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AutreSénat (sur YouTube)· 5 juin 2023 96 minMixteÉducation & recherche

Formation, compétences, attractivité : audition de Carole Grandjean

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 8 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Carole GrandjeanChiffre
    « Il y a 90 000 emplois dans les prochaines années, donc c'est maintenant qu'il faut intéresser les jeunes et une variété de métier. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous accueillons ce matin madame la ministre le Grandjean chargé de l'enseignement et de la formation professionnelle pour une audition qui vient clore les travaux de la mission d'information de notre délégation sur le thème formation compétences et attractivité madame la ministre s'est en février dernier que notre délégation a initié ce cycle de travail dédié à l'enjeu des compétences nos trois rapporteurs Martine Berthet Florence Bertrix compta et Michel Canevet sont partis la constat persistant et alarmant celui de difficulté de recrutement croissant des entreprises qui peinent à pouvoir les emplois et attirer les talents alors même que l'on compte 3 millions de demandeurs d'emploi dans le pays et que 13% des jeunes entre 15 et 30 ans ne sont ni en activité ni en formation ni en études certains secteurs et métiers sont particulièrement tension y compris des métiers essentiels pour la vie de notre nation et son économie dans le domaine de la santé des transports de l'enseignement du commerce face à ce paradoxe il nous est apparu indispensable de nous pencher à nouveau sur cet enjeu de société à nouveau car notre délégation avait déjà tiré la sonnette d'alarme en 2020 avec un rapport intitulé des compétences de toute urgence pour l'emploi et les entreprises vous pourrez nous rappeler les mesures prises par le gouvernement depuis lors pour endiguer ses tensions qui plus est depuis notre rapport de 2020 la crise covid-19 est passé par là nous savons qu'elle a entraîné de nouveaux questionnements sur le sens du travail sur son organisation et sur l'équilibre des temps professionnels et personnels ce profil aussi à l'horizon d'importantes évolution technologiques et sectorielle qui vont changer les métiers et les tâches les transitions numériques et environnementales je pense à l'intelligence artificielle ou au métier liés à la carbonation de l'industrie les rapporteurs auront tout à l'heure l'opportunité de vous interroger sur la manière dont le gouvernement appréhende ces défis d'avenir et sur les actions que vous avez mises en oeuvre pour amorcer l'adaptation de nos systèmes d'enseignement le formation et d'accompagnement des demandeurs d'emploi avant de vous laisser la parole je rappelle à nos collègues que vous êtes chargés au sein du gouvernement spécifiquement de l'enseignement et de la formation professionnelle depuis le 4 juillet 2022 votre positionnement est atypique puisque vous êtes ministre délégué à la fois auprès du ministre du Travail du plein emploi et de la station mais aussi auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse au cours de la trentaine de missions menées par les rapporteurs deux messages sont souvent revenus tout d'abord le constat de l'éclatement de l'action publique en matière d'enseignement et de formation professionnelle répartie en de très nombreuses acteurs selon des modalités complexes ensuite je tiens à le dire qu'il y a les appréciations positives sont parfois rares on a également souligné votre regard croisé sur ces enjeux depuis votre arrivée au gouvernement cela souvent été salué par les interlocuteurs tenez à vous le dire nous appelons régulièrement ici au Sénat à ce que l'État dépasse son fonctionnement en silo justement exact contraire de ce que vous tentez de faire encore trop fréquent je fais d'ailleurs le vœu devant vous Madame le Ministre que les entreprises soient aussi associées à ce regard croisé par le gouvernement et l'administration dans la mise en oeuvre des réformes importantes qui se profilent dans un proche à venir réforme du lycée professionnel création de France travail projet de loi pleine emploi nous sommes dans une période charnière et stratégique pour les compétences qui méritent un vrai dialogue entre état école et entreprises je vous salue tout d'abord la parole pour un propos liminaire d'une durée de 20 minutes environ puis les trois rapporteurs de la mission d'information vous poseront leurs questions ainsi que nos collègues présents pour les échanges qui le font s'arrêter au plus tard à 10h pour respecter l'agenda de chacun je vous prierai de bien veiller utiliser vos micro qui sont nécessaires à la bonne captation du visuelle elle a retranscription de nos échanges et je vous remercie vous laisse la parole Madame le Ministre merci beaucoup monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Sénateurs mesdames et messieurs les sénateurs Berthet blatrix compta et canevé je suis très heureuse d'être parmi vous effectivement aujourd'hui pour participer dans le cadre de la mission d'information que vous conduisez pour évoquer ce sujet des compétences de la formation professionnelle et plus globalement de l'attractivité des métiers qui nous le savons sont au cœur de d'un certain nombre de développements et notamment économique mais aussi sociétaux ils sont également au cœur de la feuille de route qui est la mienne en tant que ministre chargé de l'enseignement et de la formation professionnelle et comme vous l'avez rappelé au fond trait d'union entre le ministère du Travail et le ministère de l'Éducation nationale aux côtés d'Olivier du soft et de Pape Andy nous partageons je le crois une conviction qui est celui que notre système de formation doit mieux permettre aux actifs de faire face aux mutations en cours ou à venir vous l'avez justement évoqué dans vos dernières rapports nos perceptions du monde du travail ont été bouleversées non seulement dans nos méthodes mais aussi dans nos pratiques professionnelles il est évident que le marché du travail évolue et que cette accélération s'est intensifié ces dernières années notre système de formation doit donc refléter ces évolutions afin de préparer les grandes transitions que vous avez évoqué celles de l'écologie du numérique de la démographie mais aussi s'adapter aux fonds aspirations des citoyens qui après notamment la période covid mais déjà auparavant aspire de plus en plus à prendre le contrôle de leur avenir professionnel il nous faut donc mettre en oeuvre un ajustement permanent et cohérent entre l'offre de formation qui est proposée aux actifs et les besoins réels des entreprises et avec une rénovation de notre appareil de formation qui ne doit pas seulement combler les retards mais aussi aller de l'avant et être surtout plus agile et plus accessible pour nos concitoyens en premier lieu je voudrais dire que nous devons absolument renforcer la capacité d'insertion professionnelle de la voie professionnelle qui a été trop longtemps délaissé c'est un enjeu que je porte au travers de la réforme du lycée professionnel vous le savez on en a déjà parlé au sein de votre chambre mais les lycées professionnels accueillent chaque année un lycéen sur 3 c'est 621000 élèves en lycée professionnel auxquels s'ajoutent 64 000 apprentis pourtant elle concentre davantage de difficultés que la voix générale et technologique et nous devons accompagner plus ces jeunes qui trop souvent sont en échec aujourd'hui moins d'un bachelier professionnel sur deux parvient à s'insérer dans l'emploi six mois après l'obtention de son diplôme c'est clairement une injustice c'est aussi clairement un enjeu de cohésion sociale et dans nos jeux économique pour le pays pour aller répondre aux enjeux de tension sur les recrutements et notamment sur des secteurs essentiels pour notre économie et on pourra en citer beaucoup ceux de l'industrie ceux de l'énergie ceux de la restauration du BTP du soin enfin j'en passe ils sont en tension et sur les 15 métiers les plus intentions 10 sont issus finalement formés par la voie professionnelle pour cela nous donnons nous nous donnons les moyens de réussir c'est plus d'un milliard d'euros supplémentaires par an qui ira à la voie professionnelle aujourd'hui le budget consacré à la voix professionnelle de 4,9 milliards d'euros il va donc être augmenté d'un milliard d'euros par an supplémentaire auquel s'ajoute bien sûr les revalorisations socle versées à l'ensemble des enseignants auxquels s'ajoute un chargé de relations entreprises dans chaque établissement lycée professionnel demain auquel s'ajoutent les annonces que j'ai fait de maintien des effectifs du nombre de professeurs d'enseignants en lycée professionnel à la rentrée prochaine et auquel s'ajoute deux choses supplémentaires 400 ETP que j'ai annoncé pour accompagner les équipes enseignantes avec plus de CPE conseiller principaux d'éducation de d'infirmiers d'assistance sociaux dans ces établissements qui encore une fois regroupe plus de fragilité sociale quand on voit général et technologique et un accompagnement par France 2030 et milliards d'euros seront mis dans le cadre des appels à manifestation d'intérêt compétences et métiers d'avenir pour accompagner la mise en place avec les régions de nouveaux plateaux techniques pour accompagner également la formation des enseignants ainsi que l'attractivité la mise en visibilité de certains métiers d'avenir je voudrais rappeler que la réforme elle a trois grands leviers elle a été annoncée par le président de la République le 4 mai dernier avec trois grands leviers le premier qui vise à mieux accompagner ces jeunes dans les fragilités scolaires sont plus grandes et lutter contre le décrochage le second vise à accompagner mieux l'insertion professionnelle de ces jeunes et à avoir un système de formation qui soit plus en réponse à nos enjeux économiques et puis enfin le troisième et dernier grand levier qui était essentiel aussi bien sûr c'est celui de donner aux équipes éducatives les moyens d'agir et de valoriser l'engagement de ses professeurs je détaillerai ici devant vous le deuxième levier de cette réforme structurelle donc encore une fois l'objectif est l'évolution des formations qui sont proposées en lycée professionnel pour les adapter aux besoins de l'économie et pour fermer des formations qui sont insuffisamment cohérentes par rapport au métier d'aujourd'hui et de demain et permettent insuffisamment la réussite de la poursuite d'études l'objectif ici est clair et le président de la République l'a rappelé lors de l'annonce de cette réforme permet ici la rentrée 2026 toutes les formations qui n'ouvrent pas de perspective d'emploi ni de poursuite d'études suffisante il s'agit donc de transformer la carte des formations l'offre de formation dans les lycées professionnels c'est évidemment une opération difficile mais qui existe déjà on a chaque année déjà des fermetures de formation d'autres ouvertures mais lorsqu'on constate une insertion professionnelle qui est objectivement n'est pas bonne après l'obtention du diplôme il nous faut agir et réagir donc pour accompagner cette