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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 2 octobre 2024 52 minComplaisantMixteInstitutions & électionsSantéImmigration & asileJustice

Chirac, dernier des « fauves » pour R. Bachelot - C à vous : l’intégral - 02/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Ce livre s'intitule 'Sacrés monstres!' Vous parlez des fauves de la politique qui sont devenus des monstres à vos yeux.

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Vous avez pris vos billets de train pour Noël? Vous auriez dû. Ca a commencé ce matin à 6h.

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Où vous classez G.Attal ou J.Bardella? Ce sont des bébés monstres?

  • 30:00RelanceRéponse directe

    Il a donc fallu un communiqué officiel de l'Elysée, une mise au point manifestement mensongère... Vous essuyez les vifs reproches de B.Chirac quelques jours plus tard. Vous sortez du gouvernement 4 mois après. C'est cette histoire qui vous a coûté votre poste?

  • 40:00ComplaisanteRéponse partielle

    Ce récit dessiné, c'est un tour de force. On voit la difficulté de la tâche que vous avez eu à affronter.

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Au Liban, on est arrivés à un point dramatique. Ca vient de loin.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:00R.BachelotFait
    « Il me semble que oui. »
  • 35:00R.BachelotFait
    « On l'a dit et je pense que c'est vrai. Il y avait une stratégie développée par B.Chirac et C.Chirac pour présenter J.Chirac comme susceptible de concourir pour un 3e mandat. »
  • 40:00J.-M.VilleminFait
    « Je n'attends qu'une chose, que Murielle dise la vérité sur la mort de mon enfant. »
  • 50:00R.BachelotFait
    « Le pouvoir iranien, les Gardiens de la révolution, ont décidé de tuer le Liban, de faire disparaître le Liban de la carte. »
  • 1:00:00L.SénéchalChiffre
    « Plus de 140 euros le billet pour une seule personne. C'est du délire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir! "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain.

Emilie? - E.Tran Nguyen: Les confessions de J.-M.Villemin, 40 ans après la mort de son fils Grégory.

Il s'exprime dans la préface d'un roman graphique à paraître demain. - A.-E.Lemoine: Un roman signé P.Pernat. 2 ans de travail en collaboration main dans la main avec J.-M.Villemin, qui voulait ne pas subir les nouveaux essais, documentaires qui allaient paraître à l'occasion de cet anniversaire.

P.Pernat est encore ému de cette rencontre. Mohamed? - M.Bouhafsi: La guerre entre le Liban et Israël.

Au Liban, on pleure les morts. On est allés à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Les 1ers Libanais reviennent en France. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: J'ai pioché dans le dernier livre de R.Bachelot. - A.-E.Lemoine: Un portrait parmi d'autres.

Il y en a beaucoup que croque dans son nouveau livre R.Bachelot. Bonsoir.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Ce livre s'intitule "Sacrés monstres!" Vous parlez des fauves de la politique qui sont devenus des monstres à vos yeux.

Les fauves, c'étaient Chirac, Mitterrand... - R.Bachelot: Les vieux de la vieille. - A.-E.Lemoine: Et les monstres, c'est plutôt J.-L.Mélenchon.

Lorrain? - L.Sénéchal: Vous avez pris vos billets de train pour Noël?

Vous auriez dû. Ca a commencé ce matin à 6h. Les prix montent vite et il y a déjà des trains complets. - A.-E.Lemoine: Toi oui? - L.Sénéchal: Ben oui! - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: J.Carter a eu 100 ans hier.

Lorrain le célébrait ici même. Les plus beaux "happy birthday" lui sont venus de musiciens célèbres. S'il n'a pas été le plus rock'n'roll des présidents, il est le plus fou de musique. - A.-E.Lemoine: Après 20h, nos invités seront E.Mitchell et L.Gerra, qui vivent une bromance sans fin.

C'est un peu l'équivalent de B.Pitt et G.Clooney.

Ils font tout ensemble. Pour la 1re fois, ils se donnent la réplique dans un téléfilm diffusé ce soir. Ca s'appelle "Un père idéal".

G.Legardinier va nous parler de son nouveau roman. Kimberose était venue avec N.Rodgers au printemps dernier.

Elle avait partagé la scène avec cette légende de la musique. Elle est en duo avec lui dans son dernier album. Le dîner est assuré par A.Alaoui, aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

On retente de jongler? Yes! On a répété toute la journée. - A.Alaoui: Cette betterave, on va la mettre dans un bouillon avec du gingembre et de la citronnelle.

On va poser des gyozas dedans. Dans ces gyozas, j'ai fait une tanjia, un plat de Marrakech préparé par les hommes. C'est l'histoire qui dit ça. - A.-E.Lemoine: C'est "le" plat préparé par les hommes! - A.Alaoui: Dedans, du boeuf, du citron confit, du safran et du beurre rance. - B.Chameroy: Ca sent bon et ça donne faim.

J'ai envie de le chanter. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de Patrick.

Dans le livre de notre invité, "Sacrés monstres!", il y a toute une ménagerie. - P.Cohen: Des fauves, il n'y en a plus.

J.Chirac était, selon lui, le dernier spécimen. Des monstres se distinguent des fauves par leur sauvagerie, leur absence de scrupules et parfois leur violence.

