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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 décembre 2023 43 min

Bilan politique 2023 : qui sort gagnant ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

sens public continue cette semaine c'est une rétrospective des événements marquants de l'année que je vous propose les Bouver Semens économique majeur on en parlera demain le bilan de l'actualité internationale ce sera mercredi ce soir c'est l'année politique que l'on analyse avant de découvrir les personnalités choisies par nos invités on revient sur les dates clés de 2023 avec Jérôme Rabier c'était annoncé comme la bataille du quinquena la réforme des retraites présentée en janvier par ellisabeth en effet animé les premiers mois de l'année 2023 d'abord dans la rue où un front syndical uni rassemble pendant plusieurs mois des millions de personnes et au Parlement la bataille à fait rage à l'Assemblée la stratégie d'obstruction de la gauche empêche d'adopter le texte au Sénat la bataille est rude mais un texte est finalement adopté par la droite sénatoriale et un compromis trouvé mais pour faire adopter le texte à l'Assemblée la première ministre utilise le 493 rupture assez forte avec cette réforme des retraites parce qu'elle aura été vue rétrospectivement à la fois comme une régression sociale le fait que nous allions tous devoir travailler plus longtemps et en même temps une régression démocratique dans la façon où elle a été adoptée ce qui me frappe c'est que c'est la première fois que l'usage d'un outil constitutionnel va à ce point-là devenir l'outil d'une contestation sociale elle-même la séquence retraite à peine refermée l'exécutif est confronté à une nouvelle crise avec les émeutes qui suivent la mort de Naël un jeune tué par un policier pendant plusieurs jours des villes s'embras pour Emmanuel Macron après les gilets jaunes du premier quinquena et les manifestations retraite du début d'année c'est donc les banlieux qui prennent le relais de la colère ces trois colères là aussi intense et aussi rapproché disent quelque chose me semble-t-il et d'une intensification du jeu social et d'une accélération du temps social et d'une aggravation des colères les crises ne sont heureusement pour lui pas réservé à l'exécutif la gauche connaît aussi son lot cette année la nup qui avait permis de sauver les meubles au législativ l'an dernier a fini par exploser ça n'est une surprise pour personne dans les idéologies mais c'est vrai que ça va sûrement poser des questions sur la survie en fait de de cette discipline de groupe qui avait été un petit peu trouvée au moins autour de la réforme des retraites on voit que depuis le départ c'est non pas sur le fond mais dans la posture d'opposition dans la radicalité parfois assumée et même surjouée qu'il peut y avoir de vrais désaccords à gauche en face la droite conserve fin septembre le pouvoir au Palais du Luxembourg en remportant les sénatoriales avec ses alliés centristes pas une surprise mais un élément déterminant pour la suite du quinquena le gouvernement va devoir penser avec les républicains et avec le Sénat et la loi immigration c'est le symbole même d'une loi qui peut porter l'identité républicaine l'identité LR le texte immigration est donc d'abord étudié au Sénat qui le durcit fortement mais coup de théâtre à l'Assemblée une motion de rejet est adoptée empêchant son examen une sérieuse alerte pour l'exécutif on voit que Emmanuel Macron et sa majorité parlementaire qui n'en est pas une vont avoir beaucoup de mal à gouverner pendant les plus de 3 années qu'il nous reste si 2023 aura été une année agitée 2024 promet aussi de lêre au programme une nouvelle loi travail qui pourrait remettre les syndicats au premier plan ou encore le début de l'examen d'un projet de loi sur la fin de un thème de société qui peut aussi fracturer les Français sur la délicate question de l'euthanasie on tire les leçons de cette année politique 2023 avec mes invités laurenceerveau bonsoir vous êtes directrice du cercle de réflexion destin commun Pascal Perino bonsoir bienvenue à vous aussi politologue professeur à Science Po Paris Richard verli bonsoir et bienvenue le correspondant France Europe pour le médiia Suisse BL on est également en duplexe avec jeandiel Levi directeur délégué de Harry saint interactive bonsoir jeandiel et Mathieu croissand évidemment est rester à mes côté donc je vous ai demandé aux uns et aux autres de choisir plusieurs événements ou personnalités marquant de de de de cette année 2023 Laurence deerveau je vous vouliez revenir sur les les émeutes qui suivent la mort de de Naël on est le 27 juin quand il est tué à boutportant par un policier lors d'un refus de d'obtempéré avec 6 mois de recul quelle leçons vous tirez finalement de ces de ces journées de violence peut-être aussi comment elles ont été perçu par les Français oui alors remettons-nous un petit peu dans le contexte dans l'ambiance juste après la mort de ce jeune et les émeutes urbaines qui ont suivi le pays dans son ensemble est dans un état de sidération évidemment face à à ce décès mais aussi face à à ces émeutes qui ont été assez largement incomprises sur le moment mais surtout ce qui a dominé à ce moment-là c'est une forme de polarisation dans dans le la façon dont l'opinion a été décrite il y aurait il y aurait eu deux pays en fait de France face à face comme on aime tellement la raconé la France de la cagnotte a et de la cagnotte B il fallait que chacun choisisse son camp entre le camp des policiers le camp des jeunes de quartier en réalité deux cagnottes qui avaient été monté voilà c'est ça en réalité cette vision là était très caricaturale ne correspondait pas du tout à l'opinion des Français qui étaient beaucoup plus nuancé ça vous l'avez vraiment