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interviewLe Média (sur YouTube)· 4 décembre 2024 119 min

BARNIER CENSURÉ, LE GOUVERNEMENT TOMBE !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous pour cette nouvelle édition de toujours debout votre quasi quotidienne d'info et de débat nous continuons toujours notre nouvelle formule une première partie toujours de bouleinfo consacrée à l'actualité chaude diffusée en direct sur le canal 165 de la freebox sur Molotov sur Youtube et sur notre site internet leméiatv.fr cette première partie a vocation à se transformer en véritable journal télévisé si nous parvenons à mobiliser 200000 € dans le cadre de notre campagne de don de fin d'année la seconde partie diffusé en direct sur notre antenne télé et en replay sur Youtube sera elle consacrée au débat dites-nous ce que vous en pensez en commentairire ou via email on le rappelle he notre indépendance est à vous qu'on la doit et pour cette campagne nous avons déjà recueilli un peu plus de 48000 € ce n'est malheureusement pas suffisant pour continuer de faire vivre votre média rendez-vous sur lemediatv.fr et maintenant place à toujours de [Musique] boulafo au sommaire ce soir le RN le confirme il a déposé une motion de S s contre le gouvernement et votera celle du NFP cette dernière devrait donc recueillir au moins de 189 voix le seuil pour renverser Michel Barnier l'examen à l'Assemblée nationale est actuellement en cours le dépouillement aura lieu dans quelques instants Michel Barnier vit peut-être ses dernières heures en tant que Premier ministre toujours en France l'assemblée national a approuvé à l'unanimité le remboursement intégral des fauteuils roulants par l'assurance maladie et ce malgré les réserves du gouvernement le texte doit encore être débattu au Sénat on en parle dans cette édition avec notre invités et alors que l'avenir du gouvernement est entre les mains de l'Assemblée Emmanuel Macron lui euh rentre d'Arabie Saoudite aujourd'hui 3e et dernier jour de sa visite d'État double objectif renforcer le partenariat économique et s'entendre sur des dossiers stratégiques tels que le Liban et Gaza met l'ombre des violations des droits humain a plané sur cette rencontre explication dans ce [Musique] journal la France est en pass de vivre un événement inédit Michel Barnier sera-t-il renversé nous le saurons dans un peu plus d'une heure deux motions de censure ont été déposé une par le RN une par le NFP et celle du NFP sera votée par le parti d'extrême droite une alliance mécanique qui permettra l'adoption de la motion de censure et signera donc la chute du Premier ministre alors comment Michel Barnier en est-il arrivé là et la mone réponse tout de suite [Musique] regardez les heures du gouvernement Barnier sont compté sans majorité à l'Assemblée depuis 3 mois le Premier ministre a été obligé de négocier avec le RN s'exposant ainsi à leur bon vouloir dès le début les conditions étaient posées après plusieurs mois de tractation il a été nommé le 5 septembre car il était l'un des rares candidats à convenir à la fois au macroniste et à l'extrême droite qui s'est engagé à ne pas le censurer comme s'vanta le député RN Guillaume bigaot on ne censure pas car un seul tweet de Marine Le Pen suffit à infléchir la position du Premier ministre sur la désindexation des salaires mais lorsque commence en octobre les discussions sur les textes budgétaires marqué par un déficit énorme laissé par l'ancien gouvernement les relations se détériorent malgré les propositions de la gauche le gouvernement Barnier ne leur donne aucun crédit il a dit je connais vos propositions certaines sont intéressantes mais je ne peux pas y satisfaire sans prendre le risque de fracturer mon socle commun voilà laaveux qu'il nous a fait c'est que les négociations étaient d'abord dans son camp et ensuite avec le rassemblement national le Premier ministre préfère céder sur les lignes rouges du RN il promet d'instaurer une dose de proportionnelle annule une hausse de taxes sur l'électricité et annonce une baisse de l'aide médicale d'État obligé d'utiliser le 493 lundi pour le vote du budget de la Sécurité sociale j'engage la responsabilité du gouvernement de mon gouvernement il a dans un ultime espoir adressé un communiqué personnel à Marine Le Pen et appelé les socialistes à la responsabilité et on le rappelle he l'examen est en cours à l'Assemblée nationale nos reporteurs Lisa Lapp et André manivi ils sont depuis ce midi on les rejoint tout de suite bonjour Lisa alors nous nous nous vous retrouvons régulièrement en direct de l'Assemblée nationale et MO aujourd'hui c'est très très particulier hein c'est peu de le dire on saura dans quelques instants si Michel Barnier reste ou quitte son poste de Premier ministre quelle est l'ambiance au sein de l'Assemblée nationale aujourd'hui ah ben alors là je pense que vous pouvez l'entendre et le voir derrière moi il y a jamais eu autant de journalistes à l'Assemblée nationale c'est vrai que l'issue on la connaît hein dans c'est très très très probable que Michel Barnier et son gouvernement tomb aujourd'hui donc voilà une ambiance où les députés de gauche essayent de placer leur pion l'extrême droite est un peu plus discrète mais dit qu'elle va voter la motion et puis la les macronistes disent bah que c'est un choix d'iresponsab et cetera donc peu de suspense mais beaucoup de monde actuellement là alors Lisa vous avez pu rencontrer des députés aujourd'hui qu'est-ce qu'ils disent alors au niveau de du NFP on essaie d'avancer le fait que Emmanuel Macron n'a plus le choix que de nommer un Premier ministre de gauche après c'est vraiment quel premier ministre de gauche hein c'est-à-dire que les socialistes essayent d'avancer que ce sera peut-être un socialiste et qui faut trouver des accords avec des macronistes pour qu'il n'y ait pas de censure s'il y a un gouvernement de gauche elle LFI nous dit c'est le NFP rien que le NFP donc on peut voir que dans l'Alliance de gauche ça discute encore sur la stratégie à venir clairement la France insomis dit il faut que Emmanuel Macron démissionne c'est la fin d'Emmanuel Macron les macronistes disent je disais que c'était un choix irresponsable et ne savent pas trop quoi dire pour la suite à part que ça va être le chaos alors nous on l'a déjà dit ici he ce sera pas le chaos si Barnier tombe ce soir et puis au niveau de l'extrême droite on dit voilà ça nous dérange pas qu'il y ait un Barnier bis mais il faut que ce soit notre budget donc voilà un peu les positions de tout le monde avec qui on a un petit peu discuté merci Lisa pour toutes ces précisions on se retrouve de toute façon tout à l'heure merci beaucoup oui merci et la chute de Michel Barnier sera peut-être actée dans quelques heures hein les Français sont en ébullition Emmanuel Macron lui est plutôt loin de cette effervescence à des milliers de kilomètres il était en Arabie Saoudite accompagné de quelques PDG du CAC40 il a négocié avec Mohamed Ben Salman des contrats économiques il a également été question de la guerre à Gaza du conflit au Liban de nombreux ordre du jour donc mais àheure où MBS est fréquemment critiqué pour le traitement des dissidents politiques et des journalistes qu'Emmanuel Macron le présente comme un partenaire fiable et bien cette visite interroge [Musique] regardez dîner conférence et signature de contrat voici le programme d'Emmanuel Macron pour sa 3è visite officielle en Arabie Saoudite depuis 2017 arrivé lundi 2 décembre à Riyad le chef de l'État était accompagné de plusieurs ministres mais également de dirigeants de grands groupes français comme total energy EDF ou d'assau aviation pour la vente de Rafal l'objectif pour les deux pays renforcer de manière importante leurs échanges économiques d'après les mots de l'Élysée du côté saoudiens ses partenariats rentrent dans le programme de modernisation du pays vision 2030 porté par le nouvel homme fort du régime Mohamed Ben Salman Emmanuel Macron mis sous pression en France mais fort de son rôle dans le CESS le feu au Liban en a profité pour annoncer qu'il allait co-présider avec le prince saoudien une conférence en juin sur la création d'un État palestinien on se demande donc s'il a eu également le temps d'aborder les atteintes aux droits de l'homme et le triste record de plus de 300 exécutions dans le royaume saouien en 2024 et cette visite d'Emmanuel Macron RV Reva de multiples enjeux à la fois géostratégique et surtout économique c'est ce que nous expliquent Laurent Bonnefoi les chercheurs au CNRS et spécialiste du monde arabe écoutez-le les enjeux sont sont multiples hein tout d'abord il faut garder à l'esprit qu'on a bien he dans un contexte qui est marqué par le conflit entre Israël et puis et puis ses voisins et l'Arabie Saoudite tente depuis une dizaine d'années maintenant d'émerger comme un un acteur régional important euh mais c'est probablement pas ce qui structure malgré tout la la rencontre du moins pas essentiellement euh parce que depuis pareil une une dizaine d'années peut-être un peu plus on conçoit que l'essentiel de la relation entre la la France et les pays du golf et euh euh marqué par et bien une dimension on pourrait dire essentiellement économique on comprend que bien l'objectif principal de d'Emmanuel Macron quand il se rend à Riad c'est d'assurer et bien la signature d'accords économiques commerciaux soit pour la vente d'armement notamment les rafales soit pour obtenir un certain nombre d'aides euh le la participation des Saoudiens à des projets liés par exemple au au patrimoine et on avait depuis de depuis de nombreuses années évoquer par exemple une participation des Saoudiens à un fond pour le soutien au patrimoine français qui disaiton devait atteindre 1 milliard d'euros et en réalité ce qui a été signé aujourd'hui euh et beaucoup plus bas 12/0e de cette somme 50 millions d'euros seulement et le tapis rouge déroulé à Emmanuel Macron Riad suscite aussi de nombreuses critiques sur la question du respect des droits humains alors que Human Right Watch dénonce des abus contre les travailleurs migrants un effroyable décomte de la FP a fait état de plus de 300 exécution dans le royaume depuis le début de l'année autant de dossiers auquel se rajoute on le rappelle le cas du journaliste saoudien Jamal rashogi mais pour Laurent Bonnefoi la question des r humains en Arabie Saoudite ne fait pas du tout partie de l'agenda de l'exécutif français écoutez les questions des droits humains n'ont jamais été au cœur je pense de la diplomatie française au au au Moyen-Orient le cas euh extrêmement euh douloureux pourrait-on dire et puis extrêmement médiatisé du j du du du du journaliste Jamal kachogji dont vous dont vous parliez qui a été assassiné effectivement en en octobre 2018 avait un temps refroidi hein les euh les relations mais on voit que l'ensemble des des acteurs euh diplomatiques occidentaux dès lors qu'il s'est agi de réactiver et de profiter d'une certaine façon de la Mane euh saoudienne euh particulièrement dans un contexte où les Saoudiens cherchent à diversifier leur économie cherchent à investir euh en dehors de leur pays euh et bien euh euh euh effectivement ne pèse ne pèse pas et cette question des des droits humains et de façon assez systématique mise sur sous le tapis pourrait-on dire que ce soit soit pour des questions d'enjeux euh euh économique commerciaux la vente particulièrement d'armement dans la région mais aussi pour ce qui concerne des enjeux plus sécuritaires et on avait vu le cas par exemple avec l'Égypte par exemple avec la Tunisie ou ou l'Algérie dès lors qu'il s'agit d'enjeux par exemple lié à la lutte qu'on on appelle de l'antiterrorisme au cours de la décennie 2000 et on parlait en début de cette édition de la destitution de Michel Barnier qui ne devrait pas tarder à être acté l'autre actualité au sein de l'Assemblée nationale et bien c'est l'adoption hier soir à l'unanimité du remboursement intégral des fauteuils roulants une proposition de loi porté par le député Sébastien péavi c'était on le rappelle une promesse du gouvernement pourtant il limité quelques réserves lesquelles [Musique] regardez c'est une avancée considérable pour les personnes handicapées une proposition de loi votée à l'unanimité pour 165 contre 0 l'Assemblée nationale a adopté permet le remboursement intégral des fauteuils roulants le texte porté par le député génération Sébastien P t vie lui-même paraplégique depuis ces TR ans stipule que les fauteuils roulants font l'objet d'une prise en charge intégrale par les organismes d'assurance maladie avec la participation éventuelle des complémentaires santé et de la prestation compensatoire du handicap le député n'a donc pas caché sa satisfaction et on envoie un message fort j'espère que on va pouvoir effectivement travailler et que le débat sur le prix limite de vente on a envoyé un message fort aujourd'hui et on peut trouver une solution un autre chemin impossible l'élu avait en effet dénoncé une réforme injuste proposée par le gouvernement qui voulait fixer un plafond à 6300 €. il a rappelé que de nombreux fauteuils coûtaient plus cher que cela et que certaines personnes en situation de handicap avait recours à des cagnottes pour pouvoir s'équiper lui-même a été contraint d'acheter SEP fauteuils en 39 ans dont certains ne sont pas adaptés ou cause des blessures le texte doit maintenant passer devant le Sénat et être appliqué par l'actuel ou le prochain gouvernement on dit main vous êtes militante antivalidiste et présidente de l'association andisociale vous êtes avec nous ce soir merci oui merci alors est-ce que c'est une victoire pour vous écoutez c'est un progrès maintenant il reste à s'assurer que cette loi sera réellement votée et appliquée et on peut quand même avoir des inquiétudes face à un gouvernement qui ne souhaite absolument pas favoriser l'autonomie des personnes handicapées mais qui les considère comme des variables d'ajustement des politiques budgétaires alors mais en tout cas félicitations à à Sébastien péavi pour apporter ce combat et auquel j'ai apporté ma contribution voilà alors la Ministre chargée des personnes handicapées affirmé poursuivre pleinement le même objectif he que celui de la propos de loi mais avec une vraie divergence quant à la méthode pourquoi la méthode pose-t-elle problème alors c'est pas une divergence de méthode c'est véritablement une divergence de fond contrairement à ce qu'affirme la ministre puisqueen fait la méthode de la ministre ça consistait à plafonner le montant du remboursement des fauteuils roulants niant ainsi la nécessaire spécificité de cette question c'estàd qu'un fauteuil roulant c'est pas comme une voiture on peut choisir entre une Renault une Peugeot une petite et grande non pour un FA roulant on a besoin qu'il soit adapté à nos corps et comme nos corps sont très divers forcément ces adaptations nécessitent des options qui vont être très diverses d'une personne à l'autre et surtout ce qu'on sait c'est que quel est enfin c'est surtout ça qui est abérrant c'est quel est le coût sanitaire d'un mauvais positionnement sur un fauteuil roulant il faut quand même être conscient du fait que si le fauteuil n'est pas parfaitement ajusté de la même manière que si la prothèse n'est pas parfaitementjée cela va créer des blessures et qu'une des blessures classique qui touche notamment les personnes paraplégiques c'est ce qu'on appelle les escars ce sont des des PL qui se développent sur des points de contact notamment chez les personnes paraplégiques parce qu'elles ne sentent pas la douleur et qu'ell ne voi pas elles ne sentent pas venir l'appeler et ces PL il faut savoir que si vous passez 6 mois à l'hôpital et c'est quelque chose qui arrive fréquemment quand vous devez traiter une escar c'est-à-dire vous allez passer