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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 décembre 2024 49 min

Matignon : Bayrou, déjà les premiers doutes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public des débats des chroniques des reportages et l'expertise de nos invités c'est ce que l'on vous propose tous les jours du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat avec au sommaire de ce 18 décembre Nicolas Sarkozi condamné à portter un bracelet électronique pendant un an décision confirmée par la Cour de cassation dans l'affaire dite des écoutes l'ancien président parle d'injustice profonde mais respectera cette décision il fera face à l'ensemble de ses obligations il a été condamné à devoir porter un bracelet électronique il va prendre la tâche avec le J d'application des Pen il va discuter avec le J d'application des Pen pour voir comment ce cette mesure pourra être exécutée et évidemment il se conformera aux décisions de justice il l'a toujours fait mais Nicolas Sarkozi saisit la Cour européenne des droits de l'homme quelles peuvent être les conséquences politiques de cette affaire ce sera l'un des thèmes de notre premier débat 100 % politique dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission notre série sur l'actualité internationale bilan 2024 et projection vers l'année prochaine après le Proche Orient et les États-Unis on va décortiquer la santé économique de la Chine et sa capacité à résister à la guerre commerciale annoncée par Donald Trump l'Europe et la France peuvent-elles être les victimes Collat lér de ce bras de fer réponse dans TR qu4 d'heure mais d'abord l'actualité politique et la tâche de François baayrou qui se complique en l'état les républicains disent refuser d'intégrer le gouvernement Jonathan duprièz la tâche de François Bayrou se complique d'heure en heure le nouveau locataire de Matignon dont les consultations se sont poursuivies aujourd'hui est plus que jamais priant no aux exigences de la gauche du RN s'ajoute désormais celles des républicains l menace de ne pas entrer au gouvernement s'il venait à pencher trop à gauche pour l'instant les conditions ne sont pas réunies et et donc que on essaiera de voir dans les jours prochains si un certain nombre d'obstacles sont levés parce que il est évident que si ce gouvernement part à gauche alors que une majorité des Français sont de droite donc ce serait uncomple LR attend surtout du nouveau Premier ministre qu'il s'engage sur des mesures cher à la droite c'est à lui à dirigé le gouvernement à donneré ses grandes orientations est les nôtres par rapport à la sécurité au domaine régalien à l'immigration voilà des enjeux ils sont pour nous essentiels et c'est en fonction de la réponse du Premier ministre que nous nous déterminerons l'équation paraît insoluble car de son côté la gauche maintient ses lignes rouges reconduire Bruno retaillo place Bovo pourrait être rédiibitoire pour les écologistes et précipiter la censure si Bruno RET au gouvernement c'est censure automatique des ver des écologies il y a pas d'automaticité mais il y a une logique en fait dans ce monde donc moi j'aime pas dire est-ce que vous allez a priori comme si par principe pasjectable mais nous avons des a prioris de censure de plus en plus fort la réalité c'est que François Beyou semaine après semaine jour après jour ça va très vite même heure après heure est en train décrire le récit de sa propre censure une autre question demeur sous quel délai François baayerou va-t-il proposer son nouveau gouvernement l'annonce pourrait tarder encore plusieurs jours Emmanuel Macron se rend dès demain à Mayotte puis Djibouti et ne sera de retour dans l'Hexagone que dimanche matin les ennuis qui continuent pour François Baayou la loi spéciale définitivement votter Nicolas Sarkozi condamné à porter un brac électronique pendant un an voilà trois grands thèmes pour notre débat 100 % politique avec Benjamin Morel bonsoir bienvenue vous êtes constitutionnaliste auteur de ce livre le Parlement temple de la République de 1789 à nos jours aux éditions passé composé ga Siman bonsoir bienvenue à vous président coffondateur d'odoxa et vous publiez le le baromètre du mois de décembre avec votre partenaire mascaré pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale évidemment on va s'appuyer dessus Stéphanie vers bonsoir bienvenue à vous économiste conseillè économique à PwC France parce que depuis quelques jours on semble oubli qu'il y a un budget et des marchés financiers des partenaires européen qui nous scrute et donc vous allez nous le rappeler rappeler les les conséquences de cette situation et Mathieu croissonon bonsoir Mathieu éitorialiste politique Benjamin Morel on vient d'apprendre là en cette fin d'après-midi que François Baayou a rendu sa copie à Emmanuel Macron c'est une source proche du Premier ministre qui nous l'apprend le le président qui avait promis un gouvernement resserré est-ce qu'on est obligé d'y croire alors visiblement c'est ce qui tourne en effet est-ce que un gouvernement resserré c'est une bonne chose ça c'est une autre question l'idée qu'on aurait moins de ministres et que ça serait plus performant c'est une idée profondément démagogique hein c'està-dire que il faut des ministres qui tiennent leur administration et en ça on peut avoir plusieurs ministres vous savez il y a une règle de base quand on prend tous les gouvernements de la 5e de la 5e République plus la Major éé triqué plus il y a un nombre important de ministres pourquoi bah parce que ça permet de tenir les différentes composantes de la majorité vous faites des cadeaux vous dites au àer regardez vous avez plein de ministres vous dites au modem regardez vous avez plein de ministres tout le monde est content parce qu'il a plein de ministres et donc ça tient mieux tenir le gouvernement qui tient sur la majorité la plus rabougerie de la 5e République avec une vingtaine de ministres c'est très très clairement quelque chose de très risqué je suis pas sûr que ça serve à quelque chose en revanche de ne pas aider tout à fait François Baayou ça va créer beaucoup de frustration ouis dou le question Sliman d'abord on vous a entendu brunoillot dire une majorité de Français sont de droite ce serait paradoxal que le gouvernement penche à gauche ça c'est la première et puis la deuxième c'est sur la la popularité du du chef de l'État est-ce que et là je m'appuie sur votre baromètre est-ce qu'il souffre d' de cette instabilité chronique qu'on qu'on vit tous les jours dans cette dans cette émission d'abord sur la Majorie de la France à droite alors la France à droite il faudrait il lui fallu interroger d'avantage monsieur rotillo en lui demandant s'il considérait que LR et le RN c'est le même camp euh à partir du moment où le RN eux-même ont du mal à se positionner à droite ils se positionnent en dehors des parties ça se discute si on intègre LR plus RN et qu'on considère que la macronie le camp du centre penche à droite alors oui incontestablement la France penche à droite si on voit les choses autrement qu'on considère que le RN est en dehors est à l'extrême droite mais