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Conférence de presseLe Figaro (sur YouTube)· 14 avril 2023 57 minActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Réforme des retraites: revivez en direct la décision du Conseil constitutionnel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette décision du Conseil constitutionnel marque la fin de cette longue séquence ?

  • 7:30OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ce référendum a été rejeté ?

  • 13:00FerméeÉludée

    Quelle est la relation entre Emmanuel Macron et Laurent Fabius ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Guillaume RocketFait
    « Le Conseil constitutionnel valide l'essentiel de la réforme dont le report de l'âge de départ à 64 ans. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'information vient de tomber le Conseil constitutionnel valide l'essentiel de la réforme dont le report de l'âge de départ à 64 ans c'est une information capitale après cette longue séquence sur la réforme des des retraites et on est là pour en parler pour analyser cette décision Guillaume Rocket bonsoir bonsoir directeur de la rédaction du Figaro Magazine Guillaume c'était une décision très attendue par les oppositions par le gouvernement c'est Emmanuel Macron qui tire les marrons du feu d'une certaine manière oui on peut dire ça puisque effectivement Thibault le Conseil constitutionnel valide quasiment la totalité du projet de loi à l'exception de deux ou trois petites mesures qu'on appelle en termes techniques des cavaliers c'est-à-dire des mesures qui n'ont pas grand chose à voir avec le projet il doit lui-même et qui ont été rajoutés et dans le Conseil constitutionnel considèrent à juste titre que qui n'ont rien à faire là mais pour le reste 1 la loi est validée et surtout et je pense que c'est ce qu'il y a de plus surprenant le la demande de référendum sur ce projet de loi et rejeter semble-t-il par le Conseil [Musique] est-ce que cette décision du Conseil constitutionnel Guillaume marque la fin de cette longue séquence est-ce que c'est un film avec le mot fin qui s'affiche sur l'écran la salle s'allume et c'est terminé ou est-ce que c'est une série avec des épisodes des saisons qui vont continuer et des manifestations qui vont reprendre peut-être de poubelles alors j'ai du mal à vous répondre si le Conseil constitutionnel c'était contenté de valider la loi tout en acceptant la possibilité d'un référendum je pense que la colère sociale se serait apaisée parce que les gens qui sont nombreux opposés au report de l'âge de la retraite ce serait dit mais nous avons la perspective de pouvoir donner notre avis à travers un référendum même si à mon avis il serait pas allé jusqu'au bout pour des raisons techniques mais au moins il y avait cette espèce d'espoir or là l'espoir est terminée donc je pense qu'il va y avoir une une frustration je pense que je ne vois pas de raison direct pour vous montrer Guillaume que la frustration elle est toujours là puisque il y a toujours des manifestations absolument je crois que de toute façon il faut il faut dire assez jeune gens qui sont encore pour quelques semaines avant de prendre leur retraite et je suis pas certain et on peut s'en réjouir qu'il soit représentatif de la population française mais pour autant oui on avait projeté sur le Conseil constitutionnel des espoirs qui étaient probablement excessif en tout cas du du point de vue de ceux qui qui en était à l'origine en disant le Conseil constitutionnel c'est une espèce de de super Parlement c'est une nouvelle chance de rejeter la loi mais non c'est pas ça comme aux États-Unis alors c'est ça et le problème de la du Conseil constitutionnel c'est que c'est pas vraiment une cour suprême mais parfois les juges du Conseil se prennent pour des démiurs et décide de de de d'outre passer leur pouvoir mais cette fois-ci ce n'est pas le cas ils n'ont pas osé et je pense que c'est assez logique nous sommes en direct sur Le Figaro.fr sur Youtube vous posez toutes vos questions quatre points à retenir de la décision qui vient de nous arriver du Conseil constitutionnel la retraite à 64 ans est validé référendum d'initiative partagée et rejetée l'index senior est rejeté le contrat de travail senior et rejeté alors finalement est-ce que le Conseil constitutionnel a fait quelques retouches histoire de dire qu'il était utile mais bon cette loi a été parfaitement constitutionnelle ce projet de loi de toute façon le la décision était par nature subjective parce que il n'y a pas eu de violation flagrante de la Constitution par le gouvernement c'est-à-dire que le projet de loi est allé à l'Assemblée ensuite il est allé au Sénat il a fait l'objet d'une d'une d'un vote d'une demande de confiance du gouvernement il y a eu d'émotions de censure qui ont été rejetées donc si vous voulez légalement tout s'est bien passé ça c'est vrai après la question qui était posée au conseil si c'est de dire est-ce que dans l'esprit on n'a pas brutalisé un peu les institutions notamment pour faire voter cette loi très rapidement et sans que l'opposition puisse vraiment déployer toute sa capacité l'obstruction donc le Conseil a dit bon ben globalement oui ça c'est enfin apparemment il faudrait lire les considérants que j'ai pas encore vu mais il semble-t-il puisqu'il a validé il a considéré que tout était à peu près dans les clous est-ce que le conseil constitutionnel a fait de la politique ce sont des êtres humains il y a 9 sages on les appelle sont pour la plupart d'anciennes personnalités politiques peuvent-ils se départir complètement de ce qu'ils voient depuis des semaines à la télé ce qu'ils entendent à la radio ce qu'ils lisent dans le Figaro pour prendre une décision complètement juridique non parce que en fait si vous voulez les décisions purement juridiques elles sont très rares il y a toujours une part de subjectivité dans une décision de justice il y a une libre appréciation du juge et c'est pour ça que ce sont des êtres humains ils décident de ça vous comprenez c'est pas c'est pas comme quand vous avez un radar sur le bord de la route bon vous êtes à 85 km/h pauvre ça flash et vous avez une amende là là c'est pas le cas il y a une part d'appréciation et donc évidemment dès lors qu'il y a pas d'appréciation il y a soupçon c'est à dire est-ce que les juges vraiment ont été indépendants est-ce qu'ils ont écouté les pressions des politiques qui disaient que il fallait il fallait censurer la loi ou au contraire il fallait laisser passer comme je dirais que par nature le Conseil constitutionnel et et sujet à ces soupçons parce que il a une part d'appréciation une part de subjectivité qui fait que ces décisions quelle qu'elle soit vont être interprétées politiquement c'est pour ça mais c'est peut-être un autre débat que moi je suis très très réticent vis-à-vis de ce genre d'instance pour moi le pays idéal en matière de démocratie c'est la Suisse ensuite il y a un tribunal fédéral le Tribunal fédéral considère c'est sur les institutions suisses qui disent que quand tu dois arrêter a été votée et ben on l'applique parce que il y a pas des juges qui sont au