Darmanin organise le chaos - Conférence de presse sur la répression à Sainte-Soline
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:01OuverteRéponse directe
On sait ce soir qu'il y a deux blessés dans un état critique. Est-ce que vous avez vu ces blessés ?
- 18:00OuverteRéponse partielle
Quelles sont les autres initiatives que vous allez lancer en plus de la commission d'enquête ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« Le ministre de l'intérieur depuis l'échec calamiteux de la première ministre affaire non seulement adopté mais pour finir accepter une réforme inutile injuste et cruelle s'est lancé dans une opération de provocation généralisée dont les événements de Sainte Solinière ont été en quelque sorte un paroxisme. »
- 0:45Jean-Luc MélenchonChiffre
« Il y a eu visiblement 4000 grenades tirées en 1h 1h30. »
- 5:00Gabriel AmarFait
« Nous avons subi aucun contrôle ni de véhicule ni d'identité. Euh alors que par exemple la veille on m'avait demandé pourquoi je me déplaçais d'un point A à un point B. »
- 7:00Muriel LevreuxFait
« Il y avait des hélicoptères au-dessus de nous et on aurait vraiment souhaité, même si c'est pas les mêmes, on sait que les hélicoptères de secours sont pas les mêmes, on aurait vraiment souhaité qu'un hélicoptère se pose pour prendre les blessés les plus graves. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames, messieurs pour votre présence à ce point de presse décidé ce matin. Mathilde Panot et Manuel Bompard, l'un et l'autre retenu par d'autres tâches m'ont confié le soin de l'introduire. Notre objectif est de vous proposer le témoignage de trois parlementaires insoumis présents sur place. hier de manière à ce que vous puissiez prendre connaissance dans tous les détails de la situation qu'ils ont vécu hier et qui nous conduit à cette rencontre.
En premier lieu, j'exprime au nom de tous les insoumis nos pensées cordiales, solidaires et notre émotion. à tous les blessés de la journée d'hier et spécialement aux familles des personnes qui ont été grièvement et délibérément blessé hier parmi les manifestants. Je pense aux deux personnes qui sont à cette heure dans le coma.
Nous sommes confrontés à une situation d'une exceptionnelle gravité du point de vue du fonctionnement de la démocratie de notre pays. Le ministre de l'intérieur depuis l'échec calamiteux de la première ministre affaire non seulement adopté mais pour finir accepter une réforme inutile injuste et cruelle s'est lancé dans une opération de provocation généralisée dont les événements de Sainte Solinière ont été en quelque sorte un paroxisme. C'est de propos délibérés qui a été organisé une sorte de tracnard où l'on espérait que des manifestants profondément engagés sur le terrain sans qu'il n'y ait jamais eu aucun filtre de posé alors même qu'on nous apprend que des personnes avaient été repérées auparavant comme se préparant à attaquer ont pu se regrouper et puis pour finir être directement confronté à un service d'ordre.
Je n'en dirai pas plus, c'est à mes camarades parlementaires de le faire. mais notre diagnostic et que ceci a été délibérément organisé. Et ce n'est donc pas aux fonctionnaires de la police et de l'agent d'armerie qu'à cette heure nous en voulons, mais à l'organisateur de ce chaos, le ministre d'Armana qui devrait plutôt baisser le nez et avoir honte devant l'échec absolu de ce qu'est sa mission.
Je ne parle pas ici des matchs de foot mais bien de ce qui s'est passé hier. Le ministre de l'intérieur est censé garantir par l'usage des for de qu'il fait des des forces la tranquillité et l'ordre public. Ce n'est pas ce qu'il a fait hier.
Au contraire, il a organisé le désordre. Depuis lors, en même temps que se déroule ce film de provocation, les insoumis font l'objet d'un ciblage politicien qui maintenant, d'intervention en intervention vise à les rendre personnellement responsables, je dis bien personnellement, de violence que à tout moment de notre histoire, nous avons rejeté comme méthode politique. J'ai dit personnellement parce que on me fait l'honneur peut-être pensant que ce serait un déshonneur de jouer un rôle particulier et jusque paraît-il au président de la République qui découvre que j'ai l'intention de délégitimer les institutions.
Je lui signale que pour ce qui est des intentions, elles sont parfaitement claires, elles sont contenues dans le programme l'avenir en commun et que en effet nous ne croyons pas que des institutions à vocation autoritaire comme celle que nous avons soient conforme à ce qui conviendrai à la France aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle nous sommes de longues main partisans de la 6e République qui serait mise au point par une constituante et non pas par la violence. Deuxièmement, il est plus qu'évident que celui qui délégitime l'autorité démocratique, c'est lui parce que le recours empilé à toutes les procédures qui permettaient de raccourcir, de bloquer puis d'interdire le débat parlementaire qui sont en effet contenus dans la Constitution de la 5e République à laquelle nous sommes opposés ont été toutes utilisés en même temps pour la première fois de notre histoire.
C'est donc lui qui donne de la 5e République la version la plus brutale, la plus antidémocratique et la plus hostile au Parlement. et nous n'avons donc aucune leçon à recevoir de lui. L'état du pays, le désordre qui règne, mais le désordre le plus important, c'est celui de la vie de tous les jours.
C'est de sa faute les violences que l'on voit de tout côtés, puisqu'il y en a, c'est de sa faute. Il est incapable de les parer, incapable de les contenir. Il ne réussit qu'une chose, les amplifier.
