EXCLUSIVITÉ TF1/LCI - Trêve en Ukraine : "Je suis convaincu qu'on va réussir", affirme Macron|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je vous propose de réécouter en longueur les propos du chef de l'État qui a donc donné cette interview exclusive à TF1 LCI signé Bastien OG. La décision qu'on nous devons prendre collectivement, c'est dire si la Russie ne s'engage pas sur ces 30 jours de cesser le feu et sur ces discussions, bah il faut pouvoir prendre des sanctions supplémentaires qui soient beaucoup plus dures pour l'économie russe et en quelque sorte être dissuasif. Donc vous mettez un ultimatum à la Russie.
C'est ce que le président Trump a fait hier. C'est ce que nous faisons aussi et ce que nous comptons faire demain. Et avec quel délai ?
C'està-dire à quel moment vous dites là il y aura des sanctions ? Écoutez pour nous c'est dans les jours qui viennent qu'il faut pouvoir prendre un train nouveau de sanction et surtout cristalliser les choses. Mais en même temps aussi c'est un peu le voile d'ignorance qui doit se déchirer.
Ça fait des semaines qu'on entend le monde entier nous dire la Russie veut la paix. Du Brésil à l'Inde jusqu au fin fond du continent africain. Tout le monde à travers mes déplacements disait mais pourquoi cette guerre ?
La Russie est prête à la paix. Ce qui est en train de se passer montre le contraire et donc qui a en quelque sorte aussi une vérité des prix qui est faite. Moi, je suis convaincu qu'on va réussir à engager des discussions.
Est-ce qu'on aura un cesser le feu clair ? J'ai peur qu'on ait jamais de grande clarté ou une clarté complète la Russie, mais notre objectif c'est de montrer l'unité Ukraine, Europe, États-Unis, demain. Est-ce que vous êtes d'accord sur quelle sanction déjà ?
Qu'est-ce que ça pourrait ? qu'on en prend depuis des années des sanctions touours raison. Alors, elles sont plus efficaces qu'on ne le dit, moins efficaces qu'on ne le pensait mais elles ont une efficacité.
Maintenant, je pense que si on est tous engagés en disant voilà cette paix de 30 jours, c'est ce que vous avez dit au monde depuis des mois, on le fait, on engage les discussions, on engage les discussions directes. Ukraine, Russie, nous on est prêt à aider. Et si vraiment vous respectez pas cesser le feu, il y aura des sanctions supplémentaires.
Je pense qu'on peut avoir un résultat. C'est quel genre de sanction ? Pardon, j'insiste là-dessus.
Mais c'est il y a des sanctions supplémentaires qu'on peut prendre sur le pétrole, sur différentes choses qui auraient un impact sur l'économie russe et qui permettrait d'accroître la pression. Mais ce qui importe, c'est de lancer cette dynamique. Alors, général Chevancy, aidez-nous à faire le sous-titre de cette interview.
On sent déjà une un volontarisme dans le dans les propos du chef de l'État d'ailleurs qui affirme comme ça avec son point comme ça. On sent qu'il veut montrer une Europe unie, une Europe puissante. Déjà, il faut remarquer que les quatre principales puissances à fois démographique et militaires sont ensemble à Kief donc y compris le Royaume-Uni.
Donc déjà c'est une coalition je dirais effective politique géopolitique qui s'est mise en place pour mais parce que c'est ça la question. Alors, le mot puissance est un vaste débat en Europe. La question : quels sont les vrais moyens de pression ?
Moi, je veux bien entendre que les sanctions sont efficaces peut-être, que les sanctions pourraient être encore pourraient empiré peut-être. Mais pour l'instant, la question à mon avis n'est pas là. Ça c'est la position je dirais des Européens qui espèrent que les Américains les suivront parce que ça on voit bien en permanence derrière il y a quelqu'un qui est en deuxième ligne et puis de l'autre côté quand on parle de paix et de part et d'autres d'ailleurs la paix que défend cette coalition c'est pas la paix que les Russes veulent.
Donc comment obtenir que les Russes renoncent à leur vision de la paix future à la date d'aujourd'hui ? Quels sont les moyens de pression ? On vient de parler des sanctions peut-être maintenant il y a un moment il faudra peut-être penser autre chose.
