Macron a mis le feu au pays - Meeting à Ax-Les-Thermes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:50Locuteur 2Chiffre
« Le système de la sécurité sociale était excédentaire de 2 milliards l'année dernière, 3 milliards cette année. »
- 12:00Locuteur 2Fait
« Cette réforme ne sert strictement à rien du point de vue comptable. »
- 17:30Locuteur 2Fait
« La France a 59 réacteurs dans un tout petit espace. Il suffirait d'un seul accident pour que la vie de la patrie soit entièrement retournée. »
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Merci mes camarades de la NUPES d'être là ce soir. C'est une chance. C'est une chance pour moi d'être accompagné et soutenu par vous toutes et tous et d'avoir Gilbert à mes côtés.
Merci Gilbert pour ton enthousiasme, ta bonne humeur et surtout pour ta combativité. Merci, je suis très fière d'être à tes côtés ce soir. En réalité, si nous sommes réunis ce soir, c'est un peu pour moi, mais c'est surtout parce que vous êtes venu écouter celui avec qui j'ai siégé pendant 5 ans, avec qui nous avons usé les bandes de l'assemblée à 17, avec Michel que je salue, qui est présent ce soir parmi nous.
Merci Michel. Ensemble, nous avons usé les ners des députés macronistes et il nous déteste. Il nous déteste, mais pour tout vous dire, il nous déteste pas autant que les socialistes Ariégeois dissident, mais quand même il nous déteste. [Musique] [Applaudissements] Vous êtes venu écouter ce soir celui qui m'a tant appris et à qui je dois beaucoup. [Applaudissements] Vous êtes venu écouter celui qui malgré une actualité chargée a trouvé le temps de traverser la France pour m'apporter sous soutien.
Vous êtes venu écouter monsieur Jean-Luc Mélenchon. Merci. C'est bon.
Mesdames, messieurs, chers amis, pour un certain nombre d'entre vous, chers camarades pour beaucoup d'entre vous, c'est un bonheur, je peux le dire, de me trouver là. Je ne suis pas venu malgré les circonstances, mais à cause d'elle. Je ne suis pas venu dans une lointaine périphérie.
Il n'y en a plus de nos jours. À cette heure-ci, nous sommes retransmis directement sur les réseaux sociaux et nous sommes 4 5000 en plus de ceux qui se trouvent dans cette salle. et à vous tous là-bas qui j'ai fait coucou tout à l'heure mais on m'avait dit ils sont une poignée sur la terrasse.
Mais c'est pas une poignée ça. Oh c'est les c'est comme ça les poigné ici en Ariège. Évidemment j'y retrouve mon camarade Michel Larive.
Je suis venu avec Sébastien de Logu qui est député de Marseille des quartiers nord et avec qui demain je me trouverai à Marseille pour soutenir les actions d'un plaquable résistance populaire à laquelle je vous invite tous à vous associer où que vous soyez. Queles que soient les circonstances dans lesquelles vous militez, inscrivez-vous dans la grande bataille qui est engagée. Le plus grand mouvement social depuis 1968.
Une page de l'histoire de France est en train de s'écrire et nous en sommes les auteurs. Nous, les têtes dures, les résistants, ceux qui pour l'honneur de l'idée qu'on se fait de la République n'accepteront jamais la domestication à laquelle les puissants qui vous considèrent comme des gens de rien qui n'ont qu'à traverser la rue pour aller trouver du travail. Parce que paraît-il, il faut vous forcer à y aller.
Ceux qui veulent nous parler sur ce ton but, sur cette croyance absolue que nous avons en nous-même, en notre dignité de citoyennes et de citoyens, d'hommes et de femmes libres contre ce projet de domestication. Je suis heureux d'être ici avec vous parce que dans l'ariège vieille terre rebelle et puis pas d'aujourd'hui. Tout à l'heure, on parlait d'histoire cher professeur et je disais qu'ayant 12 ou 13 ans, je ne me rappelle plus, il passait à une émission, il y a quelques personnes qui ont des cheveux blancs comme moi, qui doivent s'en souvenir. s'appelait euh La caméra explore le temps.
Il y avait le bûchet de Montségé. Le bûchet de Montségure, ça racontait une persécution religieuse. Et bien mesdames, messieurs, c'est là que moi j'ai appris qu'il n'y avait de France possible que dans la laïcité de l'État et le strict respect de la liberté de conscience.
Ce qui inclut que même lorsqu'on est soi-même un croyant, on a le respect de la foi des autres dès lors qu'elle ne s'oppose pas à la loi, ce qui est le cas le plus général. Et c'est parce que j'ai appris cela et que je vous invite à le défendre aujourd'hui dans cette terre de France qui a connu trois siècles de guerre de religion. N'acceptezz pas que nos compatriotes musulmans soient montrés du doigt à cause de leur religion.
Ne l'acceptezz vous autres à riz joir vous autres qui allez à Monté et qui ne passez jamais devant sans vous souvenir que toute intolérance religieuse termine de cette façon parce que c'est ainsi que chaque religion considère l'autre comme une hérésie et que si on lui lâche la bride sur le cou, elle ne s'arrête pas Comme le pouvoir des Tout-Puissants ne s'arrête pas si on ne leur reprend pas la bride. Rienarrêtera monsieur Macron, sinon vous-même. Mesdames et messieurs, ne rabouissez pas l'élection législative partielle que nous sommes en train de vivre.
Non, la question qui se pose ici en Ariel, ce n'est pas le degré de sympathie que vous avez ou non pour madame Carole Delgard. La question qui est posée, c'est de savoir si ici, vous qui m'avez mis en tête de l'élection présidentielle, vous qui parlam même créé la puissante fraction insoumise à l'Assemblée nationale qui fait que de toute l'Europe, nous sommes en repère. Nous sommes une référence que nous ne connaissons pas l'humiliation qui est celle des Italiens qui après avoir eu le plus grand parti communiste d'Europe occidentale, non plus de gauche aujourd'hui, non plus ce qui était cette force extraordinaire d'intelligence, de compréhension, de projection sur une autre organisation du monde.
Ce qui se joue dans cette élection partielle, c'est de savoir si le peuple français, pas seulement les arié jois, le peuple français, que dit-il à travers vous que vous représentez ? Car on n'est jamais l'élu d'une circonscription. On est élu par une circonscription, mais on est l'élule français, de tout le peuple français.
Que dites-vous ? de cette situation et comme je vois qu'il doit y avoir ici pas mal de gens de gauche, je m'autorise à vous parler comme j'ai parlé toute ma vie et d'ailleurs ici aussi parce que j'y suis venu plus d'une fois. Voyez-vous, nous sommes dans un moment de fin de cycle. le monde entier, vos jeunes, interrogez vos jeunes, vos gamins, vos enfants, vos petits enfants.
Demandez-leur ce qu'ils pensent de ce monde. Même quand ils ne sont pas politisés, ils savent que nous sommes dans une impasse, que continuer comme ça va tout détruire. Ils le savent, ils le ressentent bien plus fort que nous qui avons le poids du temps et qui nous disons des fois on a vu d'autres.
Mais celle-là, vous ne la verrez pas deux fois. la destruction de la planète parce qu'on en a qu'une parce que quand je lance l'alerte sur la question de l'eau, il est impossible d'avoir un débat dans l'élection présidentielle avant que la sécheresse dont on avait aperçu les premiers moments ne se généralise parce que sans jeter la pierre à qui que ce soit du passé qui ont bien travaillé et ont cru bien faire en installant la puissante industrie nucléaire qui a été la nôtre. Maintenant, nous savons que nous sommes en danger parce que ces machines ont vieilli, parce que le système de la sous-traitance généralisée nous met en péril et la France a 59 réacteurs dans un tout petit espace.
