeux politiques, mais c'est pas du tout leur préoccupation et c'est ce que disaient votre vos intervenants précédents. Et vous le disiez en plus de de cette secousse politique, Denis, une nouvelle crise qui se profile avec l'appel du collectif Blocon. Oui.

Alors, avec des premières manifestations qui ont débuté hier en France et également dans les Alpes Maritimes et dans le V, petite mobilisation hein, quelques dizaines de personnes à Nice, à Antibe, à Toulon ou ou à Dragnan. Des manifestations assez symboliques. On demande surtout la démission d'Emmanuel Macron.

Des manifestations assez assez politiques. On a croisé beaucoup de militants ou de dirigeants LFI. On a croisé aussi par exemple à Nice Jeun Viève Luet.

C'était une des figures des gilets jaunes qui avait été blessé lors d'une d'une charge d'une charge policière lors d'une d'une manifestation. Euh là aussi beaucoup d'inquiétude dans nos départements autour de cette journée de demain et de la journée du 18. inquiétude de la population, inquiétude des chefs d'entreprise euh qui ont peur d'un ralentissement euh de l'économie et qui sont déjà pour certains dans des situations euh un peu difficiles.

Euh c'est euh ce qu'on résume à la une de ce matin, le le saut dans le vide et aujourd'hui les Français ont le vertige. Merci beaucoup Denis. Effectivement la une den ce matin, on la voit le saut dans le vide avec cette photo de François Bairou.

Merci Denis Carot d'avoir été avec nous depuis Nice. Vous entendez ce que ce que vient de nous dire Denis, l'inquiétude de certains français, l'inquiétude de certains patrons. Est-ce qu'à la crise politique, il faut ajouter une crise sociale Rachid Teman ?

Bien sûr, bien sûr que non. Mais sur les français, moi je pense que c'est une colère soure. Mais je crois que c'est vis-à-vis de l'ensemble du monde politique.

Donc je qu'on soit dans l'opposition de la majorité, je crois que nous avons collectivement intérêt parce que ça fait quand même depuis 2024 ce sketch, j'ai envie de dire. Il faut maintenant avancer et je pense qu'il faut que chacun soit responsable dans la suite des opérations. Moi je pense que le prochain premier ministre ou la prochaine premier ministre ferait bien d'accueillir dès le premier jour l'ensemble des organisations syndicales.

Je crois qu'il faut parler dans ce pays, il faut parler de ça parce que c'est vrai que la question finalement, j'ai envie de dire de la fiche de paye en tout cas de ce qu'on met dans l'assiette sur la table dans la maison et et je crois l'élément essentiel aujourd'hui. Donc personne ne veut rajeter de la crise à la crise. Il y a aujourd'hui, je le redis, tout ça déclenche parce que personne le dit mais en fait il y a un bilan depuis 2017 de ce gouvernement ce qu'on vit là sur le budget sur la dette il y a il y a il y est pour quelque chose et là il y a d'ailleurs on l'a vu il hier c'était c'est pas de la faute de François Bairou ni de la majorité ce serait comme ça bon moi j'y crois pas ça c'est un bilan très dur depuis depuis 2007 mais maintenant ce qu'il faut je crois c'est que chacun puisse avancer donc je leur dis je pense que le dialogue social doit revenir au centre des débats et je pense que ça doit être le premier acte Le premier pour vous c'est depuis 2017 par exemple Marine Le Pen dans son discours elle a dit droite gauche confondu c'est normal parce que elle elle est dans le populisme mais quand même depuis 2017 quand on parce que on n pas dit tout à l'heure mais la baisse des recettes de l'état quand vous retirez chaque année plusieurs dizaines de milliards d'euros c'est comme tout le monde au budget de l'état à la fin ça se voit et c'est aussi ce que nous vivons parce que on nous parle nous a beaucoup parlé des dépenses à retirer mais personne évoque la question des recettes je dire la que ce soit la taxe la taxe d'habitation la CVAE ou toutes des c tout ça joue à la fin je dire c'est pas compliqué je crois qu'un enfant de 4 ans comprend ça c'est la politique depuis 2017 donc ce que nous dison c'est qu'il faut regarder tous les côtés du paramètre mais je pense que euh il faut entendre ce que disent les syndicats le 18 septembre prochain il y a une mobilisation parce que on l'a dit les mesures qu'annonçait François Baou allaient pénaliser encore les salair en tout cas pour ceux qui ont la chance travailler parce qu'il y a aussi la question des chômeurs.