Je ne vois pas trop, je dirais militairement parlant, économiquement parlant, la réalité des moyens de pression qui existerai sur la Russie pour l'amener à renoncer finalement à son plan de paix qui est inacceptable aujourd'hui. Pas plus que pour les Russes, le plan de paix ukrainien soutenu par les Europérains est acceptable. Donc voilà, on est dans la situation où de l'un et l'un des deux côtés, on n pas changé sa position.
On est toujours sur la même position. ce que j'ai dit depuis des mois en terme de de paix, c'est ça que je veux. Bon, alors pour l'instant, comment ça va évoluer, je n'en sais rien.
Et néanmoins, on sent que le président américain Donald Trump commence à s'impatienter. Il y a 2 jours, il a exigé à Vladimir Poutine un cesser le feu inconditionnel de 30 jours. Il menace aussi de mettre plus de sanctions sur la Russie.
On entendait Dina Révol Emmanuel Macron de parler de sanctions sur le pétrole. Vous qui vous intéressez justement à ce réveil énergétique, est-ce que ça pourrait être une bonne option ? Est-ce qu'on a les moyens de se passer aujourd'hui des des des ressources russes ?
Bah, il y a déjà des sanctions sur le pétrole en fait, mais il y a un contournement de ces sanctions. Il y a la fameuse flotte fantôme euh russe. En fait, en réalité, il suffit d'un effort politique.
Il y a 200 euh navires fantômes qu'il faut intercepter euh sur les océans du monde. Donc, c'est pas très très compliqué pour la puissance américaine, euh pour les navires britanniques, pour les navires français d'intercepter ces euh ces ces navires fantômes russes. Donc pour ça, pour vous, ça c'est c'est de l'image, c'est de l'apparence, mais finalement les actes on les connaît, on va pas au bout.
Bah, écoutez, je pense que oui, parce que il y a aussi une deuxième chose qui qui est assez je dirais peut-être paradoxal, c'est que la France est devenue le premier importateur de gaz naturel qui est fait dans l'Union européenne. Donc en somme, on envoie de l'argent à Vladimir Poutine pour bombarder l'Ukraine. Et il y a un chiffre qui est assez intéressant, c'est que depuis le début de la guerre, on a envoyé à peu près en tant qu' européen 200 milliards d'euros pour les énergies fossiles russes et on a envoyé 135 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine.
Donc ce chiffre en dit long. Mais la partie positive c'est que en début de semaine, la Commission européenne a proposé justement une sortie des énergies fossir rusmes pour 2027. Donc c'est on est un peu on peut on est en en terme temporel on est un peu loin.
Donc l'action doit être toujours un peu loin. On est un peu loin à à l'allumage si je Mais justement si Emmanuel Macron est les images sont positives quand même parce qu'il y a un retour de l'Europe et on voit bien quand le couple franco-allemand doit être fort pour que l'Europe soit forte et là Fredrich Schmerz incarne une autre Allemagne que celle d'Olafol. Donc ça c'est une image très importante et en ce sens-là si vous voulez la puissance de l'Europe est déjà là.
Il suffit de d'arrêter les importations euh d'énergie fossil russes pour mettre vraiment une pression forte sur Vladimir Poutine. Alors Aurélien Duchen, on voit bien dans les propos euh d'Emmanuel Macron qu'il s'agit de tester Vladimir Poutine, de lui dire euh tu dis que tu dis je je me mets à tutoyer Vladimir Poutine, Vladimir Poutine, vous dites que vous voulez la paix mais prouvez-le puisque là effectivement il y a une forme d'ultimatum et de pression qui est mise sur le Kremelin pour voir si Vladimir Poutine veut vraiment la paix. Il est d'autant plus fondé à le faire qu'on a quand même désormais un alignement entre européen, ukrainien et américain sur une même demande, c'est-à-dire d'un cesser le feu de 30 jours.
