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interviewLCI (sur YouTube)· 17 décembre 2024 12 min

Face aux experts du mardi 17 décembre 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on attaque notre interview politique face aux experts c'est Nicolas taragon qui est avec nous aujourd'hui bonjour et bienvenue à vous ministre délégué démissionnaire chargé de la sécurité du quotidien monsieur le ministre on vient de l'apprendre à l'instant information TF1 LCI le président de la République qui demande à François baayrou de constituer de proposer un gouvernement dès aujourd'hui on a l'impression que le président veut aller vite plus vite que les fois précédentes sans doute que les circonstance l'exige en même temps on est dans un agenda politique cohérent ça fait maintenant une semaine que que les discussions sont là mais bon évidemment moi je je ne me mêle pas de ces sujets de casting qui concernent le Premier ministre et le président de la République les choses vont avancer mais vous-même vous souhaitez rester au gouvernement vous êtes aujourd'hui ministre démissionnaires comme vous l'avez dit moi j'exerce une compétence notamment sur la sécurité civile ce qui me préoccupe le plus aujourd'hui c'est la situation de Mayotte et nos concitoyens à l'autre bout du monde auquel nous devons porter assistance en ce moment voilà les sujets de casting me concernent pas pour être très clair pardon de entrer un peu dans le détail et s'agissant de de maotte 40 % de la population qui vie n'est pas française et vit en situation irrégulière à un moment ou un autre c'est pas immédiat mais on va songer à reconstruire le pays on le reconstruit comment dans cette logique d'immigration massive et à quelles conditions pour ceux qui rentrent sur le territoire français alors là vous savez qu'il y a trois missions qui sont lancées la première c'est déévaluation d'abord du du sinistre et des victimes elle a été lancée hier la deuxième évaluation c'est les besoins sanitaires et la troisième c'est les besoins en reconstruction ce qui veut dire que on en est pas encore au stade de enfin il va il va d'Avord falloir parer à l'urgence et l'urgence c'est d'apporter secours et assistance à toutes ces victimes dont on est aujourd'hui pas totalement capable d'évaluer le nombre donc avant de réfléchir quand est-ce que nous pourrons le faire quand est-ce que nous pourrons avoir un bilan cette mission elle est lancée je pense qu'on aura un bilan d'ici une dizaine de jours parce que les circonstances sont très particulières vous l'avez dit sur 320000 habitants de Lille il y en a un bon tiers un bon tiers qui ne sont pas déclarés puisqu'ils sont en situation irrégulière donc ça veut dire qu'on on ne maîtrise pas exactement la démographie la démographie locale un moment ou un autre le problème se posera tout le monde sera soigné c'est évident la la la République est bonne mère de ce point de vue et il y a pas de discussion mais d'ors et déjà la question du voisinage avec les Commores se pose non bien sûr les les élus locaux sur place ont dit à plusieurs reprises au ministre de l'Intérieur à quel point il ne souhaitait pas que les bangas se reconstituent cet habitat précaire commencer à construire des bidonville sa sauf que nous sommes face à l'urgence ça veut dire qu'on a des gens qui ont commencé à retourner dans ces dans ces dans ces bidonville pour tenter de réparer ce qui peuvent réparer et se remettre à l'abri et on va pas les empêcher de se mettre à l'abri et al retaillot a parlé d'un territoire dévasté il a dit à plusieurs reprises lors de sa conférence de presse hier il avait l'air lui-même très marqué vous avez échangé vous venez de le dire avec le ministre de l'Intérieur qu'est-ce qui vous a dit bien sûr on a échangé notamment lors de la cellule interministérielle de crise où il nous a fait part d'une situation extrêmement grave où tout est dévasté où les routes sont sont on peut pas les pratiquer puisqu'il y a beaucoup d'arbres qui sont abatttu où l'aéroport a été dégradé on ne peut plus atterir qu'avec des avions militaires les ports ont été préservés semble-t-il ça veut dire qu'on pourra faire le pont maritime et amener à la fois les secours humains mais aussi tout ce dont on a besoin de l'eau de l'alimentation des médicaments des moyens de reconstruction et de protection mais évidemment que c'est une île dévastée qui a découvert le ministre de l'Intérieur qui était forcément sous le choc accompagné de François Noël buffet le ministre des outrmè vous diriez que par rapport à tout ce que l'on entend sur le fait que cette ce appartement français a été plus que d'autres laissé à l'abandon négligé voir carrément méprisé est-ce que vous vous vous soutenez ce genre de discours ou est-ce qu'au contraire il vous paraît très injuste il me paraît injuste parce que 80 % du PIB de l'île de maotte provient d'aide publique c'est quasiment 2 milliards de dotations par an que l'État verse