E.Macron est l'un de ces monstres, mais au sens de personnage hors norme, inclassable. Vous le défendez avec vigueur.

Monstre de séduction, bourreau de travail, qui aime sincèrement les gens, qui adore leur parler sans mépris. Vous ne comprenez pas la détestation dont il est l'objet dans une partie des classes dominantes et chez les journalistes. Cela nous amène à une autre catégorie animalière: les vautours. - A.-E.Lemoine: C'est nous, les journalistes. - P.Cohen: Vous ne le dites pas comme ça pour ne pas nous fâcher, mais les pages que vous consacrez aux journalistes et, pire encore, aux intervieweurs, les font ressembler à un certain rapace.

Je voudrais citer pour le plaisir du souvenir et vous en parlez, car j'en ai été le témoin direct, l'affaire du sonotone de J.Chirac. On est en novembre 2003.

Chirac a été réélu un an et demi plus tôt. Il y a encore quelques interrogations sur la forme physique de ce président, que son Premier ministre L.Jospin a eu l'imprudence de trouver "fatigué, vieilli".

Beaucoup ont pu le constater, il est un peu dur d'oreille... - Ca vous fait quel âge? - Certes, la musique ne facilite pas l'audition...

Mais à bientôt 71 ans, J.Chirac doit parfois faire répéter la question. - J.Chirac: Comment? - P.Cohen: Il est un peu sourd, mais ça va mieux depuis qu'il est appareillé.

Deux prothèses lui ont été placées dans les oreilles. Les ministres disent, sous couvert d'anonymat...

Ce n'est pas le cas des ministres invités dans les matinales qui, eux, ne sont pas anonymes. - A.-E.Lemoine: Et là, c'est le drame. - P.Cohen: C'est tombé sur vous, R.Bachelot.

Vous racontez que le moment le plus dangereux se situe à la fin de l'entretien. Vous avez franchi tous les obstacles, vous relâchez votre garde, et paf, un bourre-pif. *-Vous confirmez que le président de la République, que vous verrez tout à l'heure, a un appareil auditif? - R.Bachelot: Il me semble que oui. - Excellente réponse. - P.Cohen: J.-M.Aphatie recueille votre aveu comme un trophée.

A bon droit. J'étais dans le studio. C'était une belle victoire.

Vous écrivez "pantelante et désarçonnée", et vous êtes le visage à l'entrée du Conseil des ministres juste après... - Quelques heures plus tard, le visage fermé, la ministre évite le sujet.

Ses collègues ne cachent pas leur embarras. - J.-F.Copé: Ca n'a pas été évoqué en Conseil des ministres. - Début de soirée, 3e réponse en forme de "ni oui ni non".

Selon son entourage, le président n'est pas appareillé. ... - P.Cohen: Il a donc fallu un communiqué officiel de l'Elysée, une mise au point manifestement mensongère...

Vous essuyez les vifs reproches de B.Chirac quelques jours plus tard. Vous sortez du gouvernement 4 mois après.

C'est cette histoire qui vous a coûté votre poste? - R.Bachelot: On l'a dit et je pense que c'est vrai.

Il y avait une stratégie développée par B.Chirac et C.Chirac pour présenter J.Chirac comme susceptible de concourir pour un 3e mandat.

Ca s'est effondré. Ca a aussi été caractérisé par l'AVC qui a surgi par la suite. - P.Cohen: A la fin de son quinquennat. - R.Bachelot: Ca a mis en miettes...

C'est à la fin de l'interview, quand on ne se méfie pas, qu'en général, les intervieweurs, les salopard que vous êtes, sont là. Hop, ils vous portent l'estocade. On a baissé sa garde et on s'effondre. - A.-E.Lemoine: Au Conseil des ministres qui a suivi, il en a été question, contrairement à ce que disait J.-F.Copé. - R.Bachelot: J'ai giflé Chirac à cette occasion. - A.-E.Lemoine: Giflé? - R.Bachelot: Au Conseil des ministres, il me dit: "Tu sais, j'ai juste un pansement dans les oreilles." Je lui dis: "Chirac, arrête de dire des conneries." - A.-E.Lemoine: Ah oui!

Vous avez tenu la dragée haute. - R.Bachelot: Absolument. - A.-E.Lemoine: Vous donnez un conseil à tous les politiques: se méfier des journalistes.

C'est le conseil que vous à donné votre père, lui-même journaliste. Vous intervenez régulièrement sur les chaînes d'infos, notamment BFM, pour commenter l'actualité, mais vous conseillez aux politiques de les fuir. - R.Bachelot: Bien sûr.

C'est parce que je connais les 2 faces de la chose. Je suis passée de l'autre côté du miroir. C'est quand on passe de l'autre côté du miroir qu'on voit les choses.

Il y a un plaisir pervers à... - A.-E.Lemoine: Les voir souffrir! - R.Bachelot: A faire souffrir ceux qui vous ont fait souffrir. - A.-E.Lemoine: La politique a changé.

C'est le constat de votre livre. Les fauves ont été remplacés par des monstres à la sauvagerie imprévisible. De Gaulle, Chirac et F.Mitterrand étaient des fauves.

J.-L.Mélenchon, M.Le Pen et E.Macron sont des monstres.