dessus des parlementaires d'ailleurs de certaines personnalités pendant la campagne présidentielle je pensais examen notamment qui disait que le Conseil constitutionnel faisait de la politique a décidé de l'avenir politique du pays voilà d'où cette expression assez connue de gouvernement des juges et bien là en l'occurrence les juges ne se sont pas pris pour le gouvernement ou en tout cas ils ne se sont pas pris pour un super législateur puisqu'ils ont donné un blanc sain à la loi telle qu'elle a été non pas voté puisque vous savez que cette loi n'a pas été votée mais adopté puisque le la motion de censure elle n'a pas eu la majorité nécessaire et avec l'article 49-3 la loi est passée qui est constitutionnelle absolument le Conseil constitutionnel vous le voyez valide l'essentiel de la réforme dont le report de l'âge de départ à 64 ans l'autre information principale vous parlez de la Suisse il y a un instant-guillaume qui est l'un des pays où on utilise le plus la démocratie participative le référendum d'initiative partagée a été rejeté alors on va comprendre peut-être pourquoi au fur et à mesure on va nous l'expliquer est-ce que vous avez déjà des pistes pourquoi ce référendum a été rejeté non je dois vous dire que ça ça me surprend plus parce que il y a un certain nombre de conditions pour que c'est compliqué mais on peut prendre le temps alors il y a un certain nombre de conditions pour que ce référendum d'initiative partagé puisse être mené à son terme je vous coupe un instant parce que je vous montre la première réaction des des insoumis à l'Assemblée nationale n'a-t-il panneau la parole après l'annonce du Conseil constitutionnel de valider cette réforme évidemment renforcer alors ceci étant dit que la loi soit jugée constitutionnelle ne fait pas que notre opposition c'est de lui contre cette réforme des retraites à 64 ans et je veux que partout soit entendu ce message si la loi est jugée constitutionnelle cela ne change rien sur le fait que nous pensons toujours et nous continuerons de penser et de redire que cette loi est injuste et inutile et après trois mois de la mobilisation la plus puissante que nous ayons eu depuis 50 ans dans ce pays le blocage du pays reste après cette décision absolument totale et l'impasse démocratique de même vous avez vu aujourd'hui que ça soit par bateau par camion ou autre à chaque fois que le Président de la République séminise sa première ministre ou les parlementaires sortent ils sont interpellés sur cette question et nous le disons cette réforme des retraites va empoisonner durablement le quinquennat d'Emmanuel Macron s'il continue à vouloir persister sur cette question alors bien sûr du côté de la népès nous continuerons à aller soutenir l'ensemble des mobilisations l'ensemble des grèves notamment financièrement et aussi par notre présence évidemment nous nous tiendrons aux côtés de l'intersyndicale pour dire que plus que jamais nous continuons le combat et nous appelons solennellement le président de la République à ne pas promulguer cette loi parce que s'il prend mieux de le cette loi comme le dit l'Inter syndicale elle-même alors le président de la République ne pourra plus gouverner ce pays et nous avons notamment proposé que l'article 10 de la Constitution soit utilisée qui permet avant la promulgation de cette loi de faire repasser par un vote à l'assemblée ce qui nous a été volé en tout cas la mobilisation continue plus que jamais et nous ne laisserons pas cette réforme continuer son chemin et nous demandons toujours aux présidents de la République à la fois de ne pas la promulguer de la retirer ou de retourner devant le peuple parce que je le dis nous sommes dans une impasse dans lequel ils nous ont mis et ce n'est pas cette décision du Conseil constitutionnel qui fera changer d'avis un peuple tout entier bien déterminé à ne pas laisser passer Guillaume on n'est pas vraiment surpris mais la décision du Conseil constitutionnel voilà la nuit passe la nuit passe tout entière on va s'envoyer une Rousseau à gauche Eric coquereliste on continue à se battre il y a pas de perspective de référendum ce qui est le cas à ce stade même s'il y a une autre demande qui a été faite pour de référendum initiative partagée donc il y aura peut-être une forme de de deuxième chance une chance tiracle une chance au grattage pour pour ce projet là mais sinon ils sont je crois dans une impasse parce que ils ont épuisé à la fois tous les recours juridiques et tous les recours sociaux tous les recours de de de mouvement de bras de fer dans la rue il y a eu très peu de monde il y a eu très peu de monde hier globalement le pays fonctionne correctement il y a pas de de de vrai blocages des transports ou ou de l'approvisionnement en énergie donc oui il parle il parle mais que voulez-vous qu'il fasse ils ont probablement un sentiment d'un grand gâchis parce qu'effectivement il y avait une majorité de la population qui est opposée à cette loi mais elle est passée cette peut-être une bizarrée de de pour des démocrates qui voudraient que tout se passe avec l'accord immédiat de l'opinion publique et ben non ce n'est pas le cas mais je crois qu'Emmanuel Macron l'assume vous vous souvenez quand il a fait cette émission de télévision à la mi-journée il a dit j'aurais préféré ne pas faire cette loi mais je pense qu'elle est indispensable au moins il était allé au bout de sa logique et de toute évidence le Conseil constitutionnel c'est rallié aussi à ses arguments c'est-à-dire que il a pris en compte la nécessité de devoir assurer à terme l'équilibre des régimes sociaux et notamment en l'espèce de des régimes de retraite à de gauche radical à droite radicale aussi s'est exprimée Marine Le Pen si la décision du Conseil constitutionnel clos la séquence institutionnelle le sort politique de la réforme des retraites n'est pas scellée voilà ce qu'elle dit elle aussi elle considère qu'il y a peut-être une chance que cette réforme ne soit pas promulgaire appliquée non je crois pas parce que regarder la suite de son de son tweet elle dit il appartiendra au peuple de préparer l'alternance qui reviendra sur cette réforme jusqu'au bout je pense que Marine Le Pen a raison c'est à dire que ce n'est pas à la rue ce n'est pas aux manifestants surtout quand ils sont violents même si ça n'est qu'une minorité de s'opposer à à une un projet de loi qui a suivi la voix démocratique il me semble que là Marine Le Pen marque des points parce que elle a toujours dit qu'elle était opposée à ce projet mais néanmoins elle elle respecte de façon me semble-t-il normal le ce qui est le processus juridique donc elle dit bah en gros rendez-vous aux prochaines élections 57 les syndicats vont plier comme d'habitude et ça c'est l'une des grandes questions désormais également dans le monde dans la rue les syndicats ont réussi à mobiliser on en a beaucoup parlé ensemble Guillaume c'est vrai il y a eu du monde dans la rue plus d'un million de personnes reprises ça pour rien oui parce que encore une fois le le la démocratie sociale elle existe dans la vie des entreprises elle existe pour régler je dirais au niveau local la vie publique