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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 janvier 2025 44 min

Narcotrafic : une loi pour gagner la guerre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public 90 minutes de débat de chronique et de reportage pour donner du sens à l'actualité et aux crises que nous traversons avec au sommaire de ce 27 janvier l'Union des politiques contre le narcotrafic une proposition de loi transptisan sera présentée demain au Sénat que tient-elle elle est soutenue par les ministres de l'Intérieur et de la justice comment l'État peut-il reprendre le contrôle notamment dans les villes moyennes et les zones rurale on en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission la commémoration des 80 ans de la libération du camp d'Auschwitz Birkenau les derniers survivants témoignent inlassablementutilise le témoignage parce que égoistement c'est à moi que ça fait du bien ça me ça j'essaie de croire que tous ceux qui m'écoutent deviendront des passeurs des mémoires et que les gens réfléchiront avant de dire oh encore un noir ah encore un un juif comment transmettre la mémoire des camps de concentration comment lutter contre l'antisémitisme des questions de autant plus crucial qu'un sondage nous révèle que 46 % des Français de 18 à 29 ans n'ont jamais entendu parler de la Choa ne ratez pas notre débat sur ce thème ce sera dans 3o quarts d'heure mais d'abord donc la lutte contre ce trafic de drogue qui envahit nos villes que contient la proposition de loi sénatoriale première réponse en image avec Jérôme Rabier c'est avec une quasi unanimité que le Sénat s'apprête à débattre des moyens de lutter contre le narco trafic de la gauche à la droite tout le monde se réjouit de la principale création du texte un parquet dédié à la lutte contre les gros trafiquants une mesure saluée par Bruno rotaillot lors d'un déplacement au Havre et avec ce texte on va faire contre la criminalité organisée ce que nous avons fait il y a quelques années contre le terrorisme avec des succès et avec des résultats il va y avoir une organisations différentes un étatmajor par exemple pour le renseignement pour les forces de sécurité intérieur interministériel pour mieux se coordonner comme on l'a fait d'ailleurs avec le terrorisme et bien nous le ferons aussi pour la lutte instiup ce parquet dédié aura comme bras armé un office anti stupéfiant aux prérogatives renforcé le texte prévoit aussi la création d'un vrai statut pour les repentis qui pourront bénéficier de remise de peine importante en plus d'une protection la saisie des biens des trafiquants sera aussi facilitée de quoi s'attaquer à ceux qui organisent le trafic à une grande échelle les commanditaires ceux qui sont à Dubaï au Maghreb ou dans des états refuges on ne les voit jamais et leurs avoir criminel l'argent qu'ils ont mis de côté qu'il tirent du du narcotrafic on narrive pas à le saisir donc il faut qu'on aille chercher les commanditaire et confisquer l'argent c'est le seul moyen de démantel les réseaux ce texte reprend les préconisations de la commission d'enquête que présidait le socialiste Jérôme Durin avec le républicain Étienne blanc comme rapporteur mais certains s'inquièent des ajouts qui ont été faits les préfets pourront empêcher la présence de suspects à proximité de point de Deal et même les expulser temporairement de leur logement inapplicable selon les écologistes c'est ce que j'appelle les articres taillot qui sont vraiment des mesures d'affichage qui correspondent à tout ce que le rapport a dit concernant les anciennes mesures d'affichage XXL et cetera qui n'étaient que des mesures de communication qui n'ont aucune utilité pour lutter contre narco des débats devrait aussi avoir lieu sur des mesures qui s'attaquent à la défense juridique des trafiquants le Sénat veut permettre que toutes les techniques d'enquête ne soient pas divulgué pour ne pas aider les trafiquants et que les procédures jugées abusives de certains avocats n'aboutissent pas à la nulité des poursuite de mesures critiquées par le Conseil national des barreaux qui dénonce une atteinte au droit de la défense des encadrements devraient avoir lieu en séance pour permettre une large adoption de cette proposition de loi peut-elle permettre de gagner la guerre contre les narcotrafiquants voilà le thème de notre débat avec Olivier cadiic bonsoir bienvenue vous êtes sénateur Union centriste des Français établierur de France vice-président de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remigner à l'origine du de cette proposition de loi qui qui sera présentée demain Clariss bonsoir bienvenue vous êtes avocate pénaliste au barreau de sainten vous publiez l'avocate et le repenti aux éditions Sonatine Frédéric Ploquin bonsoir bonsoir bienvenue à vous vous êtes journaliste spécialiste de la criminalité et de la police et je cite ce livre les narcos français brise lomerta publié chez Albain Michel et Mathieu croissandau bonsoir Mathieu éitorialiste politique on va commencer par par le constat Olivier cadi pourquoi ce narcotrafic qui continue de proliférer malgré c'est pas ça fait des des mois des années qu'il y a un certain nombre de moyens mis en place on va parler des dernières opérations par exemple les opérations placenet placenet XXL pourquoi ça continue bien euh tout d'abord le premier mort du fait d'une overdose d'héroïne ça remonte à 1969 premier enregistré voyez que depuis on a fait du terrain on a avancé et voyez on en est à peu près à 600 morts là pour l'an dernier pour pour overdose c'est une évolution effectivement qu' l'on voit avec des victimes qui sont au bout de cette chaîne on a effectivement on s'est occupé de de place net si vous voulez le problème c'est que regarder quelle est la chaîne ça commence avec les laboratoires la production et les laboratoires ensuite vous avez le transfert vers la zone de départ transport ensuite vous avez le la sortie du pays producteur ensuite vous avez le transport des marchandises ensuite vous avez l'arrivée au port chez nous ensuite le 6e point le stockage pour la grande distribution ensuite la distribution sur les points de vente place net point de vente ensuite le retour de l'argent et le blanchiment séquence si vous ne vous