de longs mois à l'hôpital euh vous allez le service public va dépenser plus d'argent pour vous soigner que ce que coûte y compris un fauteuil roulant électrique très adapté qui peut coûter jusqu'à 50 40 ou 50000 € c'estàd qu'en 6 mois on va dépenser plus que ce qu'il faudrait pour permettre aux gens d'être autonomes et si vous prenez par exemple une personne en fauteuil manuel parapelégique euh quand elle a un mauvais fauteuil elle va s'esquinter les épaules et donc résultat ça va générer la nécessité d'avoir un fauteuil électrique à la place d'un fauteuil manuel beaucoup plus tôt donc ça va générer là aussi des coûts inutiles c'est qu'en fait on est dans un système où la ministre ne veut surtout pas s'attaquer à la rentre de situation des fabricants de fauteuil roulant c'estàd qu'elle veut les laisser continuer à appliquer les marches qu'ils veulent et au contraire quand elle dit que ça coûtera moins cher ça coûtera pas moins cher parce que l'effet de de créer un tarif plafond c'est de faire que bah les fabricants vont proposer des produits plutôt étant au prix du tarif plafond euh plutôt que les prix les moins chers alors que c'est pas le prix du fauteuil roulant qui détermine sa qualité c'est vraiment l'adaptation et là le problème c'est que ce que propose Sébastien péavier qui est intéressant aussi c'est le fait de faire appel à des spécialistes du positionnement parce qu'aujourd'hui les personnes handicapées sont toutes seules face aux revendeurs qui peuvent le revendre n'importe quoi et Dieu sait que certains abusent manifestement en la matière en proposant des fauteuils parfois bas de gamme de très mauvaise qualité quand les gens sont pauvres et en essayant de quand ils sentent qu'il a la moyen de financer de proposer plus cher madame c'est ce que proposejet c'est que on réexamine le coût de chaque fauteuil et qu'on examine la marge du fabriant alors madame Maurin on va rappeler hein qu'en 2023 quand même le Conseil de l'Europe a estimé que le gouvernement français était responsable je le cite d'une violation des droits des personnes en situation de handicap mais aussi de leur famille manque d'accompagnement difficulté pour accéder au logement difficultés pour accéder au transport refus de scolarisation des enfants en situation de handicap à part cette loi sur le remboursement des fauteils roulants qu'est-ce qui a changé depuis cette sonnette d'alarme alors d'abord les sonnettes d'alarme elles retentissent depuis très longtemps puisqu'on en est à trois rapports de l'ONU hein du Comité des droits des personnes handicapées notamment le dernier en 2021 il y a trois termes qui qui émergent ségrégation privation liberté atteintes aux droits humains c'est que la France est toujours dans un modèle médical et non pas dans dans un modèle des droits humains c'est-à-dire qu'on est des objets de soins et non pas des sujets de droit et la France en plus je dirais même sur le plan économique c'est une hérésie elle ne favorise pas l'autonomie quand elle permet à quelqu'un d'avoir un fauteuil léger qui lui permet de se déplacer facilement ça favorise l'accès à l'emploi ça favorise l'accès et la participation à la vie sociale alors que ce que la politique que mène la France c'est de planquer les personnes handicapés dans des établissements spécialisés confié à des organisations gestionnaires qui en plus parlent au nom des personnes capapé c'est un peu comme si demain hor PAA ou les patrons des pades disaient on représente les personnes âgées et ben on a ce système là dans le dans le champ des personnes handicapées sans que ça MU qui que ce soit et le résultat ben c'est que nos droits reculent parce que nous sommes des variables d'ajustement et que les organisation gestionnaire bah ell protègent leur dotations au détriment de nos droits fondamentaux euh c'est même y compris sur le plan économique essentiel de favoriser l'autonomie de favoriser la participation à la vie sociale vous disz falloir nous éliminer vous le disiez madame main beaucoup de de problèmes en France hein des allocations trop faibles des mauvaises condition d'accès au logement mais aussi sur le caractère inclusif de l'école l'insuffisante inclusion des élèves handicapés dans les école sur ce dossier he précisément j'aimerais revenir sur ça avec vous où en est la France par par rapport à ses voisins européens bah la France continue à organiser la ségrégation dans des établissements médicauxsoaux des IME dont le euh c'est le sous-comité de prévention de la torture et des traitements inhumains et dégradants de l'ONU qui vient de le déclarer il y a quelques semaines les établissements sont bien des lieux de privation de liberté même quand la porte n'est pas fermée à clé parce qu'en fait il n'y a pas d'alternative c'estàdire dans beaucoup de situations encore la France n'a pas mis en œuvre les alternatives alors qu'en plus elles sont pas forcément plus chères elles sont même parfois moins coûteuse mais elle préfère donner des rendes de situation aux organisations gestionnaires et le problème ben c'est que l'école elle ne s'adapte pas à l'ensemble des enfants je dirais qu'elle s'adapte aux 5inq premiers de la classe et aux autres de se démerder y compris les enfants handicapés et aujourd'hui on est en train d'opposer euh les conditions de travail des enseignants avec le droit fondamental des enfants handicapés d'être dans l'école ordinaire pourquoi parce qu'on a un système élitiste qui n'adapte pas les pédagogies c'est-à-dire qu'en fait on nous parle beaucoup des aesh les ash sont des éléments importants des maillons indispensables qui doivent être bien traités qui doivent être respectés mais ça n'est pas suffisant c'est-à-dire que tant qu'on ne formera pas les enseignants euh à accueillir des enfants différents à prendre en compte la différence à s'adapter à toutes les formes de de manière de fonctionner sur le plan cérébral on aura de l'échec je pense notamment au fils d'une de mes amis Nicolas Jeancourt qui est aujourd'hui qui parcourt le monde ce garçon sa maman a été menacée par la zeu de lui retirer la garde de son enfant parce qu'elle avait la prétention que son enfant soit scolarisé et il était autiste non verbal on lui a dit que son enfant n'était pas cap d'aller à l'école n'était pas capable d'apprendre aujourd'hui Nicolas est à la Faculté en filière sociologie il parcourt le monde il ne parle toujours pas de lui-même mais il utilise une tablette un ordinateur qui retranscrit les propos qu'il écrit tout ça c'est ce dont on prive aujourd'hui les enfants handicapés encore en France madame main est-ce que les Jeux paralympiques ont changé un tout petit peu la donne non absolument pas c'était une opération de communication gouvernementale destinée à célébrer les Winer du handicap c'est-à-dire ceux qui dépassent leur handicap renvoyant les autres à la souffrance qu'ils ont dans les établissements spécialisés c'était une pure opération de communication qui n'a rien changé sur le plan des déplacement voyez je viens de de rentrer de Paris on nous a invanté les taxi parisien qui allaient s'adapter aux personnes handicapées ben figurez-vous que j'ai fait appel à G7 qui s'est conduit de manière totalement honteuse puisque G7 ne forme pas euh ses taxis pour prendre en charge les personnes correctement résultat j'ai failli louper mon train parce qu'il a fallu qu'on se débrouille à trouver un moyen par le bus pour rejoindre la gare tout simplement parce que le véhicule n'était pas adapté au niveau de la taille de mon fauteuil alors que j'avais bien précisant les les précisé les dimensions de mon fauteuil et en plus le chauffeur n'était pas formé il comptait me transporter sans attacher correctement mon fauteuil et donc en cas de de freinage violent j'aurais été éjecté dans le pare-brise parce que le chopeur n'était pas formé tout simplement voilà et ça c'est le pur fruit du capitalisme c'est-à-dire qu'on présente des mesures en disant oui regardez ce qu'on fait pour les personnes handicapé c'est juste des des effets d'auè pour une entreprise comme G7 qui a financé des adaptation de véhicule prétend avoir une flotte mais ce nadapte pas ne s'adapte pas à nos besoins ail main vous êtes militante antivalidiste président de l'association handis sociciale merci d'avoir répondu à nos questions excellente soirée merci pour ce moment et c'est ainsi que s'achève la première partie toujours de Bou rester avec nous pour la suite un plateau exclusivement consacré à un événement inédit s'il arrivé mais le doute est mince la chute du Premier ministre Michel Barnier les motions de censure à son encontre ont été examinées à l'Assemblée nationale on attend encore le dépouillement la fin du suspense approche on en parlera longuement avec nos invités dans le fond de l'info ne touche à rien l'émission continue juste après un court clip de promotion il y a 1 an le média réalisait l'impossible et franchissait une étape historique nous devenions une véritable chaîne de télé le média est désormais officiellement à la télé une chaîne d'info accessible sur le canal 165 des Freebox jamais un média indépendant et populaire n'avait été diffusé sur le petit écran chaque jour nous avons produit près de 4 heures de programmes originaux à coup d'enquête de direct de reportage de débat le média s'est petit à petit imposé comme une alternative à la dérive des chaînes télé détenu par les milliardaires en un an nous avons créé une télé d'info 100 % libre des coups de pression des puissances industrielles et politiques mais en so ça va pas un véritable refuge pour les nombreuses voix invisibilisées les gens qui entendent ce témoignage ne peuvent plus se taire cet été nous avons franchi une nouvelle étape nous nous sommes battus pour obtenir un canal TNT nous avons suscité l'espoir d'une autre télévision d'une autre information sur les fréquences publiques en écoutant vos envies et vos attentes nous avons convaincu des dizaines de médias indépendants de rejoindre cette bataille en s'alliant à notre candidature persuadé que l'union fait la force mais l'arcom le gendarme de l'audiovisuel a tout gâché préférant offrir 15 chaînes à 4 milliardaires nous n'étions ni Vincent Boloré ni Daniel kretanski face à cette injustice nous n'avons pas baissé les bras nous avons décidé de riposter d'engager un bras de fer pour faire annuler cette décision une bataille juque s'est engagé ce vendredi 15 novembre c'est au Conseil d'État que nous porterons notre combat pour une autre information et pour davantage de pluralisme à la télévision pour autant notre détermination est intacte ces dernières semaines nous avons non seulement lancé une seconde chaîne Youtube pour développer de nouveaux contenus mais également convaincu l'application Molotof de nous diffuser sur leur bouquet grâce à votre soutien le média ne s'arrête pas à chaque bataille notre projet télé se r force on ne lâche rien on ne renonce à rien le média lance sa grande campagne de don de fin d'année objectif grossir encore et encore envahissons le champ de bataille médiatique et soyons la première chaîne d'info indépendante de France et bonsoir si vous nous rejoignez bienvenue dans notre deuxème partie d'émission plus d'une heure de débat consacré à la chute ou non du Premier ministre Michel Barnier comment en est-il arrivé là qui pour le remplacer s'il est renversé quelle sera la réaction d'Emmanuel Macron beaucoup de questions on va tenter d'y répondre pendant plus d'une heure avec l'éclairage de nos invités Elsa Marcel vous êtes avocate au barreau de C bonsoir bonsoir Mathieu Slama vous êtes essayiste bonsoir bonsoir et Stéphano palomarini vous êtes enseignant chercheur en économie politique bonsoir à vous bonsoir [Applaudissements] [Musique] alors on va le rappeler hein une motion de censure pour être adoptée doit être votée par la majorité des membres de l'Assemblée nationale la majorité absolue est fixée à 289 députés aucun camp n'atteint ce nombre à lui seul hein les alliances on les appellera comme on veut sont donc nécessaires puisque le NFP c'est quatre groupes parlementaires avec au total 142 députés le RN c'est 124 députés ils ont assuré voter la motion du NFP si on fait le calcul ce sera donc voté Elsa il y aura pas de surprise dans quelques minutes en tout cas dans une heure a priori ben non a priori c'est ce à quoi on s'attend là gent oui oui allezyy oui ENF il y aura pas de surprise en tout cas c'est sûr je pense que la question je pense que oui le doute est très mince enfin ça fait quelques jours que c'est le scénario qui commençait à se préciser effectivement que c'est l'option pour laquelle le rassemblement national a a finalement opté parce que je pense que bon c'est c'est c'est c'est toujours la contradiction de sa position plus récemment quoi entre quête de respectabilité et posture d'opposition je pense que là il y avait un sondage d'ailleurs qui est sorti il y a pas très longtemps qui montrait que la majorité de son électorat était favorable à la censure du gouvernement donc je pense que d'un par% il y avait cet enjeul pour le RN qui est celui de ne pas trop se séparer de sa base et puis c'est aussi une espèce de petit coup de pression au gouvernement puisqu'il s'estime pas assez intégré au régime d'une certaine manière pas assez respecté donc je dirais que du point de vue du Ren c'est une motion de censure plutôt tactique et pas vraiment stratégique qui sert aussi un peu à recomposer le rapport de force à taper du point sur la table et et et qu'effectivement ça a fait plusieurs jours qu'on voyait ce scénario là se préciser et qu'on en est quasiment sûr a priori il y aura pas de retournement de de situation malgré les supplications impuissantes et ridicules de Michel Barnier oui monsieur slam tout est déjà joué hein oui je pense que il y a il y a pas trop de doute puisque enfin le le RN a dit que c'était sûr et certain qui votit cette censure et au fond ce qui est quand même intéressant euh c'est c'est c'est ça en fait c'est que c'est le Ren qui décide quoi on est aujourd'hui dans une situation politique où c'est le RN qui décide si un gouvernement reste ou pas et et ça c'est parce que Michel Barnier a décidé de se soumettre aux exigences du RN c'est Michel Barnier qui a décidé de se mettre sous la coupe de Marine Le Pen et d'être dans une comment dire une posture de soumission à elle totalement euh délirante avec des concessions euh en veuxtu en voilà et notamment une concession qui moi m'a horrifié c'est cette histoire de d'aide médicale d'État ou juste pour plaire à Marine Le Pen alors bon je dis pas que Michel Barnier est un grand humaniste il représente quand même une droite assez dure mais pour plaire à Marine Le Pen il est allé jusqu'à dire on est prêt à enlever je sais pas 500000 € voire plus à l'aine plus d'ailleurs beaucoup plus à l'aine médicale d'État donc baisser le remporcement des des soins pour les personnes sans papier avec les conséquences que ça a du point de vue humain et du point de vue de santé publique même donc euh euh une une décision qui montre à quel point euh il était prêt à tout au fond pour euh plaire au rassemblement national et au final bah ça abouti à quoi même ça ça ne plaît pas à Marine Le Pen qui comme l' très bien dit Elisa est dans des pur calculs stratégiques tactiques elle voit bien qu'il y a la base là qui lui met la pression pour pour la censure moi je pense on y reviendra après qu'elle fait une erreur une très grosse erreur stratégique mais on y pe après mais voilà mais mais en tout cas elle elle est elle est elle est prise par la pression de sa base je crois que c'était ouais plus de 60 % voire 70 % de sa base qui voulait la censure et puis globalement une majorité de Français plus de 50 % de Français veulent la censure donc elle a vu tout ça elle a en plus les emmerdements de