đŽ DĂ©cision de la commission des lois sur la pĂ©tition « Non Ă la loi Yadan »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 57 %Défensif 29 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Pierre CasneuveFait
« L'article 148 qui est le principal et le plus important, lui va dĂ©finir les diffĂ©rents chemins que peuvent prendre une pĂ©tition avec un premier seuil de 100000 signatures qui permet d'ĂȘtre dans la page principale d'accueil de l'AssemblĂ©e nationale. »
- 4:00Pierre CasneuveFait
« Le droit de pétition vis-à -vis des assemblées n'a pas de fondement ni dans la loi organique ni dans la constitution française. »
- 6:00Pierre CasneuveChiffre
« Dans la 16e législature, on a eu 1144 pétitions, c'est environ 572 par an. Et dans notre 17e législature, on est à déjà à 2334 pétitions. »
- 16:00Gabriel CatalaFait
« La CNCDH rappelle que la lutte contre le racisme et l'antisémitisme ne saurait se réduire à une approche pénale. »
- 18:00Caroline YadanChiffre
« 81 % des Français souhaitent de la fermeté contre l'antisémitisme. »
- 19:00Caroline YadanFait
« Cette pétition s'attaque à un texte qui n'existe pas. Elle critique l'exposé des motifs initiales qui n'a pas de valeur législative d'une loi profondément remaniée en commission dÚs janvier dans un travail transpartisan. »
- 21:00Caroline YadanFait
« Les signataires sont pour la plupart des citoyens sincÚres dont la bonne foi a été instrumentalisée. »
- 22:00Caroline YadanFait
« La pétition affirme que critiquer Israël serait désormais assimilé à de l'antisémitisme. C'est précisément le contraire dans ce texte. »
- 23:00Caroline YadanFait
« La résistance palestinienne contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit. »
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Article 148 alignĂ© 6 prĂ©voyant qu'un dĂ©bat sur un rapport peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© par la confĂ©rence des prĂ©sidents. Sur un rapport de la commission concernĂ©e pour une pĂ©tition dĂ©passant 500000 signatures. Il m'a semblĂ© Ă©vident que nous puissions rapidement nous prononcer sur les suites Ă donnĂ© Ă cette pĂ©tition.
Je le rappelle deux deux options, pardon s'offrent à nous. Soit nous classons la pétition et dÚs lors son parcours s'interrom. Soit nous décidons de ne pas la classer et de par conséquent passer à son examen dans cette hypothÚse.
Il nous faudra donc bien sĂ»r en dĂ©battre en commission. Il nous faudra Ă©galement, s'il vous plaĂźt, il nous faudra Ă©galement dĂ©signer un rapporteur, peut-ĂȘtre d'ailleurs plusieurs rapporteurs, en tout cas deux sur des positions peut-ĂȘtre reprĂ©sentatives en tout cas et euh lors d'une prochaine rĂ©union de la commission dont nous devrions dĂ©cider sans doute Ă l'issue d'un bureau de la commission. Notre rapporteur est monsieur Pierre Casneuve.
Je le remercie et puis je vous rappelle que nos débats doivent porter sur la recevabilité d'une certaine façon de la pétition et non pas au fond. Et c'est bien euh le cadre de notre discuté discussion pardon de ce matin. J'avais proposé au démarrage de nos travaux de commission ce matin à 9h que contrairement à ce que nous devrions faire la prise de parole de chacun des orateurs de groupe ne soit pas de 2 minutes mais de 4 minutes si vous le souhaitez puisque ce sujet est évidemment suffisamment sensible pour que nous prenions tout le temps nécessaire.
Monsieur monsieur le rapporteur, je vous laisse immédiatement la parole. Merci monsieur le président, merci pour votre accueil dans cette commission. J'en profite tout de suite pour rebondir sur votre sur votre dernier propos.
Moi, je suis aujourd'hui nommĂ© rapporteur pour statuer non pas sur le fond ni de la proposition de la loi d'itiadan, ni sur le fond de la pĂ©tition, mais sur sa recevabilitĂ© au regard de la base lĂ©gale qui dĂ©termine le le fonctionnement des pĂ©titions et bien sĂ»r notre rĂšglement de de l'AssemblĂ©e nationale et et je tĂącherai Ă©videmment de me tenir Ă ce rĂŽle-lĂ qui m'a Ă©tĂ© confiĂ© par cette commission. Pour bien comprendre le le droit de pĂ©tition, [raclement de gorge] il a une existence trĂšs lointaine. Il trouve sa base lĂ©gale dĂšs la pĂ©riode rĂ©volutionnaire dĂšs 1791 oĂč il est par ailleurs consacrĂ© par les textes de la premiĂšre RĂ©publique et il a mes chers collĂšgues, non, nous n'allons pas nous exprimer dans le bois gĂ©nĂ©ral.
Ce n'est pas possible, sincÚrement. Voilà . Donc je vous demande voilà silence respectueux à l'égard du rapporteur.
Monsieur le rapporteur, merci monsieur le prĂ©sident. Et et la vocation dĂšs le dĂ©but a jouĂ© un rĂŽle extrĂȘmement important, c'est celui de pouvoir mettre Ă l'ordre du jour dans les dĂ©bats des sujets qui ne l'auraient Ă©tĂ© pas. [grognement] Et on observe donc le droit de pĂ©tition a beaucoup Ă©voluĂ© au cours au cours des siĂšcles et il a une force proportionnellement inversement proportionnel pardon Ă celle de de l'initiative parlementaire.
Et donc on voit bien par exemple sous la monarchie constitutionnelle oĂč le droit des parlementaires est extrĂȘmement flable, extrĂȘmement contraint notamment dans sa capacitĂ© Ă pouvoir mettre des sujets Ă l'ordre du jour. et ben ce droit de pĂ©tition est extrĂȘmement utilisĂ©, extrĂȘmement sollicitĂ© notamment par les parlements justement pour une maniĂšre dĂ©tournĂ©e, contournĂ©e, de mettre des sujets et d'inscrire des sujets Ă l'ordre du jour. Au contraire, quand le parlement et le parlementarisme va prendre plus de poids dans la 3e, dans la 4e RĂ©publique, et bien Ă©videmment ce droit de pĂ©tition va tomber doucement mais sĂ»rement en dĂ©suĂ©tude pour quasiment disparaĂźtre sur la 5e RĂ©publique avant la rĂ©forme de notre rĂšglement intĂ©rieur en 2019 qui via le caractĂšre et la possibilitĂ© d'avoir des signatures Ă©lectroniques notamment de ces pĂ©titions va donner un second souffle Ă notre droit de pĂ©tition.
Ensuite, si on regarde la base lĂ©gale de ces pĂ©titions, ce n'est pas un droit qui est consacrĂ© par la Constitution, en tout cas au travers pour celles qui sont amenĂ©es devant devant nos chambres, mĂȘme si ça est pour les pĂ©titions devant le CE, ça c'est l'article 69 de la Constitution et vis-Ă -vis des collectivitĂ©s territoriales, ça c'est l'article 72-1 mais qui sont deux procĂ©dures Ă part. Le droit de pĂ©tition vis-Ă -vis des assemblĂ©es n'a pas de fondement ni dans la loi organique ni dans la constitution française. Et donc elles sont rĂ©gies et organisĂ©es Ă travers les deux rĂšglements de nos assemblĂ©es que ça soit le rĂšglement du SĂ©nat et le rĂšglement de l'AssemblĂ©e euh nationale Ă travers euh les articles 40 147 pardon 148 1490 et 151.
Je vais vous en faire trĂšs bref rĂ©sumĂ© parce que c'est sur ça qu'on va baser aujourd'hui nos discussions sur la recevabilitĂ© et la suite qu'on va donner Ă Ă Ă cette pĂ©tition. L'article 147, il dĂ©finit finalement les conditions de transmission et de recueil des signatures et des pĂ©titionnaires. L'article 148 qui est le principal et le plus important, lui va dĂ©finir les diffĂ©rents chemins que peuvent prendre une pĂ©tition avec un premier seuil de 100000 signatures qui permet d'ĂȘtre dans la page principale d'accueil de l'AssemblĂ©e nationale et l'alinĂ©a 2 qui de la page.
Exactement. TrÚs bonne remarque monsieur Bau. C'est tout à fait précis.
Je je prends votre prĂ©cision. La lignĂ©e A2 qui explique justement le renvoi en commission et la dĂ©signation d'un rapporteur qui est indĂ©pendant par ailleurs du seuil de 100000 de l'alinĂ©a et ça c'est extrĂȘmement important et l'alinĂ©a 3 4 et 5 qui dĂ©taille la procĂ©dure que nous avons aujourd'hui, c'est-Ă -dire celle du classement et ou de la poursuite de l'examen de de de notre pĂ©tition. Enfin, il y a l'annĂ© 6 qui est extrĂȘmement important.