cette évolution de la fraude formation nous allons donc mettre je lisais tout à l'heure en place via France 2030 des appels à manifestation d'intérêt pour accompagner la mise en place de nouveaux plateaux techniques et cette accélération qui je le rappelle est du ressort des régions de la compétence des régions pour pouvoir financement mais dans la mesure où nous souhaitons engager une accélération forte nous avons pris l'engagement de co-financer ces plateaux techniques avec les régions France 2030 permettra les budgets de l'appel à manifestation d'intérêt permettront également de d'accompagner la formation des professeurs et des proviseurs pour accompagner aussi cette évolution culturelle et cette évolution technique de l'offre de formation c'est également et je me permets de d'insister là dessus un budget conséquent qui sera mis en oeuvre sur la mise en visibilité et en attractivité de certaines filières d'avenir qui sont donc de fait souvent méconnus par les élèves par les familles par les professeurs au font par la société bien souvent et donc il s'agit véritablement de mettre en visibilité ces filières métiers nouvelles des outils de pilotage seront également déployés pour mesurer les taux d'insertion et les taux de poursuite d'études en formation par formation par formation il s'agit véritablement d'avoir du coup un suivi et une mise en transparence pour les familles et les élèves mais aussi un suivi pour les établissements pour faire évoluer l'offre de formation et mieux répondre aux enjeux économiques la création aussi de formation de spécialisation post-bac en cohérence avec les entreprises locales est également une modalité très attendue des entreprises et permet au lycéen de parfaire leur formation dans le domaine donc post-baccalauréat professionnel et avec un effet très clair sur l'insertion professionnelle puisque ces jeunes qui déjà passent dans le cadre de FCL formation complémentaire d'initiative locale dans certains territoires on observe plus 20 points d'employabilité à l'issue de ces mentions complémentaires très alternantes très métier très en cohérence avec le marché du travail local c'est donc ce que nous souhaitons développer il y en a il y a aujourd'hui 4500 places aujourd'hui de formation en France nous irons sur un objectif de 20.000 d'ici à la rentrée 2026 enfin bien que les élèves de lycée professionnel alternent courent et stages en entreprise il est pas toujours facile pour eux de trouver un stage déjà de trouver un stage de trouver un stage en cohérence avec leur formation et de trouver un stage de qualité et donc il s'agit pour moi de travailler à ce réseau professionnel et par la mise en place d'un bureau des entreprises qui sera donc créé dans chaque lycée professionnel dès la rentrée prochaine et donc permettra aux entreprises de vos territoires de facilement proposer des stages aux jeunes de facilement organiser un dialogue avec les établissements d'avoir une personne dédiée et identifiée pour ces c'est un vrai enjeu de développement du temps et de la qualité des stages de l'alternance mais aussi de l'orientation information insertion des publics accueillis dans les lycées professionnels le deuxième grand volet que je de mon action que je voulais évoquer c'est celui de l'apprentissage vous le savez notre effort pour l'apprentissage est massif les résultats de cette action sont incontestables puisque nous sommes passés de de 280 000 contrats d'apprentissage en 2017 à près de 840 000 contrats en 2022 soit plus du double presque le triple par rapport aux années 2012-2017 notre détermination ne doit néanmoins pas faillir notre objectif est fixé par le président de la République et nous le partageons avec Olivier du soft c'est celui d'atteindre un million d'apprentis par an d'ici à la fin du quinquennat cet objectif qualitatif nous devons le doubler bien sûr aussi d'un objectif qualitatif pour non seulement monter en puissance le nombre d'apprentis mais aussi la de qualité des apprentissages et ses travaux sont d'ores et déjà engagés avec les acteurs de la formation et notamment les centres de formation par apprentissage nous avons également concernant le financement de l'apprentissage à mon sens trois éléments que nous pouvons partager le premier c'est que en 2023 l'état investit aux côtés des entreprises dans le financement de l'apprentissage à travers une subvention votée en loi de finances initiale il ne s'agit pas pour le gouvernement donc de rééquilibrer les comptes de France compétences il s'agit très clairement d'envoyer un signal puissant de soutien de l'État dans le financement de la formation initiale par la voix de l'apprentissage le deuxième point que je souhaitais valoriser pour soutenir la mobilisation des entreprises dans l'accueil des apprentis nous avons décidé de prolonger l'aide accordée pour le recrutement d'un apprenti jusqu'à la fin du quinquennat c'est la première fois qu'on donne une visibilité de ce type de manière plus Ryan et je tenais ici à le souligner et puis je tenais également à souligner le fait que c'est un engagement fort parce qu'il vient au travers d'une aide d'un dispositif qui est simple unique lisible puisque l'aide s'élève je vous le rappelle à 6000 euros pour tous les apprentis quel que soit la taille de l'entreprise quel que soit le niveau de qualification je tiens à rappeler donc que l'effort est donc supplémentaire notamment pour les apprentis mineurs qui sont souvent les plus faiblement qualifiés et donc c'est un soutien que je souhaite souligner à ce titre et puis le troisième point que je voulais souligner sur la partie financement de l'apprentissage c'est relatif à la prise en charge des contrats nous devons poursuivre les travaux engagés en septembre 2021 pour viser encore une fois le juste prix de chaque certification le processus de révision je vous le rappelle avait été initié en septembre 2022 avec un premier un premier niveau de baisse nous avons décalé la seconde baisse à septembre afin de ne pas mettre en difficulté la rentrée des centres de formation par apprentissage et de se laisser le temps de documenter l'impact notamment de l'inflation sur le modèle économique des CFA mais également une demande que nous leur faisons dans la partie discussion sur la qualité de la mise en oeuvre aussi dans leur contenu de formation des évolutions sur la transition écologique sur la transition numérique et sur la transition démographique qui sont trois aspects qui doit pouvoir être absolument accompagné dans chacune des formations le troisième point que je souhaitais évoquer ce matin c'est celui des contenus de formation au delà du renouveau de l'accessibilité des formations il s'agit véritablement aussi de travailler sur le contenu des formations l'enjeu de la révision des certifications professionnelles et struct de la rénovation de la formation en effet nous n'aurons pas de formation de qualité si les objectifs ne sont pas définis d'une manière suffisamment précise et ambitieuse alors ça peut paraître technique et pour autant c'est fondamental je voudrais juste citer quelques diplômes qui ont déjà été révisés comme celui de diplôme de bac de BTS de la filière cybersécurité informatique et réseaux électroniques ou le cap grand âge ou encore la mention complémentaire aide à domicile qui ont été conçus pour répondre aux défis du vieillissement démographique et de la société de la longévité c'est essentiel que nos contenus s'adaptent aussi aux évolutions sociétales et à ceux du marché du travail c'est donc indispensable et vous le disiez monsieur le Président d'amener plus systématiquement le ministères certificateurs et les 11 commissions professionnelles consultatives à s'aligner sur les standards exigeants de France compétences et c'est donc pourquoi j'ai proposé à la première ministre de mandat l'établissement public France compétences pour faire le point sur la diversité des pratiques et sur l'expérience accumulée depuis quelques années maintenant d'ici à l'été cette mission devra nous faire des propositions sur les évolutions à apporter pour que notre système gagne encore en pertinence en efficacité et en agilité il importe par ailleurs que c'est que les certifications évoluent au même rythme que la transformation des métiers c'est un enjeu majeur un point au fond cardinal que vous avez déjà soulevé et c'est donc très clairement un point que je partage avec vous et qui doit être un engagement pris par les ministères certificateurs c'est pourquoi j'ai d'ailleurs décidé l'installation à l'AFPA d'une mission interministérielle qui proposera ses services pour accélérer la transformation des titres et des diplômes et améliorer la qualité de cela de manière interministérielle je voudrais en quatrième point aborder la nation des compétences qui est aussi celle de garantir une formation continue qui permette d'accompagner chaque jour un peu mieux les trajectoires professionnelles et les reconversions des actifs je voudrais d'abord continuer à soutenir le compte personnel de formation mais pour de bonnes et mauvaises raisons réponds raison ce CPF et désormais connu de presque tous les Français 9 Français sur 10 on a entendu parler il a incontestablement trouvé son public puisque les Français y ont fortement recours nous sommes donc passés de 600 000 dossiers en 2019 à plus de 2 millions en 2022 et 4,5 millions de téléchargements de l'application mais entre le démarchage abusif les formations loisirs et la fraude la notoriété positive de ce dispositif a été altéré le CPF reste pourtant un très bel outil au de nombreux enjeux de compétences et ces phénomènes et cette communication ont parfois masquée le progrès immense que représente mon compte formation rendre l'accès à la formation possible pour toutes et tous c'est la raison pour laquelle depuis plus d'un an nous avons mené des actions fortes pour réguler l'offre disponible aujourd'hui plus personne ne peut dire que l'on trouve des formations loisirs en ligne ou qu'ils reçoivent quotidiennement des SMS de démarchage nous avons agi les résultats sont au rendez-vous je pourrais revenir dans le cadre de nos échanges si vous le souhaitez mais le CPF je le redis constitue une avancée sociale importante dans la démocratisation du droit à la formation notre action de régulation vise avant tout pour à créer les conditions de sa pérennité et sa meilleure articulation entre les dispositifs avec la VAE et cette nouvelle version de la VAE nous allons valoriser les compétences acquises au cours de la vie pour fluidifier les parcours des actifs je vous le rappelle à ce jour seul 10% des personnes qui s'engagent dans une VAE vont au bout de leur parcours et obtiennent l'intégralité de la certification visée et surtout la durée moyenne d'un parcours et de 18 mois et donc n'est pas adapté à la réalité des parcours des actifs et de leur parcours de vie comme de leur parcours professionnel donc rien d'étonnant à ce qu'elle soit deux fois moins mobilisée qu'il y a 10 ans avec seulement 30 000 parcours par an j'ai donc décidé en 2022 de conduire une transformation de la VAE initié par le vote de la loi du 21 décembre 