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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 1 décembre 2023 88 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Forêts : stopper le massacre des écosystèmes | conférence AMFIS 2023

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « les forêts datent du Carbonifère il y a 400 millions d'années »
  • 6:00Alice ZimmermannFait
    « on a planté des forêts qui sont du même âge et avec une seule essence qu'on appelle des forêts monospécifiques »
  • 9:00Patrice MartinChiffre
    « l'Office National des Forêts on a perdu 40% de nos effectifs en 20 ans »
  • 18:00Catherine CouturierFait
    « le plan de relance c'est un objectif d'aller encore plus vite sur le massacre des forêts »
  • 20:00Alice ZimmermannChiffre
    « une plantation ça va mettre une vingtaine d'années avant de fixer vraiment du carbone »
  • 0:15Fait
    « quand climat tempéré en fait en France il fasse plus froid donc les les théories des franchement tir des plans sur la comète c'est quand même assez risqué »
  • 0:30Fait
    « aujourd'hui on coupe des arbres qui sont adolescents alors que quand on les laisse arriver à maturité ils ont et vous le savez à l'INRA maintenant ils ont une adaptation génétique une information qu'il transmettent à leur descendance »
  • 11:00Fait
    « on a connu ça avec France Télécom on a connu ça avec la poste »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à tous Pour ceux qui viennent d'arriver donc je me présente rapidement donc je suis Anthony Brondel je suis co animateur du groupe forêt avec Marianne Guillemin à ma droite et donc comme je disais donc le sujet de la conférence qui nous intéresse ce matin donc c'est foret stopper le massacre des écosystèmes oui bonjour à toutes et à tous une brève explication sur le choix du thème de cette conférence on parle beaucoup des problèmes climatiques on parle énormément du carbone et de du rôle de captation de carbone par la forêt et en fait on part là c'est peu de la biodiversité et des écosystèmes pas seulement forestiers mais de manière générale en fait dans les médias il y a un très gros travail à faire là-dessus donc notre préoccupation était de mettre en avant cet aspect de la forêt et puis le terme on a hésité on a discuté mais le terme choisi qui est le terme de massacre il avait pour but vraiment de montrer l'ampleur du problème forestier je pense que nous intervenons vont vous donner énormément d'informations précises avec beaucoup de chiffres donc moi je le ferai pas du tout juste un seul dans les forêts il y a aujourd'hui à peine le tiers des écosystèmes qui sont en très bon état de concert de conservation il y a un gros problème de chute de la biodiversité également forestière donc voilà la raison qui nous préoccupait et puis juste en introduction vous dire que on connaît tous le problème du réchauffement climatique on a la chance cela d'être dans une salle qui est presque fraîche je voudrais qu'on est tous à l'esprit le fait que si nous on a soif on peut aller boire que nous on peut se déplacer pour aller à l'ombre que les arbres eux ne le peuvent pas et que la raison pour laquelle les forêts se trouvent dans un état qui devient carrément alarmant c'est que c'est nous qui avons créé ce problème donc on sait quand vous buvez un verre d'eau que non seulement les arbres ne peuvent pas en faire autant mais qu'en plus de ça l'eau que vous buvez vient des arbres les arbres jouent un rôle énorme dans la la conservation la filtration de l'eau et le fait d'abîmer les forêts le fait que les forêts se portent mal c'est ça agit directement sur notre capacité à avoir une ressource en eau voilà donc c'était et pourquoi massacre parce que l'industrialisation la propension aux machinisme de plus en plus exponentielle donne des capacités de destruction à l'espèce humaine sans commune mesure avec tout ce qu'on a pu accomplir jusque là juste pour mémoire les forêts datent du Carbonifère il y a 400 millions d'années ça fait 400 millions d'années qu'elles sont là et nous on a un siècle on si on ne fait rien là maintenant tout de suite on est sur le point de tout détruire je pense que nous les intervenons que Anthony va vous présenter heureusement sont là vous expliquer les données plus précisément du problème et ce qui est bien c'est qu'il y a des solutions on les a sous la main les solutions il suffit de les appliquer donc on va vous expliquer ça maintenant je vous laisse je vous laisse au niveau les présenter donc pour les intervenants donc aujourd'hui donc Patrice Martin secrétaire général du sudfen solidaire donc on a des très bons intervenants ce soir enfin ce soir aujourd'hui Alice Zimmermann c'est la chaleur du réseau alternatif forestière ensuite Tony Bernard donc qui est président de l'agglomération de tiers et enfin Catherine couturier donc il note député France insoumise UPS et qui s'occupe des questions de forêt donc pour commencer j'ai donné la parole à Alice voilà bien bonjour à tous merci d'être là donc moi je suis Alice Zimmermann j'ai travaillé en forêt sur le terrain à l'oscinational des forêts pendant 23 ans et j'ai quitté l'ONF il y a deux ans et je suis devenu formatrice libérale en sciences et techniques forestière je forme les forestiers de demain et j'ai la chance de travailler pour divers organismes et donc de corriger notamment des rapports de stage un peu partout en France ce qui fait que je vois ce qui se passe un petit peu partout en France et c'est assez intéressant la forêt pour commencer bien évidemment aujourd'hui elle est vitale c'est avec l'océan l'une des solutions que l'on a pour survivre tout simplement j'irai pas par quatre chemins parce que j'ai pas beaucoup de temps évidemment si vous passez un quart d'heure là en plein cagnard ou un quart d'heure en forêt vous verrez tout de suite la différence que ce soit au niveau de la température ou au niveau de l'hygrométrie l'idéal aujourd'hui ce serait qu'on ait de la forêt un peu partout pour donner une chance à nos enfants de survivre tout simplement alors évidemment il y a beaucoup de gens qui j'utilise cet argument tout simplement pour installer de la forêt partout après il faut voir un petit peu ce qu'on appelle la forêt je vais revenir un petit peu sur l'histoire pour vous dire qu'après guerre notamment il y avait beaucoup de forêts qui étaient dans des états épouvantables après les combats notamment en forêt de Verdun par exemple mais il y avait aussi beaucoup de déprises agricoles et donc l'État a créé ce qu'on appelle le fond forestier national et on a fait partout des plantations mais avec un objectif évidemment de rentabilité et on n'avait pas les connaissances qu'on a aujourd'hui par contre aujourd'hui on les a mais à l'époque on a planté un petit peu partout notamment beaucoup beaucoup de résineux notamment des épicéas en grande en masse en fait vraiment sur de grandes surfaces avec des fortes densités avec les résultats qu'on connaît aujourd'hui je vous mets un tout petit peu d'image qui doivent pas vous déconcentrer mais que je passe volontiers à mes élèves qui sont pas convaincus parce que le problème c'est que on a planté des forêts qui sont du même âge et avec une seule essence qu'on appelle des forêts monospécifiques le résultat alors ça rapportait beaucoup d'argent notamment dans le sud-ouest avec les pins maritimes mais aussi avec les épicéas qui au départ ont plutôt bien poussé mais il y a des endroits à l'époque les forestiers avaient horreur du vide encore un peu aujourd'hui et ont plantait les épicéas y compris dans les tourbières y compris dans les milieux humides y compris en pleine alors que ce sont des essences d'altitude donc aujourd'hui on a des ravageurs qu'on appelle le scolyte qui sont présents naturellement il y en a plein auprès de toutes les essences mais quand ils s'attaquent à des forêts mono-sécifiques d'une seule essence qui sont fragilisées par les canicules et la sécheresse évidemment ça fait des ravages et on se retrouve avec des forêts très dépérissantes et complètement ravagées des forêts qui ayant toutes le même âge avec des résineux ont une biodiversité très très limitée évidemment la façon dont les exploitent va jouer aussi beaucoup sur ces sols forestiers qui mettent énormément de temps à se former qui sont de véritables éponges en fait des régulateurs d'eau et qui sont aussi massacrés par les exploitations quand elles sont mal faites ou quand elles sont sur des sols humides mais aussi par cet en résinement massif vous avez ici des images de l'Argonne ou sur des centaines et des centaines d'hectares on a reboisé en épicéa ils sont à peu près tous du même âge et aujourd'hui sont tous morts voilà alors on aurait pu tirer les leçons du passé de des erreurs que nous avons faites aujourd'hui on a des connaissances en pédologie l'étude du sol et en haute écologistes c'est-à-dire l'adaptation des essences à leur milieu qui nous permettrait justement d'éviter ces erreurs mais nous avons aussi un intérêt économique industriel parce que tout se boit rapporté énormément d'argent et par exemple dans le Sud-Ouest on a planté beaucoup de pain ils ont brûlé on a replanté des pins ils sont tombés à la tempête on a replanté des pins qui viennent de rebruler donc peut-être qu'on pourrait sortir des leçons de cette histoire malheureusement le plan de relance de l'État tel qu'il a été conçu est un plan économique à la base qui s'est transformé aussi en une aide à une adaptation des forêts au réchauffement climatique mais aussi une aide à la valorisation économique des forêts et ce que l'on voit un peu partout sachant qu'il est très difficile d'avoir des chiffres en fait de savoir exactement quelle surface de quelles essences ont été plantés le problème c'est que souvent pour remplacer les épicéas on plante du douglas avec beaucoup enfin avec moins de