C'est-à-dire que après que Vladimir Zelenski était plutôt isolé initialement quand il est proposé aux Russes de d'aller au bout de leur logique, quand les Russes ont proposé un CCF de 3 jours pour le weekend pascal et de faire une un CC le feu de 30 jours, là maintenant il y a une coordination entre européens et américain dont Emmanuel Macron. Et la deuxième chose, c'est quand vous comparez au dernier déplacement d'Emmanuel Macron à Kif en 2022, Emmanuel Macron sortait de plusieurs semaines à être très isolé en Europe, à vouloir jouer un rôle pour reprendre son terme de puissance d'équilibre, d'être celui qui allait arrêter la guerre, d'être celui qui allait convaincre Vladimir Poutine de s'arrêter. Bon, désormais Macron n'est plus isolé là-dessus et désormais il le fait qu'une coordination y compris que les Britanniques.
On a entendu le mot dans la bouche d'Adina Rivol du du couple franco-allemand Arlet Chabo. Est-ce que ça c'est quelque chose qui peut être moteur ? On sait bien que Olaf Schol Emmanuel Macron ne s'entendaient pas forcément très bien.
On parle déjà d'un couple, je ne sais plus quelle expression, meron. Mercon. Voilà, on a fait cette contraction entre Frédéric Merch et Macron, j'ai du mal à le dire encore moi-même, mais est-ce que tous les deux finalement avec leur vision commune de l'Europe et ce même danger aussi de la montée des extrêmes droites, est-ce qu'ils peuvent et bien engager une nouvelle Europe si je puis dire ?
On parle surtout du moteur franco-allemand parce que le couple on oublie parce que c'est ça n'a pas vraiment de sens mais ça peut être ça doit être le moteur de l'Europe si les deux pays ne travaillent pas ensemble il se passe pas grand-chose effectivement en Europe. Moi je trouve aussi que le plus important c'est la présence du premier ministre britannique. C'est évident avec Boris Johnson ne serait pas venu avec ses petits camarades je pense et ce n'aurait pas été sur la même ligne. en matière de défense, le Royaume-Uni, c'est effectivement un pays qui est essentiel et d'ailleurs toute cette opération puisque pendant ce temps-là les Allemands votaient a été menée par la France et le Royaume-Uni, c'est-à-dire la Constitution de cette coalition des volontaires prêt à aller garantir la paix ou en tout cas être prêt à garantir la paix ou en tout cas dans un premier temps même éventuellement assisser le feu.
Donc ça c'est très important. Après comment les deux vont s'entendre ? Moi je regarde cette image des trois.
Je pense que c'est quand même très important. On n'oublie pas la Pologne, mais ces trois pays, si l'Union reste forte, si les positions sont alignées, je pense que c'est effectivement euh encore une fois, je je méfie du mot historique utilisé par le président de la République tout à l'heure, mais c'est un moment important pour l'Europe et ça veut dire qu'elle peut peser et regardons cet après-midi si effectivement il y a un contact avec un américain parce que je dis un américain parce qu'on ne sait pas qui participerait à cette conversation. en visio mais suivrait ses conversations avec Zelenski.
Donc il se passe quand même quelque chose. Voilà. Donc encore une fois, je le répète, chaque fois que l'Europe montre qu'elle existe ou qu'elle peut exister et peser, il faut se réjouir.
H et on guettait aussi la réaction de la Russie avec toutes ses annonces et cette ces ultimatums pour obtenir une paix même précaire de 30 jours. Écoutez tout de suite la réaction du porte-parole de de du crèmelin Dimitri Beskov. Wouh !
Il faut Si nous mettons en place un cesser le feu temporaire, vous voulez que la livraison d'armes s'arrête. Sinon, ce sera un avantage pour l'Ukraine. L'Ukraine poursuivra sa mobilisation totale déployant de nouvelles troupes au front.
Ukraine profitera de cette période pour former de nouveaux militaires et accorder un repos à ses effectifs actuels. Alors, pourquoi devrions-nous accorter un tel avantage à l'Ukraine ? Le président Poutine fait tout son possible pour résoudre le problème et parvenir à un règlement par des moyens pacifiques et diplomatiques.
Mais faute de moyens pacifiques et diplomatiques. Nous devons poursuivre l'opération militaire. Mais nous espérons que la médiation des États-Unis, la médiation du président Trump nous aidera à apporter un peu plus de flexibilité, un peu plus de volonté politique et de sagesse au régime de Kiev.
