Adrien Quatennens : « Emmanuel Macron fait le choix de l’économie »
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[Musique] bonjour bonjour la france soumise le projet de loi de finances rectificatif sera présenté ce matin en conseil des ministres un plan de 110 milliards est ce que vous dites que le gouvernement met les moyens il faut le regarder dans le détail ce plan de finances rectificative vous savez la fois dernière déjà sur les 45 milliards qui était mis sur la table vous en aviez une bonne partie qui était en réalité plutôt des reports de charges qui peuvent laisser penser que quand l'activité économique va reprendre et tout le monde comprend qu'elle sera fragile finalement beaucoup de pme d'artisans vont tout de même devoir payer ses charges n'y a pas beaucoup d'argent frais mis sur la table il ya des points de vigilance aussi pour nous qui sont essentielles sur la question du financement de l'hôpital public et du matériel voyez clairement 2 milliards pour l'ensemble du matériel de santé de l'hôpital comme ce fut le cas il ya deux semaines dans le précédent projet de loi de finances rectificatif c'était clairement insuffisant si vous regardez d'ailleurs la situation tout le monde convient que l'hôpital public n'a pas attendu le coronavirus et cette crise pour alerter sur le fait que la situation était particulièrement difficile enfin ça fait un an quand même que le personnel soignant et non soignant de l'hôpital se mobilisent et nous nous avons dit il faut mettre beaucoup d'argent sur la table quelques 10 milliards d'euros pour pouvoir financer tout ce qu'il convient de financer à l'hôpital public savait juste d'un mot mais nous combattons pas seulement un virus ce serait une erreur de diagnostic que de le considérer nous combattons les effets d'un virus sur un modèle qui a tout fragilisé il nous a mis en situation de vulnérabilité notamment à l'hôpital nous avons perdu 69 mille lits d'hôpitaux depuis 15 ans rien que en 2018 fait manuel macron 4172 lits ont été fermés donc c'en est terminé maintenant il faut effectivement remettre l'état sur pied nos services publics dont on voit bien dans la période qu'ils sont en première ligne donc les amendements de la france insoumis oui la dernière fois d'ailleurs c'est ce que nous avions c'est ce que nous avions fait c'est à dire que sur les deux textes qui ont été discutées au début de la crise sur le projet de loi de finances rectificative nous l'avons voté en présentant des amendements parce que foncièrement rien allaient dans le mauvais sens mais il y avait beaucoup d'insuffisances en revanche nous avions voté contre l'instauration de l'état d'urgence sanitaire parce que là il y avait des choses clairement qu'ils allaient à l'encontre notamment des travailleurs de ce pays dans les premières ordonnances lie à l'état d'urgence sanitaire le gouvernement a par exemple fait le choix de permettre à l'employeur de prendre la main sur des congés payés de permettre de prendre la main sur des jours de repos il a augmenté considérablement le temps de travail dans certains secteurs d'activité qualifié d'indispensable alors que par exemple il nous a toujours refusé d'établir la liste des secteurs indispensable pour permettre à tous les autres de respecter le confinement ce que c'est on parle beaucoup de relâchement dans le confinement on parle beaucoup du jogging et toutes sortes de choses intéressantes mais pour moi le relâchement que j'observe qui est le plus dangereux le plus à même de fragiliser le confinement c'est celui de beaucoup de secteurs d'activités qu'on peut juger non indispensables dans une période comme celle là et qu'ils reprennent l'activité sans offrir toujours les moyens de protection à leurs salariés voilà des sujets qui vraiment nous intéresse raison pour laquelle notamment nous n'avions pas voté l'instauration état d'urgence sanitaire d'autant qu'à chaque fois que nous avions fait des propositions d'amendements qui visait à mettre à contribution celles et ceux qui ont le plus pur style même de manière temporaire par exemple le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune qui permettrait de récupérer 3,2 milliards qu'on pourrait injecter directement dans la planification sanitaire cela nous a été refusé bien sûr bien sûr nous allons leur demander d'ailleurs nous avons lancé depuis déjà une