mélange un petit peu de mélange c'est obligatoire un petit peu de feuilles parfois alors du régime avec du régime et le problème du résineux c'est que il y a de la résine dedans donc c'est sensible au feu donc alors qu'on pourrait peut-être laisser un petit peu la nature s'adapter parce qu'elle a une capacité d'adaptation les arbres ont une capacité d'adaptation qu'on ne mesure pas vraiment on attend d'avoir les preuves scientifiques mais c'est vrai que la forêt était la avant nous elle sera là après nous la forêt ce ne sont pas juste des individus d'arbres c'est un collectif d'espèces qui s'adapte très bien puisque les graines en fait vont cheminer avec les animaux qui eux vont chercher aussi le milieu dans lesquels ils vont survivre et au lieu de laisser cette adaptation à la campagne en plantant des essences qui poussent très vite et le problème c'est qu'on risque de se retrouver tout simplement avec le même problème accentué par le réchauffement climatique donc avec ce plan de relance qui a un intérêt économique pour énormément de gens bien évidemment que ce soit pour l'exploitation du bois ou pour ces plantations qui ont peu d'avenir disons le sous prétexte de compensation des missions de carbone sachant qu'une plantation ça va mettre une vingtaine d'années avant de fixer vraiment du carbone il faut qu'elle survive jusque là qu'elle ne brûle pas d'ici là et alors qu'on rase des forêts aujourd'hui qui seraient économiquement inintéressante parfois sur des très grandes surfaces on est des parcelles de 30 en 40 hectares qui sont rasés au dessus des villages parfois et avec les conséquences que l'on imagine on est en train au lieu de laisser la forêt reprendre le dessus de l'accompagner de la protéger on est en train de refaçonner des bombes pour nos enfants je voudrais vraiment insister là-dessus parce qu'on peut en effet parfaitement faire autrement aujourd'hui de s'agirait de protéger ce qui a d'aider à l'installation naturelle des forêts mélangées et feuillus plutôt que de recommencer les erreurs du passé voilà donc il y a de l'espoir mais c'est vrai que tant qu'on aura la lorgnette économique et le profit immédiat le problème c'est aussi notre vision du temps qui est complètement faussée quand on pourra penser au temps des forêts au long terme on pourra préserver les milieux pour nos enfants voilà [Applaudissements] bien je pense qu'effectivement l'introduction 10 minutes c'est très court donc je vais essayer aussi de profiter au maximum et d'optimiser ce temps de parole donc moi je suis Patrice Martin secrétaire général du snupfun le syndicat national unifié des personnels de la forêt des espaces naturels on est affilié à l'Union Syndicale solidaire on est le syndicat majoritaire à l'Office National des Forêts qui a été créée en 1965 suite à la loi pisanique du ministre de l'Agriculture de l'époque qui a qui a dézingué l'administration des Eaux et Forêts la plus vieille administration française pour d'un côté créer le Centre national de la propriété forestière qui gère ou en tout cas donne de fait vraiment ce qui peut comme il peut avec le peu de moyens qu'il a pour la forêt privée qui représente quand même trois quarts de des forêts françaises et d'un autre côté donc l'Office National des Forêts qui est désormais un établissement public mais un caractère industriel qui gère les forêts publics aussi bien de manière que comaniale communale enfin fera des collectivités territoriales en général pourquoi on a réagi parce qu'effectivement on a tout de suite compris que c'était le début de la fin c'est la privatisation du administration surtout créer un outil en fait c'est bien aussi la privatisation des forêts y compris des forêts publics même si c'est insidieux pourquoi parce qu'effectivement la forêt à très bien exposé à travers le fond forestière national on voit que la politique forestière en fait du temps où il y avait véritablement une politique forestière elle a toujours été axée sur la production et sur la production de bois d'oeuvre à court terme en vue de des usages industriels et ça c'est absolument catastrophique alors on a effectivement eu des catastrophes on l'expliquait on a des centaines et des centaines d'hectares d'épicéa en pleine qui sont morts etc enfin bon c'est juste ça s'ajoute juste retour des choses tant pis pour la Caisse des dépôts et consignations qui a voulu faire ça du côté de Dijon mais on voit qu'on continue on a toujours pas compris qu'en fait vouloir industrialiser les forêts c'est un non-sens écologique économique et social aujourd'hui alors des personnes présentes aussi dans la salle on a dans le morban dans le Limousin effectivement mais c'est surtout effectivement dans les campagnes et surtout là il y a une majorité de forêts privés on rase des forêts qui sont très équilibrés très mélangés étagées avec beaucoup de feuillus qui sont résilients qui sont beaucoup plus capables d'absorber effectivement en plus les changements climatiques par rapport à des monocultures qui dès que une monoculture a effectivement un parasite bah forcément c'est catastrophique et tout le peuplement y passe et en plus c'est des monocultures amputèrent régulières alors je vais pas trop rentrer dans dans le type mais c'est des plantations effectivement qui ont tous les arbres ont le même âge et donc à un moment de toute façon à l'issue il faut faire une coupe rase donc ce qui amène de la chaleur au sol ce qui amène de l'érosion etc etc quoi donc toute cette problématique de gestion forestière est une vue à très court terme avec des essences à croissance rapide on l'a dit du douglas mais aussi donc c'est à peu près sur une révolution de 60 ans sur des pas maritimes dans le Sud-Ouest ça s'ajuste l'intérêt d'essayer d'alimenter nos filières ce qui a une légitimité la forêt la forêt il faut bien savoir que la forêt n'a pas besoin de l'homme dit ça fait un petit moment qu'elle est là et par contre l'inverse si la forêt n'existait pas nous on serait pas là et ça ça sera toujours ça sera toujours comme ça et ça il faut bien il faut il faut bien l'avoir en tête parce que parfois on entend des arguments en disant oui mais heureusement que on fait de la gestion forestière et qu'on fait des coupes parce que ça entretient la forêt non non la forêt sans nous elle se débrouillerait bien bien mieux maintenant il y a des vertus il y a des vertus effectivement économiques une filière économique forêt bois c'est environ 400 000 ans pour en France c'est pas négligeable je sois parti de comparaison c'est plus que la que la filière automobile ça donne quand même une petite idée mais il y a aussi effectivement tout un aspect social et surtout et de plus en plus c'est un refuge de biodiversité et de plus en plus avec les changements climatiques ça va devenir effectivement quelque chose d'absolument salé déjà ça l'est déjà et ça le sera encore plus par rapport à tous les toutes les positives que peut amener une forêt à savoir la filtration de l'air la fixation du carbone la purification de l'eau la lutte contre l'érosion etc etc quoi donc il faut vraiment qu'on arrive à sortir d'une logique qui est industrielle allez ça parlait tout à l'heure du de la politique forestière si tentait qu'on puisse s'appeler ça à une politique c'est mettre de l'argent public pour planter des arbres mais une plantation d'arbres un champ d'arbre c'est pas une forêt une forêt c'est c'est un mélange intrinsèque extrêmement interpénétré entre différentes espèces et entre les espèces leur milieu naturel c'est très complexe c'est un équilibre qui est fragile mais qui sait aussi s'autoréguler et la forêt elle est capable elle est en capacité d'avoir cette résilience pour pouvoir résister or on a toujours eu une vision hyper intervient mentionniste en disant ou la l'homme c'est l'homme c'est une supériorité absolue donc il faut qu'on intervienne il y a un petit problème pour qu'on intervienne et on va couper et on va raser des forêts et on va replanter et puis comme ça ça ira bien avec des essences qui viennent d'ailleurs on sait pas d'où on sait pas quoi planter mais ça fait rien on va planter c'est ça l'essentiel et tout ça avec de l'argent public en fait ça cache l'idée de dire et ben c'est un bon sous couvert de lutter contre le changement climat climatique c'est un bon prétexte pour pouvoir raser des forêts à feuillus et puis donc en tirer les produits qui sont là actuellement y compris avec des très beaux arbres mais qui méritaient de grossir pour pouvoir planter des des arbres qui sont soi-disant réputés euh adaptés à l'industrie elle a aussi ça annonce absolu un arbre quand il va pousser il va mettre alors pour les croissances rapides je disais 60 ans mais si on prend un chêne selon les essences 120 ans et puis quand on dit là c'est pour nous par rapport à ce qui est le petit homme économique mais en Chine il peut il peut vivre des centaines d'années il y a pas de souci et il rendra tous les services qui rend à l'humanité aussi et à toutes les autres espèces donc c'est juste un prétexte pour dire on va raser on va récupérer ces bois et on va essayer de transformer ça en des monoses des forêts mono spécifiques d'une seule essence bien souvent résineuse parce que il y a une industrie qui sait spécialisée là-dedans ce qui est complètement absurde parce qu'en fait de toute façon on ne connaît on ne peut pas connaître le marché dans 60 ans sans un temps des fois six mois il suffit que la Chine nous tourne le dos c'est ce qui s'est passé en 99 pour que notre système tout notre système économique s'écroule toute la filière s'écroule parce que effectivement la filière était tirée par le marché chinois à l'époque donc en six mois ça peut changer donc vouloir adapter la forêt à des besoins à des besoins enfin considérer la forêt comme un gisement minier une forêt usine une usine à bois c'est complètement