2022 portant mesure d'urgence au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi qui nous permettra donc de multiplier par 3 le nombre de bénéficiaires d'ici à la fin du quinquennat de VAE notre objectif est clair c'est un dispositif plus moderne qui est visé allégée administrativement et que nous doterons d'une plateforme numérique dédiée plus rapide et qui se conclut par des succès plus nombreux notamment par un accompagnement renforcé j'ai également souhaité que ce déploie sur tout le territoire et pour tous les métiers en tension une expérimentation dite de VAE inversée on pourra y revenir si vous le souhaitez mais au fond elle est fondée sur le principe de l'acquisition de l'expérience en cours de parcours et non en amont de celui-ci une expérimentation qui traduit une volonté marquée de mon ministère de d'innover en matière de formation et de répondre à court terme aux enjeux de tension sur des métiers et de et de valoriser également cette expérience professionnelle par le biais d'un diplôme reconnaissance qui en France est toujours très importante ces évolutions elles traduisent véritablement un changement de culture qui place la la connaissance des compétences acquises au cœur des trajectoires professionnelles et puis nous souhaitons profondément simplifier les dispositifs de transition professionnelle entre ProA le PTP les transitions collectives les démissions reconversion j'ai citerai pas tous mais tous les dispositifs de transition professionnelle son nombreux et les entreprises comme les actifs ont du mal à s'y retrouver si bien que les parcours de transition de transition professionnelle ne concerne aujourd'hui que 0,3% des salariés du privé par an c'est 60 000 parcours annuels c'est dire que nous sommes loin de la réalité de l'enjeu des mutations professionnelles et des reconversions qui doivent pouvoir être engagés il y a donc de quoi s'interroger quand on sait que nous sommes amenés à changer d'emploi plusieurs fois au cours de notre carrière qu'un jeune qui rentre aujourd'hui dans un parcours professionnel de métier entre 13 et 15 fois c'est dire que nous ne sommes à la hauteur de l'enjeu des transitions professionnelles et donc il convient de poser cette question des transitions professionnelles qui est véritablement pour moi un enjeu de cohésion et de cohésion sociétale et de compétitivité économique face aux mutations économiques technologiques environnementales il est donc de notre devoir d'apporter des réponses aux conséquences parfois brutales des changements de modèles qui s'accélèrent je le disais tout à l'heure je pense par exemple aux mutations de la filière automobile et des services à l'automobile qui doivent nous conduire à mieux anticiper accompagner les salariés et les entreprises qui sont concernées vers des reconversions car tous ne resteront pas dans ces secteurs d'activité c'est pourquoi je souhaite clarifier et simplifier ces dispositifs d'accompagnement des transitions voire en supprimer ces constats sont largement partagés avec les partenaires sociaux nous verront dans les prochaines semaines qui viennent dans quelle mesure ils placent ces éléments dans l'agenda social qu'ils élaborent voilà Mesdames et Messieurs les Sénateurs vous l'aurez compris nos chantiers sont immenses je n'ai pas pu traiter dans ce propos liminaire tous les enjeux mais bien sûr je répondrai à toutes vos questions pour les traiter je crois qu'il nous faut de la conviction de l'ambition mais aussi une certaine humilité la réponse elle n'est pas une et unique face aux besoins des entreprises et de notre économie les réponses elles offrent au fond enfin les mesures offrent des réponses de cours de moyens et de plus long terme et donc ils doivent pouvoir s'articuler les uns les autres de manière à pouvoir avoir une réponse d'ampleur et à être traitée avec méthode pour avoir des réponses adaptées qui s'inscrivent dans ce dans ces espaces temporels que j'évoquais avec la formation des demandeurs d'emploi ou avec la réforme de la VAE on se met en situation d'apporter à court terme une réponse aux besoins des secteurs en tension en même temps que nous sécuris les parcours des individus avec l'apprentissage et la réforme du lycée professionnel ce sont des réponses à plus moyen terme pour toute une jeunesse qui sera formée à des métiers qui garantissent une insertion durable dans l'emploi dans des secteurs d'avenir et enfin en s'appuyant sur des leviers comme France 2030 et notamment l'appel à manifestation d'intérêt compétences et métiers d'avenir et des 2,5 milliards d'euros d'investissement c'est toute une offre de formation initiale et continue qui est en évolution pour donner à notre pays le capital humain et être au rendez-vous de la compétition mondiale de 2030 pour terminer je voudrais juste dire que si c'est à l'état de proposer un horizon et de fixer les principales règles c'est bien bien sûr avec les entreprises les partenaires sociaux les acteurs territoriaux qui font partie intégrante de cette écosystème et enfin de tous les acteurs impliqués que nous devons finalement penser et conduire ce changement de manière très con Crète voilà je vous remercie et essuie à vos dispositions bien sûr pour répondre à toutes les questions merci beaucoup madame la ministre pour ce vaste tour d'horizon beaucoup d'éléments positifs nous intéressent évidemment des questionnements dont je passe la parole successivement rapporteur commençant par Martine merci cependant les entreprises regrettent qu'elle n'est pas la main entre guillemets sur les formations de leurs salariés et particulièrement lorsqu'il s'agit de reconversion professionnelle en vue d'aborder la phase seniors de ces salariés et d'adapter leur poste de travail leur métier donc voilà au niveau de ce CPF comment pensez-vous le faire évoluer je vous remercie très bien merci Madame la rapporteur Berthet effectivement de questions essentielles concernant le déficit de France compétences je pourrais dire beaucoup de choses donc je vais essayer de d'être synthétique et en même temps complexe au fond c'est vrai que l'investissement réalisé dans la formation des jeunes et des actifs et très clairement au coeur de notre projet politique et notamment d'une réforme importante celle de 2018 avec le développement à l'échelle de l'apprentissage et de cette démocratisation du CPF qui ont eu un impact très fort sur le la dépense quelque part en formation cet investissement important qui a eu je me permets de le dire parce que je n'ai pas dit en propos liminaire de dispositif qui ont eu un effet formidable sur à la fois l'accès à la formation de public qui jusque-là était plus éloignée des dispositifs et je pense aux ouvriers employés mais aussi aux femmes aujourd'hui ils sont 7,7 sur 10 bénéficiaires qui sont ouvriers employés alors qu'auparavant on constaté que c'était plutôt de 7 sur 10 cadres qui bénéficiaient de la formation et nous avons 50% de femmes or on sait qu'elles sont souvent sur des métiers avec plus de fragilité et des plus de temps partiels etc et puis que l'apprentissage permet à cette jeune sur 10 de rentrer dans l'emploi donc c'est un je crois véritablement que c'est un c'est un succès quelque part d'avoir développé ces politiques là pourtant la cuve pas donc cette cotisation des entreprises ne couvre pas ne couvrent pas l'entièreté des dépenses c'est pourquoi l'État agit ces dernières années par effet de responsabilité dans le dans un octroi de 4,7 milliards d'euros à France compétences par exemple en 2022 donc avec un accompagnement pour garantir les dynamiques qui ont été en classe enclenchées politiquement par aussi des décisions politiques et ce aux politiques de formation il s'accompagne aussi de mesures concrètes de régulation qui que je citais tout à l'heure qui vise à mieux maîtriser la trajectoire Financière de France compétences d'abord la baisse des coûts et qui est intervenue en septembre 2022 avec une seconde vague de baisse des coûts qui est prévu pour septembre 2023 comme je l'évoquais tout à l'heure mais qui doit être fait dans le cadre d'une réflexion avec les acteurs sur à la fois la qualité de la formation que je souhaite qu'il renforce et notamment avec les grandes transitions qu'ils doivent intégrer dans leur contenu de formation mais également avec les effets de l'inflation qui doit pouvoir être pris en compte et donc le tout sur la base de la comptabilité analytique des organismes de formation et sur ce dialogue que nous aurons au travers de l'impact de ces de ces sujets là mais nous avons également travaillé sur l'assainissement de l'offre notamment sur les formations la création d'entreprise nous avons également travaillé sur la régulation au travers de la de la régulation des organismes de formation eux-mêmes qui parfois n'était pas de qualité suffisante et nos propos et pas une offre de qualité suffisante et je voudrais également rappeler que nous avons fait un très gros travail autour de la sécurisation au travers de France Connect plus parce que nous avions un certain nombre de fraudes d'abus et plus globalement mais de fraude notamment à l'accès aux comptes personnel de formation donc avec un accès plus sécurisé qu'hier de manière à éviter un certain nombre de fraudes et de démarchage abusifs au travers des dispositions que nous avons pris par le biais d'une proposition de loi c'est donc vraiment dans l'idée à la fois un accompagnement sur la régulation un accompagnement aussi par l'État et je me permets de le redire pour la première fois dans le budget initial pour 2023 un soutien de l'État aux politiques qui sont publiques qui sont engagés au travers de l'apprentissage notamment et puis plugalement un une volonté bien sûr de de travailler avec France compétences sur cette régulation du CPF des et des aider pardon des coûts contrats pour que nous puissions avoir une une meilleure maîtrise de la dépense c'est je le rappelle une gouvernance quad répartite qui est celui de France compétences et donc c'est évidemment avec ces acteurs que nous travaillons à la suite de de la dépense et des investissements et de la de de la conduite finalement des actions par France compétence le concernant le CPF je voudrais donc redire qu'effectivement c'est 2 millions d'utilisateurs par an donc une démocratisation inédite de la formation avec ce nouveau public je le rappelais il est connu par à 10% des Français dont je crois qu'en cela c'est une vraie réussite c'est une vraie réussite qui s'est accompagnée aussi de fraude et de démarchage abusives sur laquelle nous avons souhaité travailler fort et aujourd'hui je crois que nous pouvons dire que nous ne recevons plus de SMS de démarchage comme nous pouvions la voir nous nous recevons plus voilà de de constatons plus en fait de tout simplement de fraude comme on le constatait et ça c'est voilà le rapport que nous font les les gendarmes notamment qui constate un certain nombre de fraudes et de fraude différentes cette fin du démarchage abusif et d'usurpation d'identité elle est le fruit de la loi contre les fraudes elle est aussi le fruit de cette évolution par France Connect plus nous