Bon, on se demandait donc s'il y allait avoir un cesser le feu, même une paix précaire. A priori général, on en est très très loin. Dimitri Beskov le dit très clairement.
Ça serait un avantage pour l'Ukraine. La Russie ne compte pas le faire. Elle va donc continuer son opération militaire avec des voies pacifiques.
He là, c'est quand même un peu le l'hôpital qui sous laidité quand on sait que la Russie bombarde quand même quasi quotidiennement l'Ukraine. Non, il a dit pacifique si c'était possible. Mais il a dit que les opérations étaient d'un autre côté quand même.
Il a il a différencié quand même l'aspect diplomatique pacifique dans son discours me semble-t-il hein. En revanche il a raison 30 jours de de cesser le feu. Ça veut dire effectivement se réarmer réorganiser ses forces sur le terrain.
Les Ukrainien ont dit exactement la même chose il y a quelques mois. Exactement la même chose quand on parlait de ces ailfeux. Donc on a la même situation mais une situation militaire, c'est pas une situation politique.
C'est que 30 jours, ça permet de se réorganiser, de se reposer et de ramener les munitions. Mais maintenant euh Oui, je vois que ça vous choque. Non mais c'est pas que ça me choque, c'est que comment on va en sortir en fait ?
Parce que si c'est 3 jours, si c'est 3 jours, c'est juste pour organiser une parade militaire, une journée ça ne suffit pas vraiment mais 30 jours, c'est trop, comment à un moment donné on arrive à incesser le feu si possible précaire pour se mettre à la table des négociations ? Ce que j'en pense aujourd'hui, c'est que si on pouvait obtenir un cesser de feu des Russes, il faudrait qu'il soit battus sur le terrain. À la date d'aujourd'hui, ils ne sont pas battu sur le terrain.
Ils progressent de quelques kilomètres carrés tous les jours. Donc, ils pensent qu'ils vont gagner. Et tant qu'ils penseront qu'ils vont gagner sur le terrain et gagner du territoire, ils continueront.
C'est-à-dire que on ne négocie que quand on a des difficultés. Pour l'instant, la difficulté militaire n'est pas apparente. La difficulté économique, elle sera peut-être apparente.
Mais on a dit il y a il y a un an et demi qu' ou il y a 2 ans, en 2025, ça sera difficile pour l'économie risque de faire face. On va voir. Nous sommes dans une année critique en terme économique, pas forcément militaire mais la date d'aujourd'hui, il suffit de regarder tous les jours ISW et puis les autres compte-rendus.
Les Russes continuent le combat parce qu'ils pensent qu'ils vont gagner et ils mettent les moyens pour. Maintenant, je n'ai pas dit qu'ils vont gagner. En revanche, leurs objectifs ne'ont pas changé parce que ils pensent qu'ils vont y arriver et la parade d'hier le montrait bien aussi.
Donc ça veut dire que là la Russie va peut-être révéler au monde ou en tout cas aux yeux de Donald Trump qu'effectivement Vladimir Poutine ne veut pas la la paix. C'estàd que là on est peut-être à un moment du CH où les masques vont tomber. Oui, ben surtout que d'ailleurs l'impatience de Trump s'évalue à ce niveau, c'est-à-dire que Pample Trump ou de l'autre côté son vice-président J V qui dit que les exigences des Russes sont excessives ou encore du côté du département d'État américain d'cun qui disent que la Russie doit laisser tomber ses buts de guerre maximalistes du type par exemple annexé 1/5e de l'Ukraine.
Si la Russie par exemple ne recule pas, ne modère pas ce genre de revendication, ça veut dire qu'elle n'est pas prête à des négociations et qu'elle maintient des buts de guerre maximaliste parce qu'elle sait que c'est inacceptable. On a un précédent qui le montre et qui nous instruit un peu, c'est tout simplement celui des semaines précédent l'invasion de 2022. Tous les points avancés par les Russes étaient totalement inacceptables.