occupez que d'une seule séquence comment voulez-vous y arriver si vous ne vous occupez pas des pays producteur si vous voulez laisser se débrouiller tout seul comment voulez-vous vous en sortir vous vous êtes effectivement noyé par une vague qui vous arrive et vous allez mettre des mesures en place même si elles sont nécessaires si mais ça n'est pas comme ça qu'on peut gagner la guerre c'est comme si on avait voulu lutter contre le terrorisme sans aller en Syrie en Irak chercher DAEs alors on y reviendra sur cette dimension internationale qui est évidemment majeur et justement on parle souvent de mexicanisation clarissire est-ce que ce mot il est trop fort pour vous ah déjà pour répondre à votre première question vous sur pourquoi il y a ça n'arrête pas bah parce queil y a aussi il faut pas l'oublier dans ce qui vient d'être énoncé il y a aussi une demande c'est ça aussi le problème c'est que s'il y a pas de consommateur il y a pas de vente c'est malheureusement un schéma économique qu'on retrouve dans d'autres domaines qui eux sont légaux mexicanisation ça rappelle ce qui se passe au Mexique moi je pense qu'on en est pas encore là et en tous les cas par rapport à ce qui a été dit sur le reportage et et l'avocate que je suite est effectivement très inquiète de ce qui est en train de se de se d'être proposé parce que quels que soient les avocats on est tous conscients et tous évidemment d'accord en tant que citoyen qu'il faut lutter contre le trafic de stupéfiants mais ce n'est pas au détriment des règles de procédure ce n'est pas aux règles des détriments du respect de la présomption du d'innocence de chacun or là ce qui est en train d'être préparé et bien c'est au détriment de ces grands principes B il est il est indiqué qu'il y aurait une procédure coffre fort ou ce qui va être indiqué c'est pour éviter des procédures je rappelle quand même que ça veut dire quoi pardon une procédure c une procédure ça veut dire ce qui a été dit dans le reportage c'est qu'il y aurait des moyens d'investigation qui sont fait et qu'en tous les cas ça soit mis dans une procédure où les avocats n'y auraient pas accès pendant un certain temps pour ne pas exercer des voies de recours donc ça veut dire que ça serait une procédure qui serait secrète et ça c'est exactement à l'encontre des principes pénal du droit français qui est notamment un la présomption d'innocence et de le principe du contradictoire or là actuellement on a le sentiment en tous les cas que à force de vouloir lutter et encore une fois personne ne peut contester lutte mais la lutte elle doit se faire en respectant ce qui un état de droit parce que pour répondre à votre question et je t'i là-dessus c'est plus la mexanisation on va aller ça va être sur un état de droit totalement ce qu'on retrouve dans des régimes autoritaires et c'est ça qui est aussi le le souci des avocats c'est de se dire est-ce qu'il faut comment concilier les deux ce sera l'un des thèm not entre la bataille et le respect de l'individu fr plequin si si on se place du côté de ceux qui luttent contre ces narcotrafi quelle principale difficulté il rencontre d'après vous bah déjà déjà le personnel politique le gouvernement précédent a comm une petite erreur on va dire petite ça dépend du quel point de vue on se place mais grosse erreur en démantelant la police judiciaire je pense qu'aujourd'hui on en mesure les conséquences et qu'on a déshabillé en gros l'investigation en France en en réformant comme l'a fait Gérard Darmanin la police judiciaire fondant dans la sécurité publique ça c'est c'est c'est je pense que c'est un un un recul majeur une perte de savoir-faire qui enregistré tous les policiers auquel je parle me disent voilà on peut plus faire on sait plus faire on est enfermé dans les départements bon ça c'est le premier point là aujourd'hui moi je ne peux que constater je pense qu'on peut s'en féliciter de voir une classe politique française prendre conscience des risques pour la société du de la criminalité organisée c'est une grande première jusqu'à présent il y avait les avocats quelques magistrats et des gens comme moi qui depuis 40 ans examinent et suivent le dossier de la criminalité organisée qui disait mais attention ça va loin il se passe des choses en Belgi non il y avait pas de prise de conscience en France aucune prise de il y avait quelques politiques isolées mais là on est à un tournant majeur qui a démarré et je le je je je je trouve que c'est le bon endroit pour le dire qui a démarré avec cette commission sénatoriale qui a libéré la parole c'est c'est une grande première et des magistrats et des policiers qui sont venus devant elle d'ailleurs j'ai moi-même été entendu par cette commission qui sont devenus qui sont venus devant cette commission et qui n'ont pas eu la langue de bois qui ont été entendus au risque d'ailleurs d'avoir des ennuis je rappelle que certains magistrats à Marseille qui se sont exprimés tout à fait librement devant la commission se sont fait taper sur les doigts par le ministre de la Justice Éric Dupont Monetti et que donc ça veut dire que ça veut dire qu'il touchait qu' disait le vrai enfin donc voilà on a on a franchi une étape donc pour répondre à la question sur les moyens l'une des mesures farm me semble-t-il qui est proposé c'est d'augmenter précisément la voilure de l'ofast on a cassé la poliel l'office français l'Office chargé de des stupéfi h àofice centr répr TRF ce qui signifie que c'est la police judiciaire que en fait on a démlé la police judiciaire et tout d'un coup on se réveille on se dit il faut peut-être donc on va le faire on va la restaurer d'une autre manière et on va augmenter la voilure du de l'ofast c'est à mon sens quelque chose d'assez essentiel parce que si vous voulez aujourd'hui le la problématique des stupéfiants c'est qu' c'est que les stupes ne sont plus concentrés dans des territoires bien déterminés alors justement je vous interr du coup pr la m par justement parler de des petites villes villes moyennes qui sont c'est lié à ça voilà c'est li à ça rest renforc avec avec avec tiens je vous propose la une du Parisien l'union sacrée c'était le le titre de nos confrères du Parisien Aujourd'hui en France ce matin avec cette dimension transpartisane qu'on retrouve