avons engagé des discussions et nous souhaitons engager des discussions avec les partenaires sociaux vous le savez ils ont fait une contribution paritaire dans le cadre de la suite de la nationale interprofessionnels qu'ils avaient déjà réalisé sur la formation professionnelle un certain nombre de propositions sont faits par les partenaires sociaux et notamment au travers de mécanismes d'abondement qui pourront faire l'objet de nouvelles discussions nous attendons de savoir dans quel niveau de priorité il remettent ces discussions là à l'ordre du jour mais nous souhaitons pouvoir engager des discussions avec les partenaires sociaux sur ces aspects là parce que nous devons travailler à ce que le compte personnel de formation soit un mieux orienté sur les projets professionnels et qu'ils accompagnent mieux un projet à viser de véritablement d'évolution ou de reconversion professionnelle et de il doit être également mieux articuler avec les autres dispositifs que j'évoquais tout à l'heure la validation des acides d'expérience et dispositifs de transition professionnelle et donc il doit pouvoir être la mécanique aussi de financement de ce qui complète des parcours qui sont aussi engagés par ailleurs c'est à dire si je engage une validation des acquis d'expérience il va me manquer tel ou tel bloc de compétences pour aller acquérir tel certification et donc mieux cibler la formation pour qu'elle concourt véritablement un projet professionnel et que l'investissement soit mieux enfin plus en adéquation finalement avec les enjeux économiques et du marché mais aussi évidemment d'un projet pour l'individu pour suivre avec Florence latex compta merci monsieur le Président Madame la Ministre j'aurais également deux questions la première sur l'orientation de nombreuses personnes au cours de nos auditions nous ont indiqué que l'orientation était un petit peu de l'angle mort des politiques du gouvernement et on s'aperçut qu'il y a eu finalement très peu d'avancées ces dernières années sur ce point alors même que les problèmes sont nombreux et connus toujours une image très dégradée de la voie professionnelle alors qu'elle est très insérante voire même plus insérante parfois même plus rémunératrice et porteuse de sens on voit même aujourd'hui des ingénieurs qui se reconvertissent et veulent devenir boulanger ou boucher une féminisation insuffisante aussi de certaines formations professionnelles et notamment scientifiques une méconnaissance des métiers par les personnels d'enseignement les interlocuteurs de l'État et un éclatement des compétences entre région et état dont on ne voit pas encore réellement les résultats donc il nous a semblé avec tous les témoignages qu'on a qu'on a eu qu'il faut aller plus loin sur ce point rapprocher davantage l'école du monde de l'entreprise et faciliter les les la connaissance mutuelle les transitions et ça contribuerait aussi à prévenir le décrochage et éviter des parcours d'éloignement de l'emploi donc quels sont vos propositions en la matière et seriez-vous prêt c'est un autre point qui nous semble important à intégrer davantage la découverte des métiers dans le cursus scolaire il y a par exemple le stage de troisième mais on s'aperçoit que qu'en réalité les élèves ont beaucoup de mal à trouver une entreprise et ils vont souvent dans leur cercle familial ou amical pour trouver une entreprise donc comment est-ce qu'on peut accompagner les les élèves vers des stages qui soient plus utiles pour eux ma seconde enfin question c'était aussi un témoignage sur l'offre de formation vous l'avez évoqué la loi à venir professionnelle de 2018 a apporté à une ouverture de la forme de formation tant qu'initiale avec on facilitant l'ouverture de CFA que continue avec aujourd'hui un grand nombre d'acteurs et 5 ans après on s'aperçoit que d'un côté la réforme a bien fonctionné les entreprises nous disent que le maillage la formation des CFA a gagné en qualité mais il nous semble aussi je vous l'avais relevé que l'effort de simplification n'est pas allé assez loin nous avons eu par exemple l'école algo sup qui répond à un vrai besoin de formation sur les compétences d'avenir et qui nous dit avoir subi un véritable parcours du combattant pour faire valider son cursus malgré le fastract pour c'est être mis en oeuvre et du côté de France compétences un certification des formations professionnelles prend toujours trop de temps c'est un témoignage que que l'on a eu dans d'autres cas l'inverse il semble y avoir des abus encore un article de presse hier sur les formations privées notamment dans le supérieur montrent les abus des clauses abusives des faux diplômes et on pense aussi qu'il manque de régulation sur ce type de formation privée qui ont beaucoup bénéficié d'ailleurs et qui se sont financés en partie grâce au développement de l'apprentissage donc comment allez-vous accentuer le contrôle et peut-être pour pour aller plus loin est-ce que dans les domaines qui sont d'offres de formation qui sont proposées dans ces écoles est-ce qui finalement il n'y a pas un manque dans les offres publiques notamment dans les les universités dans l'enseignement supérieur je vous remercie merci Madame la rapporteur blatex compta je partage avec vous pleinement le fait que l'enjeu d'orientation et essentiel je me permets de le rappeler mais font la compétence de l'orientation et celle de la région depuis 2018 et et c'est un enjeu immense parce que si nous souhaitons passer à l'échelle de l'ensemble de la jeunesse c'est un enjeu qui en fait une complexité immense parce qu'il faut pouvoir aller chercher chacun des jeunes finalement chacun des jeunes dans chacun de ces territoires et avec cette même volonté d'égalité des chances et de l'accès à l'information ce qui n'est pas du tout évident et donc je ne jette la pierre à personne et pour autant nous pouvons dire que effectivement le le la réalité de l'information sur l'orientation et de et de l'orientation en elle-même elle n'est elle n'a pas beaucoup évolué ces dernières années c'est pourquoi depuis cette rentrée 2023 nous avons considéré que nous devons être puisse partenaire avec les régions pour pouvoir travailler avec elle laissant bien sûr leurs compétences d'orientation et il ne s'agit pas de revenir sur le sujet mais pour autant parce que à l'éducation nationale nous avons finalement cette capacité de passer à l'échelle c'est un mot un peu moche à dire comme ça mais de massification aussi de l'information nous avons décidé d'organiser au sein des établissements et donc de chaque établissement et de chaque classe de 5e 4e 3e une organisation de la découverte des métiers on l'a mis sous forme expérimentale en à la rentrée 2023 c'est 10% des collèges qui ont d'ores et déjà engagés cette découverte des métiers c'est 650 collèges qui ont déployé la découverte des métiers hier j'étais dans un collège en Centre-Val de Loire et deux proviseur c'était vraiment un concours de circonstances de proviseur emmener 50 élèves chacune dans dans visiter le lycée professionnel et donc les métiers qui qui était enseigné et c'est vraiment une initiative que nous souhaitons donc maintenant déployer dans l'ensemble des collèges de France dès la rentrée qui arrive donc c'était la rentrée 2022 pardon et donc c'est la rentrée 2023 pardon qui arrive qui va permettre de déployer cette découverte des médecines dans tous les collèges de France 5e 3e l'idée est véritablement de faire découvrir des familles de métiers sans sans quelque part orienter le jeune sur le choix qui pourra être le sien et sans quelque part informer uniquement sur des métiers en tension où je ne sais quoi donc de véritablement organiser une information large et globale sur les familles de métiers et permettre aux jeunes de se rendre compte des métiers divers qui composent ces familles de métiers ça leur permettra un d'avoir une meilleure information sur les métiers souvent les jeunes s'orientent sur la dizaine de métiers qu'ils connaissent autour de la dixième unité qu'il connaisse qui sont souvent ceux de l'entourage familial et il s'agit donc de dépasser là il s'agit d'aller faire connaître des métiers en tension d'aller dépasser des stéréotypes de genre d'aller travailler aussi sur d'autres stéréotypes ou représentation que certains jeunes peuvent avoir sur certaines filières métiers et puis d'aller aussi parler des métiers qui n'existent pas encore ou pas beaucoup et qui donc doivent pouvoir être mieux connus par ces jeunes c'est donc véritablement dès la rentrée prochaine un vrai partenariat qu'on engage avec les régions pour ouvrir le collège et engager le collège à cette découverte des métiers et qui viendra donc accompagner Jean dire suppléer le stage de 3e qui restera une étape mais qui ne sera qu'une étape et d'ailleurs en discutait hier avec les deux proviseurs de collège qui était présente en disant au fond une année qui est assez stratégique dans la découverte des métiers c'est la quatrième parce que en fait une fois que le jeûne est déjà en troisième les choses s'enchaînent ça va très vite l'information a du mal à circuler entre l'enfant la famille euh le le le les établissements et cetera donc tout va très vite donc il s'agit en fait de plus anticiper et de commencer dès la quatrième enfin nous on commencera dès la 5e et dès la 4e c'est une année assez charnière pour que le projet puisse se construire se construire progressivement dans le temps de permettre justement aux jeunes d'aller visiter une entreprise d'aller rencontrer tel professionnel c'est ce que nous allons organiser des visites d'entreprise des professionnels qui viendront dans les établissements scolaires des déplacements dans des lycées professionnels des professeurs de lycée professionnel qui viendront dans les collèges quelque part accompagner bien sûr de l'Onisep qui fait un travail formidable et quelque part c'est aussi par cette par ce collectif qui va travailler ensemble que chacun comprendra mieux la réalité des métiers famille comme élève comme enseignant comme entreprise on partagera mieux au fond ce que ce que ce que sont la réalité des métiers qui souvent sont font le son voilà un postéréotypés par les uns et par les autres et mérite d'être dépassé c'est vraiment un objectif donc de cette rentrée et une massification quelque part de cette information sur les métiers que nous souhaitons absolument développer l'autre sujet que vous évoquez sur l'offre de formation je vous rejoins c'est un vrai enjeu majeur que de la fois travailler sur cette offre de formation pour qu'elle soit plus en réponse aux enjeux aussi de demain quel est des réponses et des réponses plus agiles pour les métiers en tension qu'on puisse être sur du court terme qu'elle est aussi des réponses fortes pour aller préparer les compétences de demain c'est donc tout un enjeu de mise à jour des contenus de création de nouveaux contenus de nouvelles formations aussi qui doivent pouvoir se déployer tout en étant très attentif à l'effet d'aubaine aussi que peut avoir la loi de 2018 et que France compétence s'attache à maîtriser pour s'assurer aussi que le travail que nous avons fait de