Donc je crois que ça doit être la priorité absolue du prochain gouvernement, c'est de recevoir les organisations syndicales salarié patronal et je crois qu' aussi les associations d'élus parce que les élus aussi jouent un rôle essentiel dans l'appuel. Donc je crois que c'est les deux premières actions, il faudra recevoir bien sûr aussi les partis politiques. Voyez, je crois que c'est les trois premières actions devraient prendre un premier ministre parce que sinon je crois que nous aurions devant de vraies discutés.

Et puis dernier élément, moi je suis partisan d'une conférence des partis républicains sur la création d'un budget sans totem ni tabou que chacun vienne sans totem ni tabou. Je crois que c'est essentiel maintenant que les partis répuls se retrouvent. Ça veut pas dire dans un gouvernement mais je crois que l'urgence aussi c'est d'avoir un budget pour notre pays.

Vous partagez la méthode Lis Carvé est-ce qu'on peut encore l'éviter cette crise sociale ? Il y a la journée de demain, il y a la journée du 17. Il y a il y a deux il y a deux choses à faire.

D'abord, peut-être qu'on pourrait, on est sur public sénat, s'inspirer de ce que Yan Brossal a évoqué tout à l'heure, des travaux du Sénat depuis 2017. C'est qu'en fait s'il y a une chambre parlementaire qui n'est pas dysfonctionnelle, c'est bien nous. et nous avons documenté un certain nombre d'éléments.

On peut pas nous accuser, y compris la majorité sénatoriale d'avoir été tendre avec Emmanuel Macron et avec ses gouvernements. On est aidant, on essaie de de contribuer mais que 2024 mais aidant et on essaie de contribuer enfin je veux dire dans l'intérêt dans l'intérêt du pays. Ce que dirabal est intéressant à une condition c'est que il y a pas de toollier.

C'estàd qu'on recommence pas le format Saint-Denis. Non non je pas besoin d'animateur, pas besoin de préfigurateur comme dit Gabriel Natal, pas besoin de de personnalité capable de entre parlementaires, entre forces parlementes. En fait, il faut retrouver négociateur comme le dit tout surtout pas il faut pas il faut pas il faut retrouver l'essence même de ce que nous sommes, c'est-à-dire une démocratie parlementaire et dans une démocratie parlementaire discussion entre forces politiques, Rachid Temal a raison et le cas échéant construction d'une coalition post-lectorale à l'allemande pour ceux qui le veulent et qui sont en capacité de porter jusqu'à au présidentiel un certain nombre de mesures sur lesquelles en fait on On on peut se mettre d'accord assez facilement même la politique la politique fiscale du président la public qui pour l'instant refuse de la bouger.

C'est pour ça que je parle sans il y a les questions effectivement de de moi pour moi il y a des questions d'activité il y a les questions de recettes, il y a les questions aussi de dépenses parce que il y a un certain nombre de dépenses qu'il faut quand même revisiter. Il y a des questions de sans totem ni tabou y compris des questions de fraude parce que dans notre pays il y a des il y a des il y a des recettes en moins qui viennent de tout simplement de la fraude. Donc on a des on a des choses à faire.

Mais dirait d'où où j cette coalition ? Avec qui il faut discuter ? La coalition elle peut non la coalition post-lectorale à l'allemande, elle ne peut être composée que de ceux qui ont envie d'aller au gouvernement.

C'est c'est aussi simple que ça. Si il peut y avoir tout à fait des formations qui veulent y aller et d'autres qui ne veulent pas y aller. C'est c'est ça fonctionne comme ça actuellement.

Le le gouvernement de de Friedrich Matz comme le gouvernement d'Olave Schol sont des gouvernements qui sont des gouvernements composés de formations par qui n'ont pas été élus ensemble. Non, mais avec une culture du compromis différente en Allemagne, mais que nous devons trouver ou retrouver. Enfin, la France est est une démocratie mature.

