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interviewLe Média (sur YouTube)· 16 avril 2025 15 min

RETAILLEAU CRAQUE SUR CNEWS : LE RN SERAIT... DE GAUCHE ???

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Du lundi au jeudi, on revient sur un sujet sans filtre et sans langue de bois. Le récap, c'est l'une de nos quatre nouvelles quotidiennes que j'ai le plaisir de vous présenter. N'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Méia TV et le Média 247 pour être sûr de ne rien rater.

Le récap épisode 26, c'est parti. [Musique] La réécriture de l'histoire bat son plein en France et on peut compter sur quelques contributeurs prolifiques pour faire fumer la machine à écrire, notamment Bruno Rotaillot, auteur de science-fiction et accessoirement ministre de l'intérieur qui rivalise de créativité pour transformer la réalité en véritable dystopie. Son dernier coup d'éclat, roulement de tambour.

Bruno Retaillot estime que le est à gauche. Oui. Oui, vous avez bien entendu, très à gauche.

Pour le ministre de l'intérieur, en course, pour la présidence de son parti, les Républicains, l'extrême droite française est très à gauche. Alors oui, à gauche de Zemour, très à gauche de Vlad Lampaleur ou de Vol de Mort éventuellement, mais pas plus. On écoute le ministre de l'intérieur vraisemblablement en plein trip hallucinogène sur ces news.

Attention, c'est du lourd. Je pense que le Rassemblement national est très à gauche. Euh je pense que on ne peut pas sur quel sujet ?

Sur le sujet économique. Lorsque par exemple j'avais fait voter au Sénat euh les 15 ou 17 heures de contrepartie du RSA parce que je je pense que les allocations sociales ne sont pas dédues. Voilà et que quand on veut remettre les pieds à l'étrier des des gens qui sont très loin de l'emploi, bah il faut plutôt au contraire les accompagner dans l'activité.

Voilà. Bah Marine Le Pen avait voté contre. Pareil sur les retraites.

Je pense que si on ne met pas plus de travail dans la mécanique économique, mais on s'apauvrira comme s'est appui. Il y a en 2 ans, personne ne le dit, en 2 ans, il y a 1 million de Français qui ont été rejoints par le SMIC. Le 16 du mois, chaque 16 du mois, il y a un/art de français qui se retrouve dans les comptes bancaires dans le rouge.

C'est parce que on a dit un jour au français, travaillez moins et vous y arriverez mieux. Je vous avais prévenu, on âge en pleine science-fiction. Donc en fait, Bruno Rotaillot veut nous démontrer que sa ligne est plus dure économiquement que celle du RN qui ferait de l'assistana comme la gauche.

Lui, ce qu'il veut, c'est qu'on travaille toujours plus avec encore moins de droit et si on pouvait carrément brûler le code du travail, il porterait sûrement pas plus mal. Vous avez compris l'idée quoi. Selon lui, la situation économique des Français s'est dégradée depuis 2 ans et ce serait parce qu'on leur a dit "Travaillez moins, vous y arriverez mieux." Alors, on se souvient bien de son illustre chef de parti devenu président de la République puis délinquant multirécidiviste Nicolas Sarkozi et son slogan travailler plus pour gagner plus.

Mais alors, travailler moins pour gagner plus depuis l'instauration des 35 heures, c'est essentiellement qu'un slogan de manif. Selon le ministre de l'intérieur, le RN et la gauche, économiquement ce serait pareil. Alors non, c'est même radicalement différent.

Sous le vernis faussement social qu'il se donne pour séduire les ouvriers, le programme économique du Rassemblement national est évidemment ultralibéral. Alors là, on tombe des nu. Alors, c'est pas moi qui le dit.

Ce sont deux économistes, Elvir Guillot et Raoul Sampognaro. Tous deux se sont penchés sur les propositions du campfrontiste aux dernières législatives et leurs calculs sont formels. En cas d'application du programme de Marine Le Pen et Jordan Bardella, les plus riches gagneraient 10 % de plus et les plus pauvres, en revanche, verraient leur revenus baisser de 30 %.

