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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 avril 2023 25 min

Retraites : "Emmanuel Macron a abimé la démocratie représentative, voulu enjamber le Parlement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Maxence de nous accompagner pendant cette première demi-heure élu des Pyrénées-Atlantiques vous êtes membre du groupe les républicains auteurs d'une proposition de loi sur l'école qui a donc été votée au cœur de la nuit on va bien sûr longuement en parler mais d'abord un mot sur la réforme des retraites et on l'a vu Emmanuel Macron qui est donc en visite d'État de 2 jours au Pays-Bas et qui a été rattrapé par cette réforme des retraites son discours sur l'Europe a été brièvement interrompu par des manifestants est-ce que c'est la preuve que son quinquennat est bloquée par sa réforme grande difficulté et il est à l'origine de cette difficulté je l'entendais finalement se replier sur nos institutions pour dire cela il a raison que le processus est tout à fait constitutionnel et démocratique mais enfin il a tellement abîmé la démocratie représentative en particulier il a tellement voulu enjamber le Parlement il a tellement voulu hyper présidentialisé au-delà du raisonnable le fonctionnement de nos institutions il a tellement abaissé la fonction de Premier ministre il a tellement méprisé intermédiaire qui est aujourd'hui dans cette situation alors que sur la France est une démocratie les agissements de quelques personnes qui ont une vision totalement déformée de la situation ne sont pas respectables en revanche le président de la République doit sortir de la crise sauf qu'il s'est il a abandonné un certain nombre des armes en particulier par exemple le changement de gouvernement de Premier ministre qui était une arme traditionnelle du prenant la République rebondir il aurait peut-être dû le faire je n'en sais rien mais il a tellement réduit la fonction de Premier ministre il a tellement dit qu'il était l'alpha et l'oméga de tout il a tellement concentré les pouvoirs de décision sur sa personne et à l'Élysée que le changement de Premier ministre aujourd'hui n'est pas cette arme que le général de Gaulle et Michel Debré avait donné au président de la République pour avoir un nouveau temps un nouveau rebond dans son mandat donc nous sommes vous savez je crois que dimanche c'était la anniversaire de la première année de du premier tour de présidentielle il semblerait presque qu'il y a une éternité qui Emmanuel Macron est élu tellement il est aujourd'hui usé alors que son continent à peine commence il peut en sortir maintenant est-ce qu'il doit faire un geste en direction du Parlement en direction des syndicats lequel il devrait faire un geste à travers l'ensemble des corps intermédiaires il devrait voyez on entendait dans le reportage parlé de la convention citoyenne c'était une manière une autre d'enjambée le Parlement et après il était les citoyens si convoqués lui renvoie la figure parce qu'il ne les suit pas la démocratie représentative et parlementaire c'est très différent je crains que le Président de la République avec tout le respect que je lui dois n'a pas tout à fait les ressorts pour être le chef d'État dans le contexte actuel qui nécessiterait un effet beaucoup de discussions avec les groupes parlementaires nous avons une république qui est un petit peu l'anti Chirac au projet beaucoup à Jacques Chirac parfois certains immobilisent parce qu'il était très attentif du corps social [Musique] bonjour Yann bonjour monsieur sénateur et Steve le Sénat donc adopté cette nuit la proposition de Mad Max Brisson pour réformer notre école c'est encore une réforme difficile effectivement de comptabiliser le nombre de réformes lancer ses 50 dernières années en la matière tenait pas plus tard qu'au mois de décembre ministre de l'éducation nationale appelée à une nouvelle refonte de notre école c'était dans une tribune publiée dans le monde beaucoup de chantiers de ces dernières décennies tentes de répondre à la question suivante comment stopper la crise une crise qui s'illustre notamment par les difficultés de recrutement d'enseignants mais aussi par le niveau des élèves un