Et s'il ne voit aucun inconvénient à ce que des forces de police se comportent comme elles se comportent dans certaines circonstances, et bien il y a un problème. Il n'est pas dans la continuité des dirigeants politiques de ce pays qui quel que soit leur position politique n'ont jamais dans le passé accepté que l'autorité de l'État soit engagée par des gens qui se comportent d'une telle manière. Demain, il y a une grande mobilisation.
C'est une étape extrêmement importante de la mobilisation populaire. Nous avons absolument besoin que la censure populaire s'exprime encore demain avec force, avec puissance, que soit bloqué tout ce qui peut l'être dans les formes pacifiques dont nous avons montré que nous étions capables jusqu'à présent. Ne laissez pas notre mouvement être invisibilisé par des actions que nous désapprouvons, mais soyez nombreux demain, nombreux, nombreux, nombreux, bloqués.
Suivez les consignes d'appel à la grève que vous lancz les organisations syndicales et je mets en garde aujourd'hui la presse française et un certain nombre d'institutions internationales sont parfaitement conscientes du fait qu'il se produit en France quelque chose que personne n'avait jamais vu qui rappelle davantage le fonctionnement de régime autoritaire que celui d'une démocratie qui a de l'autorité. Et ce n'est pas pareil avoir de l'autorité et être autoritaire. Si dans la presse internationale on voit apparaître des qualificatifs aussi durs pour le gouvernement français, peut-être peut-on aussi y faire attention.
Et pour ma part, je place sous la protection des observateurs car nous n'en finirions plus de démentir, de contredire, de prouver que sous les accusations qui sont faites contre nous, mais surtout sur le déchaînement de violence que le ministre de l'intérieur justifie. Ce matin, les dirigeants insoumis ont demandé que remonte vers eux des informations venant du terrain sur les dispositions qui sont prises à propos de la journée de mobilisation. Le ministre de l'intérieur vient d'annoncer un dispositif inoui, fort bien.
Nous allons voir ce qu'il vaudra et comment il se comportera. Le bon dispositif pour Saint Soline, c'était deux personnes, pas 3000, pour dire aux gens de rentrer chez eux si la manife est interdite. Ça n'était pas de tirer 4000 grenades sur 6000 personnes.
Et déjà dans ce qui remonte, nous voyons des choses qu'on peut qualifier d'étrange à Albi qui a accueilli la première grande manifestation de l'intersyndical, des dispositions ont été prises. Considérant que les attentats et les tentatives d'attentat en France et en Europe confirment le niveau élevé de la menace terroriste, le préfet décidé de prendre des mesures particulières. et au nom de ces de ces raisons particulières a établi un périmètre de sécurité dans lequel sont autorisés à palper non seulement sous l'autorité d'officiers de police judiciaire les policiers eux-mêmes mais également des compagnies privées de sécurité et la police municipale. qui peut croire sérieusement qu'il y a à Albi une menace terroriste qui justifie le déploiement d'un tel dispositif.
Si donc l'intention du gouvernement est par des mesures qui visent à effrayer davantage qu'à rassurer, de repousser les gens hors de la manifestation, je le redis, je demande à chacun de faire son devoir de citoyens. La liberté ne se négocie pas, elle s'exerce. et dans le calme, dans la maîtrise de soi, dans la surveillance mutuelle, réciproque, bienveillante, demain, soyez des millions. fairel montrer que la démocratie dans ce pays est vivante et que elle a un message apporté au président de la République, il ferait bien d'entendre retrait de la loi sur les retraites à 64 ans.
Le peuple français ne veut pas se faire voler de années de temps libre, de temps d. Voilà, mesdames messieurs, je confie à madame Clémence Gueté qui est ma coprésidente dans la fonction que je remplis ici, le soin de prolonger la rencontre avec vous. Les trois étaient sur place et nous attachons beaucoup d'importance à ce que vous entendiez leur récit.
Je ne sais pas si vous y étiez vous-même, ceux qui êtes en face de moi dans à cette occasion. Bon, mais il faut entendre parce que c'est proprement incroyable. Quand on on entend confirmer le fait que volontairement on a empêché une intervention qui aurait permis de sortir de la zone de combat des personnes grièvement blessées et ainsi de suite.
C'est pas à moi de faire ces témoignages. Voilà Clément si tu veux bien. Merci. pas trop loin mais je vous laisse euh bonjour à toutes et à tous.
Donc Clémence Geté, je suis députée du Val de Marne. On était se députés insoumis présents à Sainte Soline et il nous a semblé important parce que Jean-Luc Mélenchant vient de le dire, vous avez pas forcément tous et toutes pu être présents ce weekend à Sainte Soline dans les deux Sèvres. Il nous a semblé important de vous expliquer ce qui s'est passé de l'endroit où nous étions nous dans cette manifestation, ce que nous avons pu constater.
Déjà vous dire que cette manifestation, elle est elle s'inscrit dans un cycle de manifestation contre ces mégabassines et pour le partage de l'eau. Mes camarades vont y revenir après mais on nous interroge peu sur le fond du sujet depuis quelques jours déjà. et vous dire que ce que nous avons constaté sur place, c'est une gestion absolument calamiteuse du du maintien de l'ordre prétendum, ce qui était ce qui ce que nous aurions dû pouvoir observer.
Nous avons observé l'inverse. Monsieur Darmanin qui vient de faire une conférence de presse appelé pour dans les jours à venir un indispensable usage proportionné de la force et nous estimons que ça n'était absolument pas le cas dans les deux Sèvres à Saint-Soline ce weekend. Euh je redis comme Jean-Luc Mélenchon que nous avons évidemment une pensée pour toutes les personnes qui ont été blessées.