C'est on n'est pas condamné à ne pas le faire. Et attention, si nous ne le faisons pas parce qu'on a parlé de la question de la rigueur. Les pays qui ont été qui ont été concernés par une vraie rigueur, c'est les pays dans lequel le FMI est intervenu et dans lequel on a baissé les salaires des fonctionnaires, on a baissé les retraites de manière significative.

Donc faut faire très attention. Si nous ne sommes pas capables dans nos capacités propres à trouver euh des solutions, d'autres le feront pour nous. Vous vous pourriez participer vous socialistes Rachid Temal à un gouvernement avec des républicains ?

Ah nous nous proposons avec Valm de gauche. Moi je fais je fais la différence. Ce que j'ai dit dans mon propos c'est je pense qu'il y a deux choses.

Il faut que chacun soit lucide. Il y a pas de majorité, personne ne pas majorité seul à l'Assembl nationale. Bon donc nous ce qu'on propose c'est enfin en tout cas ce que je propose c'est cette conférence là on discute parce qu'il faut trouver un budget mais nous souhaitons nous un gouvernement gouvernement gauche ça fait pas une majorité à l'assemblée national mais ça fait le socle commun ne fait pas non plus une majorité à l'assemblée nationale.

Ça nous a pas échappé d'ailleurs. On l'a vu par deux fois avec monsieur Barnier et monsieur Baou. Donc il y a pas de raison que ça soit plus les uns que plus les autres parce que il interdit ou l'impenser c'est que on aurait pas nos possibilités de démontrer nos capacités parce que si on considère que nous ne sommes pas majoritaires, ce qui est le cas, ils n'ont pas été majoritaires, ils ont pu diriger.

Alors laissez-nous diriger, essayez-nous comme dirait Boris Vallot puis on verra si on y arrive ou pas parce que ça se trouve nous on pourra effectivement avoir des négociations comme parlementaire de texte par texte. Je repensais il y a très longtemps comme un Michel Roard. On peut le faire.

Donc laissez-nous le faire. Vous verrez les résultats. Il y a il y a eu des divergences là-dessus hein chez chez les républicains notamment entre Laurent Voquet et et Bruno Retaillot.

Est-ce que vous seriez prêt vous républicain à à soutenir un gouvernement de gauche texte par texte et et à voir texte par texte comment ça se passe un peu comme on fait les socialistes jusqu'à maintenant avec le gouvernement du disons que au regard de toutes les propositions qui ont été mises sur la table aujourd'hui par les groupes socialistes ou autres je ne me reconnais pas dans cette politique c'est-à-dire aujourd'hui aller taper j'ai entendu sur les entreprises enfin aujourd'hui il faut quand même se poser la question que dit le partialiste qui paye des salaires qui crée de la richesse économique à un moment si on veut allez salari Mais enfin, ils sont quand même payés par des entreprises qui d'ailleurs c'est les chance un échang d'ailleurs investissent les deux les deux mais sauf qu'il faut falloir aussi partager l'effort sur tout le monde et on dit pas le contraire regarder notre programme c'est pas ce qu'on dit et je crois que je crois qu'honnêtement de François Mitteran Lionel Jospin ou François Hollande je crois que c'est les les cas où nous avons rendu pardon le pays avec une baisse de déficit c'est quand il y avait François Hollande où il y avait Josep donc la gauche clairement vous expliquez que le NFP c'est fini Non, vous pouvez moi je suis représentant moi je suis représentant du Parti socialiste. Je m'occupe de Parti socialiste. Donc je vous dis que les socialistes ont fait des propositions et pas celle que vous êtes en train de dénigrer parce que moi aussi je me suis je suis pasouvé un grand arc républicain.

Nous sommes prêts à gouverner et faire en sorte qu'on négociera avec qui texte texte par texte texte par texte au sénat assemblé. Mais pourquoi vous voulez pas accepter cette méthode là que vous avez vous-même mis en place ? C'est ça que je ne comprends pas.