mais pour autant ce n'est pas au syndicat ni aux instituts de sondage de faire la loi à la place des parlementaires qu'on l'apprécie ou non Emmanuel Macron a été élu il y a moins d'un an il a été élu avec un programme dans ce programme il y avait le report de l'âge de la retraite les Français on choisit de le remettre à l'Élysée pour 5 ans certes il lui ont pas donné une majorité absolue mais ils n'ont pas donné non plus de majorité alternative à l'Assemblée nationale et donc il y a une forme de cohérence dans tout ça donc je crois que Marine Le Pen a raison quand elle dit ben on se donne rendez-vous dans les urnes parce que c'est comme ça que ça doit être et encore une fois ce n'est pas bon dans une démocratie que ce soit la rue qui commande si vous nous rejoignez cette annonce il y a un petit quart d'heure un peu plus parce que c'est tombé juste avant 18h dans les rédactions françaises le Conseil constitutionnel valide l'essentiel de la réforme dont le report de l'âge de départ à 64 ans l'autre grande décision et on était en train d'en parler avant d'écouter les Mathilde panot là chef de fil des insoumis à l'Assemblée nationale décision aussi de ne pas valider ce RIP et on était on allait commencer à expliquer comment ça fonctionnait voilà et et comme on donne les informations en direct au fur et à mesure qu'elles arrivent il semblerait que le Président de la République et l'intention de promulguer rapidement la loi certaines sources par la même prop ce week-end ah oui donc ça veut dire que j'ai vu passer dans l'après-midi qu'il avait proposé au syndicat de les rencontrer mardi Emmanuel Macron les recevra mardi mais pour autant c'était un petit peu ce qu'on ce qu'on laissait entendre tout à l'heure avec Timothée délai ce sera pour leur dire bon ben voilà maintenant on passe à la séquence suivante mais ne comptez pas sur moi pour revenir sur sur ce projet alors ce référendum initiative partagé vous savez c'est une procédure qui permet de de saisir les Français sur un sur un un projet de loi alors c'est assez encadré mais les premières étapes avaient été franchi coup de cela première étape c'est à dire que 184 parlementaires avaient signé cette cette demande ensuite il faut 5 % de l'ensemble des parlementaires exactement largement assez ensuite il faut 10 % du corps électoral c'est-à-dire que il y a une sorte de pétition qui est mise en ligne et vous venez de sauter une étape Guillaume voilà avant il faut passer par le Français ça veut dire 4,6 millions de personnes mais pour qu'on en arrive à cette étape là il faut que le Conseil conditionnel est validé le projet de de référendum or la Constitution prévoit que ces référendums peuvent avoir lieu pas sur n'importe quel sujet mais sur les domaines de l'organisation des pouvoirs publics des réformes relatives à la politique économique sociale ou environnementale et au service public qui concourent et c'est le deuxième point ça semble que c'est pour ça c'est ce que je vous disais au début moi j'ai fait un peu de doigt constitutionnel même si il y a très longtemps et donc je ne pourriez pas j'aimerais bien mais en général c'est le dernier job avant la retraite donc laissez-moi encore quelques mois mais je effectivement il me semblait que à l'évidence une réforme des retraites ça faisait partie des réformes relatives à la politique sociale parce que sinon je vois pas ce que c'est que ce que cette politique là alors il va falloir regarder pourquoi est-ce que le Conseil constitutionnel a décidé de refuser ce projet est-ce que c'est parce que le le projet doit le texte était très simple c'était il est interdit de reporter au-delà de 62 ans c'est peut-être dans la formulation vous savez que le Conseil constitutionnel motive ces décisions donc en fait on va le savoir mais on n'a pas encore eu le texte exact et il y avait d'ailleurs eu une inquiétude du côté des porteurs de ce projet de référendum puisqu'en fait ils avaient fait une deuxième demande au Conseil constitutionnel n'avait pas écouté c'est possible et je crois que bien déposer et je crois que le Conseil se prononcera à nouveau si ma mémoire est bonne ça doit être fait avant le début du mois prochain avant le 2 ou 3 mai sur sur une seconde demande de référendum d'initiative partagée puisque la première était peut-être mal formulée c'est possible mais encore une fois comme j'ai pas lu les considérant je peux pas m'avancer là-dessus bon nous verrons ce qu'il en est donc le Conseil constitutionnel rejette pour l'instant référendum mais alors même s'il l'avait validé on en était encore loin et c'est là que je commence à me perdre Guillaume alors c'est parce que c'est compliqué l'idée c'est que le peuple puisse se faire entendre voilà sur un sur un un projet de réforme mais il ne se fait entendre que si le Parlement ne veut pas se saisir d'un sujet et donc c'est un peu compliqué mais bon alors oui mais si vous voulez le ça n'est pas la loi telle qu'elle a été adoptée qui ferait l'objet de ce référendum c'est un nouveau texte et donc c'est peut-être là-dessus d'ailleurs que le Conseil constitutionnel c'est c'est à valider sa décision l'idée c'est il est interdit de reporter l'âge de la retraite après 62 ans ça ça c'est le c'était le texte qui aurait pu faire l'objet d'un référendum et la Constitution dit que ce texte si il a il est signé par suffisamment de parlementaire si il est signé par suffisamment de français s'il est accepté par le Conseil constitutionnel et soumis à référendum sauf si l'Assemblée nationale et le Sénat ont d'abord examiné le texte pas forcément voté mais examiner donc même si le Conseil constitutionnel avait dit ok j'accepte que le projet de référendum initiative partagé Aya à son terme et bien le référendum n'aurait effectivement eu lieu que si l'Assemblée ou le Sénat refusait d'examiner le texte or comme vous le savez excusez-moi c'est que ce référendum est impossible alors en l'occurrence en l'occurrence déjà à l'époque depuis 2008 absolument c'était sous Nicolas Sarkozy c'est très fort on disait à l'époque 5 millions de personnes 10% c'est quasiment inatteignable on est à peu près sûr de jamais avoir un référendum en l'occurrence un sondage on a publié ce matin dans Le Figaro dit que 74% des Français seraient prêt à le voter donc là ils sont accessibles alors si on sort malgré ça le référendum est encore pas possible derrière non parce que parce que effectivement comme vous avez à l'Assemblée et au Sénat les gens qui qui sont les maîtres de l'ordre du jour qui sont favorables à la réforme à l'Assemblée c'est la présidente de l'Assemblée nationale qui est qui macroniste et qui a quand même une majorité relative au Sénat c'est la droite mais la droite du Sénat on le sait a voté sans difficulté cette réforme plus facilement d'ailleurs que la droite de l'Assemblée nationale mais vous avez raison même si le Conseil avait dit oui à ce projet de de référendum il ne serait probablement pas allé à son terme et je vais vous dire cette réforme elle a été voulue pour ça moi j'en ai parlé avec à l'époque c'était il y a très longtemps avec les conseillers d'État qui avait été chargés de mettre