Le Moment Politique - Analyse de Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 69 %Attaque 23 %Défensif 8 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous avons conduit 650 événements par jour sur tout le territoire national. C'est 200 fois de plus que lors des précédentes campagnes. »
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« Plus de 80 médias dans le monde entier ont commenté ce qui s'est passé en France dans le régime de la stupeur. »
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« Nous avons honoré par nos propres réseaux d'organisation 30000 procurations de vote. »
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[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Allez, c'est bon. C'est bon. [applaudissements] Merci beaucoup.
Bon, alors vous vous êtes tous rendus compte qu'on vient de remporter une victoire incroyable. Bonjour Céline et je dois faire attention ma manière de m'exprimer pour toutes les raisons habituelles plus les nouvelles, les circonstances et le fait que je crois que ce soir on diffuse en direct pour une raison qui est liée à la nature des événements que nous sommes en train de vivre et qui pourrait évoluer à un rythme que qui rendrait possible ensuite la diffusion de ce discours devant vous si demain il fallait y introduire d'autres éléments et cetera et cetera. Bref, on fait comme ça.
Mon propos, comme on l'a fait dans les précédentes circonstances, est de présenter une un résumé d'une analyse du moment politique tel que la direction du mouvement les gens soumis. Je dis la direction pour parler de l'équipe d'animation parce que ce serait plus proche de la réalité compte tenu du caractère fédératif de notre organisation qui n'est pas une pyramide verticale contrairement à ce qui se raconte mais un système fédératif plus à l'image du confédéralisme syndical que d'autres structures plus pyramidales. Tout ça vous [raclement de gorge] le savez, c'est pas la peine que je vous le redise une fois de plus.
Mais néanmoins et ce qui fait notre force d'une façon générale, c'est la cohésion intellectuelle dans la manière de regarder les événements, de définir les tâches. Des fois évidemment, et c'est normal, c'est l'inverse qui serait anormal. Il y a des discussions sur la manière de s'y prendre, sur l'angle par lequel attraper la situation.
Mais pour qu'on puisse avoir ce type de discussion, il faut qu'auparavant on ait érodé notre intelligence commune, qu'on ait appris à avoir les mots en commun, les réflexes en commun. que l'action nous a donné. C'est-à-dire que nous n'avons jamais construit par le débat théorique sans fin.
Nous avons construit par l'appréciation de ce qui était nécessaire de faire dans l'action. Et cette action dégage des enseignements qui sont partagés par ceux qui l'ont mené et animé et ainsi de suite. Et de cette manière se fabrique ce qu'on appelle une culture cumulative qui est faite de toutes ces expériences additionnées.
C'est pourquoi le mécanisme d'organisation interne et de sélection des dirigeants du mouvement assoumis et que après chaque grand événement, chaque série de grands événements, notre coordination se modifie. les gens qui participent sont un petit peu différents, notamment parce que ceux qui se sont distingués dans l'action ou qui ont été acquis à l'action commune avec le mouvement insoumis euh bon ben accepte de prendre une partie des tâches qui a à prendre en charge. Je vous dis tout que ce processus est celui qui nous lit à cet instant, un partage d'expérience.
Les la plupart d'entre vous ont tous participé aux deux campagnes successives qui viennent d'avoir lieu, celle des élections européenne et celle des élections législatives. Donc, vous avez été continuellement en première ligne comme nous-mêmes, c'est-à-dire que vous avez été confronté aux événements, vous avez essayé de débrouiller ce qu'il fallait faire, vous l'avez adapté au niveau local pour que ça se présente dans les meilleures conditions. Que quoi se présente dans les meilleures conditions ? la conviction que l'on pouvait partager avec le grand nombre qu'une issue était possible et nous nous spécialement le mouvement insoumis, nous nous heurtons, nous savons nous où est l'essentiel de la cible si j'ose dire que nous visons, où est le cœur de la population que nous voulons mettre en mouvement et à qui nous voulons redonner la confiance de son propre mouvement parce que c'est comme ça qu'il faut dire les choses et c'est à ce résultat que nous sommes arrivés d'abord Et c'est la raison pour laquelle je commence par vous dire que dans l'analyse qui doit être faite, il ne faut pas séparer les deux élections qui ont eu lieu, car si bien sûr elles sont d'une nature complètement différente, l'élection européenne et l'élection législative, il n'empêche que elles ont en commun les gens à qui on a parlé, ceux qui se sont mis en mouvement et qui ayant été mis en mouvement la première fois se sont déployés la seconde.
Comme les deux campagnes ont été enchaînées, il n'y a pas de coupure entre les deux. Il n'y a pas d'événement perturbateur entre les deux qui soient venu contrarier ce que les gens avaient construit dans leur esprit à l'occasion de la campagne des élections européennes. Par conséquent, au moment où on se retrouve, il faut d'abord commencer par dire un mot à propos de ces élections européennes.
Elles ont préfiguré ce qui ensuite s'est amplifié. Bien sûr, avec ce type de raisonnement, je vous dirai que je pourrais remonter dans le passé pour enchaîner les événements politiques les uns après les autres depuis 2005. Et comme vous le savez, 2005 est une date de référence pour nous tous parce que en 2005 pour la première fois, on propose au peuple français d'accepter l'idée du néolibéralisme et de le mettre dans une constitution.
Et le peuple français répond à 55 %. Ce peuple français a répondu non. non pas non à la solidarité européenne, à l'amour entre les peuples et cetera. répondu à une question bien précise telle que nous l'avions reformulé pour lui, c'est-à-dire fuyant le matraquage idéologique de ce moment sur le thème ceux qui votent non sont ceux qui n'aiment pas l'Europe, sont ceux qui sont chauvins, sont ceux qui veulent la guerre avec les Allemands, sont ceux qui sont ce qui enfin bref, vous vous rappelez quiconque votait non pour ceux qui étaient à l'époque des électeurs et bien vous étiez les personnes qui attiraient sur la France les nuages de criquet, la guerre atomique, l'hiver nucléaire et que sais-je encore déjà à l'époque on avait pu voir comment les élites ou réputé intellectuell et économiques de ce pays d'une façon générale méprise le peuple de notre pays et le considère comme une bande de gamin mal élevée à qui il faut régulièrement faire la morale pour lui rappeler de pas être fasciste, de pas être gauchi, de pas être ceci, de pas être cela et de bien voter toujours comme on lui dit, c'est-à-dire en fermant sa grande bouche et en se mettant au garde à vous.
On avait déjà vu ça. On ne savait pas à l'époque qu'on irait beaucoup plus loin ensuite. Mais 2005, 55 % des gens des électeurs votent non.
Et pendant 2 ans et demi, on les élites font semblant et finissent par se mettre d'accord sur un nouveau texte qui cette fois-ci n'est plus soumis au référendum mais au congrès à Versailles, c'est-à-dire la réunion de l'Assemblée nationale plus du Sénat. C'est comme ça que ça s'appelle le Congrès du Parlement. Ça se déroule toujours à Versailles.
Et à Versailles et bien une majorité écrasante a voté oui. Autrement dit, le peuple dit non et les autres disent oui, on a très bien compris, c'est oui. Bon, à partir de là, quelque chose s'est passé qui euh comment dire l'équivalent d'une luxation parlant de des épaules ou des articulations du corps ou de ce que vous voulez du même type.
C'est-à-dire que la masse a appris quelque chose, a voulu quelque chose, l'a voulu en profondeur pour la première fois depuis des années et des années, c'est-à-dire depuis le tournant néolibéral de toute l'Europe et en particulier celui de l'Allemagne passant à ce qu'on a appelé l'ordolibéralisme, c'està-dire [raclement de gorge] vous faites ce que vous voulez mais vous occupez plus d'économie parce que l'économie ça n'est pas de la politique disting. C'est ça la thèse de l'ordolibéralisme, n'est-ce pas ? Donc la banque centrale est indépendante, les règles du jeu sont simples à comprendre. le marché partout, le moins de règlement possible et cetera et cetera.
C'est la première fois qu'on interroge les Français sur le fond et le moment politique n'est pas du tout superficiel car les camarades se rappellent ceux qui ont fait cette campagne. Euh je me souviens de ceux qui m'ont raconté cette anecdote dans l'héros où ils allaient euh euh loin au bled et euh il mettait une affiche, il faisait une réunion puis en rentrant de la réunion mettait les affiches dans le village suivant puis le village suivant jusqu'au retour jusqu'à Montpellier. et euh les camarades me racontaient, me disaient, "Il y a des villages où 100 % de la population adulte est venue à la Réunion.
Donc, il y a eu un effet de masse et donc d'apprentissage de masse. Ce qui va tout le temps nous différencier de tous les autres courants politiques, c'est que nous ne parlons pas à des dizaines ni même à des milliers. Nous parlons pour parler à des millions et que nous croyons que l'acteur de l'histoire, c'est le peuple lui-même qui n'a pas besoin qu'on lui injecte de la conscience. comme le ferait une avant-garde révolutionnaire qui n'a pas besoin qu'on le dirige, il a besoin qu'on l'éclaire, il a besoin qu'on déclenche des fois des événements et ensuite c'est lui qui fait.
D'ailleurs, dans l'élection que nous venons de vivre, nous avons observé des dizaines de phénomènes absolument nouveaux dans le paysage politique français qu'aucun de nos adversaires n'a vu ni compris. Ce sont des phénomènes d'autoorganisation politique pour la première fois depuis la sangling non parce que j'y étais à la sangling et ça s'est pas produit. Donc pour la première fois depuis bien longtemps, on a vu des phénomènes d'autoorganisation politique.
Auto-organisation sociale, on connaît, c'est la grève spontanée, c'est l'assemblée générale des travailleurs dans une entreprise qui est liée à un bureau de grève et cetera et cetera. Mais en politique, c'est rarissime. En général, on pense que c'est quand c'est les révolutions parce que tout d'un coup, comme pour le 14 juillet, des milliers de gens surgissent et se mettent à faire des choses bien précises.
Là, en l'occurrence, attaquer tous les postes de douan Paris et puis attaquer la Bastille. Bon, ça c'est un exemple, mais ces exemples sont des exemples d'un type particulier. D'autres phénomènes ont existé dans le passé, mais là, c'est spectaculaire.
Qu'est-ce qui s'est passé ? des milliers de gens mis en mouvement à travers la campagne des européennes et notamment, il faut le dire, le souligner, le rappeler sur tous les ton du fait de la mobilisation politique contre le génocide à Gaza, les gens prenant cette situation en main comme étant la figure de l'exploité, du dominer, de l'humilier, du bombarder, du sacagé, d'assassiner, le prenant en quelque sorte comme témoin et miroir de sa propre situation. Je sais que plein de gens trouveront ça exagéré.
Ranani, ranana, on n' pas besoin qu'on vienne nous dire que c'est pas la même chose parce qu'on le sait. Mais ce qu'on comprend nous dans la ferveur populaire et la mobilisation politique, c'est que c'est ça qui s'est passé. Les gens étaient non seulement indignés, horrifiés par le génocide, horrifiés par le système du double standard, montrant que les puissants n'ont pas de moral, n'ont pas de règle internationale, à part leur propre intérêt et leur domination et leur volonté de tenir en main ce qu'ils pensent ici exploiter, là-bas coloniser, ici ceci, là-bas cela.
Donc la ferveur politique qui à ce moment-là s'est organisée dans l'élection européenne, elle se transpose dans l'élection suivante parce que c'est les mêmes. Et ces gens dont vous partout, vous faites tous la même chose qui correspond au 21e siècle. C'est-à-dire que vous avez tous des boucles, boucles des parents d'élèves, boucle des amis du foot, euh boucle de ceci ou de cela sur WhatsApp de gens avec qui vous faites jamais de politique, mais une vanne de temps à autre, une petite vidéo rigolote et puis vos histoires de foot, de parents d'élèves ou de je sais pas quoi et que dans les phénomènes d'auto-organisation politique, l'agora contemporaine, le lieu de la production de la conscience collective, c'est ses boucles et elles ont toutes les caractéristiques de l'action militante du passé.