La bagatelle. En gros, c'est prendre dans la poche des riches pour donner aux pauvres exactement ce que fait Macron depuis 8 ans et exactement ce que vote la droite aussi. Le reste c'est du spectacle, des divergences tactiques, politiciennes et électorales.

Retaillot mobilise l'exemple du durcissement du RSA voulu par les macronistes et la droite contre lequel Marine Le Penel s'est effectivement mollement opposé. Et pour cause, le RN veut ménager la chèvre et le chou. La chèvre, c'est son électorat originel, les fachaot de la première heure, obsessionnels accusateurs de l'assistana et le chou.

Ce sont les petits nouveaux attirés par la lumière artificielle de la dédiabolisation du parti. et notamment issu des milieux populaires. Pas question de les froisser avec des déclarations trop clivantes sur les aides de l'État au plus précaires.

Depuis plusieurs années, le Rassemblement national l'ouvoit. Il se lallomme entre les idées quit à en perdre toute cohérence politique. Tout ce qui compte pour le parti des Le Pen, c'est entretenir le doute pour gagner des électeurs.

Sur le RSA, le RN s'est tantôt aligné sur la gauche pour dénoncer une culpabilisation des allocataires, tantôt sur la droite pour critiquer le supposé niveau de fraude. À ce niveau, l'extrême droite érige le populisme au rand. Selon le point de vue, on peut voir un RN version sociale qui prétend défendre ceux qui galèrent, un RN nationaliste qui brandit la préférence nationale comme solution à tout ou même un er à l'ancienne bien dur, bien rétrograde aux valeurs d'un autre temps.

Pris dans son ensemble, le discours est bancal, incohérent, mais pris morceau par morceau, il multiplie les cibles électorales. Parfois même, le RN mélange toutes les postures en une seule, mais le résultat est un peu indigeste. On voulait juger avec Marine Le Pen.

Est-ce que le le nombre de fonctionnaires doit être diminué ? Un momentre, les Allemands l'ont fait, les Anglais l'ont fait. Est-ce qu'on passera par là oui ou non ?

Parce que le courage politique, vous savez très bien, c'est là où ça commence à se à se jauger. Mais non non. Alors ça c'est les trucs de droite.

Le courage c'est supprimer les fonctionnaires. Ça c'est vraiment un truc c'est pas supprimer les fonctionnaires, c'est réduire la masse salarial avant de non mais avant de réfléchir à réduire la masse salariale, est-ce qu'on pourrait arrêter de prendre en charge l'ensemble de ceux qui souhaitent venir dans notre pays même si nous ne le souhaitons pas ? Est-ce qu'on peut arrêter avec l'aide médicale d'État pour mettre une aide médicale d'urgence comme tous les pays du monde ?

Est-ce qu'on peut arrêter les visas de soins qui permet y compris à des Américains de venir se soigner gratuitement en France ? Cette séquence résume cependant pleinement la stratégie du RN. Avancer masqué en jouant sur tous les tableaux.

Et c'est exactement le même procédé qui est utilisé sur les retraites. Semaine paire, le RN veut abroger la réforme et s'oppose au report de l'âge de départ à 64 ans. Semain impère, le veut faire des économies et reprend exactement les mêmes arguments que la Macronie.

La position est tellement floue que Jordan Bardella se ridiculise régulièrement sur la question. On se rappelle du critique débat des législatives où les calculs n'étaient pas bon du tout. Il une progressivité qui va se mettre en œuvre et qui tournera autour d'un H pivot de 62 ans et de 42 annuités.

Par conséquent, j'ai noté l'exemple que vous avez mentionné, à 24 ans, vous partirez avec 42 années de cotisation, c'est-à-dire 66 ans. Pourquoi ? 66 ans donc plus tard que dans la retraite la réforme actuelle d'Emmanuel Macron.

Mais quand Mais non, mais pour une pour une raison très simple non pour une raison très simple, c'est que quand vous avez commencé à travailler plus tard, il est normal que vous soyez amené à travailler plus tard. Aux dernières nouvelles, d'après le canard enchaîné, Bardella a renoncé au retour de l'âge légal à 60 ou même 62 ans. C'est du moins qu'il a soufflé à l'ex-président du MEDEF, Pierre Gataz, le 8 avril dernier au grand forum des libertés pour libérer le travail organisé par Eric Sioti.