il le il le il le démante et donc ne peut pas être associé au au LR bah à ce moment-là on peut dire que la principe force politique c'était tout le débat il y a y a quelques mois autour de la candidature de de Lucy cast on peut dire que la principale force politique dans ce dans ce tripartisme qui qui existe aujourd'hui en France elle est plutôt sur la gauche mais en réalité la France elle est ni à droite ni à gauche elle est partout elle est bloquée on a une ventilation façon puzle de de notre assemblée entre des blocs disparates et donc c'est très compliqué et je rejoins ce que disait Benjamin il y a un instant sur la gagure qui consisterait à avoir un gouvernement qui tienne tous les bouts de la ficelle qui fasse plaisir à la gauche fasse plaisir à la droite permettre au RN de ne pas les censurer tout de suite et en même temps qu'il serait réduit restreint ça paraît absolument impossible et là-dedans relative surprise la la popularité d'émanel Macron elle remonte légèrement alors elle est pas voilà elle est pas faramineuse pour autant mais elle remonte c'est une clé d'interprétation qui peut se discuter ma clé de lecture c'est plutôt que on a un président de la République qui est encore à des niveaux records d'impopularité pour ce qui le concerne euh je sais pas si on le verra à l'écran si c'est prévu mais on est on est à 74 % de de non à la réponse est-il un bon président de répu 74 % des Français ne considèrent pas qu'il est un président et on a un autre indicateur sur lequel on ne teste pas d'habitude le chef de l'État ça fait 2 mois de suite qu'on qu'on le test là-dessus qui est notre code d'adhésion et du rejet des personnalités politiques on passe au crible un peu plus d'une vingtaine de personnalités politiques en France et c'est assez inédible nous on fait ça depuis 10 ans mais ça c'était jamais fait je crois en demandant à chaque fois est-ce que vous êtes dans ce qu'on appelle de l'adhésion c'estàd sympathie support enfin vous êtes le supporter de cette personnalité est-ce que vous la rejetez donc on est dans du rejet quasiment de la haine pour certaines personnalités ou le plus souvent est-ce que vous êtes assez indifférent et Emmanuel Macron est dans le ventremou du classement des personnalités politiques en terme d'adhésion et en revanche il est la deuxième personnalité politique en France qui suscite le plus de rejet après Jean-Luc Mélenchon il dépasse les 50 %. si vous vous promenez dans la rue et que votre sondage est représentatif vous avez une chance sur deux un peu plus d'une chance sur deux que personne que vous croisiez si vous lui demandez que pensez-vous d'Emmanuel Macron ils vous disent bah je ressens surtout du rejet donc c'est un niveau qui est par exemple bien plus sévère que ce que enregistrait François Hollande qui était un président qui sucétait moins de popularité mais moins de rejet aussi donc il est dans une situation absolument catlis sm le président de la République ouais bon on va on va être prudent sur la copie remise au président la République parce que c'était nos confrères de l'Agence France Press et on les remercie tous les jours de nous fournir des informations mais alors il y a d'autres journalistes qui démantent qui disent Matignon démand que la la copie a été bon voilà c'est bien révélateur de de la complexité de la tâche pour François Baayou et pendant ce temps-là face à cette période d'incertitude on voit les des partenaires sociaux qui appellent à la stabilité avec quand même un communité un communiqué commun signé par les principaux syndicats à l'exception notable de la de la CGT et par les organisations patronales qui affirment que l' je cite l'instabilité dans laquelle à basculé notre pays fait peser sur nous le risque d'une crise économique aux conséquences sociales dramatiques Stéphanie dire c'est rare c'est quand même symbolique symptomatique de de d'avoir un tel communiqué quels sont les risques pour notre économie de cette période déjà parce que on était habitué je je parle des entreprises et et des Français avoir une certaine forme de stabilité politique en France contrairement à d'autres pays européens et ça en fait on on rentre dans une phase inédite d'incertitude et d'instabilité et les entreprises ont horreur de ça c'estàdire qu'elles ne peuvent pas se projeter on voit déjà que l'investissement recule euh et la consommation euh bah reprend pas alors que en fait c'est c'est le moteur de la croissance on s'attendait à une reprise de la consommation pourquoi parce que ça y est c'est derrière nous la problématique d'inflation le pouvoir d'achat est revenu euh donc c'était il fallait ce ce regain aussi pour inciter les entreprises à se dire que voilà il y a une nouvelle euh stabilité qui qui s'installe et voilà bon voilà une une un facteur totalement euh euh inédit euh qui fait déraper en fait qui risque de faire déraper la croissance économique c'est bien l'instabilité politique ouais un l'inant démenti officiel de de matigon sur la copie remise au gouvernement ça devient ça devient c'est pr à me fait rigoler on devrait pas en rire vu ce que VZ de nous décrire sur l'entrée c'est peut-être le suc coince d'ailleurs sur l'entrée des des LR les républicains au gouvernement et notamment le maintien de Bruno rotillot place bovau on écoute Eric cioti qui n'est plus ça nous a pas échappé le président de LR c'était à la sortie de son entretien avec François Baayou est-ce que vaut vaut bien une messe voilà Bruno retaillot a affiché des ambitions forte du moins dans les paroles en matière de lutte contre l'immigration et bien c'est à lui de d'apprécier s'il est s'il a les moyens de conduire et de transformer sa politique et de transformer ses paroles en acte si ce n'est pas le cas ça voudra dire que la place est supérieure à l'action Mathieu que demande leslr pour pour intégrer rester dans un gouvernement essentiellement un symbole alors déjà il demande évidemment qu'on naapplique pas le programme du nouveau front populaire mais il y a peu de risque avec François baayerou il demande que que ce gouvernement ne soit pas coloré à gauche avec trop de personnalités de gauche mais là encore François Baou est plutôt sur une tranche napolitaine vous savez avec un peu de centre un peu de gauche un peu de droite dans des proportions à peu près équivalentes et il demande surtout je le disais un symbole cétait dire notamment cette loi immigration vous savez promise par Bruno rotillo main de fois répété par par la droite en gros c'est toute une partie des mesures qui avaient été sanctionné lors de la loi immigration dite d'armanin et qui avait été censuré par le Conseil constitutionnel je parle sous le contrôle d'unconstitutionnaliste mais pour des raisons plutôt formelles et pas pour des raisons de fond une partie était jugée cavalier et puis donc c'était pas le fond qui avait jugé le le Conseil constitutionnel et donc ga dit la GA dit attention c'est notre épouvantail les socialistes sont sur un mode où ils disent c'est pas franchement Bruno notre tasse de thé mais en tout cas on veut bien s'il ne fait pas la loi immigration et donc du coup enfonce son coin en disant nous