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interviewBFM TV (sur YouTube)· 8 juin 2025 7 min

Absence des États-Unis au sommet de l'Onu : Emmanuel Macron s'est exprimé à Nice

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

gouvernement présent à Nice, il y a quand même un grand absent. Ce sont les États-Unis. Est-ce que vous le déplorez ce soir ?

Alors, les États-Unis finalement ont décidé d'être représentés à un niveau appelle technique et de travail, mais il y a le chef du bureau de la Maison Blanche en charge de l'environnement. Aucun ministre, même Donald Trump. C'est tout à fait vrai, mais parce que c'est pas une surprise.

On sait la position de l'administration américaine sur ces sujets. Est-ce que ça doit nous empêcher de bouger ? Bah non.

Moi je suis, je vous dis toujours très stoïen en la matière. J'estime que nous on doit faire ce qui est en en notre capacité et entraîner le maximum de monde. La première puissance maritime n'est pas là.

La deuxième puissance maritime au monde, c'est la France grâce à nos territoires ultramarins et en particulier la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie, notre Vuyane, nos Antilles, la Réunion, Mayotte et il y a des décisions très fortes qui ont été prises par le gouvernement polynésien et puis tout le reste du monde est là. On a la Chine qui est présente au niveau très haut gouvernemental et on a tous les pays qui comptent pour ce combat. Vous dites quoi ?

Vous lui dites quoi Donald Trump ce soir ? Oui, je dis la même chose qu'en 2017. Ça nous arrêtera pas.

Et donc moi je respecte peuple américain a élu le président Trump. D'abord c'est je pense que c'est bien qu'il y ait une présence et c'est mieux que la la chaise vide. Et ensuite on va continuer à avancer.

Ça nous a pas empêché de signer un traité pour protéger la haute mer. Vous savez, ça fait ça fait 15 ans qu'on attentait qu'on attendait de signer un traité pour protéger la haute mer. On l'a signé il y a quelques mois.

J'annoncerai demain mais fait qu' il va enfin pouvoir rentrer en vigueur parce qu'on s'est mobilisé, qu'on a assez de ratification. Donc ça ne bloque pas le travail. La barre des 60 est atteinte.

Ça y est, elle sera dépassée. Ah ou elle sera dépassée. Elle exactement.

C'estàdire plus précisé. Bah non, mais je vais le dire demain, je vais pas je vais pas Bah vous avez des instruments de ratification finaux qui ont été déposés et des engagements fermes auprès de l'ONU et de la présidence qui ont été qui seront déposés et donc les deux nous permettront de dire que à l'horizon de l'Assemblée générale des Nations-Unies, ça rentrera en vigueur. Donc ça c'est une mobilisation très forte.

Est-ce que vous soutenez la proposition de Pierre Casner qui consiste à interdire les bouteilles d'eau de moins de 50 cl en France ? vous interdire tout bah je pense que nous avons aujourd'hui les parlementaires travaillent et il y a beaucoup de choses qui ont été faites. La France a été aux avant-postes pour soutenir pour interdire le plastique à usage unique.

On l'a fait, ça a été une vraie révolution. On a passé avec la loi d'Itek qui était le fruit de la convention citoyenne. Ça a été c'est ça hein.

On a passé aussi des choses pour améliorer les systèmes de consignes. Faut maintenant le mettre en œuvre. on n'y est pas encore.

On est on a des chiffres de consignes qui varient selon les régions et qui sont pas forcément très bons. Et après, moi je pense c'est le travail du gouvernement des parlement et des parlementaires de continuer d'avancer. Ce qui est vrai, c'est que on doit en tout cas à chaque fois qu'on interdit quelque chose avoir des solutions alternatives et on doit réussir partout où il y en a à enlever le plastique à usage unique et surtout à recycler le plus rapidement possible. très bien le recyclage de bouteilles en mais parce que on n pas mis en place encore les systèmes de consignes et pardon de de le dire aussi bêtement que ça mais il y a des pays qui l'ont fait en 2 ans et ils ont réussi arriver au résultat la loi est passée.

Moi je trouve ce qui est formidable dans la période que nous sommes en train de vivre, c'est que beaucoup de gens qui m'ont expliqué qu'on avait rien fait sur le climat découvrent au fond que il y a beaucoup de choses qui ont été été faites au moment où ils sont en train de les détricoter. Mais mais tous ceux y compris d'ailleurs l'extrême gauche qui a voté la suppression de ZFE feu. Non, mon il est plutôt cohérent et il a plutôt toujours derrière.