Autrefois, on allait avec nos tractes et on pensait qu'on allait changer le monde avec des éditions à 5000 ou à 10000 le tracton distribué. Là, c'est des dizaines de milliers en quelque sorte par chouffleurisation quoi hein, passant d'une case à l'autre, d'une case à l'autre et avec les mêmes mots, les mêmes arguments, les mêmes messages, les mêmes vidéos. Donc un effet d'unification que aucun autre acteur n'est capable de déclencher dans la société, sauf des paniques collective ou des choses sales et dégoûtantes qu'invent les médias officiels pour faire peur à tout le monde, horrifier et cetera.
Mais les choses intelligentes, un peu sensibles, un peu poétiques et un peu construites viennent de ces phénomènes d'auto-organisation politique. L'élection législative comme l'élection européenne est le résultat de phénomène d'autoorganisation politique. Pour la et ça c'est un signal de l'intensité politique du moment dans lequel nous sommes et qui est attesté parce que nous sommes là en ce moment.
Je vous rappelle qu'on est le 12 ou le Ouais. le 12 juillet hein. Moi j'ai connu un moment où l'action politique s'arrêtait en mai, hein.
Après ça a été juin et puis maintenant doubl à juillet. Je crois qu'un jour ça a plus s'arrêter du tout. Et ça ça sera le signe du fait de quoi ?
Que plus aucune élection ne purge les crises politiques. Je vais y venir parce que c'est le cœur de ce que j'ai à dire. Mais commençons donc par là.
Dans cette élection européenne, dans les conditions que je viens de vous expliquer, nous retrouvons les trois blocs qui constituent le cœur de notre analyse électorale et socio-politique. Trois blocs plusant, le bloc de l'extrême droite, le bloc du centre et de la droite, le bloc de la gauche et les abstentionnistes. Le mot bloc, nous l'avons emprunté à Stéphano Palon Barini parce que parce que c'était là, parce que c'était prêt.
Mais on est tous conscient du fait que le mot bloc est pas tout à fait adapté car précisément l'un des enjeux c'est comment dans chacun de ces blocs se réalise le phénomène de bloc, c'est-à-dire comment se construit la cohérence politique. Et c'est dans les variations de cette capacité à construire de la cohérence politique que l'un ou l'autre prend le devant. Quels étaient les enjeux ?
L'extrême droite, son objectif c'est de dominer la droite et le centre et de l'entraîner derrière elle. Quant à nous, notre objectif c'est d'être les plus nombreux de manière à remporter une victoire démocratique. Le système des insoumis, je ne vous dis pas que nos partenaires raisonnent comme nous, mais nous n'avons pas un seul jour imaginé que nous allions faire glisser des secteurs acquis, par exemple, à Macron, pour les faire revenir à droite comme le centre gauche de notre pays le pense.
Pas un jour, pas 1 heure, pas une minute. Tout notre effort a été concentré. Comment remettre en mouvement la masse des abstentionnistes et reconvaincre des gens d'y venir ? notamment les quartiers populaires où il y a le plus d'abstentions et la jeunesse où il y a le plus d'abstentions.
Voilà quoi nous avons consacré tous nos efforts, toute notre réflexion, toute notre stratégie, tous nos engagements, tous les militants, tous les groupes d'action du pays d'un bout à l'autre avec à la fin des campagnes qu' sont d'ailleurs une invention des structures de terrain qui sont les maxis porte à porte ou au lieu d'y aller à deux ou trois comme les témoins de Jéhovah là, vous y alliez d'un coup à 100 ou à 150. Alors, vous faites d'un coup toute la cité et évidemment ça vous donne la pêche. Donc le lendemain, vous revenez, le mouvement devient un lieu de socialisation.
C'est-à-dire que bah oui, mais il y a pas de honte à ça. Je dire c'est aussi fait pour ça. C'est pour créer un continuum politique.
Bah, on y fait des connaissances, on y gagne des copains, on échange sur des chouffres de la vie. Bref, tout ça s'est produit pendant cette campagne. Que s'est-il passé donc à partir de cette campagne des élections européennes en terme de cohérence.
Si nous partons de ceux qui étaient les plus nombreux ou qui pensaient qu'ils seraient les maîtres du jeu, c'est-à-dire le centre, ce qu'on a appelé pour être plus précis l'extrême centre, puisque vous savez comme moi que le centre ça n'existe pas. C'est ceux qui sont ni à gauche ni à gauche, par conséquent, ils sont au centre. Voilà comment eux-mêmes peuvent être définis.
Mais celle-là, elle est connue, hein, de formule. Elle est elle est encore plus vieille que moi. C'est dire.
Bon donc cette ce centre son objectif c'était ben comme nous on était se disent ça va vous rappeler d'autres les plus raisonnables et ben on va montrer qu'on est capable de dire n'importe quoi comme par exemple un parti de centre gauche peut dire l'ennemi est ma finance la pardon mon ennemi c'est la finance il en pense pas un mot mais bon c'est un signal qui est donné qui vous donne une bonne raison de dire ah bon allez quand même on va faire un effort bon bref ils font pareil et eux qu'est-ce qu'ils ont fait ils ont fait ah bah pétin était un grand stratège Morace tout de même c'est brillant intellectuellement et puis quand même les immigrés il y a un problème la preuve ont fait une loi et puis les musulman il y a un problème la preuve ont fait une loi sur le séparatisme ils ont multiplié les clins d'œil qui leur permettaient se disait-il de mordre sur les frontières de la droite et de l'extrême droite et donc de faire glisser des gens vers eux le seul résultat auquel ils sont arrivés en pratiquant cette politique c'est eux-mêmes de fondre et d'augmenter l'extrême droite. si bien que dans les élections européennes, l'extrême droite sort en tête et déjà et déjà le centre et la droite s'effondrent. C'est la caractéristique dominante qui va déclencher le processus de la dissolution parce que Macron pense que il vient de perdre, le terrain vient de se dérober sous ses sous ses pas.
Il vient de perdre, il est tombé de du niveau où il était qui était de 27 % au premier tour de 2022, il tombe à 15. Et par conséquent à ce moment-là, au sortir de l'élection européenne, il représente 50 % des voies du Rassemblement national. C'està-dire que vraiment c'est l'effondrement.
Donc sa stratégie est de dire et ben très bien puisque c'est comme ça, je diss je jette une grenade dégoupillé, a-t-il dit dans un paysage qu'il croyait stable. Et dans ce paysage stable, pour que ça marche, pour que son plan fonctionne, pour que sa stratégie produise un résultat, il faut que la photo change pas. C'est-à-dire il y a l'extrême droite, il y a lui et il y a la poussière de gauche.
Et en effet, la gauche est en poussière. Elle est en poussière du fait de nos partenaires qui ont rompu la NUPES en cours de route d'abord sur les révolte urbaine puis sur le 7 octobre avec en dénominateur commun de largement miner leur propre base c'est-à-dire à bas Mélenchon Mélenchon est responsable de tout d'ailleurs. On est antisémite parce que ceci parce que cela et cetera sans jamais fournir le moindre fait argument allant dans ce sens.
Alors, on peut dire "Ben, c'est lamentable mais en même temps, c'est très efficace parce qu'au bout d'un moment, si vous racontez tous que j'ai la rage, il y a plein de gens qui se disent "Bah, on sait pas si c'est vrai, mais vaut mieux s'en écarter des fois qu'il l' hein." Bon et bien évidemment et c'est fait comme ça. Mais surtout ce qu'il faut voir, c'est pas ce que ça m'inflige à moi comme homme et comme individu, je rappelle à tout le monde que je suis une personne réelle, pas une image de télévision ni d'affiche, je suis une personne.
Donc, je suis aussi sensible à toutes sortes de de choses. C'est c'est surtout que ça crée un dénominateur commun qui à l'époque si vous vous souvenez avait été très travaillé. Il y avait d'un côté l'arc républicain et de l'autre côté le fourb.
Les gens a détesté le RN quoique bien sûr ses fondateurs, on voit bien vous connaissez la musique et puis les insoumis où là c'est de l'abomination à l'état pur. Bon c'était ça qu'ils ont essayé de dessiner. Évidemment, au sortir de l'élection, leur surprise, leur stupeur, c'est que la nupesse morte surgit le nouveau front populaire.
J'entre pas dans les détails, tout ça est présent à votre esprit. Mais n'allez pas croire que ce fut sur un coup de baguette magique et dans un retour d'affection émouvant comme il peut y en avoir dans les couples. Et non, c'est pas du tout ça.
C'est la place du marché. D'accord. Alors, nous nous avons dit que rien ne serait trop cher parce que nous savions que si nous reconstituions l'Union, quel qu'en soit le prix, ce serait le chemin le plus rapide pour déjouer ce qu'était en train de faire le président Macron en se disant que ce qu'il faisait comportait le risque immense que ça se termine par la victoire de l'extrême droite et que seul lui qui est comment dire un joueur, vous voyez qui fait des coups comme un banquier d'affaires qu'il est.
Bon, ça marche. Ah, tant mieux, c'est raté. Oh, tant pis.
On verra le coup d'après. C'est que nous, on sait que le RN, c'est une maladie dont on se remet pas. C'est comme la mort, c'est une expérience à sens unique que d'avoir des fascistes au pouvoir parce que pour faire rentrer [applaudissements] parce que mes camarades pour faire rentrer le dentifrice dans le tube, il faut faire tout ce qu'on a fait à la fin de la deuxème guerre mondiale et c'est pas des discours qu'on a fait, c'est des bombardements sans fin en tuant le maximum de monde et en brisant tout ce qui pouvait se trouver au travers de notre route.
Et ça, bon, aucun d'entre nous ne peut souhaiter ça pour son propre pays. D'accord ? Donc pour nous, ce type est en danger public et a mis notre pays en danger à ce moment-là.
C'est la raison pour laquelle nous avons accepté que trois points d'écart à une élection européenne en discutant avec un faet car je rappelle que la liste de monsieur Gluxman n'est pas une liste socialiste. C'est la liste de monsieur Gluxman portant dans ses bagages de nombreux socialistes, ce qui n'est pas du tout pareil que une liste du Parti socialiste. Mais nous avons fait semblant de croire à cette fiction.
En tout cas, vous aurez tous noté que nos partenaires se sentent capables de faire premier ministre dans une élection qui a eu lieu mais pas des têtes de liste pour une élection européenne à venir. Cette différence ne nous a pas échappé mais on en veut à personne parce que comme nous n'avons pas d'illusion, nous ne pouvons pas les perdre. Voilà la raison pour laquelle [applaudissements] pour trois points nous avons mis dans la balance sans circonscription.
Il y a des camarades qui ont mal vécu cette histoire là. Il a fallu beaucoup de courage à des camarades pour accepter que la circonscription dans laquelle la fois d'avant ça leur été passé au rat des moustaches la victoire et que le coup d'après c'est plus eux, c'est quelqu'un d'autre qui vient pour qui vient en quelque sorte. Je met des guillemets profiter du travail qui a été fait mais c'est comme ça c'est la loi du combat et moi je veux les saluer parce que c'est pour eux que c'était le plus dur de même que c'est spécialement dur pour les camarades qui ont été battus à cette élection législative et j'en profite pour vous dire que eux aussi c'est pas juste des noms sur une affiche ce sont des personnes humaines et que il y a des moments où c'est encore plus cruel que d'autres de perdre mais je rappelle qu'aucune élection [applaudissements] faudrait pas que vous preniez des mœurs, hein, d'enfants gâtés, pardon de parler comme ça, c'est pas bien.
Disons des murs, où vous finissez par penser que le statut normal, c'est d'être élu au premier tour. Non, même si on en a 19 qui ont été élus au premier tour, ce qui est un exploit contenu du boulet que je suis. 19 élus dès le premier tour et et avec ma photo sur le quand même quand même respecto total respect. [applaudissements] Donc, ce sont des situations hors du commun dans une vie politique et à elle-même, elles attestent du niveau de la crise politique que nous avons traversé.