Je je vais revenir parce que nous avons pu constater ça de près. Euh mais tout particulièrement aux deux personnes puisque maintenant il y en a deux, nous avons appris ça cet après-midi, aux deux personnes qui sont plongées dans le coma qui sont entre la vie et la mort. l'une avec un traumatisme crânien et l'autre qui a été touchée à la trachée et que donc nous sommes évidemment en pensé avec leur famille, leurs amis et toutes celles et ceux qui les accompagnaient dans cette manifestation.
Je vous dis d'abord un mot du principe de ces méga bassines euh parce que il y avait bien une raison à notre présence là-bas. 6000 personnes selon la préfecture, 30000 d'après les organisateurs. Donc nous étions de toute façon des milliers de personnes à être là-bas. qui sont vraiment ces mégabassines des absurdités sur le plan écologique et agricole qui sont d'autant plus des absurdités que le JC nous a alerté encore la semaine dernière sur le changement climatique et sur le fait que notre agriculture devait être résiliente face à ce qu'on allait observer de plus en plus, c'est-à-dire des sécheresses intenses.
On sort de plusieurs étés où on bat les records chaque été de sécheresse. On sort d'une sécheresse hivernale qui là aussi a été historique. Et ces mégabassines, elles pompent dans la nappe fréatique pour alimenter une minorité d'exploitations agricoles qui sont situées autour d' d'exploitation d'agriculture productiviste produisant du maïs dans le coin dans les deux sèvres qui est destiné lui-même à l'export.
C'est vous dire que nos raisons politiques d'être d'être là-bas, on y reviendra, mais elles sont elles sont à nos yeux légitimes et que cette cause est extrêmement importante et que c'est maintenant que les bonnes décisions politiques doivent être prises, c'est-à-dire l'arrêt de ces chantiers sur place pour vous raconter dans l'ordre le déroulement de ce qu'on a pu observer. Donc entre 6000 et 30000 personnes. Je suis incapable de vous dire combien on était, mais on était extrêmement nombreux à s'être retrouvé sur une zone et à s'être élancé en différents cortèges dans la campagne.
Ce qu'on peut vous dire, c'est que ces cortèges, ils étaient joyeux, ils étaient déterminés à arriver autour de cette bassine. Mais joyeux, il y avait des fanfares, il y avait des enfants, il y avait des personnes âgées. J'ai fait la manifestation à côté de gens qui étaient en fauteuil roulant et qui sont allés jusqu'au bout de cette manifestation et qui ont été dans la zone extrêmement dangereuse jusqu'à la fin.
On était se députés insoumis donc Gabriel Amar et Muriel Levro qui sont aujourd'hui à mes côtés mais aussi Marianne Maximi, Manon Meier, René Pilato, Loï Prudom et Anstanback Terrenoir. Et donc nous avons marché ensemble avec des gens de toute la région, de tout le pays et même des gens de d'autres pays européens. Là aussi, on y reviendra.
On a fait 6 km dans les champs pour aller jusque jusqu'au bassin donc sur des petites routes et et dans les champs avec de ce qu'on a constaté aucun barrage de gendarme ou de force de l'ordre, aucune tentative de dispersion à ce moment-là d'une manifestation qui donc c'est ce qui nous est dit aujourd'hui était formellement interdite. Aucune force de l'ordre donc pour dire aux gens de rebrousser chemin de ne pas aller dans cette direction que cette manifestation ne pouvait pas se tenir comme ça. Et donc c'est une fois qu'on est arrivé au site de la mégabassine de Sainte Soline que nous avons constaté qu'il y avait donc le dispositif 3000 policiers 3000 policiers et gendarmes autour de cet immense trou qui est en terre hein.
Voilà, c'est un trou en terre. Concrètement, ça ressemble à ça. Euh d'une taille que vous vous pe peineriez à imaginer tellement c'est à perte de vue avec des dizaines de camions de CRS devant ce trou immense.
Euh et pendant plus d'une heure euh à l'arrivée des des différents cortèges, euh il y a eu des attaques à répétition avec des gaz lacrymogènes et des grenades. différents observateurs ont depuis fait des commentaires et s'ils connaissent beaucoup mieux que moi dans le type d'armes qui ont été utilisé, ça a été relayé par certains de vos de vos journaux mais visiblement des armes qui peuvent être caractérisées d'armes de guerre, en tout cas des choses où quand ça explose, vous n'avez pas envie d'être à proximité. Et donc pendant plus d'une heure, tout le monde a été gazé et euh des grenades qui explosaient partout autour de nous sur une zone assez lointaine autour de la de la bassine.
Jean-Luc Mélenchon l'a dit, il y a eu visiblement 4000 grenades tirées en 1h 1h30. On nous a dit 6000 personnes, ça fait environ un petit peu un petit peu plus, mais une grenade pour deux personnes, ça fait une grenade toutes les secondes. Euh donc à imaginer, c'est un chaos autour de vous, sonore, visuel qui est relativement indescriptible.
Je précise que on revient de là nous choquer, mais nous c'est une chose, on est là aussi pour livrer une analyse politique de la situation. les gens qui sont allés manifester reviennent extrêmement choqués de ce dispositif euh de maintien de l'ordre. Il y a une cellule psychologique qui a été mise en place localement, mais c'est vous dire que ça ne laisse pas inden.