complètement délirante et inadapté etc ça fait longtemps qu'on le fait comme disait on en tire toujours pas les conséquences mais ce qui est extrêmement grave maintenant c'est qu'il y a plus aucune vision c'est vraiment du planter un milliard d'arbres à court terme c'est juste c'est juste prendre de l'argent public pour les donner à la fois aux pépineristes coopératives dommage que l'association canapé soit pas là mais il y a je vous invite à lire un article qui est paru ces deux derniers jours dans l'humanité ou effectivement il y a une très très bonne analyse sur le sujet quoi il faut faire très très attention à ce qu'on fait parce qu'on a des coopéra qui mettent la main sur la filière sur des méga filières des méga des médias entreprises et qui arrivent effectivement alors à la fois vont toucher de l'argent en récoltant les forêts qui elles aujourd'hui remplissent bien leur fonction et ensuite en replantant derrière etc donc c'est vraiment une escroquerie intellectuelle c'est une escroquerie enfin moi je pense que on peut le dire c'est essayer de faire passer une lutte contre le changement climatique essayer de faire croire qu'on va essayer d'adapter les forêts et alors qu'en fait on est juste en train de les massacrer pour les transformer au profit des industriels donc ça c'est vraiment absolument catastrophique après bon on peut toujours toucher un petit mot sur la lutte et je vais faire très court sur la lutte aussi contre l'incendie parce qu'effectivement les forêts sont de plus en plus fragilisées et dans les luttes contre l'incendie l'ONF joue un très grand rôle puisque c'est nous qui sommes chargés principalement de contrôler les obligations légales de débroussaillement ce qui oblige en fait les propriétaires à débroussailler autour de leur propriété et notamment les habitations de manière à faciliter l'intervention du pompier mais surtout à la base parce que la meilleure lutte la meilleure lutte contre les feux de forêt c'est justement qu'il y a pas de feu voilà et ça c'est quelque chose qui a fait ses preuves depuis les années 80 depuis que cette stratégie était mise en place mais encore faut-il pour ça qu'il y a des moyens des effectifs et je terminerai là-dessus notre problème notre problème c'est que l'Office National des Forêts on a perdu 40% de nos effectifs en 20 ans et en plus depuis 5 ans il y a même plus de fonctionnaires qui sont pleinement sermentés et enfin il y a plus de recrutement de fonctionnaires qui eux seuls peuvent être pleinement sincèrementés et armés parce qu'on a cette émission de police pour faire justement tous ces contrôles là alors qu'il y a de plus en plus de besoins voilà bon j'étais obligé d'aborder beaucoup de choses beaucoup de notions en peu de temps mais je suppose qu’après il y aura peut-être des échanges avec la salle je vous remercie de votre attention [Applaudissements] bien alors je vais juste monter d'un étage pour mieux vous voir toutes et tous bonjour je suis Tony Bernard moi je suis il a été mis dans le programme que j'étais là en tant que président d'un EPCI ce qui est vrai dans le Puy-de-Dôme mais je vais aussi et voir surtout vous parler en tant que mère d'une commune de 800 habitants qui s'appelle Châteldon qui est connu peut-être pour son eau minérale pour les gastronomes pour autant ça en fait une commune pauvre précise et on a il a été question du FFN du fond Forest National de l'après-guerre c'était le don d'une commune avec un bon médiéval et beaucoup de hameaux ruraux la forêt était présente à la fin de la guerre à 25% sur les 2800 hectares que comporte la commune aujourd'hui la forêt est présente à 80% et à 90%, cette forêt est privée et elle est effectivement gérée tel que ça a été décrit avec des plantations typiques de cette après-guerre et aujourd'hui tout le monde sait mieux de voir du couperase et on se dit bah qu'est-ce qu'on peut faire contre ça alors comme le temps est contingenté il faut aller à l'essentiel j'ai aussi été président d'un parc naturel régional et à ce titre là j'ai côtoyé beaucoup d'expérience dans les parcs naturels régionaux j'ai vu ce qui se passait dans d'autres départements je pense notamment au département des Vosges où on a des secteurs où la forêt est publique à 80 % alors quand on voit cette différence on peut soit se lamenter soit décider d'agir et le conseil municipal a pris l'orientation unanime de dire et bien le meilleur façon de lutter contre ce massacre et bien c'est de convertir de la forêt privée en forêt public faire en sorte que la forêt soit comme l'eau soit considérée comme un bien commun et non plus une marchandise permettant à la fois d'avoir un modèle de futé irrégulière de fûts et jardiner permettant de d'avoir de la l'hétérogénéité dans les peuplements dans les âges et faire en sorte que elle soit effectivement plus résiliente que s'adapte davantage alors nous elle est aussi étagée en altitude puisque on démarre à 300 mètres on finit à 800 mètres il y a effectivement des feuillus des résineuses qu'on constate quand elle est prise et que les feuillus sont coupés et remplacés par des résineux donc logique de la rentabilité à court terme et on a donc décidé de passer à l'action alors comment on fait au contact tous les propriétaires privés et on leur propose d'acheter leur forêt on fait ça depuis 18 mois c'est très récent mais alors il y avait déjà une cinquantaine d'hectares de forêts communales ou sectionnelles dans le patrimoine de la collectivité on va terminer l'année 2023 à 200 hectares supplémentaires on va passer de 50 hectares de forêts publics à 250 en 18 mois alors démarche clairement on a pris on embauche avec quelqu'un en contrat de projet pour faire ça pendant un an alors on avait quelques les 50 hectares de forêt qui étaient déjà gérés par l'ONF en forêt public nous avait permis sur une coupe récente d'avoir un petit stock de recettes qu'on a utilisé pour amorcer la pompe de l'achat et alors quel est l'intérêt de d'en parler aussi au delà de l'échelon communal c'est de dire que si une commune de 800 habitants qui a pas d'argent à la fait d'autres peuvent le faire des interco peuvent le faire des structures plus grandes encore peuvent le faire de départements des régions enfin l'État pourrait continuer à avoir une politique un peu plus stratégique on parle de planification écologique mais enfin pas beaucoup d'exemples concrets aujourd'hui pour souvent les collègues maires me disent mais où trouves-tu l'argent mais je leur réponds à la banque au pire à zéro de taux de rentabilité si on est à 1 ou 2 % mais très bien parce que la gestion durable c'est pas 10 c'est pas 12 c'est pas 15% et les modèles aujourd'hui privés sont dans cette logique de rentabilité sur des exigences que l'écosystème de toute façon ne peut pas fournir sauf avoir de la forêt qui comme moiçonne comme un champ de maïs tous les tous les 30 ou 40 ans et on a aussi dans cet objectif de rentabilité minimale prévu de consacrer une partie des acquisitions de la collectivité bien sûr avec en travaillant avec l'ONF pour nous on a un service public on veut le conforter on veut le on veut le défendre d'inclure une partie de ces acquisitions dans une démarche de forêt primaire c'est à dire de forêt sanctuaire qu'on ne touche plus parce que dans ces acquisitions là on vient d'acheter un ensemble de 60 hectares d'un seul tenant sur ces 60 hectares il y en a 40 qui sont de la forêt exploitables amputé irrégulière et on a et qui ont été conçus pour ça et il se trouve que dans cette acquisition il y a 20 hectares de forêt qui sont a priori des forêts qui n'ont pas été touchés par la main de l'homme depuis plusieurs siècles et dans le document de gestion qu'on va établir avec l'ENF on souhaite que cette forêt reste intacte le plus possible donc trouver un équilibre qui permet aussi d'avoir cette fonction liée au réchauffement climatique lié aussi notamment pour capter du carbone mais pour aussi favoriser la pluviométrie on sait que dès qu'on coupe des arbres il pleut moins donc on a la conviction que les communes ont un rôle à jouer et je crois que si on a aujourd'hui une alternative à portée de main alors bien sûr on parlait des océans et de la forêt mais concrètement on a 36000 communes en France moi ce que je conseille aux camarades aux éco-citoyens qui sont ici c'est de rentrer dans les conseils municipaux et si vous y êtes déjà faites pression pour partout il y a de la forêt qu'elle devienne de la forêt public c'est le meilleur moyen qu'on ait trouvé et on l'a fait sans argent je vous dis on avait pour amorcé la pompe on avait en gros 100000 euros et le reste on est allés à la banque et on va continuer à acheter de la forêt tous les ans et maintenant que la Caisse des Dépôts a pris l'habitude de nous prêter de l'argent pour acheter de la forêt on a déjà prévu l'année prochaine d'acheter encore 200 hectares de plus après les questions voilà donc c'est pour dire que les tous les niveaux de collectivités peuvent le faire les collectivités ont l'obligation de soumettre leur forêt au régime forestier on a la chance d'avoir un service public mais aussi peut considérer que l'État le malmène ce service public mais si nous les collectivités territoriales on joue le jeu on peut peut-être aussi mettre en place un contre modèle un autre modèle et inviter l'État à dire bah écoutez si nous on le fait avec nos petits moyens avec ce beau service public qui est le NF peut-être que l'État aussi pourrait prendre exemple alors il y a d'autres façons c'est vrai que si toutes les personnes qui ont un intérêt pour la forêt un intérêt j'irai vertueux pour la forêt peut-être que c'est aussi une faire offrir un hectare de forêt pour Noël c'est une idée de cadeau à suggérer en tout cas les collectivités ont un rôle à jouer et je suis très heureux de vous faire partager avec beaucoup d'humilité parce que mais je vous dis