exemple Oriane constitue souvent ce sont les mathématiques une enquête récente réalisée auprès d'enfants de CM1 et de quatrième dans une soixantaine de pays montrent que la France se classe bonne dernière bonne dernière dans les pays de l'Union européenne elle est avant dernière dans les pays de l'OCDE alors que faire que faire Max Brisson c'est tout l'objet de votre proposition de loi la solution selon vous tient en quelques mots plus d'autonomie il faut donner plus de liberté aux écoles au directeur et aux professeurs vous proposez donc proposer donc plusieurs choses et tout d'abord la mise en place d'une expérimentation les établissements scolaires qui se portent volontaires pourront signer un contrat avec le rectorat et les collectivités afin de déterminer eux-mêmes comment ils souhaitent s'organiser plusieurs domaines sont concernés par cette autonomie le recrutement des élèves ou encore l'organisation pédagogique c'est une rupture par rapport à l'école telle qu'elle existe aujourd'hui et les communistes ils sont opposés écouter notre propos qui ont consiste de fait à créer une forme de séparatisme alors qu'il faudrait renforcer l'école de la République d'un service public national motivé par une obligation de moyens à louer par l'État nous basculons nous basculerions vers une myriade d'école sur le modèle des écoles privées soumises à des objectifs particuliers qui conditionneraient programme moyen horaires et recrutement des enseignants et si cette proposition doit propose d'autres mesures pour réformer l'école et notamment un renforcement du principe de laïcité vous demandez Max Brisson à détendre la loi de 2004 sur les signes ostensibles accompagnateurs de sortie scolaires le Sénat avait déjà adopté un amendement en ce sens au moment de l'examen de la loi séparatisme vous revenez à la charge et souhaitez interdire par exemple le port du voile aux accompagnatrices de sortie scolaires autre grande mesure qui constituent vraiment un marqueur à un de droite le port de l'uniforme à l'école vous souhaitez imp oser que vous souhaitez imposer afin de renforcer l'égalité et le respect entre les élèves à ces deux mesures le gouvernement dit non on va l'écouter tous les gouvernements se sont opposés à cette disposition les parents accompagnateurs ne sont pas soumis aux principes de neutralité mais sont bien évidemment interdits de tout prosélytisme sur l'uniforme le gouvernement est opposé à une obligation nationale qui ne règle ni le sujet du harcèlement ni les différences sociales et encore moins les atteintes à la laïcité le gouvernement dit non mais le Sénat a quand même adopté le renforcement du principe de laïcité pour les accompagnateurs de sortie scolaires au final votre proposition loi a bien été adoptée par le Sénat 200 voix pour 118 contre le gouvernement je le disais tout à l'heure et contre l'expérimentation que vous proposez en matière d'autonomie des écoles vous avez échoué à convaincre je pense pas avoir échoué puisque le Sénat a une large majorité approuvé mon texte oui parce que le gouvernement est dans le trois fils de ce qu'il fait depuis 5 ans et finalement deux trois fils qui a été fait majoritaire après majorité on est dans la situation suivante on met de plus en plus d'argent dans l'école la nation fait un grand effort plus 21 % sur le quinquennat précédent puissent 11% sur le quinquennat de François Hollande depuis plus d'argent et comme vous l'avez dit des résultats qui ne cessent de se dégrader on injecte des fonds et il faut le faire mais parallèlement on accepte de manière passive la dégradation des résultats de notre école pourquoi parce que toutes les réformes ont été réformes pilotées par le haut en aucun moment on a renversé lors de facteurs ce que propose ce texte c'est de partir des établissements il y a pas une école il y a pas un collège il y a pas un lycée qui ne se ressemblent nos territoires sont différents les besoins éducatifs sont extrêmement différents il est grand temps d'entrer dans une logique d'adaptation de l'école aux besoins éducatif des territoires on va me dire comme elle a fait madame Bruller avec un sens de la nuance qui lui appartient qui n'appartient qu'à elle on pourra me dire