semaine une pétition pour cela qu'ils marchent très bien en ligne parce que même temporairement ses récupérer une manne financière qui permettrait d'investir directement dans la planification sanitaire enfin les français ne comprennent pas que dans la sixième puissance économique du monde qui va bientôt être équipés de la 5g pour ne citer que cet exemple les soignants de l'hôpital n'est toujours pas accès au matériel rudimentaire pour faire face à une épidémie voyez on marche sur la tête donc oui il faut pouvoir investir et investir beaucoup dans l'hôpital public qui a été fragilisée le dernier plan santé de madame busan souvenez vous en c'était 1 5 milliard à ventiler surtout l'hôpital public partout en france sur trois ans juste pour qu'on puisse se situer à titre de comparaison 1,5 milliard ici à côté de chez moi c'est le budget annuel du seul chu de lille voyez vous donc qu'on puisse un peu repéré ce que valent ces milliards parce que souvent quand on parle en milliards pour beaucoup de citoyens s'est tout de suite des sommes importantes mais compte tenu de ce que supposent l'entretien de l'hôpital public très franchement c'est très peu est-ce que vous souhaitez une revalorisation du salaire des soignants dans l'immédiat temps ce texte ça me paraît absolument nécessaire il faut d'abord effectivement soulager encourager et reconnaître le travail de celles et ceux qui sont en première ligne c'est évident vous savez cette crise sanitaire il faut non seulement avoir en tête ceux qui sont en première ligne mais aussi tous les autres moi par exemple je suis très soucieux du fait que les français qui font déjà cet effort qu'on leur demande de se confiner ne subissent pas en plus les effets économiques de la crise raison pour laquelle dans les propositions vous savez le plan des onze mesures d'urgence qui a représenté la france en soumises dès le début du débat parlementaire nous avons fait des propositions qui pour l'essentiel visé à dire il ne doit pas y avoir de perte de revenus pour les français par exemple sur le chômage partiel ne souhaitons que l'on puisse passer des 84 % à 100 % personne ne doit subir en plus du choc sanitaires en plus du choc humain et psychologique que représente le confinement et qui est un effort qu'on demande à tous les français ne doit subir les conséquences sur ses revenus on pourrait imaginer par exemple aussi dans la période suspendre certaines dépenses suspendre par exemple les loyers ou à tout le moins que certains remboursements par exemple bancaire soit diminuée d'autant que la baisse des revenus de manière à ce que personne n'ait à en subir le choc pour soi et ses proches draman ce matin une prime pouvant aller jusqu'à 1000 euros pour les fonctionnaires mobilisés durant cette période est-ce que vous saluer cette prime commence et que les personnels de personnels du privé pourraient y accéder il est évident au vu de la mobilisation en ce moment des services publics qu'ils doivent être aussi revaloriser tout le monde le comprend vous savez très étrangement ce sont beaucoup des gaulois réfractaires et ceux qui ne sont rien qui sont aujourd'hui au front pour reprendre le langage guerrier d' emmanuel macron avec lequel par ailleurs je ne suis pas d'accord mais on découvre en effet que à l'heure où on se parle ceux qui sont en première ligne sont d'abord les agents du service public est également plutôt les petites paye vous en conviendrez donc oui ça me paraît essentiel qu'il y ait un geste de reconnaissance qu'ils soient qui soit fort et c'est tout à fait tout à fait indispensable mais vous dites pas seulement pour que ce soit clair pas seulement pour les fonctionnaires sa catégorie écoutez il ya eu la manière fois la prime qui avaient été proposées y compris aux personnels du privé c'est très bien que ce type de prime puisse être adressé également fonctionnaire moi je pense que tous les salariés qui sont mobilisés dans cette crise et qui permettent le fonctionnement du pays malgré la situation doit pouvoir être en effet récompensé l emmanuel macron qui a annoncé les plus modestes aux savez il ya beaucoup de choses qui vont dans le bon sens bien qu'elle puisse être jugée parfois insuffisante mais il est vrai que tout le monde le voit nous sommes aussi confiné dans une égalité avec ce que la suze que cela suppose derrière il est clair que être