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interviewBFM TV (sur YouTube)· 8 août 2026 20 min

Soupçon d'ingérence russe visant Gabriel Attal: le patron du parti Renaissance porte plainte

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On vous en parlait donc cette semaine, les soupçons d'ingérence russes qui s'invitent une nouvelle fois dans la politique française. Cette fois c'est Gabriel Attal qui porte plainte le candidat. Renaissance à l'élection présidentielle affirme avoir été visée par une opération de désinformation, selon ses avocats.

À quelques mois de la présidentielle, cette affaire pose forcément plusieurs questions. Jusqu'où la Russie cherche-t-elle à peser sur le débat politique française ? On va en débattre justement dans un instant, mais d'abord je vous propose d d'écouter Gabriel Attal qui était sur notre antenne il y a quelques jours et qui expliquait qu'il s'attendait à ce genre de situation.

Ce n'est pas une surprise pour moi, on s'y attendait, on a fait un audit de sécurité au sein de mes équipes, on a complètement changé nos processus, on a changé de messagerie interne, on a pris des mesures pour se protéger. Mais enfin, on sait qu'il va y avoir ce type d'opération de déstabilisation tout au long de la campagne. Parce qu'encore une fois, il s'agit tout Tout simplement de permettre aux Français de savoir que leur voie, ça sera une voie pour l'élection.

Et que si jamais il y a de l'ingérence, leur voie vaudra moins parce que c'est d'autres qui décideront à leur place. Et c'est ça qu'il faut empêcher. Cette plainte de Gabriel Tal qui fait suite à une première série d'ingérences russes visant plusieurs personnalités politiques françaises à l'approche, donc je vous le disais, de la présidentielle.

On va justement faire le point avec Fanny Vekscheder. Fanny, les dernières opérations visent donc directement le candidat à la présidentielle et le secrétaire général du parti renaissance. Bonjour.

Bonjour Fanny. Alors les faits qui ont été confirmés par les avocats de Gabriel Attal. Il concerne cette nouvelle campagne de désinformation à des services de l'Etat qui évoquent notamment une opération d'ingérence jeudi, il y a à peine deux jours et un précédent signalement la veille, le 5 août pour une ingérence numérique provenant de Russie.

Une opération vous allez voir dénommée Sirius Siloc, anciennement Matryoshka, imputée à un réseau piloté directement par le gouvernement russe. Alors il s'agit de deux types de contenu, on aurait dû le voir, il y avait une dizaine de fausses unes de presse avec des titres bien connus comme Libération Le Monde, RFI, BFM TV, Ouest France ou encore France 24 avec des informations erronées. Alors on va avoir des problèmes techniques pour vous informer là-dessus, des tweets également erronés ont été diffusés, des messages de désinformation qui portent notamment sur l'orientation sexuelle présumée du candidat, ou encore sur sa haine supposée des femmes, notamment musulmanes.

Il serait l'héritier également, disent-ils, d'un empire de la drogue. Son père serait mort d'une overdose. Voilà autant de fausses d'informations grotesques et grossières qui ont été publiées.

Il serait atteint de la maladie de Parkinson également. Il y a deux jours, Gabriel Attal avait sur X fustigé également Marion Maréchal qui avait soutenu que cette actualité autour de Gabriel Attal, il en profitait pour dénigrer sa tante candidate à la présidentielle Marine Le Pen pour, dit-elle, être accusée, pardon, d'en être la principale bénéficiaire par Gabriel Attal, ce qu'il a démenti sur les réseaux sociaux. Merci beaucoup Fanny, on verra un peu plus tard effectivement ces différentes, une accusée donc de fausses d'informations et d'ingérence.

On continue justement d'en parler avec nos différents invités, Aurore Malval, grand reporter au service politique de Marianne, bonjour, merci d'être avec nous, Carlos Martens-Bilango député la France Insoumise du Val d'Oise et puis par visioconférence Patrick Martin -Genier, spécialiste des questions européennes et enseignant à Sciences Po et Jade Zahab, porte-parole et secrétaire national de Renaissance. D'abord pour vous, la première question, Jade Zahab, Gabriel Attal a eu raison de porter plainte, c'est ce qu'il fallait faire ? – Écoutez, bonjour à tous.