c'est la loi immigration ou rien c'est ce qu'a dit Gérard Larché le président du Sénat dans la presse dominicale ouais on a voulu vous avez voulu sonder les Français sur la santé de notre 5e République je vais donner une première partie des réponses puis je vais vous laisser la suite question à propos des institutions politiques françaises faut-il selon vous les maintenir en l'état 14 % des Français disent oui les adapter sans les transformer radicalement 38 % les réformes met en profondeur 47 % et puis après il y a il y a une question intéressante aussi intéressante que celle-là Sliman sur l'équilibre des pouvoirs est-ce qu'ils veulent donner plus de pouvoir à l'Assemblée au députés au président au Premier ministre qu'est-ce que que répondent les Français à ça bah nos concitoyens il trouvaient que le régime il pense de plus en plus que notre régime il penche vers trop de présidentialisme euh ce qui s'est passé notamment avec la réforme des retraites a créé un un changement profond dans la perception qu'avit les Français de la 5e République ils sont très attachés ils étaient très attachés à la 5e République ils le sont de moins en moins et ils estim qu'il faudrait aujourd'hui accorder davantage de pouvoir à l'Assemblée nationale alors même que depuis quelques mois elle en a beaucoup plus qu'elle n'en avait avant du fait de ce cette cette tripartition politique il pensent qu'il faut en accorder moins au président de la République ils sont que 10 % à dire qu'on devrait lui en accorder davantage et surtout nos concitoyens on a testé toute une batterie de de mesures ils nous disent euh on est favorable à ce que désormais on utilise le scrutin proportionnel et non plus le scrutin majoritaire 3 qu d'entre euh ils sont 56 % et moi c'est ce qui m'a le plus étonné ou en tout cas c'est peut-être pas le bon mot mais que j'ai trouvé le plus marquant c'est qu'ils sont 56 % les Français à dire il faut la fin de la 5e et mettre en place une 6e république ça veut pas dire qu'ils sont devenus mélenchonistes hein Jean-Luc Mélenchon et la personnalité qui suscite le plus de rejets devant Emmanuel Macron dans notre baromètre politique mais il considè que notre système ne fonctionne plus il considère il y a quelques mois qu'Emmanuel Macron concentrait trop de pouvoir qui avait une forme de dénis de démocratie et aujourd'hui bah il considère qu'on est dans une impuissance totale donc nos concitoyens ils sont extrêmement sévères avec nos institutions et à ma connaissance c'est la première fois qu'il le disent aussi clairement dans une enquête puisqu'il pouvait critiquer le fonctionnement de la démocratie ça fait qu'ils le font mais de là à nous dire on veut changer de système politique là c'est un un vrai changement oui Benjamin Morel changer de système politique al éid éidemment ça veut tout et rien dire parce que un système plus en l'urence proportionnel quelque chose qui ressemble davantage à nos voisins on va dire ouais allez je resserre le le focus la proportionnelle il y a pas besoin déjà d'une réforme constitutionnelle faut le rappeler qu'est-ce que mais quand même qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça change est-ce que on s'est posé la question on a fait un débat sur l'éventualité d'une 6e République il y a quelques il y a quelques jours il y a une question centrale qui est le lien de confiance entre les Français et et leurs élus est-ce que d'après vous la proportionnelle peut rétablir en partie ce lien de confiance quand on prend les études comparatives au niveau international ça la rétablit en partie tout bêtement parce que prenez les élections 2017 vous avez Emmanuel Macron qui a 60 % des députés lar modem c'est 32 % des votants au premier tour 17 % des inscrits ça veut dire que vous avez moins de Fran sur 10 qui avait voté au premier tour pour un candidat la REM modem avec la proportionnelle quand on prend les études internationales vous avez une un plus gros taux d'adhésion tout bêtement parce que votre coalition elle repose sur environ 5 électeurs sur 10 ça veut pas dire que tout le n'est pas en crise aujourd'hui quand on regarde un petit peu le panorama international des États-Unis à la Pologne du Portugal à la à la Suède il y a personne qui va bien donc la crise de nos démocraties occidentales elle est multifactorielle elle ne dépend pas que d'un système institutionnel mais il est vrai qu'en la matière le mode de scrutin majoritaire à de Tours historiquement a eu un vrai effet cohésif dans le pays quand vous aviez une forte bipolarisation si j'étais un électeur communiste dans les années 70 j'étais pas très content que François mitteran potentiellement l'emporte n'empêche que c'était la gauche si j'étais un un un élu si j'étais un un électeur Golis dans les années 70 j'étais pas très content que valéricardestin soit au pouvoir nanmoins c'était la droite et donc il y avait un effet d'identification très fort aujourd'hui c'est beaucoup moins le cas soit je suis dans le camp des battu pour 8 Français sur 10 soit je suis dans le camp des vainqueurs mais par définition je suis fondamentalement minoritaire et assiégé cette situationl avec le mode de scrutin actuel déjà c'est pas dit que ça donne à nouveau des majorités hein je rappelle que le mode de scrutin majoritaire à deux tours c'est le mode de scrutin qui était en cours sous toute la 3e république ça n'a jamais à l'époque donné de majorité mais qubien même ça en donnerait aujourd'hui cet effet d'identification il est beaucoup plus faible mais encore une fois attention la proportionnelle c'est l'une des solutions c'est pas non plus une baguette magique oui oui évidemment ça va pas tout changer d'un d'un d'un coup d'un seul mais quand même je reste avec vous B Jam Morel parce que cette cette séquence politique elle sans sans être obligé de changer de République elle potentiellement elle redonne du pouvoir à l'Assemblée nationale et au Sénat les parlementaires pourraient s'en saisir sauf ce que ce que disait MACR euh Mathieu le solapsus franchement c'est vous le prendrez comme un signe d'une d'une fin de demis-saison d' petite fatigue que vous le voyez fa je pense pas que vous ayez un destin ou volonté de vous lancer pour pour une élection politique bref je sais même plus où j'en suis du coup mais ce que je veux dire c'est que il il y a une occasion qui n'est pas saisie là aujourd'hui par les parlementaires de de voilà de de créer une coalition de se mettre d'accord et d'arrêter de de d'enfermer le pays là j'ai j'ai l'impression que les Français ils sont empacté par les lignes rouges des uns et les autres oui mais c'est complexe également c'est-à-dire que comment ça se passe à l'étranger à l'étranger vous avez ce mode de scrutin proportionnel qui permet de faire des alliance expost autrement dit et bien vous vous comptez à la sortie des élections et ensuite vous pouvez faire des alliances vous pouvez faire des coalitions avec le mode de scrutin majoritaire à de Tours c'est compliqué quand vous n'avez pas des alliances pré-électorales faire des alliances post-électorales est difficile aujourd'hui quel est le problème des socialistes si jamais vous