confiné au bord de l'océan à biscarrosse dans une belle maison c'est pas exactement la même chose qu'être confiné dans un studio avec une famille nombreuse au coeur de l'île de france donc et c'est un effort considérable qui est demandé à tous les français et je veux rappeler que cet effort on le demande d'abord parce que notre système de santé n'était pas prêt à subir un tel choc voilà il faudra s'en rappeler par ailleurs mais oui tout ce qui peut être fait pour soulager cet effort doit être salué est ce que dans un discours des l'anacr on vous avez entendu une tonalité plus salins un tournant qui pourrait vous convenir non écoutez moi je me méfie d'une chose c'est que alors d'une crise majeure comme celle que nous vivons toutes sortes d'acteurs de la vie politique sont prêts à toutes les contributions en espérant leur amnistie rappelez vous qu'il ya douze ans de cela nous vivons une crise d'une autre nature à l'été financière vous vous en rappelez mais vous devez vous souvenir aussi comme moi et je les revues il ya quelques jours par curiosité que nous avions alors eu droit à un discours du président de la république de l'époque nicolas sarkozy qui nous promettaient lui aussi la fin du capitalisme mondialisé et financiarisé nous en plus tard quelles leçons auront été retenu de cette situation absolument aucune la preuve la crise que nous vivons est d'une autre nature certes mais elle révèle l'échec de ceux qui ont préféré le libre marché à l'état la concurrence libre et non faussée à des cadres de coopération et la relocalisation de beaucoup de productions qui a été finalement mises de côté pour préférer sans cesse grand déménagement du monde alors il m'a pas échappé qu'à la fin de son discours emmanuel macron à fait vous savez ce qu'il sait très bien faire d'ailleurs en fonction des consultations politiques qu'il a pu obtenir il saupoudre un peu pour que chacun de ses opposants entendent et fasse résonner dans son oreille quelques mots qui donneraient leur parler il est clair que entendre emmanuel macron citer les jours heureux et parler de planification c'est pas commun et ça n'est pas pour me déplaire voyez vous mais je pense que beaucoup d observateurs de la vie politique attendait non pas seulement des mots mais des actes que nous n'avons pas eu lors de ce discours par exemple je ne crois pas me tromper si je peux dire que peut être vous même vous vous attendiez à ce que le président de la république fasse quelques gestes en ce sens puisqu'il parle de se réinventer en annonçant la suppression de certaines réformes par exemple la réforme des retraites dont chacun voit bien qu'elle ne peut pas revenir à l'ordre du jour par exemple aussi la réforme de l'assurance chômage on aurait pu imaginer aussi qu'ils annoncent un certain nombre de nationalisation de réquisition bref se réinventer vous savez c'est pas pour le monde d'après le monde d'après doit commencer dès maintenant aider les choix que nous faisons or moi j'observe qu emmanuel macron et son gouvernement y compris dans leurs choix pas dans les mots mais dans les actes sont plutôt en train de considérer que tout ce que nous vivons actuellement n'est qu'en quelque sorte qu'une parenthèse et qu'il va s'agir de relancer la machine au plus vite mais moi je dis qu'une telle mise à l'arrêt de notre économie ne va pas avoir pour priorité de relancer la machine mais de la remplacer parce que je vous fais une confidence le coronavirus n'était peut-être pas prévisible en tout cas il n'était pas prévu mais demain à l'ordre du jour il y à des crises qui sont annoncés prévisible je pense par exemple aux effets du changement climatique qui vont nécessiter une mobilisation d'une ampleur tout aussi considérable sinon plus encore que celle d'aujourd'hui et la crise d'aujourd'hui révèle que nous ne sommes pas prêts donc moi je mets en garde il ne peut pas être question qu'après la crise soit comme avant la crise il faut changer le modèle et bâtir ce monde d'après dès maintenant basé sur l'entraidé la solidarité et force est de constater que ce n'est pas franchement la politique qu'à dérouler emmanuel macron ces trois dernières années alors justement adrien cattin ça pour relancer la machine il va falloir mettre en place une stratégie de déconfinement et voir si la profession des compliments qui sera annoncée bien avant le 11 mai