Il suffirait d'un seul accident pour que la vie de la patrie soit entièrement retournée. Toutes ces choses, nous les savons. Mais ce qui est plus fondamentalement en cause que tout, c'est le régime qui a permis tout ça.
Le régime qui a permis tout ça, il porte un nom et nous n'avons pas à être gênés de le nommer par son nom. C'est le capitalisme, c'est-à-dire un régime de cupidité de mains libre pour sans pifrer se gaver dans des conditions qui à la fin deviennent complètement folles. Demandez-vous ce que peut faire cet homme qui a gagné 30 milliards en une seule année.
Pour quoi faire ? Lui-même ne sait pas quoi faire de cet argent. C'est le problème de tous les capitalistes de la planète.
Où placer tout cet argent ? Il le place à la sphère financière et à intervalle régulière. Des bulles comme ils disent crèvent et c'est par milliards que sont dévalorisés des capitaux.
Mais ces milliards, c'est du travail humain. Mais ces milliards, c'est de la souffrance. Et voilà comment la peine du travail est réduite à néant par des gens pour qui la vie est une espèce de casino permanent.
Voilà le contexte dans lequel nous sommes et c'est pour ça que les Français ont élu cette importante fraction du Parlement qui s'appelle les insoumis. Je le dis en toute amitié et en fraternité pour tous ceux qui sont avec nous dans cette nupesse. C'est vous qui l'avez créé parce que vous nous avez mis en tête.
Vous avez rendu possible l'union. Il n'y aurait jamais eu d'union si nous n'avions pas eu un programme de rupture. Et pour qu'il y ait un programme de rupture, il fallait que vous l'ayez décidé.
Alors alors, chapeau bas devant ceux pour qui c'était le plus difficile de l'accepter. Oui, je m'incline devant mes camarades socialistes qui ont signé ces 640 propositions parce que c'était plus dur pour eux que pour moi ou pour elle. devant nos camarades écologistes et bien sûr communistes.
Nous avons fait de la bonne besogne. Nous sommes passés de ce néant qui était devenu la gauche à ce que nous sommes maintenant fier et dignes intimidant tous nos adversaires qui n'ont pas tort de nous accabler comme ils le font de tous leurs sarcasmes, de toutes leurs insultes. Oui, ils ont raison d'avoir peur parce que quand nous allons gagner et nous allons gagner à ce moment-là, nous appliquerons le programme qui est celui de l'intérêt général humain dans ce pays.
Et voici ce qu'est cette élection ici en Ariège. J'ai besoin nous avons besoin que dimanche soir il se dise qu'elle est en tête elle loin. Mais écoutez-moi, j'ai dit elle parce qu'elle n'est pour rien dans l'annulation de l'élection mais surtout parce que c'est elle et ils la connaissent que moi j'ai appris à la connaître.
Pendant ces 5 ans où je ne sais quel hasard a fait qu'elle était assise directement derrière moi et tous les deux nous avions à souffrir des klaxones que sont certains de nos camarades qui quand il crient, j'aime mieux vous le dire que les premiers qui mortent, c'est ceux qui sont devant, c'est-à-dire elle et moi. Bon, ça c'est pour la petite histoire, mais comment oublier ces heures de fraternité totale ? Cette femme était professeur comme beaucoup d'autres.
Ils arrivent là, ils se disent "Qu'est-ce que je fais là ?" Vous savez, c'est une chose de faire campagne, d'y aller, d'apprendre à et puis tout d'un coup, c'est vous. Mais ça vous est arrivé ?
Non, il y a un accent syndicaliste ici au début. Vous savez pas comment ça se passe. Ils sont là toc toc toc, c'est toi qui te retrouve devant.
Et vas-y, tu as la langue bien pendue. C'est comme ça que ça a commencé pour moi. Je pense que je suis pas le seul ici.
Et elle, la voici là. Et tout d'un coup, il faut en très peu de temps tout assumer, le bouleversement de sa vie, le chemin de l'ariège jusqu'à Paris que en train ça prend autant de temps que d'aller de la Réunion à Paris. Et ça c'est les jours où le train part à l'heure et qu'il arrive à l'heure.
Mais avec Béné on est bloqué je sais pas où, le pont s'est effondré, il y a une bête sur la voie et cetera. Bon, je connais parce que moi Marseille, Paris, c'était pareil. Et c'est cette personne-là dont vous avez maintenant reçu le dépôt, celle qui pendant toutes ces années a mené cette bataille avec courage.
Elle revient devant vousz pour rien de l'annulation de l'élection. Vous aviez décidé qu'elle était votre député. Ici la majorité avait tranché et maintenant nous voilà en pleine bataille. une nouvelle fois, elle a les boules des retraites parce que la dernière fois on était ensemble.
Je vous signa que c'est la deuxième fois que cet homme-là essaie de nous faire un mauvais coup. La dernière fois, il a fallu tenir des jours, des nuits, des jours, des nuits et encore et encore et encore. D'accord ?
Jusqu'à ce qu'il en puisse plus. Parce que c'est lui qui a craqué. Ils font les braves, hein.
C'est lui qui a craqué déjà un 493. Moi, j'ai pas oublié. Et maintenant, je le revois Beauerle qui vient là et dit "Nous allons sauver notre système par répartition." Mais va raconter ça à qui tu veux mais pas à nous.
Parce que la dernière fois c'est toi qui voulais mettre par terre le système de répartition. Toi, pas un autre, pas il y a 50 ans, il y a même pas 1 an, 2 ans. Nous avons de la mémoire.
Pour qui nous prennent-ils ? Pour des enfants sons à qui on met une petite tape sur les fesses. Allez, roule bouboule.
Voilà ma nouvelle réforme de la retraite. Et ben, tu as qu'à te taper 2 ans de plus et puis il dit rien parce que et puis parce que parce que parce que ben il sait plus pourquoi. Pourquoi ?
Vous avez écouté la première ministre, elle a pas l'air de savoir elle-même pourquoi elle fait cette cette réforme. Mais parce que cette réforme ne sert à rien tout simplement. Ils prétendent qu'il y a un déficit.
Il n'y en a pas. Mesdames et messieurs, les camarades, il n'y a pas de défis. Le système de la sécurité sociale était excédentaire de 2 milliards l'année dernière, 3 milliards cette année.
Et vous savez ce qu'ils avaient prévu ? 10 milliards de déficit et c'est plus 3. D'accord ?
Alors ces gens qui ne savent pas calculer 2 ans en avant prétendent qu'ils savent ce qui va se passer dans 20 ans. Raison pour laquelle vous devez tous aller travailler 2 ans de plus. Mais allez raconter ça à qui vous voulez, pas à nous.
Nous savons que c'est un mensonge. Cette réforme ne sert strictement à rien du point de vue comptable. Et puis vous autres tous, vous avez de la mémoire quelques-uns parmi vous avant la CQ, c'était une seule caisse.
Quand elle a été amenée à la libération, c'était une seule caisse. Et suivant comment ça allait d'une année sur l'autre, le système était en équilibre. Alors pourquoi pas ? une année où ça va mieux la santé, c'est normal que s'il y a du rab, on le mette pour les accidents du travail.
Si il y a du rap, bah on le met pour les retraites et puis à la fin le système est en équipe. Tous ceux qui font des comptes de la sécurité sociale savent qu'à la date dite sur laquelle se fixe le président de la République pour nous annoncer un déficit de 13 milliards, à cette date-là, les caisses de sécurité sociale prises comme un ensemble en une seule caisse seront excellent. Il mente.