C'est la deuxième tentative d'ingérence en deux jours, depuis le 4 août et le 6 août en réalité. Si nous avons fait le choix de faire ce signalement au procureur de la République, c'est parce que c'est un phénomène qui désormais est répété et qui vise Gabriel Attal. Pourquoi nous faisons ce signalement ?

Bien au-delà de la personne de Gabriel Attal ou de ses idées, ce qui est vidé, c'est la capacité de la démocratie française à fonctionner régulièrement et à ne pas être influencé, à ce que le scrutin l'année prochaine ne soit pas influencé par une puissance, en l'occurrence la Russie, qui maintenant, c'est très clair, a un agenda politique en France. Je vous mets au défi, toutes et tous ceux qui nous regardent, de trouver une seule déclaration ambiguë de Gabriel Attal concernant son soutien à l'Ukraine. Gabriel Attal, il est président du groupe d'amitié France-Ukraine à l'Assemblée nationale.

Il est, je crois, l'un des dirigeants, si ce n'est le dirigeant qui s'est le plus souvent rendu en depuis que la Russie a envahi ce pays. Et donc, en réalité, c'est très clair désormais, la Russie a un voie en Gabriel Attal, peut-être un ennemi, peut-être en tout cas quelqu'un qui pourrait déranger son agenda politique. Et donc, c'est la raison pour laquelle nous avons fait ce choix de signaler ces faits au procureur de la République parce que ce sont les deuxièmes faits en deux jours.

Et donc, c'est un enjeu démocratique qui concerne tous les Français, pour qui qu'ils votent d Oui, justement, Oral Malval, il y a Gabriel Attal. On en parle à l'instant, mais il y a d'autres candidats à l'élection présidentielle qui ont été visés un peu plus tôt. C'est le cas de Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe.

À chaque fois, à des candidats à l'élection présidentielle. Pourquoi en ce moment ces ingérences se sont multipliées ? Alors, il faut replacer peut-être dans le contexte de cette pré-campagne présidentielle.

Pour l'instant, ce sont effectivement des désingérence, une communication, en tout cas une désinformation qui paraît quand même assez invraisemblable et à très faible retentissement. Mais encore une fois c'est pour l'instant donc on voit qu'il y a ce ce désir à la fois global, d'ailleurs les candidats de nombreux partis ont dénoncé des ingérences. D'ailleurs certains parlent aussi de la Chine et des Etats-Unis.

Et effectivement il y a aussi le gouvernement qui avait alerté là-dessus, qui avait invité justement les représentants des différents partis politiques. En juin dernier un projet de loi a été présenté en Conseil des ministres le 22 juillet dernier et il va être discuté à la rentrée. Donc on voit bien que la question de l'ingérence elle va être assez en tout cas assez prédominante, mais même en termes de communication dans cette campagne électorale.

D'ailleurs Gabriel Attal effectivement n'a jamais eu de position ambiguë évidemment par rapport à l'Ukraine, mais il lui avait été reproché dernièrement, de ne pas avoir notamment lors d'une interview qu'il avait donnée au JDD, de ne pas avoir évoqué le cas de Ksenia Fedorova, donc cette propagandiste russe qui est visée par une mesure d'expulsion. Et donc là c'est aussi l l'occasion, je dirais, en communiquant autour de ces ingérences, et bien pour Gabriel Attal de réaffirmer qu'il est visé par la Russie pour son soutien à l'Ukraine et qu'il n'y a aucune ambiguïté sur ce sujet. Patrick Martin-Jeunier, quel est l'objectif finalement de Moscou dans cette stratégie, déstabiliser d'une certaine manière le débat présidentiel, cette campagne qui ne fait que débuter ?