On reviendra dans le détail sur leur profil spécifique, mais ils ont comme point commun qu'ils trahissent toujours ceux qui leur ont mis le pied à l'étrier. La loyauté est considérée pour eux comme immorale? - R.Bachelot: Je ne dirais pas tout à fait ça.

Jusqu'à 20-30 ans...

Ces choses-là ne se transforment pas comme on éteint la lumière dans une pièce. Il y avait des gens qui se déplaçaient dans la sphère politique en observant tous un certain nombre de règles. Ils vivaient tous au-delà des différences idéologiques, avec une culture identique.

Là, la société...

Comme le dit Durkheim, la société anomique, qui ne respecte pas les règles...

Comme la société politique est un miroir de la société, on a des gens qui n'observent plus ces règles. - A.-E.Lemoine: L'autorité est vécue comme une offense, le savoir comme une agression, la compétence comme une imposture. - R.Bachelot: Exactement.

Je pense que ces 3 personnalités majeures de la vie politique d'aujourd'hui, J.-L.Mélenchon, M.Le Pen et E.Macron, n'observent plus les règles de la politique.

Ca pose un grand désordre dans l'opinion publique. Les gens se trouvent en face de ces personnes qui ne saisissent pas, plus, qui ne comprennent pas...

Tout ça cause une anxiété. J'y ai consacré un chapitre. On est en face d'une violence symbolique totale.

Beaucoup plus qu'un certain nombre de perturbations sur des craintes de politique étrangère, sur le pouvoir d'achat...

Cela existe. Je ne le minimise pas. Mais cette violence symbolique de voir se détruire un monde auquel on croyait, c'est perturbant. - A.-E.Lemoine: "On ne naît pas monstre, on le devient." En quoi J.-L.Mélenchon est un parfait spécimen pour illustrer cette maxime? - R.Bachelot: Je me pose encore la question...

Est-ce qu'avec une certaine sincérité, il est parti du PS...

Est-ce qu'il est parti du PS dans la loyauté ou est-ce qu'il avait un projet dès le départ? J'aurais tendance à penser qu'il avait un projet caché. - A.-E.Lemoine: Qu'il avait une stratégie délibérée. - R.Bachelot: J'ai appelé ça la stratégie du bernard-l'hermite.

Il s'est mis dans le PS pour arriver à se faire une carrière, à se polir, à comprendre les codes du monde politique pour lui cracher à la figure finalement après l'avoir utilisé. Je pense que c'est cela. Dans les 3 monstres que je décris, c'est sans doute J.-L.Mélenchon le plus déloyal, celui qui a le plus instrumentalisé le monde politique à son propre profit.

M.Le Pen, c'est totalement différent. - E.Tran Nguyen: Vous la rencontrez pour la 1re fois en mai 2002 sur le plateau de l'émission "Mots croisés". - Vous avez tendance à envoyer O.Besancenot et M.Le Pen dos à dos car ils ont des solutions simplistes... - R.Bachelot: C'est eux qui ont la langue de bois! - M.Le Pen: Si c'est si simpliste que ça, vous allez faire comprendre aux Français qu'ils ont tort!

On se fait traiter de racistes à tout bout de champ. J'en ai marre de me faire traiter de raciste. Je ne suis pas raciste et je ne suis pas xénophobe.

Je le dis tout net. Ni moi, ni l'électorat du FN, ni les Français dans leur ensemble ne sont ni racistes ni xénophobes. L'immigration, on n'en parle pas du tout!

Parlons-en! Ce n'est pas un sujet tabou. Cela n'a rien à voir avec le racisme et la xénophobie. - E.Tran Nguyen: C'était il y a 22 ans.

Le discours est le même aujourd'hui. Vous dites que ce soir-là, le choc a été immédiat. D'entrée, vous percevez ce qu'elle va devenir, même si vous ajoutez qu'elle ne se résout toujours pas à choisir entre l'extrémisme d'un discours populiste et le pseudo-réalisme de son projet alternatif.

C'est ça, son plafond de verre? - R.Bachelot: Oui.

C'est son drame intime. Le service de communication du RPR m'avais envoyée batailler contre M.Le Pen en me disant: "C'est une fille à papa.

Elle a été élue grâce à ses faveurs. Ne t'inquiète de rien." - P.Cohen: Elle n'était pas élue, à ce moment. - R.Bachelot: C'est ça.

Elle n'était pas encore conseillère régionale...

Vous avez raison. En tout cas, on me l'avait présentée comme une adversaire facile. Elle rentre.

Moi qui suis une femme d'opéra, je vois une sorte de Walkyrie triomphante, avec ses grands cheveux, qu'elle ne porte plus...

Je me dis: "Oh là là, je suis en face d'un monstre, d'une personne qui développe une sorte d'autorité, de feu intérieur tout à fait impressionnant." On voit à travers cette personne une fêlure, une enfance...

Quand on est la fille de l'homme le plus détesté de la politique...

Je raconte à quel point son enfance est dure. Un attentat détruit la famille...

Le fait d'avoir en face, dès le moment de ses études de droit, des profs qui donnent comme travaux dirigés un arrêt contre son père...

Elle essaie de se débrouiller dans cette torsion épouvantable. Moi qui ai eu la chance d'être avec des parents qui étaient des héros de la Résistance, je n'ai pas eu ce conflit majeur. Elle le vit.