Cette réforme est absolument inutile du point de vue comptable. Elle ne sert qu'à une chose, faire baisser le niveau des dettes prévisibles, parfois intermédiaire, de manière à convenir au plan de marche qui a été donné à la Commission européenne et à rien d'autre. Ce n'est fait que pour ça, mais aussi pour vous dissuader, pour vous dissuader de faire confiance à vos caisses de retraite, pour vous inviter, si vous êtes cadre moyen, à aller prendre des assurances privées.
Les retraites, c'est un mago inoui sont là devant. 343 milliards, d'accord ? Si c'est beaucoup et ils sont là, ils tournent, ils toupinent comment par où on va rentrer pour en prendre un morceau parci un petit peu par là.
Et après ça vous donne des caisses privées. Les caisses privées, j'aimerais bien que ça vous fasse par rire parce que la caisse privée d'assurance quand il y a un crash comme il y en a un comme il y en a eu un en 2008 aux États-Unis d'Amérique, toutes leurs économies, toutes leurs assurances, tout est parti par terre et en un seul jour, les gens n'ont plus rien. C'est ça les assurances privées.
Ça marche tant que ça marche. Mais quand ça marche plus, c'est fini. Et des crises, il y en a tous les 10 ans.
En ce moment, nous sommes en train d'entrer dans une monsieur Macron et son équipe a pensé qu'il allait y arriver parce qu'on baisserait le nez. Il a pensé qu'il allait y arriver parce qu'il suffirait de nous accabler de calomnie, de dire que nous bloquons le débat et aussitôt tous les perroquets et les répondeurs automatiques. Vous avez bloqué le débat, vous avez bloqué le débat, vous avez Alors, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Tout le long, ça a été un viol de la démocratie parlementaire. Le texte arrive tous devenus constitutionnalistes. Vous avez remarqué depuis 471.
Qu'est-ce que c'est 471 ? 471, ça dit que vous avez 50 jours pour voter le budget de la sécurité sociale. Pourquoi ?
Pour que l'année d'après, il y a un budget. Donc comme on commence en octobre ou en novembre, faut que ça soit fini en décembre. Parfait.
Et bien, mais là c'est quoi ? Rappelez-moi. Ça s'appelle comment le mois dans lequel on est ? janvier, c'est pas novembre ça.
Février non plus et mars non plus. Donc ce type transporte le temps et décide que nous avons x jour et c'est à nous qu'on vient dire qu'on bloque le débat. Il y a 20 articles dans sa loi.
S'il en voulait pas 20, il avait qu'à en mettre 19. Et s'il voulait que 19 c'était trop, il avait qu'à en mettre 7. Mais une fois qu'il en a eu 20, il peut pas nous demander à nous les parlementaires de dire nous on s'en fout.
Article 1, voilà, passons à la suite. Non non, pardon, c'est les régimes spéciaux. Les régimes spéciaux, c'est de la lutte, c'est du combat social, ce sont des conquêtes sociales.
Jamais aucun d'entre eux ne nous a rien donné. Des conquêtes sociales, ces régimes spéciaux. Et c'est une certaine idée qu'on se fait de la France qui sait reconnaître le travail, qui sait reconnaître la souffrance au travail.
Si vous trouvez que c'est partir trop tôt quand vous êtes à la RATP, je prends cet exemple parce que comme ça c'est loin de vous, vous savez pas dans quel état elle est. Et bien allez tourner toute la journée dans le noir et venez nous raconter pourquoi c'est trop tôt d'en avoir fini à 60 ou à 57. Venez nous le dire.
Allez faire un tour et ainsi de suite. Dans combien de métiers ? Où c'est comme ça ?
Les statistiques font qu'on sait que les gens meurent plutôt pas parce que ils ont le mauvais code génétique mais parce qu'ils ont exposé pendant toute leur professions à des nuisances de toutes sortes. Si vous prenez un égoutier et ben il meurent 10 ans avant les autres. J'arrondis parce que je veux pas faire trop dramatique.
Pourquoi à votre avis ? Parce que ce qu'on respire dans les égouts, c'est des acides et que ça vous brûle et que ça vous pourrit le sang. Et ben dans la grande loi de monsieur Macron, ce qu'on aura retiré de la pénibilité, c'est l'exposition au produits chimiques.
Et après, elle revient nous dire c'est un progrès. Pour qui s'il vous plaît ? C'est un progrès.
Cette loi est inutile. Cette loi est injuste parce qu'elle a grave le sort de tous ceux pour qui c'était déjà pénible. a commencé par les femmes.
Et ces gens-là ne vivent pas dans le même monde que nous. Parce que si quand moi je suis venu parmi vous dans les années 50, parmi vous quelquesuns avec moi aussi là et bien 10 % des femmes avaient un emploi salarié. Aujourd'hui c'est presque 80 %.
Ça n'a rien à voir. C'est plus le même monde. Vous pouvez pas dire "Bah ma fois ça a toujours été comme ça." Bah non.
Bah non, ça a pas toujours été comme ça. Ceux qui travaillent, ceux qui contribuent au bien-être de la patrie ont le droit d'être reconnu. Et je vais vous dire que il est anormal que qui que ce soit ait une pension inférieure au seuil de pauvreté.
Parce que si vous acceptez, ça veut dire que vous acceptez la pauvreté et nous nous la refusons. Personne en dessous de 1000 et quelque chose. Et maintenant, si vous êtes retraité et que vous avez fait tout, vous avez payé vos cotisations toutes les années nécessaires, dites "Ça commence à faire beaucoup.
Aujourd'hui, on en est à 43 ans. C'était 37 et demi quand on avait la retraite à 60 ans. Quelqu'un a entendu dire que le pays était ruiné par ça ?
Jamais de la vie. Jamais de la vie. Le contraire.
Les gens étaient libérés plutôt et participés. Car il y a que vraiment des gens qui n'ont rien vécu ni qui ne connaissent personne qui pensent qu'un retraité fait rien. Et bien je vais vous en parler si vous voulez.
C'est jamais aussi actif que quand on est à la retraite parce qu'on vient les chercher tous les 5 minutes. Les petits enfants là, les petits enfants, bah oui, on les choisit pas donc voilà. Et et ben non, mais il y en a des nerveux hein.
Alors les petits enfants, les associations, la mairie, d'accord ? 40 % des maires des petites communes sont des gens qui ont plus de 60 ans. C'est le moment le temps libre, il est libre par rapport au temps contraint.
Moi, si je veux, je m'en vais. Là, je vous lâche, m'en vais. Je sors.
Terminé. La soirée est finie. Je fais ce que je veux.
Je suis libre. Mais oui, mais comme vous, c'est pareil. Vous êtes libre là en ce moment, pas tout le reste de la journée, mais là vous êtes libre.
Ils me disent souvent "Mais vous êtes encore là vous ?" "Oui, parce que j'ai choisi d'être là." Ben oui, je suis encore là. et j'en connais plein là-dedans qui sont comme moi.
Le temps libre, c'est un temps de possession de soi-même où l'on est entièrement son maître. Et dites-moi voir si nous faisons autre chose nous autres, ceux de la famille de l'humanisme politique et philosophique, que de dire que chaque être humain est le créateur de sa propre existence et donc le maître de lui-même. C'est ça notre devise dans la vie.
Qu'est-ce que l'émancipation ? Sortir de la domination de quelqu'un. Pourquoi avons-nous le bonnet frigien sur la tête ? nos marianes dans nos mairies, c'est le bonnet des esclaves affranchis.