tout cela va créer des inégalités de la sérigation on s'éloigne du principe de l'école de la République mais en fait dans les faits on était éloigné noté quoi l'unitaire produit plus d'inégalités produit plus d'échec scolaire pour les classes les enfants des classes les plus défavorisés que les systèmes européens autour de nous au nom de l'égalité on a un système installé qui produit beaucoup d'inégalités et beaucoup des chaises scolaires donc ce que je propose c'est faire confiance aux équipes c'est de rompre avec la pratique actuelle celle du gouvernement précédent dont Monsieur Papin diad il est dans le prolongement de ses prédécesseurs sauf qu'il est aussi dans le prolongement de l'échec et si on faisait confiance aux équipes pédagogiques alors vous savez on commencerait gentiment sur la base d'une expérimentation sur la base du volontaga moi je suis sûr qu'il y a des équipes pédagogiques sur leur laisser de la liberté qui ont plein d'idées mais pour l'instant on a une liberté pilotée par le haut extrêmement dirigé la liberté de construire un projet d'établissement par exemple ça existe dans les têtes texte depuis les années 70 mais ça se traduit par quoi par une multitude de circulaire d'injonctions de vademicônes où on dit aux établissements vous ferez votre projet autonome comme ça comme ça et comme ça vous appliquerez telle mesure telle mesure telle mesure il y a qu'en France qu'on invente l'autonomie décider à Paris et on continue avec le gouvernement moi je suis sûr que le Président de la République sur le sujet est très ouvert l'autonomie mais vous avez eu des retours de Président je l'écoute en ses discours je l'ai écouté à Marseille il parle d'autonomie à son tour mais le fond pédagogique qu'il a mis en oeuvre avec le ministre pas Ndiaye c'est un Fond national décidé par le vous ferez de l'autonomie comme je le décide ça c'est très français sont très Jacobins moi je suis profondément Girondelle et je me dis et si on faisait le contraire c'est-à-dire si on faisait la réforme par la base par les établissements ça a été créé par exemple un exemple qui était choisi c'est une méthode qui a été choisie par un premier ministre britannique dans les années 90 pas Margaret Thatcher c'était le socialiste Tony Blair le social démocratique qui a rénové le système public d'éducation parce qu'il appelait les charterschool c'est les écoles sous contrat liberté dans le cas d'un contrat et évaluation on expérimente 10 % des établissements par académiques 20% des élèves voyez que je suis prudent j'y vais doucement parce que je connais la tradition très jacobine dont le système éducatif sur les accompagnatrices scolaires c'est la quatrième fois que le Sénat revient la charge en 4 ans il y a vraiment urgence à légiférer selon vous il y a urgence à rappeler le cadre tristique de la laïcité à l'école un rapport à laïcité historiquement différent des autres services publics tout simplement parce que notre république laïque et notre école publique laïque sont construites en même temps ce sont des constructions politiques parallèles et qui se et la République en grande partie s'est construite à l'école alors moi j'observe une chose c'est qu'il y a une exigence de laïcité à l'école plus forte Kaya c'est le seul service public contrairement à ce qu'a dit le ministres hier soir ou la neutralité est exigée des usagers que sont les élèves à l'école publique un élève ne peut pas manifester son appartenance depuis longtemps à l'école une exigence supplémentaire de laïcité parmi par rapport à tous les autres services publics alors après les accompagnatrices une sortie pédagogique si ce n'est pas la classe c'est n'a pas une raison pédagogique elle a pas de raison d'être une sortie pédagogique c'est la classe hors des murs et dans la classe qu'elle soit dans les murs hors des murs nous estimons avec constance on est de le rappeler nous estimons que dans la classe la neutralité doit s'imposer c'est qu'on a pas imposé à l'école publique aux enfants la moins affirmation qu'elle soit religieuse philosophique ou politique je dis bien dans la classe cela veut dire clairement qu'une maman ou un papa lorsqu'il vient payer les droits de cantine ou lorsqu'il y a