Oui bien sûr, il s'agit de déstabiliser en fait la démocratie, la démocratie française mais au-delà de la la démocratie française, c'est toute l'Europe. Le chancelier de Mers en Allemagne lui-même est visé par des mesures de désinformation, une propagande russe qui veut détruire l'ordre démocratique. C'est effectivement nuire aux intérêts fondamentaux de la nation.

De la même façon, c'est le même fondement que celui qui a servi à l'expulsion de Ksenia Fedorova, l'après-depropagandiste russe du Kremlin. Donc Donc oui, l'objectif est de déstabiliser. Et vous savez, lorsqu'il y a une élection, c'est très important.

L'objectif, c'est de savoir, on l'a bien vu en Roumanie, est-ce que le scrutin est sincère de la propagande, de la désinformation peut entacher la sincérité d'un scrutin. Et le scrutin présidentiel, c'est quand même le scrutin phare en France, élection présidentielle, même si je pense personnellement que les électeurs et les électrices sont assez grands pour savoir pour qui ils vont voter il faut en effet est extrêmement ferme sur cette tentative de déstabilisation de façon à ce qu'on vienne pas reprocher ce scrutin alors je voudrais dire une chose parce que vous savez les électeurs c'est quand même des gens ils sont conscients, mais ils sont fragiles également. Même moi, lorsque je vois un micro de BFM TV quelque part, lorsque je vois Libération, j'ai tendance à croire que ce sont des journalistes de BFM TV ou de Libération, et en réalité, c'est un montage éhonté qui vise à faire une propagande.

Donc, il faut l'arrêter tout de suite. Il faut faire preuve d'une grande fermeté sur ce point. Alors justement, Patrick Martin-Genier le disait à l'instant, il faut faire preuve d'une grande fermeté.

Jean-Luc Mélenchon lui appelle les responsables politiques à s'unir pour lutter contre ces différentes campagnes de désinformation. Il faut s'unir pour lutter contre ça parce que ça risque de se multiplier en pleine campagne présidentielle. Bien entendu, et ce n'est pas nouveau.

Un gérant étranger, on en avait déjà relevé en 2022, mais malheureusement, M. Attal était en exécutif pendant plus de dix ans et même après 2022, mais ils n'ont rien fait. C'est un véritable problème parce que dans la gérance étrangère, il ne faut pas les personnifier sur un ou deux ou trois candidats du bloc central.

Elles sont assez générales et lors des dernières élections, même municipales. C'était le cas à Toulouse avec François-Picmal, à Marseille avec Sébastien Delogu et à Roubaix avec David Guéraud. Et aussi, il faut l'évoquer, après avoir critiqué la COP 28 en 2023.

J'ai subi une ingérence étrangère des Émirats Arabes Unis et Traquefin a été infiltré. Et c'est grâce à l'enquête de l'informé de la journaliste Aline Robert qui a pu révéler ces éléments-là. Mais quand tous ces épisodes passent et qu'il n'y a pas d'action du gouvernement, il ne faut pas attendre uniquement l'élection présidentielle qui est à 8 mois et ensuite les montages qui ont été ressorti pour M.

Guxman, c'est un montage de Blast qui est assez grotex et vraiment on peut identifier que c'est assez faux. Il faut que l'ensemble des parlementaires, des groupes politiques puissent s'unir. Une réunion a eu lieu en juin dernier.

M. Bompard a formulé différentes propositions pour renforcer les instances qui sont déjà présentes ou pour en créer des nouvelles et pour donner aussi des moyens aux au juge des référés. Parce que quand on a une élection, c'est souvent entre deux tours, à la veille de la fin de la propagande électorale, qu'il y a des annonces qui arrivent comme ça et qui peuvent déstabiliser.