Esclav on l' de ses préjugés, on l'est de ses manière de vivre mais surtout de rapports sociaux qui créent des dominants et des dominés. Et ceci jusque dans les rapports entre les êtres humains sous la forme du patriarcat et de la domination des hommes sur les femmes. Par conséquent, toute notre existence est une lutte pour cette émancipation qui est aussi bien face à la société que face à soi-même.
Voilà tout ce qui est en jeu dans le temps libre. mesures inutilees, mesure injuste, mesure cruelles. Cruelle parce que il y a des gens qui savent qui verront jamais leur retraite.
Ils le savent. Et si monsieur Macron se demande pourquoi nous sommes si enragés, c'est que nous ne sommes pas seulement dans une bataille politique contre quelqu'un qui nous a mal parlé et maltraité, mais nous sommes dans une situation où des millions de gens se disent dans ce pays que 2 ans de plus, c'est 2 ans de trop et qui se disent qu'ils ne vont pas arriver à les supporter et qui savent que comme ils n'arriveront pas à les supporter, il faudra qu'il s'en aille avant, soit du fait de la maladie, soit parce que la mort les aura frappé, soit parce qu'ils auront dû démissionner et que ce n'est pas un hasard si d'ors et déjà il y a tant et tant de personnes d'âge qui sont au chômage. Et tout le monde sait que 64 ans, ça voudra dire 67 pour avoir le tau plein pour tout un tas de gens. et 67 ans, il y en a beaucoup d'entre nous qui pensent que ce n'est pas moralement acceptable pour soi-même que d'être servi par quelqu'un de plus âgé que soi.
Beaucoup le pensent. Monsieur Macron arrive après avoir trafiqué le temps et tordu le bras du temps. Il arrive à l'Assemblée nationale avec ses 20 articles.
On en était à peine arrivé au numéro 2. Vous mettez trop d'amendements. Bah ça nous regarde.
Nous avons été élus d'opposition. Vous l'avez peut-être pas noté mais c'est marqué opposition. Savez-vous ce que fait un opposant ? qui s'oppose et nous on trafique pas, on truante pas, on s'arrange pas, on fait pas coucou, c'est dimanche, votez pour nous qu'on est la gauche et puis lundi, bah on a oublié hein.
Quoi tu dis ? Voilà. Non non, opposition frontale.
Nous ne voulons pas de la retraite à 64 ans. Point final. Alors, nous tâchons de le faire intelligemment.
Il change la règle, il arrive à l'assemblée, on est à l'article 2, il se prend une tôle, l'article 2 n'est pas voté. S'en fout, hein, tout ça est passé avec le 493, croit-il. On est à l'article 2, on nous dit allez, faut aller à l'article 7 pour qu'on vote.
Bah non, on est à l'article 2. Alors, on a déposé pourquoi ? On savait très bien ce qu'il voulait.
Il voulait qu'on aille à l'article 7 et puis ce soir tout télé l'Assemblée nationale a voté la retraite à 64 ans. Rentrez chez vous, fermez vos grandes bouches. On n'est pas des gosses.
Donc oui, on s'est organisé pour faire ce qu'il fallait. Pour quoi faire ? Pour libérer le chemin, pour que le 7 mars se produise la bascule qui s'est produit ce jour-là.
Tout le monde y a été. 3 millions et demi de personnes. Allez, j'en enlève un pour montrer qu'on est modeste.
Nous vc 2 millions et demi. 2 millions et demi. La plus grande mobilisation populaire des millions de gens à la maison discutant de ça.
Vous êtes tous là-dedans. Des gens imprévus qui s'occupent pas de politique le reste du temps parce que ça les intéresse pas ou parce qu'il se donnent en genre parce que tout unité parlementaire. Il arrive au Sénat là-bas.
Les sénateurs de la NUPES ont fait du bon boulot aussi. Ils ont déposé leurs amendements et cetera. Ça recommence là-bas.
Oh là là là là tout ça avec vos amendements. Article 38. Un pour un contre.
Et je te fais un paquet de 100. Vas-y. Un pour un contre 100.
Un pour un contre 100 comme ça. Alors il en est descendu des paquets. Mais encore ça suffisait pas.
Alors madame Borne, monsieur Dusop qui craque à différents degrés comme vous l'avez tous vu. Alors il dis "Ah ben non là ça peut plus durer cette histoire, ça suffit. Donc vote bloqué, vous savez pas ce que c'est un vote bloqué.
Alors peut-être que vous avez appris depuis le gouvernement prend le texte et dit bon alors voilà c'est mon texte. Ton amendement oui ton amendement non. Ton amendement oui.
Toi non toi non plus. Toi non plus. Toi non plus.
Toi non plus. Toi non plus. Toi non plus.
Toi non plus. Toi non plus. poubelle.
Qui est pour, qui est contre. Mais qu'est-ce que vous avez dit ? Ah, ça va d'histoire.
Alors, par exemple, il y avait un amendement que le gouvernement a amené, il faisait cette pages, dit "C'est un amendement de coordination." Pas raconter ça à d'autres, mais pas à nous. Sepage de coordination.
Oui, parce que entre-temps les calculs étaient plus les mêmes, hein, entre ce qu'on avait donné, gros retirer là et cetera. 7 pages. Vous savez combien de temps avant c'est arrivé avant que la séance soit ouverte ? 5 minutes.
Mais mettez-vous vous tout le monde ici a un métier. Imaginez-vous que dans votre métier 5 minutes avant que vous mettiez en route, on vous dit attends on a plus changé. Vous diriez "Mais te crois où ?
La vie ça se règle pas comme ça. Quel que soit le métier, quel que soit alors en plus cette page à apprécier, le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, l'insoumis Éric Cocrel a commencé par dire "Mais attendez, qu'est-ce que vous nous racontez ? Vous nous avez dit l'autre jour que vous vouliez pas de cet amendement parce qu'il coûtait 10 milliards.
Aujourd'hui, on vous voit revenir et vous dire que ça coûte rien. Et maintenant, vous revenez avec un sep pages dans lesquelles vous nous dites que ça coûte 300 millions. Alors, vous devez me dire combien ça coûte.
Papa, qu'est-ce que tu vas aller regarder les détails ? Voilà mesdames, messieurs, comment ça s'est passé. Je vous le présente en y mettant de la blague et de l'humour mais je vais vous dire c'est offensant.
Pour qui nous prennent-ils ? Nous ne sommes pas comme eux. Nous nous croyons à la République.
Nous ne croyons pas à cette constitution pour beaucoup d'entre nous, mais nous croyons à la République, à la dignité d'être les élus du peuple. Ça revient à l'Assemblée nationale, on réunit une commission mixte, il y a là 14 personnes qui dans la salle sort un texte et le texte il arrive pour être discuté par le parlementaire. Stop !
Vous avez bien suivi, le temps était contraint, on n pas voté librement au Sénat. Ça arrive à l'Assemblée nationale, on n pas tous les éléments et à ce moment-là, ils se mettent à compter. Est-ce qu'ils vont gagner ou pas ?
Nous, on dépose une motion de rejet et tout d'un coup, ils ont la trouille parce que dans une motion de rejet, il y a pas vous pouvez pas amener des procurations. C'est comme ça, c'est le règlement, je vous le raconte pas en détail hein, ça intéresse pas mais ça intéresse. Donc ils se disent on n pas la majorité donc on vote pas.
C'est pas c'est pas génial. On n pas la majorité donc on vote pas. Ils se sont dit si jamais on vote sur la motion de rejet, ils vont gagner.