en forme tout ça notre là je vais faire un peu de populisme mais franchement c'est ce que je pense les gens qui nous gouvernent se méfient du peuple et donc si vous voulez le il considère ils se sont les élus les les gens qui sont à la tête des administrations voire même à mon avis les membres du Conseil constitutionnel exactement on pourrait les appeler les élites vous avez bien trouvé le mot qui résume tout ça ils se disent moi on demande au peuple et mieux en sport du coup c'était ceinture et bretelles le truc était tellement verrouillé qui pouvait difficilement arriver à son terme je pense que la gauche qui a porté ce ce ce projet de réforme des deux de ce projet de référendum pardon le savait mais que ils se sont dit on va quand même tenter notre chance et puis surtout on va essayer de remobiliser l'opinion là-dessus il est 18h23 si vous nous rejoignez nous sommes en direct pour commenter analyser cette décision du Conseil constitutionnel de valider donc cette réforme l'essentiel de la réforme quelques points ont été retouchés vous pouvez trouver tout ça sur le Figaro point fr tiens question Guillaume peut-être vous n'avez pas la réponse mais quelle est la relation entre Emmanuel Macron président de la République et Laurent Fabius le président du Conseil constitutionnel effectivement j'ai pas la réponse à cette question parce que là honnêtement alors un cadeau mais en tout cas Emmanuel Macron sort gagnant de cette affaire oui clairement bien sûr qu'il faut le Conseil constitutionnel à faire cadeau Emmanuel Macron en tout cas il n'a pas osé se dresser contre le le président de la République quand je vous dis que je pouvais pas répondre à votre question c'est que je sais pas quels sont les liens personnels entre les deux hommes ce qu'on peut dire c'est que il partage globalement la même sensibilité et on pourrait dire la même chose d'Alain Juppé membre éminent du Conseil constitutionnel ou de Jacqueline Gouraud ancienne ancienne ministre par c'est vrai mais même mais même au-delà de ça si vous voulez ils sont dans cette logique on va dire libéral raisonnable en économie consistant à dire bon faut quand même pas aller trop loin dans les déficit il faut quand même être à peu près raisonnable et c'est cette sensibilité j'irai même jusqu'à dire cette subjectivité qui leur a probablement fait valider la valider la réforme ces images devant le conseil est-ce que c'est choquant pour le moins gênant de voir ça alors oui c'est choquant mais pas comme tout le monde le voit étonnant là là encore c'est une question de d'appréciation on peut réagir de façon très différente face à la même image il y a cette image de de rideau métallique déployés par les CRS il y avait aussi cette image qui a beaucoup tourné où on voyait des dizaines de membres des forces de l'ordre avec leur casque bleu et qui n'étaient pas des casques de pacificateur devant le conseil et un certain nombre de gens de gauche postaient cette photo sur les réseaux sociaux en disant regardez c'est scandaleux ils se ils se défendent contre le peuple non il se défendent contre des gens qui qui essaient de faire pression sur eux et donc sur la constitution d'une certaine manière mais absolument absolument c'est de la raison pour laquelle je pense que les les responsables politiques même ceux qui sont un peu trop radicaux comme ceux de la France insoumise n'organiseront pas d'avoir une auront pas le droit mais même ne peuvent pas essayer de former de mouvement de colère populaire contre le Conseil constitutionnel parce que parce que ce serait dangereux il y a des institutions avec toutes les réserves que j'ai que j'éprouve vis-à-vis du conseil je pense que on doit pas faire pression sur lui Antonio tigreiro nous dit le premier mai va être très violent et oui maintenant non qu'est-ce que ça change que peut-il se passer est-ce que grand mouvement était un grand mouvement parce que il y a eu du monde dans la rue ou est-ce qu'il va continuer et si si je pouvais lire dans le futur je serais riche mais je pense que il va s'essouffler d'abord parce que si nos informations sont exactes la loi réformant les retraites va être promulgué très rapidement et que donc l'opinion aura conscience que finalement cette mobilisation n'a servi à rien alors certes elle va créer une colère je ne pense pas alors là je prends mon risque je ne pense pas qu'on aille vers des mois et des mois de troubles sociaux graves je pense que les Français sont ça je pense depuis le début les Français sont opposés à cette réforme mais ils sont résignés parce qu'au fond de même ils savent bien que quand tu as envie de plus en plus longtemps et qui a de moins de gens moins de gens qui travaillent pour payer les les pensions il faut bien travailler plus longtemps et que donc aujourd'hui en plus la préoccupation essentielle c'est le pouvoir d'achat et ça les gens savent bien que c'est pas de la faute d'Emmanuel Macron aussi le prix des matières premières augmente et c'est pour ça que je pense pas qu'il va y avoir une forme de convergence des luttes avec une pression presque quotidienne de la rue contre le président de la République c'est Marie c'est manifestants donc il y avait prévu de se rassembler on avait des informations de plus de 130 rassemblements dans dans les rues de Paris une annonce peut-être qu'on attend c'est celle de Laurent Berger lui il peut faire la décision dans un sens ou dans un autre alors il disait lorsque la voix la loi sera votée manifestera pas pendant les mois plus or il s'était laissé une porte de sortie avec le 49-3 si le texte est adopté par 49-3 là on continuera de manifester que va-t-il décider maintenant moi je pense que la sagesse j'essaie de me mettre à sa place c'est c'est de ne pas appeler à une un enlisement du mouvement on l'a bien vu avec les faibles chiffres de participation manifestation d'hier les gens commencent à se lasser et donc chaque nouvelle journée avec moins de monde avec moins de blocages avec moins de train arrêté avec moins de métro en grève et la preuve que les syndicats n'arrivent pas à changer le cours des choses et donc ne serait-ce que pour préserver leur propre crédibilité je ne vois pas comment il le ferait continuer éternellement indéfiniment ce conflit merci beaucoup Guillaume merci d'être venu sur splato pour nous expliquer analyser cette décision du Conseil constitutionnel alors je rappelle que la retraite à 64 ans est validée ça pas de problème que le référendum d'initiative partagé et rejeté et que dans les points quelques petits points qui ont été retouchés et censurés par le Conseil l'index senior et rejeté ce qui est étonnant c'est que les télés c'était les points qui étaient les plus sociaux entre guillemets c'est à dire les plus favorables aux salariés qui ont été rejetés parce que le Conseil a dû considérer qu'il n'avait pas leur place dans ce projet de loi qu'ils étaient en quelque sorte hors sujet on attend ce week-end avec impatience vous me dites que cette loi pourrait être promulguée dès ce weekend signature d'Emmanuel Macron est-ce qu'il se mettra en scène parce qu'il l'avait fait au début de son quinquennat vous