Et donc nous, nous parlementaires, nous étions avec d'autres élus à l'arrière à côté d'un chemin euh où était rapatrié au fur et à mesure des blessés que nous avons arrivé par dizaines et par dizaines. Euh, il a été déclaré dans l'après-midi qu'il y avait sep blessées du côté des manifestants. C'est absolument faux.
Il y avait des dizaines de personnes blessées qui étaient ramenées donc par des équipes de street médique. On entendait crier médique dans la dans la foule euh absolument continu puisqu'il y avait des tirs en continu. Et donc des gens qui étaient blessés principalement au visage avec des bouts de mâchoir arraché ou des impact dans la tête avec des gens qui avaient des trous également beaucoup dans les jambes puisque ces grenades là elles explosent autour comme ça et des plais qu'on peut appeler pla délabrante c'est-à-dire profondes et c'est-à-dire que ce sont des dizaines de personnes qui sont mutilées à vie désormais dans des dans des comment dire dans un continuum plus ou moins grave, mais donc des gens qui arrivaient boîtillant, des gens qui arrivaient portés par d'autres, des gens qui arrivaient inconscients en état de choc et avec des des plais extrêmement impressionnantes.
Euh dans le coin donc où nous étions, il y avait des soins d'urgence qui étaient dispensés par les équipes de street médique et il y avait une ambulance militante datant des années 70 à peu près qui est arrivé relativement rapidement pour évacuer quelques personnes. C'était évidemment insuffisant. Les street médiques étaient étaient débordés de de monde évidemment.
Et nous avons constaté, ce qui a été ensuite confirmé notamment par les observateurs de la LDH que les véhicules de secours étaient empêchés de venir sur place. empêché non pas par ce qui se passait sur le site, empêché par des ordres dans de de ne pas arriver jusqu'à l'endroit où il y avait des blessés. Euh constatant que nous nous étions dans une zone qui était calme, c'est-à-dire calme, tout est relatif, mais calme euh où on pouvait rester et il y avait pas de tir ou de violence.
Nous avons appelé, plusieurs parlementaires l'ont fait, je l'ai fait pour ma part, la préfecture pour donner consigne euh d'envoyer des secours le plus rapidement possible, vu qu'il y avait des dizaines de personnes qui avaient besoin d'être euh évacué absolument urgemment. J'ai appelé moi pour ce qui me concerne quatre fois. J'ai eu la sous-préfet au téléphone, sa directrice de cabinet.
Je je vous passe les détails, mais j'ai donné nos coordonnées géolocalisées pour que les secours puissent arriver au bon endroit le plus le plus rapidement possible. C'est très difficile d'évaluer quand vous êtes dans un tel chaos, mais je pense que ça a bien mis 1 heure 1h30 voilà à arriver. Euh d'autres parlementaires euh y compris euh ELV ont passé d'autres coups de téléphone pour débloquer cette situation qui nous semblait euh délibérément mettre en danger des gens qui de toute urgence avaient besoin d'être évacués euh vers un hôpital.
Euh vous le savez puisque ça a été établi depuis il y avait trois personnes sur le moment en urgence vitale dont une personne extrêmement gravement qui est depuis samedi soir dans le com, une autre personne qui est dans le coma aujourd'hui depuis aujourd'hui. Donc des gens qui étaient dans un état évidemment extrêmement grave. Lorsque nous étions à côté des blessés.
Pour terminer ce moment, au bout de peut-être une heure, les quads que vous avez vu, vous avez vu ces images ont surgi derrière nous, derrière là où nous nous trouvions et se sont mis à charger sans aucune sommation. Nous en sommes toutes et tous ici témoins, sans sommation. Euh nous étions seins de nos écharpes extrêmement visibles en ligne pour essayer de protéger les blessés et d'expliquer que c'était une zone où il n'y avait pas de violence et où il y avait euh des personnes qui étaient dans un état critique.
Nous avons été gazés, nous des grenades sont tombées quasiment à nos pieds alors que nous étions visibles encore une fois de manière extrêmement claire. Et donc euh dans cette zone euh avec je vous l'ai dit euh des personnes âgées, des enfants, des gens en fauteuil roulant et des dizaines de blessé, nous avons été aveuglés pendant une bonne dizaine de minutes en plein nuage de lacrémeau. Donc autant vous dire mouvement de panique.
Euh et donc là aussi, nous pensons que c'est une mise en danger absolument irresponsable. Il était très clair à ce moment-là et nous l'avions d'ailleurs dit à la préfecture que c'était une zone où personne ne représentait de danger. Donc l'empêchement des secours d'arriver jusqu'à cette zone pour des questions de sécurité, de leur propre sécurité ou de leur possibilité de rapatrier les personnes n'était pas une raison valable.
Nous nous en étions portés garants. Aujourd'hui, le bilan de ça, c'est d'après les organisateurs de sans blessés. Une parlementaire de notre groupe est retournée au campement de base après la manifestation et nous a dit que les gens étaient soignés euh comme ça pouvait euh dans la boue.
Euh donc avec des gens qui avaient des des éclats de grenades. Euh euh certains de vos de vos collègues d'ailleurs de la presse indépendante qui en ont été également victimes. Donc absolument c'était si vous voulez des des mitraillements absolument indifférents.
C'était dans la foule quoi. Voilà. Donc nous pensons que c'est une c'est c'est un naufrage en matière de maintien de l'ordre, que beaucoup de choses auraient dû être faites pour éviter d'arriver dans cette situation et que nous appelons évidemment à ce que les événements euh qui arrivent, les manifestations puisque monsieur Dermanin a expliqué que qu'un dispositif exceptionnel était en place.