dans la loi dont vous nous parliez et justement pour illustrer cette dimension transpartisane je vous propose d'aller retrouver tout de suite Laurent belsola qui est maire MRE communiste de porort- Debou on est dans les Bouches du rô vous bon bonsoir vous faisiez partie vous faites partie d'un groupe de maère communiste venu en en délégation avec Fabien Roussel pour rencontrer le ministre de l'intérieur c'était il y a il y a quelques jours qu'est-ce que vous lui avez demandé à Bruno rotaillot oui bonsoir ça fait une semaine pile lundi dernier nous étions au ministère de l'Intérieur et avec simè et Président d'agot nous lui avons dit que c'était transptisan et que maintenant il fallait mettre les moyens et le retour de l'État comme disait le sur le plateau moi ça fait plus de 5 ans que j'alerte de ce phénomène c'est-à-dire qu'actuellement covid c'est amplifié les trafis ça devient de plus en plus violent dans les quartiers populaires les G la population a droit à la sécurité bon je vous interr je suis vraiment désolé monsieur le Maire mais le son est pas bon et donc on comprend un sur de ce que vous nous dites donc on va essayer de régler cette cette situation pour entendre plus précisément votre témoignage Port de Bouc ville 2 16000 à mit- an on est exactement dans ce que vous nous décriviez et je veux bien vous entendre là-dessus Olivier cadiic c'est quoi c'est une question de territoire comment le le narcotrafic gagne ses villes moyennes ou ces zones rurales même j'ai un exemple en tête avec un un peuple dans un dans un village de à peu près 300 âmes où les les petits trafiquants on dit on veut faire notre trafic dans votre dans votre pub sinon bah sinon s'en prendra vous et et on vous empêchera d'avoir votre de faire fonctionner votre commerce au bout d'un an ils ont eu gain de cause et les patrons ont jeté leséponges et ils ont fermé donc c'est ça c'est cette sensation d'oppression que l'on vit même dans les petites parfois des petites bourgades qui est nouveau qui est insensement nouveau mais c'est une évolution qui va justement avec ce trafic quand on regarde en Amérique latine ce qui passe c'est une réalité c'est une évolution ça fait des années à la commission des affaires étrangères et de la défense que j'observe ce qui se passe en Amérique latine et que je leur dis attention il a fallu effectivement les narcomicides à Marseille pour que tout d'un coup les gens prennent conscience effectivement c'est collégial et tout le monde ensemble avec cette commission d'enquête s'est mis sur le sujet et je dois dire que tant le président que le rapporteur ont fait vraiment un travail de coordination exceptionnel ils sont vraiment mis à fond dedans et je pense que la commission d'enquête est arrivée avec un résultat qui fait prendre cons de cette réalité de terrain qui pourrit la vie de beaucoup de gens qui ont le sentiment que aujourd'hui ça devient insupportable jeis une question parce que vous parliez de la demande tout à l'heure est-ce que le prix de la drogue a baissé est-ce que il y a plus de produits ou de nouveaux produits sur le marché est-ce que ce sont des produit moins dangereux ou moins Léau que que par le passé ce qui pourrait expliquer cette cetteessant de regarder le le prix de le prix des différent drog sur sur le temps sur le long terme parce qu'on se rend compte que alors que le prix du paquet de beurre du K d'eau de farine du dit de lait ont été mul enfin ont connu des hausses considérables tout l'inflation l'inflation n'a pas du tout impacté le prix des stupéfiants euh ce qui ce qui ce qui signifie ce qui signifie que que le produit que les produits rentrent massivement sur le territoire français et qu'il y a pas de manque qu'il y a pas de lacune et que les saisies n'impactent pas vraiment cela parce que sinon les prix augmenteraient donc non les les trafiquant du coup du coup on peut même considérer sur 20 ans que les prix ont baissé qui sont à peu pr les mêmes que fois évid notamment pour le le gram de cocaïne je ve dire entre entre le le début des années 80 et aujourd'hui le gram de cocaïne il a été divisé par tris ou quatre c'est complètement popularisé on va dire la cocaïne ce produit et le prix avec votre avis làdessus et puis peut-être ce que alors vous connaissez bien la c s vous êtes au Barau de mais ce que ce que ce marché parallèle ce business parallèle pour présenter alors je connais pas les chiffres Paris que moi je suis queavoc mais en revanche pour répondre à votre question il y a quand même une différence qui a été faite avec la pendant la covid il y a eu comme tout le monde le sait bah les frontières étaient fermées et donc il y a vraiment eu une un appauvrissement si j'ose dire du marché et toujours revient sur au même problème c'est la problématique de la demande c'est-à-dire qu'il y a vraiment des gens qui étaient en demande ce qui fait que pendant la covid bah il y a des produits stupéfiants comme ils étaient une était devenu une doré rare l'augmentation du cannabis a été vraiment importante pendant cette période là maintenant là en 2025 ce qui se dit je voudrais dire deux choses la première c'est qui se dit c'est que le cannabis actuellement est moins présent sur le territoire français parce que l'Espagne a aussi changé sa législation en revanche le territoire reçoit plus de cocaïne par la voie notamment maritime et notamment par le port du abre ce qui fait et c'est encore une une règle économique malheureusement ce qui fait que comme il y a plus de cocaïne sur le territoire bah le prê aussi a diminué voilà et la et la deuxième chose c'est aussi encore la même la même problématique c'est que il y a aussi de la demande et donc on parle à chaque fois des gens qui en vendent mais il y a aussi le problème des consommateurs c'est-à-dire qu'on se rend compte dans les dossiers que même si il y a des des interpellations en masse ben les interpellations notamment des guetteteurs des livreurs de produits stupéfiants sont remplacés on parla également des points de vin on voit aussi un autre phénomène qui n'existait pas il y a 10 ans en arrière et qui est vraiment récent bah c'est la vente à domicile c'està-dire vous avez du uber de la drogue qui n'existait pas et ça aussi ça a changé le comportement donc en fait