C'est la scène finale de la Walkyrie, quand son père l'entoure par un cercle de feu pour la sortir de cette torsion entre le père et sa fille. Elle est entourée par un cercle de feu dont elle ne peut sortir. - A.-E.Lemoine: Sa brutalité et sa déloyauté se manifestent comment?

Ce qui fait d'elle un monstre? - R.Bachelot: Ce qui fait d'elle un monstre, c'est qu'elle est sans arrêt dans un mouvement de va-et-vient entre le renoncement à ce père honni...

Il y a quelques heures, il lui a encore fait un coup épouvantable en se faisant photographier à chanter des chants néonazis. Elle a été obligée de sortir les rames. En même temps, elle doit l'aimer.

Elle a la tutelle de son père, car c'est un vieux monsieur, très âgé. Il a des fréquentations dans les cercles qui ont créé le FN, dont elle essaie de se dégager en même temps...

Ca doit être terrifiant. Je la plains profondément. - A.-E.Lemoine: E.Macron fait partie des monstres, mais uniquement car son parcours est hors norme.

Vous prenez sa défense. Vous trouvez injuste le rejet dont il est l'objet par les Français. - R.Bachelot: Je ne sais pas si je prends sa défense.

J'essaie d'expliquer pourquoi ce rejet massif, incroyable...

Je dis: "Un rejet tripale". Il a une cote de popularité finalement assez convenable. Elle peut être comparée à celle de J.Chirac ou d'autres présidents de la République...

F.Hollande, c'était encore pire. Je suis une vieille bête de la politique.

Je n'avais pas ce sentiment. Je l'ai ressenti avec le général de Gaulle au moment de la fin de la guerre d'Algérie, avec le retour des pieds-noirs. - P.Cohen: N.Sarkozy aussi, peut-être. - R.Bachelot: Oui, mais au point d'E.Macron, non.

Je n'ai pas ce sentiment. Cette survenance...

C'est un mot, ça? - P.Lescure: On va dire que oui. - A.-E.Lemoine: La survenue? - R.Bachelot: C'est mieux.

On va me prendre pour S.Royal. Ce n'est pas possible! - A.-E.Lemoine: La "survenitude". - R.Bachelot: Il a surgi dans la vie politique d'une façon totalement hors norme.

Les Français l'ont à la fois admiré et détesté. Cette torsion entre l'amour et la haine fait que les Français ont du mal avec E.Macron. - A.-E.Lemoine: Il ne fait pas partie de vos portraits politiques, M.Barnier.

Hier, lors de son discours de politique générale, il a envoyé des piques à tous les bords de l'Hémicycle. - M.Barnier: Monsieur Attal, je serai attentif à vos propositions pour faire face à un déficit que j'ai trouvé en arrivant.

Je suis attentif à la transition écologique. J'étais même engagé sur cette question avant vous! Rires.

J'ai du mal à comprendre votre ton et votre agressivité. Cris. Plus vous serez agressifs, plus je serai respectueux... - A.-E.Lemoine: M.Barnier est issu de la "vieille droite conservative des Républicains", qui est"en état de mort clinique". "Sa famille est à son chevet, mais il faut débrancher le respirateur." Vous dites que c'est tragique, et pourtant, c'est le Premier ministre à Matignon. - R.Bachelot: Je pense que c'est assez caractéristique.

On est revenus dans la bonne vieille IVe République. Un groupe charnière peut avoir le poste de Premier ministre. Ce qui m'a fait plaisir dans M.Barnier, c'est qu'il dit toujours: "Au niveau du sens de l'humour, j'ai des marges de progression." Je trouve qu'il a fait beaucoup de progrès à ce niveau. - A.-E.Lemoine: Où vous classez G.Attal ou J.Bardella?

Ce sont des bébés monstres? - R.Bachelot: Certainement.

Oui. Ce sont des bébés monstres. Comme le destin des monstres, c'est de dévorer les monstres précédents, ils dévoreront les monstres qui les ont précédés.

Il faut les circonstances bien sûr, dans une vie politique...

Je suis Persuadée qu'ils vont les dévorer, les monstres que j'ai décrits. - A.-E.Lemoine: "Sacrés monstres!", ça sort demain et c'est signé R.Bachelot.

C'est savoureux. Vous croquez si bien ces responsables politiques, que vous avez tous fréquentés. Vous restez avec nous.

On a d'autres questions d'actualité à vous soumettre. C'est l'heure de la Story de M.Bouhafsi.

Sirène. Déflagrations. Cris. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une région désormais en guerre.

Hier, l'Iran a lancé près de 200 missiles sur Israël pour venger la mort du chef du Hezbollah, H.Nasrallah, et de plusieurs dirigeants du Hamas. Une attaque impressionnante qui a visé plusieurs villes israéliennes, dont Tel-Aviv et Jérusalem.

Alors que les missiles pleuvaient dans le ciel, B.Nétanyahou s'est exprimé solennellement à la télévision. ... - M.Bouhafsi: Si la plupart des missiles ont été neutralisés par le bouclier aérien du Dôme de fer, Israël a également été ciblé au sol avec un attentat qui a entraîné la mort de 7 personne à Tel-Aviv.

Hier, tout au long de la soirée, la sirène retentit, poussant les Israéliens à se replier sous des abris de fortune. D'autres ont eu plus de chance en se retranchant dans des bunkers avant de sortir après plusieurs heures de calvaire. ... - M.Bouhafsi: A 1900 km de là, autre ambiance, avec des applaudissements, des feux d'artifice...