Nous appelons évidemment à ce que les choses soient gérées de manière différente et nous nous essayons de sonner l'alarme un peu solennellement parce que nous sommes extrêmement choqués et parce que nous pensons qu'il faut absolument s'engager dans la désescalade désormais et ne pas arriver dans de telles situations. Tous les observateurs de la LDH, j'en profite pour vous dire que nous devions avoir avec nous Patrick Baudouin de la LDH qui n'a finalement pas pu venir, qui est pris dans la circulation, mais tous les observateurs extérieurs, y compris si vous ne deviez pas accorder trop de crédit à la parole des insoumis. Mais tous les observateurs le disent de la même façon.
Euh vos confrères et consœurs de la presse qui étaient présent, je pense en sont revenus aussi choqués que nous. Euh à la suite de ça, nous allons prendre différentes initiatives qui seront euh annoncées euh euh dans la semaine, mais déjà une première que nous avons annoncé aujourd'hui, puisque nous allons demander une commission d'enquête parlementaire sur les choix qui ont été opérés en matière de maintien de l'ordre. Pendant cette manifestation, il nous semble vraiment euh que les responsabilités doivent être établies et qu'il y aurait eu 1000 scénarios euh qui auraient permis d'éviter ce nombre absolument délirant de victimes, de gens qui vont être mutilés pour toujours et qui sont allés manifester, je le rappelle, pour le droit.
Allô ! Je laisse la parole pour pas être plus longue à mon collègue Gabriel Amar qui était présent lui pendant 3 jours sur le site. Oui, puisqu'il s'agissait euh d'abord de 3 jours pour lesquels je veux apporter un témoignage euh d'organisation euh sérieuse de la part à la fois de Bassine Merci, de la Confédération euh paysane mais encore les soulèvements de la terre.
J'ai pu dès le vendredi y rencontrer de nombreux collectifs d'usagers de la gestion de l'eau, de la gestion de l'eau du robinet, de la préservation de l'eau dans des secteurs extrêmement mis en tension par les minéraliers et les professionnels de l'embouteillage et notamment de l'industrie du plastique. tout autant que j'ai pu rencontrer des artisans, des paysans, des boulangers, des acteurs qui viennent apporter leur témoignage de la capacité qu'a organiser une agriculture vivrière qui permet et qui permettrait encore plus, si elle était priorisée, de rendre à la France sa souveraineté alimentaire avec la diversité de ce que on est en droit d'attendre pour avoir une alimentation saine. Vous savez pour certains que ça fait près de 15 ans que je tourne le pays et par les collectifs au bien commun, au secours, au public que j'ai pu y rencontrer, je peux confirmer que les présents, par leur nombre et pas seulement par leur qualité avoisiner plutôt les 20 à 25000 personnes sans compter les mobilisations qui ont pu converger le jour même de cette marche internationale à Sainsoline.
Donc nous sommes en effet un haut niveau de mobilisation de nos concitoyens et de nos concitoyennes pour faire respecter une harmonie avec le cycle de l'eau et une activité humaine qui réponde à la fois aux besoins et à la nécessité dans ce contexte de dérèglement climatique avec lequel il faut désormais vivre et bien de nous organiser et de planifier l'agriculture vivrière que je vous présentais il y a un instant et que nous appelons en tant qu'insoumis de nos vœux au titre de notre projet politique pour gouverner la France dans les plus brefs délais. Ensuite, dès le vendredi, nous avons pu aussi participer à ce festival de l'eau à Mel dans laquelle se rencontraient aussi des délégations internationales de Colombie, du Chili, du Kurdistan, du Canada, des peuples autochtones du Canada, mais aussi d'Italie pour chaque fois nous confirmer la férocité avec laquelle au Chili L'eau avait été privatisée mais au sens des espaces lacustres, des fleuves, des rivières et à quel point la population locale était dans une situation de devoir quémander la possibilité d'avoir de l'eau moyennant pèetas euh alors que d'autres en toute impunité réaliser des projets et des profits Et vous savez comment au Chili à cette étape, il n'a pas été possible de adopter une constitution qui remette les communs et l'eau notamment parmi les droits humains fondamentaux et donc d'aucune manière dans le champ de la marchandisation. Tour à tour, tout le monde a témoigné dans ces délégations de la férocité avec laquelle finalement ce qui est indispensable aux vivants en général et pas seulement aux humains mais aussi aux humains puisque 3 jours sans eau et nous sommes morts et bien était mis en difficulté.
Moi, ça m'a conforté dans la conviction que nous avons nous de mettre dans notre démarche et notre projet pour la 6e République l'au droit humain fondamental au cœur même de la Constitution que nous appelons de nos vœux et que nous mettrons dans le débat du processus constituant que nous porterons, j'en suis certain, à un moment donné. Tout ça pour vous dire queil y avait un haut niveau d'échange, d'expertise, de connaissance et une intelligence inouie à savoir construire quelque chose qui réponde aux besoins humains et au besoins du vivant et qui est aux antipodes de ce que les moyens déployés par monsieur Macron et monsieur Darmanin ont finalement défendu, c'est-à-dire un modèle de production, un modèle d'exportation de maïs, notamment consommateur d'eau dans des proportions inouies et pour lesquelles nous aurions vocation à continuer à aller encore plus vite, encore plus loin pour faire encore plus d'exportation. Alors que je rappelle la charante, les deux sèvres sont des bassins de vie dans lesquels depuis des millénaires ont cultiver des choses bien moins consommatrices d'eau tel que le blé qui consomme bien moins d'eau que le maïs.
