Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Président Denis Sassou-Nguesso depuis Brazzaville.
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Chapitres
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- 3:00Emmanuel MacronFait
« nous nous sommes coordonnés sur ce sujet pour aussi soutenir les initiatives prises par l'Union africaine pour permettre justement un processus de réconciliation allant vers le processus électoral »
- 4:00Emmanuel MacronPromesse
« une série d'initiatives mémorielles historiques puissent être prises avec des restaurations de bâtiments, d'objets, un travail scientifique conjoint »
- 6:00Emmanuel MacronPromesse
« nous sommes prêts à aller et de mettre en place une école de formation sur tous ces métiers, qui aurait d'ailleurs, une vocation régionale, mais qui pourrait être faite ici »
- 12:00Denis Sassou-NguessoFait
« nous souhaitons lancer l'idée de la décennie mondiale de la forestation. Nous avons déjà obtenu le soutien du Secrétaire général des Nations unies, celui du Président Macron »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, Monsieur le Président Emmanuel Macron, vous venez de vous entretenir avec votre homologue congolais, Denis Sassou-Nguesso, pendant un peu plus d'une heure. Que peut-on retenir de vos échanges ? Ce ne doit pas être le Président qui s'exprime en premier ?
On t'a apostrophé en premier. C'est le protocole observé. Tu peux y aller.
Oui, tu peux y aller. Non, écoutez, je tiens d'abord à remercier le Président pour son accueil et nous sommes très heureux avec les ministres et délégations d'être à vos côtés à Brazzaville avec, d'ailleurs, une délégation aussi économique qui est présente, on aura l'occasion tout à l'heure de retrouver la communauté française, de voir aussi des artistes et nous avons eu, vous venez de le dire, une discussion très riche avec, à mes yeux, plusieurs conclusions. D'abord, on a évoqué nombre de sujets régionaux et compte tenu du rôle du Président au sein de l'Union africaine et de son engagement dès le début sur la situation libyenne, nous nous sommes coordonnés sur ce sujet pour aussi soutenir les initiatives prises par l'Union africaine pour permettre justement un processus de réconciliation allant vers le processus électoral et accompagnant le travail du représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies.
Ensuite, nous avons évoqué la relation bilatérale et je souhaite que nous puissions nous engager sur plusieurs sujets. Le premier, ce sont les sujets mémoriels, historiques et culturels. On vient de le voir à l'instant avec le micro du général de Gaulle, mais votre pays a eu un rôle ô combien important dans l'histoire du continent, évidemment, mais celui aussi de la France, de la France libre et alors que nous arrivons vers une période où nous aurons beaucoup de commémorations, je souhaite que, au-delà des colloques qui ont déjà été organisés, une série d'initiatives mémorielles historiques puissent être prises avec des restaurations de bâtiments, d'objets, un travail scientifique conjoint et véritablement un partenariat scientifique mémoriel qui soit conduit sur ces sujets et compte tenu du rôle que Brazzaville a eu pour la France libre.
La deuxième chose, ce sont les sujets de forêts. Nous étions ensemble hier au Gabon pour le premier One Forest Summit, nous avons lancé beaucoup d'initiatives, mais pour les forêts du bassin du fleuve Congo, ici même, sous la supervision du président, il y a eu beaucoup d'initiatives prises toutes ces dernières années et donc nous souhaitons avancer sur plusieurs choses ensemble. La première, c'est que nous sommes prêts à aller et de mettre en place une école de formation sur tous ces métiers, qui aurait d'ailleurs, une vocation régionale, mais qui pourrait être faite ici.
Ensuite, notre souhait est que le Congo puisse s'engager dans une stratégie véritablement de partenariat pour la conservation positive, ce qui nous permettrait, idéalement, d'ici à la fin de l'année, de mobiliser des financements internationaux et d'aller dans le cadre de la stratégie définie hier et que nous puissions accompagner les efforts diplomatiques qui sont faits avec ce sommet des Trois Bassins, initiative que nous saluons, et en lien avec le Secrétaire général des Nations unies, que nous puissions l'accompagner quand le Président aura à l'organiser, que nous soyons présents. Le troisième grand volet bilatéral que nous avons évoqué, c'est le sujet agricole. Vous le savez, nous croyons beaucoup à ce partenariat en matière agricole, de formation, mais aussi d'entreprises, et je souhaite donc qu'on puisse bâtir un partenariat conjoint entre secteur privé et, sur le plan de la formation, sur le modèle un peu de ce que nous avons fait avec le Cameroun, ou de ce que nous avons fait également avec l'Angola et que nous puissions bâtir entre nos écosystèmes une telle stratégie qui va permettre d'accompagner les efforts de diversification économique du pays et d'accroissement de la production agricole.