Quand c'est vous c'estàd que si jamais on croyait que vous étiez complètement séparé de vos anciens amis pour nous sommes politiques sans qu'il aille dans le sens du pays aujourd'hui nous aussi dans le socle commun on n' pas mené la politique qui serait la nre très bien que les fill et lesfi nous a dit qu'il ne serait pas n nous nous ne voulons pas des au gouvernement et vous savez très bien qu'fi a même dit que s'il y avait un gouvernement socialiste il ferait tout pour le faire chuter vous avez la réponse ne faisons pas semblant comme si vous l'avez pas entendu il n'y aura pas de LI Si les soles sont appelés en responsabilité donc essayez essayez donc un gouvernement 100 % socialiste avec d'autres forces de gauche lesquels nous pouvons parler avec les socialistes pour parler je vais laisser Yan Brosa répondre pour sa famille politique mais je crois que pour avoir un un gouvernement de gauche et comme vous on ne sera pas majoritaire donc comme vous nous serions dans l'obligation de négocier texte par texte et après si je sur les idées oui bien sûr mais on a évoqué tout un tas de sujets mais il y a aussi le problème de l'organisation de l'état et pourquoi finalement une coalition l'Allemagne peut marcher, c'est parce que en Allemagne le pouvoir fédéral et le pouvoir des lenders, les lenders ont un vrai rôle et on a une politique qui est très décentralisée aujourd'hui. Pourquoi des choses ne marchent pas dans notre pays ? C'est qu'on décide en haut avec tout un tas de critères.

Quand on arrive sur le terrain, ça ne marche pas. Donc peut-être qu'aujourd'hui le moment justement est venu et regardons quels sont les élus qui ont encore la confiance des Français. Globalement, ce sont les élus locaux, ce sont les maires qu'on va élire dans 6 mois.

Bah peut-être que ce moment devrait être aussi un moment de respiration, de réorganisation. et de se dire qu'il y a tout un tas de politiques, des politiques du quotidien, les politiques de soutien au plus fragiles qui sont menées par les mairies en premier lieu et que c'est peut-être eux qu'il faut renforcer. Et il y a eu des erreurs qui ont été faites depuis 2017 qui justement ne vont pas dans le sens de renforcer le lien de proximité entre les citoyens et les élus en qui ils ont confiance, c'est-à-dire les maires-moi ça.

Vous savez ce qui ne va pas, c'est que on oublie le vote des Français. Enfin, il y a un peu plus d'un an, il y a eu des élections législatives. Ce n'est pas d'ailleurs de d'autres faits.

C'est le président de la République qui, après que son campaque monumentale, a fait le choix de dissoudre l'Assemblée nationale. Il y a eu un vote. Bon, il se trouve que à l'issue du second tour, c'est la gauche qui a obtenu le plus grand nombre de députés.

Mais j'ai envie de dire même au-delà de ça, ce qui s'est exprimé par des votes différents, c'est une sanction du camproniste et une volonté de changement. Et le président de la République par des combines politiques a fait le choix d'imposer une poursuite de la même politique qui pourtant a été rejeté par les Français dans les urnes. C'est pour ça que vous avez des mobilisations sociales.

Pour ça que vous avez la journée du 10 septembre, que vous avez l'intersyndical qui va se mobiliser le 18 septembre. C'est parce que quand les Français s'expriment dans les urnes et que leur voix n'est pas entendue, bah inévitablement il s'expriment dans la rue. Donc ce qui doit être à l'ordre du jour maintenant, maintenant que François Baou a été rejeté, c'est pas simplement un changement de premier ministre, c'est un changement de politique.

Donc je je pose la question, est-ce qu'on a encore le droit dans notre pays de mettre en œuvre une politique de justice sociale ou est-ce que le président de la République est là pour empêcher toute perspective de politique de justice sociale avec des combines politiciennes qui visent à l'éviter ? Si demain on a un premier ministre issu du socle commun qui met en œuvre la même politique que celle qu' a mené Michel Barni ou que celle qu' a mené François Baou, il subira exactement le même sort et nous irons de crise en crise. Donc il faut que le socle commun entende que dans notre pays, la justice sociale, c'est pas un gros mot et qu'on a le droit de mettre en œuvre des politiques qui permettent une plus juste répartition de l'effort.