à à l'île de Mayotte tout simplement parce que Mayotte n'a pas de ressources propres et donc c'est logique c'est la solidarité nationale mais en conséquence on peut pas tenir ce genre de discours on peut d'autant moins le tenir queon en fait la dé stration aujourd'hui même avec le nombre de de militaires de la sécurité civile de de gendarmes de policiers nationaux qui sont projetés immédiatement avec les moyens qui sont déployés il y a pas moins de 13 appareils qui sont en rotation en ce moment donc ça veut dire que on est présent partout sur les territoires de la République on on est plus dans la réaction et pas dans dans l'anticipation au mois de mai dernier un rapport d'enquête parlementaire soulignait l'impréparation de Mayotte à ce type de catastrophe avec un système de santé défaillant on a presque l'impression finalement que la France a été négligence le 13 décembre dernier la première alerte a été donnée alerte rouge avec des précautions remplissage des cuves d'eau avec envoie sur place de 110 militaires de la sécurité civile avec la projection de moyens matériels et humains dès lors que l'alerte est montée d'un cran en en violette fr alerte a parfaitement fonctionné à signaler à l'ensemble des habitants mais comme vous l'avez dit il y a une population qui est particulière parce qu'une partie de cette population n'est pas intégrée dans la République on peut le dire une partie de un/ de un/ers de la population est en situation irrégulière donc tout le système de la République française qui détermine l'alerte qui détermine les précautions que nous mettons en œuvre un certain nombre de personnes ils sont restés hermétiques peut-être par crainte d'être interpellé d'être d'être reconduit à la frontière donc on a une situation qui est tout à fait particulière à Mayotte en effet Mayot et française bien sûr et le demeure quoi mais ça m'appartient pas de dire ça mais évidemment mon avis c'est évidemment il y a aucun doute c'est un département français évidemment nos concitoyens de de Mayotte font partie de la République comment vous êtes maire de Valence vous êtes aussi élu vous êtes élu les républicains les discussions ont commencé avec François beayou pour la constitution du nouveau gouvernement et en particulier les équilibres est-ce que vous vous restez au gouvernement s'il y a des élus de gauche à l'intérieur du gouvernement parce que c'est une des questions qui se pose désormais au républicains chacun mesure bien que la situation dans laquelle on se trouve nécessite qu'on qu'on soit dans d'autres sujets que des sujets de casting le sujet c'est construire un budget pour la France pour permettre de de poursuivre ces activités et un budget responsable qui nous sort de ce de cette trajectoire de déficit public qui est devenu insupportable et donc permettre de recruter des effectifs pour la sécurité publique notamment voilà voilà ma préoccupation aujourd'hui ma préoccupation c'est pas un sujet de casting de est-ce que je ferai partie de telle ou telle équipe vous l'avez bien dit je suis très heureux je suis également élu local maire de valent je suis très heureux dans mon mandat d'élu local et j'étais très heureux de contribuer au gouvernement sur des sujets du quotidien la police municipale la sécurité civile qui se pose avec beaucoup de mais vous l'avez dit il y a une crise politique inouie la période est très grave on vient de parler de ce qui se passe à Mayotte mais il y a aussi la question de du gouvernement d'intérêt d'intérêt national d'intérêt général celle qui appelle François baayerou de ses vœux est-ce que vous pensez que c'est un moment où il faut se dépasser où les partis doivent se dépasser et faire voilà une réunion une alliance une un ensemble avec de la gauche de la droite et du centre est-ce que c'est le bon moment pour ça les compromis ils ont déjà été faits dans le gouvernement dans lequel j'ai l'honneur de siéger Michel Barnier a a quitté Matignon il y a peu et je voudrais à nouveau lu lui rendre hommage ça veut dire que on est capable de se mettre autour d'une table pour discuter de ce qui préside à l'intérêt national on l'a fait donc sans doute sera-t-on capable de le faire la question c'est pourquoi faire et je crois qu'avant de se poser la question de du casting il faut se poser la question des mesures qu'on veut déployer moi vous le savez je suis par exemple à beauovau côté de Bruno retaillot j'ai besoin d'avoir un certain nombre de certitude sur le programme est-ce que il y aura des sujets sur la loi immigration est-ce que sur le narcotrafic on poursuit est-ce que sur la sécurité du quotidien nos concitoyens qui ont une vie qui qui est pourrie par un certain nombre de de personnes qui ne respectent rien est-ce que nous aurons une trajectoire qui respectera nos impératifs s'il y a pas de nouvelle loi immigration vous partez je sais pas si ça se pose dans ces termes-là en tout cas on doit être déterminé sur les sujets qui