savez en venant signer non peut-être pas certain on sait que le Président de la République a parfois le goût de la provocation mais je pense néanmoins que il va être un peu raisonnable cette fois on retourne un instant en écoute les leaders de la gauche à l'Assemblée nationale Eric Coquerel le président de la commission des finances qui s'exprime merci beaucoup Guillaume qui a été prise et d'ailleurs il y a pas mal de constitutionnalisme qui sont cette année sur la suite il y a quand même la trame j'imagine dans des soufflements comment faire pour congeler sur votre disposition de loi en fait c'est une proposition très simple puisque elle revient juste à abroger le passage sous un 75 ans et donc cette proposition de loi elle peut être à tout moment débattu dès lors qu'il y a une niche parlementaire qui vous permet sur la mobilisation je suis pas seul à pouvoir vous répondre ça ne dépend pas d'ailleurs que de nous ça dépend d'abord des femmes et des hommes qui depuis de longs mois on sacrifié une part de leur salaire et ce sont venus manifester des jours où ils auraient dû travailler et donc c'est évident que quand vous êtes un moment où l'inflation galope parce qu'on parle souvent des retraites aussi assez largement par les fonds d'achat c'est assez logique que des gens qui ont le droit d'achat qui est faible et c'est d'abord ces métiers là qui sont visés par la réforme et bien à un moment finissent par trouver l'addition un peu lourde et quand ils ont en face d'eux un président de la République qui continue à croire qu'il est Jupiter et c'est forcément parfois un peu décourageant l'objectif pour suivre Emmanuel Macron qui depuis le démarrage joue le pourrissement du mouvement il joue la lassitude la résignation et c'est la raison pour je vous ai dit tout à l'heure que vous êtes déçus mais nous n'étions pas dépité et que nous étions dans la déception certainement pas dans la reddition donc nous allons utiliser Faure le patron le secretaire national du Parti socialiste qui s'exprime mais qui ne veut pas se résigner Philippe l'abri bonjour bonjour vous êtes historien du droit avocat spécialisé des institutions on va parler de cette décision du Conseil constitutionnel je vous montre quelques tweets avant cela se délisabeth borne la première ministre elle nous dit le Conseil constitutionnel a jugé tant sur le fond que sur la procédure la réforme conforme à notre Constitution le texte arrive à la fin de son processus démocratique ce soir il n'y a ni vainqueur ni vaincu voilà ce qu'elle nous dit elle continue en améliorant le dispositif carrière longue et la prise en compte de l'usure professionnelle qui a travailleurs sur dire c'est partiront avant l'âge légal elle continue à essayer d'expliquer tant bien que mal sa réforme des retraites Philippe favori est-ce que le Conseil constitutionnel a fait de la politique ce soir ça paraît difficile à dire j'ai pas encore eu l'occasion de lire le la motivation et dans les dans ce cas dans ce type de décision il faut toujours aller lire la motivation je pense pas que le Conseil de la politique je pense que le principal problème c'est surtout le rôle politique qu'on en vient à donner au Conseil constitutionnel c'est je pense que c'est quelque chose d'assez unique en Europe en tout cas l'habitude qu'on a de d'en venir à attendre du Conseil constitutionnel qu'il tranche des débats qu'on a escamoter devant le Parlement ou qui ont été pris trop rapidement et je pense que c'est quelque chose qui est devenu assez profond dans le pays parce que on l'a dit le [Musique] la mobilisation lors des manifestations assemblées bccent je suis pas sûr que ce soit tellement le fait d'une véritable démobilisation je pense que les gens étaient un petit peu dans l'attente parce qu'on le souligne à chaque fois les gens attendaient cette décision et ce qu'ils en attendaient trop est-ce qu'on en a trop fait même peut-être nous les médias on se disant que le Conseil constitutionnel à l'étranger alors que non il ne théoriquement pas faire de la politique et faire uniquement du droit bon oui je pense qu'on a on s'est raconté beaucoup d'histoires il y avait de l'envie mais il y avait le besoin aussi médiatique on augmente donc on envisage toutes les hypothèses on finit par avoir l'impression que toutes les hypothèses sont également plausibles ce qui était je pense pas le cas le premier réflexe qu'on a eu ce que tout le monde a eu quand on a appris qu'il y avait ces représentants constitutionnelles ça a été de se dire il y a peu de chance que ça passe et c'est vrai que les jours passants on a fini par se convaincre que peut-être ça serait en moyenne de débloquer la situation etc mais effectivement c'est pas le rôle du Conseil constitutionnel le Conseil constitutionnel on peut critiquer ces saisons je pense que sans doute on le fera mais attendre que du Conseil constitutionnel que par sa décision éventuellement peut-être ils viennent mettre de l'huile dans les rouages c'est pas son rôle et c'est déjà en soi le signe d'un dysfonctionnement de notre démocratie est-ce que c'est c'est rare en France que le droit d'une certaine manière et entre les mains l'avenir du pays premier réflexe le premier idée qui est venu c'est ce qu'on voit aux États-Unis avec cette Cour suprême France ça n'existe pas théoriquement ça existe pas théoriquement le développement des cours constitutionnel est quelque chose qui s'est beaucoup développé qui qui ne faisait pas partie historiquement de la tradition juridique européenne puisque on avait tendance à considérer c'est pas qu'en France mais partout en Europe que c'est il y avait pas à une cour il revenait pas à une cour quelle qu'elle soit devenir juger le travail parlementaire puisque la représentation nationale n'avait pas être jugée par quelques cours que ce soit et même avec des mécanismes désignation qui seraient constitutionnellement prévu et le plus démocratique possible ça ça crée un problème bon c'est une chose sur laquelle la est revenu il y a des tas de pays qui ont adopté des instances de ce genre là mais effectivement le rôle c'est toujours un rôle de validation de vérification de conformité et a aucun moment d'opportunités politiques ce n'est pas le rôle et on ne peut pas en attendre ça le problème c'est que souvent on a tendance à essayer d'en attendant ça parce que quand on est en désespoir de cause d'attendre qu'une réforme soit retirer ça devient le dernier espoir et tout le monde sait que le dernier espoir ont tendance à trop l'investir par rapport à ce qu'il vaut ces images devant la mairie de Paris devant l'hôtel de ville sur sur la place devant les anneaux olympiques prévus pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 le Conseil constitutionnel à adopter d'une certaine manière la réforme des retraites avec quelques retouches quelques censures sur certains cavaliers sociaux c'est comme ça qu'on dit c'était attendu ces retouches vous si vous aviez dû faire un pari avant c'était là-dessus quelques retouches à la marge mais dans l'ensemble parce que c'est ce qu'on a mais encore une fois toujours quand on sait qu'un juge va juger essentiellement la