étudié précisément voà on l'a mesuré 10 jours après la mort de du jeune Naël un sondage qui a été réalisé du 7 au 9 juillet et qui montrait que trois Français sur quatre disaient qu'ils étaient à la fois en colère de la mort du jeune mais aussi qu'il considérait que la police avait une mission extrêmement difficile dans leur ensemble les Français étaient plutôt très largement en soutien des policiers donc la vision d'une France antiflic qui a beaucoup été poussé aussi à ce moment-là ne correspondait pas non plus à la réalité les Français considéraient que les policiers méritent notre respect pour autant ils étaient aussi conscients de de problèm de de racisme au sein de la police sans nécessairement les considérer comme systémiques donc vous voyez à tous les niveaux on trouve en réalité une forme de nuance et de prise en compte de la complexité dans l'opinion des Français sur sur cet épisode Pascal Perino parmi les événements que vous aviez choisis il y avait aussi ces C ces émeutes de du début d'été est-ce que l'analyse que que nous livre laurenceerveau vous vous surprend d'une certaine façon est-ce que vous faites la même non non je crois qu'en effet il y a une comment dire une subtilité dans l'opinion publique une capacité à à ne pas être dans le blanc ou dans le noir qui est évidente et qu'on voit dans toutes dans toutes les enquêtes euh avec cependant une tonalité qui est en effet du côté de la police hein on a trop souvent tendance à présenter la population française comme étant une population qui n'aimerait pas sa police quand vous regardez les enquêtes c'est très différent vous savez que la police c'est l'institution préférée des Français après l'armée l'armée c'est du 90 % mais la police c'est très souvent même à la suite de ces événements extrêmement douloureux qui mon monde qu'il y a un versant il peut y avoir un versant de violence policière c'est plus de 60 % de Français qui considèrent qui ont une image favorable de la police et c'est le cas chez les jeunes aussi hein une majorité absolue de jeunes de 18 à 24 ans une image positive de la police mais c'est bien sûr c'est pas les jeunes que l'on voit dans la rue c'est pas les jeunes dont on parle bien s s mais il y a une majorité absolue hein vous voyez on va contre des des des idées toutes faites mais je si vous voulez on s'interroge beaucoup aujourd'hui sur la continuation d'une dynamique du rassemblement national tout à fait impressionnante et on se dit mais au fond pourquoi qu'est-ce qui explique cela et et je crois qu'il y a un effet relapse un effet qui a attendu de ces émeutes dans l'opinion publque française en faveur du rassemblement on y reviendra un peu plus tard parce que vous avez les uns et les autres pas tous mais choisi notamment Jordan Berdella parmi les personnalités politiques à faire ressortir de cette année 2023 je reste sur ce sur ces éme de 553 villes françaises touchées c'est ça fait partie des Villy bien sûr ça fait partie des des leçons et des surprises de de de lié à cet événement et un président de la République qui promet des réponses profonde écoutez nous aurons à apporter les réponses profonde aux émeutes que le pays a vécu début du mois de juillet car au-delà des réponses d'urgence nous voyons bien à travers les les crises que le risque de de fragmentation de division profonde de la nation est là et il y a un besoin tout à la fois d'autorité de respect d'espérance légitime et c'est une réponse complète et profonde qui se joue à l'échelle de la nation cétait en en ouverture du premier Conseil des ministres avec la nouvelle équipe gouvernementale qui n'avait pas finalement beaucoup changé par rapport à la à la précédente Richard Verly 6 mois plus tard parmi les informations de de cette semaine il y a la ministre des Solidarités des familles qui annonçaient des des mesures pour à l'encontre des parents défaillants est-ce que pour vous le gouvernement français comme le souhaitait Emmanuel Macron a pris la la mesure de ce qui s'est passé en juillet je pense que le gouvernement a pris la mesure il sait ce qui s'est passé il a sans doute commandité des études il a pris connaissance de toutes les études qui ont été faites mais les réponses structurelles puisque c'est le thème employé par Emmanuel Macron moi personnellement je ne les vois pas quelle a été une réponse structurelle je ne serais personnellement pas capable d'en citer une seule et ce que vous dites sur les sanctions à appliquer au parents supposément défaillant ça n'a rien de nouveau moi je l'ai entendu plein de fois ce refrain donc peut-être est-ce une solution et encore faudrait qu'il en débatte parce que là-dessus les avis sont très partagés et les effets induits de ce type de politique peuvent être discutables mais en tout cas ça ça n'a rien de nouveau et jusqu'à maintenant on n jamais été capable de le faire donc il faut bien dire que si on prend le président Macron à la lettre et bien pour l'instant rien ne s'est fait ou rien n'a été fait de convaincant qui permettent aujourd'hui de dire ça y est on a commencé à prendre le problème à bras LEC ouais vous avez choisi Gabriel Attal comme parmi les personnalités de l'année en fait je je vous donne les les coulisses j'ai demandé à tous nos invités plusieurs dates et plusieurs personnalités puis ensuite nous on a un peu équilibré tout ça est-ce que vous vous reliez finalement le choix de Gabri à ce qui s'est passé justement en juillet en France est-ce que il a à sa façon tiré les leçons des émeutes je crois oui c'est un des rares c'est un des rares dans le dispositif gouvernemental qui commence à apporter des réponses parce que ces émeutes elle pose deux types de questions elle pose la question du recours croissant en particulier chez les jeunes à des comportements violents et puis elle