c'était fait dans une commune qui a pas d'argent et l'idée c'est de faire en sorte que profiter du fait d'être aussi président de PCI pour inviter la démarche enfin une transposition de la démarche à l'échelle supérieure pour amplifier le mouvement parce que il y a bien une chose qui est évidente ça a été dit c'est que c'est pas un long fleuve tranquille c'est une urgence voilà merci [Applaudissements] merci à Tony pour donc je vais modifier un peu mon ce que j'avais prévu de dire on vient d'avoir un exemple concret que quand on détient quand on a la maîtrise de pouvoir décider des choses mais on peut faire des choses et on peut protéger notamment la forêt à l'Assemblée nationale aujourd'hui moi je vais me concentrer sur un peu ce qui se passe à l'Assemblée nationale et notre rôle du groupe malheureusement comme vous le savez on n'est pas majoritaire et donc à l'Assemblée nationale aujourd'hui pour imposer et mettre déjà l'ordre du jour un projet de loi qui justement protégerait les forêts et permettrait aussi de garantir une amélioration du bicarbonate de nos forêts et bien il faudrait qu'on soit en capacité d'être majoritaire et de pouvoir présenter des projets de loi donc c'est pas le cas donc c'est maintenant comment ça se passe à l'Assemblée aujourd'hui et je voudrais revenir sur deux trois éléments qui ont déjà été abordés par les intervenants précédents la forêt c'est un temps long et aujourd'hui le système économique dans lequel nous sommes et ceux qui aujourd'hui gouvernent je dirais même au-delà de notre territoire national ce sont des capitalistes ou le rôle de la forêt et avant tout un rôle économique et donc la forêt n'est pour eux vu que par ce bout là du marché et donc le rôle écologique de la forêt comme bien commun comme pour par exemple l'eau n'est encore pas dans c'est pas leur voilà c'est pas le logiciel donc vous comprenez bien que aujourd'hui des enjeux sur la question de la forêt et bien nous à l'Assemblée on est obligé de faire avec ceux qu'on a en face de nous que ça soit la macronie la droite ou l'extrême droite je reviendrai tout à l'heure sur quelques exemples de jusqu'où l'extrême droite peut aller sur la question de l'acquisition des forêts je vais le faire tout de suite ils nous ont fait un amendement dans le cadre du projet de loi de lutte contre les incendies pour dire qu'il fallait dans le cadre de la préhomption des forêts ils avaient déposé un amendement pour que ça soit que les ressortissants français qui puissent acquérir je vous la oui oui c'est ça la réalité de ce que nous vivons aujourd'hui à l'Assemblée nationale donc vous voyez un petit peu donc ça a été ça a été dit tout à l'heure le plan de relance c'est un objectif d'aller encore plus vite sur le massacre des forêts ça a été dit mais je le je pense que c'est un élément important et j'ai eu donc vous le savez certainement bon c'était Mathilde panot qui sur le mandat précédent on avait que 17 députés qui avait ce sujet de la forêt et alors moi je suis pas une spécialiste et une technicienne de la forêt simplement dans le groupe et bien maintenant on est 75 on s'est réparti un peu plus les thèmes et je suis dans la commission développement durable et aménagement du territoire et je cherche aussi dans la délégation aux collectivités territoriales et toi tu as notamment abordé cette question des moyens pour les collectivités territoriales et donc j'ai fait le choix de ce sujet de la forêt et dans la commission Développement Durable vous savez il y a ce qu'on appelle des missions d'information des missions flash qui permettent alors des moments c'est nous qui sommes rapporteurs parfois parce que c'est un genre de tourniquet où on a chacun notre tour sur l'émission et là moi j'ai présidé une mission d'information sur l'adaptation au changement climatiques Léo mais milieu forestiers et donc je n'ai fait que présider la mission il y a un rapport de 150 pages mais je le dis le rapport c'est quand même Sophie panonac député Renaissance de la Gironde donc vous voyez bien là la forêt des Landes l'enjeu économique de ce secteur le rapport on a pu auditionner énormément de scientifiques de collectivité ça a duré huit mois d'audition on a fait deux déplacements sur le sur des sur la Gironde et sur le plateau Millevache il y a des propositions il y a 39 propositions dans ce rapport mais je le dis clairement ce ne sont pas les propositions que nous portons à la France insoumise et dans le programme de la nupesse on n'est pas à ce niveau là au niveau de du contenu des propositions par contre cette mission elle a permis d'auditionner et de pointer une des réalités scientifiques aujourd'hui sur la situation et maintenant il nous faut comment on fait pour que cette ce qui se dégage dans cette mission d'information puisse se déboucher éventuellement sur un projet de loi et avant de d'en venir sur un projet de loi qui interdise les couperases qui mettent en place des plantes gestion avec un contenu sur les futés régulières et les modes de gestion qui donnent les moyens au service public l'OMF l'ofb le CNPF voilà il va falloir un peu de temps et l'idée je vous le dis sincèrement c'est que si on veut que un projet de loi passe à l'Assemblée il faudra pour qu'ils passent à l'Assemblée il faut qu'il soit signé le plus transpartisan possible et donc une signature le plus transpartisan possible et bien faudra peut-être que on présente des propositions qui ne seront pas forcément à la hauteur de ce que nous avons dans notre programme mais ça ne nous empêchera pas au moment si on arrive à le faire passer dans les semaines parlementaires parce que vous le savez que nous on a que une niche sur une journée donc il faut qu'on arrive à trouver des moyens pour pouvoir faire passer quelques projets de loi qui soit les plus partisans possible et on a peu de séances parce que après c'est des projets du gouvernement qu'on a et on sait ce que c'est les projets du gouvernement donc vous voyez que là l'objectif pour notre groupe aujourd'hui c'est de travailler à peut-être une PPL un projet de loi qui soit qui commence à avancer des propositions qui va dans le bon sens mais qui ne seront pas ça nous empêchera pas de déposer des amendements nous le groupe et les filles voilà je voulais expliquer ces éléments là parce que des moments souvent nous interroge sur comment ça se passe à l'Assemblée comment ça fonctionne c'est compliqué sincèrement et donc je vais revenir sur par exemple qu'est-ce qui s'est passé sur le projet de loi de lutte contre les incendies de forêt je sais pas si vous avez suivi j'étais chef de fil pour le groupe sur ce projet de loi la mission venait de se terminer notre groupe on a dû déposer je crois 44 ou 45 amendements la dupez on a déposé pratiquement 200 déjà il faut savoir que quand on dépose des amendements si jamais ça engage une dépense au budget les amendements pop article 40 et il passe même pas en commission on les aborde même pas là donc on avait déposé quand même il y en avait eu un certain nombre d'amendements qui avaient été déposé sur les questions de préservation de la biodiversité des sols de l'eau des modes de gestion enfin voilà je pars à rentrer trop dans le détail et donc déjà premièrement quelle Commission a été saisie sur ce qu'on appelle le fond c'est la commission économique c'est pas la commission Développement Durable vous voyez et quand on a présenté nos amendements qu'on a mené la bataille dans l'hémicycle sur ce projet de loi de lutte contre l'incendie qui avait des aspects qui étaient positifs sur un certain nombre de moyens pour la sécurité civile il s'était rendu compte de la catastrophe qu'on avait vécu les TD dernier c'est pour ça qu'ils avaient sorti ce projet de loi faut pas se leurrer il voulait pas revivre éventuellement une deuxième séance ou le désorganisation des services de sécurité était dépassés et bien systématiquement quand on a défendu nos amendements sur la question de préserver les forêts et la gestion forestière on nous a dit on verra ça dans un acte 2 thématiquement jusqu'à donc rejeter je crois qu'on a eu quatre amendements de nupes qui ont été retenus mais vraiment pratiquement rien dedans c'était déjà passé au Sénat c'est passé donc notre groupe s'est abstenu à l'Assemblée nationale sur ce texte il y a eu la commission mixte et à la commission mixte parce que aussi je suis une nouvelle députée donc c'est une première expérience commission mixte vous savez c'est cette fameuse commission une fois qu'un texte il est passé entre au Sénat et Assemblée nationale on se met d'accord ou enfin ils se mettent d'accord entre eux c'est même pas nous on est exclu des discussions ils se mettent d'accord entre eux c'est ce qui s'est passé sur le projet de loi retraite ils sont mis d'accord entre eux et ça ça revote dans cette commission des minoritaire et bien souvent ça repasse après à l'Assemblée et au Sénat pour un vote définitif si c'est conclusif et bien à la commission mixte les quatre amendements qu'on avait présenté ils avaient été éjecté donc le peu qui était positif terminé donc vous voyez que aujourd'hui sur l'enjeu des forêts ça y est j'ai dépassé mon temps oui donc et primordial je vais juste vous donner dans j'ai eu l'occasion de d'auditionner Marc fedo parce que les forêts c'est l'agriculture déjà c'est le Ministre même c'est le ministère et bien sur le plan de relance qu'est-ce qui nous a dit et sur la question moi je l'ai interpellé sur la question des coupes il me dit mais bon les couperase quand il y a des colis là-dessus il y a pas de souci il faut couper pour limiter et donc là il nous a dit et bien il faut aller plus vite parce que aujourd'hui il y a certaines essences qui sont qui dépérissent et donc il faut anticiper pour pouvoir replanter tout de suite vous voyez un peu ils sont uniquement dans une réflexion de rentabilité économique et