décidez de vous opposer à la fi vous risquez d'avoir un candidat à la fi face à vous et donc vous avez les de/ers du groupe qui est menac c'est de ne pas pouvoir être réélu cette rigidification du système d'alliance et bien il crée un certain nombre de problèmes d'alliance post-électorale dernier point un exemple que j'ai souvent utilisé mais prenez les mytiques de 1956 il y a 25 % de communistes avec qui on peut pas s'allier parce que guerre froide il y a 8 % de pujadist on peut pas s'allier avec eux 4 % de golistes ils sont contre le régime de Gol ve pas on peut pas s'allier avec eux non plus vous avez 37,5 % de votre assemblée qui est gelé avec lequel on peut pas construire des coalitions parce qu'ils sont considérés comme étant hors système aujourd'hui prenez les 25 % de RN et les 12,5 % de la fi c'est exactement le même pourcentage en d'autres termes vous ne gouvernez pas contre 1/3 de votre assemblée et 50 % de votre électorat le champ des partis de gouvernement entre guillemets aujourd'hui est trop restreint pour arriver à avoir de la stabilité politique proportionnel au scrutin majoritaire 5e 6e 4e République le problème restera le même unot un mot rapide parce que y a encore beaucoup de thme AB quand même là-dessus on est il y a une occasion ratée politique qui explique aussi la grande impopularité actuelle d'Emmanuel Macron parce qu'on parle de l'Assemblée mais il y a un problème de de méthode et d'ordre de Charu avant les bœ en l'occurrence après une élection perdue par le Président de la République il e été normal et en l'occurrence attendu par nos concitoyens qu'il assume une défaite clairement qu'il assume qu'on allait rentrer dans une cohabitation ce qui signifia avec qui c'est autre chose ce qui signifiait que forcément qui dit cohabitation dit que bah le prochain gouvernement risquait de détricoter certaines des mesures qu'il avait voulu assume tout cela et renvoie la balle ou la patate ch d'appeler ça comme vous voulez vers les forces au Parlement en disant bon bah charge soit au RN qui est le premier parti soit au NFP qui est le premier groupe politique ou à qui vous voulez de revenir vers moi en me disant on a trouvé les possibilités d'une coalition et vous on vous la propose et le président qui je le rappelle je parle aussi sous le contrôle d'inconstitutionnaliste n'a pas à choisir le Premier ministre mais à le nommer il y a eu beaucoup de confusions là-dessus d'ailleurs pendant quelques semaines autour des des amis d'Emmanuel Macron le président aurait dû s'effacer renvoyer la balle à l'Assemblée et et en réalité les Français auraient été beaucoup plus satisfaits de la situation on aurait peut-être vu la lumière au bout du T et surtout Emmanuel Macron jouait sur du velours politiquement puisque la coalition qui pouvait émerger obligatoirement pour les raisons qu'évoquait Benjamin RN et les filles de côté bah cétait une coalition du centre du PS des écologistes de LR qui aurait pu se dessiner mais il n'a pas fait ce choixlà à l'époque et il ne le fait toujours pas aujourd'hui alors le discours de politique générale de François Baayou il est annoncé pour le 14 janvier 14 janvier alors je sais bien qu'il y a la coupure des fait en c'est quasiment dans dans dans un mois Stéphanie on a un peu plus parlé des chefs d'entreprise mais les Français qu'est-ce qu'ils font aujourd'hui ils épargnent ils épargnent massivement oui alors ils avaient commencé à épargner au moment de l'inflation c'est contreintuitif mais il se disent et ce qu'il faut comprendre c'est que dès que les les Français n'arrivent pas à comprendre on perdent leur repère et ben il ils épar ils mettent de côté donc on a eu l'inflation à priori ils avaient pas intérêt à épargner mais ils ont mis de côté parce qu'il se dit ils se disaient on on sait pas ce qui va devenir va mieux dere de l'argent de côté et là en fait c'est rebelotte il se retrouvent dans une situation totalement inédite alors peut-être qu'ils veulent autre chose mais comme euh bah il y a pas véritablement de visibilité sur une formule magique qui permettrait de rassurer tout le monde et bien ça va sans doute en fait encore amplifier le phénomène et donc ça va être un un un un effet autoréalisateur c'est-à-dire que ils vont mettre de côté et ils vont ils vont dire après aux politiques vous vous avez créé vous avez mis la la la France en situation euh de de récession donc en fait c'est on sait déjà en fait ce qui va devenir c'est que oui allz-y allez-y économiquement hein si les entreprises attendent que les ménages consomment pour pour se dire ok le la machine remarche le moteur remarche donc ça ça va aller si les ménages se disent de toute manière tant que on on retourne pas dans une situation satisfaisante pour nous et bien on on ne consomme plus donc là on sait de là je peux vous dire que dans cette situation actuelle l'année prochaine la France vraisemblement risque de rentrer en récession je peux vous donner juste un chiffre pour ustrer ce que vous venez de dire on a un baromètre de l'épargne avec Groupama capital et BFM qui sort demain euh et je fais un petit teasing hein mais pour illustrer ce que vous venez de dire les 3/4 des Français 72 % arrivent à mettre de côté tous les mois un peu d'argent donc 15 % qui mettent plus de 500 € par mois et on a une courbe qu'on suit dans le temps et à chaque période d'inquiétude plus forte ils mettent davantage de côté donc ils épargnent parce que justement ça va mal bon quand ça va bien ils mettent aussi de côté parce qu'ils se disent ça ira plus mal demain et ils nous disent dans dans la même quête qu'ils sont très inquiets de la situation politique de l'instabilité politique aujourd'hui pour la situation de leur entreprise ils sont 6/ 10 à nous dire qu'ils ont peur de des conséquences sur leur propre boîte donc il y a cette inquiétude qui génère de l'épargne info intéressante merci de nous l'avoir donné mais il faut que j'avance parce qu'il y a encore beaucoup de thèmes Mathieu on l'a vu les les différents groupes politiques sont sortis un peu perplexes de leur rendez-vous avec le nouveau Premier ministre oui et on entend déjà monter une sourde complainte rendez-nous Michel Barnier j'y pensais ce matin en lisant le monde dans le monde en fait je disais cette confidence de la patronne des députés écolo Cyriel châelin qui est ressorti de son entrevue à Matignon avec le sentiment que François baayerou vrai les guillemets n'avait pas une vision très claire de là où il va contrairement à Michel Barnier qui se projetait et savait où il voulait aller oui oui vous avez bien entendu le même Michel Barnier auquel elle reprochait il y a 15 jours à la tribune de l'Assemblée de s'être abaissé de compromis en compromission lorsqu'elle défendait la motion de censure alors si le tartue d'or était une récompense politique je pense que cette petite phrase à elle seule mériterait la première place à moins qu'elle ne soit exécho avec cette tirade larmoyante de son compère sensur Olivier fort au soir du vote de la censure qui lui disait comprendre l'émotion du Premier ministre qui a cherché c'était son devoir à remplir sa fonction du mieux qu'il