de de procès qu'elle est en train de vivre en ce moment donc donc voilà mais moi ce que je retiens de cette séquence quand même c'est la manière dont un gouvernement de droite et un homme de droite comme Michel Barnier est prêt à à à tout vendre à l'extrême droite juste pour rester en place quand même dites ce que vous dites Mathieu Salama c'est ce qu'a dit Monsieur valallo c'est ce qu'a dit le député Gedge que finalement Michel Barnier a préféré parler au RN plutôt qu'à la gauche monsieur pon euh oui oui ce gouvernement est né comme ça déjà le nom de Barnier a été choisi parce que Macron a interrogé les peine P a dit lui a dit Barnier ça va alors qu'il a mis son véteau sur d'autres noms donc c'est c'est un gouvernement qui est né comme ça après quoi je sais pas quelle l'erreur stratégique du du Ren il faut voir que Ren il est pris dans une contradiction c'est-à-dire qu' qu'on a un pouvoir macroniste qui les considèent comme le seul interlocuteur pour pouvoir gouverner et en même temps l'électorat est rne et il s'est agrégé autour de l'opposition au macronisme et donc pour pour pour les peines et pour les dirigeants du assemblement national s'associe au macronisme au moment où les macronisme que vit ces derniers jours he monter sur un bateau qui est en train d'écouler alors qu'on s'est constitué comme un mouvement d'opposition au macronisme avec beaucoup d'hypocrisie mais c'est comme ça que les reen c'est a grandi évidemment c'est une contradiction je je ne pense pas que que Rennes puisse s'associer très longtemps alors pour l'instant destin des barniers SEM cé il y a il y a des incertitudes sur ce qui va suivre ça il y a beaucoup de choses ouvertes mais je pense que continuer sur une stratégie d'un gouvernement minoritaire qui vit grâce à lauis du Ren cette contradiction sera sera encore là et donc si Macron pense répéter l'expérience éventuellement en allant encore un peu un peu plus vers extrême droite je pense que ce sera des tentatives VO à l'échec ça veut dire que finalement on parle de Michel Barnier fini el Marcel comme disait monsieur palon barini c'est aussi la moconie qui est fini aujourd'hui oui après enfin je pense je pense qu'il faudrait articuler cette discussion avec un peu les les effectivement les les les scénarios possibles les alternatives et cetera parce que le problème c'est que même avant cette histoire de dissolution la macronie grandit beaucoup sur la faiblesse des alternatives politiques et c'était déjà le cas je veux dire c'est on l'a beaucoup dit en 2022 c'est un président mal élu un président élu par défaut c'est un président qui même au moment des élections législatives anticipées a réussi à ressusciter euh le le Front républicain autour d'une logique moi ou le chaos pour finalement effectivement faire naître le gouvernement que décrivait stefepano qui est celui d'un d'un gouvernement avec un premier un ministre de l'Intérieur abominable terrifiant atroce qui est retaillo en nouvendant que c'était en réalité ça le rempart au RN donc le problème c'est que oui le macronisme est très affaibli ça date pas de la dissolution ça date d'il y a plus longtemps et le macronisme a perdu des plumes en fait au cours de son quinquena ses deux enfin son quinquena et demi et on l'a vu à de nombreuses reprises même au moment des gilets jaunes au moment de la contestation massive de la réforme des retraites et cetera euh c'est un pouvoir qui est fragile il y a peu d'options pour les classes dominantes et en ce sens moi je me félicite de la chute du gouvernement Barnier je pense que ça montre qu'il y a une vraie fragilité du côté du pouvoir et des classes dominantes et que maintenant la question pour faire tomber la macronie vraiment c'est quel alternative et quelle logique politique parce qu'on a vu que les législatives anticipées c'est pas franchement une réussite dans dans la mesure où le régime et en particulier celui de la 5e République a tout indat d'outils très très très antidémocratiqu très brutaux qui permettent d'imposer en fait le retour de Macron encore et toujours dans un contexte où moi je suis par ailleurs favorable à sa démission et au fait qui chute mais la question c'est pour quoi faire parce que si c'est pour réorganiser des élections présidentielles le remplacer par un nouveau monarque et par ailleurs même sans parler de ça je veux dire de voir que même pour imposer le départ de Macron faut un rapport de force considérable enfin lui je sais pas si vous vous avez vu il y a un article qui est sorti qui disait que sa démission il ne l'envisagerait qu'en cas de guerre civile ce qui donne une petite idée de de la de l'intensité enore hier depuis l'Arabie Saoudite qui voilà voilà de l'intensité de de de de de de sa position et je trouve qu'on est dans une situation un peu paradoxale parce qu'il y a une macronie extrêmement affaiblie un eren en difficulté même si effectivement il a fait des scores électoraux impressionnants mais il y a une contradiction de de sa proposition politique qui même du point de vue de son électorat il y a non seulement son rapport avec le le macronisme mais il y a aussi un problème de projet parce que par exemple quand on se rappelle de de l'interview qu'a donné bardellaa dans le Figaro très très libéral en disant il y a pas d'argent magique et cetera que c'était vraiment du du du du du Macron dans le texte alors même que voilà il a aussi une base antimacroniste ouvrière et cetera il y a ces contradictions là et c'est pour ça que je pense que oui le macronisme est affaibli mais que la question c'est que pour le faire chuter faut de mon point de vue un mouvement de masse politique et cetera qui allie les différentes coordonnées de la situation pour aller au bout parce que je dis une une une dernière phrase sur cette question il y a aussi beaucoup d'offensive social enfin on est en train de discuter de cette crise politique énorme au moment où il y a des vagues de licenciement dont certains pronostiques estiment qu'elles peuvent mettre même être plus importante qu'en 2010 donc pourtant il y a des ingrédients qui permettent de articuler les colèrees et de les coaliser pour vraiment mettre un terme à Macron parce que en l'état il est encore maître de l'initiative et d'ailleurs on voit que même le Parti socialiste était prêt à lui tendre la main en lui disant si vous vouleit il y a une pte de sortie et cetera quoi al euh on parlait du du RN on peut pas parler du RN sans parler de cette alliance un peut-être alliance mécanique en tout cas entre NFP et RN Marine Le Pen l'a encore dit he tout à l'heure que cette alliance elle la faisait pas de guetté de cœur alors le mot alliance peut faire grincer des dents je vous propose d'ailleurs d'écouter ah il un petit problème technique je pense on n pas le on n pas le pour la suite un gouvernement Barni encore un gouvernement à droite à gauche sur tous les bans de cette assemblée la responsabilité on la doit à ceux qui nous ont élu voyez la consommation elle a commencé à décrocher la confiance des ménages elle a commencé à décrocher la confiance elle perd trois points la consommation elle perd 03 moi j'étais ministre de la consommation j'ai une crainte pour Noël que les gens épargnent plus qu'ils ne dépensent je pense à nos commerçants je pense à nos commerces de bouche je pense aussi à l'appréhension des Français qui ont une voiture un crédit conso un crédit immobilier qui se disent qu'est-ce qui va se passer en janvier je pense à à nos entrepreneurs qui ont des difficultés de trésorerie et il y a rien de pire pour les ménages que les entreprises que l'opacité le manque de visibilité c'est ce dans quoi le pays va sombrer possiblement dès ce soir par irresponsabilité des deux meilleures amis que sont aujourd'hui les insoumis et le rassemblement national donc deux meilleurs amis un rassemblement national et LFI monsieur palon Barni qu'est-ce que vous en pensez moi j'en pense que c'est un peu n'importe quoi c'est l' faet de voter ensemble une censure contre un gouvernement ça ça ça ça ça n'exprime aucune alliance politique ça exprime une opposition commune éventuellement pour des raisons différentes contre contre un même gouvernement c'est le problème c'est que dans un paysage politique en trois blocs quel que soit le gouvernement il risque d'avoir des blocs contre lui et donc d'être mis en minorité d'avoir une censure qui a voté mais évidemment il il n'y a rien qui ressemble à une alliance entre nouveau front populaire et rassemblement Mathie s euh en fait les macronistes ont ont deux éléments de langage qui qui sont assez évident au final enfin je veux dire voilà clair c'est premièrement c'est le chaos si vous votez la la censure si la censure est votée la France rentre le chaos le chaos financier le chaos social les Haus des taxes et cetera si ce budget n'est pas voté à cause de cette censure donc déjà le discours du chaos que Michel Barnier avait déjà tenu à la télé vion quand il avait essayé de sauver en quelque sorte sa peau dans un 20hur je sais plus c F1 France 2 il avait dit c'est c'est si si je je tombe c'est le chaos donc et la crise financière et cetera donc ça c'est le premier élément de langage et deuxième c'est l'alliance des extrêmes donc le le NFP Dom dominé par par Mélenchon hein je je me mets à la place dans dans machroniste et de l'autre côté l'extrême droite alors je voudrais quand même dire là-dessus euh parce que du coup j'ai lu le texte de de de la censure présenté par Éric ocrel et qui est celui qui va normalement voter le RN et je dois dire que ça m'a quand même stupéfait parce que le RN va voter un texte dans lequel il est écrit je cite he alors qu'une large majorité de nos concitoyennes et concitoyens a fait le choix du barrage à l'extrême droite lors des élections législatives le le Premier ministre a cédé à leur plus vides obsessions avec une nouvelle loi immigration qui poursuivrait la faillite morale et politique de l'année dernière et une remise en cause de l'aide médicale d'État qui apporte humanité dignité à ceux qui fout notre sol est une mesure essentielle pour tous de santé publique voilà le rassemble national va voter ça va voter ça donc déjà jeanip Tang dit il s'agit pas d'une alliance juste d'til en tout cas il vote ce texte là qui écrit voà alors déjà un quand on est un peu éloigné de de de la politique et qu'on on apprend une chose pareil on se dit bah dis donc ces gens-l n'ont pas beaucoup de conviction et sont dans des histoires de stratégie de de parties et cetera au détriment de des idées et cetera et ça donne quand même une image assez curieuse du rassemblement national bon curieuse pour quelqu'un qui ne suit pas forcément les choses et c'est pour ça que je dis que c'est une très grave erreur de du rassem National de voer cette censure c'est d'une part il vote un texte dans lequel ils sont qualifiés d'extrême droite premièrement deuxièmement il vote un texte qui est en fait la grande victoire de Mélenchon la grande victoire de la gauche de rupture puisque la censure c'est quand même une stratégie qui celle de longue dates de Jean-Luc Mélenchon qui d'ailleurs il a bien fait d'ailleurs enfin c'est deux B le ah complètement complètement donc Jean-Luc Mélenchon arrive à l'Assemblée nationale pour suivre les débats et pour suivre cette censure pour bien montrer que c'est lui le gagnant de cette séquence et il a raison parce que c'est lui le gagnant de cette séquence que c'est la la victoire de sa stratégie et troisièmement cette stratégie va mécontenter tout l'électorat qui essae de de de de récupérer le rassemble national c'est-à-dire un électorat peut-être plus CSP+ peut-être plus modéré entre guillemets mais mais qui seront qui sont un peu dans une logique il vaut mieux Marine Le Pen que la gauche et et que Mélenchon et qui est quand même l'électorat qui veulent récupérer pour achever définitivement leur leur normalisation leur dédiabolisation et qui est un électorat dont ils ont besoin pour gagner l'élection présidentielle et de ce point de vue-là je crois que avec le fait de voter cette censure il perd des points dans dans dans dans dans cet électorat là donc je pense que l'assem national fait une erreur stratégique maintenant du point de vue de la gauche la question qui se pose maintenant c'est comment faire pour voilà il en ce moment actuellement il y a Michel Barnier qui est en train de s'exprimer au sein de l'Assemblée nationale je vous propose de [Applaudissements] l'écouter 60 60 milliards d'intérêts voilà ce que les Français devoir payer chaque année 60 milliards d'intérêt c'est davantage que le budget de notre défense de notre ignement supérieur que se passe-t-il gouvernement je remercie en vous présentant des textes financiers difficile pas plaisir que j'ai présenté quasiment pour faciliter les choses et les discussions cette réalité reste là mal écoutez-moi bien elle ne disparaîtra pas par l'enchantement d'une bienvz dans quelques temps cette réalité làment bon ça m'étonne pas il y a beaucoup beaucoup de monde he tout à l'heure on a eu nos reporteurs qui étaient à l'Assemblée nationale beaucoup de monde à l'Assemblée nationale donc un petit bug technique alors on parlait justement de cette alliance mécanique entre le RN et LFI selon Matthieu Slama c'est une erreur stratégique que le RN a voté cette motion de censure Elsa Marcel est-ce que vous partagez la vie de Monsieur Slama non enfin moi je comprends pas tellement pourquoi parce que enfin le fait je pense que le RN vote le texte de est enfin de de du NFP de LFI c'est vraiment tactique pour eux et que et qu'en réalité je sais pas si c'est Aki que Mélenchon sortte gagnant de cette séquence parce que la réalité c'est qu'effectivement il y a un bloc d'opposition qui est assez clair il y avait déjà eu le débat enfin en fait ça fait depuis la la rentrée est marqué en fait par cette menace de la censure le RN avait déjà donné sa confiance une fois gouvernement je pense que le risque qui courrait est beaucoup plus important c'est celui d'une intégration beaucoup trop claire au régime dans un contexte où c'est un régime pourrissant en difficulté et que le le le le enfin je veux dire l'autorité principale qu'elle a sur son électorat c'est un dégagisme antiacron et que de ce point de vue je vois pas bien ce qu'il était possible de faire d'autres dans un contexte où en plus qui va capitaliser sur cette séquence ça reste à déterminer et je pense que de ce point de vue elle avait d'ailleurs c'est une position très claire parce que au moment où LFI avait refusé de voter le texte euh qui était à l'initiative du RN en disant voilà on vaotte pas les textes du RN et cetera mais que eux allaient proposer la leure moi par ailleurs je voyais pas bien ce que ça change parce que de toute façon effectivement oui dans une assemblée tu votes des textes communs si tu es opposé au même gouvernement c'est des choses qui peuvent arriver et par ailleurs le RN disait Marine Le Pen avait dit ça en sortant en disant bah écoutez nous on a pas de problème on n'est pas sectaire on fait pas des principes de boutique et cetera on votera le texte de la gauche parce que notre priorité c'est les Français c'est les 11 millions d'électeurs qu'on représente les 11 millions d'électeurs qu'on représente ils sont contre le macronisme et du coup ils doivent sortir de sa tornière après la question c'est effectivement qu'est-ce qui va sortir de tout ça je je je pense que c'est justement alors qu'est-ce qui va sortir parce que en effet la question c'est plus de savoir si Michel Barnier va être destitué mais qui va le va le remplacer on a entendu parler justement de Bruno rotillot en tout cas c'est un nom qui a qui a circuléin voilà ce que certains députés on disent écoutez peu importe qui c'est même si c'était monsieur Barnier qui revenait en changeant sa