régulation où nous avons je le rappelle vraiment élaguer un certain nombre de d'organismes de formation ou de formation dont les contenus ne répondaient pas aux enjeux encore une fois de projets professionnels ne prennent pas finalement une autre forme avec d'autres acteurs donc il s'agit véritablement à la fois de permettre cette évolution là et donc essayer d'encouragé par des cohortes que je mets en place par de l'action interministérielle mais dans le même temps il s'agit aussi d'être très attentif et de ne pas laisser s'installer dans le paysage des organismes de formation qui abusent du système et qui ont une visée j'ai envie de dire financière mais mais surtout qui est derrière ne rende pas la qualité du service de formation qui qu'ils doivent aux apprenants donc voilà il s'agit véritablement d'équilibrer c'est de ces deux aspects là merci la parole à Michel Calvet merci madame la ministre de cette présentation et des évolutions qui interviennent dont on ne peut que se satisfaire effectivement et il faudra continuer alors sur la réforme du lycée professionnel nous sommes très heureux de des évolutions que vous proposez c'est vrai que le lycée professionnel est bien souvent considéré comme étant la voie de garage en quelque sorte de la voie de l'échec elle est trop considérée ainsi et il faut qu'on arrive à redorer l'image de l'information enfin des lycées professionnels de manière générale pour considérer aussi que ce sont des lycées de l'excellence et que cela peut permettre de bien s'insérer dans la vie professionnelle donc il y a constamment sans doute des efforts à faire à ce sujet et en particulier peut-être aussi pour rattraper ce qu'on appelle les nids ceux qui sont les jeunes qui sont ni en formation ni en emploi ni en stage etc comment peut-on faire est-ce qu'il y a des des idées qui émergent concernant la possibilité d'approcher ces personnes et de pouvoir les réinsérer dans les cycles de formation d'autre part sur le catalogue des formations professionnelles dans le sentiment que bien souvent c'est un peu le poids de l'histoire qui fait fonctionner qui fait mettre en oeuvre des formations c'est à dire qu'on a toujours fait et puis on voit bien que les métiers évoluent autour de nous est-ce que véritablement la carte des formations dans les lycées professionnels aujourd'hui peut évoluer je dirais de façon efficiente vous avez évoqué tout à l'heure les formations autour de la cybersécurité par exemple qui évolue pour s'adapter en permanence est-ce que le saut est assez important à ce sujet et puis il y a bien sûr la question du rapprochement avec des entreprises on était allés par exemple dans le Jura pour constater que l'école nationale de formation à l'industrie laitière était très peu en contact avec les entreprises du secteur et pourtant le meilleur fromager du monde avait peu de contact avec cette école ce qui paraissait à quelques qui a implanté à quelques mètres de l'école ce qui paraissait totalement étonnant donc on voit qu'il y a encore beaucoup de choses à faire pour rapprocher les lycées professionnels de l'entreprise et on est heureux que vous puissiez proposer un bureau relation entreprise dans chaque lycée c'est absolument nécessaire tout comme il faut aussi permettre je crois au lycée de pouvoir mieux intervenir auprès de dans les collèges pour l'orientation pour faire connaître les les formations qui existent par exemple je rencontrais le directeur du lycée maritime du Guilvinec dans le Finistère qui me disait qu'il avait toujours beaucoup de difficultés à approcher les collèges pour présenter les les formations or il est nécessaire que dans un même secteur les jeunes puissent connaître le type de formation qui est proposé c'est absolument essentiel quand dites-vous madame la ministre merci monsieur le rapporteur Michel Canevet pour pour l'ensemble de ces questions au fond je partage votre avis sur le fait que le lycée professionnel doit pouvoir avoir une image qui soit redorée il le mérite parce que encore une fois il est stratégique pour les compétences de la nation c'est aujourd'hui trop souvent une voix d'orientation subie trop souvent c'est par le constat d'un niveau scolaire trop fragile que les élèves sont orientés j'ai envie de dire deux faits dans la voie professionnelle trop souvent aussi qu'on entend des jeunes qui vous disent que ils souhaitaient aller vers tel ou tel métier de la voie professionnelle et que du fait de leur bons résultats on les a dissuadés d'aller dans la voie professionnelle cette réalité elle n'est pas acceptable et à la fois elle doit aussi faire l'objet de notre part d'un certain nombre d'actions pour qu'on puisse transformer ça c'est à dire qu'à la fois bien sûr que la voix professionnelle est très honorable et mérite au fond une reconnaissance de la société comme étant stratégique mais surtout porteuse de professionnalisation vers des métiers de qualité avec des conditions de travail et de rémunération et des perspectives de carrière tout à fait attrayantes et parfois bien plus que dans d'autres filières même général donc il s'agit à mon sens de véritablement transformer cette image et dans le même temps il s'agit aussi de faire un travail de fond au lycée professionnel pour que nous puissions aller positionner lycée professionnel comme un acteur stratégique je m'explique très clairement pour moi si demain le lycée professionnel est celui qui forme sur les métiers de la transition énergétique de l'écologie du numérique qu'il est au fond sur des filières qui sont des filières qui sont tout à fait porteuses et reconnues par la société nous aurons aussi une transformation de l'image de plus si nous avons un lycée professionnel qui permet également l'insertion professionnelle la réussite des élèves au fond l'insertion professionnelle comme la poursuite d'études réussie on aura aussi un lycée professionnel qui sera choisi tant que comme aujourd'hui on a un lycéen diplômé sur deux qui n'arrive pas à s'insérer dans l'emploi et que un élève sur deux qui poursuit effectivement des études qui réussit à poursuivre ses réussit à obtenir le diplôme de cette poursuite d'études ce sera toujours un questionnement pour les familles et les élèves de se dire est-ce que je m'engage en cette voie donc il s'agit vraiment d'aller travailler j'ai envie de dire et sur l'image et sur le fond pour aller travailler sur toutes les fragilités circulaires qui existent dans le lycée professionnel mais qui ne sont pas inéluctables c'est pourquoi il y a un certain nombre d'autres actions qui sont engagées par ailleurs je le dis pas souvent ce que souvent je n'ai pas le temps de répondre dans son entièreté mais encore une fois une action sur la scolarisation des trois ans c'est aussi cet objectif-là de lisser des inégalités de départ on sait que certains enfants entrent en maternelle avec 300 mots à leur actif quand d'autres au même âge avec 2500 mots donc les inégalités elles sont dès le plus jeune âge donc il faut travailler des plus jeune âge à lycée ces inégalités notamment dans le milieu scolaire et par la scolarisation et puis évidemment cette se dédoublement des grandes sections ces PCE vont prendre leurs effets plus tard mais véritablement c'est un enjeu pour nous très fort de renforcer l'accès au savoir fondamentaux dès le plus jeune âge avec cette étape également sur laquelle travaille pas peine sur l'étape CM2 6e et cette marche qui est parfois vers le collège est difficile pour les élèves et donc là aussi on a des situations de décrochage et de désengagement scolaires au collège parce que les jeunes n'arrivent pas à prendre cette marche là et donc il s'agit comme ça de tout au long du parcours d'essai de lisser c'est fragilités scolaires qui donc viendront prendre leurs effets au lycée professionnel dans quelques années mais pour autant dès lors qu'on constate ces fragilités scolaires qui existent objectivement on a 7 sur 20 de moyenne au brevet pour les lycéens en voie professionnel quand on en a quand on a une moyenne de 11,7 sur 20 pour ceux qui sont orientés vers l'enseignement général et technologique donc on voit qu'il est fragilités scolaires sont réelles donc il faut les accompagner il faut aussi lutter contre le décrochages et j'ai envie de dire à tout niveau et c'est pourquoi on va lutter contre le décrochage et dans le cursus dès leur qu'on commence à voir d'absentéisme des premiers signaux de décrochage on va mettre en place tous les partenaires arrimés les écoles de la deuxième chance les épis de l'émission locale tous ces acteurs qui savent faire avec des jeunes qui sont en décrochage pour aller retravailler le projet et du coup construire avec le sens qu'ils ont envie de donner à leur parcours mais on va aussi le faire post diplôme puisqu'encore une fois un élève sur deux sorts sans emploi après l'obtention de son diplôme donc il s'agit de ne pas les laisser en septembre sans solution et donc ils seront toujours sous statut scolaire jusqu'à la fin de l'année qui suit l'obtention de leur bac pro avec un engagement d'établissement et des partenaires pour aller l'aider à faire une mention complémentaire rechercher un emploi faire un stage enfin bref ne pas rester sans solution et être dans une dynamique active d'insertion professionnelle et puis le troisième point c'est qu'on a beaucoup de décrochés aussi quand il poursuivent des études et qui se rendent compte qu'il n'arrive pas à tenir le niveau finalement de la poursuite d'études et donc ils seront rattrapés par un dispositif qui permettra de les accompagner de leur permettre soit de continuer du coup sur l'année et de passer en secondaire soit de faire leur BTS en trois ans pour éviter le décrochage en question vraiment un gros travail sur la découverte des métiers un dispositif que je n'ai pas évoqué ce matin mais qui s'appelle diagorient donc je cherche à faire connaître parce que c'est un test font des questions qui sont posées aux jeunes c'est un outil pour les jeunes et qui les aide à dégrossir quelque part le projet d'orientation qui pourrait être le leur diag oriente c'est une plateforme d'État qui a développé cet outil qui vraiment est assez extraordinaire permet vraiment d'aider le jeûne et son environnement à dessiner quel pourrait être les perspectives et du coup aller ici faire un stage là visiter une entreprise ailleurs organisé un échange et puis je voudrais mettre le focus sur deux points sur le mentorat et les voir skills je finance les voir ce qu'ils donc c'est Olympiades des métiers et notamment la compétition internationale à hauteur de 25 millions pour la compétition internationale mais véritablement c'est un formidable instrument qui est sur tous les territoires avec une compétition régionale d'abord puis nationale puis international il faut que les acteurs des territoires et notamment les collèges et les lycées s'emparent de cet outil aussi pour faire voir les métiers mais aussi pas faire partager entre jeunes parce que c'est souvent comme ça que ça ça passe bien c'est des jeunes qui parlent à des jeunes et des jeunes passionnés qui parlent à d'autres jeunes de leur voix et c'est