A Téhéran, entre autres, les habitants sont plusieurs milliers dans les rues à célébrer cette attaque qu'ils estiment être une riposte légitime. ... - M.Bouhafsi: Si Téhéran célèbre, Beyrouth continue de pleurer ses morts.

La capitale du Liban fait toujours face aux nombreux bombardements israéliens. Le bilan est déjà de près de 2000 morts. Les familles dorment dans les rues pour éviter de mourir sous les décombres.

Ceux qui ont eu la chance de fuir, dont plusieurs milliers de Français, le font à leurs risques et périls. - C'était difficile d'arriver à l'aéroport. Hier, il y avait un bombardement tout près de l'aéroport. - On est arrivés à l'aéroport.

On ne sait pas encore comment ça fonctionne. - Ils frappent des routes, les civils...

Il n'y a aucune distinction. - J'ai vu là où la bombe est tombée hier, sur un immeuble. Je l'ai vu à 100 m de moi! - On a des missiles au-dessus de la tête.

La vie est insoutenable. - Beaucoup de réfugiés dans les rues...

On en voit tous les jours un peu plus. - J'ai vécu toute la guerre au Liban. Cette fois-ci, c'est plus dangereux. - Il faut prier qu'on ne vienne pas nous bouffer. - J'ai peur des représailles sur le Liban.

Je ne leur fais pas confiance. - M.Bouhafsi: Il y a encore 23 000 ressortissants français au Liban.

Juste avant le début de l'émission, le président iranien accusait Israël de pousser Téhéran à réagir. Israël devrait riposter dans les prochaines heures et viser l'Iran. On exhorte les ressortissants français à quitter l'Iran le plus vite possible. - R.Bachelot: Au Liban, on est arrivés à un point dramatique.

Ca vient de loin. Le pouvoir iranien, les Gardiens de la révolution, ont décidé de tuer le Liban, de faire disparaître le Liban de la carte. Le Hezbollah est depuis longtemps dans cette affaire.

Il a pris le pouvoir de l'armée...

Une armée a mis en déroute l'armée officielle, le pouvoir officiel du Liban. Une société pluriconfessionnelle, qui était un modèle dans cette région du monde, pour en faire le projet de l'Iran, un Etat islamique avec tout ce que ça comporte...

Cette affaire n'est pas seulement une histoire d'approche. Si on le voit seulement comme une approche résultant seulement du conflit israélo-palestinien, on se trompe. Est-ce qu'une voix occidentale est audible?

Sans doute. Mais elle ne peut pas s'exprimer par des tribunes et des proclamations insolentes. Elle se fait de façon beaucoup plus souterraine, modeste, en profondeur.

La France doit jouer un rôle. Quoi qu'on en dise, la France a une influence dans la société libanaise, mais pas dans le Hezbollah. - P.Lescure: Je reviens à la déclaration de politique générale d'hier.

M.Barnier a rappelé sa volonté de faire de la santé mentale des Français la grande cause nationale de 2025. 1 Français sur 5 est touché par cette question de santé.

Qu'en pensent les professionnels? Nous somment allés poser la question au psychiatre et psychanalyste S.Hefez. - Ca fait des années qu'on entend des paroles, qu'on compose des budgets, sans véritable augmentation.

J'attends quelque chose d'une grande envergure, pas des petites mesures. Il y a besoin de personnel, de personnel bien payé. Dans un service où je travaille, il y a des lits d'hospitalisations qui sont fermés car il n'y a pas d'infirmier pour assurer le turnover de ces lits.

A long terme, comment va-t-on former beaucoup plus de psychiatres? Grande cause nationale? Allons-y. - P.Lescure: R.Bachelot, comment lancer un grand programme sur la santé mentale alors que l'Etat cherche à réduire les dépenses? - R.Bachelot: Je souscris à cette priorité qui est fixée par M.Barnier.

On ne va pas construire en un an une politique de santé mentale dans ce pays. La psychiatrie, on le voit à travers les choix des nouveaux médecins, des étudiants médecins ou infirmiers, des psychomotriciens...

Tout ça, ça se forme. C'est surtout des professions abandonnées par les soignants eux-mêmes. Les étudiants médecins n'ont pas envie de devenir psychiatres, n'ont pas le souhait de rentrer dans ces professions.

C'est très inquiétant. Bâtir une politique comme ça, c'est une politique sur une décennie avec de la formation de plusieurs types de spécialistes, de soignants. Evidemment, le discours de M.Barnier ne pouvait pas rentrer dans les détails.

J'attends ces détails. Cette priorité, cette cause nationale était demandée par la profession. Donnons-en crédit à M.Barnier.

Attendons de voir. - A.-E.Lemoine: M.Barnier n'a pas évoqué l'aide médicale d'Etat.

Il y avait des rumeurs de suppression. - R.Bachelot: Une transformation en aide médicale d'urgence. - A.-E.Lemoine: Vous avez signé une tribune pour demander qu'elle ne soit pas supprimée ou transformée.

C'est une victoire? - R.Bachelot: Oui.

Dans ce domaine, les solutions simplistes, ça ne marche pas. Transformer l'AME en aide médicale d'urgence, ça ne fonctionne pas. Qu'est-ce que ça veut dire une médecine d'urgence?