méthode en nous écoutant et en en compte les revendications de 11 millions de Français alors je dirais bravo et si il ne franchit pas nos liges rouges nous nous abstiendrons sur ce budget donc ça n'est pas tant une question de personne qu'une question de volonté politique de de nous entendre plus il ira vers la droite et moins il comprendra et moins il sera en phase avec ce qui est en train de se passer dans le pays maintenant je vois bien son obsession à ne pas vouloir regarder du côté de la gauche et de l'écologie et bien il emportera l'entièreté de la responsabilité c'est une hypothèse qui est improbable improbable serait une ligne rouge pour vous c'est pas une question de ligne rouge mais voyez bien que le Baris centre de d'un équilibre il est plutôt sur le centre gauche donc si vous faites des mats vous faites de l'arithmétique politique ça ne marche pas donc c'est improbable ce serait un choix le choix de la censure en vérité personne ne peut accepter d'avoir à nouveau un ministre important du gouvernement déchu prendre la tête du gouvernement qu' comprennent qu'aujourd'hui il faut qu'il a un gouvernement qui est une assise plus large que le gouvernement Barnier remettre un ministre du gouvernement Barnier c'est s'assurer d'une censure rapide donc c'est faire le choix de l'instabilité monsieur Palom Barni c'est un non sens retaillot bah disons faut mettre les choses un peu dans le contexte il y a Macron qui dit vouloir rester président jusqu'à 2027 donc encore des années et demi son projet politique son base pour porter enfin il a un projet politique mais il n'a plus de base pour pour porter euh du coup si vraiment il s'accroche au pouvoir euh on on peut aller vers des situations différentes mais qui seront toutes compliquées donc effectivement une possibilité c'est d'aller encore plus vers extrême droite retillo pourquoi pas directement un premier ministre rassemblement national he tant qu'on y est et avec la contradiction dans dans la coalition des gouvernements qui associe macroniste et rassemble national que j'ai rappelé tout à l'heure c'est VI c'est vrai ce que tu disais sur le fait que la enfin le bloc d'extrême droite s'est constitué par une sorte de vague successiv de couches successives et la dernière les deux dernières années c'est desélectorat de classe plutôt aisé qui est passé d'un vote Macron en vote extrême droite parce qu'il pense que face au risque d'effondrement de du macronisme les garant de la continuité c'est l'extrême droite je ne pense pas que cela change de de façon fondamentale parce que le fondrement du macronisme est toujours là et si de grandes options qui qui sont ouvertes c'est soit l' extrême droite soit les nveau nouveau front populaire et la gauche pour les class qui veulent la continuité des politiques néolibérales ça reste extrême droite la perspective c'est c'est pas parce qu'ils font tomber Barnier que ça change de façon fondamental hein c'est c'est pas des classes qui qui recommencent à voter Macron alors qu' voit très bien que ce n'est plus les successeurs de Macron alors qu' voit que c'est ce n'est plus une perspective et encore moin évidemment ils vont voter à gauche euh donc une possibilité c'est ça c'est de concéder encore d'avantage au rassemblement national en négociant ouvertement il y avait une député du rassemblement national qui parlait des lignes rouges qu'il faut respecter donc une négociation ouverte ce qui a déjà été le cas au cours de derniers mois mais encore plus CLA encore plus ouverte avec donc un scénario probable he selon vous même si c'est la motion de sens du NFP qui va être adopté selon vous c'est possible qu'on VO un premier ministre d'extrême droite quoi qu' soit n'importe quel scénario sur lequel on raisonne c'est c'est c'est un scénario fragile ok euh parce que si Macron décide qu' vaut rester président ça ça ça ça ça ça provoquera une crise politique qui va durer jusqu'à 2027 il y a pas de et même tout le monde dit oui mais il y aura des législatives probablement l'été prochain c'est probable ça c'est toujours Macron qui décide euh c'est lui c'est lui qui décide si a la dis solution de l'Assemblée ou pas et si Macron décide qu'il y a des solutions de l'Assemblée c'est parce que ils pensent qu'ils peuvent avoir une situation qui n'est pas pire que celle d'aujourd'hui donc cette idée de de la dissolution à l'été prochain qui va tout ressoudre non si Macron s'aperçoit que la gauche gagnerait largement il va jamais dissoudre et assemé surtout que la Constitution nimpose aucune limite hein au président pour choisir un premier ministre on se rappelle contre la démission de Gabriel LAL et la nomination de Michel Barni c'était passé 51 jours ela Marcel est-ce que c'est possible qu'on soit dans scénario que Emmanuel Macron met beaucoup de temps à nommer son premier ministre je pense que la difficulté qu'on a de la séquence plus en général et pour articuler peut-être effectivement avec des perspectives mais qui sont pas uniquement sur le terrain parlementaire c'est que on laisse à Macron l'initiative absolue et ça effectivement c'est un des propres de la 5e République d'un régime ultra présidentiel qui a le pouvoir absolu et unilatéral de dissolution tout un tas d'autres on est en train de parler de l'article 16 enfin je veux dire c'est des débats qui sont présents dans la presse en fait d'une une extension absolue des pouvoirs présidentiels et la réalité c'est que oui Macron il a l'initiative totale de la situation et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il y a un vrai débat un peu de perspective à avoir à une échelle large parce que la réalité c'est qu'on voit et c'est aussi pour moi ce qui s'est produit avec les législatives anticipé c'est que si on leur laisse le temps de réorganiser la transition démocratique de ce pays ça peut durer longtemps et ça peut durer le temps qu'ils veulent et effectivement il va probablement nous pondre un gouvernement plus à droite puisque la porte est fermée ou n FP et cetera mais par ailleurs ça changerait pas fondamentalement le niveau de crise dans laquelle le le le dans dans la situation dans laquelle on est et je pense qu'il faut regarder ce que disent même des éditorialistes libéraux bourgeois par exemple je lisais un article de l'opinion qui commence à discuter de la nécessité d'un changement de régime qui évoque la genèse de la constitution de la 5e et du régime de 58 sans évoquer évidemment que ça a été fondé sur un coup d'État et que ça répond en fait à une nécessité de de de de sur direirection de l'exécutif mais les classes dominantes sont en train de se préparer à des scénarios de plus en plus radicaux et c'est pour ça qu'à mon avis la question qu'on doit aussi aborder c'est quel est le plan pour les millions de travailleurs de travailleuses de jeunes de de de de de des classes populaires en général pour une alternative sociale et démocratique dans la mesure où on voit bien qu'il y a une espèce de cycle de plus en plus fou où la crise politique s'approfondit et où en fait des solutions parlementaires les unes sur les autres ne ne ne ne ne permettent pas une issue puisque il y a des ressources et que c'est pas c'est moi moi je suis assez fascinée de voir l'arc de force qui appelle à l'organisation d'élection anticipée présidentielle ça vare Jean-François Copé à Mélenchon en passant par à peu près toutes les forces politiques parce que la question c'est qu'ils veulent en en réalité réorganiser le la la transition du régime mais sans même que ça permette d'endiguer et ça je suis d'accord avec ce que ce que tu disais mais quoi qu'il arrive le gouvernement qui va sortir de cette situation sera un gouvernement d'offensive ultraalibérale très très dur et c'est pour ça que le à mon avis ce qu'il faudrait aussi discuter c'est un peu je je suis moi étonné du silence absolu de la CGT aujourd'hui sur cette situation il y a pas une position qui a été prise j'aiécouté Marie Lise Léon de la CFDT qui disait moi ça ne me regarde pas je suis syndicaliste alors que c'est évident que il y a une situation dans le pays qui n'est pas juste une situation de crise politique mais aussi de crise sociale demain il y a une grève qui est ultra suivie dans l'éducation enfin les chiffres sont assez spectaculaires pré d'enseignant ouais c'est ça c'est ça dans le primaire et 50 % dans le secondaire avec une colère considérable parce que ce gouvernement combine un une des mesures bonapartistes autoritaires très brutales avec des offensives autis sociciales abominables les jours de carrence et cetera et qu'en réalité il y a des ingrédients pour non seulement se battre sur un terrain économique contre les licenciements pour la préservation de la fonction publique et cetera mais aussi apporter une issue à la crise qui ne soit pas juste laisser à Macron la possibilité de se réorganiser pendant je sais pas vous donnerz l'exemple 40 jours 50 jours 51 jours je pense que la question c'est aussi de mettre sur le débat des propositions démocratiques aussi radicale que celle que les classes dominantes sont en train de mettre en débat de réfléchir à qu'est-ce qu'il y a d'autre comme alternative on pourra en discuter plus longuement que simplement appeler inlassablement à l'organisation de nouvelles élections qui vont donner strictement la même chose alors on en parlait tout à l'heure de rotillot peut-être Premier ministre on avait plusieurs scénarios possibles en tout cas pour certains c'est le NFP au rien je vous propose d'écouter il y a pas d'accord de gouvernement technique il y a pas d'accord de non censure c'est soit un gouvernement fr soit on votera la censure contre le nouveau gouvernement qui sera nommé ça c'est inévitable mais ça c'est le jeu démocratique mais au moins respectant le résultat des élections nous ce qu'on demande c'est que le nouveau front populaire est arrivé en tête qu'il soit nommé au gouvernement on fera des propositions il y aura des débats dans l'assemblée c'est une motion de censure censure le nouveau gouvernement du nouveau front populaire c'est le jeu démocratique mais au moins on a respectter le résultat des élections ce qui aujourd'hui n'est pas le cas Michel Barnier incarne la 4è force politique personne n'a voté pour Michel Barnier cet homme n'a été élu par personne donc il est illégitime de depuis le début la censure elle était inévitable elle arrive à mon avis 2 mois trop tard parce qu'on a perdu 2 mois pour les Françaises et les Français et aujourd'hui il faut revenir à la raison avec un nouveau gouvernement issu du résultat des élections si Emmanuel Macron s en tête il doit partir c'est NFP ou rien on l'a on l'a toujours dit c'est nous qui avons remporté les élections législatives c'est ce que veulent les électeurs les électeurs ont envoyé un message clair à la fois le programme du nouveau front populaire en tête et le barrage contre l'extrême droite là nous étions gouverné depuis plusieurs semaines par le seul gouvernement le les seules personnes qui n'ont pas appelé à faire bar age et ce qu'on demande c'est une fois pas du tout c'est pas uniquement la question de Matignon si on demande deorén avant une question une présidentielle antib c'est pour ça tout à l'heure que mon collègue Gabriel Amar a demandé si monsieur rotillot avait pris ses dispositions et est-ce qu'il avait commencé à organiser les conditions de cette présidentielle puis qu'on peut pas tenir comme ça pendant 3 ans alors on l'a vu après les législatives anticipé la tradition républicaine en tout cas aurait voulu que ce soit un premier ministre NSP he qui soit nommé Macron ne l'a pas fait aujourd'hui on sait très bien qu'il va pas se contraindre à nommer un poste au poste de Premier ministre quelqu'un qui n'est pas issu en tout cas du du socle commun monsieur Slama je me tourne vers vous s'il ne nomme pas quelqu'un du NFP quel sera le scénario en fait est-ce qu'on va pas encore rentrer dans une crise est-ce que c'est pas le serpent qui se pr la queue finalement ça peut être sans fin cette histoire et et avant d'évoquer les scénarios quand même arrêtons-nous un instant sur cette situation moi j'avais dit quand Michel Barnier avait été nommé que ça ne m'aurait pas étonné que des pays dans le monde fasse des communiqués en disant qu'ils étaient inquiet de la situation de la démocratie en France comme il est coutume de faire pour les pays notamment européens de faire des communiqués sur les situations démocratiques un peu partout dans le monde parce que on voit là à la fois toute la dimension non démocratique de la 5e République et la manière dont Emmanuel Macron a poussé cette logique non démocratique jusqu'au bout du bout puisque les Français ont envoyé deux messages pendant les élections législatives premier message non à l'extrême droite et deuxième message on met la gauche en tête toute petite majorité très relative mais enfin la gauche a quand même gagné ses élections et sur à cause de la volonté d'un seul homme Emmanuel Macron on s'est retrouvé avec un gouvernement à la tête duquel Michel Barnier représente représentant 5 6 % des Français au regard de sa formation politique c'est une cinquantaine de députés donc c'est démocratiquement effarant et un un président de la République qui ne veut surtout pas de de gauche qu'elle soit modérée ou radicale au pouvoir et qui est donc est prête à aller du côté de l'extrême droite puisque au fond nommé Michel Barnier c'était des facto faire de Marine Le Pen et donc faire de l'extrême droite l'arbitre des élégances et celle qui allait décider de la survie ou non du gouvernement et ça Emmanuel Macron le savait très bien donc il savait qu'en en en décidant contre les élections donc contre le la voie démocratique de mettre en place un gouvernement soumis au rassemblé national c'était ouvrir la voie encore une fois a un gouvernement de plus en plus à droite et avec la victoire des idées d'extrême droite avec on l' ça a été évoqué mais la loi immigration une nouvelle loi immigration encore plus dure des mesures sécuritaires encore plus dur enfin bref une une droitisation une extrême droitisation sans fin du fait encore une fois d'un seul homme et là je suis d'accord avec ce qu' a dit ela c'estàd que ces institutions même s'il faut pas tomber dans le formalisme voilà mais les institutions rendent possibles des aberrations pareilles donc déjà on a un énorme problème les outils démocratiques sont les élections législatives anticipé la motion censure finalement ce que vous êtes en train de me dire c'est que ça n'aura servi à rien ça sert à rien puis que c'est tout dépendre la volonté d'un seul homme c'est ça la folie de la 5e République c'est de laisser le système politique dans les mains en fait d'un seul homme qui a en fait on se rend compte je pas on parlait des en on pourrait parler des 493 je sais pas il y a une vingtaine de 493 quel voilà donc 22 493 qui est quand même une une disposition antiparlementaire voilà je parle pas de toutes les dérives liberticides qu'on a connu ces dernières années ça serait trop long à énumérer mais donc en fait on a une dérive antidémocratique globale et tout est dans les mains d'un seul homme alors maintenant la question des des scénarios elle est elle est très intéressante mais en effet moi je je penche plutôt vers une droitisation encore plus dure pour plaire au rassembl national encore une fois puisque c'est le choix qu'a fait Emmanuel Macron c'est de se mettre dans les mains de de de de Marine Le Pen donc moi je pense que c'est l'hypothèse la la plus probable et donc évidemment avec des inquiétudes très fortes à la fois du point de vue social parce que il y aura évidemment des politiques austéritaires de cas sociale et cetera mais aussi et peut-être encore plus du point de vue des libertés publiques du point de vue des des personnes sans papier