À huit mois d'une élection, c'est assez large, on a le temps de pouvoir démentir, de supprimer et de retirer et de se préparer pour les élections à venir. Après on a eu l'exemple avec les pays européens ça a été dit en Roumanie et dans d'autres pays même en Angleterre avec les ingérences aussi, il faut le rappeler elles ne sont pas que russes Oui bien sûr, on n'en parle d'Israël et même l'ambassadeur d'Israël, dernièrement a pris la parole pour dire qu'il ne souhaitait pas avoir Jean-Luc Meiergeau comme président de la République et ça c'est une ingérence étrangère. Et malheureusement il n'y a pas eu un seul mot du ministère des Affaires étrangères français.

Et ça, c'est regrettable. Et on en parlera de ces autres pays soupçonnés d'ingérence. Mais d'abord, Jadzab, je voulais vous faire réagir sur ce que vient de dire Carlos Martens Belango.

Le gouvernement n'a rien fait. On n'a pas assez anticipé ce genre de situations, ces campagnes de désinformation ? Écoutez, je crois que le sujet est trop grave pour faire de la politique politicienne.

Lorsque Gabriel Attal était Premier ministre, il a travaillé entre autres choses au renforcement du Viginum qui permet justement de surveiller l des tentatives d'ingérence c'était le contexte des jeux olympiques et donc un travail extrêmement important avait été mené dans le cadre justement puisque les jeux olympiques comme événement à rayonnement mondial était l'objet de la cible d'ingérence étrangère maintenant le gouvernement a prévu un projet de loi dans les prochaines semaines et donc nous serons avec Gabriel Attal et avec les députés Renaissance en soutien de ce texte mais permettez-moi de réagir à ce qui était dit ces dernières secondes en plateau ce qui a échoué en 2026 à quelques milliers de vues, en l'occurrence les ingérences dont on parle pourraient si on ne fait rien en 2027 faire des millions de vues et donc des millions de personnes qui seraient ciblées par une désinformation. L'enjeu pour nous est d'alerter les citoyennes et les citoyens sur le fait qu'il y a une puissance étrangère aujourd'hui, en l'occurrence la Russie, dont les intentions sont très claires. La Russie de Poutine veut voler l'élection présidentielle aux Françaises et aux Français.

Et c'est la raison pour laquelle nous faisons le choix d d'alerter les citoyens sur cette question. Notre objectif est que les Françaises et les Français choisissent en toute liberté. Ils ont le droit, et c'est heureux, nous sommes une démocratie, et nous y sommes attagés de voter pour qui ils le souhaitent.

En revanche, ils doivent pouvoir le faire sur la base d'informations qui soient des informations réelles, qui ne soient pas manipulées par une puissance étrangère. Et donc tout l'enjeu aujourd'hui, c'est que nous soyons toutes et tous, tous les dirigeants politiques, toute la classe politique, doit être unanime pour condamner ces tentatives d'ingérence étrangère parce qu'en réalité, une seule voie qui serait volée ou manipulée l'année prochaine, ce serait la souveraineté, l'indépendance, la capacité du peuple français à choisir son avenir qui serait touché. Et donc ce serait particulièrement graves.

C'est la raison pour laquelle nous avons fait un signalement au procureur de la République en ce qui concerne Gabriel Attal, puisqu'en deux jours, il fait l'objet de deux tentatives au moins d'ingérence de la part de la Russie de Vladimir Poutine. Et donc l'enjeu est – et j'entends le député de la France Insoumise dans Plateau, alerté – j'espère que l'ensemble de la classe politique, l'ensemble de la classe politique, quels que soient nos désaccords, est unanime pour condamner clés d'ingérence, d'où qu'elles viennent, et contre tous les dirigeants politiques. de tous bords, parce qu'en réalité c'est bien la souveraineté du peuple français qui est attaquée quand la Russie fait une ingérence contre Gabriel Attal ou contre d'autres. – Oran Malval, il faut s'unir parce qu'à huit mois de l'élection de l'élection présidentielle, il va falloir s'attendre à la multiplication de ce genre d'ingérence, de ce mode opératoire.

Oui et puis peut-être même d'ailleurs d'autres formes dont on n'a pas encore connaissance parce que c'est vrai que...