pose la question de l'intégration al l'intégration il y a pas 36 réponses l'intégration ça se fait avant tout par l'école républicaine et là on a et par la famille bien sûr euh on a tout de même un un ministre de l'éducation nationale qui dans une France qui est très inquiète sur le terrain de l'éducation l'éducation est haute euh est en haut des des préoccupations des Français euh les Français sentent bien qu'il y a quelque chose qui se défait en matière d'éducation ils ne sont plus aussi fiers qu'ils étaient de leur éducation nationale et là on a un ministre qui semble avoir pris la mesure du défi la mesure de l'inquiétude la mesure du défi et qui apporte euh toute une série euh euh de mesures là aussi on l'a vu euh quand il a affirmé réaffirmé l'interdiction de la baaya euh on a vu quant à la suite de l'attentat horrible d'aras il a pris des mesures et il a ordonné l'exclusion je crois de 68 élèves qui ne s'étit euh le moins qu'on puisse dire pas tenu correctement lors de la cérémonie d'hommage et puis maintenant il rentre dans le dur il dit en particulier à la suite de cette enquête catastrophique PISA qui comp sa les élèves de 15 ans dans les pays de l'OCDE voilà de de l'OCDE qui sont très inquiétante en ce qui concerne la maîtrise par les jeunes français de la technique de la lecture et des mathématique il a dit voilà il faut baisse un peu partout mais particulièrement en France mais particulièrement en France il faut choc des savoirs alors tiens justement l'électrochoc souhaité par Gabriel hatal je vous propose d'écouter un extrait de sa sa prise de parole c'est le jour effectivement où l'enquête PISA est publiée aujourd'hui j'assume de porter une ambition très forte pour l'école sans aucun tabou ce que nous allons mettre en place ce doit être un véritable électrochoc un électrochoc pour remettre l'exigence à tous les étages un électrochoc pour remettre les savoirs fondamentaux au cœur de la promesse de l'école un électrochoc qui qui s'adresse aux élèves qui relancera l'ascenseur scolaire confortera la place du professeur et redonnera confiance aux familles Mathieu voulit intervenir il a une originalité je trouve c'est que d'abord il donne de la voix une voix qui est entendue dans un gouvernement qui a parfois du mal à exister vocalement il y a des ministres qui sont confrontés à des sujets autrement important je pense à Christophe Béchu qui a eu du mal à se faire entendre Gabriel Atal lui a fait qu'on entend sa voix deuxièmement il rétablit quelque chose s'appelle la parole performative c'est quand vous dites et que les choses se font qu' raccourc consid ement le temps de l'action politique à un moment où un nombre de projets sont décalés parce que tout est long je prends la fin de vie l'immigration ça a pris 18 mois voilà lui il dit j'interdis la baaya la baaya est interdite il dit on décale le bac en juin le bac est décalé en juin donc et c'est assez rare d'avoir un ministre qui comme ça peut peut prendre des décisions qui qui s'engagent politique je vais vous Ronner la parole juste après mais pour une première fois parce qu'on l'a pas encore entendu jeanel l je voudrais savoir comment vous analysez vous le phénomène Atal est-ce qui vous semble comment comment dire durable c'estàdire s'appuyer sur des ressorts assez profonds oui absolument je rejoins ce que disait Pascal Perino c'est que la la thématique de l'éducation constitue un des aspects auquels les Français sont aujourd'hui le plus attentif pas uniquement d'ailleurs les parents ou les grands-parents mais l'ensemble de la population française qui est inquiète pas uniquement pour leurs enfants aujourd'hui pas uniquement pour l'éducation aujourd'hui mais également sur les perspectives d'avenir et dans le casadre des enquêtes qu'on peut être amené à réaliser on voit qu'il y a un lien intime entre la perception d'une société française et d'une France qui serait sur le déclin et la contribution de notre système éducatif et dans ce contexte-là ce que dit Gabriel Atal c'est le politique peut faire quelque chose le politique peut prendre des positions qui plus a ne sont pas toujours perçu comme étant forcément uniformes ou perçu de la même manière par l'ensemble de la population française mais elles apparaissent comme étant claires précises réactives par rapport à des enjeux qui renvoi à l'immédiat et également aux perspectives d'avenir donc dans ce contexte là effectivement il y a une capacité pour Gabriel Atal à pouvoir progresser très nettement dans toutes les enquêtes d'opinion qu'on réalise depuis qu'il est ministre de l'éducation nationale un mot chacun sur Gabriel Atal il y a beaucoup d'autres thème donc je vous demande d'aller assez vite l' de ner oui Gabriel Atal est aussi à l'évidence un fin politique le choix de faire de laaba le sujet de la rentrée scolaire alors qu'il venait d'être nommé ministre de l'éducation nationale était évidemment extrêmement tactique puisque c'est le sujet qui a c'est un des sujets qui à l'automne a fait exploser la gauche autour de leur conception de la laïcité on a vu que ça a créé beaucoup de tension au sein de laanupes donc il avait aussi ça dans dans dans ce choix et dans le fait de porter sujet à ce moment-là c'était aussi une demande des chefs d'établissement qui voulait de la clarté sur question moi je vais citer un souvenir de ce plateau à Sens publique je me souviens que Gael Sliman était intervenu sur la personnalité préférée des Français et il avait dit une chose qui à ce moment-là m'avait surpris et maintenant je le comprends c'est que Gérald n'imprimait pas du tout dans la population rappelez-vous Thomas il le disait c'était bien avant le rejet préalable du texte alors que Gabriel Atal imprimé clairement c'estàd qu'au fond et bien les Français ils ont compris les Français ils