dit il qu'est ce que vous attendez vous ce plan qu'il faille des perspectives pour le déconfinement ça va sans dire maintenant je vais vous dire aussi que le discours d' emmanuel macron à cet égard était assez déconcertant parce que emmanuel macron annonce la date du 11 mai le 11 mai du point de vue calendaire s'est quasiment demain sans annoncer clairement de stratégies de planification ne savons pas effectivement quels sont les moyens mis en place en termes de réquisition par exemple du secteur textile pour les masques pour pouvoir y parvenir savez le déconfinement pour l'organiser pour le planifier sa reposent notamment sur trois critères le premier critère c'est quel est le pourcentage le taux de la population qui a été immunisée salaires qui a été en contact avec le virus il semblerait que les premiers tests sérologiques montre que c'est très peu de monde d'une part et deuxièmement le ms alerte sur le fait que le fait d'avoir été en contact avec le virus veut pas dire que de manière automatique vous développer des anticorps pour combattre une seconde infection première chose deuxième chose c'est la capacité de tests et quand emmanuel macron nous dit l'autre soit nous allons pouvoir tester toutes les personnes qui ont des symptômes comme moi sans doute vous interroger sur le fait que depuis le début de l'épidémie on nous raconte que même quand on est asymptomatique on peut être très contagieux et ensuite dernier critère est sans doute celui qu'on espère tous le plus c'est la possibilité d'avoir un traitement éventuellement un vaccin mais on comprend bien que ce n'est pas pour demain donc aujourd'hui sur ces trois critères qui viennent à la base d'une stratégie de déconfinement on voit que c'est assez faible en réalité donc moi je crois que emmanuel macron va peut-être un peu vite en besogne dans l' annonce du 11 mai et j'observe que comme il n'a pas non plus renforcé le confinement et comme il n'a pas voulu donner suite à notre proposition de mettre à l'arrêt les secteurs non indispensables en laissant ces secteurs à l'activité je crois qu emmanuel macron est en train de faire en quelque sorte un choix qui favorise plutôt la reprise de l'activité économique dans les mêmes dispositions qu'avant la crise que celui d'assumer le fait que le confinement peut encore durer alors après j'entends bien que tout le monde a besoin d'une perspective de déconfinement mais j'adore le président de la république de ne pas rentrer dans le déconfinement de la même manière qu'il est entré dans le confinement c'est à dire avec un niveau d'improvisation et sans planification ce qui laisserait évidemment penser qu'une deuxième vague de l'épidémie serait à craindre mais clairement ça veut dire quoi que vous avez le sentiment que l'exécutif qui ont fait priver l'économie sur le sanitaire sur la santé des français écoutez en tout cas ce que j'observe comme vous c'est que depuis à peu près dix jours on a cette petite musique qui consiste à dire finalement et bien après la crise tout le monde va se remonter les manches et puis peut-être les salariés de ce pays vont travailler plus on entendu toutes sortes d'hypothèses absolument folle demandez aux gens après ce sacrifice d'aller en plus renoncer pourquoi pas tient à leurs vacances de travailler jusqu'à 60 heures par semaine bref de faire payer la crise aux salariés de ce pays alors qu'on le sait enfin je cite qu'un seul exemple mais un français aujourd'hui un salarié français travaillent 45 jours par an en moyenne pour rémunérer les actionnaires donc moi ce que je crois c'est que ce gouvernement est fait d'un certain bois politique économique et qu'il commence à avoir le vertige après un mois de confinement à ne pas pouvoir ressusciter son monde d'avant après la crise et je crois que c'est ça qui aujourd'hui devient la priorité pour eux alors que de mon point de vue dans un drame une tragédie même comme celle que nous vivons cette mise à l'arrêt de l'économie devrait être comme une injonction à nous dire si vous relancer la machine économique ne l'a relancé pas avec les mêmes paramètres que ce qui me précédaient qui vous ont mené à cette catastrophe et ça je crois qu emmanuel macron est incapable de le penser voyez donc aujourd'hui j'observe que dans son discours sa priorité désormais semblait effectivement la reprise de l'activité peut-être au