MACRON-BAYROU : MENTEURS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Mardi 13 mai, Emmanuel Macron s'est livré à un exercice inédit. Seul face à la télévision, il a défendu son bilan 3h durant.
Cette prestation a été l'occasion d'apprendre des choses nouvelles sur notre président. Sur Donald Trump, vous avez un bon rapport avec lui étonnamment, il y a presque un miracle. Il vous respecte, il vous traite bien sur le papier, il a tout pour être contre vous.
Vous êtes européen, progressiste, en général, ça se passe mal. Il faut vraiment être Darius Rochbin pour mettre Emmanuel Macron dans la case des progressistes. Et le lendemain dans une sorte d'avalanche médiatique nauséeuse, François Bairrou a été auditionné par la commission d'enquête sur les violences dans les établissements scolaires.
Emmanuel Macron avait tenu à réaffirmer son entier soutien à François Baï. on en a beaucoup parlé et je sais que demain, moi j'ai confiance en lui et demain je sais qu'il répondra à toutes les questions qui lui seront posées et et oui et je sais qui il est mais l'audition du Premier ministre ne s'est pas passé aussi bien que prévu. Monsieur le Premier ministre, je vous permettez, je vais je vais vous permettre, je vais quand même vous couper parce que je pense que c'est important aussi de comprendre l'organisation de la commission.
On travaille depuis 2 mois, plus de 2 mois. Personne, aucun invité n'a eu de propos liminair puisque c'était les règles de la commission d'enquête. Donc je vous laisse terminer mais sachez que je n' je ne vous interdis pas des propos liminaires.
Ce c'est notre organisation uniquement. B c'est très bien comme ça. Nous nous sommes du du même sentiment.
Quelle surprise ! Baou qui dérape en live. On avait jamais vu ça.
Après le procès, vous serez de nouveaux candidats au poste de premier ministre voire de président de la République. Inchallah. On va revenir sur la prestation de François Bairrou devant la commission d'enquête.
Mais avant ça, on va décrypter ce qui s'est joué mardi soir pour voir ce que cet exercice télévisuel révèle de notre président et de nos médias. Alors, accrochez-vous pour ce nouveau numéro de dissolution. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. 3h de macronade, on va pas se mentir, ça a été long, très long.
J'ai besoin qu'il travaille ensemble pour trouver les bons compromis pour que le pays avance pendant les 2 ans. Donc je vais pas commencer à distribuer des bourpifs partout. Mais vous savez ce qu'on dit là ?
Derrière ces petits moments de détente se cachent des réalités bien plus graves. Cette mise en scène inédite a surtout été l'occasion d'une grande discussion sans véritable débat menant parfois à des échanges lunaires. Ce que ce vernis médiatique cherche à masquer, c'est la désinstitutionnalisation du pouvoir.
Plus besoin de parlement, d'élu, de démocratie. Notre bon monarque républicain est là pour nous expliquer la vie. Alors, de quoi a-t-il parlé pendant 3h notre bon président ?
Et bien d'abord comme notre journaliste Salomé Sak l'a fait remarquer pas beaucoup d'écologie. Je regrette vraiment qu'on ait pas le temps de de parler d'écologie qui est pas un temps dédié à ça ce soir. Si il y en a d'autres interlocuteurs vont le faire puis il faut gérer toutes ces questions là.
Gill Boulot explique que les 5 minutes consacrées à l'écologie suffisent. Et quand je vous dis 5 minutes, c'est littéralement moins de 6 minutes sur 3h et c'est un défaut récurrent. Il y a bien eu 3 heures de discussion mais pas véritablement de débat.
Les sujets qui fâchent n'ont été vraiment abordés que par Salomé Saké et Sophie Binet qui est allé chercher Macron là où ça fait mal sur sa politique économique. Elle est assez simple comme il le revendique lui-même baisser les impôts dans l'espoir d'attirer les capitaux. Entre 2017 et 2019 quand j'arrive aux responsabilités on baisse les impôts d'une manière massive.
Mais comme Sophie Vinet l'a fait remarquer, les résultats eux n'ont pas été massifs. Nous sommes depuis 6 ans le pays le plus attractif d'Europe en attirant des capitaux étrangers. Oui.
Tous ces capitaux repartent avec nos savoir-faires et avec nos aides publiques. Aujourd'hui, c'est le chômage qui repart en flèche. L'Espagne qui a eu une toute autre politique n'est pas dans la même situation économique aujourd'hui que la France.
Comme on a déjà eu l'occasion de le montrer dans des épisodes précédents, ces méthodes économiques ne marchent pas aussi bien que les libéraux le voudraient. Le capitaux arrivent certes, mais pour démanteler les savoir-fair puis les récupérer et aller produire ailleurs pour moins cher. Si vous laissez partir ces savoir-faire, vous ne les récupérerez pas, c'est ça le problème.
Moi, je ne les laisserai pas partir. Là, il y en a 600. Sophie Binet avait des choses à dire à Emmanuel Macron concernant les retraites qui a été un sujet contentieux.