Le RN, c'est simple, c'est une ligne politique par interlocuteur. Alors, il ne défend pas les travailleurs, il exploite juste leur colère. Avec sa petite sortie sur Se, Retaillot ne s'y trompe pas.

Il sait parfaitement à qui il s'adresse et pourquoi il le fait. La droite républicaine est en pleine mu tirée par son médiatique ministre candidat à la présidence. Quasi réduit à néant aux dernières élections, LR n'a pas d'autre choix que de se réinventer.

Et quoi de mieux que de copier sur le voisin premier de classe. Les républicains collent au train du RN quit à en perdre toute identité propre. Retaillo multiplie les prises de position dignes de l'extrême droite dont il reprend sans cesse les concepts.

Il n'y a qu'à l'écouter au micro du petit SarkoZi en train de se vautrer dans la théorie du grand remplacement sans une honte de honte. Il y a un projet clairement assumé qui est le projet de l'extrême gauche française des insoumis de monsieur Mélenchon pour la créolisation. Ce qu'il veulent dans une stratégie de désordre de chaos, c'est l'effacement de ce que nous sommes, de notre civilisation.

C'est clairement leur projet. Les troupes LR, elles sont en ordre de bataille pour déplacer avec lui la fenêtre d'Overton toujours plus à droite. Ni casa, jetait un coup d'œil à l'ordre du jour du Sénat à majorité de droite pour le constater.

Au menu de la semaine, interdiction du mariage des étrangers, débat sur l'immigration algérienne et coup de rabot sur les prestations sociales entre autres. À ce rythme- làà dans 3 mois, il diffuse le jingle de C News dans l'hémicycle. Le problème quand on fait du copiercollé, c'est que les lecteur a toujours tendance à préférer l'original à la copie.

Retaillot déjà à demi mots lancé dans sa course à la présidentielle doit donc réussir de temps en temps à se démarquer. Quand il dit que le RN est très à gauche, il sait que sa phrase sera reprise en boucle et qu'elle fera réagir. Le ministre de l'intérieur est donc en pleine opération séduction à la droite de Marine Le Pen.

Il ouvre la porte à ceux qui comme d'Armanin la trouveraiit trop molle. D'ailleurs, cette accusation en gauchisme est souvent utilisée par les houristes qui reprochent la dédiabolisation au RN. Eux, ils veulent la ligne dure et clairement affichée comme telle.

Sa stratégie, Bruno Rotaillot, l'assume. Il la revendique même. Il ne veut plus courber les Chine pour que revienne ceux qui se sont déportés vers Le Pen, Zemmour ou même Macron.

Moi, je n'ai jamais cru jamais euh dans euh les magouilles d'appareil, dans les rapprochements d'appareil. Ça ne marche pas. Ce que je souhaite, c'est que demain on puisse faire ce que Nicolas Sarkozy avait fait d'ailleurs en 2007.

C'est que ce que l'on a déçu, c'est notre faute hein. Oui. C'est parce que on était une droite honteuse.

On a rasé les murs, on a baissé le regard et cetera, on a courbé les Chines et ils sont partis. Ils sont partis pour voter Éric Zemour, pour voter Marine Le Pen, pour voter aussi Emmanuel Macron et plus généralement d'ailleurs pour se réfuger dans l'abstention. Et bien moi demain, je veux queon puisse bâtir à droite un grand parti moderne parce que la France aujourd'hui ça n'est pas la France d'hier, un parti populaire qui s'adresse à tous, à la majorité. et un parti patriote.

Voilà, parce que la finalité c'est la France, c'est notre pays, c'est notre patrie. Voilà. Et je pense que avec cette ligne là, il faudra travailler d'arrache-pied pour proposer enfin un projet de société, des idées nouvelles aux Français.

En traitant Marine Le Pen de IPI, Bruno Retaillot ne cherche pas à provoquer. Il cherche à repositionner le curseur, à redessiner les contours d'une droite qui assume désormais de marcher main dans la main avec les idées les plus radicales. Il veut aller plus loin, plus vite, plus dur.