Parce que s' avec les 19 nôtres, on pourrait dire bah nous ça tombe bien, on est parfait. Mais au total, il y en avait 32 dans l'ensemble des partenaires du Nouveau Front populaire. Alors, c'est dire que ça exprime quelque chose qui dépasse les personnes dont il est question.
Et j'ai envie de dire dans toutes les situations politiques, quel que soit le résultat, ce résultat dépasse la personne qui en est l'enjeu. Là où un camarade a été battu au deuxè tour par un quelqu'un du Rassemblement national, ce n'est pas parce que lui n'a pas bien fait son travail, c'est parce qu'il est confronté à une vague d'une hauteur et d'une profondeur qui est précisément l'enjeu du contexte politique dans lequel. Donc il y a pas de coupable dans nos rangs.
Il y a que des camarades qui se sont bien dévoués, qui ont bien fait leur travail et qui se sont usés au travail. Mais la stratégie qu'avait mis en place le président Macron, c'était pour retrouver en deuxème tour lui, ses candidats et l'extrême droit et arrive le nouveau Front populaire. Mais lui n'a pas la même capacité que le Rassemblement national à ce moment-là.
Pourquoi ? Parce que des élections, c'est des dynamiques de population et de conscience. Le Front National à ce moment-là, lui, sort de l'élection, il est à 30 % de l'élection européenne.
Et nous, si on fait l'addition qu'on nous avait recommandé de faire au début, on est à 31. Mais comment ça se fait que si on est à 31, c'est quand même lui le plus fort. C'est lui le plus fort parce que c'est lui qui a la dynamique de son côté.
Parce qu'au moment où on sort des élections européennes, c'est lui qui apparaît comme une alternative de gouvernement. possible tandis que nous nous n'apparaissons pas comme ça. Nous devons donc regarder d'un peu plus près ce qui nous est arrivé.
Nous avons d'abord payer le prix de la division. Je rappelle que nous voulions avoir une liste unique aux élections européennes et que le résultat a prouvé que c'était bien ça qu'il fallait faire. [applaudissements] Et donc on peut dire que ça a fini dans le ridicule pour ceux qui prétendaient que cette élection allait être l'occasion de rééquilibrer les rapports de force à gauche.
Car si ça les a rééquilibré, ça un seul sens le nôtre. Et je vais vous le démontrer en deux chiffres. Que s'est-il passé ? le centre gauche, c'est-à-dire les gens qui disaient que nous parlons trop fort, que nous ne portons pas de cravate, que nous jouons mal au ballon de football et je sais pas quoi encore et et tout ça.
Ça c'était il fallait bon les gens on pouvaient plus de voir ça. Nous nous pensons exactement l'inverse. Nous pensons que les milieux auxquels nous nous adressons apprécient le fait de voir que nous sortons du cadre, que nous rompons l'image, que nous sommes audacieux, que des fois on en rajoute mais qui n'en rajoute pas parce que les autres aussi en rajoutent notamment en matière de racisme à l'intérieur de l'assemblée, d'insultes sexistes et cetera.
Mais ça n'a l'air de choquer personne. Donc nous nous pensons que nous agissons conformément à qui nous sommes. Mais regardez bien, [applaudissements] nous pensons que il s'est le résultat du de ce qu'on va appeler le centre gauche, vu que souvent eux-mêmes utilisent cette expression. l'ensemble que représente les verts plus les socialistes, chacun dans deux registres différents.
Je ne dis pas que cette addition soit très respectueuse de 100 % de la réalité parce que de nombreux écologistes membres du Parti Vert sont au moins aussi radicaux que la moyenne des insoumis. Mais d'autres non et le centre de gravité de leur partie se situe entre ces deux ailes. Bon, si vous regardez le total de ce qu'il faisait à l'élection européenne précédente vers plus PS plus amont égal vous les mettez en paquet, on les retrouve, on est censé les retrouver à l'élection de 2024, excusez-moi, les années finissent par se bousculer dans ma tête. 2024 = - 414000 personnes - 414000 votes.
Vous prenez les insoumis. Alors ça c'est pur sucre à chaque fois et là nous progressons d'un million de voix. Nous avons gagné 1 million de voix. 1 million. [applaudissements] Tout ça bien sûr hein, avec le boulet sur le dos hein.
N'oubliez jamais ça hein. Bon, nous avons gagné un million de voix mais nous l'avons pas gagné n'importe où. Nous avons gagné 1 million de voix dans les secteurs clés de la cible que nous avons pour remettre en mouvement et dénouer la crise de la politique de la société française, c'est-à-dire les quartiers populaires où vous avez fait un travail absolument extraordinaire. et dans la jeunesse, dans les deux cas, un cas à travers la bataille contre le génocide mais aussi la bataille sur les différentes questions sociales qui se posaient dans ces secteurs parce que je rappelle que tout ça est adossé sur la grève contre la retraite à 64 ans qui a eu lieu quelques mois avant et adossé sur les révoltes des quartiers humains urbains qui ont eu lieu quelques mois avant et dans chacun des cas les différentes forces politiques s'étaient répar parti le rassemblement national pour la répression de masse dans les quartiers populaires ainsi que le gouvernement et tous les gens raisonnable qui plaidaient pour qu'on appelle au calme plutôt qu'à la justice.
Je rappelle cet épisode car il ne faut pas le considérer comme un événement comme ça des émeutes hein. C'est une révolte urbaine qui a un sens, qui a un contenu dans tous les aspects qu'elle a pris. Dan, je répète dans tous les aspects qu'elle a pris car il fallait les étudier de près pour comprendre qui faisait quoi dans ce type de circonstan.
Bien. Donc nous nous avons sur le dos 1 la division de deux batailles perdues. La bataille des révoltes urbaines.
L'assassin de Naël est toujours en liberté pardon le meurtrier parce que assassin c'est une accusation. D'accord. Donc je n'accuse personne, je ne suis pas juge.
Donc la personne qui a empêché que son père un refus d'obtempéré, c'est comme ça qu'on dit euh dans la langue poli. Ce que vous allez dire c'est un meurtre. Alors évidemment tout de suite les grands mots quoi.
Bref, nous avons ça et nous avons le fait que 91 % de la population est contre la retraite à 64 ans et à la fin qu'est-ce qui se passe ? Rien. C'est-à-dire que non seulement il ne se passe rien, aucune des deux assemblées, l'Assemblée nationale n'a pas eu le temps de voter le texte puisqu'il y a eu 493 et ça s'impose quand même.
Dans toutes les langues du monde, ça s'appelle une défaite et à la suite de cette défaite, il n'y a aucune explication par ceux qui ont été les leaders du mouvement, c'est-à-dire notamment les organisations syndicales. Personne ne nous dit comment et pourquoi nous avons perdu et cesser le combat alors que nous étions nombreux, présents et cetera et cetera. Et est-ce que vous croyez que les gens ne se rendent pas compte de ça ?
Ceux qui pensent que les gens sont des imbéciles, qui font des manifes pour aller se balader, respirer l'air pur dans la rue, cela peuvent le croire. Mais nous qui sommes en première ligne du salariat dans les entreprises, dans les quartiers, nous savons que c'est pas comme ça que ça se passe et que les gens dans cette affaire, ce qu'il ressembleent, c'est de la résignation de plus et que c'est encore plus dur pour nous de passer derrière en disant "Écoutez, bon d'accord, on perd tout le temps mais il faut quand même recommencer tout le temps." C'est très difficile et ça d'ailleurs ça va être un problème qui va revenir.
Donc voilà où on en est. Et il se produit alors que la stratégie de l'Union populaire pour que juste pour le toucher de balle 24 he pour remettre d'appl une union, 48 he pour qu'ils acceptent le cadeau sans circonscription et 4 jours pour mettre au point le programme. Je dois vous dire que lui non plus c'était pas quelque chose d'acquis d'avance et nous sommes passés de 640 mesures que comportait le programme de la NUPES à 150.
Mais évidemment ces 150 comme vous le devinez les unes étant accroché à l'autre pour les mettre en œuvre il fallait un regard plus large. Donc nous on était content parce que les fondamentaux étaient repris du programme de rupture et comme on connaît la dynamique de la vie, on savait bien que on avait les 650 mesures qui aident à mettre en œuvre les 150 et si on a mis en œuvre les 150, on en a encore tout le reste pour compléter le tableau, pour arranger ceci, pour déclencher cela. Cette bataille, elle est gagnée car à la sortie, nous sommes en tête.
Stupeur général. [applaudissements] [applaudissements] Depuis le 10 juin, lendemain de la dissolution, il y a eu 27 sondages jusqu'au premier tour. 27 fois le Rassemblement national était en tête et 27 fois le Nouveau Front populaire était en que de liste.
Ils ne se sont donc pas seulement tous trompés, tous dans le même sens. Et comme ça fait trop de monde qui se trompe en même temps et dans le même sens, on peut se poser des questions. Non seulement sur leur panel, je vous avais dit ici même qu'ils étaient par nature faux puisqu'ils étaient incapables de prévoir une surmobilisation populaire des secteurs qui s'abstiennent d'habitude.
Personne n'a tenu aucun compte de ce que nous avons dit sur le sujet, sauf nous. Et c'est le plus important parce que c'est nous qui dirigeons la manœuvre. Mais en tout cas, vous devez répéter, pointer et vraiment avoir un présent en tête pour les campagnes du futur que c'est comme ça à chaque fois.
Et ils se sont trompés là à 100 %. Le premier c'était le dernier et celui du milieu c'est celui qui était en tête. Par conséquent, nous pouvons considérer que ces publications à répétition ont été une pression qui s'est exercée poussante à la résignation.
Et à la fin du premier tour, nous pouvons parler d'une manipulation car on m'a dit "Moi, je ne suis pas bon en math, sauf en probabilité mais Bonard m'a dit que c'était pas des maths." Bon alors c'est comme ça et donc ça l'étonnit pas, c'est pas des mats, c'est quand même méchant quand même de me dire ça. Je tiens à le dénoncer devant vous.
Et euh donc il m'a dit n'importe qui comprend qu'avec ces résultats, il est impossible d'avoir une majorité absolue RN, y compris avec les résultats que donnaient ces sondeurs, notamment l'importance qu'il donnaient à la Macronie qui vous aviez remarqué de jour en jour progressé sauf le jour du vote où là curieusement elle s'est effondrée. Nous avons eu une deuxième décision à prendre et on avait pas des heures pour la prendre. On savait qu'il fallait marquer immédiatement les esprits.
Si on voulait obtenir sans contrepartie, sans négociation, si on voulait obtenir sans contrepartie ni négociation, il fallait surgir d'un coup sur la bonne position de manière à mettre tous les autres le dos au mur et surtout ne pas se laisser répandre l'idée qu'il y avait un front républicain. Pourquoi ? Parce que nous savions que le président de la République et c'est ce qui s'est passé tâcherait de faire de ça un point d'appui ensuite un front républicain comme il s'entendait dans le passé.
C'est une manière qui est au-delà des frontières de parti de dire il y a une limite en plus des frontières entre les projets et les partis, il y en a une entre une organisation non conforme à la République, quel rassemblement national, Front national, ce que vous voulez. Bref, les fascistes et tout le reste. C'est un débat qui remonte [applaudissements] vis-à-vis duquel pour ma part je n'ai jamais été gêné.
Pourquoi ? Parce que quand pour la première fois est apparu en 1983 un score à deux chiffres pour le rassembl le Front National à Dreux 10 %. À ce moment-là, nous avons été toute une série de gens dont Charlie qui à l'époque était en journal de gauche pour faire une pétition pour demander l'interdiction du Front National [raclement de gorge] et on nous a répondu nous allons vaincre démocratiquement.
Ce qui, comme vous l'avez vu, ne s'est jamais [grognement] traduit par quoi que ce soit de concret. Sauf que à chaque fois qu'il y a eu une bataille où on a donné l'impression qu'il y avait d'un côté un système et de l'autre côté une alternative, chaque fois que ce tableau s'est imposé, le Rassemblement national a fait un bon, notamment après 2005, puisque'après 2005, nous ne sommes pas capables d'opposer quelque chose à la continuité de ce qui existait avant. Le Parti socialiste revient à oui, oui, oui et ainsi de suite.