Emmanuel Macron a voulu rassurer Sophie Binet, il est pour le système par répartition. Cette réforme, on l'a pas faite de gaié de cœur. On l'a fait pour sauver le système par répartition auquel je crois.
Tu mens, tu mens. Il m menteur. On regarde l'arbitrage vidéo pour savoir si c'est vrai ce gros bobard.
En 2017, j'ai fait campagne pour le système par point. Oui. En 2017, vous nous avez dit il y a pas besoin de reprendre ce qui était ce qui était factuellement faux à l'époque.
Non, pardon. Si on avait fait la réforme par point, on pe pas on peut rouvrir ce débat. On a beaucoup parlé de retraite mais on équilibr ah là là se contredire à moins d'une demi-heure de temps, c'est quand même dommage.
La retraite par point dont il parle c'est une retraite par capitalisation soit l'inverse de notre modèle par répartition. Mais rassurez-vous personne n'a repris Emmanuel Macron pour le confronter à ses contradictions, sauf Sophie Binet et Salomé Saké. Après avoir entendu tout ça, est-ce que vous pouvez réellement dire aux personnes qui nous écoutent, qui nous regardent ce soir que vous avez été à la hauteur pour répondre à la détresse de ces jeunes français ?
Parce qu'en revanche, on a aussi eu le droit au passage d'une lobbyiste ultra libérale, Agnès Verdier Molinier. Mais rassurez-vous hein, elle n'a pas été présentée comme ça, mais comme faisant partie d'un think tank respectable, l'IFRAP. Bonsoir Agnè Verdier Molig, vous êtes directrice de la fondation Ifrap et vous considérez que la France vit très au-dessus de ses moyens collectivement et que nous dépensons trop et qu'une partie de ce constat est imputable au président de la République.
Bonsoir Agnès Verdier Meligier. En réalité, c'est pas du tout une experte hein, c'est une lobbyiste. On vous renvoie à l'épisode de Rinoceros sur le réseau Atlas.
Ça c'est le boulot d'Agnè Verdier Moligier. On le sait quand on est un habitué des médias. On sait ce qu'elle représente.
On sait que l'IFRAPAP c'est un singang patronal. Un vrai lobby néolibéral comme l'écrivait déjà Girard en Marianne en 2018. Marianne parlait même d'un faux institut de recherche et la spécialité de sa porte-parole Agnès Merdier Voligier là c'est de cracher sur les pauvres, de cracher sur notre modèle social et sur les fonctionnaires aussi. et elle n'a pas déçu.
Mardi 13 mai, Agnès machin Morbier, elle était censée parler de finances publiques et elle a sorti tous les préjugé classique de la droite ultralibérale. Est-ce qu'il est pas temps, monsieur le président, de sauver notre pays qui mérite tellement mieux que cette espèce de de déclassement qu'on voit tous les jours, que les Français voient tous les jours qui s'inquiètent de plus en plus de cette dette. Selon Agnè Vermicelle de Pied, les Français n'auraient pas peur de la destruction de notre planète mais de la dette.
Et ça a donné une scène de fight de libéraux assez mémorable entre l'ultralibéralisme du lobbyisme et celui du macronisme. Les chiffres que nous avons à la fondation FRAP sont très clairs. 157 milliards de prélèvements obligatoires en plus sur nos entreprises par rapport à la moyenne de la zone euro.
Mais vous avez raison, c'est pour ça un boul fiscal un boulet fiscal énorme et malgré tout ce que vous avez fait ça n'a pas baissé. Pourquoi ? Parce qu'on a fait une politique de l'offre minuscule finalement par rapport mais pourquoi ? parce qu'en face vous baissiez pas les dépenses, donc vous n'aviez pas de marge, on va venir sur les dépenses.
Je veux venir. Mais c'est ça la réalité. On peut pas baisser les impôts si on baisse pas les dépenses en face.
Et c'est ça aussi le problème, qu'est-ce qu'on fait en ce moment ? On réaugmente les impôts. Pourquoi ?
Parce qu'on a creusé du déficit. Je suis totalement contre augmenter les impôts. La lobbyiste ne s'est pas caché plus que ça.
Elle veut la peau des fonctionnaires. Feignant et improductif. On a aussi un sujet de productivité dans nos administrations.
On a un sujet de on a un sujet de temps de travail et on a un sujet d'absentéisme qui est énorme. Vous avez compris le dispositif télévisuel était simple. Présenter une discussion qui ressemble à un débat mais sans parler des sujets vraiment contentieux.
Ce ping-pong de surencher conservatrice a donné lieu à des échanges lunaires qui ressemblaient parfois à de mauvaises adaptations d'OSS 117. Deuxème question sur Donald Trump. Vous qui êtes amateur d'Audiard, vous rappelez la fameuse phrase quand si on peut sourire un instant, quand les quand les les types de 130 kg parlent.
Vous connaissez la suite ? On les écoute. Les les mecs de de 60 les écoutent.