ça a été dit tout à l'heure les grandes coopératives telles que je vais en citer une parce que alliance forêt bois par exemple vous savez canopée a mené un certain nombre d'actions et bien aujourd'hui il continue il touche toutes ces subventions pour la replantation c'est ça le plan de relance donc vous voyez que nous il y a notre rôle bien évidemment donc à l'Assemblée mais il y a aussi notre rôle en tant que député de soutien à toutes les associations et d'interventions sur les luttes on vous l'avez dû certainement lire je suis intervenu sur la bataille par rapport au bois du chat qui est à la limite à Tarnac vous savez Tarnac on en entend souvent parler le collectif il y a eu un collectif qui s'est monté qui a empêché une coupe rase je suis intervenu donc avec des élus locaux face à il y avait à peu près 300 forestiers qui étaient là qui voulaient en découdre et qui voulait considérer que c'était leur outil de travail et qu'il fallait que le projet de d'abattage de cette coupe sur des feuillus sur une zone humide sur les sources de la Vienne vous voyez bon je développe pas plus sur les enjeux de la biodiversité je pense qu'on pourrait en parler pendant longtemps peut-être passer aux échanges merci alors on va on va passer aux questions donc est-ce qu'il y a des questions merci la question que je voulais poser à Monsieur Tony j'ai oublié votre nom c'est bien la banque elle vous prête mais elle attend que vous remboursiez alors que comment vous remboursez si vous laissez vos forêts en évolution plusieurs questions on va faire comme ça là je peux répondre très vite c'est qu'une partie de la forêt qui va rester en forêt primaire je donnais l'exemple d'une d'un ensemble de 60 hectares 40 hectares qui vont être affûtés régulières et 20 hectares qui vont être laissés en forêt primaire on peut évidemment pas tout laisser en forêt primaire et puis il y a des parcelles qui ne le justifient pas bonjour merci beaucoup pour cette conférence très intéressante moi je voulais vous parler de la biodiversité on sait que les forêts ont un rôle de corridor écologique absolument central et qui dans la lutte contre le déclin de la biodiversité va être très important c'est quelque chose qui va nous manquer et donc moi je voulais savoir politiquement comment est-ce qu'on favorise l'apparition de ces corridor est-ce qu'on a une forme administrative est-ce que ça passe par par l'augmentation du nombre de réserves naturelles sur notre sur notre territoire est-ce qu'on a nous à la France insoumise éventuellement une autre forme de protection de ces territoires et de leurs fonctions qu'on pourrait utiliser est-ce que on a des idées là dessus ou à le FB je sais pas est-ce que vous auriez voilà des idées là-dessus alors moi je vais juste dire une petite chose c'est qu'en effet il y a des corridors écologiques des tram vert des tram bleu des trams noirs aussi maintenant qui sont très importantes pour essayer de préserver un maximum d'espèces moi mon expérience technique après je passerai peut-être la main pour les politiques c'est que quand on met la priorité sur la préservation on peut parfaitement faire cohabiter à la fois l'exploitation du bois mais raisonnée c'est-à-dire vraiment pour répondre à un besoin et surtout par rapport à ce coffre la forêt et pas quelque chose excessif et d'industriel et aussi l'accueil du public tout en préservant mais ça passe par une révolution culturelle c'est-à-dire que le public il faudrait qu'il accepte aussi d'avoir de la boue sur les baskets et d'avoir des branches qui tombent et des moustiques qui le piquent par exemple donc à mon avis personnellement on peut parfaitement allier tout ça mais en mettant d'abord la priorité sur la préservation parce que la santé des forêts ça passe par la biodiversité les forêts c'est pas que des arbres et du bois c'est un ensemble et elle va très bien quand cet ensemble peut cohabiter donc déjà il faudrait faire de la place au prédateur grand et petit pour qu'on n'est pas excessivement de parasite et pour ça en effet faudrait passer par une loi mais c'est sûr que la France d'aujourd'hui n'est pas prête et que les gens ont du mal à accepter aussi le sauvage et la biodiversité dans son ensemble donc ça passera d'abord à mon avis par une révolution culturelle et pour politiquement je sais pas s'il y a quelqu'un qui veut répondre bonjour voilà j'ai une question je sais pas si vous allez pouvoir me répondre moi je suis dans les Côtes d'Armor et à côté de chez moi j'ai une forêt qui est géré par le groupe AXA il y a 10 ans ils ont rasé complètement la forêt ils ont replanté et moi j'ai eu l'occasion de racheter un petit bois je dirais d'un hectare de de feuillus et là actuellement j'ai la pression justement de d'Axa qui veulent me racheter mon petit morceau de bois que moi j'aime bien que je me balade souvent dedans et donc j'en ai parlé à ma commune enfin on meurt de ma commune et ben apparemment ils ne peuvent rien faire ça intéresse pas trop de mettre les pieds dans le plat quoi dire qu'est-ce que je peux faire parce que c'est quand même des grosses pressions quoi je vais répondre très rapidement vous êtes propriétaire de votre forêt voilà alors je sais pas trop quel est la nature de dépression mais vous avez la loi pour vous vous êtes chez vous il y a une autre solution c'est de vous présenter aux élections gagné la mairie [Applaudissements] bonjour Régis inoperg je suis animateur un des animateur de SOS forêt France et je suis dans le Morvan aussi on a une association dans le Morvan qui s'appelle Morvan et je suis président du fond de dotation fera envie que le fondateur du RAF pour acheter des forêts et les mettre à disposition de groupe si c'est des gens que ça intéresse peu en reparler un peu plus tard je voulais compléter un point c'est que en fait le disons que le tout à fait d'accord avec tout ce qui a été dit mais concernant la gestion forestière même privée il y a il faut bien clair qu'il y a matière à faire une bonne gestion forestière privée qui gagne de l'argent faut le dire quand même dans cette façon assez claire et c'est pour ça qu'il y a un matière à faire une loi puisque en fait même économiquement sur le long terme on a intérêt à gérer les forêts de façon beaucoup plus responsable qu'on le fait aujourd'hui et effectivement aujourd'hui il y a un problème avec le capitalisme mais par rapport à une gestion à court terme c'est à dire qu'en fait même la gestion qui est faite pour l'avenir de de si on considère le long terme c'est une gestion catastrophique parce qu'on est en train de détruire les sols les sols c'est quand même la base la base de la forêt elle pousse sur des sols et là aujourd'hui avec les couperases tous les engins qui passent dessus qui cassent les sols etc donc on a un énorme problème à l'avenir d'ailleurs on a vu qu'il y a des des notamment on leur aide avec chez dans les forêts de l'ONF les problèmes sont été aggravés dans les endroits où on avait en catastrophe évacué les arbres pendant la tempête de de 99 en faisant un peu n'importe quoi avec des engins partout etc donc voilà donc et sachez que que il y a des propriétaires forestiers privés qui gèrent bien leur forêt et qui gagnent de l'argent avec alors après je passe ça va durer longtemps avec le changement climatique peut-être ça devenus de plus en plus compliqué mais voilà mais il y a de moyens de faire bien et de prévision de la biodiversité de préserver les sols et de préserver le carbone aussi parce qu'on en a pas assez dit aussi c'est que le carbone il est aussi stocké dans les sols il y a plus de carbone dans une forêt équilibrée bien géré il y a plusieurs carbone dans le sol que dans l'arbre donc en fait tout les atouts sont là et en fait pour pour finir ce que je peux pas être trop long non plus le problème c'est uniquement les subventions c'est à dire que s'il y avait pas de subvention la politique industrielle d'aujourd'hui elle ne tient pas la route c'est à dire que ça ne tient parce que c'est énormément de travail de faire des plantations des broussailler éclaircir etc c'est beaucoup de travail c'est pour ça que les coopératives aiment bien ce mode de gestion donc ça fait beaucoup d'argent qui rentre dans l'orchestre mais en fait c'est pas du tout rationnel en fait voilà merci bonjour Merci pour cette conférence j'ai une question alors je suis complètement d'accord sur le fait qu'il faut inciter les communes de France à racheter les forêts et faire une gestion publique ma question c'est en attendant que ces communes puissent ou veulent bien ou enfin voilà où est une démarche sur de long terme qu'est-ce qu'on peut faire et est-ce que du coup le rachat privé enfin du coup racheter à titre privé des forêts et les laisser ben vivre leur vie de forêt et une bonne idée ou pas et sinon quel autre solution voilà moi j'ai envie de vous répondre de faire ce qu'on fait aujourd'hui c'est à dire dénoncer ce mensonge de l'État qui dit qu'il veut compenser du carbone alors qu'on coupe des forêts qu'il absorbent et que l'on plante des plantations qui vont certainement brûler donc ils vont tout relâcher et que il y a derrière juste un intérêt économique et ça il faut le dénoncer le plus fort possible le plus haut possible pour que les choses s'arrêtent et que le mensonge soit levé ça c'est une première chose ça prend du temps mais plus on sera nombreux à le crier ou effort et à dénoncer le mensonge plus on va prendre conscience tous les uns les autres de l'urgence en fait quand on aura plus d'eau au robinet je pense que tout le monde va comprendre qu'il y a absolument urgent à ce que la forêt et les végétaux puissent reprendre le dessus et l'ensemble de la biodiversité pour préserver l'eau en tout cas je l'espère et puis autre chose il y a aussi le milieu associatif qui est un tissu finalement qui prend de l'ampleur qui prend de la puissance et