Nos amis des verts étant eux aussi à l'époque sur le oui. Il y a que les communistes et nous qui provoquons une sission en 2008 à partir du moment où l'essentiel du Parti socialiste au Congrès de Versailles vote pour oui à la Constitution. Et c'est ce qui va être la vraie motivation du départ d'un certain nombre d'entre nous du Parti socialiste.
Parce que à ce moment-là, nous comprenons que même quand les masses ont parlé, ils s'en foutent et que ils traduisent exactement à l'inverse. Donc ça sert plus à rien, on fait autre chose, le fran de gauche. Mais rappelez-vous que c'est le moment [applaudissements] quand vous regardez de plus près le résultat du premier tour.
Vous ne pouviez pas le regarder de plus près puisqu'on ne vous l'a jamais montré. Mais le résultat du premier tour, il y a un bidouillage. Où il est le bidouillage ?
C'est que nous, le Nouveau Front Populaire, on ne nous compte pas les DomTomes, les territoires et départements d'outreem. Pourquoi ? Parce que les candidatures de ces territoires se font sur dans un autre cadre que celui du Front populaire.
D'accord ? qui sont tous classés d'hiver gauche. Dans Divers gauche, vous trouvez des organisations absolument cohérentes comme le parti pour la Réunion du Get Bello.
Vous trouvez PIA, vous trouvez en Guyane, vous trouvez des organisations très cohérentes. C'est pas des gens qui se lèvent un matin en disant "Bah tiens, je suis candidat à l'élection, on verra bien ce que ça donne hein. C'est c'est des forces très cohérentes et liées à nous.
Et quand je dis à nous, c'est plutôt aux insoumis qu'à qu'il ce soit d'autres, hein. Bon, donc la vérité du premier tour, c'est que le Rassemblement national est à 29 et 31 quand on lui ajoute les sotistes. Et nous, nous sommes à ce moment-là à 28, mais la vérité c'est que nous sommes à 30 si on nous rajoute les voies qui se sont manifestées dans les départements et territoires d'outre mer.
Autrement dit, à ce moment-là, nous sommes à touche-touche et quand nous prenons la décision de dire "On retire tous nos candidats qui sont en 3e position quand le Rassemblement national est en tête, nous savons que si ça fonctionne, nous faisons perdre des dizaines de sièges au Rassemblement national." Mais là encore, il faut observer que ça ne s'est pas passé comme ça aurait dû se passer. C'est-à-dire que quand nous avons retiré nos candidats, nous ne vous avons pas donné de consigne pour une raison, c'est que donner une consigne, c'était aller plus loin que le mandat, la la forme de l'accord qu'il y a entre nous.
Et ça, c'est depuis l'année 2017 que c'est comme ça. À chaque fois, nous disons pas une voix pour le Rassemblement national mais nous ne vous disons pas que faire. Pourquoi ? parce que vous êtes sur le sujet composite et qu'on ne voit pas comment on aboutirait une position commune compte tenu des discussions qu'on observe.
Les uns parmi vous refusent de voter pour qui que ce soit d'autre parce que pour eux le Front républicain et et compagnie c'est insupportable, c'est une mystification et les autres disent "On peut pas faire autrement. On se pince le nez mais on le fait parce qu'on ne peut pas demander aux autres de régler les problèmes queon ne veut pas régler nous-même. Il y a donc deux positions qui sont d'une égale légitimité.
Moi, j'ai toujours protesté contre les leçons de morale donné aux uns ou autres. Elles sont d'une égale légitimité et nous nous préférons en rester à une formule comme on retire le candidat et on vous dit pas une voix au rassemblement national parce que nous maintenons notre cohérence et notre unité et que si nous faisions autre chose on briserait nous-même notre famille en deux et ça on ne le fera pas. Et il est possible de voir que ça réussit.
Pourquoi ? parce que finalement sans aucune consigne majoritairement vous avez choisi quand le candidat était retiré de choisir pour celui qui pouvait battre le Rassemblement national. Vous l'avez fait sans consignes individuellement et de manière souveraine.
Mais le même phénomène ne s'est pas observé parmi les autres et nettement moi, mes camarades parce que eux ils font des leçons de morale mais ils appliquent pas leur moral. C'est comme pour le génocide, c'est comme pour le double standard. C'est des gens qui vivent en permanence dans le double standard.
Fais ceci et cela et moi je fais ce que je veux. Voilà comment il raisonnent. S'ils avaient voté aussi massivement que ont voté les électeurs des insoumis et du Front populaire au premier tour, au deuxè tour, et bien il y aurait eu 40 sièges de moins pour le Rassemblement national et de plus pour nous.
Et évidemment, nous serions dans une toute autre situation que celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Par conséquent, ce que nous avons observé pour la deuxième fois car il y a une première. Je vous rappelle, je vous ai dit sur tous les tons chaque fois qu'on s'est rencontré, à chaque fois je vous rappelle, nous avons gagné le premier tour de 2022 et c'est un fait politique qui a été effacé par le récit public donné par la classe médiatique et aussi parce que c'est pas l'intérêt des dominants de laisser penser qu'ils ont été battus à un quelconque moment.
Eux, ils savent ce que c'est que la résignation. Il faut à tout prix qu'il convainque tout le monde queon peut pas gagner. Et puis vous avez chez nous les spécialistes de la chikaya, hein.
Bon, oui, d'accord, tu as les cheveux noirs mais tu as aussi des cheveux blancs et d'ailleurs à certains endroits, tu n'as pas de cheveux. Donc en fait, on sait pas ce que tu as sur la tête. Et ça se termine toujours comme ça.
Diriger une action, c'est être capable de dire par quel chemin on passe. Et une fois qu'on a décidé, on passe pas des heures à discuter, savoir s'il y a du coup de rond ou pas, s'il vudrait mieux qu'il y en ait, s'il y en avait pas un autre qui était possible. Et si en avion ça va pas plus vite ?
Et si en cano et kayak et sinon en pédalo et cetera et cetera. Donc alors évidemment ça crée un style hein. Alors on dit elle est brutal.
Bon il y a pas que moi d'abord parce que c'est une culture commune. Je vous connais maintenant je vous vois faire hein. Donc ça va quoi.
Il y a pas que moi. Quand vous faites les collages et l'arè je vois pas que ça se distingue par bon [applaudissements] vous êtes des gens qui savaient ce que vous voulez dans la vie. Donc nous étions à égalité.
Pourquoi j'insiste là-dessus sur cette égalité au premier tour ? 29 ou 30 ? Pourquoi ?
Parce que ça vous dit le prix que nous a coûté la connerie de continuer à me diaboliser en pleine élection parce que nous l'avons payé. Si de l'intérieur [applaudissements] si de l'intérieur des gens disent "Ah, ce type est insupportable, jamais il sera premier ministre comme si j'étais l'abomination. Ça nous a coûté auprès de qui ?
Des faibles, des mou, des indécis, des qui savent pas qui sont de gauche mais en même temps un petit peu, pas trop. Oui, mais bon voilà. [applaudissements] Donc je ne sais pas combien nous font un portrait idéalisé hein.
C'est ils sont tellement importants, tellement précieux. Et puis d'ailleurs, il y a qu'à regarder les boucles dans lesquelles ils s'expriment. des heures, des jours, des nuits, des matinées, des soirées à discuter à perte de vue que ceci n'a pas été bien fait.
Là, il voudrait mieux dire cela là et cetera. Mais quand est-ce qu'ils font quelque chose ? C'est-à-dire qu'ils descendent dans la rue avec une pile de trac comme un con à aller dire aux gens un par un dites donc dimanche prochain on compte sur vous parce qu'il y a que ça qui est vrai. [applaudissements] [applaudissements] C'est pourquoi, camarades, [applaudissements] ce que je dis là, c'est pas seulement quelque chose que je vous dis pour un peu vous faire marrer, mais aussi pour vous rappeler une règle essentielle du mouvement insoumis, c'est l'action qui fait d'air.
Si vous commencez à discuter entre vous ce qu'il faut faire et que vous pensez que tant que la discussion n'est pas finie, on ne peut rien faire quant à la stratégie, quant à l'œuvre comparée de Carl Marx et de Léon Trotski ou bien de Léon Trotski et de Alors évidemment si c'est alors heureusement nous on souffre pas de ça c'est d'autres auteurs plus lamentables qui sont en cause. Mais si c'est ça, alors évidemment on ne fera jamais rien. Toutes les grandes actions qui ont conduit la gauche à la victoire, ce sont toujours des actions à partir d'un programme vieux comme je suis, je vous raconte que le programme commun qui a permis la victoire de 1981, c'est un programme où quand on dit "Ah ben faut d'abord qu'on s'entende sur l'idée qu'on se fait du socialisme.
Est-ce que c'est démocratique ou pas ? Est-ce qu'on fait comme en URSS ? Ou bien alors on va faire comme en Yougoslavie ou bien on va faire comme en Chine ?
Et tant qu'on a pas réglé ça, ben on peut pas avancer parce que vous comprenez la liberté c'est très important. C'est pas une question secondaire et blabla et blabla blabla. Qu'est-ce qui se passe ?
Il y a un débat dans la force centrale et la discussion est on verra bien, on va s'entendre sur ce qu'on va faire et c'est comme ça qu'arrive le programme commun et la capacité pour plein de gens qui ont des idées complètement différentes sur le socialisme yoslave et le socialisme chinois ou pas de socialisme du tout finissent par se retrouver d'accord parce qu'ils disent bah ça oui ça tient à la mer. C'est exactement la culture que nous avons repris quand nous avons écrit le programme l'avenir en commun et en le mettant au cœur de notre action. On demande à personne d'être d'accord sur la théorie ni sur le matérialisme historique qui est pourtant la seule chose sérieuse qu'on puisse avoir dans la tête à mon avis ni sur ceci ni sur cela.
Mais est-ce qu'on est d'accord que faire ça ? Voilà. Et si on veut faire ça, alors il y a qu'un endroit, c'est ici.
Ah certes, c'est une rupture avec le capitalisme, je pense que tous ici nous sommes d'accord. Et une rupture avec le productivisme. Mais cette méthode, si j'y mets toute cette énergie, c'est parce que je sais qui nous sommes.
Chacun d'entre vous, garçon ou fille, est un agitateur, une agitatrice dans son secteur. C'est lui, elle qui parle avec l'un, avec l'autre, qui va essayer ceci, qui va essayer cela. Un jour, tu trouves un argument, le lendemain, Level, il a régressé pour venir et lui répéter ce qu'on lui a dit la veille et ainsi de suite.
Mais vous êtes tous à la fois, mais rappelez-vous bien de ça. On demande aux gens rien d'autre que d'être d'accord sur ce que on va faire. Et à partir du moment où vous prenez cette méthode, les gens s'intéressent à ce qu'on a prévu.
Il commencent à lire le programme, à dire "Ah mais ça vous croyez vraiment qu'on peut le faire ?" Et puis vous avez toutes les discussions, combien ça coûte, à quoi nous on répond, ça dépend qui c'est qui paye. Enfin, vous connaissez tous ces raisonnements, vous les avez entendus mais vous avez commencé à vous les approprier.
Et je dis ça pour toutes les générations qui sont dans cette salle. Certains vont avoir l'impression que j'enfonce des portes ouvertes, mais les autres ils découvrent. He faut aussi vous dire ça.
C'est normal, tout le monde commence un jour ou l'autre. Et il faut bien apprendre parce que c'est un le combat c'est une technique, faut l'assimiler. Donc sondage mensonger, fausse lecture du premier tour.
Et à partir de là, le ce que nous a coûté premièrement la campagne des tirs dans le dos. Certains étant particulièrement gratinés, hein. D'accord.