La discussion a pris un tout autre tournant quand le néofasciste Robert Menard est entré en scène. Alors déjà avoir choisi Robert Ménard pour parler de la sécurité et de l'immigration, c'est un choix qui révèle beaucoup de l'angle médiatique choisi, surtout quand on sait qu'il a eu le plus de temps d'antenne de tous les intervenants. Robert Ménard, vous êtes maire d'hivers droite de Béier.
Vous n'êtes pas arrivé avec des notes, vous êtes arrivé, j'imagine avec des questions très nombreuses au président de la République parce que vous avez une expérience de terrain concernant la sécurité. Alors, l'expérience de terrain de Robert Ménard, ça ressemble à quoi ? le connard qui jette sa poubelle à côté de la poubelle, euh qui euh qui se comporte comme un sagouin, euh le le petit gamin qui t'a envie de [ __ ] deux gifles parce qu'il parle mal à tout le monde.
Et oui. Et oui. À 1 heure de grande écoute, un responsable politique en face-à avec le président de la République dit vouloir gifler des enfants sans que personne ne le reprenne.
Et évidemment, comme il n'a pas été arrêté, il a continué. Il y a des gens quand on va pas faire tout leffet d'hiver là. Vous avez vu cette espèce de petitte [ __ ] qui s'en prennent à qui ?
Aux policier, aux gendarmes au saur Robert Ménard était en roue libre. Ça peut faire sourire, ça fait tonton raciste qui dérape en dîner de famille et ça a fini par y ressembler. Est-ce que ça a pas été le discours général en France d'une partie de vos amis ?
Je vais pas vous mettre en cause sinon ça va vous faire bondir. Mais qui consistait à dire ah non la prison si on peut éviter la prison et tout la prison ça peut faire suffisamment peur pour qu'un certain nombre de gens ne soit pas à la 18e ou 19e condamnation. Vous y faites allusion.
En tout cas je pense qu' on peut être d'accord làdessus d'accord. Mais ce n'est pas rigolo. Ce n'est pas un dîner de famille, ce n'est pas un tonton.
C'est un débat présenté comme un moment démocratiquement fort dans lequel un responsable politique justifie sans aucune vergogne la violence sociale. Il déshumanise les personnes dont il parle et il exprime une haine et un mépris très inquiétant. Est-ce qu'il y a pas aussi un truc très simple à faire quand tu prends 15 jours de prison, tu fais 15 jours de prison et est-ce que ce serait pas le meilleur moyen d'abord pour pour que les gens t'atent de ce que c'est la prison ? fait prison 4 étoiles, c'est une bêtise monstre.
Mais bien sûr qu'il y en a pas. Ça te fait peur ? Vous êtes rentré dans les prisons.
Moi, je suis rentré dans les prisons. Tu as juste pas envie d'être dans cette prison. Si vous en doutiez encore.
Oui, le dérapage raciste a eu lieu au vu et au su de tous sans que personne, ni le président de la République, ni le journaliste présent sur le plateau ne daigne corriger les délires racistes de Robert Ménard. Chez moi dans les écoles publiques, vous entendez bien, dans les écoles publiques, les écoles pour les petits, il y a les de tiers des enfants sont issus de l'immigration. Quand je vais dans devant certaines écoles, vous savez ce qu'elles me disent les mamans qui sont voilées, maghrébines ou turques, elles me disent "On veut des petits français." J'ai dit "Mais madame la plupart du temps, j'ai dis mais vous êtes française." Vous savez ce qu'elle me répondu ?
Enfin, vous voyez bien de quoi je veux parler parce que ni vous ni moi, nous ne mettrions nos enfants dans une école où il y a 90 % d'enfants issus l'immigration. It missa est la messe est dite. En filigrane, derrière ces sorties racistes se trouve la distinction entre français de sang et de papiers si chers à l'extrême droite.
Au sein même du peuple français se trouveraient des vrais et des faux français en fonction de leur marqueur culturel. C'est exactement la même idée qui a présidé au massacre des Arméniens, des Juifs et des ciganes d'Europe, des Touts par les outou au Rwanda et des Palestiniens par l'armée israélienne à Gaza. Le sujet de Gaza, comme les autres sujets qui fâchent, a été expédié avec une rapidité inquiétante.
Monsieur le président, ce qui se passe actuellement à Gaza relève-t-il du génocide ? C'est pas un responsable politique d'employer ces termes, c'est aux historiens en temps voulu. Emmanuel Macron infémine de ne pas vouloir répondre à cette question comme si ce n'était pas son rôle.
Et pourtant, quelques minutes après, il y a bien répondu. C'est une honte. C'est une honte.
Ce n'est donc pas un génocide, mais une honte. Mais rassurez-vous, pas de double standard. Il fait tout pour que ça s'arrête.
On peut pas parler de la guerre en Ukraine si on ne parle pas de Gaza parce qu'il y a pas de double standard. C'est un drame et c'est horrible. Et vous laissez les historiens trancher plus tard.