D'ailleurs ce qui est intéressant c'est que Viginum justement qui détecte régulièrement ce genre d'attaque et bien généralement...

Qui alerte justement de...

Qui alerte les candidats très régulièrement. Et en fait elle demande souvent d'ailleurs aux candidats de ne pas en faire publicité, pour ne pas donner en fait plus de visibilité et de ne pas communiquer sur ses contenus. Donc ce qui est intéressant c'est que là voilà on est un peu dans une pré-campagne je pense que chaque candidat même si certains s'en défendent, fait aussi un petit peu de politique politicienne autour de cela en disant et bien voilà si moi je suis visé c'est aussi pour mes positions et ces attaques bénéficient à d'autres candidats.

D'ailleurs ça a été le cas de Gabriel Attal qui est directement cibler le RN en tout cas en disant que le rassemblement national allait et bien être le bénéficiaire entre guillemets de cette de ces tentatives d'ingérence. Donc on voit quand même qu'au-delà de l'unité nationale et de l l'entente qui est demandée aux différents partis pour se mettre autour de la table et consolider le dispositif de répression de ces attaques, eh bien il y a aussi des questions politiques qui ne vont pas manquer de faire jour pendant la campagne. Alors justement vous en parliez, c'est la défense de Gabriel Attal qui explique que justement ces ingérences russes visent à favoriser une candidate en particulier, Marine Le Pen.

C'était ce qu'il nous disait à notre antenne il y a deux jours. Écoutez-le. J'ai vu quand j'étais Premier ministre au moment des élections européennes que pendant la La campagne des européennes, le régime du Kremlin est intervenu contre certains candidats, mais aussi pour soutenir certains candidats, notamment le Rassemblement national.

Et donc je m'attends à ce que le régime du Kremlin continue les opérations d ingérence contre des candidats comme moi mais aussi pour soutenir marine le pen puisque le rassemblement national a toujours été en soutien de la russie notamment face à l'ukraine patrick martin jaunier vous êtes toujours avec nous est ce que ces opérations effectivement moins elle vise à affaiblir certains candidats ont favorisé d'autres plutôt proche de la russie plutôt favorable en tout cas les gardes de moscou écoutez c'est une évidence le kremlin favorise tous les candidats d'extrême droite, j'allais dire les extrêmes droite françaises et européennes qui effectivement commencent à dire qu'il ne faut plus aider l'Ukraine. Donc il y a des divisions le Kremlin d'abord, détestent les valeurs occidentales, les valeurs démocratiques, les valeurs telles que nous les avons sur le plan de la société. Donc ils veulent effectivement favoriser tous ces candidats.

On le voit Madame Le Pen, Vox, l'extrême droite en Espagne qui va profiter de la crise humanitaire à Ceuta et également Alice Weidel qui est la chef de l'AFD, le parti d'extrême droite allemand. Je rappellerai, regardez ce qu'il se passe en Allemagne aussi, l'éclairage européen est intéressant. Alice Weidel, la chef de l'AFD extrême droite, est en tête de tous les sondages aujourd'hui dans beaucoup de régions.

Il va y avoir des élections régionales en Allemagne. Donc effectivement, c'est important. Ceci dit, il ne faut pas s'affoler, parce que ce n'est pas parce qu'il y a des tentatives d'ingérence que cela va nécessairement avoir un impact sur le scrutin.

Je rappellerai que si le Conseil constitutionnel devait se pencher sur la question. Un scrutin ne peut être annulé que si sa sincérité a été altérée. En d'autres termes, il faudrait vraiment des ingérences répétées pour que cela ait une incidence sur le scrutin présidentiel.

C'est très important, il faudra y veiller. Mais attention, il n'y a pas que des ingérences russes. Cela a été dit en plateau.