Oui, mais moi j'ai des arguments, hein, me cherchez pas trop parce que je vais vous dire que dans la Somme, c'est une chose de garder une circonscription qu'on tient depuis 1962 en perdant à chaque élection des voix et çaen a une autre de la prendre à la droite comme l'a fait notre camarade Zamdan. Dans la somme, hein, [applaudissements] dans la somme, elle s'appelle Jaya Amnam. [acclamation] [applaudissements] Ensuite, [applaudissements] dans ce qui a pesé dans nos bagages contre nous-mêmes, je veux dire qui a créé de l'incohérence, c'est de voir surgir tout d'un coup le fantôme de François Hollande revenant donc ne sait où et arrivant là au milieu, quelqu'un leur a dit que ce type est vomi par des millions de gens dans ce pays et à peine est-il sorti de sa boîte à malice que c'est pour dire il faut que Mélenchon se taisente.
C'est extraordinaire quand même. Non, imaginez-vous que j'ai répondu et toi tu l'as fait en temps. Non, je ne l'ai pas fait.
À aucun moment nous ne l'avons fait. À aucun moment nous n'avons morduultré, ni renvoyé un seul coup de l'intérieur. J'ai dit 10 fois je ne dirai rien contre personne.
Et je l'ai tenu. Et quand on m'a dit "Vous allez être premier ministre, j'aurais pu parfaitement répondre oui". Mais oui, [acclamation] [applaudissements] mais oui.
Et c'était une stratégie hein. [applaudissements] Tu me dis non. Alors pourquoi ?
Vas-y, dis voir pourquoi tu dis non. Je sais pas quoi. Tu es clivant.
Ah oui, vous connaissez un homme ou une femme politique qui est pas clivant. C'est même le principe de la démocratie de cli. Alors, il faut arrêter avec ces histoires là.
Donc les fantômes nous ont coûté cher parce que moi j'ai rencontré des gens qui m'aiment bien et qui m'ont dit "Cette fois-ci c'est trop si tu viens me refaire prendre une cuillère de Hollande." J'en ai vu qui m'ont dit "Ah bon, vous avez aussi embarqué Rousseau qui était contre nous sur la précédente loi retraite." On a entendu tout ça, d'accord ?
On n pas juste entendu Mélenchon, il clip trop. On a entendu "Que viennent faire ces gens dans votre attelage ? Ce sont nos adversaires.
Alors ça ça a pesé aussi contre nous et vous savez pourquoi ça n'a pas beaucoup pesé ? Parce qu'on a jamais répondu et que matin, midi et soir, ils espéraient qu'on réponde, qu'on tape, qu'on divise et on ne l'a pas fait. [applaudissements] Et quant à moi, camarade, je vous demande de comprendre que je ne pouvais pas faire moins que de dire "Écoutez, il y a 2 ans, je proposais d'être premier ministre.
Je m'en sens toujours capable mais je ne m'impose pas et je dis avec humilité. Avez-vous entendu dire le premier secrétaire du Parti socialiste qui s'excusait de nous imposer sa candidature comme premier ministre. Point indiscutable.
Quand est-ce qu'il respecte même les consignes qu'il donne ? Alors encore aujourd'hui et à cette heure, je suis en train de parler comme je le fais. Ce qui me voudra de lire ici ou là que je tire à boulet rouge parce qu'en plus les poissons d'avril qui nous tiennent lieu de commentateur politique la plupart du temps n'ont aucune mémoire de leur propre truc donc ils ne savent pas qu'il n'arrêtent pas de dire il y a ça et ma fa ma fa à moi hein qui a été annoncé par qui de la dernière foisman je dis ah mais mon vieux faut prendre la file parce que il y en a déjà cinq qui l'ont fait ont même écrit des bouquins dessus qui ne se vendent pas d'ailleurs fort heureusement Non.
Et alors donc moi ça me fait du bien de vous le dire hein, je n'irai pas plus loin et pourtant j'en ai les deux joues bien plaines. D'accord ? Se fait pas la tortue là, c'est le hamster de la politique mais nous devons regarder ces choses bien en face pour pouvoir les dire parce qu'elle compte.
Non, ce n'est pas une bonne méthode en pleine élection de se tirer dessus. Dans une élection, quand on va au contact du très grand nombre qu'on appelle à l'action, on le respecte. On vient pas lui raconter des salades qui fait qu'à la fin, les gens savent plus qu'on est en train de leur dire.
Voilà pourquoi ça a joué contre nous plus les indécranles qui n'acceptent jamais aucune décision parce que la décision qui va contre leur avis est toujours antidémocratique. Bon alors oui non mais bien sûr bien sûr c'est qui va contre leur avis est antidémocratique mais du moment qu'on leur cède tout va bien et c'est démocratique. Alors je vais vous dire pour ce qui concerne les insoumis ça n'a l'air d'avoir choqué personne qu'on ait voté nulle part.
Ah, tout d'un coup, silence dans la salle. Et vous savez pourquoi on a voté nulle part comme on l'a fait dans le passé ? Oui ou non ?
Est-ce qu'on reconduit le sortant ? Vous savez pourquoi ? Parce qu'on avait pas le temps.
Alors, c'est quand même pas difficile à comprendre. Puisqu'on avait pas le temps, on pouvait pas le faire. On a donc fait autrement.
On a une commission qui a choisi nos candidats. Et si vous dites à Céline Verzelletti, secrétaire confédéral de la CGT qui abandonne tous ses mandats pour venir avec nous, [applaudissements] alors on va lui dire "Ah ben Céline, ça tombe bien, tu laisses tomber tous tes mandats, tu habites dans le 20e à Paris, c'est pas grave, on t'a trouvé une circonscription dans le Vluse." Non, mais il faut être sérieux quand même.
Vous pouvez pas vous appeler franc populaire et ensuite ne mettre pas une seule personne sur votre liste qui viennent du milieu de la lutte populaire. Et quand il faut mettre des gens et qu'on a 100 circonscription de mois et ben on se sert et il y en a qui descendent du train et devinez qui c'est qui descend du train ? Les plus emmerdants.
Parce qu'on peut pas les dire aux autres. [applaudissements] On peut pas les dire mais oui. Non mais dans le monde idéal de je ne sais quoi, tout ça n'existe pas.
Mais dans le monde réel, mes chers camarades, si la commission électorale du mouvement ne désigne pas autant d'hommes que de femmes, et ça c'est pas le terrain qui peut le décider, d'accord ? Si c'est pas une commission nationale, ça veut dire un vous passez pour des matchistes à juste titre et deux yeux vous tapez une amende pendant les 5 ans que dure la législature. Par conséquent, ça ne peut pas être autre chose qu'une décision nationale.
Et si vous dites "On va faire entrer des camarades dans la liste", et bien vous êtes obligé de passer par un autre chemin que demander à ceux qui sont sur plat parce que c'est une élection nationale. localement, vous voterez localement pour les départementales, pour les municipales jusqu'à un certain point de taille des villes parce qu'il y a des villes, c'est plus des villes, c'est plus que ça. Ça, je dis pour le futur mais dans le présent, comprenez tous ces éléments.
D'accord ? Alors quand vous êtes un petit peu plus malin que la moyenne et que vous vous attendez à des mauvais coups et que par ailleurs vous avez des copains qui lisent le journal officiel. [applaudissements] Ça fait que dès le 22 mai, vous savez que vous contenez une organisation dissidente.
Voilà. Alors moi après si si vous voulez faire la République des bisounours qui sont qui se font arracher les poils et faites-le. Moi je le ferai pas.
Voilà c'est tout ferait pas. Donc c'est comme ça nous avons fait entrer. Nous sommes les seuls camarades.
C'est ça que je veux vous dire. C'est ça qui me donne la rage c'est que on a vraiment fait un effort et pas seulement là où il y a eu des problèmes comme vous le savez. On a vraiment fait un effort pour que nous ayons des circonscriptions avec des personnalités venues de la jeunesse, venu du monde du travail. venu du monde des quartiers pour qu'il soient élu et on en a élu.
Et c'est pourquoi notre groupe politique est plus représentatif de la société française à cette heure-ci qu'il ne l'était le coup d'avant où il l'était déjà beaucoup. Et puis il y a des débats qui ne vous serviront jamais à rien si vous voulez comprendre à vous qui êtes des citadins ce qui se passe dans les zones rurales au lieu de lire les sautises qui se répètent à longueur de journée par des gens qui eux-mêmes n'y mettent jamais les pieds ou n'ont jamais réussi à inverser quelques résultats électoral que ce soit. aller voir Sébastien Rome, il a perdu mais lui au moins il sait pourquoi et il sait quelle est la difficulté qu'on affronte dans ces zones.
La difficulté c'est-à-dire la réalité qui est vécue socialement. Camarades, il y a ici assez de gens qui comprennent ça. Plus vous êtes isolés dans la vie, plus vous êtes séparés les uns des autres, moins forte est le lien social qui existe entre vous et la compréhension de l'interdépendance des personnes.
La société vous apparaît comme une catégorie extérieure lointaine sur laquelle vous n'avez pas de prise. Alors, vous pouvez croire que vous êtes défini par autre chose que par les liens sociaux qui vous unissent aux autres. Quand vous habitez dans une tour par la force des choses, rien qu'à cause du bruit des chiottes, vous êtes relevé.
Vous êtes en commun depuis le 15e étage jusqu'au rez-de-chaussée. Quand vous êtes à 100 km du voisin, vous savez même pas ce qu'il fait chez lui. Je prends des exemples caricaturaux pour donner à comprendre ce que signifie le fait d'être groupé en tant qu'être humain ou d'être éparpillé.
Dans les deux cas, on reste des êtres humains. Dans les deux cas, on a des caractéristiques communes. Mais on ne pense pas, on ne se représente pas la société de la même manière.
Je ne cite là que quelques exemples que vous auriez tous à l'esprit. Voilà ce qui s'est passé. Et premier élément, nous avons surmonté tout ça grâce à la mobilisation, celle que vous avez commencé dans l'élection européenne et qui s'est retrouvé là une mobilisation civique extraordinaire bien sûr attisée par la peur mais c'est une peur qui a été créative qui a été constructive qui ne s'est pas trompé de sens.
Les gens venaient par centaines dans nos permanences d'insoumis. Je n'ai pas entendu dire que les mêmes masses de gens se soient précipités auprès d'autres partenaires. Nous avons vu nos camarades au siège organiser des choses que pour ma part je n'ai jamais vu se mettre en place de cette manière-là.
Et je voudrais leur rendre en hommage très appuyé à ses camarades [applaudissements] parce que les campagnes les unes derrière les autres. [applaudissements] Regardez, chaque jour, il y avait un ou deux bus qui partaient avec des gens qui venaient s'inscrire spontanément, qui de leur vie n'avait milité et sont venus pour monter dans les bus pour aller aider Alma Dufour, machin truc bidules dont certains jusque là-bas dans le Finistère. On a fait des bus ensuite par contagion de Toulouse, de Marseille, de Rennes, de partout.
Tout le monde s'y est mis. Moi, je n'avais jamais vu ça auparavant. Et toutes les après-midis, il y avait des départs groupés après un point commun politique qui était fait depuis le siège du mouvement pour aller prendre les métros, pour aller au bout des lignes de métro, les lignes de R pour aller faire du porte à porte et cetera.
Par conséquent, il faut bien que l'on se dise ceci. Il y a les phénomènes objectifs qui conduisent à créer une situation que l'on sait interpréter ou pas en terme de mot d'ordre, de présence, d'expression politique en utilisant non seulement les canaux de l'officialité médiatique qui sont pour l'essentiel un égût, mais aussi les canaux de l'intergrund. Oui, je dis un ég parce que il faut vraiment que vous le sachiez hein, c'est une corvée pour tout le monde de se lever à 5h, à 6h ou à 7h du matin pour aller sur un plateau se faire démolir la gueule par quelqu'un qui ne respecte rien, qui ne tient aucun compte de votre humanité, qui n'a aucun respect pour vous et qui d'un endroit à l'autre répète 100 fois les mêmes questions à femme qu'on vous jette à la figure pour commencer la journée.