Donc on vote pas 493 avant même qu'on a eu le temps de diref ou même d'aller puisqu'ils aiment tant les votes. Ils avaient qu'à y aller à la motion de rejet. Ils avaient qu'à nous battre.
Ils avaient qu'à dire la motion de rejet a été rejetée. On a gagné. Non 493.
On passe donc sans vote un texte qui vous rajoute 2 ans de travail sans savoir combien tout ça rapporte. Voilà. Et pour terminer le tableau, quand ils ont fini ça, monsieur Macron leur dit "Il faut raconter partout que c'est une victoire.
Tous les perroquets d'un seul vol du machin truc, c'est une victoire. Monsieur Mélenchon ne peut pas nous dire qu'un vote qu'on a gagné est une défaite d'ainsi. C'est une défaite.
Une défaite parce qu'en texte de cette importance passe de force. Une défaite parce que le peuple français vous a dit non, vous redira non. Mais regardez bien mesdames et messieurs.
Et là tous, il faut qu'on rentre en nous-même. C'est une grande responsabilité quand on est dans cette situation et pour moi, çaen est une particulière avec mes camarades de la nupesse et des insoumis. Que dois-je faire à ce moment ?
Cet homme a mis le feu et fermé toutes les issues. Et lire des députés d'opposition, ça sert à rien puisqu'il y a le 493. Faire la grève, ils s'en fout, il y a les réquisitions.
Aller à la manifestation, mais à quoi ça sert ? On vous met en cabane le soir. 300 ils en ont mis en cabane l'autre nuit.
Je vous la raconte pas, vous avez tous suivi ça. Qu'est-ce qu'ils veulent nous dire ? C'est quoi leur message ?
Et bien alors, je leur dis, nous avons entendu parfaitement ce que vous nous dites. Et puisque nous n'avons pas pu passer par le chemin qui était le chemin normal de la démocratie parlementaire que vous avez empêché de fonctionner, alors si la censure parlementaire ne passe pas, nous passons à la censure populaire. Oui.
Et maintenant, c'est la lutte. Quel genre de peuple seriez-vous si vous acceptiez comme ça de marcher au fouet ? Vous l'avez entendu, il faisait le kéké l'autre jour.
Si vous votez pas bien, je dissou. Bah vas-y. Ah et puis il a changé d'avis.
Non non, il va pas dissoudre. Et le référendum non plus. Alors quoi ?
Alors qu'est-ce qu'on fait ? Nous qui aimons la démocratie, homme qui sommes prêts à aller dans des votes, nous qui sommes prêts à aller à une dissolution, s'il y en a une, et à un référendum et qui acceptons d'avance le vote du peuple français. Et bien nous y sommes prêts.
Qu'est-ce que vous nous laissez comme perspective monsieur Macron à part de vous admirer vendredi à Versailles avec le roi Charles je sais pas combien que nous autres ici c'est la République ? Écoutez monsieur le roi, on a rien contre vous. Vous êtes le roi des anglais, c'est votre affaire.
Mais nous autres Versailles, ça va quoi. Hein ? Alors c'était pas le bon moment.
Bienvenue au nouveau roi des Anglais. Mais quand même, voilà comment on va finir la semaine. Voilà comment on va finir la semaine.
Et on dirait rien. Alors je le redis parce qu'on a dit Mélenchon cherche l'attention comme d'habitude. C'est tout de ma faute.
C'est tout juste s'ils m'ont pas collé le Covid sur le dos de l'avoir refilé aux autres. Alors, vous avez pas vu, vous avez pas vu ce qu'il a dit dans le cigaro. Tout ça est une pièce écrite d'avance par monsieur Mélenchon.
Bah, monsieur Mélenchon, il apporte la lueur de ses conseils et de son expérience. Voyez-vous, l'âge n'a pas que des inconvénients. Il y a aussi l'avantage que vous avez vu et alors on ne vous attrape pas aussi facilement.
Voilà. Donc, oui, nous avons fait ce qu'il fallait pour que ce texte n'ait pas de légitime parlementaire. Et si quelqu'un a gagné, c'est nous.
Parce que ce texte n'a aucune légitimité parlementaire. Aucune. Zéro, monsieur Macron, zéro.
Et vous avez un moyen très simple de dire "Ce Mélenchon par le fort, mais je m'en vais lui montrer ce qu'il est vraiment. Faites voter." L'article 10 de la Constitution dit que vous pouvez repasser un texte avant de le promulguer.
Allez-y, ramenez-le pour qu'on voit. s'il y a toujours que neuf voix d'écart parce que comme c'est parti, je me dis que ça serait peut-être bien beaucoup moins et peut-être qu'on pourrait virer votre gouvernement dans l'assemblée même. Et regardez que c'est extraordinaire que des gens qui ne se sont jamais fait le moindre cadeau et vous nous connaissez hein, c'est pas le genre de la maison le compromis, la tripatouille et tout ça.
Si nous avons décidé nous de retirer notre motion de censure pour soutenir celle du groupe Liot de monsieur decourson qui n'est pas un ami idéologique. Tout ce que nous avons en commun, c'est l'amour de la patrie républicaine avec lui parce que c'est un descendant de résistant et qu'il est lui-même dans son esprit. Mais pour le reste, non, il est de droite et nous non.
Nous, on est des collectivistes. Voilà. Mais on a voté avec et on a dit on va signer.
Et à qui on a demandé de signer ? À ceux d'entre nous qui étaient des figures de la lutte populaire dont on a mis les noms dans cette affaire pour montrer au nom de quoi on faisait tout ça. Au nom du peuple qui travaille, au nom de ceux qui souffrent, au nom de ceux qui ont vécu la dureté du combat comme à Rachel Kéké. 22 mois de grève.
Ces pauvres femmes avec des salaires au lance. Nous l'avons fait parce que nous avons organisé nous autres insoumis une caisse de grève qu'on a rassemblé là-dedans 500000 € et que tous les jours les camarades vont porter d'échecs dans les sections syndicales pour aider les camarades à tenir le coup parce que nous continuons à faire du ramassage de produits alimentaires pour l'emmener à nos camarades. Voilà comment ça se passe.
Allez allez votons si vous voulez. Nous y sommes prêts. Cet homme a un projet de domestication du peuple français.
Je vous l'ai dit au départ, résistez, tenez tête, luttez, n'acceptez pas. Nous n'acceptons pas. Et oui, j'assume de vous dire et de dire devant tous ceux de nos amis qui nous regardent bravo les travailleurs de fausse sur vive les syndicats !
Bravo ! Insoumis des bouches du Rô, demain matin, votre devoir est d'être avec les travailleurs des bouches du rô qui vont aux abords de fausse surmer. Ne laissez pas sortir une seule citerne de fausse surmè.
Suivez les syndicats. Voilà qui va donner des jolies photos pour la dépêche du midi. Je vais être là, le cheveux fou, la bouche grande ouverte et le point fermé.
On va pouvoir me bestialiser. Écoutez, je vous dis ça parce que la seule photo de moi qui m'est fait peur dans la vie, je l'ai vu dans la dépêche du midi. Le gars, écoutez, je vous jure, c'est vrai, hein.
Le gars s'est couché par terre pour me photographier comme ça. Alors, vous imaginez, vous aviez une vue imprenable sur mes amisalles et les trous de nez permettaient de voir mon cerveau et tout ça. Il avait je sais pas comment ils avaient fait, c'était tout jaune ou sinon il y avait du rouge affreux affreux.
Moiême j'ai dit mais c'est qui ça ? Et ben c'était moi. Alors mais maintenant vous savez au bout de 10 ans, j'ai pris l'habitude.