Et je pense que ce serait sage que le président de la République l'entende et en tire quelques conséquences. Sinon, inévitablement, on aura une nouvelle dissolution, une crise politique qui va perdurer. Et après le départ de François Bairou, les insoumis veulent aller plus loin et demande la destitution d'Emmanuel Macron.

On va écouter hier soir le leader des insoumis, Jean-Luc Mélenchon. Il était sur France 2. Et on va l'écouter dans quelques instants.

Jean-Luc Mélenchon, est-ce que est-ce que vous êtes favorable à ça ? Les insoumis demandent la destitution d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il faut la destitution d'Emmanuel Macron selon vous ?

Alors moi, n'ayant jamais été d'accord pour toute alliance avec les F, je crois que chacun connaît ma position. Euh en tout chaque jour me conforte de d'expliquer que la Chine c'est une démocratie et de vouloir renverser les institutions. Je dans les deux cas, je suis bien sûr en opposition totalement et frontalement avec quel est ce mouvement là.

On va on va juste l'écouter Jean-Luc Mélenchon. Je sais pas termin musical. Le président de la République a montré que quand il dissou, il respecte pas le résultat.

Quand il y a des élections à la date normale, il les perd toutes. Alors, s'il les perd toutes, son autorité est égale à zéro. Son gouvernement, on en est à quatre premiers ministres.

Il y a un choix à faire concerne l'orientation générale du pays. Nous sommes dans un moment dégagiste, vous en conviendrez avec moi. Et nous avons besoin à la suite d'un mouvement dégagiste, d'un mouvement refondateur.

Seule l'élection présidentielle dans ce pays, compte tenu de ce que sont les institutions nous permet d'avoir ce moment refondateur. Les gens, qu'est-ce que vous préférez ? Qu'on continue à couper et à détruire le service public ou bien qu'on fasse une relance écologique et sociale ?

Ça me paraît simple comme alternative. Et bien, il y a que l'élection présidentielle qui rend ça possible. Il y a que la présidentielle qui peut sortir du blocage ?

Moi, je trouve que les institutions sont d'ors et déjà assez mal mené pour qu'on en rajoute encore. Et d'ailleurs, cette espèce de ministère moral que Jean-Luc Mélenchon s'attribue à lui-même qui consiste à dire que s'il prend le pouvoir, il mettra les préfets en prison et cetera, c'est assez effrayant en fait. Don moi, transfer transf transformer la France en Venézuela, c'est pas mon modèle.

Donc nous avons des institutions, revenons, on est au parlement ici, revenons à l'essence même de ce que nous sommes, c'est-à-dire une démocratie parlementaire. Si l'exécutif pouvait aussi laisser le parlement respirer et travailler, ce serait bien. Ce qui a pas été le cas.

Non, mais ce qui n'est pas le cas, mais c'est c'est une tendance qui est longue sous la République de voir progressivement l'exécutif se renforcer au détriment du parlement. Regardez comment depuis la nomination de Michel Barnier, on regarde l'exécutif comme on comme on contemple l'oracle à attendre que il y ait une réunion tel ou tel respons politique. Ah, il est attendu à l'Élysée, il a eu un rendez-vous.

Enfin, ça va bien quoi. Une démocratie parlementaire en Europe, ça fonctionne avec des parlementaires, avec des groupes politiques, avec des partis politiques, avec des parlementaires qui discutent entre eux et laissons cet espace là être qui est l'espace de la démocratie. l'aspect c'est vrai issu des ures à l'Assemblée nationale quand même une une assemblée nationale très fragmentée et puis ici aussi au Sénat où nous représentons les territoires d'une autre manière les formations politiques et on pourra avoir peut-être une voie qui se dégagera.

Elle a été trop mal menée cette démocratie parlementaire Christine Lavard par les différents premier ministres. Bah ce qui est certain que le Sénat n'a pas existé jusqu'à 2022 et vraiment l'été 2024. Nous n'existions pas.