Et alors ça c'est pour les commencer mais la nuit c'est pareil. Donc nous avons mené cette bataille, le facteur humain joue un rôle décisif. J'ai demandé parce que je suis de la vieille école dans ce domaine qu'on me dise où on en est arrivé.
D'abord, on a gagné 28 points de participation dans les 18 24 ans et on a gagné, ça pour moi, c'est notre plus grande fierté, on a gagné 21 points de participation chez les 10 % les plus pauvres, les plus pauvres du pays [applaudissements] se sont mis en lutte parce que les plus pauvres [applaudissements] le plus souvent, ce sont des femmes, ce sont des femmes racigées. Ce sont des femmes ubérisées. C'est donc des gens qui portent sur le dos trois formes d'exploitation, l'une empilée sur l'autre.
Oui. Intersectionnel parce que le mot a un sens. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Je parle de mobilisation de masse et le fait qu'elle s'est tourné vers les insoumis.
Nous avons gagné 66000 adhésions à partir du 9 juin. D'accord ? 66000 [applaudissements] 2360 par jour, trois fois plus qu'à l'élection présidentielle de 2022.
Nous avons créé chaque jour par des gens qui s'inscrivaient directement, nous avons créé chaque jour 13 groupes d'action de plus dans le pays. C'est deux fois plus qu'à la présidentielle. Nous avons conduit 650 événements par jour sur tout le territoire national.
C'est 200 fois de plus que lors des précédentes campagnes. Et enfin, nous avons honoré par nos propres réseaux d'organisation 30000 procurations de vote. Voilà la puissance de l'organisation insoumise. [applaudissements] Et puisque cette partie du discours, c'est faire la mesure de la victoire et des moyens par lesquels elle a cheminé, moyens tactique, moyen humain, moyen de mot d'ordre, de compréhension de la situation, je ne peux pas finir cette partie sans vous parler de l'extraordinaire impact mondial de notre victoire.
Plus de 80 médias dans le monde entier ont commenté ce qui s'est passé en France dans le régime de la stupeur et en plus comme ils sont pas au courant de tous les détails, il m'attribue la responsabilité de ce résultat. [applaudissements][acclamation] Ce n'est pas le plus important. Quoique quand on commence à dire dans certains pays que je connais ici ce qui nous manque c'est un mélanchon figurez-vous que je prends ça pour un fait politique davantage que pour un compliment personnel. [applaudissements] Pourquoi la gauche du monde entier est confrontée à une énigme ?
Comment se fait-il qu'on ait gagné ? Voilà la question que tout le monde se pose et partout les petits noyaux plus ou moins étendus se disent "On va faire comme les Français, il nous faut un programme de rupture." Bon, ça suffit pas mais c'est déjà un bon début mais surtout le mur est tombé.
Ce n'est pas vrai que qui a une position de gauche radicale est condamné à faire de la figuration à 2 %. C'est ça qu'on démontre [applaudissements] partout. Jérôme, écoute-moi.
Jérôme, même en Chine, eh, tu sais quoi ? Ils disent que je suis passé du maoïsme à Matignon. [applaudissements] dis à Jérôme parce que lui il est transquist et moi je l'ai été autrefois comme vous le savez comme on ne vous le dit pas assez souvent hein vous pourriez l'oublier j'ai toujours protesté contre le fait qu'on ne mentionne jamais que j'ai été presque aussi longtemps enfant de cœur mais bon en tout cas cette tête c'est une joie inouie et moi je vous invite à la savourer parce que dans une vie politique c'est rarissime une situation pareille un moment d'osmose politique pareil avec son propre peuple.
Et vous savez comme moi quel effet sa procure, c'est que tout d'un coup la veille, on se demander si on allait pas déménager et le lendemain on dit "Ah non, c'est vraiment le plus beau pays du monde parce qu'ils sont capables de vaincre les fascistes." [applaudissements] Maintenant, qu'est-ce qui se passe ? À chaque fois, dès qu'on a fini de faire un exploit, les deux premiers jours, c'est la stupeur et le 3è jour arrive un dissident qui passe à toutes les heures de la télé et de la radio.
Depuis 2012, c'est pareil avec des noms différents qui finissent tous de la même manière. Ils commencent déjà tous en général par être des démocrates insoumis. Et nous voyons cette chose incroyable que pour certains médias de très grande portée depuis le résultat du 2è tour, pas un seul des responsables nationaux du mouvement n'a été interviewé tandis qu'on a été cherché des gens qui au nom de l'insoumission critiqu et cracher sur le résultat obtenu.
C'est ça que nous avons vécu. Il y a une justice immanente. [rires] Le grand nombre, il s'y perd pas là-dedans.
Au début, il est surpris, il comprend pas, il râle. et on reçoit des paquets. C'était pas le moment, fallait faire autrement.
Oui, bien sûr, tu as qu'à le faire. Bon et puis après ils disent "Ah non, mais c'est pas vrai." Ah bon ?
Ah mais comme vous avez raison. Heureusement qu'on a pas écouté le premier coup hein. Bon alors ça c'est la mousse, l'écume, ça compte pas.
Ce qui compte c'est ce que font les gens qui sont des protagonistes de première ligne. D'habitude, c'est les médias qui effacent le résultat. pour la première fois, c'est le président de la République.
Par conséquent, le champ du combat est délimité. Je le dis avec force, la question de la négociation dans le Nouveau Front populaire à propos de la constitution du gouvernement. C'est un sujet qui a une grande importance, mais dont le règlement et le mode de règlement est subordonné à la manière avec laquelle nous voulons conduire la bataille à laquelle il nous a convoqué.
Il nous a convoqué par trois faits. Premier fait, il ni le résultat. Contrairement à ce qu'il avait dit à son propre sujet en 2022, il ne reconnaît pas que la coalition arrivée en tête a gagné.
Il dit personne n'a gagné. Il dit donc il n'y a pas eu de résultat et s'il y a pas eu de résultat c'est qu'il y a pas eu d'élection. Cet homme a donc décidé que les élections n'ont pas eu lieu et que si elles ont eu lieu, ce qu'elles ont dit ne compte pas.
C'est le retour à la case 2005. C'est une violence totale de faire ça dans toutes les démocraties du monde. Quel que soit le résultat, le groupe majoritaire est immédiatement convoqué pour désigner dans ses rangs la figure du premier ministre.
Quit à ce que ensuite, il n'est pas possible de faire une majorité pour ce premier ministre où il se passe ceci ou il se passe cela, on revient, on repart. En Italie, vous connaissez, en Allemagne, ils ont pris 8 mois et en Belgique, il aura fallu 1 an. Mais c'est la règle.
Il n'existe aucun pays démocratique au monde où après une élection le chef de l'État dit "B'est rien passé, ça n'existe pas." Donc [applaudissements] c'est un coup de force. Seuls les nigos, les bon ariens qui ne comprennent pas ce qu'est un rapport de force n'enregistrent pas le fait qu'il nous a mis au défi.
Et si vous n'aviez pas bien compris, il a souligné après avoir dit personne n'a gagné, il a dit le front républicain qui s'est constitué et que les Français ont approuvé doit se traduire en acte. Autrement dit, la mesure de cordon sanitaire que nous avons constitué sans négociation, sans contrepartie, il la transforme en une alliance politique. Il faut donc dire solennellement ce que vous appelez le franc républicain ne nous concerne pas.
Ce n'est pas une alliance, il n'y en a pas eu et il n'y en aura jamais avec vous. Jamais. Jamais [applaudissements] d'aucune forme, d'aucune façon.
Le suffrage universel doit être respecté et nous en assumons toutes les conséquences. Si nous devons nous présenter demain avec un gouvernement devant l'Assemblée nationale et que cette assemblée décide de nous censurer, nous inclinerons. Mais nous ne croirons pas à un seul instant qu'il soit possible de s'apaiser parce que quand on arrive à discuter du rétablissement de la peau sur la fortune, il y a des gens qu'on peut pas apaiser parce que c'est leur fortune dont il est question. [applaudissements] Mes camarades, je suis capable de vous dire en même temps que je vous dis ça qu'il existe des majorités que nous avons déjà observé dans l'Assemblée nationale sur des points qui sont cruciaux dans notre programme.
Donc il n'est pas vrai qu'il y aurait d'un côté ce qui comme l'a dit monsieur Gluxman prenant la masse pour des enfants a dit il faut maintenant être adulte. Et bien commence toi-même en te renseignant au lieu de donner des leçons aux autres. Commence toi-même.
Un peu d'humilité à tous ceux qui nous recommandent l'humilité. Il y a des sujets sur lesquels il y a une majorité à l'Assemblée nationale. Je commence par un sujet qui peut vous paraître tout à fait incroyable, l'organisation des élections.
Nous sommes tous d'accord pour dire que le système de Napoléon 3, tel que nous le vivons, est invivable, donne des résultats extravagants qui n'ont pas de sens. Ou comme on dit au premier tour, on choisit, au deuxième, on élimine. Tout ça est absurde, ne produit pas une véritable expression.
Il y a un système proportionnel, mais un système proportionnel maîtrisé parce que la proportionnelle ça peut aussi être l'explosion définitive du champ politique comme ça existe dans certains pays. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe comme c'est l'explosion du champ politique ? Et ben ça veut dire que les plus dingues, ceux qui font le moins de voix sont ceux qui commandent la constitution de majorité parlementaire et que inéluctablement arrive le jour où celui qui est au pouvoir se met à collectionner les dingues pour arriver à faire une majorité qui peut qui permet de gouverner.
Et c'est exactement ce qu'a fait monsieur Netaniaahou. Et c'est pour ça qu'on est dans cette situation parce que Israël ne se résume pas à ce qu'a gouvernement et ce qui est le gouvernement de monsieur Netaniaou. La proportionnelle de cette nature est une aberration.
Nous avons un système proportionnel qui a fonctionné une fois, ça s'appelle la proportionnelle départementale. Nous pouvons parfaitement admettre qu'elle devienne régionale de manière à englober des situations où par exemple dans un département où il y a un élu laer et ben clairement la proportionnelle ça existe pas là-bas, ça se transforme en autre chose. Mais le mode de scrutin doit être le même partout.
C'est pourquoi elle peut-être régionale. Ce type de proportionnel donne une prime aux alliances et non pas à la division. Si les socialistes en 1986 n'avaient pas éjecté les communistes de l'alliance, alors il serait sorti majoritaire de l'élection à la proportionnelle départementale de 86 et le cours de l'histoire de France aurait été complètement différent.
Et bien sur ce sujet, nous les héritiers de la gauche, nous sommes tous d'accord pour dire qu'avec ça, on peut travailler. Et il s'est trouvé que ça a été une proposition de loi présentée par le modème. Par conséquent, sur ce sujet, nous avions déjà signé leur texte, déjà signé une tribune allant dans ce sens.
Il existe une majorité à l'Assemblée nationale pour changer complètement le système de vote et donc établir une proportionnelle départementale. Nous y sommes prêts. Nous sommes prêts à discuter parce que l'intransigence du respect du vote, ça veut pas dire qu'on parle avec personne comme certains espèrent le croire.
Ce qu'on ne fera jamais, c'est aller discuter le programme dont nous sommes chargés par les masses, par le vote pour aller le mettre au rabé en espérant que quelqu'un arrive à le voter avec nous. Ça, nous ne le ferons pas. Mais les sujets sur lesquels on peut s'entendre et les pouvoirs qui sont donnés à ceux qui sont au pouvoir, nous les utiliserons jusqu'au bout.
Je vais vous donner d'autres exemples. Prix plancher, c'est-à-dire minimum garanti pour les agriculteurs. Il nous a manqué six voix.
Six voies de gauche pour être majoritaire à l'Assemblée nationale. Ça veut dire qu'il existe une majorité. Plafond pour les frais bancaires, pareil.
Création de 10000 places d'hébergement d'urgence, pareil. Régulation des médecins pour les déserts médicaux, pareil. Rétablissement de l'exit taxe.