assisté à la fête de l'école il peut très bien manifester son appartenance religieuse parce que ce n'est pas la classe mais la classe est un sanctuaire et la sortie pédagogique c'est une classe ou alors elle a pas de raison d'être quand visite au musée qu'on va visite un espace naturel sensible on est en sortie pédagogique et la pédagogie c'est la classe et la classe c'est la neutralité et vous savez pas depuis aujourd'hui depuis Jules Ferry l'obligation vous souhaitez aussi que certains territoires ruraux bénéficie de moyens particuliers la première ministre a fait des annonces il y a quelques jours elle était en déplacement sur le sujet notamment sur les fermetures de classe avec un objectif de visibilité à 3 ans pour les mères c'est une bonne chose oui bien sûr il y a deux trois éléments dans le texte que nous avons voté je me réjouis de ce vote cette nuit dans lequel le gouvernement a montré de l'écoute il y a la formation des professeurs du premier degré la reconquête et savoir fondamentaux le lire écrire compter il passe par une autre formation des professeurs des écoles instituteurs tout simplement qu'on reconcentre leur formation sur le lire écrire compter c'est un beau métier que d'apprendre aux enfants à lire avec et à côté mais c'est apprendre à apprendre à lire à écrire à côté ça nécessite une formation particulière voilà pourquoi on arrive pas à un accord total avec sur mon sang bien là qu'on a une sorte de convergence des plats qui devrait nous permettre très vite de déboucher sur un accord la ruralité notre école depuis très longtemps un regard particulier sur les territoires de la politique de la ville sur les territoires de l'éducation prioritaire ce que l'on souhaite ce que l'on dit à travers cette proposition de loi et là aussi il y a eu un dialogue avec le ministre qui est intéressant c'est que l'État les recteurs pas depuis Paris définissent des territoires ruraux a besoin éducatifs vous savez il y a des territoires ruraux où il y a un éloignement très fort où il y a un enclavement ou un accès à la culture qui est plus difficile qu'ailleurs où il y a un niveau de précarité extrêmement fort et qu'est-ce qu'on constate dans ces territoires là qu'il y a une très grande précarité des équipes enseignantes un turn-over considérable là où il faudrait qu'elle soit stable on s'aperçoit qu'au contraire les jeunes professeurs tels qui sont nommés ont envie de partir un peu comme d'ailleurs dans certaines tenditaires d'éducation prioritaire on qu'il y a certainement une prise en charge différente donc c'est une école voyez qui joue la diversité des territoires les territoires urbains les quartiers en difficulté mais aussi les territoires ruraux les besoins éducatifs particuliers sont importants autre mesure à plus médiatique peut-être moins qui vous intéressement vous allez nous le dire l'obligation du port de l'uniforme ça a été rejeté par le Sénat ce que vous vous le regrettez vous personnellement Céline voulait Véronique à l'origine de ce texte à une volonté que je comprends que j'ai défendu j'ai consigné sa propulsion de loi et j'ai accepté qu'elle rejoigne la propulsion de loi plus générale que je portais au nom du groupe les républicains c'est une sorte sentiment d'appartenance la Cour des comptes dit une chose en France le sentiment d'appartenance à l'établissement est extrêmement faible alors qu'il est beaucoup plus fort dans beaucoup de pays d'Europe et que quelque part la cohésion le vivre ensemble dans l'établissement et facteur de succès scolaire parmi les réseaux de notre richesse scolaire c'est que le niveau de l'établissement est celui qui le moins pris en compte et l'Épic Russie c'est le mieux sont ceux ou des le mieux pris en compte donc l'uniforme c'est un moyen de donner une identité à l'établissement bon le Sénat hier soir a jugé différemment le Sénat est sage étant comme aujourd'hui je me range à la sagesse du Sénat hier avait lieu également au Sénat juste avant l'examen de votre proposition de loin débat sur le harcèlement scolaire qui est évidemment un sujet de société le ministre de l'éducation nationale hier matin a dit qu'il voulait proposer un changement réglementaire pour que en cas de harcèlement