le trafic aussi s'adapte en fonction de ce qui se fait de ce qui se dit alors on on pr on se voit ce soir parce que il y a une loi mais en fait moi j'en viens toujours au même constat depuis que je fais ce métier ça fait quand même 30 ans c'est que les loin elles exist existe déjà c'est toujours un problème de moyen c'est-à-dire c'est c'est surtout ça on peut on peut faire des lois à non plus finir à l'envie on peut aggraver les peine mais en fait il y a vraiment une dichotomie sur le terrain entre ce que prévoit le législateur là j'ai vu par exemple et je termine là-dessus que l'association de malfaiteurs qui actuellement est prévu le le la peine en cour est de 10 ans en cas de récidif c'est 20 ans et bien là on passerait à 15 ans mais c'est pas ça qui va changer le comportement c'est pas on on a très bien vu sur le terrain ce qu'il y a c'est la R c'est le le à la fois la prévention et la répression c'est ce qu'on fait aussi de de dire répression ça pe passer par des peines plus lourdes à la répression mais il y a pas besoin quand vous avez une peine encourue qui est déjà de 10 ans si vous mettez 5 ans ou 10 ans voilà mais c'est pas parce qu'on va forcément augmenter que celui qui est dans la rue d'ailleurs on se rend compte du phénomène les peines ont beaucoup durci moi je peux vous le dire parce que je suis avocate et je fais pas que la scène SAÉ j'ai la chance de pléidder dans la France entière depuis 5 ans les peines ont contrairement à ce qu'on dit dans les médias ont considérablement augmenté aux peines qui ont ét prononcé se rajoutent des peines de sûreté se rajoutent également des peines d'amende et en dépit parce que les magistrats qui prononcent les peines ne peuvent pas venir sur les plateaux de télévision puisqu'ils ont une obligation de réserve mais quand on est en la pratique les prisons sont pleines ce qui prouve que mais ça mais le trafic continue il y a un remplacement qui a lieu en permanence et donc il devrait interroger autrement que de dire bien sûr qu'il y a une répression qui est nécessaire mais ça c'est à mon avis un débat beaucoup plus important qui devrait avoir lieu votre avis là-dessus sur ce point précis durcissement des peines est fait ou pas est-ce que c'est juste symbolique est-ce que finalement on l'a vu dans plein de plein d'affaires ça empêche pas les les les les chefs des des mafia de de de donner leurs ordres depuis leurs cellules he absolument c'est ce que une des choses qui a changé justement c'est c'est que avant quand on mettait on arrêtait quelqu'un on le mettait en prison on le sortait de la société c'est comme ça qu'on présentait les choses aujourd'hui c'est plus le cas c'est un vrai sujet euh et ce qui la nécessité aujourd'hui c'est justement plutôt de on a besoin d'une politique sophistiquée ou est-ce que pardon je repose ma question est-ce que ça sert à quelque chose de durcir les peines non nous disait n pas nécessaire j'ai dit que de prévoir des peines plus longues sur le fait de dire à quelqu'un la peine que vous encourz n plus c'est pas ça qui va changer séérité desiste bien entendu ce que j'ai ceon fait c'est quel est l'objectif ça manque d'objectif chiffré pourquoi est-ce que vous prenez cette décision si vous de 5 ans quel va être l'impact c'est c'est ça ce qui est moi ce qui m'intéresse or aujourd'hui on voit bien qu'on a besoin de faire des choses pour rassurer mais il faut voir un peu que la population cont tenu des chaînes d'information en temps réel qui donne chaque fois qu'il y a un fait divver qui donne cette impression que tous les matins il y a des crimes aux quatre coins de la de nos rues ça donne cette impression effectivement de imaginez le ministre de l'Intérieur qui dit 19 Mor l au narcra délinqu 1990 il y avait deux fois plus d'homicide en France que nos années actuelles deux fois plus aux États-Unis c'est pareil pourtant si vous interrogez les gens ils vous disent il y a plus c'était mieux avant pourant il avait deux fois plus le ministre de l'Intérieur qui parle de mexicanisation qume le fait que ça touche les petites et les moyennes villes c'est quand même un phénomène nouveau oui non mais ça c'est la violence c'est cette impression c'est ce que je vous dis c'est tout ce qui va autour c'est cette violence qui acc ça mais en face de nous on a des cartels qui sont à la base de ça qui soit au Mexique des gangs au Brésil faut voir les les organisation criminelle du monde entier rendez-vous compte la cocaïne est faite à 60 % de précurseurs chimiques qui viennent d'où de Chine c'est ça ça fait le fantanil en 2010 il y avait quelques centaines de morts sur le du fintanil aux États-Unis en 2020 70000 en 2023 120000 on a quelque chose là sur le fait les produits chimiques qui arrivent qui arrivent par la poste que vous pouvez commander par internet depuis depuis ch pr dans lo ser pas j'ai fait mettre ça dans la commission d'enquête j'ai voulu qu'on parle de ça c'est c'est le futur donc on voit bien qu'il y a une évolution on essaie de se positionner on va dire bah on va bloquer le Havre mais pas grave ils vont passer par ailleurs parce que s'ils passe par le Havre c'est qu'avant il passait par Rotterdam et enverse et que du fait de des mesures qui ont été prises ils se déplacent c'est pas un problème ils vont se débrouiller c'est une Internationale du crime on a affaire on a affaire à des gangs qui ont une puissance à laquelle on avait jamais été confronté oui mais si les pays d'origine n'arriveent pas à les euh à les combattre qu'est-ce qu'on peut faire n enin vous écoute je dis bon bras mais non il faut qu'on aille les aider à combattre on peut pas les laisser tout seul on a même pas 10 personnes qui sont en Amérique latine pour aider les pays qui sont les pays de production les pays de producteur pays consommateur ce sont les deux faces de la même pièce ok allez je je reviens et on va essayer de prendre un peu en détail et quelquesunes des euh des mesures qui sont dans cette proposition de loi qui sera présentée demain au au Sénat il y a notamment une volonté de taper au portefeuille pardon c'est un peu trivial mais ce sont les termes qui ont été employés par le ministre de la Justice Gérald Arman et alors c'est aussi ce qu' a voulu faire le maire socialiste de Montpellier il