Si nous avons et cette commission dĂ©cide de poursuivre l'examen de cette commission, alors il y a un deuxiĂšme seuil qui est extrĂȘmement important, c'est celui de 500000 signataires qui permet ainsi Ă la Ă la confĂ©rence des prĂ©sidents de statuer sur l'examen ou non de cette pĂ©tition dans l'AssemblĂ©e nationale dans des conditions prĂ©vues cette fois-ci dans l'article 149, 150 et 151 de notre rĂšglement de l'AssemblĂ© nationale. Vous voyez, mon point est de dire, c'est Ă©videmment sur ce rĂšglement de l'AssemblĂ©e nationale qu'on va qu'on va devoir fonder aujourd'hui nos discussions et qui ne prĂ©cise pas, qui ne donne pas entre guillemets des rĂšgles extrĂȘmement claires sur ce qui permet ou non de classer ou de donner suite Ă une pĂ©tition. Ce qui est diffĂ©rent et je le dis tout de suite du rĂšglement par exemple du SĂ©nat qui a une rĂšgle extrĂȘmement claire euh si on reprend le texte du rĂšglement du SĂ©nat qui par exemple classe d'office toute pĂ©tition faisant l'objet du d'un texte qui est en procĂ©dure d'examen ou en cours d'examen ou le cas d'une commission d'enquĂȘte ou le cas d'une mission d'information Ă l'intĂ©rieur du C.
Donc dans le rĂšglement national, nous avons de dans le rĂšglement pardon de l'AssemblĂ©e nationale, nous avons pas cette disposition mais nos collĂšgues sĂ©nateurs ont fait eux un choix extrĂȘmement important qui est de dire lorsque ce texte est Ă©tudiĂ© d'une maniĂšre ou d'une autre dans le cadre du SĂ©nat, alors la pĂ©tition est automatiquement classĂ©e. Donc on voit bien dans cette procĂ©dure que l'aboutissement ultime d'une pĂ©tition quand elle affranchit toutes les Ă©tapes qu'on peut voir dans notre rĂšglement national donc Ă la fois la nomination d'un rapporteur le seuil des 100000 le l'examen en commission qui donne lieu Ă Ă une suite le but ultime l'aboutissement ultime d'une pĂ©tition c'est d'ĂȘtre inscrit Ă l'ordre du jour de notre assemblĂ©e national et je reviendrai ici sur pourquoi du coup ça donne un premier argument assez fort pour le classement de celui-ci Quelques petits Ă©lĂ©ments statistiques sur euh les les pĂ©titions. Comme je vous l'ai dit, la rĂ©forme de 2019 a redonner vie Ă ce systĂšme de pĂ©tition.
Dans la 16e lĂ©gislature, on a eu 1144 pĂ©titions, c'est environ 572 par an. Et dans notre 17e lĂ©gislature, on est Ă dĂ©jĂ Ă 2334 pĂ©titions. Ăa cache Ă©videmment une grande diversitĂ© dans la dans la dans dans dans la mobilisation rĂ©elle derriĂšre la pĂ©tition. vous en avez 60 % qui ont moins de 100 signatures, donc sont trĂšs anecdotiques dans leur portĂ©e dans leur volume euh euh de de de soutien.
Euh et pour ĂȘtre extrĂȘmement clair, dans la 16e lĂ©gislature, on a que 15 pĂ©titions qui ont fait entre 100 entre 10 pardon et 50000 signatures et qu'une seule qui a dĂ©passĂ© la barre symbolique des 100000 signatures. Euh dans la 17e, nous avons cinq pĂ©titions qui ont dĂ©passĂ© les 100000 signatures dont celle que nous Ă©tudions aujourd'hui et dont le chiffre de 704000 signataires environ de ce matin au comptage a Ă©tĂ© rappelĂ© par monsieur le prĂ©sident. et bien sĂ»r la PPL pour dire non Ă la loi du plomb qui a donnĂ© qui a eu de qui a rĂ©coltĂ© 2,1 million de signatures.
Rapidement aussi quelques Ă©lĂ©ments de droit comparĂ©s. C'est vrai que c'est assez embĂȘtant de d'avoir un petit bruit de fond chers collĂšgues. Euh quelques Ă©lĂ©ments de droit comparĂ©s.
Ăvidemment ce droit de pĂ©tition, il est assez courant dans dans les dans les rĂ©gimes parlementaires qu'on peut voir Ă travers l'Europe et Ă travers le monde. Il peut ĂȘtre plus ou moins important au Royaume-Uni. il est extrĂȘmement fort.
Il y a une commission qui est dĂ©diĂ©e euh aux pĂ©titions qui se rĂ©unit uniquement pour statuer sur les pĂ©titions avec en plus de l'inscription Ă l'ordre du jour comme dĂ©bouchĂ© euh un seuil de 50000 qui permet d'interpeller directement le gouvernement et qui entraĂźne une rĂ©ponse obligatoire de la part du gouvernement. En Allemagne Ă©galement, vous avez euh une audition du pĂ©titionnaire avec lĂ aussi un seuil un peu plus bas, 50000 euh pĂ©titionnaires euh avec la possibilitĂ© d'organisation d'organiser pardon lĂ aussi une confrontation avec les experts, avec euh notamment euh les membres du gouvernement. Ce que je vous dire, c'est que on peut avoir un dĂ©bat lĂ©gitime sur aujourd'hui euh l'intĂ©rĂȘt, l'utilitĂ© du droit de pĂ©tition euh Ă l'AssemblĂ©e.
Euh ça fait d'ailleurs partie des sujets qu'on a abordĂ© dans le groupe de travail portĂ© par la prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale sur les Ă©volutions du rĂšglement euh euh intĂ©rieur. On a vu notamment avec le notre collĂšgue Goselin, notre collĂšgue Lachot eu un certain nombre de discussions par rapport Ă aux pĂ©titions, mais je voulais vous donner ces quelques Ă©lĂ©ments extrĂȘmement clairs et prĂ©cis. sur aujourd'hui la rĂ©alitĂ© de du droit de pĂ©tition.
Je rappelle extrĂȘmement succintement le contenu de la loi euh dite la PPL dit Yad puisque c'est ça l'objet de cette pĂ©tition. La pĂ©tition en elle-mĂȘme est Ă pour objectif Ă pour cible la PPL ditad et le fait qu'elle ne soit pas adoptĂ©e. Je ne vais pas rentrer ni dans le contenu de la pĂ©tition mais uniquement son objectif le fait de ne pas adopter la PP d'IA.
Et pour rappeler peut-ĂȘtre juste une brĂšve histoire euh du du chemin lĂ©gislatif de la PPL Diadan. vous redire qu'elle a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e le 19 novembre 2024, qu'elle a Ă©tĂ© soumise Ă l'examen du Conseil d'Ătat qui a rendu un avis sur le texte le 22 mai 2025, qu'elle a Ă©tĂ© examinĂ©e puis adoptĂ©e en commission des lois le 20 janvier 2026 et qu'elle porte aujourd'hui quatre articles. L'article 1er visant Ă renforcer la rĂ©pression des infractions de provocation et d'apologie publique du terrorisme.
Un article 2 visant à la création d'un délit de provocation à la destruction à la négation d'un état. L'article 3 visant à l'extension de la possibilité pour les associations de lutte contre le [grognement] racisme et d'assistance aux victimes de discrimination de se constituer partie civile pour des infraction à caractÚre raciste. Et enfin, un article 4 visant à préciser l'application des délis de contestation de l'existence de certains crimes contre l'humanité.
Par ailleurs, et c'est le point le plus important, elle est inscrite à l'ordre du jour de cette semaine de l'Assemblée nationale à la suite d'un certain nombre de textes. Je n'ai pas dit qu'elle serait étudiée. J'ai dit qu'elle était inscrite à l'ordre du jour, monsieur Bernalis.
Ce qui est donc le cas ĂȘtre dans la feuille verte avec une dĂ©cision prise en confĂ©rence des prĂ©sidents mardi dernier. Et ce qui m'amĂšne Ă vous dire maintenant qu'on a fait ce point extrĂȘmement, j'espĂšre le plus prĂ©cis, exhaustif possible, quand d'un cĂŽtĂ© vous avez le but ultime, le dĂ©boucher ultime d'une pĂ©tition qui est d'inscrire un sujet Ă l'ordre du jour. C'est ça aujourd'h aujourd'hui une proposition de loi qui est inscrite Ă l'ordre du jour de l'AssemblĂ©e nationale alors on ne peut que exiger je pense ou en tout cas statuer sur le classement de cette pĂ©tition.
Pourquoi ? Puisque ce serait parfaitement redondant d'avoir un débat sur un débat qui va déjà avoir lieu à l'assemblée et puis par ailleurs, ça sera deux fois ça sera bien moins important. Pourquoi ? parce que un débat si on va jusqu'au bout de la procédure de pétition, ça donne lieu à un débat finalement assez terne si on peut se dire des choses à l'intérieur de l'hémicycle [grognement] avec une succession d'orateurs qui vont se succéder, une réponse ou non de la part du gouvernement et tout simplement la suite de l'ordre du jour qui seront ainsi établi.