scolaire en primaire ce soit l'élève harceleur qui soit transférés dans un autre établissement et non l'élève harceler et ce en dernier recours qu'en pensez-vous une longueur d'avance et le gouvernement se fait espérer plutôt que de réinventer le fil à couper le beurre à partir des textes du Sénat parce que notre collègue Marie Mercier avait déjà déposé une proposition de loi qui dit exactement la même chose mais voyez on en parlait au début de démission cette capacité de jouer la démocratie parlementaire et après on s'étonne que quand ça vous expose la figure que vous n'ayez pas d'alliés mais si on nous avait écouté plutôt si on avait plus gentiment avec un peu d'humidité repris le texte de Marie Mercier pour en faire un texte qui est nécessaire au soutiendra le Gouvernement sur ce sujet que se passe-t-il un enfant qui subit du harcèlement qui souffre le plus souvent il doit quitter établissement c'est quand même la double peine et Marie merci très justement et je la remercie nous propose de d'inverser là aussi lors de des facteurs et de faire en sorte que ce soit le harceleur qui soit sanctionné en devant quitter établissement en devant aller ailleurs 4% seulement des élèves qui harcèlent leurs camarades sont sanctionnés au niveau des établissements hier après-midi dans le débat sur harcèlement on a bien dit que cela ne suffisait pas alors il y a des efforts qui sont faits avec ce qu'on appelle le programme phare mais pour l'instant celui-ci reste trop théorique et on a appelé le gouvernement à être plus opérationnel et la mesure proposée par Immo Mercier par exemple est une mesure très opérationnelle et très simple merci Oriane on parlera de Gérald Darmanin et de la loi immigration enfin de ce qui reste de la loi immigration je sais pas quand est-ce que cette loi arrivera d'aller au Parlement je sais pas si vous avez des enfants particulières nous attendons on retrouve personne des sports journalistes à sud-ouest bonjour je vais faire ça merci beaucoup d'être avec nous de Jefferson pas moins de 4 ministres étaient en Gironde hier soir pour annoncer le plan du gouvernement sur la lutte contre les feux de forêts oui exactement Gérald Darmanin le ministre intérieur est venu accompagner de 3 autres ministres vous l'avez dit en Gironde sur la base aérienne de Cazaux à La Teste de bûche où il a annoncé je le cite des moyens sans précédent pour lutter contre les incendies alors l'année dernière 30000 hectares de forêt sont partis en fumée en Gironde et pour faire face le ministre de l'Intérieur a annoncé des moyens sur tous les plans des moyens supplémentaires à commencer dans le domaine aérien ou le nombre d'hélicoptères et d'avions dédiés à la lutte contre les incendies va passer de 38 à 47 les moyens terrestres vont être renforcés les moyens de l'ONF aussi et le président du conseil départemental de la Gironde Jean-Louis Blaise estime avoir été entendu ma question Max Brisson est-ce que la réponse de la de l'État a été à la hauteur sur le risque incendie d'abord je voudrais vous saluer chef de départ et surtout dire que moi j'étais touché parce qu'il s'est passé l'été dernier en Gironde je suis élu du départ atlantique mais le massif forestier des langues de Gascogne débute à 30 40 27 30 km de chez moi et c'est aussi un massif forestier qui a évoque beaucoup de souvenirs d'enfance donc la manière dont ce massif a été dévasté est extrêmement préoccupant c'est pas la première fois alors je pense que les moyens mis en place annoncés par le ministre intérieur sont intéressants il faut il faut les saluer mais là aussi je pense qu'il y a des une réforme de plus structurelle et je propose au gouvernement mais je pense qu'il est ouvert sur le sujet de regarder de très près le travail fait par le Sénat la proposition de loi votée par la commission spéciale que présider jean-baci et qui aujourd'hui va plus loin que les moyens les moyens il faut les saluer il faut donc saluer l'action il y a une prise de conscience qui dépassent ici tous les clivages politiques parce que le massif forest les massifs forestiers en général et celui des Landes de Gascogne en particulier participent à la biodiversité et à l'équilibre écologique de la France mais