L'exit taxe, c'est chaque fois que le que ça s'en va, il y a une taxe, hein. Bon, exit, voilà, je vous la résume, c'est pas la peine de passer 2 heures à s'expliquer un truc pareil. Exit taxe.
Il y a aussi une majorité rétabliss l'impôt universel, c'est-à-dire on taxe les gens des multinationales dans le pays où ils réalisent leurs affaires sur la base des affaires qu'il réalisent dans notre pays. Ça s'appelle impôt universel. Eux ils remontent le fric dans un paradis fiscal ou en Irlande ou au Luxembourg et ils prennent l'argent en France.
Ils font travailler des fois des Français et puis c'est tout. Au revoir. Tu m'as vu ?
Bonjour. Au revoir. Ils vont payer ailleurs.
Il y a une majorité. Renforcement de la taxe sur les transactions financières. Il y a une majorité.
Indemisation des victimes du clore déconne. Il y a une majorité. Accélération de la rénovation thermique des logements, il y a une majorité.
En plus de la proportionnelle de 86. Rien que tout ça, c'est une machine à réorganiser les finances publiques. Je vous en dirai encore un mot dans un instant pour que vous voyez de quelle manière on voit les choses et pourquoi nous ne sommes pas du tout condamnés.
à être là les deux p même souillés et à pleurnicher parce qu'on se fait dehors instantanément. Ce n'est pas vrai. Partout où existe une volonté existe en chemin.
Chaque fois qu'on veut avancer, on trouve le moyen d'avancer. [applaudissements] Mais avancer, ce n'est pas reculer sur ses propres positions. C'est si vous arrivez comme un ballot en disant "Ah bah oui, on est quand même conscient du fait que tout ça est bien exagéré.
Alors bon euh bon la peau sur la fortune, oui, vous êtes pas d'accord, ça va créer un incident. Bon, n'en parlons plus. Euh et qu'est-ce que ça veut dire ça ?
Qui mène ces affaires comme ça dans sa propre vie personnelle ? Personne. En commençant par dire je renonce à tout, qu'est-ce que vous me proposez de faire ?
Et ben, l'autre va vous le dire. Dégage. Voilà, comme ça son programme à lui, il est clair.
Mais je viens de vous donner une série d'exemples. Après, il y a tout ce qui peut se décider par décret. Ouvrez bien grand vos oreilles.
Le SMIC à 1600 €. [applaudissements] Convoquer des conférences salariales par branche professionnelle. Dégeler le point d'indice des fonctionnaires.
Annuler les réformes de l'assurance chômage de de 2021 et 23. Bloquer les prix des biens de première nécessité comme l'alimentation et l'énergie. [applaudissements] abroger la réforme des retraites et tout le monde part tout de suite à 62 [acclamation] ans. [applaudissements] Un rajout Jean-Luc Mélenchon dans la liste annuler l'obligation d'être neuf fois en France pour la retraite des Shibani.
Moratoire sur les grands projets inutiles. Nouvelles règles de partage de l'eau. Reconnaître la Palestine, tout ça, ça dépend d'une décision gouvernementale.
Mes camarades, [applaudissements] si on allait au pouvoir rien que 48 he pour faire ça, est-ce qu'on aurait pas bien travaillé ? Alors, ça vaut la peine. [applaudissements] Et je vais vous dire, moi je suis curieux de voir dans l'Assemblée quand on arrive avec la loi sur le rétablissement d'ISF de l'impôt sur la fortune, j'attends de voir les têtes qui diront "Non, non, pas question, on veut pas payer.
Ça nous intéresse de le savoir parce qu'après on retournera aux urnes et on redira aux gens ceux-là là qui viennent vous parler et qui racontent que ceci et que cela, hein, c'est eux qui ont voté contre. C'est eux qui ont voté contre ceci, contre cela." Ce qu'on a déjà fait cette fois-ci.
Alors, j'ai une très bonne nouvelle pour eux, mais alors elle est excellente. J'ai lu paraît-il parce qu'en ce moment c'est la période des coups de force. Pardon, j'ai oublié de vous dire ça.
Tout à l'heure, je vous dis il ni la réalité le président Macron. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qui se passe en ce moment ?
Vous le savez pas. Il continue à signer des décrets, il continue et là oui oui oui, il s'agit pour eux d'aller ramasser encore 15 milliards qui ont été votés par personne. C'est-à-dire qu'ils vont modifier le budget sans loi de finance rectificative comme ils l'ont déjà fait une première fois en enlevant 10 milliards.
Donc c'est c'est-à-dire que c'est le coup de force permanent. Monsieur le maire continue à envoyer des ordres aux administrations. Les autres continuent à préparer leur histoire là de filière à l'intérieur de l'éducation nationale pour la rentrée comme si de rien n'était, comme s'ils avaient pas été battu aux élections.
Bien. Et alors voilà les voilà maintenant qui viennent nous donner des leçons d'économie. Je vous ai déjà dit ce que j'en pensais de leur talent.
À quel point on avait trouvé grossier qu'un journalistes disent que un prix Nobel d'économie vu que c'est une femme au fond ce qu'elle dit ou autre chose ça compte pas. C'est ce qu'a dit monsieur Apati. Il a dit, elle a dû lire entre les lignes parce que comme je suppose que c'est parce que c'est une femme parce que est-ce qu'il aurait osé dire la même chose d'un prix Nobel masculin d'économie ?
Mais le prix Nobel d'économie a dit que ce programme tenait la route. Pourquoi ? Parce qu'il appuyaé sur une autre logique, c'est tout.
Il y a la logique, on coupe dans les dépenses publiques pour faire des économies, hein. On fait des cadeaux aux plus riches parce que ils vont savoir où investir, même s'ils investissent pas. Et puis comme il y a un trou au milieu, bah on fait des dettes pour boucher le trou.
Ça c'est les libéraux. Donc nous, la bonne nouvelle qu'on a à leur donner à la Commission européenne qui nous a mis dans la liste des sep qui sont en déficit excessif, ben c'est une excellente nouvelle, mais nous sommes parfaitement d'accord pour réduire le déficit excessif. Nous allons augmenter les recettes parce que eux ils veulent qu'on coupe les dépenses.
Nous, on va augmenter les recettes. Et attendez, il y a pas de limite pour couper dans les dépenses. Il y a pas un texte de de l'administration européenne qui dit "Oui, mais bon, vous irez quand même molo avec les lits d'urgence dans les hôpitaux ou bien non, mais vous irez quand même doucement avec la retraite parce que les gens à partir d'un certain âge, autant les envoyer directement au cimetière parce que les envoyer au boulot, ça revient au même hein.
Donc, on pourrait raccourcir le circuit." Mais oui, parce qu'il y en a encore qui proposent la retraite à 67 ans, je vous signale, hein. Et ceux-là, ils sont pas rentrés à la maison, ils sont toujours là.
Par conséquent, comme il y a pas de limite dans les dans la coupe, et ben on suppose qu'il y en a pas non plus dans la ponction pour les recettes. Et là, le budget que nous avons prévu, je leur dis bonne nouvelle est la suivante, qui disent que nos mesures vont coûter cher. Nous prenons l'engagement sur l'honneur que pas une nouvelle dépense ne sera pas financée.
Pas une ne sera financée par l'emprunt. Toutes seront financées par des recettes supplémentaires, ce qui prouve que nous sommes des gens raisonnables. Certains vont devoir mettre la main à la poche.
Voilà. [applaudissements] Et je fais la même réponse aux agences de notation qui paraît-il craignent pour la solvabilité de la France. Prenez-nous pour des cons.
Ah bon ? Vous croyez réellement que la France pourrait ne pas être en état de payer sa dette ? Vous blaguez ?
C'est une mauvaise blague. Nous sommes 18 % de l'économie européenne. Vous voulez qu'on vous montre ce que ça donne si on paye pas les dettes ?
Alors, du calme, je le recommande à tout le monde. Du calme. Il y a 3000 milliards de dettes.
Si vous pensez qu'on n plus en état de les payer, alors à quoi bon les payer si vous nous augmentez la dépense pour les payer ? Non, il y a des choses qui ne sont pas admissibles avec des gens rationnels. On peut parler rationnellement.
Votre souci c'est qu'on a trop de déficit en France. OK, on l'entend. La France a signé des accords dans ce domaine.
OK, on l'entend. Et ben très bien, on va donc augmenter les recettes, mais on renoncera pas à notre programme. Donc on va augmenter les recettes pour commencer à combler la dette pour financer notre programme.
Voilà, c'est simple à comprendre et je vous garantis que l'argent nécessaire existe. Par exemple, j'ai fait une réunion avec le président de la commission des finances, Éric Cocrel. On discutait tous les deux pour dire bah on nous a mis dans la figure que les petites entreprises auraient du mal à augmenter le SMIC.
Bon d'accord, les cotisations sociales sur le SMIC déjà il y en a pas. Donc commençons par ça. OK, on a vu, mais mettons, il y aura une difficulté.
Il nous faut donc des sous pour aider. Est-ce qu'il y a des sous ? Bah oui, il y a des sous. pas seulement à prendre des sous qu'on a déjà, c'est-à-dire tout ce dont on a dispensé les grandes entreprises et on prendra là pour fabriquer le fond de péréquation et voilà comment on fera.
Donc il y a rien qui est impossible camarade, [applaudissements] ça existe pas. Le problème sans solution n'existe pas. Voilà ce que je voulais vous dire à propos de tout ça.
Maintenant il y a la négociation. Alors vous êtes là, vous vous demandez qu'est-ce que je viens vous dire moi aussi. Attends, je vérifie d'abord pour voir si on m'a envoyé des nouvelles.
Bon, ça n'a donc pas bougé. Alors, nous avons eu une période d'abord en grand, vraiment il faut que vous le sachiez, c'est le bagne pour certains d'entre nous. Il y a ceux qu'on voit et c'est bien qu'on les voit et qu'on les salue puis a ceux qu'on voit pas.
C'est la deuxième ligne qui passe son temps à organiser, à prévoir, à calculer, à vérifier ce qui a été dit et cetera et cetera. On a un système qui est plutôt bien rodé parce que il fonctionne. On a eu à un moment donné un sentiment peu désagréable.
Je vous l'ai dit tout à l'heure, on nous a dit personne n'a le droit de s'autoproclamer premier ministre. For bien, on a respecté ça, mais on a vu que on était les seuls parce que toutes sortes d'autres gens ont dit que si. Euh eux, ils se voyaient tout à fait capables et même certaines certaines ont dit qu'elles étaient conscientes du fait qu'elles faisait partie de ce qui on aura tout vu.
On a eu l'impression à certains moments qu'on était passé de pas de Mélenchon à pas d'insoumis puis de pas d'insoumis à un socialiste et de un socialiste à Olivier Fort. La formule nous est par un peu rigide et excessive compte tenu de ce dont on était convenu entre nous. Mais ça c'est bon après vous savez tous comment ça se passe.
Vous avez tous négocié une fois dans votre vie quelque chose hein. Bon bon ça fait partie de d'une négociation. Alors mais c'est vrai qu'il y avait de quoi être inquiet hein.
Moi, quand on m'a dit que dans les négociateurs socialistes, il y avait Benoît Paillant, c'est-à-dire le gars qui est devenu maire de Marseille. à la suite d'un arrangement dont vous avez tous mémoire et qui surtout nous avait viré de la liste régionale aux dernières régionales. Donc vous voyez un personnage pareil arriver, vous recontez vos doigts.
Euh bon bah oui, bah oui et on se dit mais qui c'est qu'il y a derrière parce que la dernière fois derrière Ruby c'était lui. Bon tout ça a pas été une bonne ambiance. Je cherche pas à vous raconter des histoires, d'accord ?
Je suis pas en train de vous dire que bon ben c'est une négociation. Si je vous parlais pas comme ça, vous me croiriez pas. Et si vous me croyez pas, ça sert à rien que je m'adresse à vous pour vous raconter quelque chose qui a été pénible.