He je parle fort et oui, je suis un méditerranéen. Je parle avec passion. Oui oui, c'est vrai.
Et d'ailleurs, vous m'applaudissez donc ça veut dire que vous aussi vous ressentez la passion qui m' Je viens de vous parler de fausse surmère parce que ce matin après avoir dit que c'était moi qui avais tout calculé, enfin vous vous imaginez pourquoi je vous dis ça ? pour vous mesuriez à quel point ce type est hors sol. Il croit vraiment que c'est une affaire personnelle.
Il y a pas de mouvement social dans ce pays. Il y a pas une unité syndicale qui n'a pas lâché prise. Il y a pas une situation où nous sommes tous appelés et je le renouvelle ce soir, le 23 mars, celui ou celle qui reste chez lui, au lieu d'être dans la rue, on lui parle plus.
Le 23 mars, tous les syndicats vous appelle et le 23 mars, ça sera comme le 7 mars, un tournant dans l'histoire de ce pays. Si vous vous y mettez tous, cette histoire là, c'est vous qui l'écrivez les amis. Et si vous le faites, ça va le faire.
Moi demain, je vais avec Deogu à Marseille. Lui, il va aller à Fa surmer. Il est plus jeune que moi, il court plus vite.
Non mais ça m'a l'air piquant là-bas l'atmosphèrein. Vous avez vu les vidéos aujourd'hui ? Qui est-ce qui en a vu ?
Levez la main. Mais alors que ça vous voyez les syndicats, les gars et les filles de la CGT, on peut pas savoir ce que tout le mondeagou. Ils avancent et en face il y a des messieurs avec qui reculent.
Alors on sait tous partager la vidéo parce que tout ça est pacifique. Violen pauvre chou des violences. Tu as rien vu parce que hier soir quoi ?
Il y a 4 c poubelles on brûlé. Violence monsieur Mélenchon. J'en ai vu un de journaliste, il était couché par terre là à nouveau.
Mais il y avait un gars, je sais pas comment on l'a laissé faire, il était en train de le feu à à ça de d'accord de de d'ordure. Il y avait un vélo dessus et l'autre il photographiait comme ça. Je dit "Demain, va voir le feu comme ça avec le vélo et tout ça." Ça va cette comédie.
Allez voir à Lina les images de mai 1968 sinon je vous en offre des photos. Vous allez voir les gens qui coupaient les arbres, foutaient le feu au bagnole et jeter des meubles depuis depuis les étages et il y a pas eu un mort. Ce qui prouve que tout le monde était habile, aussi bien ceux qui jetaient que ceux qui recevaient.
Ça suffit la comédie à faire peur aux gens. C'est une des mobilisations les plus pacifiques qu'on a vu dans notre pays qui a lieu en ce moment. une des plus pacifiques.
Et nos jeunes qui sont dans la rue comme ils étaient hier soir, c'est pas des violents. Ils ont d'ailleurs toute une culture de non violence. Alors évidemment ici là, il y en a qui allume des feux mais c'est pas c'est pas ça que fait la masse.
C'est pas ça qu'elle dit. C'est pas ça qu'elle fait. La masse de la jeune génération, elle veut tourner la page.
Pas seulement de la retraite à 64 ans, mais comme nous autres les plus anciens qui avons gardé la flamme intacte au cœur, tourner la page de ce système, de cette manière de vivre que nous ne supportons plus, de ce gâchi général, de ce sacage, de ces menaces qui partout pèsent sur nous et où jamais la voix de la raison n'est entendue. Alors, on vous dit élisez pas quelqu'un de l'opposition parce que il y a le 493. vous dit n'allez pas à la manie, vous allez aller en tôle, ne faites pas la grève.
Si faites la grève, mais combien de fois avons-nous lancé des alertes ? Souvenez-vous, j'ai parlé tout à l'heure de l'eau, mais dans la campagne présidentielle quand j'expliquais qu'il fallait à tout prix enrier le cycle qui nous conduit à la guerre à partir de l'Ukraine et je disais protégeons d'abord les centrales nucléaires parce que nous aurons tous à payer de ça. Et j'avais dit, si vous méisez, nous proposerons que ce soit l'armée française qui aille sous casque bleu et sous commandement de l'ONU pour protéger les sites nucléaires et faire en sorte qu'il ne soit pas un enjeu.
Et si on commence à discuter des centrales nucléaires avec les Russes qui dans cette affaire sont nos adversaires, et bien on commence à discuter des conditions qui nous ramènent à la paix parce que c'est avec l'adversaire qu'on discute de la paix, pas avec les amis. Tout le monde comprend ça. Combien d'alertes ?
Que faut-il pour qu'il nous entende ? Regardez les syndicats du pays ont appelé à la journée du 23 mars, n'est-ce pas ? Il savait qu'il y avait le vote le lundi ou le mardi.
Il le savait d'abord parce qu'on leur a dit. Faut pas croire qu'on se parle pas. Des fois le tonte un peu mais on se parle.
Les syndicats unis, toutes les centrales syndicales du pays ont appelé à une mobilisation de masse du peuple français au-delà de la date du vote. Ce qui signifie que la question de la censure populaire a été posée par les organisation syndicale elle-même et que c'est notre devoir maintenant d'être à la hauteur de la situation qui nous est créée. Les Français défendent leur système.
Les Français défendent leur République. Les Français défendent une certaine idée qu'ils se font de la vie entre eux. La France a largement les moyens de se payer la retraite à 60 ans.
À 60 ans. Mesdames, messieurs, ne croyez pas Neyez pas que je suis en train d'exagérer. On en a parlé dans le cadre de la Nupesse.
On éétait pas tous d'accord sur le rythme. Je préfère vous le dire franchement et pas faire dire aux autres qu'ils ont pas envie de dire. Nous sommes tous d'accord pour dire pas de retraite à 64 ans, mais nous sommes tous d'accord aussi pour dire dans un délai d'application, on arrive à 60 ans.
Je vais pas maintenant vous refaire le total de où je trouve quelle somme. Le pays n'a jamais été aussi riche de toute son histoire, mais cette richesse s'est accumulée dans des conditions absolument folles à un bout de la société. si bien que la France qui était un pays plutôt de tradition égalitaire avec de faibles différences entre enfin faible façon de parler enfin entre ceux qui avaient beaucoup et les autres mais ça n'a rien à voir avec aujourd'hui.
C'est pas 500 % d'augmentation de la fortune des particuliers en 4 ans comme ça a été le cas. Ce pays est en train de se diriger vers un état où il y a des gens très pauvres, il y a des gens très riche. Au milieu, il y en a qui tâchent de survivre.
Ma génération et celle de quelques autres est presque fait presque figure de privilégié face à ce que vivent tant et tant de gens. Et puis surtout, nous avons vécu, je le dis en pensant à ma propre petite fille, dans un monde où on pensait que demain ça serait bien, pas dans un monde où on pensait que demain ça sera plus moche qu'hier et eux, ils le savent. Et donc notre devoir, le devoir de notre génération, c'est de faire ce qu'il faut pour qu'il puisse rebondir et ils le feront.
Et si c'est à nous que la responsabilité est confiée à un moment ou à un autre, alors on appliquera le programme qui rend possible cette transition vers une autre forme de société dont je ne sais pas vous dire à cette heure ce qu'elle serait, mais ce serait une société de l'intérêt général humain. Ce serait une société du respect, de la protection des biens communs, tels que l'air, tel que l'eau. Mesdames, messieurs, vous autres là, vous pensez quand on avait 18 ans, on se serait dit un jour qu'il faudrait parler de l'air et de l'eau comme d'un bien commun pour les défendre, mais jamais on aurait imaginé une chose pareille.