Et évidemment que l'ultimatum, on envahit si par exemple on ne sort pas les troupes américaines des pays d'Europe de l'Est où elles sont positionnées était un prétexte pour pouvoir envahir. Hm. Maxime Y non mais dans ce que disait Aurélien et le général Chevancide, il y a quand même un moment l'idée parlons-nous en réalité la même langue parce que on voit bien qu'il y a en permanence des des si vous voulez des des controverses de communication qui fait qu'à la fin personne on revient comme vous le disiez un peu au même débat quand tout à l'heure Harlet Chabo soulignait le fait qu'il fallait faire attention au mot.
Oui, je pense qu'il faut faire excessivement attention au mots quand on parle de jour historique. Sinon, on se retrouve si vous voulez avoir la sensation des mêmes débats, des mêmes questions, des mêmes propos de porte-parole, des mêmes réunions. Je reste toujours estomaqué du fait que euh au moment où après le discours du président Macron qualifiant, euh rappelez-vous, on a quand même eu en France un grand débat sur "Étions-nous sûr que la Russie était une menace existentielle Donc nous n'avons pas, si vous voulez du tout la même conscience par rapport à un peuple comme la Pologne ou quand vous regardez les différentes études, c'est plus de 65 % si vous voulez des des Polonais qui sont persuadés que la la Russie enfin que l'année 2025 est angoissante en grande partie à cause de la Russie.
Quand on en est encore à faire des photos symboles, des voyages en train qui bien sûr sont importants pour mettre la pression sur la Russie, j'ai un doute quand on reparle de grandes sanctions et d'ailleurs quand Bastien Og euh dans l'interview exclusif qu'a donné le président Emmanuel Macron à TF1, LCI dit "Mais alors qu'est-ce qu'on va faire comme sanction ? Reparle du pétrole, du gaz et cetera. Dans ce cas-là, pourquoi ne l'avons-nous pas fait avant ?" Et il y avait un article assez extraordinaire, voyez-vous, dans le Figaro aujourd'hui qui expliquait que l'Union européenne, parce que on dit, on parle souvent de son inaction, pas du tout.
Elle a quand même fait 14 réunions en 2 ans pour instaurer un tribunal euh on va dire une sorte de tribunal de guerre pour palier ce qui pouvait manquer à la Cour pénale internationale. Mais rappelez-moi une grande décision de la Cour pénale internationale qui ces dernières années a fait on va dire état au point que tout le monde se dise c'est vrai a raison. Donc si vous voulez je je crois qu'il y a un vrai une vraie différence de langage qui fait qu'on risque de se retrouver dans un cercle de la place d'arrêt contre Poutine quand même en 2023.
Le band d'arrê Oui. Non mais d'accord. Sauf que le band d'arrêt, si vous voulez, on voit bien à quel point aujourd'hui il a, on va dire peut-être une vocation symbolique une fois de plus, mais dans les faits Oui, c'est vrai.
En fait, vous avez évoqué tout à l'heure le mot puissance et le mot puissance, c'est là. Il n'y a pas de puissance derrière tout ce que l'on voit. On voit de l'image, des déclarations mais sanction de pression.
C'est une présente et j'allais vous poser bre la question, c'est que moi, j'ai l'impression que c'est pas une pression sur Poutine qui est faite aujourd'hui, c'est la pression sur Trump. C'est ça le sens du voyage. Il est il est de faire pression sur les Américains puisqu'il commence à constater que bah c'est pas si facile que ça et que Poutine n'est pas forcément le partenaire idéal et facile à convaincre.
Peut-être que effectivement il est en train de balader Trump. lui-même s'interroge. Je pense que ce voyage, c'est ça.
Ils ont ils sont assez malins pour s'aligner les Européens sur la position de Trump, réclamant sans un cesser le feu de 30 jours euh sans conditions. Bon, OK. Et ils y vont, ils jouent le jeu, ils existent et si ça marche pas, ils se tournent vers Donald Trump.
Alors Donald, tu dis quoi maintenant ? à l'heure Donald les 100 jours c'est passé maintenant on on en vient effectivement à de véritables sanctions. Alors Maxime vous parliez il y a quelques instants effectivement des des différences de langage et de discours.
Il faut quand même écouter Vladimir Foutine hier sur la place rouge donc pour le 9 mai qui fêtait donc les 80e anniversaire du jour de la victoire. Expliquer enfin réécrire l'histoire. Je vous propose d'écouter le le chef du Crèelin.