C'est un drame et c'est horrible. Moi, mon boulot, c'est de tout faire pour que ça s'arrête. On a bien vu que l'énergie qu'il mettait en Ukraine était sans commune mesure avec celle qui met pour aider réellement Gaza.
Cet exercice, comme on le voit, n'était pas là pour dire la vérité aux français. Absence de cadrage journalistique sérieux, discussion intrusive, échange rapide. Bref, comme Emmanuel Macron l'a avoué lui-même, les débats rapides comme ça, c'est réducteur et pas très bon pour notre République.
Les Français, si vous les mettez dans un débat qui raccourcit tout et et qui est pas bon pour la République et ainsi la fonction de ce débat se trouve dans la mise en scène monarchique bas de gamme qui l'organise. Cette grande soirée présidentielle a été surtout l'occasion d'un gros coup de com. Le style est indubitable, le monarchisme républicain.
Comme un roi qui organiserait sa propre représentation, Emmanuel Macron a été placé au centre de la scène. Derrière lui, le public en demi-cercle. Devant, deux immenses écrans qui faisaient face au président.
La disposition du bureau est elle aussi significative. Elle laisse le centre du cercle apparemment vide. Comme pour rappeler qu'en démocratie, le siège du pouvoir est inoccupé parce qu'il est réservé au peuple.
Le face-àface est ambigu, l'illusion est fine, mais elle finit par se révéler quand la discussion commence. Emmanuel Macron est au centre, au centre des plans larges, au centre des plans serrés. Tout tourne autour de lui.
Littéralement, les chroniqueurs s'en vont, s'en viennent et lui reste. Il peut parler de tout et tient tête à chaque intervenant. Bref, c'est la figure du surhomme qu'on nous montre.
Une bête, une bête incroyable et puissante capable de dompter les défis de la France. La mise en scène graphique est très explicite. Son nom est en gros au-dessus des défis de la France, ça ne peut pas être plus clair.
Il domine les problèmes et il est là pour le montrer. Le côté nostalgique de la police de caractère ressemble à celle, utilisée par le puit du fond. Elle ressemble aussi à la vieille charte graphique officielle de notre République, abandonnée récemment pour une nouvelle plus moderne.
Le message est clair. Emmanuel Macron se place dans la grande tradition et rejette cette nouvelle modernité. Il reprend les codes de la nostalgie conservatrice et s'inscrit dans le registre monarchique jusqu'à la couleur choisie entre le bleu roi et le bleu de France.
Emmanuel Macron s'est présenté un monarque républicain tenant conseil ou comme Louis I dit Saint-Louis faisant un le justice, il s'est entouré de ses conseillers qui lui rapportent l'état réel de la France pour déterminer un cap clair. Cet arrêtéopage médiatique met sur le même pied journaliste, vétéran, représentant syndicaux et youtubeurs fitness. Mais Emmanuel Macron est allé encore plus loin.
Il a aussi donné de sa personne et s'est à deux reprises laissé aller à l'émotion. J'ai vu un des femmes, des enfants blessés, une femme la colonne vertébrale qui avait été brisée, qui a passé 6 mois sans soin. J'ai vu des femmes qui les cicatrices n'étant pas refermées disaient "Je veux retourner à Gaza." C'était l'une des pires choses qui m'a été donné de voir.
C'est mai 2019 les obsèques nationales dans la cour des invalides de deux commando Uber qui sont Pierrepont et Bertoncello qui sont morts dans la nuit du 9 au 10 mai 2019 dans le Sahel pour libérer des otages. Ils ont libéré des otages français étrangers. Quatre otages ont été sauvés.
Ils étaient à la tête de leur colonne et ils ont laissé leur vie. La représentation est classique reprenant les codes de ce que les historiens ont appelé la monarchie sentimentale. Pour persuader de sa légitimité et de sa bonté d'âme, le roi se met en scène pris par l'émotion et éprouvé par les douleurs de son peuple.
Il est prêt à écouter ses souffrances et ses besoins. Et dans un dernier geste à la symbolique remarquable, Emmanuel Macron se place en arbitre suprême de la vie de ses concitoyens. Question poignante, euh que répondez-vous à Charles Biétri ?
Lui accordez-vous le droit à lui et à d'autres malades atteints de maladies dégénératives ? Le droit de mourir quand ils l'entendent ? Je le souhaite.
Le président s'accapare la fonction symbolique d'accorder la grâce et de donner l'extrême onction. Il séparait des atours du monarque, la centralité, la puissance monstrueuse, l'attachement à son peuple et le droit de vie et de mort. Tout est là, même le bleu roi.
Pour montrer qu'il est un monarque républicain, Emmanuel Macron est même prêt à donner la parole au peuple. Il a confirmé qu'il y aurait peut-être un ou plusieurs référendums cette année. Je souhaite qu'on puisse organiser euh une consultation multiple, c'est-à-dire un référ plusieurs référendums en même temps dans les mois qui viennent.