le pensait bon cette opposition elle ne regrette quand même pas d'avoir censuré Michel Barnier non officiellement non bien sûr et en tout cas euh il il y a pas de il y a pas de critique sur le fait d'avoir censuré mais mais quand même en découvrant François Baayou dans ses nouveaux habits de Premier ministre ben une partie d'entre eux réalistent aujourd'hui qu'il n'ont pas forcément gagné au change et c'est un euphémisme flou on a rien compris au moins Barnier disait oui ou non les commentaires en coulisse sont affligés au point que les socialistes qui avaient pourtant mis sur la table vous savez cette idée de pacte de noncensure ne savent plus tellement aujourd'hui comment s'en dépétrer car à l'inverse de leurs camarad un B les socialistes il se voient pas voter censure pour censure censure pour faire chuter les gouvernements les uns après les autres mais il redoute que François Bayrou par ses maladresses ses ambigués ou son entêement ne leur laisse pas d'autres choix alors chez les autres partis maintenant alors les LR chez les LR il regretteent eux évidemment le départ de Michel Barnier même s'ils ne l'ont pas ménagé et lui ont même mené parfois la vie un peu dure parce que jamais ils s'étaaiit vu aussi beau he ils sont retrouvé au gouvernement on l' dit si souvent avec un score familique mais la participation à un gouvernement Baayou ça ça leur complique sérieusement la donne notamment pour 2027 et vous voyez que déjà beaucoup ont des arrières pensé quant au RN ben le RN il joue la montre argant que François baayerou s'est toujours montré un adversaire respectueux mais cette temporisation on le sait n'a qu'un seul but he tenter de se racheter une respectabilité tenter de faire oublier qu'ils ont contribué à provoquer cette instabilité mais pour le coup l'ancien Premier ministre leur offrait plus de levier pour jouer de leur influence qu'un François Baayou qui est plus imprévisible et plus impêtueux je vous le dis il faut le rendre Michel Barnier est-ce que le flou peut être un atout pour durer madame Morel sur le dans un contexte comme celui-là sur le fond probablement mais le flou il dure pas longtemps parce que là il y a un budget et il y a trois voies pour faire passer ce budget le Pr la première voie c'est un 49 Alina 3 et ce 49ina 3 il vous alienne à ce stade par définition la gauche il fait que vous reposez sur le rassemblement national ren est le seul groupe qui en effet aujourd'hui ait ne pas voter la censure en disant regardez on avait censuré et on vous avait dit qu'il y aurait pas demain un effondrement économique on avait raison et là on est raisonnable parce que on a eu quelques gages fusentil même minime parce qu'on est dans la stratégie politique cette fois-ci on ne censurera pas regardez stratégie de normalisation la cravate blabla et donc ce faisant vous tenez grâce au RN mais évidemment c'est précaire et ça risque de vous alienner de vous alienner des soutiens l'autre option c'est que les socialistes et les l vote le même budget c'est mal parti et qui plusé y ont-ils vraiment intérêt Jean-Luc Mélenchon dirait regarder ces socialistes qui votent avec le LR c'est n'importe quoi Marine Le Pen dirait regarder Laurent voquier il sa'acoquine avec les socialistes c'est n'importe quoi la pression politique sur eux serait terrible l'autre aspect l'autre l'autre possibilité la troisième voie c'est qu'on a des LR et des macronistes qui votent le budget et des socialistes des écologistes et des communistes qui s'abstiennent le groupe communiste y tient grâce au votes des des réunionnés qui sont très attachés à la France insoumise si jamais il devait faire ça demain Jean-Luc Mélenchon appu sur un bouton il y a plus de groupe communiste à l'Assemblée donc ne serait-ce que les communistes ça paraît très improbable tout tout à l'heure on écoutait marine Tondelier elle a pas l'air non plus extrêmement allant à s'abstenir sur un budget donc ces deux voies d'un côté vote LR PS apparaissent et de l'autre côté abstention apparaissent très très improbable reste un 49 à 3 avec abstention de du rassemblement national évidemment bah c'est retour à la case Michel Barnier c'est retour à la case départ où se situe François Baayou dans votre baromètre de la assez loin mettre mes lunettes du coup pour aller chercher où est-il François il est dans le il est dans le ventre mou autour de la 10e place du du de la côte d'adhésion avec 24 % de Français qui disent le soutenir ou avoir de la sympathie pour lui et par exemple on parlait de Michel Barnier pour comparer Michel Barnier est 5e donc il est beaucoup mieux classé et il il est à 30 % de code d'adhésion mais j'ai l'impression que tout le monde dévisse plus ou moins alors ce mois-ci tout le monde mon DESV parce que les gens en ont marre c'estd que cette situation politique y compris ceux c'est pour ça qu'il y a des paradoxes Mathieu a raison dans sa dans dans sa chronique c'est vrai que c'est amusant mais en fait ce que font les parlementaires notamment ceux qui ont voté la censure est assez conforme à ce qu'attendent leurs électeurs à ce que pensent les Français ils aimaient plutôt bien avant de le censurer Michel Barnier tout en disant censurons-le mais c'est pas contre lui nothing personal comme on dit dans les films mafieux c'était simplement que l'équation politique proposé le budget proposé de ce qu'ils en savaient ne leur correspondait pas et c'est aussi pour ça d'ailleurs que Marine Le Pen au-delà des des affaires et de de son agenda politique qui peut être lié à ça bah c'est compliqué pour elle de maintenir sous perfusion ou envie ou de ne pas appuyer sur le bouton que ce soit pour Michel Barnier ou peut-être demain ou après-demain pour François Beyou à partir du moment où son propre électorat lui dit mais la politique qui est menée on on y est hostile nous donc on ne veut pas que tu la défendes et c'est pour ça que cette situation elle est très particulière j'ajoute que auprès de tous les électorat beayrou est très largement en de ça de Barnier et se situe toujours dans un ventreemou il n'est pas spécialement attendu en février dernier on un sondage qui était titré quand il était prévu qu'il entre peut-être au gouvernement à l'éducation dans le gouvernement àal bah les Français ne regretteront pas François beayou puisque 7/ 10 disait il a bien fait de pas venir et on ne veut plus le voir oui effectivement c'est assez radical alors il y a il y a eu au moins une étape importante aujourd'hui c'est concernant la situation budgétaire c'est la loi spéciale on va en parler tout de suite avec Steve Jourdin bonsoir Steve bonsoir bienvenue sur le plateau de de sens public que prévoit cette loi spéciale on déjà beaucoup parler hein trois articles au total Thomas article 1 cet article 1 permet au gouvernement et à l'état de percevoir les impôts l'article 2 autorise le ministère des Finances à procéder à des emprunts pour financer le déficit du budget de l'État l'article 3 autorise quatre organismes de protection sociale à emprunter afin de financer les dépenses des régimes obligatoires de la CQ les sénateurs ont donc adopté ce texte transmis par l'Assemblée nationale à