Aurait-on imaginé une nature où il y a plus d'oiseaux parce que 80 % d'entre sont morts ? Pouvait-on imaginer qu'il n'y ait plus des insectes ? Pouvait-on imaginer que 90 % de la population contiendrait dans son corps des glyphosates et ainsi de suite ?
Pouvait-on imaginer qu'on condamnerait des gens à dormir dans la rue et à y mourir par la rue 2000 par an ? Pouvait-on imaginer que le nombre des accidentés morts sur le champ, sur le lieu de le travail passerait de 400 que c'était le cas quand monsieur Macron est arrivé à 600 depuis qu'il a supprimé les comités d'hygiène et sécurité et cetera et cetera. C'est à tout ça que nous mettons le ha.
Nous ne mettons pas tout sur la table. Pour l'instant, nous mettons pas de retraite à 64 ans, mais tous autant que nous sommes, quand nous militons, quand nous convaincons, quand nous expliquons, et c'est le moment de le faire à nos voisins, nos amis, nos cousins, ce qui est en train de se passer. C'est à nous d'avoir tout ça à l'esprit.
Si vous êtes venu m'écouter ce soir au côté du Bénédicte, c'est parce que je sais que vous pensez comme moi. Il y a des nuances entre nous. Moi, j'ai des nuances avec moi.
Alors, vous pouvez en avoir. Mais oui, bien sûr. À 640 mesures, je vais pas vous dire que j'en aurais pas rajouté 100 de plus et que il me cuit, queil y en ait pas sans de plus, mais c'est pas le sujet.
Voilà ce que nous avons fait ensemble. Je dis bien ensemble parce que si vous repartez du point de départ, on avait pas grand-chose dans les mains. On a construit une force, le mouvement a soumis.
J'ai eu l'honneur de porter cette couleur dans l'élection et de patience, on y est arrivé. À 420000 voix près, on arrivait au deuxème tour. J'ai dit qu'il fallait jeter la rancune à la rivière.
Je pense que c'est mon devoir de parler comme ça. C'est pas moi qui veut venir 100 fois retourner le couteau dans la plée des voix qui manquent. Il faut aller de l'avant, construire, imaginer toujours, toujours, toujours, toujours à quoi bon sans cesse tourner en rond dans les vieilles rencœurs.
J'ai été militant socialiste pendant 30 ans, 32. Je n'ai pas rompué de cœur. J'aimais ce monde, c'était le mien.
Mais j'ai rompu. J'ai rompu parce que ce qui se faisait n'avait plus rien à voir avec l'idéal auquel moi je croyais. Et combien d'entre vous ici ?
Parce qu'il y a des visages que je reconnais. Et nous sommes partis tout seul et aussitôt nous avons fait équipe avec les communistes. Rien n'aurait été possible si nous n'avions pas d'abord fait ensemble le front de gauche.
Et à cette heure, je serais heureux qu'il existe encore. La vie en a décidé autrement parce que nous n'avons pas cédé à quelquement que ce soit. Tant que nous n'étions pas capables de placer en tête le programme de la rupture, alors on ne pouvait pas faire l'union.
Voyez-vous, c'est comme aujourd'hui. Pourquoi l'union syndicale, l'unité syndicale refonde l'unité de la patrie ? Parce que pour faire l'unité syndicale, on ne peut s'entendre que sur les intérêts communs des travailleurs.
On ne peut pas les tromper et les trahir. Alors, on choisit ce qui fait le pot. Comment ?
Je vais évoquer Jean Jor parce que dans les jours qui m'occupaient quand j'avais à prendre des décisions à donner mon conseil à ceux qui maintenant décident de la conduite du mouvement que ce soit Mathilde Panot présidente du groupe Manuel Bonpard qui est le coordinateur des insoumis ou les autres alors on me demande mon avis je le donne et je l'argument et je me disais nous qu'est-ce qu'on construit quand on parle d'unité populaire d'union populaire On construit l'unité de la France. Jean Jorè parle en Argentine où il avait été faire un voyage de malheureux pour ramener des sous pour faire vivre l'humanité. Et il dit aux travailleurs qui sont là, c'était tous des immigrés hein, des Italiens, des Espagnols, ils avaient tué tous les Indiens qui avaient là.
Donc il restaient plus queeux. et je reste leur dit, ne vous regroupez pas par nationalité ni par langue. Ne faites pas ça, regroupez-vous sur vos revendications communes.
Et si vous vous regroupez sur vos revendications communes, alors la nation surgira de l'Union populaire que vous aurez constitué parce que vous serez tous d'accord pour dire que vous voulez travailler moins durement. Vous serez tous d'accord pour dire qu'il faut partager la richesse. Vous serez tous d'accord et cetera et cetera.
Et bien aujourd'hui, il en va de même. C'est l'unité populaire qui refonde l'unité de la patrie républicaine des Français. C'est parce que nous sommes ensemble dans la lutte contre la retraite à 64 ans.
Qu'on ne s'occupe pas de la couleur de peau du voisin, qu'on ne s'occupe pas de sa religion, on ne s'occupe pas de son genre. On s'occupe de ce qui est en commun, de l'intérêt général qu'on porte tous ensemble. C'est ça le message.
C'est pour ça qu'il faut élire Bénédict. C'est pour le faire. Ne rabouissez pas l'élection.
Ne réglez pas je ne sais quel compte obscur de cette région entre différentes factions du Parti socialiste maintenu ou supprimé. Nous n'en connaissons qu'un, celui avec qui nous avons passé un accord que nous respectons et qui nous respecte. Et je remercie Olivier Fort de l'avoir rappelé.
Ah, c'était pas le plus facile pour lui, hein. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu'est-ce que vous voulez ?
Ceux qui ne veulent pas qu'elle soit élu, ils veulent quoi ? Qu'est-ce qu'ils veulent faire ? Nous avons besoin de donner la leçon à Macron de lui dire cette élection a été cassée.
Résultat, elle revient. Voilà le résultat qu'on veut. Vous avez tous vu l'autre série d'élections partielles.
Vous les avez entendus tous joueraient la musique. Ah là là là, c'est le Rassemblement national qui va gagner. Ah oui ou vous avez vu ça ? pas dans les sondages, pas dans les élections partielles.
Ils ont perdu un siège de sortant et nous on a gagné un. D'accord ? Donc pour l'instant c'est nous qui avons la main.
Mes amis, je vous rends cresponsable avec moi de cette situation. Si nous gagnons comme nous le prévoyons, c'est un point d'appui énorme pour nous. Je ne sais pas, je ne connais pas les circonstances particulières Pierre Paul ou Jacques.
J'ai trouvé nul ce que j'ai lu, des attaques portées contre Bénédict. Alors je dis qu'est-ce qu'on dit contre elle ? Elle est antivax.
Vous êtes complètement dingue. Qu'est-ce que vous racontez ? Tout ça parce qu'elle dit qu'il faut réintégrer les personnels qui n'ont pas été vaccinés.
Mais vous êtes tellement bête que vous ne connaissez même pas la situation dans ce pays. Et j'ai envie de leur dire, vous ne vous occupez de rien à part de vos petites baronies, vos villaya personnels. Occupez-vous de la France et vous saurez que la France, elle est présente sur cinq continents que si nous ne réintégrons pas les personnels.
Il y a plus de service sanitaire qui fonctionne. Ni à la Martinique, ni à la Réunion, ni aux Antilles, ni en Guyade, ni dans combien de départements. Vous vous en foutez aussi.