Or quand on a un texte qui est inscrit à l'ordre du jour, chers collÚgues, bon, vous avez déjà eu un examen en commission, mais c'est aussi le droit d'amendement. c'est le droit d'avoir un débat contradictoire sur l'ensemble des dispositions du texte et c'est bien sûr le droit de voter sur l'ensemble de ces amendements et euh bien sûr sur le texte dans son entiÚreté. Donc on voit bien que avoir un débat réel avec une proposition de loi inscrite à l'ordre du jour est beaucoup plus complet, beaucoup plus exhaustif, beaucoup plus démocratique finalement que simplement un un débat sans vote un peu sous le format de l'article 50 d'un débat 50-1 qu'on pourrait avoir dans l'hémicycle.
Donc pour cette raison-lĂ Ă©vidente de concomitance euh dans l'ordre du jour de l'examen de la de la proposition de loi ditad [grognement] euh aujourd'hui, demain ou aprĂšs-demain euh selon euh laaff verte et l'Ă©volution des textes prĂ©cĂ©dents, et ben il est Ă©vident que on aurait une redondance inutile euh avec une portĂ©e bien moindre dans la qualitĂ© [grognement] de nos dĂ©bats et dans le droit des parlementaires, dans le droit de notre reprĂ©sentation nationale d'amender, de s'exprimer, d'avoir un dĂ©bat contradictoire et bien sĂ»r de voter sur les diffĂ©rentes dispositions. Et donc je pense qu'Ă ce titre-lĂ , notre dĂ©mocratie fonctionnera trĂšs bien sur ce texte en en l'Ătat. Et donc c'est pour cette raisonlĂ qu'en tant que rapporteur, sur la base simple et unique de l'interprĂ©tation du rĂšglement de l'AssemblĂ©e nationale des articles 147 Ă 151 que je propose Ă notre commission le classement de de cette pĂ©tition et je vous remercie pour votre attention.
Merci. [grognement] Donc je rappelle non alors mes chers collĂšgues, sincĂšrement, il y a eu un brouis permanent d'ailleurs surtout sur ma droite, je tiens Ă le dire. Euh j'aimerais Non, mais vous n'ĂȘtes pas en cause Elisa Martin particuliĂšrement, pas vous qui venez d'arriver en fait, c'est pas le sujet.
Donc il y a des orateurs inscrits pour chaque groupe. Normalement sur les pĂ©titions c'est 2 minutes. Je pense qu'on peut ĂȘtre plus large pour ceux qui le souhaitent en tout cas.
Donc j'ai donné la possibilité d'aller jusqu'à 4 minutes quand vous le souhaitez. Johan Gilet pour le Rassemblement national. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, chers collÚgues.
La pétition qui nous est soumise a recueilli un nombre conséquent de signatures. Pour autant, cela ne saurait préjugé du bien fondé de son objet. Pas plus que cela ne remet en cause le droit des Français à s'exprimer ni l'importance de cet outil démocratique.
La question qui nous est posée aujourd'hui n'est pas celle du fond du texte qu'elle critique, elle est celle du cadre dans lequel doit se tenir le débat. Or, ce cadre est parfaitement identifié. Le texte de loi visée est déjà inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et son examen en séance publique est imminent.
Dans ces conditions, organiser un dĂ©bat spĂ©cifique sur cette pĂ©tition reviendrait Ă crĂ©er une forme de redondance qui brouillerait la lisibilitĂ© de nos travaux et affaiblirait la cohĂ©rence de la procĂ©dure parlementaire. Notre dĂ©mocratie repose sur un principe essentiel, celui de la reprĂ©sentation nationale par lequel le peuple exerce sa souverainetĂ© Ă travers ses Ă©lus. DĂšs lors, prĂ©tendre dĂ©placer ou dupliquer ce dĂ©bat Ă travers l'examen de cette pĂ©tition alors mĂȘme que la reprĂ©sentation nationale s'apprĂȘte Ă se prononcer reviendrait Ă affaiblir le rĂŽle du parlement.
Ce n'est ni conforme Ă l'esprit de nos institutions, ni respectueux de l'exigence de clartĂ© qui doit guider le travail parlementaire. Ce que nous dĂ©fendons ici, ce n'est pas un simple choix de procĂ©dure. Ce n'est pas une certaine c'est une certaine, pardon, idĂ©e de la dĂ©mocratie dans laquelle la souverainetĂ© nationale ne se fragmente pas, ne se contourne pas et ne se met pas en concurrence avec elle-mĂȘme.
Ainsi, il ne peut pas y avoir d'hésitation. ni hésitation ni compromis. Pour préserver le rÎle de nos institutions et pour refuser toute confusion entre les espaces de délibération, nous demandons le classement de cette pétition.
Merci. La parole est à l'ormiler pour le groupe ensemble pour la République. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, chers collÚgues.
Tout d'abord, trois Ă©lĂ©ments de contexte pour poser le dĂ©cor. Le premier Ă©lĂ©ment, c'est le rapport des assises de lutte contre l'antisĂ©mitisme qui a Ă©tĂ© remis au gouvernement le 28 avril 2025 et qui pose un constat alarmant sur l'Ă©tat de l'antisĂ©mitisme en France. Ăa n'est pas une toile de fonds abstraite, c'est l'urgence qui justifie que nous soyons lĂ . 2Ăš Ă©lĂ©ment, 81 % des Français souhaitent de la fermetĂ© contre l'antisĂ©mitisme.
Ce chiffre mĂ©rite d'ĂȘtre gardĂ© en tĂȘte quand on nous prĂ©sente une pĂ©tition Ă 700000 signatures comme Ă©tant l'expression du peuple français. 3Ăš Ă©lĂ©ment face Ă cette urgence, notre collĂšgue Carolinead a dĂ©posĂ© une proposition de loi de façon transpartisane. Et parce qu'elle touche aux libertĂ©s publique, ce texte a Ă©tĂ© soumis Ă l'examen prĂ©alable du Conseil d'Ătat.
C'est la procĂ©dure la plus exigeante qui soit. Notre commission en a d'ailleurs dĂ©battu au fond et le texte final a suivi les recommandations du Conseil d'Ătat. Une loi construite de cette façon n'est par dĂ©finition pas liberticide.
C'est dans ce contexte que nous examinons aujourd'hui cette pĂ©tition. Et soyons direct. Notre groupe ensemble pour la RĂ©publique estime qu'elle ne mĂ©rite pas d'ĂȘtre examinĂ©e sĂ©rieusement.
Non pas parce que les prĂ©occupations des citoyens qui l'ont signĂ© seraient-il lĂ©gitimes, elles ne le sont pas, mais parce que le texte qu'ils ont signĂ©, lui ne l'est pas. Cette pĂ©tition s'attaque Ă un texte qui n'existe pas. Elle critique l'exposĂ© des motifs initiales qui n'a pas de valeur lĂ©gislative d'une loi profondĂ©ment remaniĂ©e en commission dĂšs janvier dans un travail transpartisan s'appuyant sur le Conseil d'Ătat et auquel d'ailleurs ont contribuĂ© les groupes de gauche.
Elle est juridiquement caduc avant mĂȘme d'ĂȘtre examinĂ©e. Si on peut s'Ă©couter, je pense que ça serait intĂ©ressant. C'est pas votre truc, je sais mais mais ça peut ĂȘtre bien.
Merci. Cette cette pétition les signataires les signatures affichées ne sont pas le fruit d'une mobilisation spontanée. quatre pics distincts, chacun coïncident avec une intervention organisée identifiable, activation de la plateforme LDH rumeur d'avancement du texte, vote de la CNEST sur un sujet sans lien avec notre loi.
Entre ces pics, une croisance, une croissance des signatures quasi nulle. Ăa n'est pas un Ă©lan populaire, c'est un dĂ©clenchement militant Ă la demande orchestrĂ© par des acteurs connus, la LDH, la CGT, BDS France et la Franceise. Madame Miller, 2 secondes.
Non, là ça n'est pas possible. On se claque les mains euh de part et d'autre. Madame Martin, Madame Martin, si vous avez des remarques à faire, madame Martin, vous le ferez au micro mais il se trouve que ce n'est pas vous qui allez parler pour votre groupe.
Madame Miller, vous continuez s'il vous plaĂźt et dans le silence. Merci. Merci.
Merci beaucoup. Les signataires sont pour la plupart des citoyens sincÚres dont la bonne foi a été instrumentalisée. Une bonne foi instrumentalisée parce que cette pestition se fonde sur une propagande mensongÚre dont le but est de susciter l'intimidation, la terreur pour éviter le débat.