véritablement à mon sens un moment incroyable et une vitrine incroyable sur les métiers et puis le mentorat que je souhaite passer à l'échelle d'ici à 2026 pour que chaque lycéen professionnel puisse avoir un mentor s'il le souhaite parce que c'est souvent des jeunes qui encore une fois manquent de voilà de soutien aussi social et familial et qui ont besoin aussi d'avoir quelqu'un un adulte qui puisse aussi les aider alors au fond est-ce que tout ça est suffisant bah écoutez on va chercher à le faire on va travailler sur les contenus de formation on va créer une nouvelle formation on va assumer de fermer des formations qui n'en sert pas et qui ne permettent pas des poursuites d'études réussie il faut arrêter aussi de d'envoyer des jeunes dont on s'est pertinemment que les taux d'insertion sont à 10% et les taux de poursuite d'études réussit à 10% dès lors que on sait cette réalité il faut se dire que on est là pour servir le jeûne et le permet lui permettre de réussir et donc c'est à nous en responsabilité d'accepter de se dire que la formation ne correspond plus ni la réalité économique du pays ni finalement à la réussite de ces jeunes et donc de d'assumer de fermer des formations de travailler sur des mentions complémentaires qui je le rappelle donne 20 points d'employabilité de travailler sur ces bureaux et que l'entreprise parce que là encore dans chaque établissement il s'agit vraiment de travailler sur les partenariats locaux d'être au fond le réseau de ceux qui n'en ont pas et de travailler sur cette qualité des stages pour que aucun jeûne et une étude quelques années montrer que 72% des jeunes trouvent leur stage par eux-mêmes vous savez quand vous avez 16 ou 17 ans c'est pas évident et et nos enfants ont les aide bien souvent à trouver leur premier stage donc il s'agit aussi de se dire que ce sont des jeunes qui ont besoin qu'on les aide à mettre le pied à l'étrier et ce bureau des stages là il aura cette bureau des entreprises là aura cette mission là et puis c'est toujours les campus des métiers des qualifications pour travailler en filière donner de la perspective partir du moins trois plus cinq elle est vraiment sur cette capacité aussi pour les jeunes de savoir qu'ils sont embarqués dans une filière et un parcours et puis c'est aussi des indicateurs je me permets de le dire et d'une transparence sur ces indicateurs de réussite qui nous permettent d'évaluer les actions savoir si au fond le diplôme est aujourd'hui à 20% taux d'insertion mais qu'il évolue par le biais des différentes actions à 60% ou alors est-ce que effectivement malgré les différentes actions qui sont mises en oeuvre on ne parvient pas à faire évoluer cette photo de réussite et dans ce cas là il faudra prendre la responsabilité de fermer la filière et puis enfin c'est encore une fois la découverte des métiers et au travers de la découverte des métiers la question de l'orientation choisie qui est à mon avis essentielle merci Madame la Ministre alors on va poursuivre peut-être en se tournant vers l'expresso avant tout j'aurais une question on a reçu hier le nouveau président de principal syndicat agricole nous a indiqué les perspectives d'emploi dans le domaine agricole alors évidemment la formation professionnelle agricole c'est pas de votre ressort on est dans un autre silo si on peut employer le terme cette fois c'est le ministère de l'Agriculture laissons donc ça de côté on va pas réformer ça par contre l'orientation vous en avez largement parlé est-ce qu'elle intègre la présentation des métiers de l'agriculture parce qu'il y a 90 000 emplois dans les prochaines années donc c'est maintenant qu'il faut intéresser les jeunes et une variété de métier c'est ça ma question merci monsieur le Président Babari effectivement la question des lycée agricoles a été pleinement associée dans les dans les réflexions la préparation de la réforme ainsi que le ministère de de la mer parce que les lycées de la mer comme les lycées agricoles bien que j'ai envie de dire indépendant dans leur dans leur organisation bénéficie d'un certain nombre de dispositions et notamment de la gratification des stages des sacs rentrés prochaine il s'agit pour toutes ces spécialités là de les faire connaître dans la découverte des métiers c'est essentiel parce que ce sont aussi des acteurs essentiels aux grandes transition que nous avons est déjà évoquées ils ont un modèle qui aussi nous a inspiré notamment avec un modèle auto par exemple des maisons familiales et rurales avec cette question de l'accompagnement renforcée avec beaucoup de dispositifs type internat aujourd'hui 56% des lycées professionnels ont un internat et moi je suis absolument convaincu que on a une des réponses aussi à l'accès à des formations attractives et un choix d'orientation qui parfois n'est pas de proximité géographique pour les jeunes mais qui peut du coup être accompagnés s'il y a un internat il y a encore une fois dans le lycée dans lequel j'étais 100% des jeunes qui sont en internat réussissent à obtenir leur diplôme 100%. donc on voit aussi à quel point c'est aussi un facteur c'est un internat d'excellence qui est effectivement mais en place des dispositifs d'accompagnement mais pour autant on voit que le taux de réussite de ces jeunes et d'ailleurs ils le disent même avec c'est sympathique parce qu'ils le disent avec voilà humour en disant bah moi ça manquait qui toujours d'aller à l'étude le soir mais pour autant je sais que je réussis mieux aussi mes études parce que j'ai cette encadrement là et que je suis contraint de toute façon aller chaque soir faire mon travail et être accompagné pour cela donc c'est on voit à quel point il y a aussi un modèle qui peut être inspirant et véritablement moi je souhaite pouvoir de jeunes qui sont originaires du milieu agricole traditionnel donc les trois quarts ce sont des gens qui viennent de l'extérieur et donc en particulier des zones urbaines très urbaines et donc il faut les approcher pour leur parler de des métiers de la culture merci Chauvin oui merci président merci madame la ministre pour les nombreuses explications et indications que vous nous avez déjà donné merci à mon collègue d'avoir cité un problème qui a été détecté dans le Jura mais malheureusement il n'est pas que jurassien voilà moi j'aurais deux questions de remarques tant de je parlerai des jeunes qui arrivent à la fin de leur cursus donc où ils ont leur bac pro où ils ont leur BTS et ils n'exerce pas le métier qu'ils ont appris et pour lequel ils ont obtenu un diplôme alors la raison la raison est ce que vous arrivez à la détecter ils sont quand même très très nombreux quoi je pense par exemple on a également un lycée hôtelier donc des formations BTS et il y a un tout petit pourcentage qui part dans l'hôtellerie mais il y a pas que l'hôtellerie qui est concerné donc est-ce que la formation entre guillemets et un petit peu à dépoussiérer pour que ce soit plus en adéquation avec vraiment le concret des métiers est-ce qu'on est-ce qu'on n'arrive pas dans le cadre de la formation alors donner envie d'exercer ce métier voilà c'est c'est des questions qui m'interpellent et puis deuxième point donc vous avez beaucoup insisté sur le fait que la formation professionnelle c'est bien sûr l'affaire de l'État mais c'est également beaucoup l'affaire des entreprises donc pourquoi pourquoi ne pas arriver à mettre mieux en adéquation l'enseignement et l'entreprise puisque parallèlement nous voyons de nombreuses entreprises qui se trouvent en obligation de créer leur propre école de formation parce que elles n'ont elles n'ont pas localement localement elle n'arrive pas à attirer la main d'oeuvre qualifiée qui leur est nécessaire donc je pense qu'il y a un malaise entre les écoles les lycées de formation et puis ce milieu de l'entreprise pourquoi eux-mêmes sont obligés de créer leur école voilà le les deux points que je souhaitais évoqué avec vous merci madame la ministre va y ajouter des questions peut-être de notre collègue Daniel salmon proposerait de répondre à ces deux-là trois avec mon délit qui prendra la parole juste derrière et puis ensuite on fera conclure par leurs questions trois rapporteurs et je regarde merci monsieur le Président merci madame la ministre pour votre présentation fort intéressante vous avez pointé le fait que un certain nombre d'apprentis avaient enfin de candidats avait du mal à trouver un lieu d'apprentissage comment expliquer vous que les entreprises qui sont sous tension ne s'inscrivent pas dans ces démarches là parce que ça semble le bon sens de prendre des apprentis pour pouvoir les former et après éventuellement les garder donc quels sont les freins que vous voyez à cette à cette recherche par les entreprises des apprentis sinon un propos plus en lien avec mon département puisque je suis sénateur Ille-et-Vilaine vous parliez du sens dans le travail et puis les métiers en lien avec la transition écologique on sait qu'on va rechercher beaucoup de de personnes dans le bâtiment et en particulier sur de matériaux biosourcés je connais un organisme qui s'appelle ecobatis à main rock et qui vraiment travaille en ce sens mais qui peine à trouver les financements il y a eu des aides au démarrage de la région de la Communauté de Communes également de l'État viademe mais derrière les financements ne suivent plus et on est pas loin du décrochage donc voilà quel suivi est fait sur ces sur ces organismes qui s'engagent vraiment dans un projet qui a du sens dans le cadre de la transition énergétique je j'interroge aussi Didier Mandelli oui dans l'investissement les choses ont été faites et après c'est dans la avec les organismes de formation que derrière il y a des difficultés à avoir vous savez bien déjà désagrément mais également des financements oui merci monsieur le président madame la ministre nous ne pouvons que nous réjouir à de l'évolution très positive de de ce type de formation et de l'apprentissage le chemin était long et tortueux mais nous arrivons enfin nous avons eu la chance à mes collègues de faire un déplacement en Vendée dans un magnifique département où il y a un tissu de TPE et de PME très dense avec des entreprises capitaux familiaux pour l'essentiel des grandes entreprises et nous avons visité également des centres un centre de formation à campus sur qui accueille 33000 jeunes et je rejoins la question de mon collègue Michel sur les visites ou les découvertes collège vous avez indiqué que ce serait désormais dans le dans le cursus alors est-ce que ce sera obligatoire je voudrais avoir cette confirmation dans le cursus parce que aujourd'hui enfin ce qui nous a été donné d'ailleurs en Vendée comme ailleurs 50% en gros des principaux de collège refuse toute visite extérieure ou intervention dans le collège de ce type d'établissement qui préconise enfin qui propose un certain nombre de formations et puis je voudrais aussi vous dire que c'est vrai que les clichés ont la vie dure sur sur formation l'apprentissage sur les métiers que nous connaissons et qui sont des vraies voies de de d'épanouissement professionnel et moi je voudrais vous alerter parce que le