du point de vue de de de l'immigration maisre général du point de vue de toutes les personnes qui seraient victimes d'une politique encore plus à droite que celle qui a été menée jusqu'à présent alors l'autre option et je finis là-dessus c'est bon évidemment un centre gauche voilà qui ou en tout cas une gauche qui poserait une candidature de compromis il diront bah on on on va gouverner avec le bloc central avec des compromis sur un certain nombre de texte et cetera moi je considéris que c'est la moins pire des solutions puisque bon bah ça serait moins un peu moins de casse sociale et puis moins de mesures inhumaines pour un certain nombre de personnes notamment les personnes minorisées de notre pays mais maintenant je suis persuadé qu'Emmanuel Macron refusera cette option parce qu'encore une fois Emmanuel Macron est obsédé par la poursuite de ses politiques néolibérales et ne veut en aucun cas que il y ait un gouvernement qui mette en cause ses politiques que ce soit sur les retraites mais pas seulement sur le le le droit du travail les entreprises tout ce qui concerne le néolibéralisme que lui a encouragé de manière trs vous êtes d'accord avec Monsieur slamin gouvernement de compromis centre gauche c'est finalement la meilleure solution j'ai pas d ça la moins pire la moins pire solutionou la Meille aujourd'hui mais la pire oui bah moi je pose pas le débat en ces termes en fait c'est-à-dire que déjà enfin le en le scénario centre-gauche entre guillemets celui plus Gabriel Atal Jérôme et toute la clic euh en fait je pense que déjà il faut voir même la la ce que je trouve assez parenthèse he et après je dirais plus sur le moins mauvais des scénarios ou en tout cas moi je pense qu'on peut carrément dire le meilleur mais c'est pas celui-là euh le le c'est de voir la la contradiction entre le fait que c'est quand même la France insoumise et en réalité le NFP qui permet aujourd'hui au Parti socialiste d'avoir la position qu'il a c'est-à-dire d'avoir combien 66 66 députés qui sont ceux qui vont parler de motion de rejet euh donner enfin offrir une main tendue au gouvernement pour leur dire écoutez si vous voulez qu'on négocie ensemble et qu'on reforme le bloc central il y a pas de souci nous on est dispo appelez-nous tout de suite François Hollande est revenu d'ailleurs c'est aujourd'hui la grande star internationale c'est quand même celui tu parlais des offensives liberticides et et des offensives néolibérales enfin faut quand même se rappeler de ce que c'est que le le Parti socialiste de ce que c'est que François Hollande de ce que c'est que la loi travail la per offensive contre le code du travail en fait des dernières décennies c'est le parti socialiste il avait même pas besoin de Macron ou en tout cas c'était son ministre pareil sur le terrain liberté c pareil sur la déchance de nationalité tout ce qu'on veut le PS c'est pas en reste donc parenthèse étant dit c'est aussi les contradictions de ce NFP qui est qu'en réalité en son sein même il y a un groupe qui a aujourd'hui 66 débutés qui ne les mérite pas he parce que je veux dire anniealgo elle était quand même à 1 % il y a pas si longtemps qui est celui qui aujourd'hui propose le sauvetage non seulement du régime mais en plus le sauvetage du régime made in Macron maintenant sur sur du coup je pense que ce bloc central n'est en rien une réponse aux aspirations légitimes des millions de personnes qui sont en train de CR critiquer ce régime à la fois sur le terrain social mais aussi sur le terrain économique et qui aspire à la censure en fait du gouvernement Barnier et je les comprends maintenant sur les alternative moi je le disais je pense que on est en droit d'espérer mieux que ce débat qui est pipé en fait dont les dés sont déjà pipés et qui pourrait continuer à l'infini parce que même quand la gauche gagne et moi je suis d'accord évidemment que le NFP c'est plus à gauche que Marine Le Pen que Macron tout ce que que LR que tout ce que vous voulez même quand la gauche gagne Macron garde l'initiative en fait et effectivement on l'a dit c'est non seulement les institutions de la 5e République mais c'est aussi l'état de crise de ce système de manière plus générale qui a une crise aussi généralisée je veux dire on le voit à l'échelle internationale l' de les phénomènes de crise de lutte et de crise de régime qui s'exprime un peu partout et du coup pour moi ce qu'on doit discuter c'est quelle perspective on a on a à offrir aux gens et non les perspective qu'on a offrir aux gens c'est pas juste la recomposition d'un bloc Hollande Macron parce que les les offensives antisociales vont continuer sous ce scénario là et je pense à l'inversse qu'on est en droit et qu' a les les ingrédients pour espérer mieux et je m'explique on regarde par ex qu sont les ingrédients même pendant la réforme des retraite déjà on est dans un pays où s' a une crise politique c'est aussi parce qu'il y a des gens qui se battent ça fait presque 10 ans que il y a une lutte sociale par an parfois une lutte d'ampleur nationale il y a la loi travail moi je viens de cette génération après ça il y a eu la bataille contre la réforme du RA les étudiants contre la sélection à l'entrée de l'université les gilets jaunes la retraite à point la réforme des retraites il faudrait un gros mouvement populaire exactement je pense qu'il faut une grve générale politique qui conteste à la fois les vagues de licenciement mais aussi ce régime et ces institutions pourrissantes et qui qui commence à discuter d'un programme radical qui est une alternative et qu'est-ce que ça peut être c'est très concret déjà on regarde pendant la réforme des retraites les travailleurs non seulement ils sont mis en mouvement pour obtenir le retrait de cette réforme mais quand il y a eu le 493 il y a eu des des des travailleurs comme la raffinerie de Normandie qui sont rentrés en grève reconductible qu'on dit maintenant on coupe les vannes on arrête le 493 ça passe pas il y a eu des des phénomènes comme ça un peu partout c'est-à-dire des secteurs de la population qui se sentent autorisés eux aussi à penser une alternative au régime et ça ne se passe pas que dans les les les les couloirs en fait absolument où on voit je veux dire effectivement c'est la maison des fous hein ça devient je veux dire la maison des fous il n'y a plus de solution on tourne en rond et cetera et et et pour dire une chose moi je pense qu'il y a des revendications qui sont autres que celle que des élections anticipées pour continuer la même mascarade on pourrait réfléchir à des expériences démocratiques qui ont été menées au cours de l'histoire moi je pense par exemple qu'on devrait remettre au cœur du débat ce que c'est que l'assemblée unique à un moment où la convention 93 où il y a eu des expériences très avancées qui disait bah non il faut une assemblée unique qui fusionn le législatif l'exécutif des députés élus pour 2 ans avec un mandat révocable sans conditions de nationalité ni de sexe et et qui en réalité sont des éléments qui et et moi je veux dire moi je suis la Révolution Permanente je suis une militante politique révolutionnaire je pense qu'il y a pas de démocratie complète dans un système capitaliste une assemblée unique c'est pas le communisme par contre c'est un programme qui permet d'être 100 fois plus démocratique que n'importe laquelle de ces démocraties en putréfaction qui n'apporte en fait que ce type de solution et et et je finis sur ça évidemment qu'avec un mot d'ordre qui qui est beaucoup plus je veux dire déterminé c'est ça correspond un tout petit peu plus déjà au niveau de détermination des classes dominantes parce que je le disais il y en a qui commencent à discuter de nouveau régime il y a il y a la 6e république version coup d'État de droite de classe dominante et cetera et et le problème c'est que il y a une mise en mouvement qui est possible dans la mesure où la colère elle existe et je finis sur ça on on a discuté de la grèvee de demain mais en fait il y a des phénomènes de contestation qui émergent de partout évidemment qu'on va pas partir pour un tour pour le même le même CIRC pour se retrouver avec le même gouvernement ultralibéral que soit Barnier retaillot ou cas9 ça ne change r il faut débattre des questions démocratiques de manière beaucoup plus radicale et articulé aux questions économiques alors Michel Barnier a fini un Termier sa prise de parole à l'Assemblée nationale manifestement c'est l'heure du vote donc peut-être qu'on va le savoir dans quelques instants en tout cas le doute est mince si Michel Barnier va être distitué alors elle fir je voudrais revenir sur ce point et plutôt clair au-delà de Barnier c'est la démission d'Emmanuel Macron qu'il souhaite on le sait Emmanuel Macron l'a dit depuis Riad je ne démissionnerai pas avant 2027 monsieur palon barini quelle est vraiment la marge de manœuvre pour obtenir la démission d'Emmanuel Macron s'il y en a une bah alors du point de vue institutionnel Macron décide donc il y a aucune marge pour pousser à une démission c'est l'ampleur de la crise et notamment de la crise sociale qui qui pe éventuellement pousser la démission maintenant problème c'est qu'on a affire à Macron c'est-à-dire un caractère quand même un peu spécial hein à à quel niveau de crise sociale politique économique à quel niveau de d'absence totale des perspectives Macron va se dire ok vaut mieux que j'arrête ici hein euh en connaissant enfin ce qu'on a vu au cours des des des des canquenat de Macron fait craindre les PIR quoi c'est que c'est-à-dire que c'est lui-même qui a dit euh je m'en vais s'il y a une guerre civile voilà en DESC de la guerre civile je m'en vais pas ça veut dire ce que ça veut dire quoi euh maintenant alors si je me mettais dans la tête de Macron qui doit pas être un endroit très agréable mais si si j'ai raisonnais à sa place je me dirais qu'il a une carte à jouer qui est la la carte alors je dis casenev ou un nom équivalent à celui de Bernard casenev quelqu'un de gauche très très très très modéré disons comme ça c'est c'est l'étiquette qu'il a je sais pas qu'est-ce qu'il a des Groues cas disons l' en tout cas c'est l'étiquette qu'on lui donneou voilà donc l'étiquette qui se donne et que que lui donne les médiia c'est gauche modéré euh pourquoi c'est une carte parce que euh une nomination enfin un premier ministre de ce type qui proposerait alors je sais que Macron n'a pas envie de dire je dois me mettre en pause pendant 6 mois mais une sorte de pause dans le processus de réformes pendant 6 mois ça ferait éclater une vraie tempête dans le dans le Parti socialiste dans dans plein déjà la moitié du Parti socialiste il est hostile au nouveau front populaire on le sait la moitié droite C qui a perdu les congrès mais d'un cheveux il y a comme je vois gage là jérô gage par exemple à propos de la réforme des retraites a dit ok vous êtes pour garder la réforme nous on est pour la Broger faisons un compromis une suspension de la réforme ok on suspend la réforme et on fera rémarrer les choses dans dans quelques mois on peut imaginer une pause de ce type ça mettrait je dis ça ça faeraitcat une vraie tempête dans le Parti socialiste parce que jusqu'ici Olivier fort qui qui a disons une stratégie unitaire à gauche a à peu près gardé la barre mais avec 50 % du parti derrière lui et il y a un congrès du Parti socialiste qui vient je pense que Parti socialiste céderait au moins pour une partie à une proposition de ce type et pourquoi du point de vue de Macron serait une bonne disons si j'ai raisonnis à sa place ça serait une bonne stratégie parce que ça fait le nouveau front populaire c'est du nouveau front populaire qui lui veut pas c'est veut pas de la gauche et donc si ça fait éclater le Front populaire sur la base d'une pause de 6 mois et qu'on va au législative l'été prochain avec les nouveaux Front populaire qui est parti à morceau eu à ce moment-là vraiment il peut dissoudre parce que la crainte de victoire de la gauche il a éliminé et donc ce qui reste comme perspective c'est éventuellement un bon résultat macroniste j'y crois pas mais très probablement ce qui recherchait avec la dissolution c'est-à-dire une victoire d'extrême droite ce qu'il faut voir c'est que Macron a décidé de dissoudre l'Assemblée le soir même ou le jour après les résultats des européennes que que que rassemblement national avait gagné des loin donc la logique je vois le rassemblement national qui gagne je vois le rassemblement national qui gagne largement les européennes qu'est-ce que je fais je fais des législatives quelle est la logique c'est de dire d'une part rassemblement national n'a pas au programme de remettre en cause de façon fondamentale la stratégie des réformes macronistes et que ce soit sur les services publics que ce soit sur la fiscalité que ce soit sur les retraites et cetera il n'y a aucune remise en cause de de la stratégie macroniste sur C terrainl après il y a des discours sur l'identité sur la religion sur les Français de sou bon mais mais sur sur les thèmes de politiques économique et social ce serait un un plein de la continuité avec Macron et ça permettrait à Macron qui resterait président avec un gouvernement d'extrème droite de jouer al il n'a plus de bases parlementaires mais ça lui permettrait de jouer le rôle de celui qui modère les excès que quand ça va trop loin dit attention je vais pas signer ça et cetera ça lui redonnerait une sorte de légitimité comme défenseur de la démocratie c'est ça qu'il avait en tête he je suis c que c'est ça qui avait en tête monsieur Slama est-ce que si Emmanuel Macron pense beaucoup au RN est-ce que on peut s'interroger et se dire que si le NFP paraissait un peu plus uni peut-être que ça aurait plus de poids parce que je le rappelle hein si Olivier fort a souligné la responsabilité d'Emmanuel Macron dans cette crise il rejette les appels à la démission du chef de l'État lancé par LFI oui le NFP en effet très enfin est-ce qu'il y a encore un NFP aujourd'hui d'ailleurs en réalité c'est la question parce que il est tellement éclaté aujourd'hui il a tellement volé en éclat sur tout un tas de sujets à la fois internationaux nationaux que finalement il y a le PS qui essaie de jouer sa résurrection finalement ils l'ont fait pour les législatives et ça a pas fonctionné donc voilà et et alors ça a pas fonctionner mais on voit bien que le NFP est est en situation de de quasi mort alors il y a des gens comme Marine Tondelier qui essayent de de continuer à le faire vivre mais tout en jouant un peu sa carte à elle donc il y a toujours toujours une ambiguité dans dans dans dans ce type de de de stratégie mais donc il y a il y a il y a la possibilité qu'il essaie de trouver une solution à proposer Emmanuel Macron mais bon on sait déjà le discours sur LFI puisque de toute manière il y aura toujours le le le truc de le NFP c'est LFI donc on n veut pas premièrement deuxièmement la censure immédiate à partir de moment où non seulement il y a LFI mais même des écolos il y a un certain nombre de macronistes qui ont dit même ELV on censurera s'il y a des gens de LV il y a quand même des gens qui ont dit ça donc c'est pour ça que la la position du NFP aujourd'hui est est très trs fragile alors que ça en effet ça devrait être la la la la logique démocratique de base qui est que le la Coalition pour lesquelle les Français ont voté parce que les Français ont voté pour des listes NFP législativ bah cette coalition qui arrive en tête arrive au sein du gouvernement donc c'est là où en effet au fond ce qui n'est pas normal c'est que tout soit dans les mains d'Emmanuel Macron que soit lui qui décide l'hypothèse cas neuve pourquoi pas mais encore une fois il faut il faudrait que il puisse éviter la censure mais et en effet case Ne ça continuerait la logique macroniste politiquement