Ainsi, la pétition affirme que critiquer Israël serait désormais assimilé à de l'antisémitisme. C'est précisément le contraire dans ce texte. Elle utilise la qualification de génocidaire comme un fait établi alors que la Cour internationale de justice continue d'examiner la question sans avoir rendu de décisions définitives.
Donc ce que la plus haute juridiction internationale ne tranche pas encore, la pétition, elle le tient pour acquis. Le plus grave se trouve dans l'avant-dernier paragraphe que je cite "La résistance palestinienne contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit. sans restriction, aucune mention des civils, des enfants, des otages en 2026 aprÚs le 7 octobre.
C'est pas un oubli, c'est un choix. La reprĂ©sentation nationale ne peut pas donner le sentiment de cautionner mĂȘme indirectement des positions qui flirtent avec l'apologie du terrorisme. Enfin, on nous permettra de noter une contradiction qui mĂ©rite d'ĂȘtre nommĂ©e.
Les groupes qui ont systĂ©matiquement obstruĂ© le dĂ©bat parlementaire et qui continuent d'ailleurs, mais sur ce texte en l'occurrence, multipliant les amendements dilatoires, allongeant les discussions au-delĂ du raisonnable sont aujourd'hui les mĂȘmes qui nous demandent d'examiner en prioritĂ© cette pĂ©tition. D'un cĂŽtĂ©, le blocage de la dĂ©libĂ©ration dĂ©mocratique, de l'autre son invocation Ă des fins tactiques. On appelle cela instrumentaliser les institution et pas les dĂ©fendre.
Pour toutes ces raisons, nous appelons au classement de cette pétition et à consacrer enfin nos travaux au fond, à la lutte contre l'antisémitisme qui en a besoin et au textes réels, pas aux fantÎmes que ses opposants les ont lui ont substitué. Je vous remercie. Merci Gabriel Catala pour la France Insouise.
Merci monsieur le président. 700000 personnes ont ont signé cette pétition contre la loi Yad. C'est donc la deuxÚme pétition la plus signée de l'histoire sur le site de l'Assemblée nationale avec la loi du plan.
Et nous savons ici que lorsque les personnes veulent signer, elles font un effort supplémentaire puisqu'il faut se connecter avec France Connect, son numéro fiscal et cetera. Donc je pense que ces 700000 signatures ont une vraie valeur. Mais à la différence de la loi du plomb, cette pétition a été signée avant l'examen de la loi en séance.
Et c'est donc lĂ que nous devrions la prendre en compte parce que je ne vois pas ce qui justifie, Ă part dans une dĂ©mocratie totalement dĂ©faillante comme la nĂŽtre que nous examinions un texte avant mĂȘme d'examiner cette pĂ©tition. D'oĂč notre demande de retrait du texte yad que le gouvernement persiste Ă inscrire Ă l'ordre du jour avant l'examen de cette pĂ©tition en sĂ©ance. Et je suis stupĂ©faite d'entendre que le rapporteur propose de classer cette pĂ©tition sans aucun argument auquel s'ajoute un vide auquel s'ajoutent les arguments qui viennent d'ĂȘtre donnĂ©s par l'oratrice Macroniste, Ă croire qu'elle voudrait placer aussi en garde Ă vue le le l'auteur de la pĂ©tition comme et on voit dĂ©jĂ on voit d'ailleurs les dĂ©rives terribles que pourrait permettre la loiad eu Ă©gard Ă ce qui a pu arriver Ă madame Hassan que vous avez vous aussi contribuĂ© a traĂźnĂ© dans la boue toute la journĂ©e au prĂ©texte de drogue imaginaire dans son sac et je comprends mĂȘme pas que vous persistiez pour Ă face Ă la situation actuelle, c'est-Ă -dire une situation oĂč six groupes politiques sont opposĂ©s Ă ce texte qui ne passera s'il passe que grĂące aux voix de l'extrĂȘme droite de monsieur Bardela et de Madame Le Pen qui sont ravis parce que grĂące Ă ce type de texte, ils peuvent effacer leur histoire intimement liĂ©e Ă la collaboration avec l'Allemagne nazie et avec l'antisĂ©mitisme.
Exactement. Et donc défendre puis voter un texte prétendu de lutte contre l'antisémitisme avec les voix du parti dont les membres sont les plus condamnés pour infraction à caractÚre raciste et dont un député avait encore il y a quelques années une librairie négationniste. Pardonnez-moi de vous dire que vous franchissez toutes les limites les plus les plus honteuses que vous jamais je crois ici quelqu'un se serait imaginé il y a 9 ans quand est arrivé le macronisme au pouvoir que vous en arriveriez là .
Et c'est pour ça d'ailleurs que le RN est bien content de voter cette loi de rĂ©pression parce que si cette proposition loi permettait rĂ©ellement de lutter contre toutes les formes de racisme dont l'antisĂ©mitisme, il craindrait je pense son adoption. Donc c'est si le RN compte la votĂ©, c'est sĂ»rement mauvais signe. Ensuite, j'aimerais reciter ce que dit la CNCDH qui n'a pas Ă©tĂ© auditionnĂ© par Mamiad alors que c'est quand mĂȘme le rapporteur officiel du de l'Ătat français sur les droits humains et le et les formes de racisme.
C'est un petit peu un petit peu inquiétant. Là aussi la CNCDH rappelle que la lutte contre le racisme et l'antisémitisme ne saurait se réduire à une approche pénale. Isoler la lutte contre l'antisémitisme des autres formes de racisme affaiblit l'efficacité de l'action publique.
Moi, j'aimerais qu'on s'intĂ©resse par exemple Ă pourquoi 97 % des victimes de faire racistes ou antisĂ©mites ne dĂ©posent pas plainte, ce qui tĂ©moigne d'une grande dĂ©fiance Ă l'Ă©gard de l'institution judiciaire qui est liĂ©e Ă la fois Ă la faiblesse des moyens pour les enquĂȘtes, au manque d'accompagnement des victimes et Ă la banalisation de certaines violences verbales que subissent nombreux de nos concitoyens parce qu'ils sont arabes, noirs, musulmans euh ou encore juifs. Et donc il faudrait je crois s'intĂ©resser et c'est ce que nous avons proposĂ© par amendement former correctement tous les agents publics, les magistrats au contentieux racistes, les policiers qui sont censĂ©s faire des enquĂȘtes, les enseignants qui Ă©duquent nos enfants. Et c'est lĂ que se trouve la disposition centrale pour lutter contre toutes les formes de racisme, c'est l'Ă©ducation.
Et là , c'est aussi ce que dit la CNCDH. L'éducation demeure le levier central de long terme dans la lutte contre l'antisémitisme et les préjugés racistes. Mais voyons votre bilan en terme de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
J'ai ici l'évaluation du plan national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations liées à l'origine que votre gouvernement a a présenté en grande pompe en 2023 et qu'il a évalué et on voit que rien n'est fait. par exemple l'éducation, former les jeunes, valoriser le rÎle du sport en faveur du vivre ensemble, changer les normes de faros. Votre temps est dép former les magistrats, renforcer les madame Caram pour le groupe socialiste.
Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur. Alors, nous discutons ce matin de l'opportunité d'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale une pétition visant à voter contre la proposition de loi portée par notre collÚgue Caroline Yadan. proposition supposé lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme.
Rappelons avant toute chose que la lutte contre l'antisémitisme est et doit rester une priorité nationale parce qu'elle engage notre capacité à protéger nos concitoyens juifs lieux les leurs lieux de culte leur école leur association et à tenir la promesse d'égalité que la République adresse à chacun. Personne ici dans cette commission comme dans l'hémicycle ne doit contester cette urgence. La proposition de loi d'idiad ne répond pas à cette urgence pour les raisons suivantes.
D'abord, ce texte multiplie les notion flou et fragilise ainsi la clartĂ© et la prĂ©visibilitĂ© de la norme pĂ©nale : provocation indirecte, jugement favorable, lĂ©gitime, rĂ©sistance, relativisation, banalisation dont le Conseil d'Ătat et de nombreux constitutionnalistes avaient soulignĂ© les risques. On ne peut pas au nom de la lutte contre la haine accepter de bĂątir une loi sur des incriminations aussi incertaines. De plus, cette proposition de loi brouille la frontiĂšre essentielle entre lutte contre l'antisĂ©mitisme et libertĂ© de critiquer la politique d'un Ă©tat Ă©tranger.
En tendant Ă assimiler certains discours politiques ou militants, notamment ceux qui critiquent la politique de l'Ătat de l'IsraĂ«l Ă des formes d'indysĂ©mitisme, elle entre en contradiction avec les rappels de la Cour europĂ©enne des droits de l'homme et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme qui souligne que la libertĂ© d'expression protĂšge aussi des positions politiques et qui peuvent ĂȘtre polĂ©miques, contestataires et qui n'existe pas de lien substantiel, cause subsubstantiel pardon entre haine des juifs et critique d'un Ă©tat. Par ailleurs, le nouveau dĂ©lit de provocation Ă la destruction d'un Ă©tat reconnu par la France inĂ©dit d'ailleurs en droit français et sans Ă©quivalent europĂ©ens fait peser une menace sur tout un p de du dĂ©bat public concernant la crĂ©ation, la reconnaissance ou la transformation d'entitĂ© Ă©tatique. On quitte alors la lutte contre l'antisĂ©mitisme pour entrer dans une forme de police de la parole.