Mais je pense que depuis 8 ans, on a une action d'écologie concrète. Alors pour les uns, ça va pas assez vite, pour les autres, ça va trop vite et j'essaie moi de que le pays avance dans une même direction. Mais on a multiplié par plus de 4 la baisse des émissions de CO2 par an.

Quand j'ai été lu en 2017, on réduisait d'un % par an les émissions de CO2. L'année dernière, on les a baissé de plus de 4,5 %. C'est pas c'est pas tombé du sienne.

C'est qu'on a changé les pratiques. C'est qu'on a investi sur l'énergie renouvelable et le nucléaire. C'est qu'on a commencé à changer les pratiques dans nos entreprises.

C'est qu'on a accompagné des ménages pour changer leurs véhicules ou pour changer leur logement. Justement, changer les logements, ça sera bientôt plus possible. Non, il y a et ben je pense que il faut qu'il y a un travail rapide pour qu'elle soit remise en place parce qu'il y a des ménages qui en ont besoin en particulier des ménages modestes et que cette rénovation des logements, j'étais dans le bassin minier il y a quelques jours, on a rénové plus d'une dizaine de milliers de logements.

Les gens vous interrogent là-dessus, mais les gens sont surtout remerciés dans le bassin minier parce que ce sont des familles qui vivaient et qui ont pas beaucoup d'argent, qui vivent dans des conditions très dures. personne a envie de vivre dans des logements où il y a ce qu'on appelle de la précarité énergétique parce que très concrètement, ça veut dire vous avez très chaud l'été et que vous avez très froid l'hiver et que vous dépensez beaucoup d'énergie pour un peu compenser. Donc c'est utile et ça crée de l'activité.

Il y a des retours en activité, en emploi, en TVA. Donc c'est de la bonne dépense. C'est de la dépense d'investissement.

Simplement faut qu'on soit tous conscients que notre société vit une transition. On doit accompagner cette transition. Et donc c'est ça aussi le combat pour nos océans.

Et ce que je vaux vous faire comprendre avec cette mobilisation extraordinaire, c'est que tout ce dont on parle est lié. Et les océans, c'est au cœur de cette bataille pour le climat. Pourquoi ?

Parce que les océans, ils capturent à peu près un/art du CO2 qu'on aimait. Les océans, ils absorbent une bonne partie majorité de la chaleur qui est dégagée. Donc c'est un c'est un système de refroidissement naturel.

Les océans, c'est un trésor de biodiversité. Et donc pour toutes ces raisons, si on recule sur l'océan, c'est on les pollue si on fait de la pêche illégale et en trop grande quantité, si on ne préserve pas leur biodiversité, ça nous fait reculer sur le la bataille biodiversité, ça nous fait reculer sur la bataille crimine. Et qui est obsédé par les et l'invasion du pays ?

Je trouve que quand beaucoup trop de notre débat public collectif. Non mais je fuse pas de mais je trouve regardons soyons soyons lucides avec nous-mêmes. Chaque jour on court après des événements, des petites polémiques des Je trouve que essayons collectivement d'avoir un débat où on progresse.

J'ai besoin de voir la mère. C'est je trouve form à quel point il suffit de voir une carte elle lit les peuples et ce qui est je veux dire au moment je veux que vous touchiez ça du doigt on est à un moment de la de notre géopolitique qui est très difficile. Vous vous avez commencé par m'interroger sur les États-Unis à juste titre c'est-à-dire qu'on a un discours ambiant climatoceptique tenu aux États-Unis.

On a des pays qui en profitent pour se détourner du combat climatique et on a du coup un débat ambiant même dans notre pays, on le voit bien où il y a une forme de recul. C'est un travail formidable qui a été fait par tous ceux qui ont préparé cette conférence parce que c'est à la fois une remobilisation de la France de tous ces territoires ultrammarins. Moi, j'étais très fier là d'être au côté des Polynésiens, des Calédoniens, des Réunionnés, des Antillers, des Guyanés.

Mais c'est aussi inédit. On n jamais rassemblé dans l'histoire de l'humanité autant de monde pour les océans. C'est-à-dire qu'on a une centaine d'États qui sont représentés.

On a une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement. On a toutes les organisations internationales.