À partir du moment où le Sénat est devenu la la force, le point d'équilibre dans les commissions mixes paritaires, tout de suite les regards ont changé sur l'institution. Et pour autant, nous on peut le dire, dans notre travail quotidien, rien n'a changé entre 2007 et 2024. On a travaillé avec exactement le même sérieux.

On s'est impliqué autant dans chacun des textes législatifs. On a poursuivi notre travail de contrôle de l'exécutif de la même manière. On a fait un certain nombre de travaux de missions d'information, de commission d'enquête qui justement font travailler ensemble les deux côtés de l'hémicycle euh en très bonne intelligence.

Donc aujourd'hui, il y a plus besoin de réinventer. Je pense que si on regarde les travaux parlementaires qui ont été menés, il y a tous les champs de politique publique ont été investigués et les constats sont souvent très souvent partagés. Il est vraiment rare qu'un rapport d'information ne soit pas voté par une commission ou une commission fixe, la défense, les lois ou une commission dans une formation un peu spéciale.

Donc les solutions, on va dire les problèmes, on les a identifié. Les solutions, on les a aussi identifié, on les a proposé. Mais il est vrai que dans un système où on a une majorité à l'Assemblée nationale qui écrase tout et ben finalement les contrepouvoirs qui auraient pu apporter un peu de sagesse n ne sont pas écoutés.

Je pense que si on avait écouté le Sénat, on aurait jamais été supprimé la taxe d'habitation. Je veux pas revenir sur ce petit problème mais qui pèse quand même chaque année pour 24 milliards dans le déficit de l'État. 10 annoncés.

Voilà. Entre 10 annoncés. Oui mais parce qu'ils se sont en fait rendus compte qu'il y avait un problème d'équité des citoyens devant l'impôt fallait exonérer tout le temps.

On avait avancé son à 24 et que personne n'avait demandé on pour mettre SF dedans aussi. Voilà, qu'aucun citoyen qui payait de la taxe d'habitation trouvait que c'était usurpé parce qu' d'ailleurs il voyait bien les services qui lui étaient proposés par la collectivité à laquelle il versait cet impôt et justement la cette chute de François Baouis a des conséquences sur les travaux parlementaires, sur les textes à venir. On va en parler mais d'abord on va continuer le tour de nos régions avec la presse régionale direction les Antilles.

On va retrouver Cyril Boutier directeur éditorial de France Anti. Comment Cyril cette chute du gouvernement Baou est-elle accueillie chez vous et quelles conséquences sur le quotidien des habitants des Antilles et de la Guyane ? Ici aux Antilles et en Guyane, le moins que l'on puisse dire, c'est que les gens n'ont pas véritablement suivi la journée politique d'hier.

Il est vrai qu'aux élections, notamment aux élections nationales, nous avons très souvent les plus forts taux d'abstention. Euh pourtant euh la chute du gouvernement Bérou va vite arriver dans l'esprit des gens, notamment aux Antilles avec le projet de loi Vichè et les mesures en faveur du pouvoir d'achat qui ont été présentées à la fin du mois de juillet par le ministre des outresemères Manuel Vals. Et donc le texte avec un texte qui devait arriver au Sénat le 29 septembre.

Idem pour la Guyane et les questions d'évolution institutionnelle. Les élus de Guyane avaient été reçus également en juillet par Manuel Vals. Un certain nombre de réunions devaient avoir lieu en cette 2e partie du mois de septembre.

Euh de même un déplacement de Manuel Valtait annoncé et là aussi désormais c'est la grande inconnue. En 3 ans, les outresemes ont connu six ministres depuis 2022 et le début du 2e quinquena d'Emmanuel Macron. Et donc aujourd'hui euh les Antilles la Guyane mais les outremères dans leur ensemble vont attendre leur 7e ministre.

Merci beaucoup Cyril. On regarde la une de France, c'est un tout autre sujet, un dangereux cocktail dans nos canalisations. C'est le problème de l'eau potable à la une de votre journal.

Merci Cyril. Alors on voit, on l'a entendu he l'inquiétude des des habitants des Antilles sur certains textes à venir. Est-ce qu'aujourd'hui on va se retrouver face à un parlement qui risque d'être bloqué avec des textes en suspend ?