notamment sur les sujets économiques mais en tout état de cause je veux dire tout est dans les mains d'Emmanuel Macron et c'est ça le problème fondamental et au fond quand même il faut dire une chose sur ce qu'on vit là à la fois l'échec de de de la 5e République mais aussi l'échec du macronisme qui quand même a commencé en 2017 avec une promesse voilà de de de d'aller au-delà de la droite et la gauche d'exploser un peu les car qu de renouveler la pensée politique la pratique politique et cetera et on se retrouve dans une une république en Lambo un parlement qui ne fonctionne plus et et un et un système politique dans une situation gravissime et un pays dans une situation gravissime et au fond c'est quand même ça derrière c'est que on parle pas de de ce qui se passe dans le pays des Français de la crise économique de la crise sociale on s'intéresse à des questions de parti des questions de coalition et cetera et c'est aussi ça quand même qui qui peut paraître choquant pour beaucoup de de de français c'est de se dire mais qui comprennent plus rien à ce qui se passe d'ailleurs si tenter qu'on peut arriver à comprendre quelque chose à à ce qui se passe mais au fond on on vit quand même le la mort quasi définitive du macronisme au sens où bah ça le macronisme a commencé dans cette espèce de fausse promesse de d'alliance entre néolibéralisme et progressisme bon ça s'est avéré en fait une position de plus en plus droitière au fil des années avec une logique liberticide antiimmigration qui a fait la courte échelle à mon sens à l'extrême droite voilà donc ça c'est quand même un échec flagrant et puis voilà un système politique en Lambo donc en fait aucune solution ne sera bonne maintenant je je le redis je préfère encorep de pessimisme je préfère encore je préfère encore une solution une solution centriste même si c'est c'est c'est c'est une solution qui n'est pas la bonne du tout voilà à encore une fois une logique qui est encore plus extrême droitière mais en effet comment sort de ça bah moi je pense que la gauche doit viser 2027 V je suis désolé je vais être obligé de vous couper on a une député macroniste qui s'exprime actuellement écoutez là d'amendement on s'est dispersé ici alors qu'il faut nous concentrer bien au contraire sur les mesures essentielles majeures pour notre pays j'espère j'espère mais vous savez quand je suis arrivé pour la première fois ici à l'Assemblée nationale j'ai sentir réellement le poids de la responsabilité sur mes épaules il y a un davantage encore aujourd'hui puisqueque même si notre Constitution on la découvre tous les jours est bien fa quelque part et prévoit beaucoup beaucoup de d'outils pour permettre au pays de se doter d'un budget il n'empêche qu'on rentre néanmoins dans l'inconnu et dans un moment d'instabilité internationale européenne de fragilité économique aussi donc on a besoin je crois d'un sursaut des républicains il faut que l'ensemble des forces qui croi justement et qui portent notre République donc je mets de côté l'extrême droite et l' et l'extrême gauche puisque les choses sont claires aujourd'hui les deux extrêmes recherchent uniquement la présidentielle anticipé et à fragilisé nos institutions et la République il je pense qu'il est de notre notre responsabilité en tant que républicain des socialistes des socio-démocrates des écologistes des communistes du centre bien jusqu droiteè technique je rappelle beaucoup de monde aujourd'hui à l'Assemblée nationale Elsa Marcel qu'est-ce que vous inspire cette prise de parole de Stella Dupont j'avoue que je me suis pas beaucoup concentrée en fait mais je pense qu'on voit glob ement le contenu non mais mais mais elle appelle à la responsabilité des c'est la même chose depuis le début enfin je sais pas s'il y a besoin de beaucoup écouter c'était là du pond mais mais mais mais non mais oui enfin en fait moi encore une fois peut-être pour réagir à ce qu'on disait avant sur est-ce qu'on est pessimiste auour oui tout àheure vous disiez justement que vous éti contente bah oui non mais moi je pense pas qu'on soit enfin moi en tout cas je me sens pas pessimiste c'est-à-dire que je pense que la la chute du gouvernement est une bonne nouvelle parce qu'elle révèle une fois de plus la fragilité des classes dominantes et que je me joins aux appels à la démission d'Emmanuel Macron parce que évidemment qu'il faut le faire partir mais ce que je dis simplement c'est deux choses c'est de une qu'il faut pas s'arrêter là qu'il faut demander plus et qu'il faut en finir en fait avec ces institutions pourrissantes et et et et avec ce qui permet tout ça évidemment la constitution de la 5e République mais on peut penser au rôle du Sénat on peut penser au rôle en fait de toutes ces institutions profondément antidémocratiques qui permettent de tirer toujours plus à droite les projets de loi comme ça a été le cas notamment pour la loi immigration mais je pense aussi qu'il faut insister ici sur les possibilités de réponse par en bas et c'est pour ça que moi je suis pas pessimiste dans l'absolu de la situation parce que qu'il n'y ait pas d'alternative pour les classes dominantes qui s'imposent c'est clair net et précis et je pense que c'est pas ça dont on a besoin aujourd'hui qui est pas une solution facile pour Macron sur ça on est d'accord sur Macron et j'entends évidemment le patronat et puis plus généralement l'agenda néolibéral mais la question qu'on doit se poser maintenant c'est les les possibilités de réponse par en bas et je pense avoir déjà insister sur ça à un certain nombre de reprises mais le fait que la la macronie s'effondre c'est une bonne nouvelle le fait que Macron soit en passe de dégager c'est une bonne nouvelle moi j'ai pas de problème avec ça au contraire je pense que c'est bien que le gouvernement chute la question c'est maintenant quels sont les éléments le problème c'est que les classes dominantes et et l'ensemble du champ parlementaire si on lui laisse l'in le gouvernement va en effet chuter mais peut-être pour que il y en ait un pire qui émerge oui non mais ça ça c'est totalement possible non mais ça si on lui laisse l'initiative c'est ce qui va se passer si on laisse à Macron l'initiative de la politique parlementaire en général comme ça s'est passé pour les élection législative anticipé bien sûr que va se recomposer un gouvernement dont l'agenda ce sera de poursuivre les attaques qu'il a mis en place pendant ces quelques maigre 50 jours et la raison c'est la c'est c'est moi c'est ce que je dis c'est pourquoi est-ce que face à la à la crise politique à laquelle on assiste qui a un effondrement total pourquoi il y a pas un appel à la grève générale politique pour en finir avec ce gouvernement qui a un genou à terre et pour instaurer des mesures sociales d'urgence pour en finir avec les licenciements pour porter des mesures qui sont celles en réalité voilà de l'interdiction des licenciements de l'augmentation des salaires de la lutte contre l'inflation et d'articuler ça avec une possibilité pour enfin de revendiquer une alternative démocratique parce que et et je fini sur ça mais pour dire que moi moi encore une fois je trouve que la séparation qui existe entre la politique parlementaire qui ferait quire que donner notre avis en politique c'est voter pour des coalitions électorales et le reste se battre pour nos conditions de travail c'est quand on le fait à l'appel des syndicats une fois de manière isolée et cetera je pense que cette division elle est délétaire elle est en de ça de ce que la situation exige et en de ça des possibilités objectives puisqu'on voit qu'il y a une articulation énorme entre les possibilités de proposer une alternative démocratique et surtout de se battre aussi contre les offensives austéritaires qui sont actuellement mises en place par ce gouvernement fragile faible qui n'est pas en mesure de nous imposer ce qu'il est en train de nous imposer si on avait ne serait-ce qu'un appel à 3 jours de grève générale tout ça c'est fini quoi Monsieur palombarini en tout cas juste un instant en tout cas le vote a commencé il y a une minute j'ai un point d'accord un point de désaccord avec ça les points d'accord c'est les rôle absolument essentiel du conflit social disons comme ça parce que ce qu'il faut voir dans la dynamique française si on compare avec d'autres pays moi je connais bien l'Italie par exemple c'est s'il y a une gauche forte une gauche pas la gauche modérée de cas une gauche forte en France c'est à cause il y a euinitiative politique de Parti de gruche la France soumise et C mais qui sont nourris des des d'une série d'une très longue série des conflits sociaux si le partis socialiste été obligé de signer l'accord nupes autour d'un programme largement inspiré à laavenir en commun et en tout cas un programme de rupture et après des nouveaux ils ont fait l'accord sur les nouveaux front populaires c'est parce qu'il a eu les mouvements je coupe monsieur palon bar on va prendre en direct le châelin écoutez là c'estàdire un s'écharper sur le qui avant de se dire qu'est-ce qu'on veut faire au service des Français c'est ce que le groupe écologiste et social a posé nous voulons travailler sur la question de l'industrie et de l'interdiction des licenciements Biers suite au au PSE qui s'accumulle dans le pays nous voulons avancer sur la question de l'hôpital de l'éducation notamment en réduisant le nombre d'élèves par classe par un plan de recrutement des professeurs vous avancer sur la question de la police de proximité nous voulons arrêter les fake news en travaillant sur une loi concernant les médias je vous dis tout ça parce que je veux que nos collègues qui sont prêts à la discussion nous disent pas en nous parlant d'accord tacticien mais en nous parlant sur le fond qu'est-ce qu'ils acceptent et qu'est-ce qu'ils rejettent parce que la deuxième enseignement qu'on doit tirer c'est que une coalition qui n'est qu'une addition de d'intérêt sans ligne route clair n'est pas solide à un moment il faut que le prochain gouvernement soit solide soit cohérent et soit solidaire c'est pour ça qu'il nous faut une feuille de route écologiste et sociale et que le groupe écologiste et social la propose mais non plusis qu'on dit c'est ne rejoints pas le même scénario qu'en juillet et la dernière euh la dernière le dernier leçon que nous devons tirer de la période c'est que cela se joue à l'Assemblée nationale il faut arrêter de penser qu'un gouvernement quel qu'il soit pourra tenir s'il méprise l'Assemblée nationale si' ne nce pas les groupes entrex construire des compromis solides donc oui il faut une chose c'est un garantir d'arrêter d'utiliser le 493 et de accepter que les discussions qui forment cette feuille de route gouvernementale a lieu à partir des groupe de cette assemblée alors la fin de cyrel châtelin député ELV monsieur Slama Mathieu Slama vous venez de l'entendre est-ce que vous avez une réaction oui j'ai une réaction il y a il y a une chose qui qui m'a intéressé dans dans ce qu'elle a dit c'est au fond l'idée que peut-être que il y en a marre aussi de parler tout le temps de gouvernement et pas de Parlement et les situations dans lesquelles au fond et qui c'est c'est pas très adapté à la 5e République et une une un système politique très présidentiel où le Parlement est quand même très très cornaqué mais en fait une situation où il y a pas de majorité absolue c'est aussi l'occasion pour le Parlement de faire un peu sa loi si je puis m'exprimer ainsi d'ailleurs ça devrait être son son rôle euh dans l'absolu mais je veux dire vraiment de à travers des compromis des coalitions et cetera d'imposer une politique et de vraiment retourner à un esprit plus parlementaire dans la manière de faire la politique plutôt que d'avoir un premier ministre un président qui décide des politiques et cetera donc en fait les situations dans lesquelles il y a pas de majoritééé c'est théoriquement en tout cas l'occasion pour le Parlement de justement reprendre la main et de dire bah c'est nous qui allons décider à travers des coalitions que nous enons choisir choisir entre différents partis et cetera donc sur ce fond de discours je trouve que ce n'est pas inintéressant et que dans une situation où il y a pas de majorité absolu parce que c'est quand même ça le un peu le le le problème dans le pays politique aujourd'hui il y a pas on aimerait tous hein que ce soit le programme du NFP qui soit appliqué tel quel à 100 % mais c'est impossible dans le en tout cas aujourd'hui dans le système de rapport de force qu'on peut d'ailleurs tout à fait regretter et considérer que on est tous autour de la table à le penser que le systèmes institutionnel et aujourd'hui absolument euh comment dire n'est plus du tout adapté à l'époque donc dans ces cas-là moi je je je dis en effet que il faut que à gauche il y ait une une une position si la gauche veut espérer avoir le comment dire matigon une position qui soit dans une logique de compromis dans une logique d'alliance et cetera mais le problème de cette de cette position là aussi c'est à quel coût quoi quel est le prix de ça pour la gauche est-ce que ça veut dire de trahir des des des principes qui sont quand même fondamentaux et est-ce que ça veut dire d'accepter certaines mesures réformes noéolibéral des des réformes austéritaire est-ce que ça veut dire accepter une politique migratoire qui est injuste qui est inhumaine est-ce que ça veut dire enfin ça implique plein de choses donc la gauche est quand même très très dans une situation très compliquée aujourd'hui par rapport à tout ça parce que les compromis oui euh quand on a pas de majorité absolue on est obligé de faire des compromis mais encore une fois à quel prix à quel prix donc c'est c'est c'est ça le le la grande question qui se POS à la gauche aujourd'hui euh je n'ai pas de évidemment de réponse à ça et une dernière chose si si j'ai encore une minute c'est ce qui m'a frappé dans les dans les intervention l'intervention avant de la députée je crois macroniste voilà c'est les deux extrêmes et au fond la séquence qu'on est en train de vivre aujourd'hui acte la victoire de cette rhétorique en tout cas dans dans le dans le clan modéré mainstream on va dire comme ça de cette rhétorique des deux extrêmes avec l'extrême droite mis euh en face à avec le NFP et en particulier LFI qui est un discours qui est évidemment terrifiant parce que rien ne peut être enfin il n a aucune comparaison possible entre un mouvement progressiste si criticquable soit-il je suis le premier à le critiquer à longueur de temps et l'extrême droite mais ce qui m'inquiète c'est que cette réorique s'est installée et quand j'ai vu Michel Barnier s'adresser au rassemblement national avec un air de supplication en quelque sorte et dire au rassemblement national vous n'allez quand même pas voter un texte du NFP dans lequel figure LFI donc Michel Barnier qui dit en gros à l'extrême droite vous n'alz quand même pas voter quelque chose qui vient de la gauche c'est quand même le monde à l'envers c'est-à-dire qu'on fait de de de du NFP et en particulier de LFI la nouvelle extrême droite en fait si on réfléchit un peu dans une logique un peu politique et ça et ça ça c'est ça c'est c'est très inquiétant parce que c'est une rhétorique qui a été martelée ces dernières années et qui aujourd'hui trouve son une sorte d'acmé avec cette crise politique Michel Bernier justement parl une dernière fois au au députés de l'Assemblée nationale pour tenter une nouvelle fois de les convaincre de ne pas voter la motion de censure je vous propose à l'écouter nous sommes rendus les uns et les autres mesdames et messieurs les députés à un moment de vérité et un moment de responsabilité j'entendais tout à l'heure le Premier ministre Gabriel hatal que je remercie de sa confiance exprimer le vœux