On ne sait pas. Ce qu'on a fait avec les 7 autres ministres...

On a dit de façon très calme: "Pourquoi pas réfléchir à la marge, peut-être quelques transformations?" Mais en faire comme le dit l'extrême droite, une pompe à immigration, c'est totalement faux. Les gens qui émigrent pour venir dans les pays européens, ils ne viennent pas en disant: "Il y a l'aide médicale d'Etat." - A.-E.Lemoine: Ces mots sont signés J.-M.Villemin, il signe la préface d'un roman graphique de P.Pernat.

Le père de Grégory raconte les coulisses du drame qui a bouleversé sa vie et celle de sa femme. Une affaire toujours en instruction 40 ans plus tard, qui suscite depuis un immense intérêt général. Année après année, des articles, des interviews, des séries, des livres...

Beaucoup s'expriment sans scrupules. Les parents de Grégory ont toujours préféré le silence. Ils ont pris la parole à la télévision pour la dernière fois il y a 30 ans. - Monsieur, quand vous apprenez l'incarcération de votre femme, quelle a été votre 1re réaction? - J.-M.Villemin: J'étais anéanti.

Ca faisait 3 mois que j'étais incarcéré. Mon seul crochet à l'extérieur, c'était Christine. Là, on la mettait en prison.

Une chose dont j'étais sûr, c'était notre amour. C'était une injustice terrible. C'était tuer notre enfant une 2e fois. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, P.Pernat, scénariste de "Grégory".

Le père de Grégory a travaillé 2 ans avec vous pour ne rien occulter de cette affaire. Il vous a fourni 5000 documents, des vidéos. Il est retourné sur les lieux pour mieux vous faire saisir le sens de certains témoignages.

S'il s'est autant engagé dans l'écriture de ce roman graphique, c'est pour ne plus "subir", ce sont des mots qu'il utilise, "et voir ce que d'autres disent à sa place". - P.Pernat: Depuis le début de cette affaire, beaucoup de gens manquaient d'empathie à leur égard.

Ca a aggravé leur situation. Aujourd'hui, c'est toujours aussi difficile pour eux. C'est toujours aussi insurmontable.

En 40 ans, on pourrait penser que les plaies se sont refermées. Ce n'est pas vrai. Ils regardent tout ce qui se passe.

Souvent, c'est un déchirement pour eux. A l'occasion de cet anniversaire tragique, ils savaient qu'il y aurait encore énormément de choses. Pour une fois, sans avoir à prendre la parole, ils ont décidé de conserver un semblant de dignité en s'exprimant à travers moi. - A.-E.Lemoine: Et en se replongeant dans cette affaire qui habite J.-M.Villemin chaque jour, chaque nuit, avec l'idée de résoudre un jour cette affaire.

Pour nourrir votre récit, restituer la complexité de cette affaire, il a dû revivre des souvenirs déchirants, douloureux, illustrés notamment à la page 68, quand il est face à la dépouille de son fils. - P.Pernat: C'est difficile à expliquer.

Entre nous s'est nouée une véritable relation, quelque chose d'incroyable. C'est une rencontre qui s'est effectuée. Cette scène, d'autres sont emblématiques de ces instants suspendus qu'on a pu vivre ensemble où nous n'étions plus capables de parler.

Je l'ai écouté, j'ai été saisi d'effroi. Lui-même, à en parler, on sent toute cette souffrance. Dessiner une scène comme celle-là, la raconter, c'est une chose.

Il y a peu de temps, C.Villemin, qui ne voulait pas participer directement, a lu ce livre. Je l'ai vue tourner ces pages.

Ce sont des moments déchirants. Je voyais ses yeux...

C'était très difficile. C'est au-delà d'un livre. - A.-E.Lemoine: C.Villemin, que son mari décrit comme une "grande brûlée des médias".

J.-M.Villemin a prévenu: il a accepté le principe de ce roman graphique, car pour une fois, vous lui avez demandé l'autorisation pour parler de cette histoire.

Mais il n'en dira pas plus. Les médias, il préfère ne plus y apparaître. Les médias ne l'ont plus jamais lâché depuis le début de l'affaire. - J.-M.Villemin: Quand on a vu la tournure que ça prenait, c'était n'importe quoi.

Ce n'était pas possible de parler. Des journalistes venaient avec le micro...

Ce n'est pas possible. On peut dire qu'on les a fuis. Quand on ne les reçoit pas, on raconte n'importe quoi. - Il vaut mieux discuter en face? - J.-M.Villemin: Oui, dire les choses comme elles sont. - A.-E.Lemoine: Vous racontez ce harcèlement médiatique, il n'y a pas d'autres mots.

Des journalistes qui ont contribué à faire accuser à tort C.Villemin, ce qui a retardé le processus judiciaire. Ils ont eu toutes les audaces les plus indécentes, comme cette proposition de séance photo devant la tombe de Grégory. - P.Pernat: Le fait de rentrer chez eux pour prendre des souvenirs...

Cette photo figée pour l'éternité de Grégory sur le fond bleu, avec sa petite main. On a l'impression qu'il est encore là. On la leur prend pour la mettre dans un journal.

On les fait poser à la table de leur salon avec une assiette. C'est d'un ridicule...

Avec le visage de Grégory...