l'unanimité aujourd'hui il est donc considéré comme définitivement adopté écoutez il n'est donc je le répète qu'un texte technique sans portée politique qui vise uniquement à permettre d'éviter la discontinuité budgétaire entre la fin de l'exercice 2024 et l'adoption d'un budget voilà loi d'urgence qui ne règle pas tous les problèmes non parce que la France n'a toujours pas de budget pour l'année prochaine alors oui grâce à la loi adoptée les cartes vitales fonctionneront normalement en 1er janvier les retraites seront revalorisées sur l'inflation mais en l'état près de 300 près de 400000 ménages non imposables vont le devenir l'année prochaine 18 millions de Français vont payer plus d'impôts et l'urgence budgétaire et là et toujours bien là écoutez la vérité c'est que la France se retrouve dans une situation de très grande fragilité et nous sommes bien réunis aujourd'hui pour constater les effets délétaires de cette crise institutionnelle comment savoir d'ailleurs quand et de quel budget la France se dotera pour l'année à venir que décidera François baayrou dans les prochaines heures dans les prochains jours il peut reprendre l'examen du budget Barnier amander ces trois derniers mois ou alors choisir de reconstruire totalement un budget à partir de zéro autre possibilité Thomas elle est demandée par plusieurs parlementaires qui proposent au Premier ministre de faire voter un texte budgétaire d'urgence sans attendre donc l'examen du budget 2025 dans ce texte on retrouverait des mesures qui font plutôt consensus comme l'un ation de l'impôt sur le revenu ou encore les aides aux agriculteurs les socialistes au Sénat annoncent que ce texte est ce texte est d'ors et déjà prêt à être examiné pour l'instant François Baayou n'a toujours pas tranché merci beaucoup Steve alors Stéphanie V est-ce que cette loi spéciale elle redonne quand même un petit peu je suis modeste he de visibilité non en fait le la seule chose don dont on peut être sûr mais on avait quand même pas d'inquiétude on n'est pas aux États-Unis c'est qu'on va pouvoir continuer à lever l'impôt et et à emprunter sur les marchés financiers mais je pense pas que les les enfin qu'on ait des doutes dans dans ce domaine et en fait si on prolonge le budget 2024 en fait on on prolonge quand même le pire budget euh qu'il existe qu'il a existé en France hein je vous rappelle que cette année on va on va avoir un déficit de plus de 6 % dans un contexte hors crise c'est du jamais vu hein tous les autres pays de la zone euro euh font bien bien mieux que nous donc en fait on reprend le même budget dans une situation où la croissance sera encore plus faible où vraisemblablement les recettes risque aussi d'être de de flancher donc on risque aussi d'avoir un déficit encore plus aggravé donc oui on sait que c'est bien parce qu'on sait qu'on va pouvoir continuer euh à percevoir nos nos impôts et à emprunter sur le marché financier mais ça résout pas le problème de nos dérives budgétaires qui sont à bissal oui évidemment ce ce texte budgétaire d'urgence là qui est proposé par plusieurs parlementaires notamment des des sénateurs de gauche Benjamin Morel ça qu'est-ce qu'on peut mettre dedans on peut mettre dedans les mesures qui seraient les mesures extrêmement urgentes on sait que notamment bah si jamais vous ne votez pas des nouveaux impôts avant la fin de l'année vous pourrez pas les voter l'année suivante parce qu'il y a pas une rétroactivité de l'impôt donc si on arrivait à avoir quelque chose avant le 31 décembre ce serait pas mal si jamais on veut justement augmenter les recettes de ce point de vue-là ensuite vous avez la fameuse question du barem sur l'impôt sur le revenu ça il faudrait le voter avant le mois d'avril si jamais on veut que ce soit applicable à cette année et qu'on n pas des centaines de milliers de personnes qui rentrent dans l'impôt sur le revenu si jamais on a du mal et j'ai évoqué les pistes pour le budget si jamais on a du mal à faire adopter ce budget on risque en effet de tourner sur des lois spéciales pendant très longtemps les lois spéciales c'est dur un ou de mois c'est pas dramatique si ça dure beaucoup plus longtemps là ça devient vraiment engonçant pour l'État et tout ça on pe faire nous interrompre mais je suis sûr qu'il y a pas mal de téléspectateurs téléspectatrices qui pensent à leurs impôts oui là vous nous dites c'est avril la deadline pour mars avril pour ce qui est du barem sur l'impôt sur le revenu c'est-à-dire qu'il faut faire ça avant qu'on rentre dans le processus de déclaration et cetera donc pour cetteord cette raison là si on a un budget en février ça va enfin on va avoir du mal à trouver les milliards peut-être mais du point de vue juridique et du point de vue du fonctionnement de l'État ça va en revanche si ça dure ça devient beaucoup plus compliqué l'idée d'un texte d'urgence c'est de dire les mesures les plus urgentes on les fait passer là et ensuite on peut revenir via une loi de finance rectificative sur les éléments qui seraient plus polémiques c'est une possibilité si jamais on goit que le gouvernement à toutes les peines du monde a envisagé de faire passer un budget entre guillemets c'est loin d'être la panacée c'est prob leement pas ce qu'il faudrait faire dans un monde idéal mais dans un monde idéal on aura un budget au 31 décembre ouis dernière information de confère de de la FP de l'Agence France Presse dans un courrier envoyé au parti politique Mathieu François Baayou propose de réunir les forces politiques hors rassemblement national et LFI alors on est reparti enfin ce qui quand même une espèce de déf balancier c'est une nouvelle consultation demain à matigon à 14h dans le format qu'avait proposé le président de de la République vous savez dernier alors ça peut faire sourire et on peut railler cette réunionite au sommet de l'État et en même temp c'est qu'Emmanuel Macron avait fait la semaine dernierite en même temps on peut dire ENF qu pour trouver un attelage qui tienne la route c'est peut-être pas plus mal que tous ces gens se parlent non plus donc le format que proposait Emmanuel Macron à l'Élysée c'était tous ensemble autour de la table pour dire comment on définit ou non ce fameux pacte de noncensure qui on le rappelle n'implique pas forcément une participation au gouvernement pas non plus un soutien au gouvernement mais permettrait tout ça reste très hypothétique à des partis de s'engager à ne pas censurer enfin à ce que le gouvernement n'utilise pas le 493 et du coup estce que les partis qui signacte de censure n'utilisent pas l'arme de la censure il les a vu un par un c'était pas ce que lui avait recommandé Emmanuel Macron et maintenant il les voit tous ensemble ça me paraît pas non plus pas non plus abérant comme comme façon de procéder ouais mais politiquement c'est très dangereux parce qu'en fait François baayrou a raté son rendez-vous avec la gauche et le PCT de noncensure pour les raisons qu'on a donné il aarît très improbable parce que le PCT de non censure sur le budget on l'a dit ça paraît quasiment impossible à ce stadelà le seul la seule chose que François Baayou a gagné dans ses consultations