sont beaucoup plus clairvoyants qu'on le pense ils savent déceler les responsables politiques qui agissent et qui sont capables d'obtenir des résultats alors il y a l'une des questions importantes de de de cette de ce bilan de l'année politique qui concerne vous avez commencé à l'évoquer Pascal Perino le rassemblement national est-il le grand gagnant de l'année 2023 vous êtes deux à avoir choisi parmi vos personnalités de de l'année Lauro et Pascal Perino Jordan Bardella le président du Rassemblement national on va l'écouter c'était à la à la sortie des rencontres de Saint-Denis à la première des premières rencontrre de Saint-Denis où il avait été convié par le président de République comme tous les chefs de parti représentés au Parlement Jordane Bardella le débat était franc euh quand vous êtes quand vous êtes à viclot que les camérats sont pas là vous avez un langage qui est peut-être un peu plus un peu plus familier un peu plus franc je lui ai dit ce que j'avais sur le cœur et ce que pensaient des millions de Français de la politique qu'il conduisait que j'ai trouvé assez dur peut-être encore plus dur depuis sa réélection en 2022 pourquoi Jordan Bardella Pascal Perino pour différ pas Marine Le Pen non non pour pour différentes raisons d'ailleurs Marine Le Pen est concernée c'est que Marine Le Pen a su transmettre le pouvoir dans le parti à la jeune génération c'est tellement rare dans les partis des transmissions de génération qui se font comme cela pour l'instant oui c'est réel c'est pas cosmétique non non non non c'est pas cosmétique c'est pas cosmétique et lui donne tout de même un certain champ il a la tête de liste une fois de plus aux européennes les sondages l'annoncent à points devant la liste qui serait la liste de la majorité d'ailleurs demain on vous proposera un sondage sur ce thème je peux pas encore vous le révéler mais il est assez édifiant voilà euh et d'autre part se met en place quelque chose de très efficace dans la dynamique du rassemblement national c'est une division du travail entre deux rôles Marine Le Pen qui parle j'allais dire à la clientèle traditionnelle du rassemblement national qui a une légitimité que n'a pas encore Jordan Bardella dans cette population et un Jordan Bardella qui est un chevau léger qui va chercher vers d'autres horizons une capacit du rassemblement national à s'étendre vers de nouvelles couches sociales vers de nouvelles générations je suis frappé par exemple que dans les dernières élections dans les derniers sondages sur les élections européennes il y a une reprise sensible du rassemblement national chez les jeunes Jordan Bardella est un des leaders les plus jeunes dans l'offre politique et il y a certainement quelque chose à voir jean-dianiel levier est-ce que effectivement les deux là on est en train de parler de Jordan Bella et de Marine Le Pen ne touch pas exactement le même électorat est-ce que vous nous diriez ça non il touche effectivement il touche effectivement pas tout à fait exactement le même le même électorat avec une capacité de Jordan bardela effectivement à pouvoir accroître un peu l'espace de ce que peut être le rassemblement national à faire en sorte qu'on pensait qu'il y avait déjà une assise assez importante auprès de la jeunesse mais que celle-ci continue de progresser ce qui d'ailleurs est assez impressionnant c'est que à aucun moment ni Marine Le Pen ni Bardella ne font état du fait que des responsabilités ont été confiées à des jeunes au sein du rassemblement national il le prouveent directement et sans en faire une forme d'argument marketing tel que cela peut être fait notamment de la part d'autres responsables politiques qui sont amenés à dire nous faisons une place aux jeunes et donc ça cette forme d'efficacité avec un langage qui plusit qui apparaît comme étant clair aussi bien la part de Marine Le Pen que de la part de Monsieur Bardella laurenceer est-ce qu'il peut finir par faire de l'ombre à Marine Le Pen ou est-ce que c'est beaucoup beaucoup beaucoup trop tôt pour dire ça alors c'est bien sûr la question aujourd'hui c'est-à-dire que si on on se remet quelques années en arrière le rassemblement national n'avait qu'une tête aujourd'hui clairement il en a deux il a pris le parti en main par ailleurs si on regarde en terme de registre et de perception effectivement il y a des différence nette mais on voit que Jordan Bardella pourrait prendre l'avantage nous avions mené en juin dernier une étude sur l'évolution de l'image du rassemblement national auprès de l'électorat modéré celui qui traditionnellement ne vote pas ou pas encore pour l'extrême droite et on avait demandé en fait aux Français de qualifier Marine Le Pen en la rattachant à une marque ou un produit de consommation et il y a eu tout un registre autour de ce qu'on a appelé la ringardisation certaines personnes disaient en fait c'est comme le wman ou Nintendo voyez des marques qui n'existent même plus qui sont dépassées et bienement soyez pas désagréableors si Marine Le Pen c'est le Walkman en fait Jenal Barl là c'est Spotify voyez et ça rejoint une sorte de pipolisation de Jordane Bardella un petit peu presque à la Obama chemise blanche un peu ouverte manche retroussé qui monte sur les étrat donc les estrad en courant et qui est aujourd'hui très pipelisé notamment auprès des jeunes alors la question c'est est-ce qu'effectivement Marine Le Pen a pris un réel risque dans la perspective de 2027 en lui donnant autant de place et au-delà de l'image et c'est ça ce sur quoi il faut insister par ailleurs Jordan Bardella pourrait être celui qui fait sauter la digue de l'amateurisme qui est encore ce qui est très souvent reproché à Marine Le Pen et deux autres points toujours sur cette différenciation entre les deux il n'a pas le nom Le Pen qui pour certains