Référendum hein au sens de l'article 11 de la Constitution, pas une consultation citoyenne informelle. Et donc ça ça suppose qu'il est un travail qui chemine par le gouvernement mais il y a plusieurs sujets qui peuvent faire. On a des réformes institutionnelles qui sont à prévoir comme dans toute bonne monarchie.
On ne donne pas la parole au peuple sur une question dont on ne veut pas avoir la réponse. La proportionnelle. Pas de référendum pour insturer la proportionnelle.
C'est sans objet à la aux prochaines élections premè des consultations. La modernisation de notre système politique est une bonne chose mais au moment où je vous parle ça aurait pas de sens. Le budget mais il faut faire attention les réformes économiques et sociales elles sont dans le champ de l'article 11.
La fiscalité le budget c'est une compétence du parlement. C'est pas c'est pas un objet de référendum. C'est non.
Emmanuel Macron a été très flou et a évoqué rapidement la fin de vie et les écrans pour les enfants. Cette vaste mascarade est évidente. Faire mine de maintenir un lien avec le peuple en lui posant des questions qui sont à peine du niveau de la direction de l'enseignement scolaire du ministère de l'éducation nationale.
Bref, un référendum distraction. Et c'est le pire dans tout ça. Les institutions démocratiques sont méthodiquement détricotées pour désinstitutionnaliser le pouvoir.
Le dispositif médiatique est très clair. C'était vraiment Macron face aux Français. Vous avez des choses à dire aux français.
Eux ont beaucoup de choses à vous dire. Pas uniquement, soyons franc, des choses agréables. Regardez.
Qu'est-ce que vous dites aujourd' au président de la République ? 8 ans. Il a il a elle a ruiné la France.
La mise en scène est érodée. On présente des témoignages sélectionnés comme étant la parole du peuple qui se substitue à toute forme de débat. Écoutez ce témoignage, c'est un commerçant, un commerçant parisien, il vend des ustensiles de cuisine.
François Xavier Ménage l'a rencontré quelques jours. Ce qu'il dit vaut mieux qu'un non débat. Je vous l'avais dit hein, en 1 minute 30, on dit plus que quelquefois en 15 minutes de débat.
Le dispositif médiatique installe ainsi un face-àface entre Macron et ce que TF1 a estimé être le peuple. Autrement dit, c'est la fonction de la politique démocratique qui est mise en scène par les médias. Le peuple trouverait à s'y exprimer et le responsable principal a répond de ce qui est présenté comme les défis de la France.
Il y avait peu de journalistes, seulement Darius Rochin et Salomé Saké. Il y avait peu de politique à part le maire d'une toute petite commune. Bref, il n'y avait pas vraiment de contrepouvoir, pas d'opposants politiques et peu d'adversaires médiatiques.
Au fond, tout s'est déroulé comme s'il n'y avait plus besoin d'institution démocratique. La télévision, avec ce nouveau format, se substituerait au contrôle démocratique classique. Elle permettrait de mettre de côté ces politiciens de carrière qui ne sont que des parasites vivants au crochet des Français et qui leur volent la parole.
TF1 retonnerait la parole aux Français qui pourraient enfin s'adresser directement à leur monarques sans médiation et intermédiaire. Bref, ce serait la démocratie directe. TF1 ne serait qu'un pourvoyeur de service neutre là pour organiser la rencontre et permettre au peuple de toucher la divinité présidentielle.
Comme on l'a montré la dernière fois à propos de Périclè. La technique est classique. Se déguiser en voix du peuple et en défenseur de la démocratie pour secrètement prendre le pouvoir.
On occulte tous les choix de mise en scène. On ne parle pas trop des choix des thématiques et des invités. Et on masque tout ça derrière le paravant bien commode du peuple dont le témoignage serait parole d'évangile.
Pourquoi s'encombrer de l'Assemblée nationale confuse et désordonnée alors que vous voyez à la télé ça marche si bien ? Pourquoi avoir des discussions sociales compliquées alors qu'il suffit de faire venir la patronne de la CGT sur un plateau pour tout lui expliquer ? Le président est un peu mal mené pour que ça fasse pas trop match truqué mais au fond la menace est neutralisée dès le début.
Les témoignages sont choisis, fabriqués et construits. On cherche quelqu'un qui va dire ce qu'on a envie d'entendre et on va faire semblant de dire que c'est la parole du peuple tout entier. En installant ce face-face exclusif entre le président et le peuple, les médias invisibilisent les luttes politiques.
La mise en scène exclut les oppositions politique en même temps qu'elle organise le bilan d'Emmanuel Macron. Si c'est pour permettre à Emmanuel Macron de défendre son bilan, ce n'est pas normal qu'il n'y ait pas eu d'autres présidentiables pour lui tenir la dragée haute. Le résultat est simple, c'est Macron ou le chaos.
Comme disait Margaret Fatcher, there is no alternative. Il n'y a pas d'alternative. Les médias se construisent alors non plus comme des contrepouvoirs, des lieux de contrôle indépendants et libres, mais comme des arènes du pouvoir lui-même.