Rachid Temal. Bah encore une fois, ça dépendra, ça va dépendre plutôt de ce qui va se passer dans les process au prochain jour. Je pense qu'on peut aussi aller vite à un moment donné.

Et là aussi, on peut peut-être se dire que il faudrait que il y ait plus d'échanges au-delà de majorité opposition au gouvernement parlement sur les textes parce que on s'est retrouvé pendant un moment où les gouvernements étaient incapables de produire des textes. Donc on faisait des PPL, des choses de contrôle alors qu'il y a beaucoup de textes que nous produisons par ailleurs ou qui sont en attenté en souffrance. Donc là aussi, c'est une je pense c'est une forme de maturité de réation qu'on peut qu'on peut se dire c'est que le prochain gouvernement doit peut-être plus discuter en amont que avec les les deux chambres pour justement arbitrer les textes parce que le le le gouvernement a un temps qui lui est dédié par exemple au Sénat.

Donc nous il y a plein de textes plutôt que de faire des PPL qu'onement où non mais non mais la vérité c'est qu'un centre de PPL où chacun dit j'ai bon la question c'est dans le moment dans le moment où nous sommes collectivement est-ce qu'on peut dire que les textes on peut aussi les hiérarchiser et je crois que la conférence des présidents en tout cas faire en sorte que les groupes se parlent par exemple au Sénat ou à l'Assemblée en tout cas au Sénat se dire bon peut-être qu'on peut s'organiser un peu mieux et qu'il y a quelques textes un peu majeurs. On l' on l'a vu sur la vie cher aux anti ou d'autres la fin de vie. Il y a plein de sujets comme ça qu'on peut aussi avancer sur des sujets aussi économiques et cetera.

Peut-être qu'on peut faire avancer, il y a le statut de l'élu. Enfin voilà, je pense que ça aussi c'est une façon de travailler différente parce que on a été pendant très longtemps depuis que depuis 2024 dans l'attente parce que le gouvernement est incapable de produire. Donc je crois qu'il faut là aussi changer la méthode.

Dans dans dans les textes, vous en avez cité quelquesuns qui étaient prévus dans les prochaines semaines au parlement. à la fin de vie la question de l'audiovisuel public le statut de l'éluque l'audiovis public très honnêtement vu comment enfin très honnêtement l'audi public c'était quand même pour des c'est le gouvernement qui a souhaité donner raison à une ministre sur deux textes majeurs sur le mode électorat paron Marseille et sur l'audiovis public. Je pense que là par contre on peut peut-être éviter de rajouter justement du favoritisme que j'ai envie de dire pas la cité euh il y avait Rachid Adati pas la cité il y avait le texte sur le statut de l'élu euh qui est en cours.

On est à quelques mois des municipales. Ça prévoit notamment une revalorisation des indemnités euh des élus. Pas que pas que quand même c'est pas que la revalorisation des indemnités parce que si si on veut alimenter le populisme chezini, il faut vraiment dire ça.

C'est favorisé aussi la vocation des élus. L'engagement l'engagement des élus des 500000 élus locaux français à qui nous devons temps. C'est c'est ça le sujet.

Les élus qui se font agresser. Enfin de trois bricoles quand même. Est-ce que ces textes ils verront le jour dans dans les prochaines semaines selon ?

Bah tout dépend du du premier ministre et je partage avec Rachid Temal l'idée queon peut pas saturer la bande passante du du Parlement avec des textes qui n'ont aucun intérêt qui sont vraiment totalement marginaux sur les mesures. Ma collègue Christine Lavarde a évoqué la question de l'équilibre des pouvoirs d'une de de donner de la respiration aux collectivités locales. Ça fait partie des choses dont on doit parler. soyons sur du peut-être plus sur du structurel que sur du cosmétique ou du sociétal qui fait plaisir.