c'est une forme de bienveillance de Marine Le Pen cette bienveillance si vous l'invitez pas à la Réunion elle va pas durer longtemps parce que il va y avoir la Rangen mais attendez vous nous méprisez nous et nos 11 millions d'électeurs or on l'a dit pour l'instant la seule voi potentielle pour le budget c'est une noncensure de rassemblement national donc revenir au format Macron c'est probablement se mettre à do le RN et pas conquérir les socialistes c'est fondamentalement une stratégie qui paraît douteuse h euh et pendant ce temps-là alors on a l'impression c'est c'est un jour sans fin on a l'impression de revivre ce qu'on a vécu à l'époque Michel Barnier sauf que Stéphanie Villers les les les marchés financiers ils avancent et les agences de notation elles nous regardent et l'une des informations ces derniers jours c'est l'une de ces agences de notation mis qui a dégrané la note de la France alors peut-être on va faire un peu de pédagogie même si nos téléspectateurs téléspectatrices connaissent ça mais euh c'est quoi le rôle d'une agence de notation et pu surtout ça a quoi comme conséquence d'un dégradation de la note française en fait l'agence doit noter la qualité de la dette des françaises dans dans ce cas précis note toutes les dettes qui qui sont émises dans le monde pour en fait savoir si le pour les investisseurs en fait savoir s'ils prennent de des risques s'ils prêtent à tel ou tel état et donc là mis dit bah compte tenu de l'instabilité politique je me sens obligé de dégrader la note je lance une alerte au marché financiers en disant faites attention il y a quand même de l'instabilité en France et ça ça va amener de nouvelles dérive toujours du déficit public pourquoi parce qu'on va emprunter plus cher par bah oui par non non c'est parce que de toute manière comme il y aura pas je vous rappelle que Michel Barnier voulait faire 60 milliards d'économie parce que justement on avait trop de déficit il faut il faut arriver à 3 % hein de dépiss physite on s'est engagé he vis-à-vis des de nos partenaires européens donc il faut arriver avec une feuille de route est-ce que mich Barnier avait fait auprès de Bruxelles pour rassurer à la fois Bruxelles et les marchés financiers aujourd'hui en fait il y a plus cette feuille de route et donc on sait que les marchés financiers savent bien que si on prend le budget 2024 c'est reparti pour un déficit à 6 % donc ça va faire que bah il va y avoir des tensions les taux d'intérêt risquent de monter et ça ça amplifie encore la charge de de la dette c'est-à-dire que les intérêts de la dette payé chaque année vont grossir aujourd'hui c'est à 50 milliards ça peut aller jusqu'à 80 milliards le budget de de de la défense donc ça laisse très peu g financer d'ut ch oui et alors j'ai lu ce matin je crois que Ctait dans les échos que les banques françaises voient leur n Le il y a un effet un peu un peu domino quoi voilà dégradelle aussi ex alors que les banques en fait n'ont rien à se reprocher tout va bien les banques françaises sont sont sont fortes financièrement il y a pas de il y a pas de de danger et bien ell subissent en fait le la dégrassation de la France ça y est ça commence ça y est maintenant même les banques son sont les banques françaises sont dégradées donc ça commence comme ça enfin ça il faut regarder ces ces signaux qui sont un peu sourds mais qui nous annoncent quand même que ben on risque d'avoir des tensions sur les marchés financiers et là pour le coup ça nous obligerait à véritablement prendre un budget de rigueur parce qu'il y aurait vraisemblablement la BCE qui serait derrière qui serait obligé de nous aider et qui serait derrière nous en nous tenant la copie en disant là vous devez vous allez devoir faire des efforts et on serait on aurait on aurait donc pas de choix ouais il nous reste une dizaine de minutes dans notre dans notre débat l'information politico-judiciaire de ce 18 décembre c'est la condamnation définitive de Nicolas Sarkozi dans l'affaire dite des écoutes l'ancien président de la République va devoir porter un bracelet électronique pendant un an écouter la la réaction de l'un de ses avocats c'est évidemment une défaite pour Nicolas Sarkozi mais c'est aussi une défaite pour les libertés fondamentales pour les droit de la défense pour le droit au secret professionnel qui est absolument fondamental et dans ces conditions Nicolas Sarkozi va évidemment comme il l'a toujours annoncé s'il n'obtenait pas satisfaction devant les juges français c'est ir la Cour européenne des droits de l'homme il sait qu'il a de la jurisprudence pour lui il y a déjà eu des décisions qui ont posé en principe que les écoutes entre un client et un avocat ne pouvaent pas être utilisé contre ce client et c'est ce qu'il va faire valoir oui parce qu'il faut rappeler que Nicolas Sarkozi il est condamné pour corruption et trafic d'influence dossier des écoutes qu'on appelait aussi le le dossier Bismut c'est sous ce faux nom que l'ancien président de la République communiquait avec l'un de ses avocats pour on sa en tout cas c'est pour cela qu'il est condamné un haut magistrat je commence avec vous Benjamin Morel vous l'analysez c'est quoi c'est un coup de tenner politique c'est ça peut avoir des conséquences politiques comment vous analysez cette décision je doute que c'est beaucoup de conséquences politiques tout bêtement parce qu'on a un Nicolas Sarkozi qui est quand même hors des des circuits politiques alors il discute avec Emmanuel Macron avec les uns les autres il jouent les les rôles de lien mais d'une certaine façon son poids en la matière est déjà très réduit c'est pas la première fois qu'on a une condamnation d'un chef de l'État là la condamnation n'amènerait pas il y a la prison ferme mais n'amènera pas a priori à son incarcération et donc ce faisant on a des précédents et on a une personnalité politique dont on pensait qu' dont on peut penser qu'elle pouvaient potentiellement avoir des ambitions mais ces ambitions elles apparaissaient sans lien avec la vi poliqueême un ancien président de la République sous sous bracelet électronique quoi oui mais on avait déjà eu la condamnation de jackes shirac qui était pour des raisons de santé et cetera donc je doute qu'aujourd'hui si vous voulez ça serait arrivé il y a 10 ans quand Nicolas Sarkozi avait vraiment un poids politique quand Nicolas Sarkozi signifi en encore quelque chose de profond dans l'électorat de droite probablement il y aurait-il eu là une répercussion beaucoup plus grande là on est sur quelque chose qui aujourd'hui est relativement passé pour beaucoup de Français donc évidemment le symbole n'est pas bon hein me faites pas dire ce que j'ai pas dit mais néanmoins on n'est pas dans le tsunami Mathieu ensuite ga sur le effectivement le le poids politique actuel de Nicolas Sarkozi c'est c'est infamant pour Nicolas Sarkozi c'est pour lui c'est à lui que ça pose le plus de problème il est ancien président de la République je parle pas du fond de l'affaire parce que j'ai pas assisté au procès mais le voilà condamné en première instance en appel et confirmé en cassation avec un bracelet électronique c'est quelque