veut il a fermé des épiceries de nuit qui servent à blanchir l'argent de la drogue on écoute Michael de la fosse on voit la réalité du blanchiment de la drogue avec avec quand je suis devenu maire en 2020 il y avait 200 épiceries de nuit à Montpellier et pas pour servir la vie étudiante mais pour blanchir l'argent malacquis par la drogue vous réclamez des moyens légaux pour lutter contre ce qu'on appelle les commerces de façade donc il y a les épiceries de nuit mais il peut y avoir aussi les les Barbershop les des ongleries et cetera ou parfois ces réseaux très puissants du narcotrafique intimide des commerçants pour qu'ils cèdent leur bail commercial et hop on paye en petite coupure on blanchit l'argent et on rejoint de nouveau alors ce sera par téléphone désolé de ces soucis techniques Laurent belsola qui est le maire communiste de port Debou 16000 habitants vous êtes à moins de 40 km de de Marseille est-ce que vous avez un peu le même le même phénomène dans une ville moyenne petite ville comme ça de de de de fausses épiceries ou des ou d'épicerie blanchisserie si j'ose dire oui oui oui nous sommes bon c'est le trafic a toujours été présent sur notre ville mais depuis le covid c'est vrai qu'il s'est amplifié et ce n'est plus les jeunes du quartier c'est vraiment un réseau qui prend les jeunes un peu partout en France qui arrivent chez nous et qui est très violent il y a une violence qui est inoui qu'on ne voyait pas moi ça fait plus de 5 ans que j'interpelle les différents ministres de l'Intérieur pour agir parce que on a de moins en moin de policiers il nous faut des forces de l'ordre on est aidé par les commissariats ou leou le préfet de police mais il nous faut une police de proximité c'est pour ça que nous avons vu monsieur retaillot pour lui dire il faut recruter 60000 gendarmes policiers douaniier et mettre des moyens d'investigation on est face à une armée là donc où on fait la guerre ou on la fait pas mais si on veut faire la guerre il faut les moyens et ils ont vous l'avez dit tous les blanchiments tout le blanchiments qui so avec les alimentations de nuit certains commerces bon les alimentations de nuit je ne vois pas en quoi elle pourrait pas fermer à 20h30 le soir comme les Carrefour au champ ainsi de suite quoi les faire fermer parce que elles prospèrre la nuit elles ont tous les trafics qui sont là et nous sur Marseille on a un impressionnant trafic de contrefaçon et de contrebande de cigarettes qui arrivrive d'Es monie les commerces de nuit c'est de votre responsabilité vous pouvez les fermer mais il faut une loi souvent nous faisons des arrêtés ils sont retoqués par la justice donc il vaut mieux il vaut mieux que ça soit une loi nationale prise au niveau national et respecté au niveau national qui nous permettent de les appliquer c'est plus facile que des arrêtés et que c'est des commerces qui ouvre du jour au lendemain on se retouve à une épicerie on a beau faire des des préhentions essayer d'avoir à chaque fois qu' un commerce qui se vend d'essayer de voir qui le récupère parce que on est sur un phénomène d'ampleur quoi et s'ils ouvrent pas chez moi ils vont ouvrir à la ville à côté ainsi de suite donc ils vont mieux que ça soit une loi nationale qui régisse ça une bonne fois pour toute merci beaucoup Laurent belsola désolé hein pour ces problèmes techniques et merci d'être intervenu en direct très vite si je peux vite dire il faut un retour de l'État dans nos villes et no cité s'il n'y a pas un retour de l'État nous allons vivre des situations à l'italienne ou autre avec des mafias importantes et quand l'État n'est pas présente c'est catastrophique merci beaucoup encore une fois maire communiste de porort Debou clerer si on parle de de l'argent du du trafic de de drogue et est-ce que vous vous voyez passer des affaires par exemple de corruption à quoi sert cet argent cette montagne d'argent dont disposent lesad tra Mo je suis qu'avocat je suis moi-même moi je peux surtout témoigner récemmentce que j'étais l'avocate d'un repenti donc moi je peux surtout vous parler de de ce que peut apporter la loi par par rapport au repenti sur les les problèmes d' par j'ai un chapitre làdus mais si vous êtes vous êtes une Vig vous vous les voyez passer les voilà les corruptions ce qu'on voit c'est effectivement des agents d'administration pénitentiaire ce que l'on voit qui peuvent être pour rendre pour rentrer un téléphone portable pour rentrer une bouteille d'alcool pour rentrer des cigarettes pour rentrer du cannabis ça on le voit après on l'a vu malheureusement dans affaires dont on a tous entendu parler sur une greffière qui a été aussi abordé voilà c'est c'est des choses qui se font mais c'est toujours pareil c'est ce que les médias veulent bien renvoyer de ce qu'est le trafic parce que je reviens encore sur les peines qui sont prononcées il faut aussi savoir la question qu'il faut se poser il y a le haut du spectre et après il y a toutes les petites mains et les petites mains ce qu'il faut se poser comme question c'est quand un jeune est incarcéré pour avec une peine de 4 ans d'emprisonnement c'est qu'est-ce qu'il fait le lendemain c'est ça aussi la problématique c'est faut faut arrêter de penser que les petites mains quand ils sont canés au stupéfiants la seule chose qu'ils ont envie dans la vie c'est c'est de recommencer à faire du trafic donc évidemment qu'il faut prononcer des sanctions mais c'est aussi qu'est-ce qu'on propose ensuite qui est derrière c'est malheureusement je le dire et ça choque quand on dit ça il y a aussi une réalité économique il y a des jeunes qui sont dans les quartiers qui ont fait ça ils ont envie de s'en sortir mais quand ils sortent des beettes à Marseille ou quand ils sortte de ville peinre bah ils repartent où bah ils repartent dans la cité du 93 donc si on trouve que c'est d'clinquement de doigt on peut trouver une solution pour trouver un travail il y en a qui le disent c'est je dis il y en a qui n'ont pas qui n'ont pas fait ce choix mais qui ont été contraints de le faire c'est pas du tout pour donner une excuse c'est pour dire il y a aussi une réalité parce que quand on parle de narcotrafiquant on parle quand même que de quelques personnes il y a tous les gens qui sont intermédiaires il y a il y a