Parce que euh encore une fois, on on a montré en particulier ici une maturité pour aborder des sujets y compris compliqués euh de manière intelligente et avec des voix de sorties qui sont qui sont qui sont bien. et le nouveau premier ministre ou la nouvelle premier ministre devra avec nous, avec nous, avec les députés, avec les sénateurs, définir un certain nombre de de textes important et en fait on on peut les il peut y avoir quatre ou cinq grands grands thèmes à aborder et puis avoir cette perspective d'essayer de d'être sur des sujets structurants. Les Fr honnêtement les on peut pas envoyer comme message aux citoyens qu'on va s'occuper de choses qui n'ont strictement aucun intérêt.

Je trouve que je prédis la séance régulièrement. Des fois, on se demande Oui. Oui.

On se on se demande vraiment de passer du temps en 2025 sur des sujets qui n'ont qui sont à la limite du domaine réglementaire. Franchement, c'est c'est vraiment du temps perdu. Et puis il y a évidemment le marathon budgétaire avec euh l'inquiétude la même que l'année dernière.

Finalement, est-ce qu'on aura un budget au 31 décembre ? Bah aujourd'hui, on est le 9 septembre ou le 8 septembre. Le 9.

Bah donc il y a exactement un mois avant le dépôt du PLF. dernier jour possible prévu euh par la Constitution qui est le qui est le 9 octobre et parce que cette année le calendrier nous aide. Euh euh je voilà l'administration et là c'est quand même aussi la force ça vous paraît jouable dans cette période de crise politique de déposer un budget au naf.

Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui l'administration ne fait pas rien et se prépare parce que aujourd'hui les fonctionnaires ont aussi le sens de l'État chevillé au corps et ils savent que eux leur leur échéance et qu'il y a des articles, il y a des choses qui sont assez simples he le boê de l'impôt enfin une fois que c'est sauf qu'un budget c'est l'administration mais c'est aussi de la politique. Est-ce que compte tenu de la crise c'est possible de trouver un budget qui fasse consensus politiquement d'ici le 9 octobre ? Bah ça veut dire c'est possible mais si on prend pas 3 semaines pour désigner un nouveau premier ministre et ensuite 3 semaines pour constituer le gouvernement.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, malheureusement euh le le notre c'est c'est l'urgence qui qui domine parce qu'effectivement il y a cette échéance euh de d'avoir un PLF et un PLFS et une urgence qui est criante parce que si on ne fait rien euh la la dépense augmente mécaniquement et donc on continue à creuser euh le lien de notre dette. Et en fait, on le sait tous, ce qui nous attend après, c'est de ne plus être euh maître de de notre destin, c'est-à-dire que d'autres viendront décider pour nous. Euh j'espère que les agences de notation vont pas venir rajouter euh des problèmes à notre situation économique.

Je pense qu'aujourd'hui et Loï avait avait raison de le dire et d'ailleurs le premier ministre l'a dit aussi hier dans ses propos. Tout n'est pas à jeter dans notre pays. On est quand même leader en pointe sur un grand nombre de secteurs industriels.

Voilà, il faudrait pas qu'on perde aussi ça. Et ça ça veut dire qu'il faut être prêt demain à présenter un budget. Il bros un consensus politique vous paraît possible dans le lapse de temps assez court qu'il reste un mois.

Essayons déjà d'avoir une majorité un consensus c'est c'est ambitieux. En tout cas ce qui est sûr un budget qui ne soit pas de nouveau censuré. Oui.

Ben en tout cas, ce qui est sûr, c'est que si le budget qui est proposé demain ressemble comme deux gouttes d'eau à celui que proposait François Baou, les mêmes causes produiront les mêmes conséquences. Donc je pense qu'il faut tirer un certain nombre de de conséquences concrètes de la situation que nous venons de vivre et notamment de la nécessité qu'il y ait plus de justice sociale, plus de justice fiscale et donc qu'on aborde aussi la question des recettes, la remise en cause d'un certain nombre de cadeaux fiscaux qui ont été faits depuis l'élection du du président de la République. Si tout cela est prise en compte, peut-être, en tout cas moi je le souhaite, une majorité se dégagera.

Un budget pourra être adopté, ce qui tranchera avec ce qu'on a connu les années précédentes. Merci. Merci beaucoup.

Merci à tous les quatre. [Musique]