chose qu'il avait euh anticipé mais auquel il ne s'était pas forcément préparé c'est que ça ça va être insupportable pour lui parce que c'est complètement orthogonal signé à résidence ça veut dire que le brcet électronique en fait c'est c'est une alternative à à l'enfermement donc voilà et vous avez des horaires où vous êtes ê tenu de de rester à votre domicile alors chez des délinquants ça peut être de 19h à 6h du matin il peut mais tout ça peut se faire aussi j'allais dire à la tête du client au bon sens du terme c'estàd qu' on considère si à la personne représente une menace pour elle-même pour le publici pour tout ce que vous voulez est-ce qu'il y a un risque de récidive dans le cas de Nicolas Sarkozi ça peut tout ça peut être très très souple mais c'est totalement orthogonal avec ce que ce que ce que la droite raconte et ce que lui-même a raconté c'estd lui qui n'a cessé de de vouloir une justice ferme qui au-delà de 6 mois de condamnation m directement en prison les gens il bénéficient évidemment de tout ce que notre système judiciaire prévoit et qui est dénoncé comme des des signes de laxisme par la droite depuis depuis 20 ans j'ajoute même qui le voir en appeler à la CEDH la Cour européenne des droits de l'homme qui est vilipandé par la droite dont elle cherche dans la droite même cherchait à s'affranchir vous vous souvenez lors de de de la primaire euh des républicains c'est euh je c'était ironique mais mais voilà c'est c'est c'est pour la droite c'est quand même ça va la décrédibiliser dans son ensemble c'est surtout Nicolas Sarkozi qui est visé mais je ce ce discours là et je rebondis sur ce disait Benjamin Morel sur le le et pour en pour en savoir plus grâce à vous gel SMAN sur le le poids politique actuel de Nicolas Sarkozi dans l'électorat de droite je on peut pas dire nul parce que ce serait trop trop sévère mais je rejoins ce que ce que disait Benjamin il y a un instant il c'est du passé en fait Nicolas Sarkozi c'est du passé pour l'électorat droite c'est encore c'était encore un peu la statue du Commandeur pour certains étonnamment beaucoup pour Emmanuel Macron il laissait beaucoup fuiter j'ai vu Nicolas Sarkozi je me suis entretenu avec Nicolas Sarkozi j'avoue qu'on comprenait pas bien le bénéfice potentiel qu'il pouvait en retirer dans l'opinion et peut-être quand même sur ces affairire euh ça fait des années que les gens se préparent à une issue défavorable quel qu'elle soit ou pas d'ailleurs mais en tout cas que c ces histoires des procès parce qu'il y en a pas un y en a plusieurs il y en a d'innombrabl donc ces histoires de procès de Nicolas Sarkozi sont tellement présents depuis des années et des années que il y a pas de choc si vous voulez l'opinion publique y compris celle de l'électorat droite c'est un peu mitridatisé elle s'est habitué ce poison lent est est venu infuser depuis des années et du coup ça n'aura pas un effet politique majeur mais déjà en lors de la primaire d'avant 2010 7 vous vous souvenez Nicolas Sarkozy avait dit ça va être le Blas c'est mon comeback je reviens quand on faisait des enquêtes auprès des adhérents c'est même plus que les sympathisants c'est les adhérents de droite qui s'apprêtaient à choisir leur favoris pour la primaire on voyait bien et ça s'est confirmé que ça se jouait entre Fillon et Jupé et pas du tout avec Nicolas Sarkozi parce que ça faisait des années déjà que son son son heure était passé ouis Mathie j'ajoute que son influence à droite est devenue minime ça fait des mois qu'il réclame que droite sa famille politique face alliance avec le macronisme enfin personne ne l'a suivi voilà certains viennent lui baiser les Babouche dans son bureau pour pour bénéficier de ce conseil de son aurat ou de sa non agressivité on va dire mais c'est il a plus d'influence politique majeur oui et puis il y a peut-être une victime collatérale Mathieu c'est Marine Le Pen elle aura plus de mal à crier au procès politique ou à l'injustice politique je ne sais pas si ça arrivera il y a une peine d'inéligibilité prononcée contre elle elle va du mal à voir dire qu'elle est la seule cible sy système Juda aurait vouu saz toujours la même chose c disent que la justice elle existe sauf quand elle quand elle est sur eux alors à ce momentl elle s'acharne tu vois c'est toujours toujours la même refrain toujours la même chose et et c'est vrai que cette idée d'un rassemblement national qui serait ciblé par l'appareil judiciaireah c'est un argument qui va être un peu dilué parce que ça touche d'autres parties on l'a vu depuis sauf que Nicas n'est pas empêché en aucune manière en tant que candidat potentiel à quoi que ce soit il n'était il était nulle part dans dans le paysage politique aujourd'hui Marine Le Pen si elle était condamnée celle qui est aujourd'hui la favorite de l'élection présidentielle dans les sondages qui ne valent pas pronostic serait empêcher ça fait une grosse différence vous avez un bracelet électronique vous faites biper tous les par quandême dire c'est que Nicolas S il était hors jeu politiquement une peine d'inéligibilité hein associé à sa condation lui était de toute façon déjà ça mais je pense que tout ça peut au contraire la servir c'està-dire que une partie de l'électorat de droite depuis notamment l'affire Fillon a l'impression que la justice l'en veut y compris une partie de l'électorale centre- droit et là en effet bah ça donne le sentiment que entre Marine Le Pen Nicolas Sarkozi François Fillon il y a une sorte de complot contre l'électorat droite donc c'est un électorat qui pourrait dire au contraire regardez elle est un peu de la famille là-dessus par ailleurs François Baayou à Matignon François Baou à Matignon c'est pas la même affaire que l'affaire du rassemblement national mais les fondements sont les mêmes donc aujourd'hui l'idée qu'il aurait une singularité du rassemblement national qui serait vraiment un parti qui aurait triché et cetera bah il y a une forme de normalisation oui mais quand même imaginons une interview donnée par Marine Le Pen après avoir été condamné je sais pas si ça arrivera à une peine d'inéligibilité elle on ce sera facile pour un journaliste de lui dire bah attendez vous êtes pas la seule Nicolas Sarkozi il est sous brcelet électronique depuis TR depuis de mois oui mais fondamentalement mais fondamentalement et je parle je parle sous le contrôle du sondeur mais en règle générale les condamnations ça ne vous fait pas baisser votre côte électoral regardez par Trump en fait vous accréditez l'idée avec la condamnation que le système vous en veut ça crée de la mobilisation électorale parce que un électeur qui est en colère c'est un électeur qui vote et le problème du RN c'est de faire voter ses électeurs de les amener aux urnes en soit l'inéligibilité peut l'empêcher de se présenter l'inéligibilité ne lui lèvera probablement que très peu d'électeurs allez on termine là-dessus merci à tous et à toutes d'avoir participé à ce à ce débat je rappelle le titre de votre livre Benjamin Morel le Parlement temple de la République aux éditions passé composé

Matignon : Bayrou, déjà les premiers doutes — François Bayrou · Pourquijevote