peut encore être une derrière et il a à l'inverse alors et puis peut-être que certains électeurs très conservateurs ne voteraient pas pour une femme au moment de mettre le bulant dans juste un complément le plus classique d'extrême droite n'est pas celui qu'on pense c'est qu'il a vieille génération nouvelle génération mais le plus identitaire des deux plus le plus extrême droite des deux en formaté c'est Jordan Bardella par d'idéie d'idéologie bien s un mot Richard ver parce que alors dans les sous quelques plumes perfid ou pas je ne sais pas mais se murmure que celui qui travaille le plus c'est lui que c'est un vrai bosseur alors que Marine Le Pen ne l'est pas vraiment écoutez on en a eu je ne sais pas si c'est la preuve qu'il travaille mais en tout cas la preuve de sa la perception de Jordan Bardella on l'a eu il y a quelques jours lorsqu'il a déclaré qu'il était prêt à assumer le poste de Premier ministre vous avez remarqué que personne n'a réagi personne n'a dit que c'était impossible personne ne s'est levé en disant qu'un jeune homme sans grand diplôme parce qu'il n'a pas fait une il n'a pas des diplômes prestigieux universitaires genre sur ou autr personne n'a rien dit à partir du moment où vous pouvez dire je suis prêt Premier ministre que personne ne réagit c'està qu'au fond ça apparaît presque normal ça veut quand même dire que vous avez relativement gagné allez Mathie croiss a raison de rappeler que sur le fond les idées sont particulièrement radicales il y a beaucoup d'événements forcément c'est le principe d'un d'un bilan politique d'une année il a fallu faire des choix qui étaient pas simple on ne pouvait pas passer à côté de cet autre événement politique majeur la réforme des retraites 3 3 mois d'unité syndicale de manifestation monstre du 10 janvier c la date de la présentation du texte jusqu'au 15 avril lorsque la loi est promulguée avec une date que vous avez choisi Richard verli qui est devenu le le symbole du passage en force 16 mars Élisabeth born choisit la sécurité c'est pour ça en dégainant le 493 on ne peut pas faire de Paris sur l'avenir de nos retraite cette réforme est nécessaire aussi parce que je suis attaché à notre modèle social et parce que je crois dans la démocratie parlementaire c'est sur votre réforme sur le texte du Parlement fruit d'un compromis entre les deux assemblées que je suis prête à engager ma responsabilité aussi sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 modifié par l'amendement de coordination communiqué à l'Assemblée nationale 16 mars 2023 Richard verli pour vous c'est une fracture oui c'est la preuve que il y a un sentiment de brutalisation institutionnelle alors j'ai bien entendu les argument de tous les politologues tous les experts qui expliquent à juste titre que l'article 493 est constitutionnel qu'il a été prévu pour faire fonctionner la République que la constitution de la 5e République est particulièrement plastique qu'elle s'adapte et bien à mon avis non elle ne s'adapte plus le 493 reste comme un stigmate maintenant sur le front d'Emmanuel Macron il est l'homme qui brutalise le Parlement il est l'homme qui brutalise la démocratie bien entendu pour ses détracteurs pas pour ses partisans et ça je crois que ça va rester et regardez Michel Rocard Michel Rocard à l'épque de cohabitation a beaucoup utilisé le 493 mais personne n'associe Michel rard à l'utilisation du 493 ça a été oublié et bien je pense que pour Emmanuel Macron ça ne sera pas oublié je voudrais bien avoir l'avis de jeandiel les là-dessus sur le peut-être l'effet à long terme dans l'opinion de de l'utilisation du 493 pour passer la réforme de TR et peut-être de cette réforme en général qui à mesure que les générations la touche du Doig cette réforme quel effet ça peut avoir à long terme bah ce qui assez frappant c'est que on retient comme nombre beaucoup plus le nombre 493 que le nombre 64 64 c'est l'âge légal maintenant de départ à la retraite et celui-ci apparaît quasiment passé au second plan comme si la forme avait pris le pas sur le fond et donc on est face à des Français qui ont eu effectivement le sentiment que le gouvernement n'était pas entièrement entre guillemets légitime que le Président de la République n'était pas entièrement légitime on peut rappeler qu'on a moins d'un Français sur deux qui s dépl placé au premier tour des dernières élections législatives on peut rappeler que pour la première fois hormis peut-être en 1988 un président de la République n'a pas eu une majorité parlementaire à l'issue de l'élection présidentielle et que tout ceci entraîne une forme de distance assez marquée de la part de nos compatriotes à l'égard du 493 alors il y a depuis eu recours au 493 à quelques reprises on l'a vu sur les textes budgétaires mais dans un contexte qui apparaissait comme étant extrêmement différent notamment parce que la mobilisation d'opinion et la mobilisation dans la R était effectivement beaucoup moins forte qu'à l'époque de la réforme des retraites avec la perception à l'époque de la du du mouvement contre la réforme des retraite que cette réforme était passée au forceps contre l'opinion contre les organisations syndicales et contre une partie de la légitimité démocratique du pays euh la gauche Mathieu aurait pu tirer profit de ces 3 mois de mobilisation et pourtant et pourtant il n'en a rien été hein tout avait pourtant pas si mal commencé on on en parlait la réforme des retraites plus gros mouvement social quand même depuis 1995 hmm sy gouvernement isolé une réforme très impopulaire et que croyez-vous qu'il en ai fait ben rien nada wou on se souviendra de quoi de quelques insultes à l'assemblée de casserolade pour cette gauche carnavalesque elle est passée à côté d'une occasion en ord de se remettre en ortre de marche et de