au-delà des moyens il y a certainement des réformes de structure et en particulier la manière dont on associe les siliculteurs dont on fait cohabiter une exploitation économique et la protection de l'environnement dont on assure un partage des usages je pense qu'il n'y aura pas de reconquête de ce massif sans y associer profondément les sylviculteurs et c'est le sens de cette proposition de loi qui était votée par le Sénat elle a fait du mois de mars qui maintenant dans les mains du gouvernement mettons on me dit qu'il pourrait la prendre en considération ce dont je me réjouis par avance la manière de gérer avec les départements également il faut revoir ça pour vous oui bien sûr avec avec les collectivités alors cela dit le le massif de Gascogne était après les grands incendies de la prière marqués par aussi déjà une une compassion étroite entre les collectivités l'État et les sylviculteurs c'est Tom acier avec ton exploitation économique était forte mais il y a eu certaines hommage c'est pas un spécialiste un peu de de relâchement et en tous les cas la période de sécheresse que nous avons connue que nous connaissons assez générée des feux considérables d'abord l'historien que je suis rappelle que c'est une sorte de de reconquête permanente que la vigilance qu'il faut avoir parce qu'on a eu dans le passé après des incendies après la Seconde Guerre mondiale qui avait d'ailleurs été dramatique en nombre de morts parce qu'il faut saluer quand par rapport à ce qui s'est passé l'été dernier et montre qu'on n'est pas dans le même époque c'est que ces incendies ont été terribles sur le psychologique mais qui n'ont pas entraîné comme après la Seconde Guerre mondiale un nombre important de morts pour ça que vous avez une autre question une dernière question plus politique Max Brisson simplement le Conseil constitutionnel rend son avis vendredi sur la réforme des retraites la droite est sortie profondément divisée de ce débat est-ce que ericsiotti le nouveau président de LR et son candidat pour 2027 Laurent Wauquiez sont déjà affaiblis à vos yeux la droite est sortie affaiblie si on regarde les chiffres des parlementaires par exemple de majorité très importantes de parlementaire les républicains à voter ce texte le Bureau politique avait pris décision alors il est un certain nombre de amis qui se sont affranchis des décisions collectives prises moi j'ai voté en conformité avec un vote du bureau politique de ma formation politique et avec un vote mon groupe très largement majoritaire alors si d'autres familles sont affaiblies oui j'en conviens et il faut que je travaille au fond on vient de discuter de montrer que le Sénat que la majorité sénatoriale et que le groupe les républicain est producteur d'idées on l'a vu là sur à l'école on l'a vu sur le harcèlement on vient de le voir sur la défense incendie et je crois que c'est la manière de sortir de l'impasse dans laquelle nous trouvons réaffirmons nos marqueurs réaffirmant nos propositions pour le pays après si la droite est affaiblie permet ou est divisé permettez-moi de vous dire que la majorité présidentielle serait aussi très affaibli et le président de la République de cet épisode et que c'est la démocratie qui est affaiblie et qu'il est de temps en effet que l'on retrouve quelques fondements de notre démocratie parlementaire du fonctionnement des institutions ça envoie aux discussions que l'on avait au début de cette émission merci de faire ça merci beaucoup d'avoir été avec nous la Une de Sud-Ouest incendie des avions et des hommes c'est à la Une de Sud-Ouest à lire évidemment ce matin le plan du gouvernement qui est venu en Gironde annoncer les moyens de lutte contre les feux de forêt merci beaucoup Jefferson des sports d'avoir été avec nous merci Max Brisson d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires grand débat sur la question de l'immigration entre les séismes Malika Sorel et Didier leski directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration mais d'abord on va accueillir notre prochaine invité c'est Brice Hortefeux qui nous rejoint

Retraites : "Emmanuel Macron a abimé la démocratie représentative, voulu enjamber le Parlement" — Max Brisson · Pourquijevote