exprimer le vœux de disiez-vous moins de bruit et plus [Applaudissements] d'action c'est compliqué ici hein en tout cas moins de bruit sans doute plus d'écoute et plus de respect le respect que j'ai moi-même exprimé en vous écoutant et depuis que je suis Premier ministre avec la même constance il y a de jours j'ai donc engagé la responsabilité de mon gouvernement sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale j'ai pris Mesdames et Messieurs les déput cette décision après avoir fait preuve d'écoute de respect en effet de dialogue ce qui a conduit le gouvernement a amélioré quasiment chaque jour son texte et je reconnais qu'il n'était pas parfait que nous avons pas tout bien fait au départ améliorer ce texte sur plusieurs points important comme les retraites les allègements de charges le remboursement des médicaments et sans parler d'autres points qui se trouve je pense à la taxe sur l'électricité dans le projet de loi de finances qui vous soumis par ailleurs monsieur bon barini on vient d'écouter Michel Barni qui se dit déçu parce que selon lui il a amélioré le texte il a été au compromis le comprends pas finalement pourquoi il y a une motion de censure il a été au compromis avec les rassemblement national et comprend pas pourquoi les rassemblement national vent la censure ça ça ça on peut les comprendre mais donc pour revenir à ce qui se joue dans cette phase ça me paraît important les discours sur les extrêmes qui se rejoignent il est très ancien l'électorat macroniste va va continuer croire comme il croit depuis un moment je pense pas qu' que fait que qu' un vote censure dans lequel extrême droite et gauche votent ensemble ça change quelque chose de ce point de vue c'est il y a il y a il y a un paysage qui change c'est le paysage si vous voulez des de des dernières présidentielles du deème Tour des de dernières présidentielle dans laquelle l'alternative en France C c'était entre l'européisme macroniste progressiste au moins en 2017 beaucoup moins déjà en 2022 et l'extrême droite alors c'est c'est qu'à montré cette phase et c'est pour ça que le rassemblement national obligé aujourd'hui d'une certaine façon à voter la censure c'est que que que que c'est pas une alternative c'est c'estàdire qu'il y a une convergence très forte entre macronisme et extrême droite euh et d'ailleurs il y a des sondages que que Marine Le Pen doit regarder dans lequel on demande qui est la principale force d'opposition à Macron et au cours des derniers mois pour des raisons logiques c'est la gauche qui qui qui qui est montée hein et donc je je pense que par rapport disons à un discours médiatique parce qu'il y a le discours médiatique sur sur les extrêmes qui se rejoignent et il y avait un autre discours médiatique mais Mélanchon qui fait 19 puis 22 % c'est une sorte d'anomalie passagère parce que la réalité c'est que Mélanchon tombe il chute et cetera et cetera et que des vraies perspectives c'est soit Macron européiste soit l'extrême droite nationaliste disons c'est c'est raconté comme ça hein ce discours là vraiment il est difficile à tenir aujourd'hui hein parce que tout le monde a vu qu'il y a une convergence et tout le monde a vu moi je suis pas d'accord que nouveau front populaire est mort aujourd'hui tout le monde a vu que déjà avec un UPS et après avec les nouveau front populaire que la gauche a été capable la gauche la gauche parlementaire politique a été capable de se rassembler pour des fois autour d'un programme assez clairement en rupture avec logique néolibérale et ce qui dit aussi quelque chose sur les possibilités des compromis Macron pense et je crois qu'il a raison qu'il a qu'il y a un espace de compromis possible avec extrême droite et il pense aussi qu'il n'y a pas d'espace de compromis possible avec gauche tant que la gauche reste agrégée autour d'un programme des ruptur c'est assez CLA je veux dire entre la continuité néolibérale et la rupture avec le néolibéralisme et o où l'espace des compromis hein c'est de directions opposées donc entre des directions opposées c'est difficile de trouver une voie intermédiaire et et et bon maintenant je répète il y a des coups tactiques que Maon pe jouer pour notamment pour engendrer une crise au Parti socialiste pour isoler fort à l'intérêt du Parti socialiste pour que la composante qui va rompre avec un nouveau fond populairire prenne encore plus d'effce que il en a déjà beaucoup et cetera il a des coup TTI qui peut jouer comme ça mais ce qui apparaît dans cette crise c'est que je je ne parle pas des Macron macronpinisme je sais pas il a un terme comme ça je crois que c'est to non je suis pas sûr moi je parle pas de ça parce que c'est c'est pas encore la même chose mais on voit très bien une convergence entre ces de blocs là et on voit très bien que l'extrême droite est très éloignée de la gauche je veux dire à part quel quelques électeurs de Macron qui dit qui pensent vraiment que extrêmes se rejoignent tous ceux qui suivent un minimum savent très bien qu'il y a une distance énorme entre extrême droite et à gauche tout le monde voit très bien que quand il faut chercher un allié entre extrême droite à gauche Macron regarde ver extrme droite Elsa mercel je vous interroge une dernière fois avant que vous quittiez ce plateau ce ce gette cette motion de de censure quell conséquen aura-t-elle sur les Français je pense que ça rejoint ce qu'on discute un peu à mon avis le scénario il est encore un peu incertain on le disait mais je pense qu'il y a que des options fragiles et faibles du point de vue des classes dominantes et beaucoup de scénarios de crise en perspective parce que il y a effectivement une contradiction de plus en plus aigu entre les les la direction macroniste et ce gouvernement hybride et en réalité le niveau de contestation qui existe dans la la population euh donc quelle conséquen elle aura moi c'est ce que je continue à dire c'est que ça dépend de comment est-ce qu'on y répond et que si on laisse l'initiative à Macron et si on lui laisse le temps de se recomposer d'ailleurs c'est même ce qui s'est passé vous l'évoquez en disant le temps qu'il a pris pour nommer un ministre c'est une capacité de de recomposition et d'organisation de la transition qui est énorme enfin moi je pense que la réalité c'est que il y a il y a mieux que des coalitions parlementaire à offrir aux Français enfin voilà aux gens qui habitent en France entre guillemets mais mais de manière générale que moi je pense que c'est aussi une une c'est aussi des brèches c'est aussi des possibilités parce que avoir un gouvernement aussi affaibli enfin faut se rendre compte du décalage entre son niveau d'offensive et la base sociale qu'il a et la marge de manœuvre réelle et ça c'est aussi des possibilités donc moi je pense que les différents que que à la fois il faut avoir un plan de d'urgence en fait déterminé pour mettre un terme à l'hémorragie sociale qui est en train de se produire parce qu'on est quand même avec un gouvernement avec des cassbariants qui ose mener des offensives de cette violence alors que voilà ils sont dans dans dans la posture dans laquelle ils sont enfin je veux dire c'est aussi un en potentiel c'est un niveau de déconnexion délirant mais que la réalité c'est qu'ils font un plan de bataille mené par voilà des des organisations syndicales politique et cetera qu' on la détermination d'aller au bout très rapidement je voudrais vous entendre justement monsieur Slama sur ça vous êtes d'accord il faut le mouvement populaire c'est la seule solution aujourd'hui très rapidement avant qu'i non je trouve que c'est fondamental parce qu'au fond depuis la réforme de retraite on n pas eu de grands mouvements socials en France et quand je dis grand c'est plusieurs millions de personnes dans la rue or là dans la crise politique dans laquelle on est la crise démocratique la crise économique et la crise sociale c'est c'est normalement c'est vrai que rationnellement on se dit mais il y a tellement de colère dans le pays que ce devrait être le moment où justement une pression se fait dans la rue pour obliger Emmanuel Macron à à à vraiment écouter la population et c'est généralement dans ces moments-là que d'ailleurs ce type de d'événements se produisent parce que les gilets jaunes quand même ont eu lieu après une taxe quand même une taxe écologique donc donc quel est donc la question c'est quel est l'étincel et là où Elsa je je suis un peu plus circonspect mais j'espère que peut-être que l'avenir me donnera l'avenir très court me mod Rator mais on voit pas ça dans le pays on voit pas de alors est-ce que c'est parce qu'il y a du découragement est-ce que les gens se disent de toute manière qu' on va manifester pour la réforme de retraite ça passe quand même à coup de 493 d'autres qui se disent bon de toute manière c'est un tel cirque politique on comprend plus rien donc ça peut décourager moi je ne sais pas est-ce qu'en effet comme comme tu avais l'air de le dire comme tu disais d'ailleurs les syndicats sont pas au niveau sont pas à la hauteur sont dans une logique de de de presque de marchandage avec les gouvernements successif qui font que ils ne veulent pas appeler à un mouvement très profond et et et global dans la société parce que c'est vrai que c'est pas que seulement les fonctionnaires qui sont attaqués par le gouvernement c'est tout un tas de de de de de de enfin de segments du travail et même hors travail parce que les chômeurs on on parle toujours des travailleurs mais on parle pas des chômeurs qui sont dont les droits sont réduits chaque année continuellement et cetera donc il y a de quoi être en colère il y a il y a beaucoup de mécontents il y a beaucoup plus de perdants dans le système actuel que de gagnant et malgré ça ça prend pas donc moi ma seule interrogation voilà ma seule interrogation c'est vraiment une phrase après en une phrase bah moi moi je suis pas tellement d'accord parce que le problème c'est déjà je pense que la colère elle existe enfin elle est incontestable encore une fois il y a une greffe de main qui est appelée comme ça pas comme s'il y avait beaucoup de préparation et pas comme cétait la date du siècle non plus il y a 65 % de géiste c'est énorme je veux dire dans l'éducation nationale il y a une colère considérable et c'est vrai dans tout un tas de secteurs après le problème c'est que si effectivement si on propose pas de perspective aux gens s'il y a pas de plan de bataille non seulement conséquent mais en plus avec des perspectives politiques plus importantes par exemple on discute des gilets jaunes les gilets jaunes ce qui a fait la force de ce mouvement c'est non seulement la M la radicalité mais c'est aussi le contenu c'est-à-dire que c'est partie effectivement de une histoire de taxe et au final on était en train de discuter de Rick on était en train discuter de Macron desmission c'était des gens qui pensaient pour un certain nombre qu'ils allaient faire la révolution quand il disaient on va à l'Élysée c'est parce que dans leur tête enfin vraiment c'était la destitution du monarque donc il y avait une question qui commençait à poser évidemment de manière balbuciante initiale et cetera mais des questions de pouvoir de transformation sociale et là c'est évidemment ça dont il faut discuter parce que le problème c'est que si les organisations syndicales leur objectif c'est de profiter de la crise politique et de l'affaiblissement du gouvernement pour imposer un retour à la table des négociations réimposer le dialogue social le marchandage par-ci par là évidemment qu'on va dans le mur et quand on entend Marie Lise Léon dire moi je me préoccupe pas de ça je suis syndicaliste mais c'est criminel dans la période donc pour moi la colère elle existe maintenant la question c'est de l'organiser de lui donner des perspectives et de proposer une alternative qui soit sociale mais aussi démocratique et politique Elsa Marcel merci beaucoup je rappelle que vous êtes avocate merci d'avoir répondu à nos questions exvecell vous bonne soirée monsieur panonarini comme le disait Mathieu Slama Elsa Marcel il faudrait qu'aujourd'hui que ça viennent par le bas par un mouvement populaire c'est la seule solution aujourd'hui qui s'offre à nous alors c'est c'est c'est point sur lequel j'étais pas pas totalement ENF c'est pas la solution il y aura pas une solution par qui qui vient d'un mouvement social en même temps j'étais en train de dire tout à l'heure que que que les mouvements socials euh les mouvements sociaux qui ont euu en France depuis très longtemps ok il y en a eu une longue série ça part de la grève contre les mouvements Jup en 1995 et et en gros ça a jamais arrêté tous les de 3 ans il y a un gros mouvement social en France euh un autre une autre forme d'expression d'un mécontentement très fort on l'a eu en 2005 avec référendum il y a eu une série d'épisodes hein très fort il y a eu toutes les manifes contre et compris à l'époque d'Hollande ça ça ça contribuait très largement ça ça presque déterminait la l'impossibilité pour Hollande de se représenter euh il y a eu les gilets jaunes il a eu série de manifes contre les retraite le problème c'est que euh alors ça est parti je peux pas en discuter avec elle mais pour fort qu'il soit le mouvement social il est essentiel il est vraiment essentiel parce que c'est l'oxygène de la gauche ce que que j'appelle la gauche derupture pour la gauche de gauche hein qui ne peut pas respirer s'il y a pas un mouvement social d'empleur qui pas pas pas qui la soutient les gilets jaunes ne souti ne sououtenit pas la gauche politique les mouvements des retraite c'est un mouvement très composite mais c'est c'est c'est l'eau dans laquelle la gauche peut nager bon à même temps ce qu'on c'est qu'on constate bah ce qu'on constate c'est que il y a pas eu des solutions à la crise duolandisme par les mouvements contre la comie il n'y a pas eu des solutions à à la crise engendrée par maronisme qui est venu des gilets jaunes il a pas eu des solutions à la crise du macronisme qui est venu par les mouvement des retraites et c'est pour ça que le mouvement on sort d'une crise politique avec une solution politique bon qui peut être une révolution bon à la limite hein si on croit à la révolution mais c'est c'est c'est une solution politique hein c'est pas une solution sociale autant les mouvements sociaux sont essentiels pour envisager une sortie de la crise qui ne pas ne soit pas une sortie autoritaire identitaire d'extrême droite si on veut qu'une sortie par à gauche soit possible il faut du mouvement social puissant mais les mouvements socials en tant que tel ça peut pas être une solution une crise politique voil monsieur Slama oui c'est pas une solution c'est c'estut solu non mais il y a il y a un vrai sujet qui est la manière dont les mouvements d'abord de contestation se forment et et la trajectoire qui prennent si on prend par exemple les gilets jaunes moi j'ai rétrospectivement j'ai quand même un regard assez critique sur ce sur ce mouvement il y a eu des des choses très intéressantes mais il y a aussi une dérive populiste il y a eu aussi euh l'extrême droite qui a réussi à beaucoup infiltré ce mouvement là il y a eu des positions pourquoi vous dites rétrospectivement vous avez pris du recul oui voilà avec le recul sur ce mouvement voilà exactement avec du recul sur ce mouvement on voit quand même qu'il y a une certaine dérive populiste et qu'au fond euh on a l'impression que dans ce pays certains mouvements de colère profitent plus plus à l'extrême droite qu'à la gauche et se font ça quand même le grand le grand le grand la grande interrogation aujourd'hui c'est par exemple bon alors il y a là en ce moment il y a le mouvement des agriculteurs qui est quand même très très à droite c'est un mouvement de colère mais bon alors les