ministre de l'éducation nationale il y a quelques semaines dans l'hémicycle dans le cadre des questions d'actu au gouvernement j'ai été choqué je suis pas sûr que tout le monde est bien perçu mais le ministre de l'éducation nationale a encore évoqué des voix pour des jeunes qui n'avaient pas d'autres possibilités ou qui étaient en échec parlant de l'apprentissage de cette formation le ministre de l'éducation nationale et donc je me dis que il y a sans doute à ce niveau là aussi du travail à faire parce que je pense que les ministres doivent être exemplaires et indiqués aux jeunes les voix les voix qui leur conviennent absolument madame la sénatrice Chauvin au fond je crois que vous avez raison un certain nombre de jeunes n'exercent pas le métier pour lequel il a été formé c'est ça tient au fond de à mon sens plusieurs motivations déjà cette question de l'orientation subie que j'évoquais tout à l'heure des jeunes qui à l'issue de la troisième sont orientés je me permets de le dire de manière comme ça enfin sont orientés vers la voie professionnelle du fait des résultats scolaires et quand on leur demande qu'est-ce que tu veux faire bah là comme ça je ne sais pas et donc souvent souvent ils sont orientés vers des filières qui ne correspondent pas à une envie particulière mais souvent par méconnaissance tout simplement de quels sont les métiers qui peuvent exister d'où l'enjeu véritablement travailler sur sa découverte des métiers qui ne permet non pas d'orienter bien sûr de la cinquième mais qui permet au moment où on doit se poser la question de l'orientation une meilleure visibilité de ce que sont les métiers et donc de pouvoir faire un choix plus éclairé et bien sûr ce avec l'entourage et ce aussi accompagner de la transparence sur les taux d'insertion et taux de poursuite d'études on a un gros paradoxe entre les filières qui sont attractives et les filières qui sont insertes donc on a aussi besoin de travailler sur certaines représentations qu'on peut avoir en se disant que telle formation ressemble le plus à la voie générale ou technologique et donc pourraient être effectivement meilleur qu'une autre et il s'agit aussi de travailler sur sa transparence sur les taux d'insertion et de poteau de poursuite d'études la deuxième chose que je voulais valoriser c'est la qualité des stages certains élèves ne font pas de stage ou les fonds au sein même de l'établissement ou les fonds dans des sur des missions qui ne ressemblent pas véritablement à la formation sur lesquels ils sont formés et ou encore sont effectivement sur des missions qui ne sont pas valorisées valorisante et valorisée du coup par par l'élève donc il s'agit vraiment de travailler sur la qualité de ces périodes de stage pour des jeunes et je me permets de le rappeler des jeunes qui sont souvent plus jeunes qu'il y a quelques années puisqu'on ne redouble plus donc des jeunes qui ont souvent entre 15 et 18 ans et qui donc en seconde ou en première année de CAP sont tout jeunes et donc qui ont besoin en ce moment-là certes sont plus dans un stage de découverte long mais ont besoin d'engagement de l'entreprise pour faire bien le stage pour aussi donner de l'attractivité au métier à la filière donc c'est véritablement important de travailler sur cette question de la qualité des stages et d'avoir un engagement des entreprises qui soient forts pour faire le travail aussi de de d'être attractif pour ces jeunes et pour donner finalement l'envie aussi de rejoindre ces métiers c'est aussi une évolution des contenus de formation vous l'avez souligné il s'agit véritablement aussi d'avoir un contenu de formation qui soit plus adapté au métier d'aujourd'hui les métiers évoluent donc nos contenus de formation ils doivent évoluer aussi et c'est important qu'il soit et ça donne aussi j'ai envie de dire pour le jeune du sens que d'avoir une cohérence entre l'évolution du métier qu'il constate en stage et les enseignements qui l'a évidemment lorsqu'il est au lycée beaucoup évidemment nos enseignants font évoluer ces contenus de stage mais c'est important qu'il le soit de manière beaucoup plus dynamique puis c'est aussi plus globalement l'attractivité des filières qui est en question du travail que font les branches de travail que font les acteurs eux-mêmes pour être attractif organiser cette conciliation entre vie personnelle et professionnelle organiser de meilleures conditions de travail un accompagnement de qualité par un tuteur par quelqu'un qui dans l'entreprise partage j'ai envie de dire donne de soi aussi pour pouvoir accompagner ce jeune et puis donner du sens voilà on est dans un métier qui forcément du sens dans la société et c'est important aussi pour ces jeunes ça peut nous paraître à nous évident mais en fait pour ces jeunes c'est important aussi qu'on leur redonne du sens et de l'engagement aussi de l'entreprise dans ce sens-là il s'agit clairement pas d'un adéquationnisme entre les diplômes de l'éducation nationale et les métiers un la diversité des métiers ne permettrait pas de développer une offre de formation adéquationniste de la temporalité de l'évolution des métiers et la temporalité de l'évolution des diplômes et du jeûne qui parcourent ce diplôme ne permet pas ça non plus et d'ailleurs n'est pas souhaitable pourquoi est-ce que ce n'est pas souhaitable parce qu'au fond ce qui est important aussi c'est de préparer le jeûne à être prêt à s'adapter tout au long de son parcours sur des événements professionnels et des parcours de vie et de et professionnels qui l'amèneront de toute façon à s'ajuster donc il s'agit vraiment pour nous de lui donner cette capacité à à s'adapter finalement aux évolutions du monde professionnel et donc c'est et puis c'est un enjeu aussi lisibilité si on avait autant de formations que le métier déjà qu'aujourd'hui sincèrement c'est pas simple de s'y retrouver et trouver une orientation professionnelle et les intitulés de diplômes ça fait partie aussi des chantiers sont tellement illisibles que c'est pas simple déjà de s'y retrouver mais là sûrement plus sur les démultiplierait ça crée encore plus de complexité il s'agit très clairement aussi de donner de par la mention complémentaire la spécialisation post-bac de donner cette spécialisation par le biais d'alternance par le biais de l'expérience que ces jeunes acquièrent et par cette relation qui se crée entre l'entreprise et le jeûne aussi de l'employabilité de la cohérence mais c'est tout ça au fond qui va permettre aussi de concourir à une meilleure adéquation entre le jeûne son projet et sa formation et donc son insertion professionnelle monsieur salmon les difficultés à trouver des stages ils sont ils sont réels encore une fois 72% des jeunes de lycées professionnels trouvent leur stage par eux-mêmes et quand on sait le fait qu'ils sont dans un indice de position sociale beaucoup plus fragile et qu'ils ont souvent bien moins de réseau que d'autres élèves ou les parents d'élèves on sait à quel point c'est important que de pouvoir les accompagner sur cette recherche de stage d'où cet acteur qui sera essentiel demain et complètement dédié à la relation aux entreprises et à l'accompagnement des jeunes et dans leur réussite c'est véritablement un enjeu majeur moi je parlais tout à l'heure plus du lycée professionnel quand je disais ça aujourd'hui le les CFA les centres de formation par apprentissage ont quelqu'un qui est dédié à cette relation avec les entreprises et à cette aide aux jeunes pour trouver un apprentissage et de toute façon le jeune s'il n'a pas d'entreprise il ne peut pas faire d'apprentissage donc en fait dans les CFA cet accompagnement il est réalisé je souhaite que dans le lycée professionnel cet accompagnement là aussi puisse être réalisé parce que sont souvent des jeunes qui n'ont pas de réseau et on a très peu de réseaux d'anciens étudiants on a aussi une moindre visibilité pour les entreprises du fait qu'on a besoin sur tel et telle période d'avoir des entreprises qui s'engagent pour prendre ces jeunes donc je mobise beaucoup les entreprises les réseaux les différents réseaux d'entreprises mais également toutes ces entreprises qui déjà sont engagées vis-à-vis d'engagement sociétaux pour que on puisse faire changer la donne et qu'on puisse accueillir mieux ces jeunes en stage c'est essentiel et c'est véritablement un des objectifs poursuivis par la réforme sur la transition écologique très clairement on accompagne de nombreuses formations sur la transition écologique c'était stratégique donc on a véritablement besoin de développer les compétences en la matière dans les lycées professionnels comme dans les centres de formation par apprentissage comme dans l'enseignement supérieur on finance travers des coûts contrats les organismes de formation pas plus pas moins quelque part mais les modalités de financement sont sur la base des comptabilités analytiques donc de la réalité des dépenses engagées donc il n'y a aucune raison que ces organismes de formation s'ils sont construits de manière qualitative et offre j'ai envie de dire toute la réponse à l'exigence de certification et qui ne soit pas accompagné ils le sont au travers des coûts contrats versés sur sur la base de chaque apprenti qui dans l'établissement est formé il s'agit véritablement pour nous encore une fois de renforcer cette cet axe là et encore hier je recevais des acteurs pour aller renforcer et dans les lycées professionnels et dans les centres de formation par apprentissage les formations à la transition écologique soit pour donner une teinte soit pour créer la véritablement des diplômes dédiés les deux sont absolument nécessaires monsieur les députés mandelies on est sur une découverte des métiers qui cette année je le disais depuis la rentrée 2022 et sous forme d'expérimentation donc effectivement sont les collèges volontaires qui ont déployé cette découverte des métiers rentrée 2022 c'est donc 10 % des collèges rentrée 2023 c'est tous les collèges de France qui rentrent dans cette démarche là c'est ça fera partie des standards et des choses qui seront déployées pour tous les collèges de France et donc tous les collégiens de France c'est là aussi où l'école sait faire quelque part elle sait aller accompagner chacun sur tous les territoires et au-delà des convictions quelque part de tel ou tel professeur ou de l'éloignement géographique de tel ou tel collège c'est oui bien sûr je suis d'accord avec vous les clichésions la vie dure mais en même temps l'image de l'apprentissage à la largement été bouleversée je pense que chacun d'entre nous s'accorde aussi aujourd'hui à dire que l'apprentissage est une belle modalité que nous la souhaiterions pour nos enfants que parce que aussi nous la retrouvons à tous les niveaux de diplômes et parce qu'elle permet une vraie réussite de ces jeunes parce qu'aussi on retrouve l'apprentissage dans tous les secteurs d'activité et c'est donc au fond ce changement d'image que je souhaite pour le Lycée professionnel qui par le fait que ces jeunes ne décrocheraient plus par le fait que ces jeunes trouveront une insertion professionnelle et réussiront à poursuivre des études