La vérité et la justice sont de notre côté. L'ensemble du pays, la société et le peuple soutiennent les participants à l'opération militaire spéciale. Nous sommes fiers de leur courage et de leur détermination, de leur force d'âme qui nous a toujours apporté la victoire et seulement la victoire.
Adina révolle l'ensemble du peuple russe et derrière la Russie. Ça c'est intéressant de voir effectivement comment ces images du 9 mai ont été instrumentalisées si je puis dire ou en tout cas mise à l'épreuve d'une démonstration de force. Est-ce que vous pensez qu'il y a un un une faossé entre la vision européenne et la vision russe ?
On parlait de différence de discours. Mais écoutez, hier c'était la journée de l'Europe d'abord et justement la il y avait une vraie différence entre la vision européenne qui est une vision justement la victoire contre le fascisme et plus jamais ça. Donc c'est ça le projet européen, c'est un projet de liberté et la vision de Vladimir Poutine qui était célébré hier sur la place rouge autour d'un ramass de dictateurs parce qu'il y en avait 20, il y avait Loula qui voilà faisait faisait un peu différence mais sinon il y avait un ram dictateur et moi ce que j'ai vu c'est surtout une vassalisation de la Russie par rapport à la Chine parce que la présence du était là parce que justement la Chine profite profite beaucoup de l'affaiblissement de la Russie.
Il faut pas oublier que la Russie aujourd'hui c'est le PIB, c'est la richesse de l'Espagne. Donc c'est un petit pays et la Chine et la Russie a besoin de la Chine. On parlait tout à l'heure des des énergies fossiles qui ne sont plus autant importées dans l'Union européenne.
Bah en fait Vladimir Poutine se tournait vers la Chine notamment. Donc Vladimir Poudine ne peut pas résister sans la Chine et c'est pour ça qu'il va tenir parce que il sait que la Chine est derrière lui. Et dernier message qui a été envoyé hier peut-être au aux Européens également, la présence d'exi montre que l'Union européenne doit se réveiller par rapport à la Chine et la Chine est devenue maintenant un un c'est ce c'est c'est un ennemi stratégique clairement et dans les relations commerciales possibles avec la Chine à venir, il faut prendre ça en compte de manière très sérieuse.
Aurélien duch, on entendait il y a quelques minutes le porte-parole du cremelin Dimitri Peskov dire effectivement 30 jours c'est trop, l'Ukraine pourrait reconstituer ses forces. Le général Chevaniy avait l'air d'acquié. Euh qu'est-ce qu'on fait en fait pendant ces 30 jours quand on est une armée sur le terrain pendant 30 jours ?
Qu'est-ce qu'on a le temps de faire ? Général, je je vous donne la parole dans une petite minute parce que c'est vous le général. Alors attendez, on ne va pas fraisser le général Chauvani.
On va d'abord lui passer la parole Aurélien Duch. Qu'est-ce qu'on fait très concrètement pendant 30 jours ? Comment est-ce qu'on se reconstitue quand on est une ?
D'abord, on réaligne ces lignes de combat, on recomplète les munitions, on on recomplète les troupes, on fait venir des troupes fraîches pour remplacer celles qui sont usées et on profite de toute cette opportunité où il n'y a pas de combat pour se remettre en état de combat. Voilà, c'est ça les 30 jours. Ce n'est pas une la trêve, c'est simplement pour on ramasse les blessés, on ramasse les morts.
Donc ça aussi, ça fait partie je dirais de ce qui se passe dans une sortie de conflit temporaire. Donc de part et d'autre, mais ça se fait de part et d'autre. ser Oui, c'est que la Russie pourrait aussi se reconstituer finalement être et être à Armégal.
Alors la question de la trve des 30 jours n'est pas la question de se recompléter. C'est ce qu'il y a après aujourd'hui. La Russie n'a pas intérêt à négocier.
Elle a pas intérêt parce qu'elle est pas mise en difficulté la date d'aujourd'hui. Si elle avait été mise en difficulté, si elle avait des problèmes d'approvisionnement, si elle a des problèmes de ressources humaines, elle dirait "Bon, cette trêve, je l'accepte et on va commencer à négocier." Mais aujourd'hui, elle est elle n'est pas dans cette situation là.