reprendre des couleurs elle était obsédée comme à son habitude par des questions de tactiques divisé sur les objectifs incapable de proposer un contreprojet qui tienne la route et elle n offert donc au français que le spectacle d'une opposition braillarde est désolante pour un résultat nul puisque la réforme a été votée pendant ce tempslà on en parlait sans bouger le petit doigt bah le RN lui a volé la place d'alternance crédible dans les sondages pire la première force d'opposition que la gauche prétendait incarner avec la nupes 150 députés tout de même à l'époque a finit par exploser en fin d'année parce que le le leur différence elles étaient insurmontable mais parce qu'aucun n'a joué le jeu insoumis PS communiste écolo chacun a prétendu faire l'alliance tout en continuant à avancer ses propres pions les les insoumis ont considéré que leurs partenaires comme des supplétifs qui n'avaient pas leur mot à dire quant aux autres ils ont fait semblant de dire oui patron à Jean-Luc Mélenchon tout en se préparant à partir en solo aux prochaines élections européennes ce grand jeu de dupe a fini par se voir et euh par exploser les excès de Mélenchon ont fait le reste hein on en parlera à contrecourant de la demande d'ordre exprimé par l'opinion lors des émeutes qui ont suivi la mort de de du jeune Nil on en parlait à contrecourant de l'histoire en refusant de qualifier les abominations du Hamas de terrorisme et en refusant de défiler contre l'antisémitisme la gauche radicale en fait s'est recollé pour longtemps sur le front l'étiquette d'irresponsable de laaxiste et de complaisante avec les islamistes quant à la gauche dit réformiste elle est à faune faute de projet alternatif comme de personnalités pour le porter et puis elle fait des trucs débiles tenez la semaine dernière elle s'est tiré une balle d'empiier à l'Assemblée à l'Assemblée en voulant jouer au plus malin et en portant une motion de rejet du texte sur l'immigration elle n'a eu à la fois qu'un boulevard pour les LR et un texte encore plus dur que celui qu'elle contestait donc est-ce qu'elle a quand même quelques raison d'espérer en 2024 B on verra les score des différentes listes aux européennes mais avoir les débuts de campagne poussif des uns et des autres vous avez entendu parler de la campagne des communistes non on la voit pas celle des écologistes pour le booty shake sur la scène de leur premier meeting oui mais pour le reste pas grand-chose donc il est quand même permis d'en douter Richard verli sur sur Jean-Luc Mélenchon puisquon on vous a demandé des personnalités marquantes est-ce qu'on pourrait le désigner comme le grand perdant de cette année 2023 ou pas je suis pas sûr parce que il il est perdant évidemment parce qu'il a paraît encore plus clivant pour tous ceux qui doutaient de sa capacité à rassembler mais il me semble quand même que dans la franche d'opinion qui lui est favorable il est perçu comme l'ultime résistant euh et ça c'est même très préoccupant parce qu'il y a un côté je trouve assez sectaire autour du chef Mélenchon et le chef Mélenchon me semble-t-il dans son électorat n'est pas si ébranlé que ça je me trompe peut-être mais je suis frappé quand je parle de lui non pas à des personnalités politiques ou à des journalistes mais à des électeurs de gauche notamment ceux qui lui reconnaissent c'est qu'il a toujours plaidé pour l'union de la gauche qui n'aura pas lieu aux européennes alors bien sûr on sait une union qu'il voulait diriger lui-même mais l'union ça marche à gauche et le regret que cette union n'est pas lieu quelque part on lui attribue le fait qu'au moins lui il a essayé h alors vous avez choisi Laurence deerveau parmi les personnalités politique François Ruffin et ça l'extrait qu'on va montrer qu'on va regarder ensemble nous ramène à la à la réforme des retraites c'était en avril dernier il se présente le député LFI de la la somme pour soutenir desg d'un site de stockage de gaz on l'écoute on a aujourd'hui un homme tout seul là-haut qui a décidé de passer cette réforme en force sur le reste du pays avec 2 tiers des Français qui disent non dans la durée quatre salariés sur 5 qui sont quand même les premiers concernés des millions de personnes dans la rue une 2 3 4 5 6 fois tous les syndicats unis et même une majorité de députés à l'Assemblée si jamais on l' laissé voter et cet homme seul là-haut prétend imposer sa réforme à tout le pays même pas pour des raisons budgétaire mais aujourd'hui pour des raisons autoritaires par éego par orgueil par arrogance et ben toutes ces actions viennent dire STOP ça suffit Laurence Z pourquoi ce choix de François est-ce que c'est l'une des seules ou la seule personnalité de gauche à émerger là de de de de cette gauche en Lisée qui semble en Lisée je pense que 2023 a été l'année de alors est-ce que c'est l'envolé ou l'utopie François Ruffin en tout cas de la mu de François Ruffin qui étape par étape est en train de marquer sa différence de prendre ses distan de plus en plus avec familletique il faut repartir de la toute fin de l'année 2022 grande interview dans l'OPS où François Ruffin lui-même se qualifie comme social et démocrate par le jeu d'un petit tiret rajouté je pense par l'OPS on l'a qualifié de socialdémocrate ce qui n'est pas exactement la même chose et ce qu'il a démenti mais toujours est-il que François Ruffin n'est clairement plus aujourd'hui sur la même ligne que Jean-Luc Mélenchon ce qui n'est pas toujours confortable pour lui parce qu'il est toujours dans ce sur cette ligne de crête en fait mais clairement le le le la vision de Ruffin est quelque chose plus de l'ordre du rassemblement que celle de Jean-Luc Mélenchon qui est dans la conflictualisation permanente conflictualisation qu'il a lui-même théorisé dans un entretien dans la Revue des Deux Mondes