Et on sait comment nos peuples en Europe et dans le bassin méditerrané 1 ont besoin de cette céréale indispensable à un certain nombre de choses qui sont à la fois dans notre culture et dans nos besoins alimentaires. Bref, alors que le 20e siècle a poussé le maïs, on serait prié de continuer plutôt que de diversifier l'agriculture dans des bassins où il est urgent de ne pas mettre à sec la biodiversité, la deuxème de la façade atlantique ou la première quand il s'agit notamment du marais poids de vin. Enfin, pour confirmer ce que Clémence Geté vous a donné par le détail, nous sommes en effet partis d'un campement autorisé par le propriétaire sur des routes départementales et communales.
Si vous voulez, je peux vous en donner les numéros, notamment la D55 euh vers le site de Saint-Soline dans une ambiance extrêmement festive et joyeuse. Et si nous avions dû rencontrer des difficultés à circuler sur ces voiries et chemins communaux ou dessertes de terre agricole euh pour y accéder infé, euh nous nous en serions rendu compte. Et si une telle manifestation dite comme non autorisée avait dû réellement ne pas se dérouler sur plusieurs kilomètres, je pense que le ministère de l'intérieur et la préfète des Deux Sèvres avaient largement les moyens, en tout cas on s'en rendra plus compte à la dernière minute, de disposer ce qu'il fallait de barrage filtrant et de contrôle pour que un tel rassemblement festif ne puisse se dérouler sur différentes voiries puis dans les champs à proximité de la bassine.
Ça n'a pas été le cas. Nous avons subi aucun contrôle ni de véhicule ni d'identité. Euh alors que par exemple la veille on m'avait demandé pourquoi je me déplaçais d'un point A à un point B.
On aurait pu aussi me poser ce type de question le lendemain, le samedi, jour même de la manifestation. Ça n'a pas été le cas. Ensuite euh vous dire que s'il n'y avait pas eu ce déploiement d'effectif de gendarmerie et de grenade, qu'est-ce qui se passé finalement autour de ce gigantesque trou de terre dans lequel il y avait quelques pompes pour capter l'eau de la nappe et non pour recueillir puis pomper l'eau de pluie ?
J'attire votre attention là-dessus. Euh et bien euh nous aurions peut-être assisté parce que certains manifestants avaient choisi d'être en maillot de bain et avec des bouées. Et bien nous aurions peut-être réalisé notre souhait, participer en tant qu'élu de la République à une phendole autour de la bassine.
D'autres peut-être seraient allés débrancher des pompes pour faire trempette avec leur bouée et après un moment de champ et de convivialité avec les fondfares présentes, nous serions repartis. Je veux pouvoir attester que ceci aurait pu être le récit de ces 3 jours et de cette ce point d'orgue que consistait l'idée de entourer la bassine en étant joyeux. Ben, c'est pas ce à quoi nous avons été confrontés puisque arrivé sur la bassine et non pendant les les kilomètres qui précédaient, nous avons vu déployer des milliers de gendarmes et de véhicules qui eux-mêmes encerclaient la bassine.
Donc vraisemblablement qui estimait qu'il était plus prioritaire finalement de protéger un trou de terre que de faire respecter l'arrêté de la préfète. puisque ces milliers de gendarmes, s'ils avaient vocation à faire respecter l'interdiction d'une manifestation, avait amplement les effectifs et les moyens pour empêcher qu'elle se déroule puisque elle se déroulera finalement sur 6 km sans être interrompue ni dérangé par les forces de l'ordre. Donc il a été là déployé des moyens violents [Musique] par les gets constam constants et réguliers comme ça a été décrit tout à l'heure de Grenades qui tombaient à nos pieds tel des chandelles qui redescendaient euh pour protéger un trou de terre dans lequel la nappe fréatique venait récemment de de remonter et Donc certes était très joli à observer parce que l'eau y était claire mais ce n'était rien de plus.
Voilà ce que je peux malheureusement vous dire et que d'un beau moment nous sommes arrivés là à un drame parce que des moyens publics de l'argent public a été consacré à protéger le symbole d'une agriculture d'un vieux monde qui n'a plus lieu d'être et au moment où il y a une urgence celle de faire bifurquer la paysannerie française vers l'autosuffisance et la souveraineté alimentaire de nos concitoyens. Nous avons là des moyens de force de l'ordre qui ont créé du désordre pour défendre un cratère et et une nappe en débordement ce jour-là. Enfin, nous avons dû, Clémence Geté vous l'a dit, déployer nos écharpe tricolore et former avec des citoyens une chaîne humaine.
Nous l'avons fait finalement pas pour encercler et chanter autour d'une bassine symbole d'un vieux monde dépassé, mais nous avons dû le faire avec beaucoup d'émotions, parfois même, je dois reconnaître, choqué par ce à quoi nous étions confrontés pour protéger des dizaines de blessés qui étaient alignés sur un chemin carrossable à proximité du champ dans lequel nous nous trouvions. Donc sur cette voie carrossable qui pouvait recevoir des véhicules de secours, force a été de constater que non non seulement le temps passait 1 heure et dem mais que nous avions nous-mêmes à essuyer des jets de grenades lacrymogène et autres grenades assourdissantes. Comment ?
Oui. Et donc euh euh voilà. Et en effet, il y a eu un véhicule vieux comme le monde année 70 euh qui a assuré des transports vers le campement autorisé un peu plus loin à quelques kilomètres.
Et euh on depuis la mairie euh la plus proche notamment notre collègue Anstein Bter noir et et Marianne Maximi ont à la fois participé en première ligne plus longtemps à orienter euh les bénévoles et faciliter la prise en compte auto-organisée des soins les plus immédiat pour attendre finalement l'évacuation bien plus tard euh des blessés qui nécessitaent d'être orienté vers un hôpital rapidement mais finalement plus de 1h30 à 2h plus tard. Voilà ce que je peux vous apporter comme témoignage à mon tour pour espérer vous faire intégrer que tout ceci était démesuré et sans rapport avec l'intention des participants. Je vous remercie.
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Alors, je parle plus fort là. Vous m'entendez ?
Voilà. D'accord. Euh donc moi je voulais expliquer pourquoi.
Donc je suis Muriel Levreux, je suis députée des côtes d'armor et je voulais expliquer pourquoi je suis allée à Saint-Soline. C'est ce qu'on me pose comme question en circonscription. Euh je suis allée à Saint-Sine, je ne regrette pas d'y être allée puisque pour moi la lutte contre la privatisation de l'eau concerne tout le monde, tous les territoires.
Euh en Bretagne, la question de l'eau, on la connaît. Alors, jusqu'ici c'était plutôt au niveau qualitatif puisque nos eau sont polluées principalement par le l'agriculture industrielle, donc les eaux de nos rivières et les eaux de la mer puisque nous avons la problématique des algues vertes. Je pense que vous en avez déjà entendu parler.
Et depuis cet été, nous avons aussi un problème quantitatif puisque'avec la sécheresse, même en Bretagne, on était à deux doigts euh d'avoir des des pénuries d'eau potable, hein, sur deux bassins dans dans mon département. Donc voilà, l'eau va devenir une ressource très rare et elle doit rester évidemment un bien commun. Les bassines euh les bassines en fait c'est une façon de privatiser l'eau.
C'est une façon de privatiser l'eau parce que on va la stocker. Voilà, on va pomper les napriatiques l'hiver pour la stocker l'été pour la stocker et l'utiliser l'été pour les pour les les cultures. Mais elle va bénéficier qu'à une poignée de d'agriculteurs et non pas aux paysans de tout le territoire.
C'est également une façon de détourner les arrêtés préfectoraux puisqueen fait normalement l'été on a enfin on n pas le droit de de prélever l'eau des naps fréatiques. Voilà, vous voyez donc c'est pour ça qu'on le fait l'hiver mais en fait les conséquences elles sont là c'est pas à nounin de pomper les napéatiques l'hiver. Donc c'est un modèle qui ne en plus n'est pas n'est pas viable et voilà donc je pense que nombreux hydrologues ont pu voilà exposer sur sur ce sujet.
Donc c'est la privatisation de l'eau et c'est inacceptable. Donc je ne regrette pas d'être allé à Sainte Soline notamment pour bah pour pouvoir témoigner de ce qu'on a vu et donc de la répression très forte des forces de l'ordre. Il faut bien comprendre que au-delà du symbole de la bassine, ce qu'il y avait derrière les cordons de véhicules, derrière les canons à eau, derrière les quads, c'est les milliards de l'agrobiness que Macron cherche à protéger.
Et là vraiment, on voit d'ailleurs que ce ces deux milliards vu l'arsenal déployé, c'était vraiment énorme énorme. Et donc effectivement, il y avait certainement des voilà des manifestants beaucoup plus durs, mais cet arsenal, il a servi vraiment à réprimer tous les manifestants et même très loin puisque les quates sont venus par derrière et nous ont visé après. Sans sommation, effectivement, ça a été dit.
Euh voilà. et plus largement alors on éétait pas que des élus politiques, hein, il y avait d'autres collectifs et euh d'ailleurs, oui, c'est bien plus le le combat est bien plus large puisque par exemple Patrick Bevoin, la LDH, donc Clémence en a parlé tout à l'heure, à travers ces observateurs sur place, hein, il y avait des observateurs de la LDH et ils ont les mêmes les mêmes observations que nous. On peut aussi citer Jean-Marc Lafond d'Institut Action Résilience qui explique que normalement le rôle du gouvernement aurait dû être d'apaiser la situation et non pas voilà de de au contraire d'exacerber la répression.
C'était vraiment très très dur. Euh autrement effect j'ai également euh un élu local qui est venu me voir parce que j'avais j'avais l'écharpe donc il est passé me voir. Il donc je crois qu'il était à 1h de route un un maire adjoint qui est venu me voir en me remerciant d'être là.
Donc comme quoi il y avait également des élus locaux qui soutenaient cette manifestation alors ils avaient pas brandi enfin mis leur écharpe mais ils étaient là. Et donc ça montre bien que euh c'est aussi euh voilà soutenu par d'autres personnes que voilà quelques élus de la France insoumise ou de ou des vers. Voilà.
Euh autre chose donc notre présence bon je pense qu'elle était légitime puisque la cause est juste euh et donc notre témoignage je pense pourra servir j'espère pour la suite parce que là à chaque fois on va de plus en plus haut dans l'échelle de de la violence et de la répression. Donc j'espère vraiment que notre témoignage en tant que parlementaire pourra servir. Voilà.
Merci. Est-ce que vous avez des questions ? Oui, il y a peut-être un micro, je sais pas.
Coline là. Bonsoir Capelli pour France Télé. Petite question sur ce que vous avez vu.
On sait ce soir qu'il y a deux deux blessés dans un état critique. Est-ce que vous avez vu ces ces blessés ? Est-ce que vous avez vu quelque chose par rapport à à ces personnes qui sont concernées sur des blessures très graves ?