qui est un contre-pouvoir c'est malheureux à dire mais c'est la seule chose pour l'instant qu'on peut faire et mobiliser ce tissu associatif voir lui faire prendre de l'ampleur localement voilà et je sais plus mais je voulais insister aussi sur le fait que la valeur du bois doit être remise aussi sur la table parce que c'est sûr que quand on brasse des arbres qui mettent deux siècles à pousser c'est aussi une catastrophe et la valorisation de la main d'oeuvre aussi parce que c'est vrai qu'il y a des emplois derrière mais si on relocalise tout si on utilise le bois de façon raisonnée et locale on va aussi refaire un tissu local au niveau du de la de l'économie du bois ça c'est important oui juste un tout petit complément sur sur la question parce qu'effectivement c'est très intéressant il les achats effectivement par les structures politiques enfin en tout cas voilà les collectivités mais il y a des associations qui commencent à se créer aussi et qui font la même chose et qui achètent et pas nécessairement pour laisser en libre évolution on peut très bien gérer une forêt et qui soit rentable etc tout en conservant l'ensemble des des trois missions qu'on affecte à la forêt à savoir la protection des milieux l'économie et le social donc par exemple mais aussi il y a d'autres associations qui se montent un petit peu partout sur le sujet et puis effectivement et puis ensuite qui viennent qui viennent effectivement déployer en marge une filière de proximité derrière avec des petits artisans etc et en fait c'est toute la filière qu'il faut repenser localement [Musique] 5 km à côté de chez moi il y avait une immense propriété il y avait pas de succession très très lointaine et il y avait une pression énorme d'une coopérative qui voulait acheter et donc on a monté en fin de compte une association et on est en train de déposer un projet avec chacun a mis un petit peu s'engagé sur des fonds pour pouvoir acquérir en fin de compte cette parcelle qui serait irrépartirait à quelqu'un qui derrière tout de suite ça serait une couperase sur plus de 40 hectares et donc vous imaginez bien que voilà c'est donc c'est long parfois un petit peu à mettre à se mettre en place mais justement il faut qu'on travaille c'est ces sujets là et surtout moi ce que je constate pour avoir beaucoup discuter sur ce sujet là il y a une prise de conscience citoyenne de plus en plus importante sur l'importance de la forêt que la forêt je vais te donner on a dit beaucoup tout à l'heure la forêt c'est un bien commun mais je peux vous dire moi quand j'ai sorti cette notion la première fois dans l'hémicycle et que je l'ai dit dans ma déclaration au moment de la lutte contre les incendies que la forêt était un bien commun vous auriez entendu le brouha mais non pour eux la forêt elle est privée et donc il considère que les propriétaires ont le droit de faire ce qu'il veut et aujourd'hui on voit bien que il y a aussi elle est des propriétaires privées c'est des toutes petites parcelles et en milieu rural bien souvent c'est un complément de revenus et on sait que parfois il y a des coopératives qui viennent et qui mettent des pressions énormes pour pouvoir acquérir des parcelles alors ils vont en prendre une petite aujourd'hui notre petite là et au bout d'un certain temps de ces acquisitions et bien hop il rase tout et c'est là qu'on a des désastres sur des couperases qui parfois font 10 hectares 15 hectares et ça c'est un désastre écologique et je pense qu'il faut qu'on continue à expliquer l'enjeu de la forêt pour la vie sur Terre voilà c'est je crois qu'il faut le dire comme ça aussi aux gens et c'est en train de d'évoluer bonjour Alain Roch je suis secrétaire national de la CGT de l'INRA et chercheur sur les insectes forestiers bon je suis à peu près d'accord avec tout ce qui a été dit mais je pense qu'il manque quand même une notion dans notre discussion et quand on fait nos dit on va appeler on va couper pour planter pour adapter d'une certaine manière il y a un élément de vrai dedans la seule chose c'est que fait nous ne s'est pas vraiment quoi planter parce que aujourd'hui les forêts monospécifiques sont liés à des dégâts importants c'est une évidence c'est une évidence même pour tout le monde je pense que c'est largement partagé aujourd'hui dès l'instant où il y a un choc d'une nature quelconque par exemple une sécheresse les arbres sont moins résistants et dès l'instant où c'est la même espèce qui est planté les insectes peuvent arriver à percer leurs défenses et ensuite se développer faire des des dégâts considérables tout le monde le sait aujourd'hui même s'il y a des résistances c'est évident mais la question qui nous est posée c'est qu'il y a le changement climatique et comme il y a le changement climatique quelles essences planter parce que j'ai entendu des discussions sur la biodiversité on va faut pas être naïf il y a aucune forêt naturelle en France métropolitaine quasiment à part peut-être en haute montagne il y en a en Guyane mais quand vous dites forêt primaire non il y a pas de forêt primaire c'est une forêt que vous avez laissé en libre révolution et donc la biodiversité c'est la biodiversité correspondant aussi un façonnage par l'homme c'est l'homme qui a façonné toutes les forêts qui a aujourd'hui en France donc moi je pose pas gestion résonner et puis intérêt pour la biodiversité mais je pense que on a intérêt nous à avoir en tête que nécessairement il va y avoir adaptation des forêts par rapport au changement climatique or au niveau de l'INRA par exemple on est incapable aujourd'hui contenu du faible des faibles ressources aussi bien en moyenne financiers que en personnel de l'Institut de donner des réponses précises en disant il faut prendre telle variété de chaîne ou telle population de chaîne qui sera plus résistante dans une situation à 50 ans ou on aura cette évolution climatique personne ne peut le dire aujourd'hui et donc je pense que je vais conclure là dessus les deux questions qui me semblent les plus importantes c'est arrêter la liquidation de l'ONF par rapport justement à ces éléments de gestion rétablir toutes les prérogatives et toutes les missions de l'ONF et deuxièmement développer la recherche scientifique avec tous les moyens nécessaires et pas sur la base d'appel à projets dont on sait de toute façon qui sont liés à des intérêts économiques directs aux intérêts capitalistes ou vous intéresse mode et là-dessus je pense que c'est c'est question là que le groupe à mon avis doit porter alors pour terminer au niveau du groupe LFI on a on a sorti enfin on va sortir un document qui sera envoyé à tous ceux qui le désirent donc vous laisserez à la fin votre email afin qu'on puisse vous le faire parvenir c'est tous les éléments de proposition que nous pouvons faire alors je vais me permettre de répondre parce que je crois que quand on voit évidemment le problème sur qu'est-ce qu'il faut planter c'est sûr qu'on sait pas par contre est-ce qu'il faut planter moi c'est la question que je pose parce que le problème est une notion de temps en fait dans n'importe quel jardin si on laisse faire pendant 10 ans la forêt elle s'installe tout seul et je pense que les arbres ont des capacités d'adaptation qu'on ne mesure pas qu'on ne peut pas mesurer mais que le problème c'est qu'on voit justement les essences individuellement et pas dans leur ensemble alors c'est sûr qu'on va avoir des problèmes sanitaires ceci dit les capacités de résilience naturelle même sur des forêts artificialisées elles sont beaucoup plus importantes qu'on ne le pense et en fait on s'aperçoit que finalement les espèces les essences sont en train de monter en altitude beaucoup plus vite que d'habitude parce que tout simplement le climat se réchauffe plus vite parce que ça va avec un ensemble avec la faune et le problème c'est que on fait des essais notamment par exemple on des pins maritimes dans les Vosges sauf que même avec le réchauffement climatique la mer Méditerranée ou l'océan ne vont pas arriver dans les Vosges donc on fait des essais à très grande échelle où on empêche tout simplement la nature de reprendre ses droits et de donner une réponse à la situation et je pense qu'aujourd'hui il serait temps de prendre le temps de voir qu'elle est la réponse justement naturelle de des écosystèmes d'aujourd'hui de leur adaptation d'aujourd'hui et que ce sera quoi qu'il en soit beaucoup plus adapté que d'installer des essences d'ailleurs qui n'auront pas leur cortège phonistique et floristique nécessaire à leur épanouissement et pas non plus les conditions parce que on ne sait pas quel est le climat de demain et en plus on a le climat d'aujourd'hui c'est pour ça qu'on est confronté aussi avec le plan de relance à des échecs majeurs et qu'il faut peut-être arrêter de vouloir absolument installer des essences et laisser faire tout simplement la nature qui est beaucoup plus efficace que nous à mon sens c'est une question de temps on veut absolument installer tout de suite quelque chose alors que si on passe à une autre échelle c'est à dire on est obligé de reconstituer les peuplements dans les cinq ans c'est la loi la loi c'est une échéance électorale c'est pas une échéance écologique et donc pour moi il est urgent maintenant de laisser peut-être la nature reprendre ses droits parce qu'elle est beaucoup plus efficace finalement que nous juste juste pour compléter pour pouvoir permettre encore parce qu'il y a encore des questions mais j'abandonne complètement dans ce sens là bien sûr oui il faut de la recherche mais il faut surtout pas se précipiter aujourd'hui on ne sait absolument pas quoi planter on ne sait absolument pas ce que ça donnera donc on a besoin justement d'observer mon besoin de monde pour observer si je suis pas juste de laisser faire il faut bien observer pour pouvoir ensuite analyser et pour voir ensuite aider