Je suppose que si c'était pénible pour nous, c'était pénible pour ceux à qui on disait non. Je le comprends. Mais progressivement, nous avons avancé jusqu'au point où un nom est apparu.
Et comme vous le savez, je voudrais d'abord souligner un point. Une fois de plus, les insoumis sont du côté de la solution, pas du côté du problème. [applaudissements] Je suis la cible d'un ostracisme que personne n'est capable d'expliquer puisque les mêmes qui disent que je ne peux pas être premier ministre ne sont pas capables de dire pourquoi sinon que je suis clivant mais précisément je le suis d'autant plus que le disent.
Et c'est dans cette ce cercle là que d'in espérait qu'on s'enferme. C'est-à-dire que indigné par une méthode par ailleurs, indigne, souffrant sur le plan de l'idée qu'on peut se faire de soi-même et de notre collectif, nous venions à nous braquer. Mais c'est mal nous connaître.
Nous sommes des virtuoses de la guerre du mouvement. Donc nous bougeons sans arrêt [applaudissements] et moi je n'ai pas de problème d'ego à contenter dans une fonction politique plutôt qu'une autre et je me satisfais de votre estime, de votre affection souvent et de la qualité d'intellectuel. Ça me suffit largement. [applaudissements] Je n'en dis pas plus sur le détail.
Aujourd'hui, il y a sur la table une proposition qui ferait honneur à tous, d'abord à notre pays, ensuite aux solutions politiques dont nous aim nous pensons qu'elle peut les exprimer et les incarner. C'est le nom de la présidente de la région, la Réunion Hugette Bélo. [applaudissements] [applaudissements] Guette con coche de nombreuses cases.
Mais permettez-moi de commencer par celle qui à cet instant me paraît être si décisive. Hugette est une femme d'un territoire d'outre mer dans l'océan Indien. C'est une personne dont personne ne soupçonnera la droiture de vie et des engagements de longue main.
Tant et si bien qu'elle serait la personne qui serait écoutée avec crédit et respect pour régler le retour à la paix civile et à la démocratie en Nouvelle-Calédonie. [applaudissements] Nouvelle-Calédonie. Kanaki [applaudissements] au moment où arrive à l'Assemblée nationale Emmanuel Dibaou, le fils de Jean-Marie Djibaou, [applaudissements] je crois qu'il a été élu par des gens dans une circonscription qui trouvait dans le vote pour cet homme l'idée de renouer avec le pacte que le Père avait signé et l'état d'esprit qu'elle est avec.
C'est pourquoi c'est si important que la France ne se déshonore pas une fois de plus dans une absurde guerre coloniale qui ne l'amène nulle part ni pour son honneur ni pour le bien des populations concernées. [applaudissements] a une vie entière qui est la démonstration de sa capacité à ne se laisser impressionner par personne. Quelques-unes de ces démêlées locales diront en tout cas aux femmes assez de quoi il s'agit.
Hugette a tenu tête à Paul Vergè, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. [applaudissements] Mais je veux dire, elle s'est construit politiquement dans l'affirmation d'une identité et d'un combat et personne ne lui a jamais fait peur fus les personnages les plus considérables et j'ajoute les plus respectables comme les TPules. Mais voyez-vous à cette certitude qu'elle nous amène, qu'elle nous apporte, il y a les relations d'amitié. de respect qu'elle a eu à l'égard des insoumis puisque c'est vrai qu'elle nous a soutenu à plusieurs reprises et que chaque fois ce fut un soutien donné sans contrepartie en pure amitié en pur respect de militant oui j'ai bien dit respect de militant est une femme et nous sommes à l'air des femmes.
Hugette est une femme rassusée et la Nouvelle-Fance est rassusée. [applaudissements] Hugette est une femme racisée et une féministe antiraciste. [applaudissements][acclamation] Elle est la présidente d'une communauté qu'elle a pris à la droite par la démocratie, c'est-à-dire par les urnes.
Elle est la présidente de la région, la réunion dans laquelle, dans la majorité de laquelle toute la gauche locale se retrouve. Toute la gauche locale si bien qu'elle peut incarner cette unité. Et pour la France, c'est évidemment donner de nous-même l'image dont nous avons le plus besoin à cet instant de lutte, de lutte pour l'indépendance, de lutte pour la rupture, de lutte féministe, de lutte antiraciste.
Voilà tout ce que Hugette pourrait représenter. Trois formations au moins sont d'accord sur le sujet. Je n'ai pas les déroulements de la discussion qui peut-être a repris tout à l'heure, je n'en ai pas les nouvelles à cet instant, mais nous étions les trois d'accord, c'est-à-dire nous autres les insoumis, les communistes et les verts parce que c'est une solution qui dénouait le problème que nous avions. [applaudissements] Nous pensons donc que comme nos partenaires socialistes tiennent une réunion de direction en ce moment depuis 4h cet après-midi, il y aura de leur part sans doute prise en considération de ce fait que nous sommes là en situation d'apporter une réponse.
Mais je vous demande à tous de bien comprendre qu'il n'y a pas d'urgence à le faire. Ça pourrait durer plus longtemps et ça durera aussi longtemps qu'on ne trouve pas une solution qui est conforme à l'intérêt général de notre pays, c'est-à-dire le respect de ce qui a été voté par lui il y a à peine 15 jours de cela. Premièrement.
Deuxièmement, le président de la République a dit qu'il ne reconnaissait pas le résultat. Il vaudrait mieux pour nous avoir un nom à avancer pour dire "Et maintenant, voici qui est notre premier ministre potentiel." Mais il nous a lancé un deuxième défi qui délimite le terrain.
Il a dit il faut que le Franc républicain gnag gnaga. J'ai déjà répondu mais il a fixé une date le 18 juillet. Il prétend que la majorité qui se constituerait pourrait lire la présidence de l'Assemblée nationale et celle qui pourrait pour finir faire émerger un premier ministre.
Nous pensons que ça n'a rien à voir, qu'on doit commencer par le résultat des élections, mais que puisqu'il nous met au défi le 18 janvier, le 18 juillet, nous aurons une candidature commune du Nouveau Front populaire ce jour-là pour barrer la route à tout ce qui pourrait venir d'autre pour essayer de contrarier ce que nous avons fait. Il faut que nous soyons [applaudissements] vainqueurs de l'ensemble des défis qu'il nous a lancé. [applaudissements] Est-ce que tous les autres sont capables de se mettre d'accord pour trouver quelqu'un ?
Et bien, c'est ce que nous allons voir parce que c'est pas ce qui se dessine. Ce qui se dessine, c'est que l'effondrement politique dans le pays de la Macronie se traduit par un effondrement des structures de la Macronie, qu'entre eux, ils se disputent et ils se battent, que monsieur Édouard Philippe a dit que ce qu'ils appelaient la majorité, qu'il n'a jamais été à l'Assemblée nationale, c'était fini. que monsieur Darmana essaie de constituer un groupe, que la présidente Band Privé essaie d'en faire autant à moins que ce ne soit madame Borne et que par-dessus le marché l'actuel premier ministre veut en faire autant.
Par conséquent, les signaux qui sont perceptibles aujourd'hui, c'est pas celui de la grande cohérence. Et pourquoi il y en aurait-il une ? puisque ces gens sont des survivants d'une bataille perdue.
Voilà, les batailles perdues, ça existe. C'est comme les balles perdues, il y a même des bistrop qui s'appellent comme ça. Donc vous voyez ce que je veux dire.
Par conséquent, nous allons nous pensons que nous pouvons nous avancer avec assez d'optimisme. D'autant plus qu'on arriverait à avoir un nom à proposer au président de la République et que vous admettrez que ça va devenir compliqué pour lui pour toutes les raisons que je viens de vous indiquer de dire non à Hugette Béo et que une fois qu'il aura dit oui et bien nous discuterons de la suite et en particulier de la manière avec laquelle nous nous présenterons devant l'Assemblée. Il ne sert à rien de faire de la politique fiction.
C'est un truc pour journalistes. Nous nous sommes dans l'action. Une action en période de crise, vous pilotez jour par jour, heure par heure.
Il s'agit à chaque instant d'être au bon endroit, à la bonne place, dans le bon dispositif de combat. Nous pouvons attendre, mais nous préférons avoir un nom de premier ministre aussi rapidement que possible, aussi peu discutable que possible. Non pas parce que nous aurions peur de la discussion, mais parce que nous pouvons la surmonter en donnant un exemple extraordinaire qui se verra dans le monde entier parce que le monde entier regarde la France. [applaudissements] [applaudissements] Je vous ai dit tout à l'heure qu'on ne peut pas dissocier une quelconque séquence de l'ensemble de celles qui les ont précédé.
N'allons pas commettre l'erreur de séparer cette séquence de celles qui vont suivre. Notre pays est en état de grande ébullition politique, sociale, écologique, mais d'abord politique. Nous sommes la nation politique d'Europe avec les Italiens.
Nous sommes un pays où tout le monde a un avis politique. Tout le monde en discute à toutes les occasions. Ce n'est pas le cas partout.
Vous savez, il y a des camarades qui me disent "Quel bol vous avez en France ? Tout le monde, même les chauffeurs de taxi, a un avis sur la coalition gouvernementale. Oui, on est comme ça.
Mais surtout, nous sommes un peuple qui à travers toutes ces crises est en train de se réaffirmer. Vous avez peut-être été attentif au fait que en terminant la campagne législative, j'ai parlé un peu partout de Nouvelle-France. Je ne désignais pas seulement les populations mélangées qui ont un ancêtre étranger, mais bien sûr, je l'ai désigné pour les invités.
à s'approprier la patrie commune, la patrie républicaine, c'est-à-dire exclusivement définie par un rapport politique et non un rapport, vous le savez tous, de couleur de peau, de religion et cetera et cetera. Vous avez vu comme moi des milliers de gens levaient la main quand on disait "Qui a un grand-père étranger ? Vous avez vu comme moi des milliers de gens criaient le slogan qui était encore hier la propriété des fascistes, on est chez nous".
C'est-à-dire que nos enfants, nos petits-enfants disent "Ceci est la patrie commune." Et vous avez vu [applaudissements] moyenant parfois quelques explications de texte, même chanter pas très juste la Marseillaise être chanté par tout le monde comme ça se chante à la fin d'un match de foot. Mais cette fois-ci pour dire l'appartenance commune à quoi ? au fait que nous sommes un peuple né d'une révolution et qui se continue se prolonge par des révolutions successives.
Telle est la Nouvelle France. Ce sont ces populations, les populations racisées, les populations féminines qui depuis le début de la Constitution de la 5e République ont complètement changé de statut social puisqu'elles n'ont plus besoin de l'accord de leur mari pour avoir un compte chèque ou pour aller au travail. Ce sont les populations de la jeunesse qui se sont affirmées par leur savoir, leur niveau d'éducation qui a progressé de manière considérable.
La Nouvelle France est celle qui refuse absolument d'être à nouveau la France réactionnaire colonialiste. Celle qui veut être anticolonial, antiraciste, [applaudissements] féministe. Tout ça c'est un seul et même combat.
Voilà [applaudissements] le discours que nous portons et c'est l'hégémonie politique de cette Nouvelle-Fance telle que je viens de la décrire par genre, par manière de vivre, par culture que nous allons appeler à la conquête du pouvoir parce que nous en connaissons la date et le moyen. C'est 202 et c'est l'élection présidentielle. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] 1h30.
Ça va ? [applaudissements] Allez, bon 14 juillet. Le 14 juillet, vous vous rassemblez. [applaudissements] Les jeunes appellent à ce qu'on se rassemble, hein.
C'est une très bonne date. Il y a un copain dans une boue qui m'a dit "Oui, mais doux !" J'ai dit "Oui, oui, d'où ?" Comme la prise de la Bastille et cetera.
Donc le 14 juillet, vous êtes appelé à vous rassembler et à organiser des rassemblements. Si vous avez la peur de qu'on vous voit pas assez, venez avec des casseroles par exemple ou des trucs qui servent à faire du bruit. 14 juillet, mobilisation.
Le succrage universel doit être respecté. [applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon