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interviewLe Média (sur YouTube)· 5 octobre 2023 30 min

AUTONOMIE DE LA CORSE : MACRON DIT "OUI", MAIS...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour répondre aux besoins de reconnaissance éviter de nouvelles confrontations allons au-delà des totems pour les uns des tabous pour les autres au fond ayons l'audace de bâtir une autonomie à la Corse dans la République il y a un an et demi en mars 2022 la violente agression d'Ivan colonin en prison qui a conduit à son décès et la contestation sociale qui s'est levée partout en Corse a permis de remettre sur la table la question du statut de lî Géral d'Anin avait répondu à la contestation sociale largement emmenée par la jeunesse Corse en promettant d'ouvrir les débats sur l'autonomie de la Corse un an et demi plus tard les choses bougent enfin peut-être le premier coup a été envoyé par l'Assemblée de Corse qui a voté un texte de la majorité autonomiste indépendantiste sur l'autonomie de Lille le texte a été approuvé à 46 voix contre 16 il a pourtant fallu attendre 2 mois pour avoir une réaction du gouvernement Gérald d'armanin est venu sur l'île en effet le 13 septembre et a tenu un discours plutôt favorable à l'autonomie c'est ensuite Emmanuel Macron qui est venu la semaine dernière les 27 et 28 septembre il a même tenu un discours à l'Assemblée de Corse à ajaacio dans l'hémicycle on est partagé chez Corine fronté et chez corzica libéra chez les indépendantistes on parle de dénis de démocratie du côté des autonomistes de femoua corsiga et de Gill Simoni on est quand même mitigé mais on se réjouit que la question de la langue corse ou encore de l'inscription de l'c dans la Constitution a été posé par le Président de la République pour en parler je me suis rendu à l'Assemblée nationale pour rencontrer jean-phélix àaviva député liotte de Corse et membre du parti autonomiste FMO gorziga donc la visite d'Emmanuel Macron qui s'est tenue la semaine dernière sucite beaucoup d'espoir pour les Corses pour le peuple corse pourtant beaucoup fustigent qu'il n'y a pas eu un mot sur la question sociale pas un mot sur la coofficialité de la langue corse les principaux mouvements indépendantistes que sont Corsica Libra et cor fronté ont d'ailleurs boudé la venue du président quelle est la position de vous-même et de votre mouvement Famo gorziga sur le discours d'Emmanuel Macron qu' a tenu jeudi matin dernier à l'Assemblée de cors je crois qu'il faut resituer la visite du président de la République dans le cadre de de ce qui s passé depuis 6 ans rappelons-nous de du discours de 2018 qui est un discours guerrier lors des 20 ans de la commémoration duassassinat du préfetit ergac puis son son arrivée à cotsal en 2019 qui était tout aussi guerrier jusqu'à une gestion erratique chaotique du dossier Corse qui a condu qu'à l'assassinat d'Ivan colonne à arle ça ce sont les faits objectifs de ce qui s'est passé depuis quelques années depuis mars 2022 il y a eu l'ouverture même dans ce processus dramatique de discussion certainement parce qu'ils ont compris comment à comprendre que le volcan qui s'était manifesté en manifestation de jeunes et de moins jeunes dans la rue venait de loin notamment à la fois du du refus d'justice lié à cet assassinat mais aussi de de de la contestation du fait que il y avait quand même un délit démocratique vécu comme tel par les Corse suite aux différentes élections qui ont conduit les nationalistes au responsabilités et de manière réitérée hein puisquil a eu trois vectoires territoriales passant 35 % à 70 % des suffrages et tris députés sur 4 un sénateur sur de un député européens autrement dit d'un point deue démocratique on peut pas aller beaucoup plus loin dans une société organisée donc c'était tout ça qui est remoné à la surface et la nécessité de créer di de dialogue pour trouver une solution elle s'est imposée alors ce discours il est fait devant l'assemblée de cors Darman l' a quand même fait piétiner ce ce débat il a promis ça il il a eu des moments des at moments quand même at moment parce qu'il y a eu le problème des prisonniers qui éétaient pas soldés le rapprochement et surtout l'aménagement de peine reconnu pour