prix du fait d'assumer que certains français soient contaminés puisqu'on sait que quand même le taux de gravité de mortalité est pas et pas très conséquent et moi cela m'inquiète en effet je je je souhaite que la priorité ce soit la santé et que à cette heure parce que nous n'avons pas d'autre choix et parce que le taux d'immunisation et très faible dans le pays parce que la capacité a testé massivement la population n'est pas encore garantie et parce qu'à cette heure nous n'avons toujours pas de traitement je crois que la perspective de dire aux français pour le moment respecter le confinement me paraît plus raisonnable sinon quoi voyez il peut pas être question après de relancer la machine en disant eh bien pour plusieurs générations la seule perspective va être de rembourser des dettes on a tant de choses à faire juste par exemple le prochain défi le défi climatique il va nécessiter qu'on met beaucoup d'argent sur la table qu'on engage deux grandes blessures cassions techniques scientifiques je n'ai pas l'impression que ça soit le logiciel qui demain dans ce moment à la tête du gouvernement un dernier mot adrien cas demain c'est ce que dans 7 après crise vous redoutez une fracture sociale et si oui comment on les dit il y à il y a à toulouse - la nécessité effectivement de retrouver du consentement et moi je continue à mettre sur la table la proposition d'une assemblée constituante qui redéfinirait les règles communes on va en avoir besoin ça va être dans cette période politique je le disais on voit beaucoup d'acteurs de la vie politique qui flotte comme des bouchons en gré du courant et sont capables de changement de discours moi j'observe une forme de victoire culturelle dans le moment c'est que beaucoup d'acteurs de la vie politique quel qu'il soit même ne venant pas notre famille politique utilise désormais des mots qui qui qui en fait font écho à ce que nous proposons depuis longtemps quand j'entends par exemple jean christophe lagarde proposé le retour du ministère du plan quand j'entends que xavier bertrand qu'il ya encore quelques mois défendez la réforme des retraites ou en tout cas le disait qu' il fallait en finir avec les régimes spéciaux que les salariés fassent des efforts dire surtout faut pas que les salariés payent après la crise et pas d'austérité bon je vois qu'il ya une sorte de le dire à la va vite mais de mélenchonisation des esprits en quelque sorte dans cette période et nous nous remettons sur la table un programme politique l'avenir en commun qui n'était pas vous savez juste un exercice de style ou de communication c'est en quelque sorte un gage de stabilité de continuité là où toutes sortes d'acteurs de la vie politique vont vous dire qu'il faut tout revoir depuis zéro qu'on parle d'une page blanche ou sandisk et de tout ce qu'ils ont fait jusqu'à présent nous nous pouvons en quelque sorte avancés avec stabilité et continuité parce que ce qui valait hier dans nos propositions est toujours d'actualité aujourd'hui si je veux sans parler des acteurs politiques est ce que vous redoutez une opposition au sein de la société entre eux les cadres qui ont pu faire du télétravail pendant cette période de confinement et les ouvriers ces travailleurs d'être en première ligne il s'agit pas juste de la redoute et mais il faut bien le pouvoir l'a constaté je l'aï dit tout à l'heure nous sommes également compilé dans nos inégalités et tout cela révèle que certains préconçues certains totems certaines certitudes sont ébranlés voyez jeu j'espère que par exemple la manière de voir et de de penser le service public et les fonctionnaires dans ce pays va être considérablement modifié assortie d'une crise comme celle là parce que maintenant tous les soirs à 20h on applaudit les soignants mais les soignants pendant un an ils étaient en grève en manifestation vu qu'on les applaudissent donc clairement une crise comme celle que nous vivons elle vient nous transformer elle vient de transformer d'abord dans notre part d'intimité la plus profonde dans notre humanité au quotidien mais j'espère aussi qu'elle procède d'une certaine formation politique qui permet que certains aient bien rebattre les cartes et et puis viennent potentiellement changer d'idée avoir une vision plus précise de ce qu'il conviendrait de faire par la suite merci beaucoup merci à vous
Adrien Quatennens