Ce sont des enfants. On le voit sur ces images. 24 et 26 ans...

D'un seul coup, ils sont incapables de faire face à ce déferlement. A l'époque, il y avait plus de 500 journalistes qui se sont rués dans le village, plus que de gendarmes. Il y avait 50 gendarmes.

Très rapidement, ils ont été débordés. Eux n'avait jamais eu affaire à ça. Ce sont des gens qui étaient très simples.

Ils vivaient leur petite vie normale. Ce que je trouve formidable, c'est qu'ils n'ont jamais cessé de s'aimer. Cet amour incroyable au-delà du reste, qui j'espère, transparaît dans ce livre, c'est l'objectif.

Voir la lumière à travers leur amour. - E.Tran Nguyen: Le seul procès qui a eu lieu dans cette affaire, c'est celui de J.-M.Villemin, pour l'assassinat de son cousin.

Un procès qui s'est ouvert le 3 novembre 1993 devant la cour d'assises de la Côte-d'Or. - J.-M.Villemin séparé de la salle d'audience par une vitre, mesure de protection précise-t-on à Dijon.

Pour la 1re fois, cet après-midi, J.-M.Villemin va s'adresser aux jurés. "Je n'attends qu'une chose, que Murielle dise la vérité sur la mort de mon enfant." Il n'a aucun regard pour le banc de la partie civile, la où sont assis la veuve de Bernard et M.Bolle. - E.Tran Nguyen: Vous dites que ça a été aussi le procès de Grégory. - P.Pernat: C'est le seul.

Hélas, le principal accusé, à l'époque, B.Laroche, ne pourra jamais être jugé. Tout le procès de l'affaire Villemin et de l'affaire Grégory s'est joué à cette occasion.

Pour moi, c'était le fil rouge idéal pour faire une narration avec le dessinateur qui nous permette d'avoir une vision panoramique. Les intervenants reviennent aussi à la barre. Jean-Marie a beaucoup milité pour ce procès, tout en sachant qu'il allait être malmené.

Il pensait qu'à cette occasion, enfin la vérité allait éclater, peut-être que M.Bolle sortirait de son silence. - P.Cohen: Ce récit dessiné, c'est un tour de force.

On voit la difficulté de la tâche que vous avez eu à affronter. C'est une affaire foisonnante qui a nourri des centaines de pages. J.-M.Villemin a produit lui-même un très grand nombre de feuillets pour résumer l'affaire à laquelle il a été mêlé.

Vous l'abordez avec beaucoup de simplicité. Le lecteur non averti, celui qui n'a pas suivi tous les rebondissements, trouvera matière là-dedans. Vous le faites avec beaucoup de précision, du détail.

J.-M.Villemin tenait le verre "Inspecteur Gadget" de Grégory, la chambre de l'enfant décoré avec ses voitures multicolores...

Peut-être, le plus bouleversant, c'est ces cases muettes avec ce chagrin, cette douleur indicible, des choses qui ne pouvaient pas être dites. Comment avez-vous composé ce récit? Avec quel équilibre? - P.Pernat: Très vite, j'ai le sentiment d'être écrasé par cette somme d'informations.

Jean-Marie voulait cette BD à condition qu'elle soit fidèle à la réalité, pour une fois. Il m'a préparé des documents. Il m'a donné une note dite de synthèse, elle faisait 250 pages.

A peine j'avais commencé ça qu'il m'envoyait 5000 coupures de journaux qu'il avait classées, répertoriées. Je faisais 5 pages et il me disait: "Je crois que j'ai fait une erreur, je t'ai envoyé un mémo supplémentaire". 30 pages.

Ca n'arrivait que par vagues entières. Je me suis dit que si je traitais cette affaire de manière presque journalistique, au sens le plus noble du terme, j'allais me faire déborder. Au final, je ne ferai jamais mieux que Laurence Lacour avec "Le Bûcher des innocents." J'ai pris le parti de faire la seule chose qui me semblait opportune à l'époque, me rapprocher de l'humain et essayer de les incarner, d'endosser leur intimité. - A.-E.Lemoine: Ce qui fait que ce récit, ce n'est pas un récit qui ressasse l'horreur.

C'est une histoire d'amour. "Cette BD honore la mémoire de Grégory, j'en suis heureux. Je pense à Christine, je la remercie d'avoir survécu à tous nos malheurs.

Je la remercie pour sa présence dans notre vie. Je remercie ce petit homme, qui me donne la force de vivre. Sans rancoeur, de vivre heureux, de vivre pour sa mémoire, pour toujours.

Avec lui." Ca nous laisse sans voix. "Grégory", c'est cette bande dessinée, qui aura une suite... - P.Pernat: On s'arrête à mi-chemin. - A.-E.Lemoine: C'est disponible demain.

Merci. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. ...

Aux Etats-Unis, c'était la dernière nuit de débat. C'était la nuit dernière, le débat des colistiers. - L.Sénéchal: Ils s'appellent J.D.Vance et T.Walz.

Si vous ne les connaissez pas, rassurez-vous, vous n'êtes pas les seuls. ... - L.Sénéchal: Puisque D.Trump a refusé un nouveau débat avec K.Harris...

C'est bien le dernier débat à se mettre sous la dent. Un duel de colistiers. Il a quand même attiré une petite foule devant les studios à New York.