un petit peu la nature pour pour justement dire les enseignements qu'elle nous donnera alors effectivement il y a besoin des moyens scientifiques etc quand au climat et ben je défie quiconque de savoir que quel climat il y aura en France dans 50 ans il suffit que un courant marin se décale pour qu'en fait même si la planète se réchauffe globalement quand climat tempéré en fait en France il fasse plus froid donc les les théories des franchement tir des plans sur la comète c'est quand même assez risqué alors que justement observer et tirer les enseignements de l'AD aptation des forêts par elle-même sa résilience c'est effectivement le plus fondamental j'ajouterai juste une petite chose avant la prochaine question ça fait très longtemps que le monsieur veut poser une question à la dame aussi j'ajouterai juste que aujourd'hui on coupe des arbres qui sont adolescents alors que quand on les laisse arriver à maturité ils ont et vous le savez à l'INRA maintenant ils ont une adaptation génétique une information qu'il transmettent à leur descendance mais la maturité d'un arbre c'est plusieurs siècles le douglas sur le couple à 40 ans ils peuvent vivre plusieurs siècles et là il peut transmettre des choses vraiment intéressantes si on laisse pas tout simplement les arbres s'exprimaient le collectif d'arbres et d'espèces on peut pas savoir à notre échelle humaine qu'elle va être la réponse si on veut planter des arbres c'est pour produire du bois c'est pas pour préserver l'eau et je voudrais juste appuyer là dessus laissons la nature reprendre ses droits et adapte au talon adaptons-nous à elle plutôt que de lui demander de s'adapter à nos besoins [Applaudissements] voilà mon intervention en fait vous m'avez mangé mon pain là mais c'est pas grave je suis une fille de Forestier qui a été le premier directeur régional de la propriété forestière Provence Côte d'Azur et comme étudiante j'ai travaillé un peu à gagner des sous dans le centre et je me suis rendu compte que dans le sud en fait les propriétaires sont des énormes propriétaires et quand on va sur les cadastres on s'aperçoit que c'est plus des forêts quoi ça fait longtemps et ma question c'est donc sur le temps effectivement j'ai appris j'ai un métier où on gère l'incertitude et j'ai compris que la forêt c'était l'incertitude et ma question c'est à quel niveau on peut agir par rapport à deux tiers de la surface de forêt c'est privé et quand dans la montagne bourbonnaise là où je vis j'ai des petites parcelles que j'ai racheté grâce à la loi Sarkozy vous savez et en fait quand le CRPF le CNPF maintenant vient donner des cours les gens ne posent dans les petites communes que des questions sur la rentabilité et je suis écœuré donc la seule chose que je trouve bien du CNPF c'est les formations quand on a le temps de s'y rendre mais leur façon de si vous voulez ils sont comment dire il répond aux questions sur la rentabilité de la forêt alors qu'il c'est vrai qu'il faudrait leur que c'est comme on les appelle adjoint technique ou je sais pas comment parce que des contractuels au CNPF oui alors c'est pareil au départ c'était des fonctionnaires mais bientôt c'est en voie de disparition aussi en fait je vais passer avant parce que j'ai l'impression de la prendre un peu trop mais juste que je voudrais répondre et c'est pour ça que je suis là moi je suis en effet membre du rap mais du RAF pardon je suis toujours aussi aussi même si j'ai quitté la fonction publique et l'ONF et je suis aussi à SOS feray et aujourd'hui je suis là parce que on m'a proposé de venir notamment par l'intermédiaire du RAF mais parce qu'à mon avis la réponse aujourd'hui elle est urgente et elle ne peut être que politique parce qu'en fait tant qu'il y aura des intérêts individuels et une rentabilité et des sous à se faire on va pas en sortir tant que la politique elle sera économique vis-à-vis de la forêt on va pas s'en sortir et à mon avis la réponse aujourd'hui ur gente elle est politique c'est ça le problème voilà j'en ai pas d'autre pour l'instant donc question là juste une question enfin une première question vous avez mentionné dans dans le cas de votre municipalité que c'était donc du public qui achetait des forêts privées c'est pas très macroniste comme des marches et je voudrais savoir quels arguments vous vous apportez pour que ça puisse se faire deuxièmement je me suis baladé dans par exemple dans le Cantal cet été j'ai vu beaucoup de coupes rases et donc deux questions est-ce que l'on sait comment les fûts font trois fois le tour du monde avant de revenir éventuellement sous forme de meubles et beaucoup une autre question sur ce qui n'est pas les flux on voit des énormes tas de branches qui font parfois la hauteur de plusieurs immeubles qui sont dans un tel désordre qu'on se dit que c'est pas intéressant ça va être brûlé mais qu'est-ce que ça devient voilà j'ai été très court sur la première partie le travail de conviction qui est fait auprès des propriétaires auprès desquels on veut acheter la forêt en tant que commune c'est la notion du bien commun c'est la notion de protéger les ressources en eau c'est la notion aussi de d'une capacité pour une commune de survivre aussi financièrement quand on arrose milliards de baisses de dotation de l'État depuis 2017 grâce à François Hollande et son ministre de l'Économie Emmanuel Macron il faut aussi trouver des alternatives et il y a aussi des forêts aujourd'hui dans bien souvent alors je sais pas si c'est le cas aussi en montagne bourbonnaise mais dans ce secteur du Puy-de-Dôme les forêts sont possédées par des gens qui n'habitent pas sur place donc qui ont rien à cirer de reconstruire une école de d'aménager une crèche enfin service public donc il y a aussi démontré que la forêt peut être bien géré et sans être un taux de rentabilité délirant mais être un gestion équilibrée en étant amputé irrégulière et en permettant de faire vivre un territoire il y a des propriétaires qui sont sensibles alors évidemment que on n'arrive pas à sensibiliser tous les propriétaires mais notre objectif n'est pas d'acheter 100% de la forêt non plus je donnais les veaux à 80% le natif central on est à peine à 15% et entre les deux si dans les 10 prochaines années on a passé le taux de forêt public de 15 à 50% on aura fait un boulot plutôt intéressant j'ai juste complété aussi par rapport à je complète parce qu'effectivement il y a plusieurs parties dans la question j'ai complété plutôt par rapport affectivement au conflit d'usage et puis avec l'organisation aujourd'hui du commerce du bois qui fait effectivement le tour de la terre on expédie des grumes et puis on apporte des produits finis avec une balance commerciale d'ailleurs des astreuses du coup et on s'étonne que la balance des commercial soit désastreuse bon bref c'est après moi j'ai pas économiste quand même il y a aussi les conflits d'usage on importe du Canada par exemple et en tout cas ça se trouve à faire à Gardanne une grande lutte à Gardanne pour convertir une usine pour faire de la cogénération à millions de mètres cubes pour les brûler en France avec un rendement d'environ 30%. c'est surréaliste enfin on est en train de brûler les forêts du Canada avec en plus un bilan carbone je vous dis même pas enfin catastrophique en fait c'est le modèle économique qui est qui est complètement fou donc il faut effectivement pouvoir agir sur le modèle économique et notamment au travers les subventions mais aussi les taxes etc mais ça c'est la partie politique mais il y a vraiment quelque chose parce qu'on donne de l'argent aussi quand même on donne de l'argent public pour pour faire ces délires là quoi donc il faut vraiment pouvoir agir politiquement sur ce sujet là pour que ça ne devienne plus rentable et il y a un vrai conflit d'usage le bois énergie c'est un vrai sujet parce qu'on nous vend effectivement la transition en génie énergétique en disant ok on va arrêter les énergies fossiles il y a un petit peu d'éolien etc mais c'est surtout on mise aujourd'hui en Europe pas qu'en France en Europe le plan européen c'est de miser essentiellement sur la ressource bois pour se substituer aux énergies fossiles et bah je pense qu'il faudra à peu près brûler toutes nos forêts pour qu'on puisse y arriver mais je suis pas sûr que ça soit finalement très bon pour la transition écologique ok on va je suis désolé on va pas pouvoir prendre tout le monde par contre on va prendre deux dernières questions un homme et une femme donc lever les mains pour ceux qui restent auront peut-être aller de ce côté là c'est pas un moment ouais bon bonjour je vais essayer d'aller vite j'étais très touché dans ce que vous disiez sur le NF moi j'ai de la famille et j'ai quelqu'un qui a vu dès que vous avez dit il y a 44% d'effectif en moins et comment les gens qui travaillaient là-dedans on leur a dit de détruire et de faire l'inverse de leur travail et du coup il y a une question sur comment aider le NF parce qu'en fait comment on peut aider le NF localement et après il y a une réflexion question et sur la rue nous Jura forêt du Jura on a de la chance il y en a des publics et on se base sur là il y a une usine appelée qui va se construire on va nous dire c'est super 30 emplois pour 120 000 tonnes de bébé par an et du coup oui mais non et sur la ruralité qui amène en fait la question de tous ces gens qui disent mais non mais il y a pas d'étiquettes je fais de la politique sans étiquette la forêt c'est politique et du coup la question elle était sur comment sur qui s'appuyer localement quand sur qui s'appuyait dans les départements dans pour mener ces batailles de garantir nos forêts et comment mener les luttes en tant que citoyen alors [Applaudissements] je vais essayer de répondre de manière très courte parce qu'il y a plusieurs façons et des lois neuf mais plus largement toutes les conversions dont on a besoin