aussi cette réalité là c'est c'est rarement fait de voir un jeune qui vous dise bah voilà je me suis levé un matin à 17 ans me disant je vais être trafiquant de stupéfiant ce qui est très très étonnant c'est de se voir des jeunes qui ne qui ne voient pas l'avenir comme des des des enfants qu'on peut avoir et qui se disent je vais faire des études je vais faire ça qui se projettent dans l'avenir là c'est des gens qui n'ont pas d'avenir qui ne se projettent pas sur l'avenir qui vivent au quotidien qui qui vont avoir de l'argent c'est vrai par rapport à un travail légal très vite mais qui vivent aussi avec on peut se faire mitrailler on peut avec la violence qui existe et donc c'est voilà c'est ça que je dis que le problème il est vraiment beaucoup plus important et qu'est-ce qu'on fait de cette jeunesse une fois qu'elle a été incarcérée là actuellement entre nous on se dit quand même qu'il y a une jeunesse qui est sacrifiée parce que ils n'ont il y a pas d'avenir pour eux Frédéric plquin sur l'argent je reste sur cette sur cette question là est-ce que parce que y a eu plusieurs affaires de raquettes là assez spectaculaires ces C ces derniers jours ces dernières semaines est-ce que le le je met guet le simple trafic de drogue rapporte toujours autant ou est-ce que finalement ces mafias se tournent vers autre chose ah c'est ça la question est-ce qu'ils ont assez d'argent ouais il y a des endroits il y a des endroits où notamment à Marseille quand on regarde de près il y a des endroits où la police et la justice ont marqué des points h euh à Marseille euh peut-être que le temps où la DZ mafia qui règne aujourd'hui enfin la DZ mafia ce qui se prétend être la DZ mafia parce qu'on sait pas trop ce qu'il y a derrière c'est une espèce de de franchise on va dire comme comme une comme les superettes quoi qui qui se distribu un peu partout donc il fut un temps où où c'est où ces points de d à Marseille rapportai des sommes absolument colossales aujourd'hui quand vous allez à Marseille ce que j'ai fait la semaine dernière pour voir un petit peu de près ce qui se passait vous vous rendez compte que les deux plus gros principaux points de deal de la ville ont fermé vous allez à la paternelle qui était l'endroit pour lequel la cité où il y avait quatre points deal pour lesquels se sont batttu le clan Yoda et la des mafia qui fait 40 40 morts en 2024 l'année dernière c'est fermé il y a plus de Deal vous allez à la Castellane qui était l'endroit qui qui générait des dizaines de milliers d'euros fermez il y a plus point d provisoirement alors je ne sais pas je sais vous dire combien de pendant combien de temps euh disons la police va réussir à tenir le terrain pour éviter le retour sur place du petit commerce de cheat et de la cocaïne toujours est-il que on est dans une petite période où euh où les où les patrons de cette organisation criminelle se sont dit où est-ce qu'on pourrait aller gagner de l'argent ailleurs et effectivement alors là ils ont pas blanchi de l'argent dans les épiceries mais ils ont raquetté les toutes les épiceries ils ont commencé par ils font de la proximité ils ont commencé par rquter toutes les petites épiceries locales qui a au pied de leurs quartiers qui font vivre les quartiers qui sont les derniers endroits où il y a de la vie finalement raquetter cela ensuite ils ont ils ont élargi leur champ de de vision ils sont dit bon ok on nous empêche de travailler sur Marseille on nous empêche de travailler entre guillemets sur Marseille on va aller prospérer ailleurs donc ils sont partis sur Carpentras sur Avignon sur Toulouse sur sur tout long de l'autre côté également pour ouvrir des antennes et là et là tant que tant que l'ofast et la police sont pas dimensionnés mais ils peuvent ils peuvent faire de l'argent donc et ils sont partis sur cette histoire de raquette de de discothèque où là ils se sont mis dans les dans les pied du milieu traditionnel d'autrefois le milieu corsau marseillais qui gérait effectivement un certain nombre qui raquetttait un certain nombre de grandes entre de grands restaurants sur ex en Provence notamment où il y a beaucoup plus d'argent qu'à Marseille finalement finalement dans ce domaine sur les discothèques qui sont remontés l'axe rodanien pour aller taper des boîtes de nuit même beaucoup plus haut vers Valence donc il déstabilise d'autres régions pour aller trouver de l'argent ailleurs donc effectivement ils deviennent finalement multiartes et ils se prennent aujourd'hui pour les cartels des cartels à la française qui qui qui qui qui emboiteraiit un peu le pas et qui prendrait un peu le chemin de ce que faisait autrefois le milieu traditionnel corsau marseillais qui gérait tout cela ou alors on va s'intéresser à une autre proposition du du nouveau garde des saau une préson spéciale et on va en parler tout de suite avec Steve Jourdain bonsoir Steve Géral armanen qui a annoncé donc la création de la première prison de haute sécurité pour narcotrafiquant alors on va commencer par donner des chiffres la surpopulation carcérale elle bat des records oui au 1er novembre la France comptait un peu plus de 80000 détenus la capacité totale des prisons français et de 62000 la densité carcérale dans notre pays monte jusqu'à 128,5 % Thomas malgré ses chiffres malgré les économies à réaliser dans le budget de l'État Géral de Darmanin a annoncé donc vouloir créer une prison de haute sécurité pour isoler les 100 plus grands narcotrafiquants fin décembre il il déclarait la chose suivante j'ai demandé à administration pénitentiaire de me faire la liste des 100 plus grands narcotrafiquants écroués se susceptible d'avoir des contacts avec l'extérieur pour poursuivre leurs activité criminell et nous les mettrons à l'isolement comme on le fait pour les terroristes interview accordé à nos confrères du Parisien ou que sait-on de de cette prison quand doit-elle ouvrir elle sera fonctionnelle à partir du 31 juillet mais dès le mois de mars certains narcotrafiquants vont y être transférer quel que soit leur statut de détention géralde Darmanin parle d'un lieu de détention inviol où il sera impossible de se faire livrer téléphone et drogue le ministre de la Justice souhaite s'inspirer de ce qui se fait actuellement en Italie plusieurs