agriculteurs une partie des agriculteurs pas tous évidemment une partie des agriculteurs sont plutôt historiquement de droite voilà mais donc il y a des mouvants de colère aussi qui profite à l'extrême droite et l'extrême droite le sait le rassemblement national le sait ils savent que plus la colère monte dans le pays plus potentiellement c'est eux qui en recueillent les fruits et c'est quand même ce qui se passe de depuis des années c'est ce qui se passe la colère sociale globalement a plus profité au rassemblement national qu'à la gauche je dis bien que jusqu'à présent c'est ce qui s'est passé plutôt dans en tout cas dans la montée de l'extrême droite qu'on observe parce que voilà rappelons quand même que le rassembl nationale a fait 34 % au derniers législative au premier tour c'est quand même un score inimaginable quand on on revient 10 années en arrière quand même donc c'est pourquoi aujourd'hui cette colur sociale profite justement au RN et pas la gauche pourquoi al c'est c'est la grande interrogation moi je pense que il y a il y a il y a une un sujet qui est central qui est au fond que un certain nombre de médias je pense notamment à ces news certaines personnalités d'extrême droite ou de droite très dur et cetera ont installé dans le pays l'idée que la misère sociale la crise sociale c'était la faute de l'immigration c'était la faute des étrangers et c'est un discours qui a qui a qui a beaucoup pris avec la question de des emplois de de et aussi la question d'ailleurs de de de de la mondialisation parce que il y a aussi l'extrême droite pousse aussi un discours très antiondialisation euh un discours très antibre échangiste qui est qui s'inscrit aussi dans une logique xénophobe et ce que je dis c'est qu'au fond euh euh il y a ce sujet de la manière dont les sujets sociaux ont été kidnappés par l'extrême droite pour taper sur les immigrés et pour faire finalement des immigrés des étrangers au sens large les bouqu émissaires de tout ça et ce discours là a fonctionné il a fonctionné euh euh grâce je le redis à des chaînes comme c'est news à des discours qui se sont banalisés on va pas refaire tout le film on on en parle beaucoup ici euh et euh évidemment il y a eu une sorte de coup d'arrêt là avec le nouveau front populaire et une sorte de de front républicain qui a montré encore qu'il pouvait fonctionner et euh et aussi euh comment dire une extrême droite qui a qui a qui a montré aussi toutes ses limites avec des candidats euh particulièrement incompétents et cetera et cetera mais le problème c'est que l'extrême droitisation du pays se poursuit quand même les discours déshumanisants envers les exilés les discours ultra sécuritaires les discours amalgamement insécurité immigration et cetera sont des discours qui ont comment dire se ont contaminé quoi le les les les débats politiques et le pays entier et et et c'est ça le tout le sujet c'est comment la gauche peut lutter contre ça et il y a la logique un peu à la François Ruffin qui considère qu'on doit la gauche doit faire des concessions sur certains sujets moi je pense que c'est une erreur totale parce que dès qu'on fait des concessions à à la droite dure et l'extrême droite on donne toujours le point à l'extrême droite et puis il y a l'autre option qui est de tenir une ligne forte à gauche sans compromis sur les questions d'immigration sur les question de liberté publique sur les questions de démocratie sur tout un tas de sujets sur les questions progressistes évidemment et et ça c'est un vrai sujet que doivent se poser la gauche parce que il y a une partie de la gauche qui est quand même tenté de se dire bah le le rassembl national pose un certain nombre de bonnes questions ce qui est faux le rassembl national pose des mauvaises questions et apporte des réponses encore pi alors et puis il y a cette mise en garde des macronistes contre des turbulences graves sur les marchés financiers Stéphano Paul Marini vous êtes économiste je m'adresse à à vous hein est-ce que c'est juste pour faire peur aux Français une motion de oui allez-y je pe juste réagir parce que jeis je suis pas d'accord oui il y a une partie du discours avec lequel je suis d'accord c'est-à-dire que désaccord c'est sur mouvement les mouvements sociaux qui nourrissent l'extrême droite ça je suis pas du tout d'accord alors la souffrance sociale engendrée par les politiques néolibéral concrète politique ne libérale je sais pour ceux qui écoutent ça par les politique sur Hôpital par politique sur école la politique sur les retraite la politique suruniversité la politique sur les transports et cetera et cetera s gendre de la souffrance sociale et les débouchés disons naturel entre guillemets de cette colère sociale c'est l'extrême droite parce que qu'est-ce que fait l'extrême droite d'une certaine façon dit ben oui c'est comme ça on y peut rien on peut pas modifier radicalement les politiques sur l'hôpital sur l'école sur l'université sur les transports sur les RET et C on peut pas faire vraiment autre chose ce qu'on peut faire c'est protéger une partie de la population celle catholique française des souches blanches et c'est la segmentation notamment des classes populaires mais en général de la population et donc et donc voyez si si si les discours néolibéral qui dit toutes ces réformes toutes ces politiques sont inéuctables parce que sinon c'est la faillite de l'État parce que sinon on s'est fait bouffer par les concurrents internationaux et cetera ces discours les politiques sont inéutables l'extrême droite n'a pas besoin de les contrer au contraire il est valide et donc d'une certaine façon naturellement la souffrance sociale engendrée par ces politiques alimente l'extrême droite c'est qui est le cas pasement en France c'est le cas quasiment dans tous les pays européens et aux États-Unis he avec qui est revenu au pouvoir c'est c'est ce type de dynamique donc la gauche peut exister et c'est un ça que les mouvements socials sur les retraites les mouvements des gilets jaunes avec toutes les limites des gilets jaunes les mouvements contre le travail les mouvement des main sur l'école et cetera qui disent sur ces politiques là on peut faire différemment hein et si un discours de ce type met dans la rue ou met en grève des millions de personnes voyez le caractère inéctable des politiques néolibérales est au moins remis en doute et ça ouvre un espace pour la gauche c'est pour ça que que les voyez c'est c'est les mouvement social c'est ça contre cette espèce de de dynamique naturel qui fait qu'il y a de plus en plus de mécontents mais qui ne voit rien d'autre comme possible et donc il vont finir extrme droit un mouvement social est-ce que vous y croyz un mouvement social avant la fin de je crois que c'est une condition pour qu' la gauche puisse exister pour que la gauche puisse avoir une persec vous y croyez vous Mathieu Salama mouvement social avant la fin de l'année avant les périodes de fa en fait il y aura un mouvement social mais la question c'est son ampleur encore une fois il y aura une grève demain qui va être apparemment très importante dans la fonction publique euh on est dans une situation de crise où on voit bien aujourd'hui les conséquences très concrètes des politiques néolibérales qui ont été menées l'hôpital est dans un état alors c'est vrai que c'est c'est un discours qui revient depuis longtemps mais là on voit vraiment devant nous des des des des serv d'urgence qui ne peuvent pas accueillir de gens un mécontentement absolu d'à peu près tout le monde on voit dans l'éducation national pareil ça ça ça s'effondre de de de partout on voit donc dans un certain nombre de domaines les effets concrets des politiques de casse sociale des politiques de baisse des cûts des politiques managériales qui ont été menées donc aujourd'hui ça se voit ça se voit et en plus en plus de ça il y a une crise politique et donc les gens se disent bah non seulement on on on nous arrache à notre dignité mais en plus le le le il y a même plus de gouvernement il y a plus de il y a plus rien donc ça ça pourrait concentrer toutes les colères et puis surtout il y a quand même une logique de de de qui qui qui s'est installé au fond c'est que il est inunuctable qu'on perde des droits au fond c'est un peu ça le néolibéralistme c'est de dire pour s'adapter à la concurrence internationale pour s'adapter à au capitalisme qui s'installe dans sa configuration moderne et cetera et cetera on est obligé de perdre des droits donc on on perd des droits sociaux on perd des droits de très concrets je veux dire très concrètement toutes les lois toutes les réformes qui ont été passées ces dernières décennies c'est des lois qui ont fait qui nous ont fait perdre des droits très concrètement la dernière dat les retraites c'est nous faire perdre concrètement des droits et pousser des gens à travailler dans des conditions de plus en plus difficiles à un âge avancé donc c'est ça au fond la logique néolibéral c'est on perd des droits et on perd des droits non seulement du point de vue économique et social mais aussi du point de vue des droits humains parce que les migré les étrangers ont de moins en moins de droit euh euh les frontières sont de plus en plus contrôler les les droits les enfin les droits humains baissent il y a des lois sécuritaires qui sont qui sont mis en place qui font aussi baisser les droits euh aujourd'hui manifester devient de plus en plus difficile il y a eu on se rappelle quand même de de la répression euh des manifestations contre la réforme des retraites euh ça ça a été quand même quelque chose d'assez spectaculaire et d'ici bien qu'il y a les sondages qui ont monttré que une majorité de Français avaiit peur d'aller manifester donc il y a ça aussi ce ce contexte là qui est important et par exemple je pense aussi aux manifestations c'est un autre sujet mais les manifestations pro palestines ont été à un moment donné interdites de manière systématique voilà ça a été retoqué d'ailleurs par le Conseil d'État mais c'est quand même une position que le gouvernement a pris donc on perd des droits de manière générale et c'est ça la logique du néolibéralisme et face à ça il y a l'extrême droite en effet qui dit le problème c'est les les immigrés et c'est en tapant sur les immigrés que ça va aller un peu moins moins mal pour vous et la gauche qui dit bah non on peut être dans un système où on regagne des droits où on gagne des droits et en effet bah les gens qui ont beaucoup d'argent bah ils devront accepter de gagner un peu moins d'argent et c'est cette logique là qui en fait très simple c'est une logique progressiste de on peut avoir plus de droit on pourut vivre mieux et cetera qui doit s'imposer aujourd'hui dans dans dans dans le pays dans le débat public et pour l'instant ce n'est pas encore totalement le cas ce c'est même pas on y est pas du tout encore donc c'est aussi quand même une bataille intellectuelle politique et cetera mener pour convaincre que jamais on ne gagne des droits en sacrifiant des des des êtres humains que sont les les immigrés et cetera alors je vais revenir sur quelque chose don dont je parlais tout à l'heure cette mise en garde des macronistes contre des turbulences graves sur les marchés financiers est-ce que selon vous c'est un scénario probable ou est-ce que c'est juste une menace qui est censé nous faire peur alors ils exagèrent beaucoup trop la menace mant il y a de choses à dire que c'est effectivement marchés financiers disons comme ça c'est-à-dire ce qui investissent de l'argent en espérant en gagner un retour et il n'aime pas trop alors je vous coupe encore une fois décidément j'aurais pas j'aurais pas ma réponse sur cette question ben la motion de censure a été adopté nous n'avons pas encore les chiffres exacts mais en tout cas c'est été adopté Michel Barni ne sera donc plus Premier ministre mais je le rappelle hein la Constitution n'impose pas à Emmanuel Macron un délai spécifique pour le remplacer donc pour l'instant on ne sait pas qui sera le nouveau Premier ministre Michel Barnier en tout cas ne l'est plus monsieur palon barini maintenant qu'on le sait vraiment une réaction vous saviez déjà de toute façon surprise alors apparemment on me dit que Emmanuel Macron a dit qu'il allait nommer quelqu'un d'ici 24 heur ouais ça il avait déjà dit dans la journée après est-ce que c'est pas parce queussi y a Donald Trump qui va arriver samedi en France est-ce queil a être pas envie d'êre de de mais voilà ça ça me permet de faire un peu les lien avec les marchés financiers voilà c'est-à-dire que si alors Macron j'ai lui aussi qu'il a dit qu'il a déjà un nom en tête pourquoi est-ce que c'est vrai j'en sais rien mais si c'est vrai pourquoi il a déjà un nom en tête parce qu'il anticipé la crise parce qu'il était pas vraiment pas difficile à prévoir hein et les marchés financiers il n'attendent pas de regarder les les résultats du vote de ce soir avant de mettre dans dans leur prévision lesff qui qui qui a une grosse chance d'avoir une crise politique en France donc une partie de ces effets catastrophiques li qui seront pas catastrophiques lié à l'instabilité ils ont déjà été intégrés par les marchés financiers hein qui parce que c'est pas une crise qui éclate comme dans la surprise générale on attendait des années d' stabilité après législative tout le monde tout le monde savait qu'on r alors excusez-moi je vous coupe le FL 331 voil la majorité requise estant atteinte la première motion de est ad il n'y a pas lieu de mettre au vo la seconde motion les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 sont donc considérés comme rejetés en raison de l'adoption de la motion de censure et conformément à l'article 50 de la Constitution le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement les travaux de l'Assemblée nationale sont ajourné la séance est levée dis sur bar ministre un premier ministre avec une durée de vie aussi courte plus depis plus demèle pr qui Fa depis 19 très [Musique] rid trous dans les finances publiques c'est les Mair ministre économie et Macron qui ont provoqué avec leur politique des cadeaux fiscaux grandes entreprises ok qui devait se traduire dans du travail des revenus et donc des recettes ça pas été le cas du tout ça a ouvert un énorme trou dans les finances publiques qui qui fait que les taux d'intérêt français sont déjà remontés dire au marché financier on continue pareil c'est pas ça qui va rassurer voilà Monsieur slamin un dernier mot vraiment do l' non ben je je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit et ben on a hâte de voir dans 24 heures ce que ce voilà ce qui ce qui ce qui va être décidé par notre monarque présidentiel monsieur Slama merci d'avoir été avec nous je rappelle que vous êtes essayiste Merci d'avoir répondu à questions monsieur Palom barini vous êtes enseignant économiste merci d'avoir répondu à nos questions je rappelle l'info du jour une info très très importante Michel Barnier ne sera plus Premier ministre la motion de censure a été adopté Emmanuel Macron l'a dit il nommera un nouveau Premier ministre d'ici à 24h merci merci d'avoir suivi cette émission merci d'avoir regardé cette édition du début à la fin on reviendra de toute façon sur cette démission de Michel Barnier dès demain alors dites-nous ce que vous avez pensé en commentaire de cette mission si vous nous regardez sur Youtube et via email si vous nous regardez à la télé nous sommes début décembre je le rappelle et les médiia engagé sa campagne de don de fin d'année nous avons déjà recueilli un peu plus de 48000 € grâce à vous mais ce n'est malheureusement pas suffisant pour continuer de faire vivre votre média rendez-vous sur leeméiatv.fr à très vite excellente soirée avec nous [Musique]

BARNIER CENSURÉ, LE GOUVERNEMENT TOMBE ! — Michel Barnier · Pourquijevote