compent pour no nos concitoyens ils nous le disent au quotidien et donc voilà la condition c'est ça c'est d'avoir une trajectoire politique qui correspond aux attentes du pays et budgéaire éventuellement vous avez entendu François Villeroi de Galot tout à l'heure qu'on a diffusé là interrogé par RTL qui nous rappelle que l'année prochaine on dépensera plus d'argent pour rembourser les intérêts d'emprunt que pour l'éducation de nos nos enfants moi j'ai très peur monsieur Daragon je vous le CH pas que dans la période actuelle ce soit plutôt un gouvernement de Sigale qu'un gouvernement de fourmis et qu'on continue de dépenser l'argent qu'on n' pas visiblement enfin pour faire l'union nationale il va falloir être économe en terme de mesures nouvelles parce que il va falloir qu'on rassemble le socle le plus large possible donc j'ai j'ai moins d'inquiétude de ce point de vue-là et chacun sait que la période qui s'ouffre devant nous c'est une période qui exige qu'on soit extrêmement prudent et économe sur les finances du de de l'État évidment Nicolas d'Agon vous êtes maire de Valence vous l'avez dit on l'a répété ministre également le premier ministre est également maire de poau il a été tensé hier en conseil en conseil municipal par certains élus locaux sur place vous trouvez ça normal qu'il puisse cumuler les deux fonctions Premier ministre et et maire de pot je le fais ça veut dire que ça faisait partie des conditions pour que j'entre dans le gouvernement de Michel Barnier tout simplement parce que si on est venu me chercher c'est parce que j'ai un ancrage local et parce qu'au quotidien je côoie mes concitoyens j'ai é éit le weekend dernier encore avant de faire des allers-retours pour la cellule interministriale Premier ministre Jean-M l'avait abandonné Edward philiip également ils avaient abandonné leur j'ai j'ai entendu François berou dire c'est important de le dire d'ailleurs qu'il exercera ses ses fonctions à titre bénévole c'est ce que je fais et je pense qu'il ne tardera pas à donner délégation générale c'est ce que j'ai fait aussi à ma à ma première adjointe et à mon équipe vous savez quand on est installé depuis 10 ans c'est mon cas aussi he je suis mer depuis 2014 on a des équipes performantes qui sont au point faut qu'on arrête de de se poser les questions en PER maintenant sur des sujets qui rassemblent nos concitoyens qui disent on veut des élus avec un ancrage local on veut des élus VI le même micipale c'est d'être à pe non pas à Paris dans cette fameuse réunion de crise que vous avez eu hier avec Emmanuel Macron mais à peau non pas à Mayot il y a brun pivé la présidente de l'Assemblée nationale à l'instant vient de déclarer qu'elle aurait préféré qu'il soit à Mayotte plutôt qu'à pot voilà ce qui a été reproché également on semble faire semblant est-ce que c'est possible d'aller à à poau en 1 heure oui est-ce que c'est possible d'aller à Mayot en 1 heure non par ailleurs François berou a présidé la cellule interministérielle de crise samedi soir la première c'est lui qui l'a ouverte par ailleurs il était également en cellule interministérielle de crise hier on découvre la vidéo visio oui mais on a l'air de le découvrir samedi soir il y avait aussi d'autres personnes qui étaient en visio hier la cellule interministale de crise était présidée par le Président de la République il y avait de nombreux ministres qui étaient là François berou était était là il a participé enfin les polémiques pour les polémiques alors que nos concitoyens de Mayot sont en pleine souffrance moi je me dis que on ferait bien d'être économe sur ce type de sujet la vi de la présidente de l'Assemblée nationale il a pivot qui pivé qui qui qui en parle François clémenau oui un mot sur sur ce qui se passe en en Syrie aujourd'hui il y a une délégation de diplomates français qui qui est parti pour Damas le sujet des terroristes et notamment des Français qui sont aujourd'hui enfermés dans des camps dans le nord-est de la Syrie aux mains des Kurdes est-ce que c'est pour vous au ministère de l'Intérieur un vrai sujet de préoccupation et jusqu'à quel point bah vous faites confiance précisément à ces forces démocratiques syriennes pour continuer ce travail qui est de de coopérer avec les Européens pour précisément garder les djihadistes chez eux bien sûr que c'est un sujet de préoccupation c'est un sujet de préoccupation d'ailleurs à l'échelle de l'Europe qui est en train de de s'équiper sur le repérage euh de ces de ces djihadistes qui pourrait avoir l'intention de rentrer en France ou en Europe et évidemment que le ministère de l'Intérieur va être extrêmement vigilant et extrêmement exigeant euh nous avons déjà mis en place des systèmes pour repérer ces personnes donc il y a il y a pas de sujet évidemment que les précautions sont prises maintenant observer comment la Syrie se développe dans les semaines qui viennent merci Nicolas d'Agon d'être venu ce matin dans le 69 face aux experts