et c'est intéressant aussi de revenir sur un épisode qui est passé un petit peu en dessous des radars médiatiques qui était le le les universités d'été de LFI à Valence à la toute fin du mois d'août immense immense salle comble devant laquelle François Ruffin a dénoncé la radicalité de de Lafi qui serait selon lui cite ces termes le marqueur d'une culture minoritaire et il a même appelé le mouvement de gauche à gagner en centralité ce terme de centralité va tout de même très loin donc il a aussi il est très préoccupé aussi par la forme il connaît le l'efficacité de la stratégie de la cravate du RN à l'Assemblée nationale voilà donc tout ça et puis on voit que étape par étape ces derniers mois euh je je de mon point de vue il il a fait une sorte de sans faute hein dans sur la masse notamment sur le Hamas exactement il a réussi à trouver cet équilibre hein sur l'épisode de Crépol aussi il a parlé démiplégiste c'estàd pourquoi serait-on obligé soit de choisir le camp du jeune Thomas soit de celui du jeune Mourad enfin pas si jeune ça d'ailleurs je ne sais plus peorte voilà François rffin est en train de trouver cette ligne de crête petit à petit alors la grande question c'est est-ce qu'il aura est-ce qu'il arrivera à transformer l'ESS sur qui pourra-t-il compter et puis est-ce que les électeurs le suivront dans cette cette ligne vers la modération ça m'intéresse d'entendre Jean a su est-ce qu'il perce vraiment François Ruffin Jean-Daniel li il commence à avoir une forme de notoriété après ce qu'il est aujourd'hui pleinement identifié de la part des Français pas vraiment on sait que ça prend beaucoup de temps euh on sait que quand on est dans une forme de champ politique en général euh le fait de pouvoir indiquer qu'on a des différences des diversgences d'opinion ou des différences stratégiques prennent parfois plusieurs mois ou plusieurs années c'est le cas à l'heure actuelle encore pour euh monsieur Ruffin eu il commence à être connu c'est sa manière de parler son phrasé une partie de son histoire sont identifié de la part de nos compatriotes on sait que il y a un certain nombre d'acteurs politiques qui se disent peut-être qu'il pourrait être à la tête d'une forme de candidature commune des socialistes des écologistes voir de France insoumise dans le cadre de la prochaine élection présidentielle mais ça n'est pas exactement le niveau auquel il peut être d'un point de vue d'opinion c'est probablement à travers la force de la répétition et peut-être à travers l'attention des médias qu'il arrivera à progresser encore et là aujourd'hui ce qu'on pourrait qualifier une forme de notoriété qui progresse sans que le contenu politique ne soit 100 % associé à ce qu'il peut être amené à raconter alors il nous reste allez autour de 8 minutes pour conclure cette ce bilan de l'année politique on va se concentrer sur un dernier événement évidemment majeur et vous êtes de à l'avoir choisi Pascal Perino et et Richard verli la marche contre l'antisémitisme organisé le 12 novembre à Paris et dans plusieurs villes de France Pascal périno je commence avec vous quelle quelle leçon vous en tirez de il y a eu à peu près 200000 personne en tout qui prêt à se mobiliser ce ce jour-là en France si vous voulez euh on pouvait douter de la capacité de l'opinion publique française euh à réagir surtout quand on regardait l'absence de mobilisation de masse après des meurtres antisémites hein que ce soit ma Toulouse que ce soit la disparition d' il y a eu de multiples phénomènes o on se disait tiens la France est en train de perdre sa capacité de réaction à l'antisémitisme l'antisémitisme qui tuein et là on a eu une une heureuse surprise une heureuse surprise avec en effet sauf et les fill un arc extrêmement large qui allait au-delà de ce qu'on appelle l'arc républicain traditionnel puisque pour la première Ire fois le rassemblement national a été avec des modalités diverses accepté au fond dans ce dans ce défilé c'était pas les partis qui défilaient c'était les Français quel que soit leur sensibilité qui disaient leur allergie à ce retour d'un antisémitisme qui est un antisémitisme nouveau parce que l'insertion du rassemblement national de militant du rassemblement national dans cette marche ça voulait dire que l'antisémite n'était plus principalement là où on l'attendait l'antisémitisme on disait très souvent en particulier avec Jean-Marie Le Pen et bien il vient toujours du même horizon que l'horizon de l'extrême droite et là ce que l'on a vu de très intéressant mais peut-être de très inquiétant c'était qu'il y avait oui un antisémitisme de gauche de la gauche extrême qui n'est pas si nouveau que cela d'ailleurs qui a toujours existé dans l'histoire des idées du 19e siècle à nos jours et d'un antisémit virulent davantage caché d'ailleurs que l'antisémitisme de l'extrême droite parce qu'il se cache sous l'antisciionisme sous l'hostilité en effet à Israël mais on a bien vu avec les dérapages en particulier de certains députés de la France insoumise que derrière l'antiionisme se cachait un vulgaire et violent antisémme mais est-ce que l'antisémitisme d'extrême droite a pour autant disparu notamment des des rangs du rassemblement national il s'est minoré il est minoré dans le rassemblement national le rassemblement national n'est pas tout à fait à cet égard le Front national des années 80 je ne crois ça serait pas sérieux de dire FN et galeren sur ce sur ce terrain sur d'autres on pourrait très bien la comparaison pourrait être raisonnable mais là non et quantitativement quand vous regardez aujourd'hui celles et ceux qui dans la société française continuent à avoir des comportements des attitudes antisémite là de manière claire oui il y a des antisémites à l'extrême droite mais il y a de nombreux antisémites en particulier