Nous refusons donc une logique de surpénalisation alors que la loi de 1881 permet déjà de sanctionner les propos antisémites. Ainsi, nous demandons le retrait de cette proposition de loi. à défaut, bien sûr, nous voterons contre cette proposition de loi.
Concernant donc la pétition pour laquelle nous sommes saisis aujourd'hui, je dirais que nous ne souhaitons pas bloquer la sa transmission à l'Assemblée nationale par respect pour ces 700000 signataires qui nous demandent quoi ? Qui nous demandent de rejeter cette proposition de loi et de défendre une lutte exigeante contre l'antisémitisme qui ne passe ni par l'amalgame ni par la restriction des libertés publiques. Merci.
Merci. La parole est à Patrickzel pour le groupe droite pardon monsieur Goselin pour le droit le groupe droite républicaine. Allez-y dans le silence mes chers collÚgues.
Oui mais mes chers collĂšgues monsieur le prĂ©sident cette proposition de loi Yad on le sent bien ici et lĂ crĂ©e un certain nĂ©moi et et et on en prend acte. C'est ce qui justifie sans doute euh cette pĂ©tition et son succĂšs avec prĂšs de 700000 maintenant signataires. En tout cas on a largement dĂ©passĂ© les 700000 peut-ĂȘtre enfin peu importe.
En tout cas, elle est au-dessus euh elle est au-dessus des 500000 qui euh permettent de savoir si on l'inscrit ou pas à l'ordre du jour. Moi, je vous cache pas qu'ici mon idée n'est pas de répondre sur le fond, mais sur la recevabilité. Je crois qu'il y a un vrai sujet avec l'articulation euh avec le calendrier parlementaire.
Vous savez trÚs bien que dans les heures qui viennent ou dans les petits jours qui viennent, cette proposition de loi sera examinée ici à l'Assemblée. En tout cas, elle est inscrite à l'ordre du jour et je crois qu'il est important de laisser se dérouler le processus législatif. C'est le respect de la fonction du du parlement. euh une une euh une pétition toute légitime soit-elle, toute respectable soit-elle, ne doit pas se substituer aux travaux euh euh du Parlement et je crois qu'il nous appartient à nous représentants de de la nation de de mettre en en balance les principes en présence.
C'est c'est tout cette articulation. Je crois qu'on a besoin de clarté, de lisibilité du débat démocratique. L'examen en séance publique constitue le lieu naturel du débat démocratique.
C'est le cĆur mĂȘme du rĂ©acteur. Ce dĂ©bat, il est public, il est contradictoire, il est encadrĂ©, il est accessible Ă tous et et je crois que les interrogations qui qui sont soulev, moi je les entends bien par les uns ou par les autres, bah elles ont toutes leur place dans un dĂ©bat parlementaire et examiner la proposition de loi et non pas suspendre les choses comme certains le souhaiteraient aujourd'hui, c'est assurer la lisibilitĂ©, la cohĂ©rence et la sĂ©rĂ©nitĂ©, je l'espĂšre, des travaux parlementaires. Donc laissons le dĂ©bat se faire Ă l'assemblĂ©e.
Un certain nombre ici de collÚgues se sentent porteur d'un vote contre parce qu'ils sont portés aussi confortés par la pétition. C'est leur droit, c'est tout à fait légitime. Ils pourront justement s'appuyer sur cette pétition dans les débats pour montrer leur réticence.
Mais à ce stade, s'autoensurer, s'autolimiter serait, je crois, un non sens et vous seriez pour certains d'entre vous les premiers à monter au créneau si certains débats étaient ainsi autocensurés. Vous créeriez à juste titre et je le dirai avec vous aussi, qu'il y a une forme de dévalorisation du travail parlementaire. Et bien écoutez, le débat aura lieu, je l'espÚre, dans l'hémicycle.
Ăa ne prĂ©juge en rien euh de ce qui sera votĂ©, dit des amendements qui pourront ĂȘtre discutĂ©s, mais au moins le dĂ©bat sera dĂ©mocratique avec le contradictoire, la possibilitĂ© de le faire en public et avec toute la clartĂ© nĂ©cessaire. Merci. La parole est Ă Sandrine Rousseau pour le groupe Ă©cologiste et social.
Merci monsieur le président. AprÚs le succÚs de la pétition contre la loi du plomb et ces 2,13 millions de signatures, celle contre la proposition de loi d'Itadan a mobilisé 700000 personnes. Ces pétitions montrent le besoin citoyen de démocratie direct et c'est un message important envoyé par les citoyens et citoyennes qui suivent nos débats et souhaitent peser sur nos décisions.
En l'occurrence, il s'agit de contester le bien fondé de la proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme. une loi dangereuse. En cela qu'elle ouvre des brÚches sur la neutralité des décisions de justice en laissant une marge d'interprétation large au juges sur la notion d'implicite, de minorisation, de banalisation ou encore d'outrancier.
Si cette loi passe le passe le juge Si cette loi passe pardon, le juge devra dépasser le flou du texte mais aussi décrypter la pensée d'une personne et non juger uniquement sur des actes. Il devra désormais évaluer les intentions, les non dit, ce qui n'existe pas factuellement, mais qu'il faudra alors deviner. Cela aura des implications dangereuses sur l'ensemble de notre droit.
La confiance dans les décisions de justice en sera affectée. La nécessaire connaissance par les citoyens et citoyennes des lois et de leurs droits sera minimisé. Dangereuse cette loi l'est aussi sur les notions pourtant si importantes d'antisémitisme, de critique de la politique d'un gouvernement, d'un état et de l'usage de termes comme colonisation, génocide ou encore nettoyage ethnique.
Pour éviter que des étudiants dans des écoles et des universités scandent leur opposition à une politique menée par un gouvernement, vous faites une loi qui réduit de maniÚre considérable notre liberté d'expression, notre liberté politique et notre liberté de penser. Alors, disons-le avec force, cette loi, si elle était votée, serait une honte pour la France à l'inverse de ce que fait l'Espagne. La lutte contre l'antisémitisme dans ses formes anciennes ou renouvelées doit s'appuyer sur des politiques publiques et surtout ne jamais jamais entretenir la confusion entre la critique politique légitime et les discriminations.
C'est exactement pourtant ce que fait cette loi. Oui, Benjamin Netaniaou est un criminel de guerre et en cela il devra ĂȘtre jugĂ©. Oui, nous contestons sa volontĂ© de bouger les frontiĂšres de son Ă©tat, notamment par un regain de colonisation en six Jordanie.
Oui, le gouvernement d'IsraĂ«l est d'extrĂȘme droite. Oui, nous pouvons contester de la mĂȘme maniĂšre l'action d'un Poutine qui cherche par les armes Ă annexer une partie du territoire ukrainien ou encore la politique menĂ©e par des Ătats comme l'Iran, l'Irak ou la Turquie qui nient l'existence du Kurdistan par exemple et leur revendication de frontiĂšres niant ainsi l'existence de ce territoire. Tout ceci relĂšve encore une fois de l'opinion politique, de la libertĂ© d'expression et n'a rien Ă voir avec une quelconque discrimination.
Au moment oĂč le droit international vaill et se meur, il nous faut protĂ©ger le dĂ©bat politique. Cette loi fait tout l'inverse et le menace durablement. Ainsi sommes-nous pour avoir ce dĂ©bat avant l'examen de la loi.
Merci. La parole est à Philippe Platon pour le groupe les démocrates. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur.
Notre notre groupe prend acte du chiffre exceptionnel de plus de 700000 signatures. Nous saluons la vitalité démocratique que représente un tel chiffre. Quand 700000 Français prennent le temps de signer un texte pour interpeller le parlement, c'est la preuve que notre démocratie respire.
Ils jouent leur rĂŽle de vigie citoyenne et c'est prĂ©cisĂ©ment parce que nous prenons ce signal trĂšs au sĂ©rieux que nous devons lui apporter une rĂ©ponse, une rigueur institutionnelle absolue. Ce chiffre n'est pas anecdotique. C'est le signe d'une vĂ©ritable inquiĂ©tude citoyenne et pour ĂȘtre tout Ă fait clair, notre groupe partage d'ailleurs de sĂ©rieuses rĂ©serves sur la rĂ©daction juridique du texte dont nous dĂ©battrons peut-ĂȘtre demain.
Pour autant, la quantitĂ© de signatures ne guĂ©rit pas les causes d'irrecevabilitĂ©. Nous devons ĂȘtre clair sur ce qu'est une pĂ©tition dans notre droit. C'est un aiguillon pour ouvrir un dĂ©bat.
Ce n'est pas un vĂ©toire pour empĂȘcher la dĂ©mocratie pĂ©titionnaire ne peut pas se transformer en un outil de blocage prĂ©venti des travaux de l'AssemblĂ©e nationale sous peine de paralyser nos institutions. La rĂ©daction de cette pĂ©tition nous oblige en droit strict Ă prononcer son irrecevabilitĂ© et donc de la classer. Au titre du rĂšglement de l'AssemblĂ©e nationale, une pĂ©tition qui perd mĂ©caniquement son objet en demandant un dĂ©bat sur un texte qui est d'ors et dĂ©jĂ inscrit Ă l'ordre du jour.
Le Sénat eu la sagesse d'inscrire et monsieur le rapporteur vous l'avez dit dans ses rÚgles qu'une pétition est irrecevable dÚs lors que son objet est déjà à l'ordre du jour à l'assemblée. C'est l'article 48 de la Constitution qui nous guide. Une pétition qui créerait pardon un droit de véto préventif citoyen dans le but d'interrompre une navette législative en cours en droit.
Le droit de pétition est reconnu pour demander la création d'une loi ou pour demander l'abrogation d'une loi déjà promulguée comme ce fut le cas pour la précédente pétition historique de la loi du plomb. à l'inverse de la PPL d'Itadan, euh ce n'est pas une loi, elle n'a pas été adoptée. C'est un texte en cours d'examen, en cours de procédure législative.
Demander via une pĂ©tition Ă rejeter un texte dont l'examen a dĂ©jĂ commencĂ© revient Ă exiger la suspension ou l'annulation de la procĂ©dure lĂ©gislative elle-mĂȘme. Or, la Constitution ne reconnaĂźt aucun droit de vĂ©u prĂ©ventif ou d'interruption citoyenne de la navette parlementaire. Par consĂ©quent, une pĂ©tition qui tente de se substituer au droit constitutionnels d'amendement pour corriger un texte avant son passage dans l'hĂ©micycle n'est pas constitutionnel. une pĂ©tition qui dĂ©tourne notre procĂ©dure en tentant de dĂ©poser une sorte de motion de rejet prĂ©alable est pas recevable pour autant puisque c'est un droit exclusivement rĂ©servĂ© aux dĂ©putĂ©s.
Une pétition qui formule une injonction de vote alors que la commission n'a que le pouvoir de classer ou de renvoyer. On a des irrécevabilités aussi au de la Constitution puisque c'est une pétition qui viole l'interdiction du mandat impératif en dictant formellement leur vote aux parlementaires puisque elle conclut par l'injonction "Je vous appelle à voter contre ce projet". La pétition viole donc le principe constitutionnel de nullité du mandat impératif.
Elle dicte un vote au lieu de formuler une requĂȘte. C'est l'article 27 de la Constitution. Enfin, c'est une pĂ©tition qui usurpe le rĂŽle du Conseil constitutionnel en exigeant le retrait d'un texte qu'elle dĂ©crĂšte elle-mĂȘme de liberticide.
Seul le Conseil constitutionnel est habilité à juger de la constitutionnalité d'un texte vis-à -vis de la liberté d'expression. C'est l'article 61 de la Constitution. Pour toutes ces raisons, le groupe modem se prononcera pour le classement de cette pétition.
Je vous remercie. Merci. La parole, mes chers collĂšgues, la parole est Ă Sylvain Barios pour le groupe Horizon.
Merci monsieur le président, monsieur rapporteur, mes chers collÚgues, [grognement] le groupe Horizon Indépendant va voter en faveur du classement de cette pétition. Je crois qu'il est important pour la lutte contre l'antisémitisme mais d'une façon générale pour nos travaux que les Français puissent voir ce qui se passe, comprendre ce qui se passe et que les choses soient en ordre. Il se trouve que là , on a une pétition qui a recueilli 700000 signatures et il faut le remarquer, c'est le signe effectivement d'un dynamisme démocratique et on peut pas ignorer ces 700000 signatures mais pour autant faire croire que ces 700000 signatures portent sur le texte de la loi que nous allons examiner demain est faux.
Le texte Ă©tait largement remagĂ© et donc ces 700000 signatures ne portent pas sur le texte de la loi yadant. Ensuite, cette pĂ©tition vise Ă lutter, si on peut exprimer ainsi contre la loyadan, mais elle serait examinĂ©e aprĂšs mĂȘme l'examen de la loyad. On mesure bien lĂ le caractĂšre un peu barogue des choses.
Donc pour ces deux raisons qui paraissent évidentes, le groupe Horizon et indépendant votera en faveur du classement de cette pétition. Merci Paul Molac pour le groupe Liot. Oui, merci monsieur le président.
Donc effectivement 700000 concitoyens ce n'est pas rien. C'est un bel Ă©lan citoyen. On peut en ĂȘtre satisfait finalement puisque ce sont des gens qui se posent la question de savoir si une loi est utile ou pas et si elle ne vient pas contrevient pas Ă un certain nombre de nos libertĂ©s fondamentales.
Que la LDH propose aux gens d'envoyer un message aux députés. Je ne trouve pas ça choquant. le moins du monde.
C'est il me semble il me semble c'est son rĂŽle. Donc aprĂšs libre Ă nous effectivement de classer l'affaire ou de ne pas la classer mais que les citoyens nous interpellent je dirais qu'ils le font de façon assez gĂ©nĂ©rale. Ou alors j'ai je dois ĂȘtre le seul Ă recevoir des mails de citoyens qui me disent "Monsieur Mol, pourquoi il faudrait voter contre c contre ça ?
Pourquoi vous changez pas tel truc ?" et cetera. Enfin, j'en reçois l'appel hein quand mĂȘme hein.
Donc ça me semble tout Ă fait normal. Et euh classer une pĂ©tition, c'est toujours embĂȘtant parce que finalement quelque part c'est un dĂ©bat qui est refusĂ© Ă des gens qui le demandent. Alors, vous me direz, j'ai bien entendu effectivement que normalement ça passe demain et que ça se tĂ©lescope quelque peu, mais pour autant je trouve ça un peu gĂȘnant de le refuser, d'alimenter la dĂ©fiance, de dire "Bon, finalement, on sert pas Ă grand-chose, on nous dit de venir tous les 5 ans pour voter pour les pour les dĂ©putĂ©s, aprĂšs ils font bien ce qu'ils veulent." Alors, c'est ce qu'on entend.
Les choses sont Ă©videmment beaucoup plus compliquĂ©es que cela, vous le savez, puisque il faut surtout dans une dans un hĂ©micycle oĂč on a qui est trĂšs partite. Donc les discussions font que quelquefois effectivement on vote en fonction d'un chemin qui nous permet d'avancer, qui n'est pas toujours celui que l'on voudrait. C'est mais c'est peut-ĂȘtre aussi le la dĂ©mocratie.
Donc examiner cette pétition, c'est évidemment pas forcément valider ces ces arguments, mais c'est affirmé que ce combat est suffisamment solide pour supporter un débat démocratique transparent et apaisé. Je vous remercie. Merci.
La parole est à Sophie Ricot Maginé. Je vous en prie. Merci monsieur le président.
Plus de 700000 signatures, c'est un fait dĂ©mocratique que le groupe UDR ne minimise pas. Le droit de pĂ©tition est une conquĂȘte rĂ©publicaine et la mobilisation citoyenne, quelle qu'en soit la cause, mĂ©rite d'ĂȘtre respectĂ©e. Mais l'examen, la forme d'une pĂ©tition, c'est aussi sa rĂ©duction et les termes qu'elle emploie.
Or, à cet égard, ce texte appelle des observations. Il y a dans ce dossier deux débats bien distinctes et il est essentiel de ne pas les confondre. Le premier débat est légitime.
Des juristes, des constitutionnalistes et jusqu'au Conseil d'Ătat lui-mĂȘme ont formulĂ© des rĂ©serves sur la rĂ©daction initiale de la PPL Yad. Ces questions mĂ©ritent un examen rigoureux. Le groupe UDR, il sera attentif en sĂ©ance.
C'est là que ce débat doit avoir lieu en séance publique sur le texte article par article. Le second débat est d'une toute autre nature et c'est celui que porte réellement la pétition numéro 5158. Son texte ne se borne pas à défendre la liberté d'expression.
Il présente la résistance palestinienne par tous les moyens nécessaire. Chacun ici sait ce que se recouvre cette formulation. C'est la lutte armée, y compris par ses formes terroristes présentées comme légitime.
Il qualifie Israël de puissance colonialiste et génocidaire. Il conclut par un appel explicite aux députés à voter contre la loi. Nous ne sommes plus dans le registre du questionnement démocratique sur les libertés fondamentales.
Nous sommes dans celui de la mobilisation politique militante instrumentalisĂ©e par des organisations d'extrĂȘme gauche. Examiner cette pĂ©tition au fond ce serait offrir Ă ce discours une caution que notre assemblĂ©e ne peut lui donner. Ce serait envoyĂ© un signal profondĂ©ment contradictoire alors mĂȘme que nous nous apprĂȘtons Ă dĂ©battre d'une loi visant prĂ©cisĂ©ment Ă lutter contre ces dĂ©rives.
Le groupe UDR propose donc le classement de la pĂ©tition numĂ©ro 5158. Ce classement signifie selon nous que la distinction entre le questionnement lĂ©gitime et le discours de haine n'est pas qu'une affaire de droit pĂ©nal, c'est aussi une affaire de discernement politique. Et le parlement, en fixant lui-mĂȘme ses limites, protĂšge la dignitĂ© du dĂ©bat rĂ©publicain.
Les questions de libertĂ© d'expression que soulĂšve la PPL Yad auront toute leur place dans les jours qui viennent. Elles n'ont pas besoin de cette pĂ©tition pour ĂȘtre entendue. Je vous remercie.
Merci. Alors, il y a une demande de prise de parole supplémentaire donc pour 2 minutes, mais s'il y a d'autres prises de parole supplémentaire, je vous demande de le signaler maintenant. Et donc, je donne la parole pour 2 minutes à Poré à Mirchilli.
Merci monsieur le prĂ©sident. Euh, je vais pas revenir sur les arguments de recevabilitĂ© ou pas. Je note quand mĂȘme nĂ©anmoins que dans une dĂ©mocratie fragile comme la nĂŽtre, s'appuyer sur les citoyens n'est pas la derniĂšre des vertus. voire mĂȘme c'est peut-ĂȘtre une solution au moment oĂč on voit qu'il y a euh un blocage politique frĂ©quent euh dans la chambre euh une forme de euh comment dire de de sensation de sentiment de mĂ©pris ressenti par une partie de l'opinion et Ă partir du moment oĂč elle dĂ©cide de s'imisser dans le dĂ©bat public, je pense que ce serait une mauvaise maniĂšre faite Ă la dĂ©mocratie vivante que dĂ©condire toutes celles et ceux 700000 en l'occurrence qui se sont prononcĂ© pour qu'on ait un dĂ©bat que par ailleurs ce dĂ©bat, je crois le savoir est souhaitĂ© par madame Yedan elle-mĂȘme.
C'est pour ça qu'elle fait une PPL. Elle explique elle-mĂȘme d'ailleurs que c'est un sujet d'une gravitĂ© telle que toute la nation devrait prendre en considĂ©ration euh cette question. Bah Cassel tienen discutons-en Ă Ă la Ă la Ă Ă l'occasion avant mĂȘme d'avoir Ă trancher avant mĂȘme d'avoir Ă tranchĂ© avant avant mĂȘme d'avoir Ă tranchĂ©.
Mais cet argument a déjà été dit. Moi ce que je voudrais souligner c'est que il y a des arguments qu'on ne peut pas entendre et madame Miller, vous avez expliqué tout à l'heure des choses pour critiquer cette pétition qui soit à mon avis d'une gravité remarquable que je voudrais souligner. Vous vous en prenez à des citoyens et des citoyennes qui n'ont pas d'autre tort que de présenter une pétition.
Et vous pire vous en prenez à la Ligue des droits de l'homme. Ligue des droits de l'hommes qui a été fondée en 1898. Vous savez à quel moment ? en plein procÚs de Drefus.
Est-ce que vous comprenez le le sens de l'attaque que vous ĂȘtes en train de faire Ă l'Ă©gard d'une organisation dont le chef dont le chef a Ă©tĂ© tuĂ© en 1944 prĂ©cisĂ©ment pour les combats qu'il a menĂ© ? PrĂ©cisĂ©ment pour les combats qu'il a menĂ© et donc expliquer que cette organisation qui notre conscience rĂ©publicaine commune est la responsable de rien d'autre que une alerte une alerte dĂ©mocratique faite aux parlementaires est franchement honteux. Merci.
Merci. Alors, s'il n'y a pas d'autres orateurs inscrits. Ah oui, pardonnez-moi.
Hugo Benal 6ou, ça peut arriver. Merci monsieur monsieur le président. Non, c'est vrai que en entendant les oratrices et orateurs qui ont qui ont déployé énormément d'énergie à à expliquer que sur la forme c'était compliqué parce qu'il allait avoir un vrai débat sur un vrai texte et cetera.
Je je je je veux dire que quand mĂȘme la rĂ©alitĂ© c'est que il y a au moins une diffĂ©rence notoire entre la voie de pĂ©tition et le texte. C'est la base sur laquelle on discute. La proposition de loi de Carolinead, c'est sur la base de son exposĂ© de des motifs et de son texte qu'on va discuter.
Quand la pétition demande un débat, c'est pas sur la base le point de départ n'est pas la proposition de Loyadan, elle est le texte des pétitionnaires. Finalement, c'est madame Miller qui leur a rendu grùce puisque elle a répondu au textes des pétitionnaires. Ce que demandent les gens qui signent cette pétition et le fait qu'on ait un débat dans l'hémicycle, c'est sur la base de leur texte, de leur analyse et pas sur celle de madame Adam.
C'est ça la confrontation politique et démocratique. Et l'un n'est pas à opposé à l'autre. Je veux dire, on n'est pas contradictoire.
Mais si le but c'est que ce soit contradictoire justement, c'est que on ait ces diffĂ©rents points de vues qui s'expriment sur la base du texte des pĂ©titionnaires parce que Ă la fin en plus ça ressemble Ă une arnaque tout ça. Alors Ă©videmment quand on a bac + 5 en droit parlementaire et qu'on a lu la belle petite fiche sur le site de l'AssemblĂ©e nationale qui prĂ©cise les diffĂ©rentes Ă©tapes, on se rend bien compte qu'en fait tout ça est fait pour ĂȘtre eu Ă chaque Ă©tape et que ça n'aboutisse pas. Euh mais de bonne fois, les gens se disent "Ah on va signer parce que une fois qu'on aura les 500000, ils seront obligĂ©s d'en parler dans l'hĂ©micycle." Et lĂ patatra tous avec vos vos belles mines, vous expliquez que ouais mais en fait vous n'avez pas vu lĂ l'AstĂ©rix Ă la fin lĂ les petites lignes en bas du contrat euh qui vous explique qu'en fait non en fait Ă chaque Ă©tape on peut vous dire non.
Euh vous remerciez poliment et gentiment d'avoir fait ça dans un cadre dĂ©mocratique derriĂšre votre Ă©cran Ă 700000 plutĂŽt que de venir Ă 700000 devant l'AssemblĂ©e nationale parce que peut-ĂȘtre que ça donnerait une autre ambiance si les gens venaient Ă 700000 devant l'AssemblĂ©e nationale au moment des dĂ©bats parlementaires. Je ne sais pas si c'est une invitation mais prenez-le comme tel. Merci Hugou Bernalicis.
Alors s'il n'y a pas d'autres prises de parole sachant que je ne la redonnerai pas. Donc c'est maintenant ou plus hein. Je laisse la parole par conséquent à monsieur le rapporteur.
AprÚs quoi je le signale d'ailleurs à notre à votre attention. J'ai donc eu une demande déposée par le groupe la France insoumise de scrutin public. Donc nous nous aurons un scoutin public à l'issue de la prise de parole de monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le président et et merci à l'ensemble des des orateurs. Euh encore une fois, mais je ne renie pas la vitalité démocratique et ni le bien fondé qu'on eu l'ensemble des pétitionnaires. Encore une fois, ils vont exprimer leurs droits et c'est bien, il faut saluer la participation citoyenne, quelle qu'elle soit, quel que soit le sujet, mais par contre, il faut les respecter jusqu'au bout.
VoilĂ . Et les respecter jusqu'au bout, ce n'est pas en leur faisant croire qu'on pourrait avoir autre chose que le dĂ©bat qu'on va avoir de toute façon demain dans les prochains jours. Et ça, c'est extrĂȘmement important.
Moi, j'ai bien aimé ce qu'a dit monsieur Molac. Je veux dire, en fait la la participation citoyenne, l'implication des citoyens euh dans notre vie parlementaire, elle va bien au-delà du droit de pétition. Elle vient dans leur capacité de maniÚre individuelle ou regroupée à nous interpeller, à faire des pétitions pour peser effectivement, non pas forcément pour inscrire à l'ordre du jour, mais pour peser.
Ăa sera un argument supplĂ©mentaire, j'imagine, pour les personnes qui seront opposĂ©es Ă la Ă cette proposition de loi de dire, "Regardez, il y a eu un mouvement extrĂȘmement important de de pĂ©titionnaires qui se sont exprimĂ©s contre. c'est leur capacitĂ© Ă venir dans nos permanences, Ă rĂ©diger euh euh des tweets, des vidĂ©os pour pour euh interagir et pour essayer de peser sur la dĂ©cision du politique et des parlementaires. Et donc, ce serait trop rĂ©ducteur que de euh de rĂ©duire encore une fois le la participation citoyenne uniquement Ă ces pĂ©titions.