aussi pour le CNPF etc c'est je pense la réponse elle est quand même politique parce que c'est bien les lois qui feront qui décolleront l'ONF on a eu l'exemple de madame qui expliquait qu'effectivement aussi NPF ben répondre aux questions qu'on leur demande etc mais c'est leur boulot ils ont payé pour ça ils ont voilà alors après c'est créer des syndicats il y a des syndicats on peut résister là aujourd'hui je vous parle mais parce que je parle à titre syndical sinon je pourrais pas me permettre de d'avoir le discours que j'ai je serais demain en commission de discipline enfin voilà il y a donc je pense bah déjà témoigner du soutien on a on a des pétitions mais c'est aussi d'aller voir les élus on va relancer une campagne auprès des élus et notamment par rapport à la loi de finances qui va arriver et puis aussi par rapport au projet de loi qui est et qui se porte et c'est en tant que citoyen de dire ben oui on a besoin d'un véritable service public en France et qui fasse de la gestion forestière véritablement durable pour pour ce bien commun qui effectivement les forêts ouais après je laisserai répondre Catherine plusieurs fois est venu la réponse est politique bon qu'est-ce qu'on fait plus de députés et les filles et puis Tony l'a dit tout à l'heure faut se préparer pour les prochaines municipales aussi puis il y a une autre échéance moi je suis désolé faut qu'on en parle il y a les Européens et forcément aujourd'hui ce qui se passe sur le enfin les lois bien souvent découle parfois des directives européennes et on voilà mais il y a des choses qui parfois à l'Europe vont plus loin que enfin plus dans le bon sens que ce que nous avons nationalement et donc c'est à nous aussi de mener la bataille pour que le positif de l'Europe parfois s'applique sur nationalement donc ça va faire partie des choses que on va travailler notamment avec le collect avec le livret forêt sur l'adaptation de nos propositions à la question des enjeux sur les européennes parce que la question de la forêt c'est vrai que c'est la question écologique mais c'est une question aussi sociale alors vous pouvez lire dans le rapport moi je me suis battu pour que dans ce rapport soit d'abord écrit l'enjeu de la forêt et d'abord écologique social à son rôle et d'abord écologique social et économique parce que papa enlever la question économique de la forêt bien sûr et dans la mission au-delà de la question que tu as soulevé sur l'inrae les auditions ont des scientifiques aujourd'hui il y a aucune certitude aucune certitude ça a été ça a été dit cela étant il y a une urgence tout le monde dit il y a urgence donc il faut bien qu'on commence à réfléchir à cette urgence par déjà mettre en place des projets de fin des lois qui aussi aide les élus sur justement des moyens supplémentaires la première alors j'ai parlé des européennes mais la prochaine bataille que nous allons mener les députés c'est le budget ça va venir là tout de suite et moi je voilà et on sait qu'on va encore sur un budget qui va être encore mais alors nous on va mener la bataille dans l'hémicycle mais si demain il y a pas les luttes localement qui continuent et et bien on y arrivera pas moi j'ai le souvenir quand même pendant le budget précédent où les les camarades syndicalistes de l'ONF ont été présents sur auprès de l'assemblée et qui ont c'est à pesés qu'est-ce qui nous ont fait quand je rappelle simplement quand même que le débat sur la sur la forêt et l'agriculture a été zappé puisqu'on a eu le 49-3 on a donc même pas pu aborder le sujet des sujets et au Sénat aussi donc on voit bien que oui la question elle est politique c'est pas et donc il faut qu'on continue alors moi sur la question des qu'est-ce qu'on peut faire localement moi je suis désolé mais on a des groupes d'actions pratiquement partout et donc il faut que cette question de l'enjeu sur la forêt de la protection de la forêt mais ça devient des sujets et personnellement si vous souhaitez m'inviter pour venir débattre avec vos ga avec votre boucle départementale je peux voilà en fonction de mon calendrier aussi et avec plaisir pour pouvoir justement travailler sur ces sujets qui sont un sujet qui est un sujet ça a été je le redis c'est une question de la vie sur Terre parce que bon on a parlé de peut-être ce qui se passe sur notre territoire national mais excusez moi les incendies de forêt au Canada et ce qui se passe en Grèce et ainsi de suite on a été touché l'an dernier par les incendies sur le territoire national je trouve que l'opinion publique est beaucoup moins parle beaucoup moins de ce qui se passe même si c'est un peu mais ce qui se passe plus loin de alors que c'est on vit tous sur la même terre oui vous avez tous souligné l'importance d'un outil public pour changer de politique on voit dans quel état et le dans quel état est l'ONF à l'heure actuelle est-ce qu'on n'est pas à la veille de sa disparition on est à mon sens à la veille de la disparition du service public tout simplement on est déjà en cours de transformation en entreprise d'exploitation forestière ça c'est pour la première chose et puis donc en cours de disparition physique bah oui c'est physique on est 40% de moins l'eauf c'est pas c'est pas des machines c'est etc c'est la pertinence de l'ONF c'est ces personnel c'est c'est la matière grise même si il faut être resté humble c'est les capacités de gestion qu'on peut apporter sur le sujet donc en supprimant physiquement les personnes effectivement on a déjà une suppression et doubler d'une privatisation d'une privatisation à travers le remplacement des fonctionnaires par des contractuels de droit privé qui n'ont pas les attributs je parlais de la police tout à l'heure mais pas que quoi donc tout ce qui est tout ce qui est régalé donc en plus on est dans une transformation d'entreprises mais on a connu ça avec France Télécom on a connu ça avec la poste et on est les derniers Mohicans on résiste peut-être aussi parce que bon on a tous la vocation elle peut être aussi parce citoyens aujourd'hui comment être de plus en plus attaché mais on a bien évidemment besoin de votre soutien pour pouvoir continuer à gérer les forêts l'ensemble des forêts d'ailleurs de manière à la fois dans l'espace et dans le temps quoi juste sur quand même sur la question de l'ONF le budget de l'ONF aujourd'hui il y a une part pour l'équilibre du budget de l'ONF et qui revient sur notamment la vente du bois et qui pousse d'ailleurs pour qui pousse quelque part l'ONF a aussi couper plus pour pouvoir équilibrer donc vous voyez toutes ces contradictions et ça fait partie des amendements qu'on avait déposé à l'Assemblée dans le cadre de budget justement cette notion de donner les moyens à l'ENF avec un vrai budget pour arrêter justement l'équilibre par les coupes c'est là les la forêt qui est notre bien en plus qui nous appartient à tous donc et là aussi c'est politique malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin donc on va on va devoir clôturer cette conférence j'espère que ça vous a plu juste un petit mot pour vous dire que avec le groupe forêt on a mis en place une carte des différentes luttes voilà autour des forêts donc si jamais vous voulez la retrouver vous pouvez venir nous voir comme ça on peut récupérer votre mail sinon vous tapez si vous avez un compte Facebook vous mettez groupe forêt France insoumise vous allez pouvoir retrouver tout nos travaux je vous propose aussi de prolonger le débat pour ceux qui le souhaitent au stand des SOS forêt voilà qui est donc qui est sur le village et puis je vous remercie je vais passer la parole à Marianne pour conclure et on pas vu tout aborder tous les sujets que c'est multiples la forêt notamment par exemple Patrice parler tout à l'heure de choses ahurissantes il y en a une qu'on a pas évoqué c'est le fait de couper des forêts à rares pour des raisons écologiques parce qu'on va installer des panneaux photovoltaïques à la place voilà voilà il y en a c'est ce qui se passe en Guyane c'est ce qui se passe sur la montagne de Lure c'est ce qui se passe dans le Jura aussi c'est ce qui se passe dans beaucoup d'endroits donc tout ça pour vous dire que évidemment en tant que militant politique elle est militée politiquement dans vos Géa en tant que citoyen de manière générale il y a des collectifs qui se dressent absolument partout en France il y a un stand de SOS forêt donc qui est le collectif des collectifs canopée dont parlait Catherine et membre de SOS Suède en est membre aussi c'est donc si vous voulez rejoindre un collectif local près de chez vous ou alors savoir comment on peut prendre des parts dans un groupement forestier citoyen il y aura des personnes qui sont ici là qui pourront répondre à vos questions éventuellement prolonger le débat donc voilà et puis il y a même donc le RAF qui propose des formations aussi le je sais que le steamfen en propose aussi qui sont ouvertes un petit peu plus largement bref je crois que toutes les questions que vous pouvez vous poser on essaiera d'apporter des réponses sur le stand qui est là-bas donc donc bienvenue et merci à tous pour votre présence si vous voulez et si vous voulez avoir l'exemplaire du rapport je l'ai dit tout à l'heure qu'il reste le rapport de Sophie panonacle mais ça vous donne quelques éléments surtout scientifiques il est à disposition sur le stand et juste elle a parlé de la protection des forêts sur la bataille des dans le cadre de projet de loi sur les EnR on avait déposé plein d'amendements pour protéger les zones agricoles pour protéger les forêts ils ont tous été rejetés voilà donc il faut qu'on continue justement la protection de nos forêts éviter ces champs photovoltaïques qui sont en train de s'implanter un peu partout le combat continue merci à vous

Forêts : stopper le massacre des écosystèmes | conférence AMFIS 2023 — Catherine Couturier · Pourquijevote