à la gauche de la gauche et il faut bien le dire dans la population des Français musulmans Richard ver qu'est-ce qui vous a frappé ce jour-là la fraternité qui est un mot je trouve qui malheureusement est trop peu souvent en avant en France ces temps-ci la fraternité parce que c'est vraiment c'était vraiment le message c'était le message de cette foule c'était le message des gens que à qui l'ont parlait dans cette foule et ça je trouve que c'était pour la société française et pour l'image que donne la France dans un contexte de crise internationale une très bonne nouvelle alors je mets tout de suite un bémol qui est un bémol de calendrier est-ce qu'aujourd'hui avec le nombre de morts que l'on connaît à Gaza qui approche je crois les 20000 morts est-ce que le has selon le Hamas est-ce que cette marche pourrait avoir lieu dans les mêmes conditions je m'interroge je ne sais pas en tout cas ce ce moment-là fut un moment de fraternité et la France a besoin de fraternité et je crois que c'était une bonne nouvelle votre avis sur oui moi je rejoins mes deux voisins sur le moment j'ai ressenti plutôt un sentiment de soulagement en voyant qu'effectivement les Français étaient au rendez-vous de ce ce moment important et avec une grande dignité une une ambiance plutôt apaisée je vous rejoins sur le fait que le contexte est extrêmement évolutif je pense que le le débat sur la présence ou non d'Emmanuel Macron était un faux débat qui a été comme d'habitude un petit peu instrumentalisé une toute petite remarque vous disiez que LF n était pas sauf François Ruffin justement qui a été défilé non pas à Paris mais à Strasbourg ce qui lui a valu des critiques de son camp voilà il cétait exception intéressante à à relever Jean-Daniel Levi l'absence d'Emmanuel Macron est-ce qu'elle impacte l'opinion ou pas du touts j pas du tout non non ça a été un vrai sujet de la part de responsablebl politique dans le cadre des enquêtes qu'on a pu être amené à réaliser l'interrogation même sur le débat la présence ou pas du président Lapp qui était extrêmement secondaire on est peut-être dans un climat qui était un peu différent avec malgré tout des personnalités institutionnelles à savoir la présidente de l'Assemblée nationale le président du Sénat qui ont pris l'initiative officiellement de cette de cette marche et avec peu de responsables politiques qui a proprement parlé été identifié comme étant dans une forme de de défilé donc il y a peut-être que c'est inquiétant pour le président de la réique mais une forme d'indifférence au fait qu'il a été présent ou pas dans le cadre de cette marche organisée contre l'antisémitisme cette marche était organisé à l'origine de la présidente de l'Assemblée nationale Yenne Bron Pivet et du président du Sénat on écoute gerérard lachet si nous sommes aujourd'hui si nombreux dans cette marche quelque part c'est aussi que nous avons le devoir de protéger la République de lutter contre l'antisémitisme et de le faire avec la force de la loi dans un état de droit et c'est le sens profond de notre marche à cet instant merci à tous faudra pas simplement que ça soit une marche faut qu'une marche conduise à une démarche et cette démarche doit nous conduire à plus que jamais les valeurs de la République soit au cœur de notre engagement et alors Richard on ne vous avait rien demandé ici mais vous avez cité Gérard Larcher parmi les personnalités politiques de l'année pourquoi pour la sérénité parce que je trouve que cette institution le Sénat au fil de cette année d'abord il y a eu donc les élections sénatoriales on connaît le positionnement politique du Sénat il est clair il est à droite il est conservateurs mais c'est un élément de sérénité dans la République la meilleure preuve c'est que la loi sur l'immigration a été examinée amendée votée donc pour les Français même vu de l'étranger on a l'impression pardonnez-moi que c'est presque l'institution aujourd'hui qui fonctionne le mieux dans le dispositif institutionnel total français le Sénat fonctionne et donc il faut rendre hommage à Gérard Larcher et je confirme personne ne m'avait rien demandé on est d'accord on a même été un peu surpris mais mais vous l'auriez pas fait l'an dernier je pense que cette année politique effectivement Mathie des couleurs sous la président Gerard ararché mais en particulier en raison du contexte politique parce que ce qui est vrai pour le débat sur la loi d'immigration qui a eu lieu au Sénat pas l'assemblée c'est aussi été le cas pour les retraites où le débat n'a pas pu aller jusqu'au bout à l'Assemblée mais a eu lieu en entier au Sénat merci beaucoup merci à tous d'avoir participer à ce à ce bilan de l'année politique 2023 l'actualité politique c'est ce soir sur nos chaînes parlementaires avec une émission spéciale qui sera consacré à la commission mixte paritaire sur ce texte immigration et elle est présentée par et Brigitte boucher qui est avec nous en direct Brigitte bonsoir vous attendez la fumée blanche comme tout le monde oui bonsoir Thomas effectivement on vous prépare une émission spéciale on attend cette fumée blanche pour l'instant la commission mixte paritaire n'a toujours pas trouvé d'accord sur le projet de loi immigration députés et sénateurs et bien ont suspendu cette séance jusqu'à 21h il y a encore des des points d'achopement bon je je vous ai pas entendu mais j'espère que nos téléspectateurs vous ont entendu Brigitte merci beaucoup et et bonne bonnem merci à tous encore une fois d'avoir participé à à ce numéro de de sens public je voudrais vous informer aussi que demain dans la matinale Orian mansini reçoit Bruno rotaillot le président du groupe LR au Sénat décidément au cœur de cette actualité politique bonne soirée

Bilan politique 2023 : qui sort gagnant ? — Élisabeth Borne · Pourquijevote