Et puis enfin, compte tenu de la situation économique et financière qui s'améliore et nous nous en félicitons collectivement, des clauses de révision du programme du FMI, de l'accompagnement aussi de la France dans ce cadre, nous souhaitons qu'on puisse concentrer justement ces ressources sur des mécanismes d'accompagnement des petites et moyennes entreprises et des très petites entreprises, et qu'il puisse y avoir, dans l'esprit que nous avons défini pour Choose Africa 2, une mobilisation aussi de la France à travers l'Agence française de développement, la Banque publique d'investissement et également Business France, pour mieux accompagner des projets entrepreneuriaux et permettre à nos petites et moyennes entreprises et très petites entreprises de faire davantage de projets ensemble. Voilà rapidement brossés quelques-uns des grands sujets sur lesquels, surtout, nous avons eu des conclusions opérationnelles dans l'échange que nous venons d'avoir sous le contrôle du Président que je remercie pour son hospitalité et l'échange que nous venons d'avoir. Alors, Monsieur le Président Denis Sassou-Nguesso, la presse est tentée de vous poser la même question.
Elle souhaiterait avoir votre opinion sur l'ensemble des questions que vous avez abordé au terme de vos entretiens. D'abord, je dois remercier le Président Macron, cher Emmanuel, pour l'honneur qui est fait aux Congolais et à notre pays, à travers cette visite ici. Ici, nous sommes dans le palais des gouverneurs généraux de l'Afrique équatoriale française à l'époque, et ici, le général de Gaulle est venu trois fois.
Il est venu trois fois : en octobre 1940, et c'est à cette occasion qu'il a déclaré Brazzaville capitale de la France libre et a lancé le manifeste de Brazzaville. Et puis, en janvier 1944, pas loin d'ici, il y a une salle où s'est déroulée la conférence de Brazzaville qui lançait déjà les idées des indépendances. Puis en août-septembre 1958 est toujours venu ici, dans ce palais et c'était le lancement de la communauté franco-africaine avec ce grand rassemblement au stade Éboué.
Donc ici, nous sommes pratiquement au quartier général de la France libre et il est donc heureux que le Président Macron ait fait pour nous deux ce tour d'horizon des entretiens, des entretiens riches que nous nous venons d'avoir et il a abordé l'ensemble des sujets. Je dois préciser que je l'attends ici et lorsque nous lancerons le sommet des Trois Bassins, et à cette occasion, il a oublié de le dire, à cette occasion-là, nous souhaitons lancer l'idée de la décennie mondiale de la forestation. Nous avons déjà obtenu le soutien du Secrétaire général des Nations unies, celui du Président Macron, et je crois qu'ensemble nous allons organiser cette rencontre des Trois Bassins, c'est-à dire l'Amazonie, le bassin forestier de l'Amazonie, du Bornéo-Mékong et du Congo.
Ce sera pour la lutte contre le changement climatique, un événement majeur et nous sommes heureux de savoir Il a parlé des aspects culturels et historiques et j'ai eu l'occasion de lui dire que non loin d'ici, il y a le mémorial Savorgnan de Brazza, nous avons ramené ici, à Brazzaville, les restes mortels de Savorgnan de Brazza et son épouse et leurs enfants. C'est un lieu culturel et historique au centre de Brazzaville. Prochainement, puisque le Président Macron viendra ici pour un peu plus longtemps, alors il pourra visiter le mémorial de Brazza et pour les aspects culturels, il pourra visiter l'école de peinture de Poto-Poto, qui est l'oeuvre d'un Français et elle est au centre d'un quartier populaire de Poto-Poto et il pourra visiter le square de Gaulle le monument de Félix Eboué et tant d'autres.
Et donc ce sont des aspects qui forgent les sentiments d'amitié, de fraternité et de solidarité entre les peuples français et congolais. Sur les aspects économiques, il a abordé l'ensemble des sujets, je lui ai simplement dit que nous allons être concrets, oui, c'est ça, et on va y aller pratiquement, on va aller au fait. Et j'ai dit au président Macron que l'agriculture, le coeur du programme que nous avons [INAUDIBLE] de la diversification de notre économie.
Voilà les autres aspects de crise au niveau de la sous-région, ici, au niveau de l'Afrique, du monde aussi, aussi la crise russo-ukrainienne, on a évoqué tous ces sujets-là. À mon avis, c'était des entretiens très importants. Merci beaucoup.
Excellence, Monsieur le Président, les journalistes ont rempli leurs agendas et par ma voix, ils vous disent merci pour ces prises de parole. Je vous remercie. Merci beaucoup. il pourra visiter le mémorial Savorgnan de Brazza que le Président Macron sera des nôtres, ce sera un grand évènement.
Emmanuel Macron