technicité et du rapport avec le droit lui mais pas l'opportunité politique on sait que forcément le le résultat il est il est limité par le droit lui-même et par ce qu'on peut en attendre il y avait des espoirs que la totalité de l'édifice saute mais ça me paraissait ça me paraissait excessif au regard de la méthode particulièrement employée pour le faire passer rapidement le problème c'est que pour ça effectivement il aurait fallu que le Conseil console est un rôle un petit peu plus politique pas forcément sur l'opportunité de la réforme elle-même mais sur la façon dont les institutions elles-mêmes doivent être utilisées et on sait que sur le simplement est-ce que le Conseil constitutionnel peut se permettre de dicter au président de la République au gouvernement quel type de méthode ils peuvent utiliser quels sont se demander par exemple l'opposition se demander espérer que le Conseil constitue institutionnel disent non vous ne pouvez pas faire passer cette réforme via un via le budget voilà sur le Conseil constitutionnel depuis le début de son existence on sait qu'il a une timidité faut pas oublier que l'activité du Conseil constitutionnel elle est née la première grande question qui lui a été posée c'était une question alors qui pour le coup était du droit évidente qui était de savoir si le référendum voulu par De Gaulle en 1962 pour instaurer l'élection du Président de la République au suffrage universel était constitutionnel ça ne l'était pas puisque clairement il utilisait le mauvais article c'était clair pour tous les parlementaires à cette époque là et pourtant le Conseil constitutionnel avait refusé de censurer parce que comme ça censure était venue après qu'il y a eu un référendum et que le référendum largement populaire avait donné raison le Conseil constitutionnel ne s'était pas senti de s'opposer à la volonté populaire et à partir de là ça un petit peu limité forcément la capacité du Conseil constitutionnel à venir prétendre dire ce qui est pas forcément une mauvaise chose c'est encore une fois à partir du moment où vous avez une Assemblée nationale a eu lieu suffrage universelle un président universel ça serait quand même mal vu ou mal venu que ce soit un conseil constitutionnel qui est gommer même si c'est avec des des mécanismes plus équilibrés possible si on pourrait faire mieux qui viendrait expliquer ce qu'on a le droit de faire ou pas donc tout le c'est un problème assez assez délicat à gérer surtout que les personnalités aux conseils constitutionnel bon là on a un président qui est Laurent Fabius dont on va dire la le l'étoile politique commence à dater un petit peu il y a pas de très grande figure d'autorité au Conseil constitutionnel il y a plus de 40 ans lesquels voilà devant lesquels tout le monde s'incline c'est il y a pas donc pour avoir l'autorité suffisante il faut quand même un petit peu plus que ça oui d'ailleurs les deux anciens présidents qui pourraient siégé ni siègent plus voilà Conseil constitutionnel François Hollande et Nicolas Sarkozy je montre votre livre le président absolu Philippe Fabry vous vous la critiquez cette cinquième république pourquoi est-ce que vous dites par exemple absolu que le pouvoir présidentiel est omnipotent preuve encore ce soir selon vous oui d'une certaine manière oui parce que le problème de la procédure qui a été employée pour faire passer ce texte ça montre la dérive de la Cinquième République depuis un moment le problème en France c'est que il y a pas de véritable distinction entre le chef de l'État et le chef du gouvernement normalement dans tous les pays voisins le chef du gouvernement est véritablement responsable devant le Parlement c'est-à-dire que s'il fait une quelque chose qui ne plaît pas au Parlement il tombe sur motion de censure dans la Cinquième République ce n'est qu'une possibilité théorique puisqu'il y a aucune motion de censure n'a été votée depuis 1962 et c'était à l'occasion de l'événement que je disais qu'il y avait été surmonté de toute façon par un vote référendaire le problème c'est que aujourd'hui avec la dérive du pouvoir telle qu'elle est avec l'apparition en plus de ses premiers ministres on peut fantoche de ces premiers ministres complètement à la main du président de la République oui c'est vrai qu'il y a une époque on avait des premiers ministres presque nommés par par défaut parce qu'ils étaient ultra puissants je prends l'exemple de Roca qui est mais nommé par Mitterrand parce que il a pas vraiment le choix alors et puis c'est l'excellent c'est l'excellent exemple Michel Rocard parce que justement on en parler beaucoup non mais on en a parlé beaucoup justement à cause de son recul régulier au 49.3 il en avait passé 28 ce qui était très important et donc on dit aujourd'hui il y a pas de raison qu'on a un problème sur un grand F3 vu que Michel Rocard l'avait fait beaucoup la différence c'est que quand Michel Rocard engageait sa responsabilité devant le Parlement c'était Michel Rocard qui engagé sa responsabilité dans le Parlement c'était une figure politique qui avait une crédibilité qui était même le rival politique de François Mitterrand aujourd'hui quand Elisabeth borne va 11 fois en gardant 49-3 devant le Parlement tout le monde sait très bien que c'est le président de la République qui lui a dit vous allez devant le Parlement et vous engagez votre responsabilité alors que lui-même est totalement irresponsable au plan politique puisque il sait qu'il est là jusqu'à la fin de son mandat et ça ça crée un système dans lequel et c'est ça qu'il faut souligner ça crée un système dans lequel deux facto le président de la République qui est le chef de l'exécutif a aussi le pouvoir législatif dès lors qu'il n'a pas de majorité contre lui il est même plus question d'avoir une majorité pour lui pour voter il lui suffit de ne pas avoir de majorité contre lui capable de s'entendre sur émotion de censure pour faire penser par 49-3 tous les textes qui veut ça revient à une espèce de super gouvernement par décret et démocratiquement c'est quelque chose de très très malsain à longueur de sondage on se rend compte que les Français sont extrêmement attachés au vote et au suffrage universel pour l'élection du Président de la République est-ce que cette ce besoin de voter pour le président pourrait se déliter avec ce qu'on voit ces derniers temps alors ce délité je suis pas sûr parce qu'en fait s'il y a une telle participation en général à l'élection présidentielle c'est justement parce que cette élection est tellement engageante et qu'on s'est tellement que tout dépend d'elle que on est un peu prisonnier de cette élections le problème c'est pas par passion c'est parce qu'on se dit c'est celle-là qui compte et les autres le problème à grand chose ce serait surtout de limiter les pouvoirs du Président de la République constitutionnellement le mettre une espèce de cage constitutionnel pour l'empêcher le privé de tout un tas de pouvoir notamment lui enlever le droit de dissolution pour qu'il y ait plus espèce de pistolet braquer sur la tempe du parlant parce qu'on sait très bien que il y a probablement des députés qui manquaient un petit peu qui n'ont pas monter la motion de censure parce que derrière il y avait la menace de dissolution donc avec ce genre de de modification et une autre qui serait selon moi extrêmement importante et qui serait d'interdire au président de la République de présider le conseil des ministres ce que les chefs d'État ne font pas dans les pays voisins et qu'il fait en France et ça ça crée une distorsion totale puisque vous avez au moment du Conseil des ministres vous avez une personne qui est dans la salle qui préside et qui est celle qui est Wante du suffrage universel direct et forcément qui qui écrase la totalité là vous voulez complètement le rapport de force c'est à dire que le premier ministre français devient le personnage le plus important de la République le plus important sixième république de l'exécutif moi je pense que s'il s'agirait simplement de revenir à ce qui s'est fait pendant 100 ans à l'époque où on était en accord avec les standards démocratiques occidentaux c'est à dire ce qu'on retrouve chez tous les pays voisins et que nous avons déjà connu sous la troisième et la Quatrième République alors moi je suis à l'école on me dit que la Quatrième République ont changé de gouvernement tous les trois jours et que la réforme des retraites dont le report de l'âge à 64 ans le point névralgique de de cette réforme et là rejeter un autre point le référendum alors ça c'était très attendu le rip référendum d'initiative partagée pourquoi alors pourquoi c'est une baisse une bonne question encore une fois j'ai pas vu la la la la la la la vous savez que j'ai le dossier sous la main il est très long le problème le truc si je me penche dessus j'ai déjà été bloqué les embouteillages pour venir donc pour en lire la motivation mais ma limite ça encore une fois je je regarderai quel est l'argumentation le la motivation derrière en le sens c'est que encore une fois c'est quelque chose qui sortirait un petit peu des clous habituels encore une fois je pense que ça vient du fait que le Conseil consuel qui caractérise c'est qu'il est très prudent regardez l'institution il veut pas bouleverser il veut pas prendre si vous voulez la responsabilité d'un changement des équilibre au sens institutions je pense que c'est ça qui est assez clairement le Conseil consuel s'interprète comme le garant de la stabilité des institutions telles qu'elles sont et c'était quelque chose finalement d'asser inédit et qui pouvait effectivement hypothéquer un certain nombre de nouvelles décisions ou procéder d'adoption législative future donc je pense qu'il y a une prudence sur ce point-là je pense qui était sur splato juste avant déjà je vais être populiste les élites les dirigeants politiques français ne veulent surtout pas ça alors probablement qu'elles veulent surtout pas ça alors un peu perdu peuple faut pas oublier que c'était aussi la le tout ce qui coince par riz ça renvoie aussi au référendum d'initiative citoyenne même si c'est pas la même chose c'était la revendications ça paraît comme quelque chose de très populiste le fait est que effectivement ça pourrait bouleverser l'institution mais ce qui est gênant c'est que ça envoie surtout un message c'est peut-être encore plus gênant que l'adoption de la réforme des retraites parce que depuis la crise du 49.3 la crise a dépassé les retraites c'est devenu aussi une crise démocratique il y a beaucoup de gens qui se mettent à questionner justement les spécificités de la Cinquième République et le fait de rajouter ça en disant non mais il y aura pas de référendum non plus je pense que ça va aussi accentuer dans la durée la contestation et parce que ce problème désormais il est sur la table et je suis pas sûr qu'on pourra le faire disparaître juste en jouant le on passe à autre chose d'autant que ce qu'on disait aussi se réfère un homme la possibilité que les Français viennent à voter extrêmement réduite c'est quasiment impossible le rip il y a un nombre d'étapes à valider qui est quasiment pas ce sont des choses qui ont été pensées avec tellement de garde-fous que on peut s'attendre ce que ça n'arrive jamais mais ça ça servit comme ça à donner l'impression que on faisait quelque chose pour essayer de traiter la crise démocratique qui encore une fois date pas d'aujourd'hui mais à chaque fois elle atteint un palier un petit peu supérieur dans l'agacement cette image devant l'Hôtel de Ville de Paris sur la place de la Mairie de Paris avec ce rassemblement prévu depuis c'est pour ça que les caméras étaient déjà prêtes et avant même la décision du Conseil constitutionnel au nombre de manifestants c'était déjà rassemblé est-ce qu'on a une culture de la démocratie participative en France vraiment non on en a pas vraiment on n'a pas tellement eu l'occasion de s'exercer alors je crois que la culture démocratique ça se fabrique mais ça se perd aussi et ça fait partie des choses que je sais expliquer sur la 5e République c'est que lorsqu'on a mis en place ces institutions cette Constitution dans les années 60 on avait une tradition démocratique notamment parlementaire qui était extrêmement installée justement parce qu'on sortait de 100 ans de pratique démocratique et parlementaires sous la Troisième sous la Quatrième et cette culture parlementaire elle s'est progressivement étiolée effacé en raison de la pratique du pouvoir et de cette cinquième république qui de plus en plus attendu à ce qui consiste en degré zéro de la politique en fait qui est de désigner un chef tous les tous les d'abord 7 ans ensuite tous les tous les 5 ans ce qui était la suite de la qui était la pente logique le quinquennat c'est pas quelque chose qui est venu changer la nature d'institution c'était dans la poursuite d'ailleurs si tout le monde l'a voté de manière massive plus de 70% pour le l'adoption de du quinquennat il y avait c'est parce que tout simplement le s'apparaissait évident à tout le monde on débloquer la situation en fait ça n'a fait que qu'empirer mais tout ceci crée au contraire une culture du marche de la marche en avant la marche forcée de la décision à tout prix au-delà du compromis c'est-à-dire il vaut mieux prendre une décision vite plutôt que de prendre le temps de chercher le compromis et ça ça crée plutôt une culture contraire à celle de la démocratie participative qui demande quand même un minimum de débats puisque le but c'est de mettre des questions et de donner aux gens l'occasion de réfléchir il s'agit pas juste de voter et de faire régulièrement des votes sur ceci cela l'idée c'est de politiser un petit peu la population et ça c'est une culture qui s'est plutôt effacée qu'autre chose d'autres images ce qui nous arrivent celles-ci de depuis Rennes voilà où les Bretons se réunissent également plusieurs bretons en tout cas se réunissent pour manifester et contre cette décision du Conseil constitutionnel tiens une précision également parce que l'un des cavaliers sociaux rejetés par le Conseil constitutionnel concerne les seniors avec le rejet de l'index seniors une déclaration de l'idée du socle nous devons avec les partenaires sociaux du parlementaires trouver les voies et moyens pour soutenir et améliorer le taux d'emploi des salariés âgés de plus de 50 ans oui cette question va donc revenir sur sur la table on a vu des images devant le Conseil constitutionnel hier avec ces très nombreux CRS et gendarmes qui bloquaient l'accès on a vu aujourd'hui je voulais montrer des images avec des grilles est-ce que cette image est gênante c'est choquante très particulier alors c'est pas tellement choquant que on prévoit un dispositif policier pour éviter que il y ait des formes de pression qui soit mis sur le Conseil constitutionnel ce qui est assez impressionnant par contre c'est le fait qu'on est dû en venir là et qui montre à quel point le Conseil constitution effectivement ce qu'on disait au début était devenu une espèce de recours comme ça ce qui n'est pas censé être une espèce de de oui de dernier recours pour une population qui ne sait plus démocratiquement comment faire puisque elle a envoyé un parlement désuni ce qui était un signal assez clair de volonté de remettre au les choses en débat puisque ces images en direct les gens étaient satisfaits de cette composition un peu éclatée et la première réaction du président de la République ça a été de nommer un gouvernement qui a donc multiplié les 49-3 au lieu d'aller chercher ou donner au moins l'impression de chercher une majorité sur une informe comme la réforme des retraites ça aurait pu être une réforme on aurait pu décider de ces six mois dessus par exemple si c'était vraiment important au lieu de ça là aussi on a adopté ce 49-3 et cela alors que les sondages alors les sondages ne font pas la démocratie évidemment mais quand vous avez des sondages qui massivement montrent que la population est contre cette cette réforme quand vous savez puisque le président lui-même l'avait dit au lendemain de son élection que il savait bien qu'il n'avait pas été élu de telle manière par adhésion mais qu'ensuite il va expliquer vous l'avez voté sincèrement programme bon c'était pas le premier dans ce cas c'était pas le premier dans le cas certainement mais avec disons que si on accumule tous les tous les éléments ensemble le Parlement éclaté le président comme ça etc ça fait un message clair qui ont une population qui s'est plus trop à quel sens vouée pour faire entendre le message finalement à la fin puisque il y a cette impression que le passage en force continue et je pense qu'il y a une assez mauvaise lecture du pouvoir de la façon dont justement ces choses ont évolué et du genre de signaux qu'effectivement cette situation assez inédite on voit la suite parce que plusieurs appels à manifester ont été prononcés hier on a vu des manifestations on craint des débordements des violences est-ce que le droit parce que c'est parce que fait le Conseil constitutionnel du droit ce que le droit arrête la violence le droit a le droit arrête la violence pas tout seul le problème c'est que pour que le droit arrête la violence il faut qu'il soit associé à une légitimité c'est-à-dire la légalité ne suffit pas le problème c'est qu'on a un gouvernement un président de la République qui depuis plusieurs mois maintenant parlent beaucoup de légalité il parle aussi de légitimité mais son discours sur légitimité ce qui est ce que je voulais dire sur la façon dont il était élu il n'est pas entendu parce que la population ne le croit pas vrai et le fait de simplement le répéter ne suffit pas et c'est justement là où ça devient dangereux c'est quand il y a une légalité qui s'affirme trop sans tenir compte de la légitimité que ça crée débordements parce que ça peut remettre une mise en cause de la légalité elle-même et à ce moment-là créer des instabilités donc le meilleur moyen de protéger les institutions ça aurait été effectivement a priori parce qu'encore une fois je pense pas que le Conseil constitutionnel aurait pris sur lui de censurer ce genre de choses de d'éviter de faire ces espèces de détournement de procédure qui qui ont été en fait un objet de scandale parce que il est tout à fait plausible que cette réforme peut-être un peu atténuée mais que il y avait moyen de faire passer quelque chose sans recourir à autant d'autoritarisme et je pense que c'est ça qui amène et le problème c'est que l'autoritarisme amène à des images d'autoritarisme puisque ça renvoie quand même à ça j'ai la force de voir on voit énormément depuis des semaines des images de grille de policiers et c'est pas des choses qu'on a envie de voir tout le temps dans une démocratie merci beaucoup merci d'être venu sur notre plateau Philippe Fabry historien du droit et de nous avoir éclairé sur cette décision prise tout à l'heure par le Conseil constitutionnel tiens si vous nous rejoignez malheureusement on va se quitter on va vous laisser avec ces images quand même mais je vous récapitule un peu comme je peux avec les dépêches même si on n'a pas lu et je vous le conseille vous pouvez trouver ce long document que je vais donner pour pour lire et les justifications du Conseil constitutionnel donc ce Conseil constitutionnel a validé ce vendredi l'essentiel de la réforme des retraites cette mesure phare de l'âge de légal de départ à 64 ans elle a rejeté quand même quelques mesures du projet dont l'index senior voilà pour la réforme en elle-même et ça j'en dans le même temps rejeté une demande de référendum d'initiative partagée qui a été déposé par la gauche alors il y a une seconde demande qui était déposée un peu plus tard et doit faire l'objet d'une nouvelle décision ce sera le 3 mai un peu de temps avant d'avoir une nouvelle décision sur ce référendum d'initiative partagée et puis dernière information alors le président de la République pourrait promulguer la loi dès ce week-end ce sont les dernières informations mais sachez quand même que l'Inter syndical qui s'est prononcé à demander au président de ne pas le faire et elle a aussi indiqué qu'elle n'accepterait pas de réunion avec l'exécutif c'était une demande d'Emmanuel Macron qui voulait les retrouver les rencontrer mardi à l'Élysée syndical n'acceptera donc pas de réunion avec l'exécutif avant le 1er mai évidemment faites du travail manifestation nous suivrons ça merci de nous avoir suivi on vous laisse avec ces images devant le Conseil constitutionnel et puis avec ces manifestations un peu partout dans le pays excellente soirée sur le Figaro live comment dirais-je un pays tout fait dans la mesure où nous sommes comme dans un temps auteur un kilomètre c'est parti c'était la décision attendue on va dire le scénario probable une balise partielle de la réforme des retraites l'essentiel de la réforme est actée d'accepter et valider par le sécurité le monde d'un référendum d'initiatives partagées a été rejetée donc ça va effectivement plutôt dans le sens de ce que souhaiter Emmanuel Macron qui devrait vous promulguer être avec vous qui devrait être très rapidement au premier la loi probablement d'ici la fin de ce weekend mais rien ne dit mais rien ne dit évidemment que c'est la fin de l'histoire il suffit de voir déjà les premières réactions à la fois politique il n'a pas de réaction syndicale pour l'instant [Musique] [Musique] [Applaudissements]