alin Ferand et Pierre Alexandre donc ensuite c'est arrivé donc le processus a pu reprendre et puis une finé il y a eu ce discours du président de la République qui se fait dans la forme devant l'Assemblée de Corse donc il y a enfin une reconnaissance de ce qu'est cette institution c'est-à-dire le cœur battant il a dit lui-même mais nous disonsnous d'abord de la démocratie Corse donc une reconnaissance de la réalité des urnes qui s'est manifesté à plusieurs reprises dans la forme c'était important symboliquement et puis dans le fond bien sûr c'est un président de la République nous sommes des mouvements autonomist nationaliste il dit des mots pour l'instant des mots certes qui vont plus loin que n'importe quel président de la République jusqu'à ce jour est-ce que ca cela suffira pour faire un compromis politique historique il est encore trop tôt pour le dire néanmoins nous y avons entendu le fait qu'il était d'accord pour l'autonomie de la Corse nous y avion entendu le fait qu'il était d'accord pour un pouvoir normatif donc c'estàd capacité législative et réglementaire sous contrôle du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel et non pas du Parlement donc un vrai transfert de de le pouir normatif l'adaptation des lois bien sûr aussi une reconnaissance de la langue et de la communauté historique linguistique culturelle qu' a que sont les Corses même si évidemment il ne va pas sur les termes coefficialité peuple corse et statut de résident tout en disant qu'il n'y a pas de ligne rouge c'est ce qu'il a dit dans son discours ça veut dire tout simplement que dans la forme et dans le fond il y a un mouvement de ligne H il y a une part de marge manœuvre pour créer ce compromis politique historique clairement nous n'y sommes pas encore mais d'où nous venons par rapport aux années dramatiques les quelques années récentes mais les 60 ans de combat politique d'où vient cette république française qui est aussi très hypercentralisée qui a beaucoup de dogmes concernant la question Corse et la la question de la relation au territoires et aux identités territoriales et aux histoires politiques de ces territoires de ces pays il y a un début de convergence éventuelle je crois simple simplement que il y avait deux solutions en Corse soit il y avait un discours très en de ça un remake du discours de 2018 ou très tiède et la crête à laquelle on arrivait aurait fait basculer la situation politique vers un conflit ou une relance d'un conflit ou quelque chose qui nallait pas être accepté par le corps social soit il y avait un discours qui ouvrait des portes suffisantes pour que l'on puisse s engoufrer à des fin de poursuivre la discussion la négociation pour aboutir le compromis politique historique c'est comme ça que on le vit sans être naïf en étant vigilant avec détermination mais néanmoins en étant objectif quand à la trajectoire qui nous a conduit jusqu'ici avec évidemment aussi un gouvernement et chef de l'État qui ont certainement aussi intérêt estce que à régler ce problème historique à des fins politiques symboliques historique à la fois pour la République et pour eux-même c'est pour ça est-ce qu'on a pas peur que ce ne soit qu'un discours parce que finalement quand dans la nouveangue du gouvernement donner un pouvoir normatif à lî finalement tant qu'il dit pas le mot autonomie législative est-ce que ça veut vraiment dire quelque chose alors il dit autonomie pour la Corse il dit article dans la Constitution et il dit pouvoir normatif bon le pouvoir normatif en juridique c'est que c'est législatif et réglementaire surtout qu' parle de contrôle Conseil d'État Conseil constitutionnel donc ça c'est très clair pour l'instant au niveau discours c'est très clair je vous accorde que cela ne suffit pas donner un contenu euh aujourd'hui il ont l'impression qu'il dit oui mais sans dire vraiment à quoi il dit oui d'accord ça veut dire ça veut dire qu'il y a eu quelque chose qui d'ailleurs a été vécu pour les plus réfractaires et conservateurs à ces questions comme une défaite donc chacun aussi a pu voir un certain nombre de choses donc on est dans un mouvement de ligne et on rentre dans une deuxième phase du processus la deème phase du processus ça veut dire qu'on est pas arrivé qu'on soit très clair si on se réfère à à des dossiers épineux historiques comme l'Irlande du Nord même si comparaison de vos raisons d'où est parti le processus norirlandais avant d'arriver aux accord du vendredi saint en 1998 qui est un accord qui d'ailleurs n'est pas une reconnaissance d'une autonomieland du Nord puisque c'est biconfessionnel avec un gouvernement biconfessionnel où chacun d faire des pas je pense les uns vers les autres il y a eu un long processus avant d'en arriver là ainsi que lorsqu'on a on parle de la Nouvelle Calédonie puisqu'on voit les différents accord entre Néa 88 les accords de matigon ensuite et puis on voit qu'and on finit après les trois référendum il y a encore un non solld d' certain nombre de questions même si les avancés avec une autonomie législative claire à Nouvelle Calédonie à la kanaki depuis depuis 30 ans on voit bien que les choses sont sont d'un processus politique qui qui qui a eu des haut et des bas aussi bon aujourd'hui nous ne sommes pas naïf néanmoins nous constatons qu'il est mieux que ce discours é été tenu de cette façon-là devant l'Assemblée de Corse pour qu' est la poursuite d'un dialogue et d'une négociation pour arriver à une convergence suffisamment opérante et arriver enfin à un compromis politique historique qui soit viable du point de vue de la reconnaissance de ce que sont les Corses bien sûr qu'il existe un peuple corse jamais on entendra dire qu' n exist pas un peuple cor s' existait depuis des temps immémoriaux que le droit constitutionnel ou juridique français a du mal à tradu qui pensent que le peuple cor c'est le peuple français à ceci dit les gens pour le contredire on pourra toujours dire que dans le texte fondamental français il n'y a qu'un peuple mais la réalité humaine culturel et historique s'impose donc que Emmanuel Macron président de la République parle de d'inscrire une communauté je cite historique je crois culturel et linguistique spécifique dans le texte fondamental est déjà une avancée par rapport à ce qu'on sait du caractère hypercentralisé de la République française sur ces questions de peuple euh je ne sais pas si on arrivera mais en tout cas c'est une avancée bien sûr une avancée qui demain en amènera d'autres pour nous dans le cadre d'une autonomie à conforter dans le temps mais néanmoins euh nous prenons ça déjà comme des étapes qu'il faut consolider maintenant le de de la deuxème phase du du processus vis-à-vis du contenu à y mettre et d'un accord politique réel à transcrire sur le texte fond famental qu'est-ce qu'on mettrait dans l'article et sur le contenu des grands de l'architecture de la loi organique de ce statut d'autonomie est essentiel comme convaincre les forces politiques françaises que le moment est venu on nous parle pas d'une autonomie fiscale qui est la seule autonomie qui permet d'avoir l'autonomie de la politique et au contraire on nous parle d'un renforcement du pticc donc implicitement c'est du centralisme c'est un transfert du pouvoir d'individualisation de crédit à l'État via son préfet et c'est le contraire de tout ce qu'on demande et de tout ce qu'on reproche on parle d'autonomie mais on parle pas de pouir législatif or l'autonomie c'est le pouvoir législatif on nous parle d'un pouvoir qui pourrait après avoir regardé les points de blocage adapt les lois et peut-être peut-être pouvoir décider de certaines normes Emmanuel Macron a quand même parlé de à demandé à ce qu'un compromis soit trouvé d'ici les 6 prochains mois alors toujours à votre gauche he chez les indépendantistes De corzica libéral cor fronté on parle on va jusqu'à dire que c'est un dén de démocratie parce que pour eux il y a déjà cette cette délibération du 5 juillet he qui a vu le texte d'ailleurs porté par la majorité de l'émicyclle Corse faire voter justement ce texte sur l'autonomie qui avait remporté d'ailleurs une large majorité he 46 voix contre 16 comment vous réagissez à ces à ces réserves ces critiques et quelle est la position de FEM agorzik sur la question nous sommes évidemment très solidaire de la délibération puisque nous sommes corédacteurs de cette délibération qui a permis recueillir 75 % des élus de l'Assemblée de Corse euh Corin front la majorité territoriale fait moi à Gour il a un élu de droite euh puisque corsiga libre s'est abstenu donc d'ailleurs il n'y a pas la même positionnement entre corsiga libre et Corine front sur la question et du processus et de la négociation et du contenu de de la proposition et sur la façon de discuter avec avec l'État puisque corfont était dans l'hémicycle corsigali n'était pas là oui ils ont bootté le josepa diacon ça ça cétait juste pour pour dire que les les choses sont un peu différentes en terme d'appréciation du côté du monde indépendantiste néanmoins nous avons toujours dire aussi que cette délibération qui a des des conten très précis auquel nous sommes très attachés euh est un point aussi de départ qu' n'y avait pas pour nous si on nous objectait des lignes rouges pour nous n en avait pas de ligne rouge mais nous savions ce qui était de l'ordre de l'essentiel et des point d'équilibre à trouver euh lorsque on nous appelle à a créer les conditions d'une convergence plus large par principe nous n sommes pas opposés puisque nous savons qu'il faut emporter l'ensemble du corps social de la Corse pour avoir une vraie solution politique néanmoins nous y mettons une ligne légitime liée à au respect de la démocratie rechercher la convergence la plus large ne veut pas dire l'unanimisme puisque l'unanimisme donnerait une capacité de nuisance trop forte à quelques individus tout aussi respectablebles qui ne veulent pas bouger d'illeurs la cinte qui c'est que par compromis on entend s'entendre compromis avec notamment la droite Corse et donc une une autonomie qui va vers le moin 10 ans alors mais mais encore une fois nous connaissons puisque nous sommes un petit pays ce que sont de l'ordre des des débats entre dans la classe politique Corse li à la dynamique de ce qui est en train de se passer donc effectivement ce que nous disons nous l'avons dit à l'état nous le redirons dialoguer contre une convergence qui a du sens et des points éilibre qui respecte l'essentiel et l'essentiel c'est respecter la minorité mais c'est aussi respecter la majorité su des urnes c'est une chose donner un pouvoir de nuisance à un ou deux ou trois élus minoritaires au nom de l'unanimisme au point de de faire capoter le processus c'est non puisque c'est ça sera un danger pour le processus pour la Corse et pour l'État lui-même donc ça n'aurait pas de sens donc on est dans cette logique là euh qui appelle aussi à logique de bon sens puisque quand on appelle à logique de bon sens nous appelons au respect des urnes nous respecter la minorité ou les minorité nous appelons aussi aux minoritaires d'être démocrate et de respecter la majorité sinon ça veut dire qu'ils veulent donner le message que la démocratie ne sert à rien et donner un message qui qui serait dévastateur vis-à-vis de la jeunesse Corse en particulier démoc mal parce que depuis 2015 la majorité autonomiste indépendantiste est au pouvoir sur l'île et pourtant on a il a fallu attendre 2022 pour queman consente à dire ok on va discuter seulement discuter effectivement ça a été le produit d'un rapport de force démocratique puisque même s'il y a eu des violences dans les rues le poids de ce qui s'est passé au lendemain de mars2 mars 2022 est plus de l'ordre de du nombre des personnes qui étaient dans les manifestations parce que s'il y avait des violences avec 400 personnes ce ce n'était pas de Mme registre que les dizaines de milliers de personnes qui ont défilés de de tous âge de tous âge donc et donc l'indignation était très largement partagé dans les couches de la société corse et dans l'ensemble des partis politiques nationalistes d'ailleurs et au-delà donc ça veut dire que c'est cette réaction là populaire et démocratique qui a été essentielle au lendemain de l'assassinat d'Ivan colonne et et les rapports de force démocratiques n'ont pas failli depuis puisque bah je fais partie d'un d'un groupe parlementaire qui qui n'a pas hésité à porter une motion censure sur les retraites alors qu'on disait qu'on ne fait que disc au nom de la discussion sur la Corse il fallait ne pas porter la motion de censure c'est ce qu'on disait en nous approchant on disait mais ni contrat politique sur la Corse en ce moment et et et de toute façon notre vision de la société corse ne peut pas faire l'économie de notre vision du projet de retraite qui n'est pas le vôtre bon donc ça veut dire que aujourd'hui le rapport de force nous avons utilisé compris au Parlement clairement y compris en tant que député nationaliste de Corse donc cheminer pour trouver un point d'équilibre qui a du sens oui être aotage de quelques-uns non d'autant plus que le discours qui vise à dire que le Sénat est monocolore suivrait que quelquesuns encore c'est pas le reste nous paraît un discours cours surfait non pas qu'il n'y a pas de déblocage idéologique au Sénat ils y sont mais vous pensez pas quand même que la réforme Constitution en passant par le chemin de la réforme constitutionnel il y a ça va pas être compliqué quand même de faire voter ça il y a pas le risque a quand même beaucoup de députés et sénateurs qui vont être contre l'autonomie contre ce qu'on appelle le détricotage de la République française un concept un peu stup Simp mais employé par ceux qui s'opposent à l'autonomie de la Corse c'est un vrai débat c'est un vrai débat qui sera de toute façon difficile à l'échelle de la société française et des forces politiques française et de la représentation des élus oui mais nous sommes prêts à le mener puisque depuis que nous sommes élus à Paris en tant que député alors si au départ on nous prenait pour des ovnis lorsqu'on était en 2017 depuis du chemin était fait si nous avons réussi à faire un groupe avec d'autres députés qui qui sont pas forcément tous sulaire mais qui dans le contrat politique respecte l'autonomie de la Corse c'est qu'on a pu faire tomber des murs et des barrières sur ce qu'on entendait par l'autonomie de la Corse d'un autre côté de la vision si des groupes parlementaires constitués sont venus y compris de leur programme politique sur le fait qu'il fallait trouver une solution politique à la question Corse alors qu'ils étaient plutôt une portée centralisée ou jacobine dans leur vision des choses de la France c'est qu'il y a eu des évolutions par le débat qu'on a eu de notre présence ici et je peux vous garantir que ça transpire dans beaucoup de groupes cette évolution de dire que maintenant il faut trouver une solution nous ne sommes plus il y a 20 ans où lors du processus matigon avorté sous Jospin et d'ailleurs la Corse a quelque part joué un rôle pour faire perdreosp puisque jeen per chevinement s'est présenté ou a quitté le gouvernement de l'époque en se présente en présidentiel y compris à cause du dosier Corse lui le voyant comme jacobin ben les les controverses dans la presse dans le monde dans Libération ailleurs sur jacobin girérondin ou pro autonomie ou Prous solution politique ouou pro rigueur vis-à-vis de la Corse était beaucoup plus vif qu'aujourd'hui beaucoup plus vif il encore aujourd'hui gauche Jospin et la gauche événement qui ex alors aujourd'hui ils ils sont vifs aussi mais de mon point de vue de ce que je vois évoluer au Parlement à l'Assemblée nationale du moins les choses ont largement évolué exemp au niveau de la nupse donc de la gauche nationale est-ce queil y a vous pensez qu'il pourrait y avoir un consensus sur la question l'autonomie éz moi je constate pour avoir eu des discussions avec des groupes politiques bon d'abord les écologistes parce que nous avons un partenariat qui existe depuis 30 ans les écologistes puisque max Siméon il a un des pè fondateur de nationalisme cors a été député européen en 89 avec vchter donc il y a eu déjà du point de vue d'écologie politique la prise en compte de du droit des peuples de l'autonomie de la Corse euh je constate aussi qu'en discutant avec Jean-Luc Mélenchon euh il y a eu un accord puisqu'il a il est parlé à plusieurs reprises en guyan et ailleurs du respect de l'autonomie de la Corse et d'ailleurs dans le programme de les fi mais aussi de la nupess on est revenu aussi par discours pas toujours été celui-ci on parle exactement on parle de l'article 74 pour la Corse bon donc il y a eu des des avancées dans d'autres courants socialistes mais même je veux parler de modem ou ailleurs nous avons eu des points de convergence sur ces questions là avec différentes élus donc euh je je crois que le chemin est possible mais le chemin n'est possible que si entre une une majorité suffisamment large en Corse non d'uneamité mais et le chef de l'État le gouvernement c'est-à-dire un accord politique précis qui s'adresse aux autres forces politiques et dans lequel il s'agit de dire rétablir un équilibre entre la République et la Corse et rétablir la coursese dans ses droits d'autonomie politique issu des urnes et tourner une page de 60 ans de conflit politique pour entrer dans une autre nécessite aujourd'hui une convergence suffisamment forte et un effort de que chacun S de sa zone de confort pour que la paix la justice et la démocratie basé sur ce projet politique puisse émerger en cor demain et et et ça va se poser en responsabilité à toutes les forces politiques françaises aussi cette autonomie doit être le moyen pour construire ensemble l'avenir sans désengagement de l'État ce ne sera pas une autonomie contre l'État ni une autonomie sans l'État mais une autonomie la et dans la République je voudrais aussi vous faire réagir sur ce propos un autre propos encoreemmanuel Macron jeudi matin où il a parl d'utonomie oui mais qui sera contreé sans l'état il suffit de VO l'exemple s par exempleeutonomie ça fait RAR sans l'état qu'estce que ça peut bien vouir dire comment vous interpréte cette phrase la question répondz je crois que Mo jeinprète comme ça du moins ce n que mon interprétation ce qu'elle vaut je croisemmanuel Macron V rassurer pas nous pas ceux qui s droite savont ce qu'est une autonomie politique au sein d'un État hein puceque c'est la l'autonomie c'est il suffit de r un dictionnaire hein c'est la capacité d'un territoire à s'autoggouverner à édiicter des règles de porter légtive règlementaire au sein d'un même État pour un territoire bon donc vous l'avez dit c'est sans l'État ni contre l'État ça veut dire sans l'État c'est pas sans l'état ça a quand même des dotations d'État ben en en Polynésie française si je prends cet exemple làà même si c'est le le le giron de l'article 6 il y a une autonomie fiscale mais il y a aussi une dotation globale d'autonomie pour faire l'équilibre en dotation de d'État sinon ça serait ind dépendance et la Polynésie lèverait des fonds sur les marchés pour assurer son financement voilà dans d'autres endroits dans l'Europe c'est c'est identique donc sans l'État çaemple par exempleutie ça renvoie même à la définition de l'autonomie une autonomie c'est forcément au sein de la République sinon ça serait l'indépendance et et dire aujourd'hui qu'il n'y a pas d'autonomie en droit constitutionnel français est faux puisque nouelle Doni un statut d'autonomie législative nonobstant les questions de référendum je parle son statut qu' l' fait voyager depuis 30 ans est un statut d'autonomie législative au sein la République de porté législatives avec contrôle du Conseil constitutionnel la Polynésie sous l'orégime d'article 74 a une autonomie mais c'est vrai que ces lois de pays sont plus de porté sont de porté quasi législative de réglementaire sous le contrôle du Conseil d'État mais néanmoins c'était un degré d'autonomisation dans le droit français donc l'autonomie sont bien des notion même si ça a été difficile pour la République de les admettre pour ce territoire au CIN République existe aujourd'hui en droit français donc je crois qu'il a voulu simplement de mon point de vue rassurer ceux qui à l'extérieur peut-être qui écoutait ce discours ou même au sein de l'hémicycle de l'Assemblée de cors pensait qu'il allait avoir un état qui allait disparaître de la scène du développement de la Corse ou que ça allait être évidemment la prime un rapport de force systématique contre l'État pas forcément vis-à-vis de nous je crois il a dit sans l'État mais il a aussi dit ni contre l'État est-ce que ça par exemple ça pourrait pas viser justement des véhéités indépendantistes qui pourrai venir qui pourrait qu' l' anticipe une fois l'autonomiequise je crois je crois que c'est un message qui vise à dire que si on doit cheminer cheminer c'est en terme avec l'État et en partenariat ce je c'est un discours de l'État qui dit vous ne vous imaginez pas que on acceptera que vous fassiez contre nous en même temps aujourd'hui on on met autour de la table des intérêts opposés au départ ils ont toujours dit et c'est vrai ce n'est pas nous qui demandons l'autonomie c'est vous c'est le discours de Gérald Armin oui c'est vrai c'est la Corse qui demande d'onomie oui effectivement donc vous vous y confortez vous y convenez du fait d'une évolution de ces quelques années et d'une réalité qui s'impose ouis donc on est en discussion des fois on point divergent vous voulez pas admettre qu'on le fasse contre vous on n pas là pour faire contre vous c'est un peu ça le discours on pose les bases bon je pour moi c'est pas à ce stade c'est pas quelque chose qui soit préjudiciable ou qui altérerait la suite du processus je pense que les dangers les choses trrappent ou les défis viennent d'ailleurs d'accord pour finir un un petit peu cet entretien la question de l'autonomie de la Corse pose une question beaucoup plus large beaucoup plus philosophique qui est celle de l'autonomie des régions en général et donc peut-être effectivement de mettre fin on pososer le mot à la République jacobine centralisée où Paris déciderait de tout pour tout le monde à chaque instant il y a quand même justement cette gauche jacobine souverainiste qui vient parler je parle pas des patriotes d'extrême droite je les mets vraiment de côté parce que on s'en doute ils vont être contre mais voilà il y a il y a un souverainisme de gauche s'oppose à cette autonomisation de laacc et l'autonomie en général qui parle de ouvrir la boîte de Pandor qu'est-ce que vous leur répondez à cela écoutez je crois que c'est une crainte et une peur quelque fois irrationnelle bien française liée à la construction de la République française euh la République française n'est plus une et indivisible depuis 46 elle est indivisible mais le mot une a été enlevé de la Constitution depuis ces réformes là constitutionnelle de l'époque et pourtant on dit toujours dans en sémantique la République une indivisible vous voyez bien que le le le la culture perdure de l'uniformité République or l'uniformité l'égalitarisme de la loi c'est bien ce qui pose problème vis-à-vis d'un cas comme la Corse et qui peut poser problèm dans d'autres territoires l'égalité en droit ce n'est pas l'égalitarisme de la loi or l'égalitarisme de la loi peut créer des inégalités en droit sur le terrain chez nous c était le cas quand on prend pas en compte une singularité d'île montagne géographique avec des surcou liés au transport sur un certain n de domaines que ça soit la question du carburant où il y a une organisation de distribution oligopole le monopole avec des surcoups de 10 à 15 centimes plus haut que sur le continent qui mériteraient des régulations des règles de régulation propres et non pas un accord avec Total par exemple qui tue les petits qui donne au gros une monopole en sortie et cetera je vaux pas rentrer dans les détails en gros une loi une règle générale qui en fait sur le terrain va l'opposer de ce qu'il faudrait faire ou par exemple lorsque sur la spéculation foncière immobilière on ne permet pas une taxation des transactions immobilières parce que c'est ce qui se passe en Corse avec aujourd'hui des prix qui vont deux fois plus vite que sur le continent la spéculation existe en Bretagne elle existe au Pays-Basque sauf que chez nous elle a une dimension h dorme si on n pas des outils fiscaux propres édictés par l'Assemblée de Corse des droit de présemption renforcé un statut de résident on ne régulera pas le phénomène donc l'égalitarisme de la loi peut aller à l'encontre des règles mais ce qu'on constate pour la Corse dans une situation très singulière et effectivement je vais pas pouvoir dire à la place des autres qu'il faudrait une autonomie à la Corse ailleurs ce que je sais c'est que l'autonomie à la cor se justifie pour changer la vie des Corses aujourd'hui on peut le démontrer dans la situation d'île de Méditerranée anné montagne et avec son histoire et son besoin de reconnaissance légitime de sa langue de son identité mais c'est vrai que la question de dire est-ce qu'il est normal que en tout temps en tout lieu dans tout endroit la règle do être la même est-ce que le sujet de l'égalité en droit mériterait pas que l'on se dise que le principe de