Il dit participe et l'organise. Et ça aussi, ça s'est vu mardi soir. Monsieur le président, on arrive au terme de cette émission.
Je vais vous donner une toute dernière chose. Venez avec moi, je vois que vous preniez ce stylo plutôt ce stylet. Attention, il y a une tablette à des émissions d'une autre génération.
Oui, mais c'est un petit peu actualisé, c'est différent. Puis il y a une surprise. Je voudrais que vous inscriviez sur cette tablette un engagement, un seul mais un engagement clair que vous prenez à l'égard des Français.
Engagement que vous vous engagez à concrétiser dans les deux dernières années de votre quinquena. Sans grande originalité, TF1 a copié ce que la télévision italienne avait fait avec Berlusconi en 2001. À lui aussi, on lui avait demandé de signer un contrat avec le peuple, un engagement qu'il devait respecter.
Alors qu'il ne s'engage à rien, le président a été légitimé par la mise en scène qui donne du poids à quelque chose qui n'en a pas. Bref, la télé devient l'endroit où la légitimité se fabrique. Ce ne sont plus les référendums qui ne servent à rien, plus l'Assemblée nationale, divisée et chaotique, mais c'est mis en scène monarchique là pour préparer le retour du roi.
Parce que de ça aussi, il en a été question. Vous dites solennellement ce soir que vous ne vous représenterez pas en 2032. Constitutionnellement, vous en auriez le droit.
Mais vous êtes quand même incroyable de vouloir négater. Je suis Tous les hommes politiques se projettent dans l'avenir. Vous l'excluez absolument.
Non, moi je vais vous dire, je suis le premier président de la de notre histoire. Je dis le public, c'est vrai. Premier président qui n'a pas le droit constitutionnellement de se représenter.
Ça n'est jamais arrivé. Certains ont arrêté en fonction après un référendum perdu. Certains sont malheureusement morts en fonction.
D'autres ont perdu des élections, n'ont pas pu se représenter. D'autres ont choisi de ne pas aller. Moi, je ne pourrais pas constitutionnellement le faire.
Et je vais vous dire, je pense à chaque jour une seule chose, c'est notre pays. Macron prépare la suite. On le devine, il organise ou il désorganise déjà sa succession dans son propre camp. 2027 n'est pas une échéance intéressante pour lui.
Il ne peut pas s'y représenter. Et comme sa réponse le laisse entendre, c'est celle de 2032 qu'il prépare. Il renforce sa stature et consolide ses allégances alors que son pouvoir ne tient que par la fidélité inaltérable de son premier ministre.
Et il était probablement loin de s'imaginer le désastre que provoquerait l'audition de François Bairrou à l'Assemblée nationale. L'audition de François Bairou devant la commission d'enquête, ça a été sport, très sport. Je ne lis pas Médiapart, c'est une hygiène personnelle hein hein.
Attaquer médiapart. Je sais pas si ça respire l'innocence ça. Alors au début ça devait durer entre 2 et 3h.
À la fin ça a duré près de 6h. Et c'était sûrement l'objectif de Bairou. Noyer le poisson.
Tout confondre dans un chaos savamment produit pour que sa responsabilité en soit diluée. Sans honte ni retenue, Bairou a accusé tout le monde plutôt que de se remettre en cause. Alors c'est pas lui, c'est le gendarme qui se trompe.
Alors c'est extrêmement simple. Le gendarme entend soit il ment, soit il affabule. Je veux bien accepter l'idée qu'il a fabule.
Pareil, c'est pas lui, c'est l'enseignante lanceuse d'alerte qui a fabule. Donc je dis, j'affirme que cette dame, je veux pas, je veux pas utiliser le mot de mentir. Je déteste ce mot que vous utilisez tant.
Elle a affabulé devant la commission et c'est une stratégie qui l'a répété. On ne va pas vous mettre toutes les fois où il a accusé madame Gulung, dont il écorche systématiquement le nom, de ne pas avoir dit la vérité tant elles sont nombreuses. Et peut-être quand Madame Guling signale qu'elle a été très souvent mise en cause pour son équilibre, on va dire, dans les fonctions qu'elle a occupé plus tard, peut-être on pourrait vérifier si c'est vrai ou pas.
C'est exactement de ça dont il s'agit. Classique. Quand une femme vous accuse, attaquez-la et dites que c'est une déséquilibrée, c'est la méthode qui marche.
Mais il n'a pas réservé ses coups qu'au témoins car les attaques contre la commission et Paul Vanier en particulier ont été courantes donnant lui à des échanges très vifs. Alors pardon, pardon monsieur le premier ministre, je je vais vous quand même je va vous juste vous rappeler les règles. Il y a des questions et vous répondez aux questions.
Vous reprenez pas la parole en répétant plus la même chose. On a bien tous compris. Maintenant, on passe la parole à madame Spielbou qui va vous poser des questions.