dispositifs pourrait voir le jour notamment l'interdiction de cuisiner en cellule la mise en place d'un seul parloir par mois avec possibilité d'enregistrement la limitation de sortie limitée à 2h par jour la limitation à trois appels maximum avec un avocat par semaine un budget de 4 millions d'euros a été débloqué pour l'occasion Thomas gerérald de daranin qui a aussi annoncé la création d'une police pénitentiaire d'ici à l'année prochaine celle-ci sera dotée de pouvoir de contrôle et de surveillance où sera-t-elle implanté et qui sera concerné alors des détenus déjà condamnés évidemment mais aussi potentiellement des personnes en détention provisoire qui ne sont donc pas encore passé devant le juge actuellement on compte 17000 personnes em prisonniers pour des faits liés au stupéfiants le choix du placement dans la prison de haute sécurité reviendra aux gardes des saau mais aussi au juges d'instruction où sera situer cette prison le ministère n'a pas encore communiqué à ce sujet mais on trouve peut-être une petite indication livrée par Géral dermanant sur LCI c'était il y a 2 semaines nous allons prendre une prison française on va la vider des personnes qui y sont et on y mettra les 100 plus gros narcotrafiquant en résumé Thomas on ne crée pas de nouvelles places de prison on fait de la place en quelque sorte pour accueillir les détenus les plus dangereux deux autres établissements du même type devraient être vidés et réaménagés dans les prochaines Ann merci beaucoup Steve pour ces pour ces informations votre avis sur cette prison réservée au 100 plus gros narcotrafiquants Olivier CAD ben encore une fois je pense que c'est c'est important de de montrer qu'on prend conscience de la dangerosité de certains cas que effectivement ils sont en prison mais c'est comme s'ils étaient dehors on a vu le cas d'un finalement d'un d'un Truant qui est sorti avec donc avec des des décès et des une tragédie il y a quelques mois et on en entend plus parler de cette personne on sait pas où est est-ce qu'elle est devenue on voit bien qu'il y a des choses à faire il y a des exemples dans d'autres pays je pense au Pérou c'est une expérience que je voulais aller découvrir a fac une prison d'isolement justement je pense qu'ils ont fait une analyse de ce qu'il pouvait faire il y a la volonté quand même de montrer parce que on ressent avec la population cette angoisse cette inquiétude et on sent bien qu'il y a une volonté de de dire on est en train de faire des choses est-ce que ça va impacter ou pas il y a ce sentiment d'urgence de de faire de faire des choses ça a été dit c'est un problème ultra complexe vous avez des gens aujourd'hui qui sont sur le terrain qui se battent pour arrêter des trafiquants qui ris au risque de leur vie on a besoin de les protéger aussi ces policiers parce que c'est pour ça qu'il faut faire des lois pour sur les informateurs pour leur permettre aussi d'être de ne pas apparaître mais il faut les protéger nos policiers qui font un travail super difficile au risque de leur vie d'un autre côté on a ces jeunes qui arrivent il y a ceux qui ont commis le premier qui qui sont incarcéré mais il y a ceux qui ne l'ont pas encore fait eux aussi méritent qu'on s'en occupe parce que si on leur évite justement on leur explique on les au niveau de l'éducation on les prend vraiment en main pour leur faire comprendre que le le crime ne paye pas et ne peut pas payer alors peut-être ils vont changer aussi d'approche là-dessus ils sont parfois livrés à eux-mêmes c'est ça il y a il y a quelqu'un qui m'a dit est-ce que vous avez entendu un jeune qui cri les guetteteurs c'est des cris de terreur quand il crient parce que il voit les policiers arriver pourquoi c'est des cris erreur parce que si jamais ils ont pas bien fait leur travail il risquent même peut-être d'être tués pour faire un exemple aux autres donc il faut voir ce climat de terreur dans lesquel ces enfants ces jeunes sont sont attirés donc c'est un problème à plein de niveaux on ne peut pas imaginer qu'on va régler ça d'un coup de loi avec quelques articles deux amendements et que ça va régler le problème c'est pour illustrer ce que vous venez de vous dire je vous propose un extrait d'un d'un documentaire qui va être diffusé le 15 février prochain ça s'appelle des larmes au combat diffusés sur notre antenne sur Public Sénat une maman marseillaise qui parle de l'impuissance des parents et puis vous l'avez évoqué tout à l'heure de l'effet pervers de la prison j'ai demandé déplacement pour le sortir de Marseille j'ai écrit au juges un nombre incalculable de démarche pour en arriver où aujourd'hui incarcération plus incarcération plus incarcération mais après il faut se dire une chose aussi c'est que la prison bah c'est un peu un centre de formation de la délinquence en fait il a il a eu son diplôme de délinquant supérieur c'est ça ah oui et moi comme je dis toujours c'est quatre murs et après quatre planches j'ai peur qu'on tue mon fils mais j'ai peur qu'ussi il tue quelqu'un il faut il faut que ça s'arrête quoi toutes les mamans tous les parents ils sont responsables de leurs enfants par contre quand ils sortent dehors ils sont plus à nous ils sont à la rue ils appartiennent à la rue comment tu as essayé de de le sortir alors moi j'ai des fois à 1h du matin j'étais en voiture tour dans les et le chercher le chercher je le trouvais pas j'ai j'ai porté plainte contre mon fils moi plusieurs fois hein justement pas parce que j'aime pas mon fils pas parce que je veux pas mais parce que je me disais ben peut-être que ça va lui faire un électrochoc et se dire quand même ma mère elle se retourne contre moi mais ça y fait rien du tout et oui ça y fait rien il faut revenir à la source c'est-à-dire la fin de la scolarité primaire début des collèges parce que les recrutements il se font aux sortis des collèges donc voilà et aux sortis des prisons donc moi je les ai vu ils viennent ils se garent on dirait des gourous ils sont là et les jeunes ils partent on dirait qu'ils ont vu le Messi Marseille des larmes au combat documentaire d'anï merade diffusé le le 15 février prochain sur Public Sénat Mathieu ce ce texte sur le narcotrafic dont on débat depuis 40 minutes c'est aussi l'occasion de voir uvrer côte à côte de