Il veut ringardiser le RN en le doublant par sa droite. Il veut séduire ceux qui trouvent Bardela trop jeune, Le Penop tiède ou Zemour trop cramé. En 2025, pour exister à droite, il faut être plus Le Pen que Le Pen.

Et ça, Bruno Rotaillot, il l'a bien compris. On poursuit avec le reste de l'actualité racontée et mise en image par Sarah Duu. On commence avec les crèches à propos desquelles les syndicats dénoncent d'inquiétant dysfonctionnement.

Mauvaises conditions de travail, manque de moyens, dérive managérielle, déficience dans la sécurité des enfants. Un syndicat appelle à dénoncer les dysfonctionnement dans les crèches. Le SNPPE, syndicat national des professionnels de la petite enfance, lance ce mercredi une campagne pour inciter les personnels à signaler les situations problématiques.

Avec ce visuel, je me tais par peur. Aujourd'hui, je signale. Notre volonté est de faire en sorte que la parole se libère.

L'idée c'est que les professionnels fassent remonter aux administrations compétentes les situations qui posent problèm chargent à ces administrations d'aller sur le terrain faire des contrôles. Sur son site, le syndicat permet d'identifier le bon interlocuteur en cas de mise en danger des enfants, encadrement insuffisant, heure supplémentaire non payé ou encore risque sanitaire et propose des modèles de courriers à envoyer aux administrations. En juin 2022, la mort d'un bébé dans une crèche People and Baby à Lyon a révélé les dysfonctionnements dans certaines structures.

En mars, une mission flash du Sénat a confirmé que les crères étaient peu et mal contrôlées en France. Et dans le reste de l'actualité à l'international, les tensions entre Alger et Paris continuent. Retour des tensions avec Alger.

Après l'expulsion de 12 agents français par l'Algérie, Emmanuel Macron a décidé ce mardi de rappeler l'ambassadeur français à Alger pour consultation et d'expulser à son tour 12 agents. C'est la première fois depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962 que la relation entre les deux pays se dégrade à ce point. Les autorités algériennes ont fait le choix de l'escalade et donc nous répliquons avec fermeté comme nous l'avions annoncé.

Début avril, la situation semblait pourtant s'arranger. Emmanuel Macron échange par téléphone avec son homologue algérien Abdel Majid Teboun. Ils actent la reprise du dialogue entre les deux pays.

Mais 10 jours plus tard, leur relation se dégrade à nouveau. La France arrête à Paris un agent consulaire algérien soupçonné d'avoir participé à l'enlèvement d'un opposant au régime d'Alger exilé en France. L'Algérie dénonce une affaire inadmissible. exige sa libération immédiate puis ordonne l'expulsion des 12 agents français sous 48 heures.

Dans un communiqué, la diplomatie algérienne écrit que le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot porte la responsabilité entière de la tournure que prennent les relations entre l'Algérie et la France. On termine avec Gaza où une nouvelle proposition de trêve est examinée. Le Hamas devrait bientôt répondre à la proposition de trêve israélienne reçue dimanche.

Israël demande le retour de 10 otages vivants en échange d'un cesser le feu d'au moins 45 jours, de la libération d'un total de 1231 prisonniers palestiniens et de l'autorisation de faire rentrer de l'aide humanitaire à Gaza. La fin de la guerre, elle est conditionnée au désarmement du Hamas et des autres groupes armés palestiniens. Pendant ce temps, la situation humanitaire continue de se dégrader.

Selon médecin sans frontière, Gaza est devenu un charni pour les Palestiniens et ceux qui leur viennent en aide. En plus des bombardements, Israël bloque l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars. Aucune assistance n'entre donc depuis un mois et demi.

Conséquence, les habitants manquent aujourd'hui de tout, de nourriture, d'eau, de carburant et de médicaments. Le ministre israélien de la défense, Israël Katz, a déclaré ce mercredi qu'aucune aide humanitaire n'entrerait à Gaza dans la situation actuelle. Plus de 50000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la gare à Gaza.

Médecin Scon Frontière précise aussi que 11 de ses collaborateurs ont été victimes des bombardement. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.

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