Il n'y a pas un argument bas et ville dont vous serviriez, quoi. Elle est islamophile, vous la connaissez pas. Ne lui parlez pas de religion.
Je vous propose d'autres conversations avec elle, mais elle respecte ses concitoyens et leur foi. Voilà ce qu'elle fait et tout le reste pareil. Toutes tes bêtises que j'ai lu, tes méchancetés.
Vou sait pas qu'en Ariège c'était possible d'être comme ça. Méchant comme des gales. Tous les jours, ils inventent un truc.
Tu as dépêch du midi, il y a quelque chose qui traîne, où est les goûts ? Montrez vite qu'on prenne. Voilà comment ils sont.
Il faut qu'elle gagne. C'est même pas une affaire de l'affection, du respect que j'ai pour elle. Parce que je vous dis que j'ai assez d'expérience dans la vie pour savoir ce que c'est qu'un militant, une militante.
Je l'ai vu quand il fallait résister. Vous savez, on avait uneade 3 jours, 2 jours et demi des fois. On était que 17, les autres étaient 350.
Donc eux, ils avaient une Noria d'un mois et demi. Noria, ça veut dire tu reviens t'asseoir pour qu' a la majorité. Nous, on était que 17.
Sur les 17, il y en avait un qui met 11h par avion. C'est moi qui lui ai dit "Arrête, tu vas mourir." Il avait des yeux de lapin qu'à la mixomatose à force.
Bah oui, toutes les semaines il venait. Jean eu grattenon en garde la réunion sérieux comme il y a pas. Il venait toutes les semaines.
Je lui dis "Mais arrête, c'est pas possible, tu vas mourir." Puis il est pas tout jeune, pas comme moi, il avait 50 ans déjà. Bon et je vois les gens, je les vois au travail, je vois comme cette fois-ci tel camarade qui est jeune mère de famille, tel camarade qui vient d'avoir l'enfant qui est né à la maison.
Et c'est pas le moment d'aller fich par terre son couple. C'est d'ailleurs jamais le moment, mais en particulier dans ce moment-là. Alors, il faut s'organiser pour prendre le relais, pour que si pour que là, nous sommes des êtres humains, rien d'autre que ça.
Et c'est tellement dur de passer d'une chose à l'autre. L'arrive pareil à se dévouer nuit et jour, à faire le boulot et à me casser la tête avec la ruralité. lui et elle.
Mais oui, c'était eux qui portaient ce discours là qui nous expliquait parce que moi j'étais élu de Marseille, j'avais le quartier le plus pauvre de toute l'Europe. Maintenant, c'est Bonpar qui est élu de cette circo. Bah nous, c'était ça notre bagage quoi, ce qu'il fallait faire.
Et alors les copains en train de nous expliquer, attention, il y a si il y a là. Voilà pourquoi le service public, c'est la question la plus importante. C'est pas que les gens qui vivent, qui sont dans la ruralité, on me dit mais la plupart ils sont pas paysan là, qu'est-ce que tu crois ?
Je le sais, j'en bien, c'est pas la peine de me faire la leçon. Bon mais je sais de quoi on parle mais il portaiit ça. Je les ai vu s'user au travail.
C'est pas toujours la reconnaissance. Après il y en a même qui croi que c'est un privilège mais dans les conditions qui étaient les nôtres et qui sont encore les nôtres. Je vous le dis, c'est dur.
C'est dur. Il nous faut les éléments trempés. Nous avons besoin de ces 17 cadres.
On a besoin de les avoir pour pouvoir faire le travail qu'on a à faire. Maintenant, ils sont en train de grandir tous, hein. Mais s'il y en a une qui sait le faire, alors il faut la renvoyer là-bas.
On en a besoin. C'est pas dur à comprendre. [Applaudissements] Voilà.
Cette fois-ci, je vous ai tout dit. Primo jeudi, vous mettez les chaussures de sport, tout le monde dans la rue. Segundo, vendredi, vous prenez votre petite feuille de papier, vous notez dessus les cinq personnes à qui vous allez téléphoner.
Je mets que cinq parce que vu le nombre de bêtises qui ont été dites, vous allez passer un temps au téléphone pour les détricoter. Mais c'est comme ça qu'on gagne aussi. C'est en convaincant, vous savez.
Et un républicain, une républicaine, un citoyen, il a pas honte d'essayer de convaincre. La politique, c'est pas sale. C'est sale quand ceux qui s'en servent sales.
Mais sinon, la politique, c'est le moment où je vous connais pas madame et toi non plus devant. Et on est uni par quelque chose qu'on a en commun. C'est un grand moment. et on se parle, on s'écoute.
Je vous ai rien appris, je le sais très bien. Vous le saviez avant que j'ouvre la bouche. Mais mon boulot, c'est de porter la parole et en la portant de créer ce qui nous rassemble et qui fait de nous non pas une foule éparpillée, mais une force.
Voilà ce qu'on a fait ce soir. Donc vendredi, téléphone. Samedi, téléphone.
Et oui, vous avez le droit. Vous appelez votre tata, votre cousin, si vous voulez. La campagne est terminée.
On n pas le droit de distribuer des tracks, mais c'est pas interdit de téléphoner. Puis on dit ce qu'on veut quand même. Non.
Bon et dimanche on va voter. Nous, on attendra impatient de savoir où on en est. C'est à vous de faire le boulot maintenant.
Elle a fait le sien, elle l'a bien fait. Mes amis, vous pouvez être fier d'elle. J'ai fait mon boulot.
J'espère que vous êtes content de moi. Il fait le boulot. Michel a fait le boulot.
Maintenant, je partage la tâche. Tout le monde s'y met. Voilà.
J'étais content, vous savez, de venir en Ariège. Je vous dis pas ça pour vous faire plaisir. J'ai toujours vécu à moitié dans ce que j'étais en train de faire et dans l'histoire qui nous habite tous.
Les arié jois et pas seulement les Qatars. Les Arié jois, ils envoie cinq députés à la première assemblée nationale de ce pays et les cinq ont voté de la même manière au moment où on a parlé de ce qu'il fallait faire du traître Louis Cap. Ah, c'était l'époque.
Les méthodes étaient rudes. Tout le monde était rude. Mais l'Ariège, c'est ça.
Aujourd'hui, de siècles après, ça paraît facile. Non, c'est jamais facile. Résister, tenir tête, s'opposer.
Quand tout va contre vous, c'est pas facile savoir doser. Là, je vous ai dit, il a mis le feu et fermé toutes les portes de sortie. Qu'est-ce qu'il attend ?
Qu' cède. C'est dur pour moi de trouver les mots qu'il faut pour appeler au combat sans faire peur aux uns et sans ramolir les autres. Vous le savez bien, vous faites c que moi.
Tu peux rigoler toi, tu en fais autant. Bon, on est d'accord, c'est ça qu'on a à faire. On est dans un moment de l'histoire de France particulier.
C'est un grand moment de notre histoire. Nous recevons des messages du monde entier, mes amis, du monde entier. Des responsables de petits syndicats, de branches entières, des camarades de petits groupes, de moyens groupe de gauche, partout dans le monde qui nous disent "Tenez bon, bravo !" Alors, ils sont une idée de nous.
S'il nous connaissaient de plus près, il nous aimeraient moins mais bon, ils ont une idée formidable des Français et de ce que nous sommes capables de faire. Alors voilà, c'est mon dernier mot. Soyons à la hauteur de nous-mêmes et de la patrie des Français. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Bra.
Jean-Luc Mélenchon