ministre brunoillo pour l'intérieur Gérald armanin pour la justice partenaire ou Rivau l'un nempêche l'un n'empêche pas l'autre mais il y a bien longemps qu'on avait pas vu quand même sur le papier un premier flic de France et et un garde des sauts sur la même longueur d'onde en tout cas de façade d'habitude l'opposition place bovau placeandô c'est un grand classique mais là on a quand même le même goût des formules choc le même goût de la même propension à se rendre sur le sur le terrain et puis sur le fond je disais une sorte de même discours fermeté à tous les étages toute la procédure policière toute la chaîne pénale l'affaire pourtant avait pas très bien démarré entre les entre les deux hommes en septembre dernier lors de la passation de pouvoir Bruno rotaillo avait répété vous souvenez par trois fois qu'il était là pour rétablir l'ordre comme si le prédécesseur avait pas fait le boulot ouais il s'apprécie bah ils se respectent ils ont surtout compris que leur réussite était liée d'une certaine façon ce qui facilite le travail alors Bruno rotao il a 64 ans géralde armanin 45 il sont pas pourtant de la même génération ni de la même droite Bruno rotayo c'est un catholique fervant qui a grenouillé pendant 20 ans quand même dans le bocage ultra conservateur de son premier mentor PhIP de viler avant de rejoindre l'UMP et se mettre dans la roue de de François Fillon de l'autre côté vous avez Géral haranin issu d'un milieu populaire à Valencienne qui lui aussi cela dit a commencé dans la frange la plus réaque de la droite avant de se faire le champ d'une droite plus sociale dans le sage de Xavier Bertrand puis d'Emmanuel Macron les deux en fait ils ont été marqués par le style Sarco évidemment que leur éminent prédécesseur place B nouriss-il l'in et l'autre les mêmes ambitions pour 2027 bah ils ont tous les deux en commun d'ê des outsiders géralmanin qui installé clvante a toujours laissé entendre qu'il se rangerait derrière Édouard Philippe si ce dernier était le mieux placé mais il a pris soin quand même de lancer sa petite boutique populaire ça c'était en septembre dernier quant à brune rotaillot ben c'est la révolution la Révolution la révélation pour l'instant pas la révolution politique de ces derniers mois ça l'a fait il a grimpé il a émergé dans les sondages et l'ancien sénateur a quand même pris goût à la lumière même s'il s'interdit pour l'instant de parler de la suite mais d'autres il pensent très fort pour lui que ce soit pour le soutenir ou pour évidemment lui barer la route évidemment merci beaucoup Mathieu Bron on on va se dire quand même que d'avoir l'intérieur et la justice qui tire dans le même sens c'est plutôt un avantage allez il nous reste quelques minutes c'est passé beaucoup trop vite et je voudrais comme promis qu'on parle de l'amélioration du statut de repenti ça fait partie des des éléments qui seront discutés demain au Sénat vous connaissez évidemment très bien cette question clarissire puisque vous publiez ce livre l'avocate et le repenti aux éditions Sonatine il a il y a quoi il y a il y a un système qui fonctionne pas aujourd'hui il a un système qui fonctionne pas alors moi malheureusement le système pour faire très rapide a été est très récent dans la loi française puisqu'il date de 2004 il a fait fallu attendre 10 ans pour qu'il a un décret d'application pour vous montrer qu'on ne savait pas faire donc pendant 10 ans il s'est rien passé et celui que j'ai défendu est rentré dans le programme en 2018 ce qui vous montre la la jeunesse de l'histoire alors moi ça a été un échec total cette histoire là c'est pour ça que j'ai décidé de publier ce témoignage là c'est un système qui ne marche pas du tout et puis surtout celui que j'ai défendu a accepté de collaborer avec la justice il a été exclu du programme la CNPR a même demandé à ce qu'on lui retire son nom d'emprunt donc ça veut dire qu'à un moment de sa vie il s'est retrouvé à la fois sans aucune protection c'est la Commission nationale de protection des qui NOTAM gère ces personnesl il éégé il il a eu un statut très particulier puisquil a d'abord été témoins protégé après on a considéré que c'était un repenti il est rentré dans le programme lui sa femme et ses enfants mineurs et puis à un moment on a décidé parce qu'ils sont accompagnés ces gens qui rentrent dans ce programme ils sont très peu en France ils sont dénombrés à l'heure actuelle en 2024 à 42 sur les 42 on compte aussi leurs famille donc vous voyez que c'est vraiment très peu par rapport à l'Italie par rapport aux États-Unis et lui à un moment il est il est encadré par ce qu'on appelle le SIAT c'est un service de police qui est un service d'intérieur d'assistance technique a décidé que il ne jouait pas le jeu en tous les cas qu'il ne respectait pas les règles qu'il avait imposé ils ont saisi cette fameuse commission qui a décidé sans aucun recours de l'exclure du programme il faut que vous sachiez qu'à l'heure où je parle ceux qui rentrent dans ce programme n'ont pas un avocat pour pour porter leur voix onous n'avons pas été convoqués aucun recours n'est possible et on a appris son exclusion par voie de presse la seule chose qui qui nous est resté pour lui et pour que je puisse l'aider c'est à ce nom d'emprunt qui lui avait été autorisé et après il y a une procédure qui a été enclenchée parce qu'il voulait aussi lui retirer son nom d'emprint donc c'est ce que je raconte dans le livre parce que au jour d'aujourd'hui je ne sais pas qui aurait envie de collaborer avec la justice avec de telles incertitudes de telles alléas et je le rappelle encore une fois avec un homme qui est père de famille qui a sa femme et ses trois enfants mineurs merci beaucoup pour ce témoignage et ce sera donc l'un des thèmes il y en a beaucoup on a essayé d'en balayer quelques-uns mais c'est un projet de loi qui on n pas parlé par exemple d'un du du du parquet spécialisé dans la lutte contre le le narcotrafic mais ce sera évidemment euh l'occasion d'autres débats on va continuer d'en parler dans notre émission je vais rappeler les titres de vos livres Claris sert l'avocate et le repenti aux éditions Sonatine et Frédéric Ploquin les narcanais Français brisent l'omerta c'est chez Albain Michel merci à tous d'avoir participé à ce débat