C'est facile de reconnaître les sympathisants démocrates ou républicains. La vulgarité, c'est chez les pro-Trump. Contrairement à son candidat, le républicain J.D.Vance ne s'est pas vautré dans l'outrance.

Même avec la question de l'avortement, qui n'est plus un droit fédéral aux Etats-Unis à cause de D.Trump. ... - L.Sénéchal: Mais un trumpiste reste quand même un trumpiste.

J.D.Vance finit par s'agacer que les journalistes fassent leur travail. ... - L.Sénéchal: Les journalistes n'étaient pas censés vérifier les faits.

Sauf que les journalistes vont finalement embarrasser son adversaire, T.Walz, qui a toujours affirmé avoir été place Tian'anmen, à Pékin, en 1989. ... - L.Sénéchal: Petit malaise. - P.Cohen: On a eu la même chose en France.

A la présidentielle, un candidat a dit qu'il était là lors de la chute du mur de Berlin. - L.Sénéchal: 50 millions d'Américains regardent ce traditionnel débat des colistiers.

Ca reste important. A ce stade de la campagne, les avis sont souvent tranchés. ... - L.Sénéchal: J'aurais pu vous montrer des analyses d'intellectuels, de politologues, de spécialistes pour comprendre l'impact de ces débats dans la campagne.

La meilleure analyse, c'est celle du showman J.Kimmel. ... - L.Sénéchal: C'était le mot de la fin. - A.-E.Lemoine: En France, c'est la ruée vers les billets de train pour les fêtes de fin d'année. - L.Sénéchal: C'est bien le mot.

Les billets valent de l'or. Ca a commencé dès l'aube. - J'ai déjà la carte de préparée.

Il y a 8 places à 128 euros. Après, on n'est pas du tout sur des prix intéressants comme annoncé par la SNCF. - L.Sénéchal: 6h du matin.

C'est l'heure à laquelle les billets ont été mis en vente. L'an dernier, le site de la SNCF avait planté, car l'équivalent de 6 TGV se sont remplis chaque minute. Cette fois, les usagers ont voulu ruser. - Je me mets en navigation privée.

Je regarde une fois sur mon téléphone, une fois sur mon ordinateur pro, une fois sur mon ordinateur perso. - J'organise mes voyages en fonction des tarifs. - L.Sénéchal: On a voulu essayer.

C'était dans l'après-midi. Pour un Paris-Nîmes, le samedi 21 décembre, beaucoup de trains complets. Plus de 140 euros le billet pour une seule personne.

C'est du délire. Le prix des billets est assumé par le président de la SNCF. Ce matin, il était devant les députés. - Le TGV n'est pas un service public.

Il n'y a pas d'argent public qui arrive dans le TGV. Le TGV doit équilibrer ses comptes, dégager de l'argent. Dans le fameux 1,7 milliard qui revient à l'Etat, il y en a beaucoup qui vient du TGV.

Le bon conseil, c'est d'acheter le plus tôt possible. - L.Sénéchal: Achetez le plus tôt possible, mais ça reste plus de 50 euros un aller simple pour Paris-Nîmes.

E.Macron doit désigner le successeur du patron des TGV. - R.Bachelot: Lui, il monte gratuitement à vie. - L.Sénéchal: Le PSG a perdu contre Arsenal, 2-0.

Brest, c'était le Brésil. Victoire du Stade brestois 4-0 en Autriche sur la pelouse de Salzbourg. Les supporters brestois étaient partout dans la ville autrichienne.

Grosse ambiance dans les bus, les rues, les bars. Quelques centaines de supporters ont fait le déplacement. Ils ont mis le feu jusqu'aux abords du stade.

Ils sont très polis, les Autrichiens. La police leur a diffusé un message de bienvenue en français. Dans le texte, il y avait des fautes d'orthographe.

Ils ont gagné finalement, les Brestois. Ils sont heureux, jusqu'à Brest. - C'est exceptionnel.

C'est la fierté de la ville. - J'étais comme un dingue, je gueulais dans ma chambre. - Ils sont très bons. - Ils en veulent, ils veulent mouiller le maillot.

C'est ce que l'on cherche. - L.Sénéchal: Brest est 2e du classement de la Ligue des champions avant les matchs de ce soir.

Lille reçoit le Real Madrid. - A.-E.Lemoine: Imaginez, vous vendez un vieux t-shirt sur Internet et vous le retrouvez dans un défilé de haute couture. - L.Sénéchal: Ce n'est pas le plus beau des t-shirts.

Hier, il s'est retrouvé sur les épaules d'un mannequin au défilé Coperni. L'acheteuse travaille pour la maison Coperni. - J'ai trouvé le nom de la personne à qui je l'ai expédié.

J'ai tapé son nom sur Google. Je me suis rendu compte que cette personne était assistante designer. Je l'ai vendu 9 euros sur Vinted.

La personne a essayé de négocier 2 euros dessus. Même les grandes marques essayent de faire des négociations sur Vinted. - L.Sénéchal: C'est moins moche quand c'est porté par un mannequin dans un défilé de haute couture.

Il y avait un clin d'oeil à Disneyland. - A.-E.Lemoine: On le remercie d'avoir témoigné devant les caméras de "C à vous".

Merci, R.Bachelot. "Sacrés monstres!". "Grégory"...