Je vais faire comme fait monsieur Vanier. Vous avez bien compris. Oui, mais vous n'êtes pas monsieur Vanier, vous êtes le premier ministre de la France.
Je suis le premier ministre de la France. Ce qui me donne après avoir été s tous les jours pendant 4 mois par un certain nombre de ceux qui sont ici, je leur en reconnais le droit puisque c'est ça maintenant le combat politique. Ce que je déplore de ce chaos causé par Bairou, on peut dessigner une stratégie, la diversion.
Créer autant de contrefeu que possible. Et sous serment, voilà les 2 minutes si vous permettez que je trouvais d'abord euh alors je je vais être clair. Je pense que je préside la commission, on a on a parlé de projection de deux documents, mais pas de vidéo de d'une personne qui était sous serment et donc je n'accepterai pas que ce document soit soumis à la commission.
On crée un incident sur une vidéo qu'on a pas prévue. C'est parfait. On gagne du temps et on occupe l'attention sur autre chose que le fond du sujet.
On se comporte comme un sanglier, c'est encore mieux. Encore du temps de gagner à parler d'autres chose. C'est pas votre commission.
Si elle la préside, elle la préside. Mais un président, il dit pas dans mon assemblée. Commencez par dire madame la présidente commence tout le monde dit madame la présidente ça les règles de l'assemblée.
Madame la présidente, nous allez-y, nous allons euh dépassionner les la discussion et je vous demande de projeter. Je vous en prie. a même inventé un complot des télés.
Je lui ai donné une tape. Je suis d'ailleurs certain que cette scène a été bruitée par les télévisions qui à l'époque ont fait faire à cette scène le tour de beaucoup de pays. Vous vous souvenez ce moment où il gifle un gamin là ?
Donc c'est pas vraiment une gifle et c'est les télés qui ont bruté. Pour moi, ça n'est pas de la violence. Tout ça, ça offre quand même une belle diversion sur les problèmes de fond.
Et le problème, il est là. Baou refuse de reconnaître sa responsabilité dans cette affaire. Sa responsabilité d'individu, sa responsabilité de ministre.
Paul Vanier l'a pressé sur ce sujet. Vous allez faire varier à quatre reprises votre version concernant votre ignorance ou votre connaissance des faits de violence physique et sexuelle à Betaram. Le 11 février, vous dites "Je ne savais rien." Le 12 février, vous dites "Je ne savais rien à".
Le 15 février, vous dites "J'avais connaissance de violence physique d'une claque. Pour le reste, les services sexuels, je n'en avais jamais entendu parler." Et le 18 février, vous finissez par constater, est-ce que nous avons pu parler avec le juge Christian Mirand de ces accusations de viol qui vise le père Carical ?
Donc de violence sexuelle sans doute oui. Qu'est-ce qui explique qu'en 7 jours vous faites varier à quatre reprises votre version ? Alors Baou a maintenu les propos qu'il avait tenu dans l'hémicycle et donc je maintiens l'affirmation qui est la mienne.
Je n'ai eu pas d'autres information comme ministre de l'éducation nationale je vais en parler puisque j'avais demandé un rapport d'inspection que par la presse et je n'ai bénéficié d'aucune information privilégiée. Mais il a quand même ni avoir l'obligation de dire la vérité. Euh vous présentez tout cela comme si euh les déclarations qui sont faites en en réponse à des questions au gouvernement était des déclarations sous serment devant un juge et le vernis a craqué.
Tout ce que le ministère de l'éducation nationale devit vérifier a été vérifié. Et je me suis donc dit au fond il y a sûrement quelque chose, c'est pas une phrase qu'on fait en l'air. Et donc par chance ce rapport d'inspection qui n'existait chez personne s'est retrouvé.
Baou avait donc commandé et reçu un rapport que la presse n'avait pas eu à l'époque. Dire qu'il ne savait pas plus que les autres, c'est donc faux. Vous reconnaissez aujourd'hui finalement avoir été informé par la presse, nous dites-vous.
Nous allons y revenir. Je voudrais avancer dans le questionnement et vous avez évoqué ce rapport d'inspection en 1996 puisque dès lors que vous étiez informé et vous nous le dites maintenant se pose la question de savoir ce que vous avez fait de ces de ces informations relatives à des violences physiques, sexuelles sur des élèves de l'établissement Betaram. En tant que ministre, il a eu une influence directe sur le déroulement des contrôles à Betaram et sur leur suite.
Mais comme les rapporteurs de la commission l'ont montré, les contrôles étaient quasiment volontairement sabotés. cette inspection avait été superficielle et expresse et qu'elle n'avait pas permis d'entendre la parole des élèves dans ce risque de violence euh qui semblait euh avérer suite aux plaintes et aux condamnations puisque 80 % de cette journée a été consacré à écouter des professeurs, le directeur, le directeur adjoint, l'omonier et très très peu les élèves. La commission a aussi montré comment les faits signalés par le rapport aurait dû mener à un signalement pénal, ce qui n'a pas été le cas.