nous pourrons effectivement ainsi changer l'image du lycée professionnel comme étant une voix choisie et une voix qui soit reconnue par la société c'est la véritablement mon objectif et par nous tous nous reste 3 minutes non simplement donc pour terminer les questionnements chacun des rapporteurs à une ultime question donc on va commencer on prend les trois et puis on va commencer et puis très bien merci oui alors nous avons beaucoup parlé du lien enseignement monde de l'entreprise moi j'aimerais vous parler du lien à présent entreprises Pôle emploi alors qui s'est beaucoup amélioré les entreprises quand je dis entre je parle surtout là des TPE PME donc effectivement les entreprises reconnaissent que le lien c'est beaucoup amélioré moi je le constate sur dans mon département bien sûr qu'un gros travail a été fait dans le cadre de la création de France travail comment est-ce que l'accompagnement des entreprises qui recrutent dans le recrutement sur la partie RH sur la partie valorisation de ce qu'elles font comment est-ce que ces entreprises seront accompagnées est-il prévu un renforcement de cet accompagnement merci une question très pratique au pratique le bureau des entreprises est-ce que c'est le chef des travaux ou des dfpt qui l'assurera est-ce que c'est davantage de moyens deuxième question vous n'avez pas du tout parlé des lycées des métiers est-ce que c'est ça reste toujours une orientation de développer les lycées des métiers et enfin une dernière remarque vous avez souligné que les élèves qui vont au lycée pro sont souvent les élèves les plus fragiles on va pas faire un débat sur le lycée pro maintenant mais est-ce qu'il ne serait pas intéressante faire un point d'étape 5 ans après leur insertion professionnelle voir comment on peut les accompagner vers une évolution merci président deux observations et une question première observation sur l'apprentissage qui est ouvert aux jeunes de moins de plus de 16 ans pardon et de 15 ans et un jour pour certains mais on s'aperçoit que comme il n'y a plus de redoublement aujourd'hui dans les classes antérieures bien beaucoup de jeunes arrivent dans la 15e année par exemple n'ont pas 15 ans et un jour au moment de la rentrée mais voudrait rentrer aussi en apprentissage ce qui a pas un peu de souplesse à apporter au sujet deuxième remarque c'est sur la question des investissements dans les établissements notamment pour les questions de logement des régions s'occupent des lycées mais pour ce qui concerne les établissements d'apprentissage des financements sont plus difficiles et en particulier aussi pour l'AFPA qui est dans une démarche de développement de la formation continue tout au long de la vie qui est un sujet extrêmement important il faut aussi sans doute que les des centres de l'AFPA qui participent à la formation des adultes puissent être doté de moyens d'investissement permettant de conduire leur transformation qui est absolument nécessaire que ce soit pour l'évolution des métiers mais aussi pour l'accueil des stagiaires et cette question du logement est quelque chose d'extrêmement important et puis ma question portait sur le pic qui s'est achevé qui a mobilisé d'énormes moyens sur l'autorité de d'une haute commissaire aux compétences postes qui a été supprimé les besoins sont évidents en termes d'un nouveau pic est-ce que il faudrait pas restaurer le commissaire aux compétences dont l'action nous a paru assez pertinente finalement dans son activité et dans les contacts qu'on a pu avoir avec [Musique] oui cette relation entreprise Pôle Emploi elle a pour vocation d'être renforcé aussi par la simplification et la meilleure coordination entre les acteurs je le rappelle l'action qui est menée en matière de compétences auprès des TPE PME elle est elle est forte c'est 8 apprentie sur 10 qui sont dans des TPEPME donc en fait on le sait peu mais la réalité de l'apprentissage elle est principalement dans les TPE PME pour autant au-delà de cela il s'agit véritablement bien sûr d'aller accompagner les demandeurs d'emploi sur cette réalité territoriale cet objectif de 5% ça sera celle qui sera poursuivie par France travail vous le savez un rapport a été remis le 17 avril dernier avec différentes orientations mais au fond l'enjeu il est surtout d'aller travailler sur une simplification et un une meilleure coordination entre les entre les acteurs avec l'idée de de bâtir sous une même bannière cette coordination et ce pilotage il faut se bien se rendre compte qu'aujourd'hui 40 % des bénéficiaires du RSA seulement sont inscrits à Pôle emploi et donc ça tient à plusieurs choses mais notamment un déficit d'orientation et en moyenne seul 17% des allocataires du RSA sont ne sont ainsi pas affectés vers un organisme d'accompagnement donc on voit qu'il s'agit véritablement d'organiser des accompagnements plus personnalisés plus intensifs et d'aller sur des solutions qui soient aussi plus systémique si je puis dire d'aller aussi travailler sur la question des modes de garde sur le mode de transport sur voilà cette question aussi des freins qui peuvent se poser c'est là tout l'enjeu aussi de France travail d'organiser du coup l'approche déjà du meilleur suivi des systématisation du suivi mais également l'approche assistée systémique au frein à l'emploi qui peuvent se poser deuxième sujet lié plus au bureau des entreprises oui c'est davantage de moyens puisque ce sera un bureau relation et que l'entreprise en plus des acteurs déjà en place pour aller travailler sur ce développement des partenariats pour aller travailler sur cette qualité encore une fois des stages et cet accompagnement du jeûne dans les stages en complémentarité de ce que fait déjà l'enseignant sur son suivi du jeune pendant qu'il est en stage d'aller travailler au fond sur l'évolution des contenus parce que en allant sur une entreprise ou en échangeant avec une entreprise on fait savoir que telle ou tel sujet n'est plus à l'ordre du jour du métier et que l'enseignement doit pouvoir aussi évoluer donc il s'agit véritablement de travailler en articulation avec les acteurs des gens en place des dfpt draft pick qui sont déjà aujourd'hui des acteurs clés de la professionnalisation des lycées professionnels il s'agit donc d'avoir quelqu'un à plein temps et qui soit donc identifié par les acteurs entreprises donc au fond la porte d'entrée de l'entreprise dans le lycée professionnel quelqu'un identifié disponible toute la semaine pour les entreprises les lycées des métiers au fond c'est un label ils existent toujours il existe toujours un seul label c'est un label sur la base d'un cahier des charges qui est donc donné lorsque effectivement l'établissement répond à un certain nombre de critères qui sont issus du cahier des charges qui est donné donc il existe toujours et il est complètement complémentaire au lycée professionnel c'est ce serait évidemment intéressant d'avoir un point d'étape 5 ans après j'ai envie de dire on va le faire nous même par étape l'idée c'est véritablement déjà de travailler sur s'assurer que ces jeunes là trouvent une insertion professionnelle et une poursuite de réussir et donc c'est déjà là mon premier objectif mais oui vous avez raison de toute façon l'enjeu de travailler sur le l'emploi et le bon emploi et la qualité de l'emploi est essentiel mais ça pour l'ensemble de notre jeunesse cette question du logement allait primordial on a véritablement encore une fois aujourd'hui un vrai sujet à pouvoir développer l'offre d'internat à pouvoir développer l'offre de logement pour que ces jeunes qui aussi concilients parfois un lieu de d'apprentissage et un lieu de formation avec toutes les charges que ça engage puisse effectivement mieux concilier les choses ça fait partie souvent d'une offre de formation d'une offre de logements que propose des centres de formation mais j'ai mais là-dessus c'est aussi au centre de formation que de pouvoir proposer des solutions aujourd'hui 56% des lycées Pro propose de l'internat 77% de taux d'occupation en moyenne donc on a encore de la place dans les dans les internats de lycée professionnel et on sait qu'il participe véritablement à la réussite des jeunes et sur le plan d'investissement des compétences l'expérience montre que enfin l'expérience du plan d'investissement sur les compétences du précédent quinquennat montre plusieurs choses déjà le fait que la formation a un impact favorable sur l'accès à l'emploi on voit qu'un demandeur d'emploi qui se forme à une probabilité d'accès à l'emploi renforcée de 9 points par rapport à un demandeur d'emploi qui ne se forme pas et cet écart il est encore accru pour les publics les plus fragiles et les plus éloignés de l'emploi c'est plus 14 points pour un demandeur d'emploi inscrit depuis plus d'un an et plus encore 17 points supplémentaires pour un demandeur d'emploi de plus de 50 ans donc on voit à quel point l'enjeu du ciblage vers les publics les plus fragiles qui auront du mal à aller vers l'emploi est un enjeu très très clairement vers les publics les plus les plus ou pas qualifiés les moins ou pas qualifiés notamment les BRSA les seniors les demandeurs d'emploi les bénéficiaires de l'obligation d'emploi on voit aussi l'importance des savoirs de base et les compétences socles je me permets d'attirer votre ascension là-dessus mais nous avons véritablement un enjeu fort d'accompagner les les actifs en situation directrice ou d'électronisme et également une priorité qui sera donnée directement sur les besoins des entreprises pour avoir aussi la une meilleure contractualisation avec les régions bien sûr pour aller vers un niveau d'intervention qui permettent de l'état global de l'État aux côtés des régions qui sera vraiment déterminée dans les prochaines semaines selon deux dimensions un calendrier qui permettra d'accompagner les travaux parlementaires notamment des textes financiers et aussi un calendrier qui permettra d'accompagner le dialogue social avec les partenaires sociaux mais vraiment aussi à des fins de réponses aux tensions sur les métiers et au recrutement pour les entreprises donc il s'agit aussi de mieux accompagner cette axe là merci beaucoup je vous remercie pour ces échanges très riches et très détaillé complet et nous ne manquerons pas de vous transmettre le rapport quand ça délégation le rat examiné le 29 juin prochain donc quelques jours et évidemment pour compléter nos informations je vous remercie de pouvoir nous faire passer les réponses écrites à l'ensemble des éléments qu'on vous a adressé chers collègues j'en profite pour vous rappeler que nous nous retrouvons jeudi prochain pour l'audition de Livia Grégoire dans le cadre de la mission cette fois-ci d'informations sur la simplification dans l'examen est prévu le 15 juin prochain notez bien la date par ailleurs du 21 juin pour la prochaine édition de la parole aux entrepreneurs avec Bruno Bouygues bon vous voyez que notre délégation fait un travail considérable merci encore une fois de vous apprêter au jeu des questions bonne journée à tous

Formation, compétences, attractivité : audition de Carole Grandjean — Carole Grandjean · Pourquijevote