subsidiarité l'adaptation des règles peut-être pas de la même façonadapation économique aussi fiscale sociale et fiscal pour justement arriver à l'égalité en droit entreprise justice sociale et autrre mériterait que la méthode soit différente et qu'on sor de cette centralisme technocratique ça c'est une vraie question qui à travers le prisme Corse se posera aux autres territoires mais ça ne veut pas dire détricoter ou appeler à la contagion pour détricoter la République je crois que c'est simplement un débat qui est propre à cette République et à son évolution éventuelle c'est lui donner un nouveau souffle finalement écoutez rappelez-vous quand même que lorsquil a eu une manifestation des gilets jaunes on disait que c'était une révolte des corps intermédiairees de la France d'en bas des territoires des corps intermédires qui étaient pas écoutés par ceux qui avaient décidé de la fiscalité c'était les gens des rural qui se révoltaient finalement ça posait un peu cette question là oui du centralisme Paris ben y compris la question du covid avec la question de la crise sanitaire lorsqu'il fallait réagir pour les masques rappelez-vous on disait que les collectivités agissaient plus vite que l'État bon il y a eu un tas de sujets c'est quelqu les années précédentes qui ont démontré qu'il y avait une volonté y compris pour ceux qui seraient pour l'OM la Corse aujourd'hui d'ailleurs dire qu'il fallait aller vers plus de décentralisation pour une agilitéité décisionnelle au service des populations donc moi je le constate à ce stade je constate que évidemment que comparaison n V raison il s'agit pas de dire puisqu'on dit un statut d'autonomielatif pour la Corse il faut transcrire partout la même chose mais évidemment que derrière ce sujet-l et et cette je dirais ce cette aiguille dans le pied que la Corse dans le sujet de la République centralisée mais pose des débats par ailleurs qui se poseront certainement différemment je crois qu'il faut simplement les rendre sereins et rationaliser pour l'instant évidemment il il serait bon pour des raisons historiques politiques symbolique pour la paix dans cette île et pour donner une avenir en Méditerranée à cette île qu'enfin on reconnaisse ce qu'est la Corse un peuple une communauté de culture de destin qui a sa part à être reconnu pour réussir une autonomie politique comme la sardigne à 11 km comme le sont les baléards comme son la Sicile ça pose aussi le contexte d'une méditerranéité du discours nous sommes pour une structuration de la Méditerranée politique il a la question des migrants il a question des pollutions plastiques et la question du changement climatique qui demande une structuration politique de la Méditerranée locale qui de la méditranée exactement local autonome en partenariat et que même l'Europe et l'État français et un discours un peu plus méditerranéen sur ces question ce qui n'est pas le cas aussi sur la question du tourisme de masse qui exactement surfréquentation touristique ça c'est question on a en commun un partage et compris avec nos no nos territoires partenaires à côté qui ont l'autonomie politique donc tout ça a du sens pour l'avenir pas que de la Corse de la Méditerranée et des populations qui qui entourent ce ce ce marinstrum qui que nous avons en partage donc ça veut dire que notre vision elle s'inscrit même dans un projet plus plus large de la Méditerranée de l'Europe mais qui ne me paraît pas incompatible à ce que pourrait véhiculer la République française si elle se réveillait c'est c'est parfait pour un mot de la fin ça merci beaucoup Félix à qui merci à vous d'avoir suivi cet entretien c'est parce que le média est indépendant et uniquement financé par ses citoyens que nous pouvons faire parler librement des idées politiques différentes si vous voulez que le média reste un espace d'expression pour ceux qui voient et pense le monde autrement que les toutologues de plateau télé il ne tient qu'à vous de soutenir la campagne de financement participatif sur Kiss Kiss Bank Bank le média n'appartient à aucun actionnaire ni à aucun parti politique le média ne peut compter que sur vous merci encore de nous avoir suivi et à très vite

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