Pour information rappel, tout vis civique sur physique sur un enfant, un service sur un enfant ou même un adulte est interdit par la loi, que ce soit en 96 ou en 2025. Vous avez tout à fait raison mais c'est pas moi qui inflige des services civiques, des des des services physiques. Ce que ça révèle, c'est une culture patriarcale de l'omerta que Bairou refuse catégoriquement de voir en face.
Aujourd'hui encore, je dirais mais ça n'est pas possible. Vous comprenez ça ? Un type qui est prêtre, qui est directeur de l'institution et qui prend un petit garçon de 10 ans le jour où sa maman vient le chercher pour aller à l'enterrement de son papa.
Oui, je ne l'ai pas. Il est possible que j'ai dit ça n'est pas possible. Ce n'est pas possible pour lui.
Donc ce n'est pas possible en vrai. C'est ça la culture de l'omerta. Mais pour lui, ça n'a rien à voir.
On n'est pas sous l'emprise d'une mafia. Chez nous, ça n'existe pas. Ça n'est pas vrai que les juges ne cesseraient d'agir parce qu'il y aurait dans la société des puissants qui organiseraient une omerta.
Vous imaginez Miran de dire "Ah là, j'ai peut-être dérangé quelqu'un, je fais rien." Mais moi, je dis qu'il n'est pas vrai que chez nous il y ait une omerta. C'est pas vrai.
Il y a il y a comme partout des gens qui ne voient pas les choses comme elles devraient être ou se trompent en les voyant. Mais il n'est pas vrai qu'il y ait un verrouillage. Ça c'est pas vrai.
En construisant l'idée de l'omerta comme un complot secret des élites qui s'arrangerait pour faire terre les affaires, il se déresponsabilise de sa propre inaction et de son propre aveuglement. Comme Violette Spielboot lui a rappelé, l'omerta c'est juste le fait de ne rien faire et de ne rien dire, de ne pas bouger au fond, de ne pas y croire tellement c'est terrifiant. Quand je parle d'Oerta, monsieur le Premier ministre, je parle notamment du traitement journalistique à l'époque euh de ce type d'affaires, de ce type de décision.
Euh le travail des magistrats est certainement critiquable et c'est un travail que nous faisons au sein de cette commission d'enquête. Mais en tout cas, quand je parle de l'omerta, je parle bien de l'omerta, de de l'ensemble d'un système qui fait que c'est la plupart de ces plaintes n'ont pas été prises en considération parce que quand on y croit, on agit et on arrête ces monstruosités. Haromont, c'était au cœur d'une ville où il y avait des élus locaux, des magistrats, des justes pour enfants qui se sont mobilisés pour tenter de faire arrêter ces violences.
Et l'ensemble d'un système qui a tué un certain nombre de violences et qui n'a pas fait confiance à la parole des enfants euh a permis que des violences perdure. Donc je pense que c'est l'objet même de notre commission d'enquête. C'est ce sujet de l'omerta qui n'est pas la recherche d'un d'une responsabilité individuelle de chacun, mais bien de la façon dont les instructions, les circulaires, les rapports d'inspection sont appliqués ou non, sont suivis ou non. dans le temps, les ministres se succèdent, les responsables dans les administrations également et on voit que malheureusement il y a eu beaucoup de rapports, il y a eu beaucoup d'inspections, il y a beaucoup de plainte qui a eu de la libération de la parole et que ces systèmes n'ont pas pu être cassés à temps.
Ce n'est pas avec des grands mots et des déclarations le cœur sur la main que ces violences s'arrêteront, c'est avec des actions. Voilà pour cette fois. Vous retrouverez très vite un nouvel épisode de dissolution pour décrypter l'actualité politique et parlementaire.
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Nous avons besoin de vous. Dernier point. À l'heure où nous enregistrons cette vidéo, il reste 54 jours à attendre avant qu'une nouvelle dissolution soit possible.
D'ici là, on vous laisse avec ces petits extraits de Sophie Binet très emblématique de ce qu'on a ressenti devant le show de Macron mardi soir. Il licencie 350 personnes. Ensuite, nous on se bat pour quoi ? d'unquerque est fausse, c'est-à-dire nos sites industriels.
Ouais. Et donc, quel est le problème qu' Arcelor en Europe ? L'Europe, c'est 40 % de son marché.
Moi, ce que je constate à travers vos réponses, c'est que encore une fois, vous refusez d'affronter les multinationales et que les millions de travailleuses et de travailleurs qui nous regardent, on ressort de cet échange sans aucune annonce pour améliorer leur salaire, leurs conditions de travail, leurs retraites. Beaucoup. Merci Sophie Binet pour cet échange vif qui a un petit peu mais ce sont des sujets importants débordé du cadre du cadre d'accord tous l'emploi oui sauf que là c'est un exercice de communication présidentielle sur votre bilan aucune réponse aux exigences sociales des salariés Madame Bin monsieur le président vous pourz continuer anne tout à l'heure.
Merci à fait. [Musique]
François Bayrou