D'après les images qu'on en a, ce qu'on entend, ils sont la Russie est convaincue qu'elle va gagner. Donc elle ne peut pas laisser à l'autre à l'Ukraine le soin de se remettre en condition et finalement de retarder encore les avancées russes tels que les Russie les envisage. Aurélien Duchen, est-ce que vous pensez là que Donald Trump pourrait parce que là on le voit depuis un mois finalement il il fait des menaces.
Il dit attention Vladimir je m'impatiente et cetera. Il a exigé ce cesser le feu. Là, il vient d'avoir une un non retour du Krèmelin.
Qu'est-ce qu'il pourrait faire pour mettre la Russie en difficulté ? Bah jusqu'ici, il a plutôt employé la carotte. Par exemple, l'idée de normaliser les relations économiques entre la Russie et les États-Unis.
Et ce sont les Russes qui ont déroulé le tapis rouge aux entreprises américaines. Maintenant, du côté du bâton, en terme de sanctions, il y a effectivement les sanctions pétrolières. Quand on regarde les derniers paquets de sanctions adoptés par l'administration Biden en coordination avec le Japon et le Royaume-Uni, ça ciblait la fameuse flotte fantôme.
C'est 400 à 600 pétroliers euh qui permettent de contourner les sanctions. Un autre type de sanction sur lequel peut appuyer Donald Trump, c'est tout ce qui est système internationaux de paiement comme le système Swift. Et puis il a une dernière chose qui commence à être discutée aux États-Unis quand on parle beaucoup en Europe des fameux 200 milliards d'actifs gelés qui sont gelés mais pas encore saisis.
Il y en a à peu près une centaine de milliards côté américain, 300 milliards pour les pays du G7. Là aussi, les Américains peuvent commencer à appuyer. Mais au fond, ce qui peut peut-être plus faire pencher, je dirais, la menace côté côté Trump, c'est sa versatilité.
Et que les Russes comprennent, que le que la partie russe comprenne que le même Trump qui parlait en plus d'atomiser la Corée du Nord pour serrer la main de son dirigeant quelques mois d'intervalle peut demain se retourner de manière très violente s'il estime que Poutine, comment dire, joue à Sénére. H alors vous dites versatilité mais beaucoup d'experts y compris sur ce plateau ont quelquefois accusé Donald Trump d'être presque un agent du KGB et interroge le fait qu'on pourrait être dans un théâtre de l'ombre où Donald Trump ferait semblant de s'impatienter pour mettre la pression sur le Kremelin tout en laissant la guerre continue. Effectivement là Harlet Chabo avec cette image de ces Européens, il va devoir quand même peut-être agir et faire un pas Donald Trump.
Bah le problème c'est effectivement la prise de conscience par l'administration américaine de la vraie volonté russe. Les Européens lui ont répondu lui plusieurs fois, ils lui ont dit à plusieurs reprises quand Zelenski disait Poutine ne veut pas la paix, évidemment Trump ne voulait pas entendre. Les Européens ont dit exactement la même chose et il était également extrêmement réticent.
Là, il est en train de constater qu'effectivement la Russie ne veut pas la paix. Et c'est peut-être d'ailleurs et je retourne aussi en forme de question, c'est quand même aussi peut-être une occasion ratée pour pour Poutine parce qu'au fond le Trump extrêmement ouvert extrêmement ouvert à la reprise des des discussions et des relations économiques ouvert aux demandes de la Russie, c'est-à-dire en gros, on récupère ce qu'on a déjà pris sur le terrain et puis tout va bien, on garde la Crimée et les Ukrainiens ferment leur petite bouche. Il avait quand même une possibilité effectivement d'obtenir ce qui est para arrêté comme un succès.
Il en veut plus et là peut-être qu'il a raté et on saura dans quelques temps une occasion. Ce jour va compter à Dinarébol en un mot pour finir ce débat. Euh oui parce que c'est le retour de l'Europe.
Euh donc c'est très important parce que jusqu'à maintenant on parlait de la réion d'un conflit sur le continent européen sans l'Europe et c'est très important. Yeah.
Emmanuel Macron