On voit bien qu'ils sont prĂ©sents au quotidien et que toutes et tous en tant que parlementaire, on est au contact de ces Ă©lus. Mais moi, il y a quelque chose que je n'ai pas compris dans ceux qui souhaitent donner suite Ă cette Ă cette pĂ©tition. Votre argument est de dire c'est extrĂȘmement important, il faut donner suite, il faut qu'on puisse en parler mais c'est ce qu'on va en faire.
Donc en fait si on donne suite à cette pétition, la seule chose qu'on va avoir c'est une DG d'une heure et demi sans vote, sans amendements, sans débats contradictoire. C'est bien moins important, c'est bien moins démocratique, c'est bien moins intéressant que ce qu'on va avoir si on étudie l'examen de la proposition de loi avec un certain nombre d'amendements, avec la possibilité de sous-amender, avec la possibilité d'avoir des contradictoires, un pour, un compte, avec la possibilité de voter à chaque fois sur chacune des dispositions. Donc vous avez un niveau d'hypocrisie à la France insoumise qui dépasse tous les étages.
Et vous parlez de respecter les citoyens, mais c'est vous qui ne les respectez pas. c'est vous qui ne les respectez pas parce que lĂ vous essayez de vous draper derriĂšre euh le respect de ce droit pĂ©titionnaire mais c'est vous qui depuis quelques jours mĂȘme depuis quelques semaines faisait de l'obstruction massive. Vous faites de l'obstruction depuis plusieurs semaines pour pas qu'on ait justement ce dĂ©bat en hĂ©micycle.
Vous vous prĂ©tendez d'un cĂŽtĂ© vouloir avoir ce dĂ©bat. Vous prĂ©tendez que c'est un sujet extrĂȘmement important qu'il y a des des citoyens qui se sont mobilisĂ©s et vous faites tout pour ne pas qu'on aille ce dĂ©bat en hĂ©micycle. Vous vous rendez compte de l'hypocrisie dont vous avez.
Vous ĂȘtes hypocrite Ă en mourir. Vous ĂȘtes vous mentez aux français et vous alimentez vous alimentez et instrumentalisez cette pĂ©tition. Et donc ça c'est extrĂȘmement grave.
Et d'un cÎté d'un cÎté vous vous plaidez ici pour avoir un débat pour donner suite à cette pétition et en plus de l'autre cÎté vous allez déposer une motion de rejet pour justement que ce débat n'ait pas lieu. Donc vous faites tout pour qu'on ait pas ce débat. Vous faites tout parce qu'en fait la réalité c'est que vous ne voulez pas de ce débat.
La rĂ©alitĂ© c'est vous ne voulez pas d'un vote, vous ne voulez pas que l'assemblĂ©e se saisisse du sujet aussi important et donc vous faites toutes les mesures dilatoires pour ne pas l'avoir. Et ben ça ça s'appelle de l'hypocrisie. Vous ĂȘtes pris en flagrant pardon en flagrant dĂ©lit d'hypocrisie aujourd'hui.
J'espĂšre que l'ensemble de nos concitoyens vous Ă©coute. Et donc si vous voulez qu'on ait ce dĂ©bat, si vous voulez respecter les pĂ©titionnaires, arrĂȘtez de faire de l'obstruction et Ă©tudions ce texte. Et ben c'est trĂšs bien s'il me regarde en direct.
Ayons ce débat à l'assemblée. Chacun verra comment les 577 députés se positionnent sur l'ensemble des dispositions. Je vous remercie.
Bien mes chers collÚgues, on va leur dire de vous écrire mais ils l'ont déjà fait. Mes chers collÚgues, nous allons 700000 vous allez avoir 700000. André Torin monsieur le rapporteur.
Non non non non. LĂ on s'arrĂȘte. Mes chers collĂšgues, nous allons retrouver notre calme.
Est-ce que je peux compter sur notre calme collectif pour pouvoir poursuivre ? Je vous remercie. Alors, il y a donc une demande de scrutin public de la part du groupe Alfi.
Respecte tout Ă fait nos rĂšgles. Ăvidemment, nous avons nous allons donc y procĂ©der. Je vous rappelle que un appel nominal va ĂȘtre effectuĂ©.
Ăcoutez-moi jusqu'au bout parce que je ne voudrais pas que le scoutin soit parasitĂ© par des incomprĂ©hensions. Nous avons donc nous avons donc deux options. Soit le classement, le classement ça veut dire ça s'arrĂȘte, [raclement de gorge] soit l'examen.
Et là , il faudra que je réunisse le bureau de la commission pour savoir quand est-ce que nous examinerions cette pétition. Les deux mots clés, c'est classement d'un cÎté, examen de l'autre. Chacun est à compris.
Voilà . classement examen. à l'appel de votre nom, vous aurez donc à dire classement pour celles qui veulent pour celles et ceux qui veulent que ça s'interrompe et examen pour celles et ceux qui veulent que ça continue.
Puis évidemment ou absor et évidemment il y a la possibilité de s'abstenir mais les mots clés sont classement et examen. Je vous demande je vous demande de le dire distinctement au micro à haute voix par définition et silence dans les rangs si je peux me permettre cette expression parce que je j'aimerais vraiment qu'on ne qu'on ne se rate pas sur ce scoutin et que nous n'ayons pas à recommencer. Bien donc je vais faire je vais procéder à l'appel dominal.
Tout le monde est prĂȘt Ă dĂ©marrer. Nous commen donc classement examen classement examen. Nous commençons par Xavier Albertini qui n'est pas lĂ .
Marie José Allemand non plus. Pour Amir Cha au micro mon cher collÚgue examen on note hein ok trÚs bien léa Balagel Maiki examen Romain Bourri classement Anne Bergant classement Hugo Bernalis mise en examen donc c'est un alors C'est assez sympathique mais donc c'est un vol, il sera compté contre comme vote nul hein. Donc examen je suppose.
Alors mes chers collĂšgues, sincĂšrement le sujet est sĂ©rieux, vous ĂȘtes les premiers Ă le dire. Donc on va on va passer aux choses sĂ©rieuses. Monsieur Sylvain Berrios, classement classement Sophie Blanc. absente.
Philippe BoncarriĂšre absente. Ămilie Bonivard pas lĂ . Dian Boucard classement Florent Boudier classement Blandine Brocard classement Colette Capdeviel examen.
Gabriel Catala examen. Vincent classement Thomas Casnav n'est pas lĂ . Pierre Casneuve classement.
Paul Christophle examen. Jean-François Coulom examen. Elsa Faussillon n'est pas là .
Mathilde Feld examen. AgnĂšs Firmain Lebodo cente. [grognement] Jonathan Gry classement.
Johann Gilet classement. Philippe Goselin classement. Monique Glisetti absente.
Jordan Guon classement. Patrick Ezzel est absent. Sachalier est absent.
Harold de Huvart est absent. JĂ©rĂ©mie Yordanov [grognement] examen. Ămeline Carbid absente.
Mariat Caromli examen. Guillaume Casbarian classement. Philippe Latombe classement.
JérÎme leve examen. Giselle Lelouis classement Katia Levasseur absente. Marie-France Laura classement Marie-Philippe Lubé classement Ellisabeth Demestre classement Anane Msouri absente.
Laurent MarcangĂ©lie classement Elisa Martin examen Nicolas Maisonnet absent Ludovic Mendes classement Laur Miller classement Paul Molac examen Daniel Obonau examen Ăric Poget n'est pas lĂ Marc Pena n'est pas prĂ©sent Lisette Paulet classement Thomas Porte examen Natalia Pirf classement Julien Rencoule n'est pas lĂ Sandra Rigol examen Sophie Ric Vagin classement Charles Rodel classement Sandrine Rousseau [grognement] Herv Souignac AndrĂ© Torin examen Michel Taverne classement CĂ©line Thb Martinez examen Sabine TilĂ© classement [grognement] Cyrile Tribuyani absent Roger [grognement] Vico absent Annie Vidal classement Antoine Vileieu classement Jean-Luc Varksman n'est pas lĂ . Carolinead et donc je note l'entrĂ©e. Je note l'arrivĂ©e de Sachalier.
Sachaoulier. Examen examen. C'est bon, il n'y a pas d'autres votants.
Je vous remercie. 30 mais quelques instant encore dans le silence et assis si c'est possible pour la proclamation des résultats ont exprimé un vote pour le classement 30 députés pour l'examen 21 et il n'y a pas d'abstention la pétition classée donc la pétition est ainsi classée je vous remercie et nous nous retrouverons en séance sur la proposition de loi cet aprÚs-midi. Merci.
Merci