Regardez cette ingérence éhontée de la barre d'Elon Musk, de Didier Vance, le vice-président américain qui n'en est pas à sa première depuis l'année dernière. Il demande à l'ensemble des électeurs en Allemagne et ailleurs de voter l'extrême-droite allemande et de voter Marine Le Pen en France. Donc il y a des ingérences multiples.

Et en effet, il faut être extrêmement prudent. Mais attention, ce n'est pas pour cela que ça va altérer le scrutin, la sincérité du scrutin. Mais le débat, il est présent.

Il faut être extrêmement attentif. Alors justement, Carlos Martins de Bilingo, Patrick Martin-Jeunier le disait à l'instant, il n'y a pas seulement les ingérences russes, il y a d'autres pays qui sont soupçonnés d'avoir ces modes opératoires pour influer en tout cas d'une certaine manière dans l'élection présidentielle. Est-ce que vous craignez cette campagne, qu'elle se fasse avec, en lueur en tout cas, dans l'ombre de ces différentes ingérences ?

Oui, bien entendu. Après, ça va être aux médias français de ne pas reprendre. Parce que c'est ça, le Quand on a un flux de fausses informations, dès qu'il y a reprise et diffusion massive, ça peut créer une insincérité.

C'est le lancement des électeurs et électrices de notre pays. Alors il a été dit, c'est les États-Unis, Elon Musk, l'international d'extrême droite qui va à chaque fois avantager des candidats qu'il soutienne. On l'a vu en Europe, on l'a vu en Colombie récemment avec le nouveau président qui a été élu.

Et il va nous falloir, nous, de l'intelligence, on va dire, et et aussi des moyens pour la police judiciaire pour pouvoir directement interpeller les plateformes et pouvoir retirer les contenus qui sont illicites, illégaux, ou les contenus qui sont faux. Mais franchement, il faut sortir de la personification du sujet. Parce que Gabriel Atal, en se plaçant en disant je suis attaqué parce que je suis le seul, le meilleur qui défend l'Ukraine, ce n'est pas vrai.

C'est l'ensemble du pays qui est attaqué et c'est chaque élection. Ce n'est pas uniquement les élections présidentielle, c'est l'ensemble des scrutins. Les législatives qui arriveront juste après, c'est aussi les municipales qui sont passées et l'ensemble de notre pays qui est attaqué. – Jad Zab, on le disait, on a commencé à l'émission en en expliquant que Gabriel Attal avait décidé de porter plainte.

Qu'est-ce qu'on peut attendre justement de cette plainte ? – Écoutez, l'objectif c'est d'essayer d'objectiver la réalité de ces ingérences, elles ont été signalées et donc si vous L'objet de cette plainte, de cette transmission au Procureur de la République, c'était dit à l'instant, ce sont désormais des ingérences répétées en deux jours, le 4 août puis le 6 août. Donc notre volonté est de transmettre aux autorités compétentes ces éléments dans l'objectif aussi de permettre que les françaises et les français soient informés j'entendais et j'entends beaucoup la petite musique montée selon laquelle nous ferions de la communication enfin pardon mais quoi de plus direct quoi de plus souverain que le vote des françaises et des français qui seraient attaqués les françaises et les français le pays tout tenté doit savoir qu'il est une cible et en l'occurrence il est une cible de la russie de poutine parce que nous défendons l'union européenne nous défendons l'ukraine gabriel attal et d'autres mais pardonnez-moi de dire que force est de constater que c'est seulement aujourd'hui certains dirigeants politiques qui sont attaqués ceux qui ont un engagement européen extrêmement important ceux qui ont toujours soutenu l'ukraine qui se sont rendus de très nombreuses fois en ukraine donc la réalité c'est que la russie de poutine elle a un agenda politique que cet agenda politique désormais il est très clair volé confisqué pausser l'élection présidentielle de 2027 et donc cette Cette plainte au procureur de la République, elle intervient dans ce contexte.

Deux ingérences en deux jours et donc l'objectif c'est vraiment que nous ayons un débat démocratique qui soit apaisé et sincère. Merci beaucoup d'avoir débattu sur cette thématique.