Alors, je je vous l'ai dit, nous on a vu passer des dizaines de blessés. Euh il y a une personne qui visiblement était déjà inconsciente dès samedi, qui est dans le coma depuis samedi soir. En tout cas, nous on l'a appris euh samedi soir.
Euh on a des militants qui ont vu passer une personne euh qui a priori euh est cette personne qui était dans un état extrêmement grave. C'était un traumatisme crânien. Vu le type de plais que nous nous avons vu chez des gens qui étaient encore conscients, on imagine la gravité.
Euh je donnerai pas plus de détails parce que en ce moment il y a des gens qui sont extrêmement en peine euh les familles notamment. Euh et la deuxième personne visiblement est dans le coma depuis aujourd'hui. Donc c'est la même chose.
Peut-être que c'est une personne que nous avons vu mais nous sommes incapables de le savoir. Euh ce qui vous montre aussi que quand monsieur d'armanin fait une conférence de presse au milieu de l'après-midi pour dire qu'il y a sep blessés parmi les manifestants, je ne sais pas dans quelle intention il fait ça. Si c'est une provocation, si c'est qu'il manque d'information.
Évidemment, si aucun blessé ne peut arriver jusque dans une ambulance ou dans un hôpital, euh le décompte est moins important, mais c'est vraiment des dizaines de personnes que nous avons vu euh et qui euh je le répète porteront euh ça toute leur vie vont sans doute avoir euh une convalescence extrêmement longue vu le vu le type de de PL que nous avons vu. Voilà euh les les organisateurs de la manifestation euh nous tiennent au courant assez régulièrement de l'état de santé des personnes qui ont été les plus gravement touchées. Juste dire si vous avez besoin d'une image que une image au sens pour illustrer ce à quoi nous avons été confrontés.
Euh euh quand nous avons constitué la chaîne humaine, euh nous l'avons fait avec des manifestants, des élus écologistes et insoumis euh sur plusieurs dizaines de mètres parce que il y avait derrière nous Oui. sur plusieurs dizaines de mètres déjà plusieurs personnes blessées, parfois protégé et tenu au chaud par des couvertures mais pas tout le temps. et qui était dans l'incapacité de se déplacer seul.
Voilà ce que je peux c'est c'est aussi et Gabriel a raison de le préciser. C'est aussi ce qui nous a beaucoup inquiété dans la charge que nous nous avons subi de la Crimo. C'est pas tant pour nous qui sommes en capacité de nous enfuir, de nous protéger du mieux qu'on pouvait et cetera.
C'est pour les personnes qui étaient derrière nous et qui elles ne le pouvaient pas. Et quand je vous dis que nous étions signalés à par nos écharpes, nous avons aussi crié pour empêcher que ça vienne dans cette direction là et il y a pas eu de sommation et ce qui nous semble être une intention aussi délibérée. C'est quand même des gens qui sont venus en quad depuis plusieurs kilomètres.
Je pense qu'il y avait des drones sur la manifestation. Donc, il y avait une représentation visuelle de ce qui se passait sur le terrain forcément précise du côté euh de celles et ceux qui peuvent donner des ordres. Voilà.
Donc euh donc de fait, nous nous sommes retrouvés dans cette situation qui était dangereuse. Je ne vous donne pas tous les détails topographiques réjouissants des deux sévres dont font partie des fossées de 2 m de profondeur. Mais il y en avait il y en avait un juste derrière nous.
Tout ça était extrêmement dangereux. Voilà. Il faut savoir aussi que il y avait des hélicoptères au-dessus de nous et on aurait vraiment souhaité, même si c'est pas les mêmes, on sait que les hélicoptères de secours sont pas les mêmes, on aurait vraiment souhaité qu'un hélicoptère se pose pour prendre les blessés les plus graves.
Ça c'est évident au lieu de tourner autour de nous juste pour faire pour filmer en fait. Ça c'est terrible. Et une dernière chose, il faut savoir qu'il y a des blessés, alors les moins graves quand même mais des blessés qui ont refusé d'aller à l'hôpital.
C'est pour vous dire à quel point la répression est forte, c'est que ils avaient peur qu'on vienne les chercher à l'hôpital parce que c'est ce qui est arrivé la dernière fois. Voilà. Et c'est ce qui est arrivé également cette fois-ci aujourd'hui.
Voilà, on va chercher leurs affaires et on va aller chercher les blessés à l'hôpital. Et ça c'est vraiment très très dur, très très dur à vivre sur sur les hélicoptères de ce qu'on sait du déroulement des événements. Nous on a constaté en tout cas été alerté de blessures extrêmement graves vers 13h 13h30 quelque chose comme ça.
A priori un hélicoptère pour la personne la plus en souffrance serait arrivé vers 17h. Donc c'est vous dire voilà urgence vitale a priori au moins 3h de avant la prise en charge ou 4h. Les les les premiers blessés dont on parle nous étions à proximité étaient allongés sur un chemin communal carrossable par ailleurs.
Les autorités ayant été informéci évacué bien plutôt de façon terrestre. Une autre question. Oui une question sur le le maintien de l'ordre.
Donc vous vous l'avez trouvé disproportionné. Est-ce que vous avez aussi assisté à des à des violences policières ? Est-ce que vous vous êtes senti agressé en tant qu'élu et deuxème question, est-ce que vous appelez à ce que Gérald Mannantin démissionne ?
C'est une question euh à choix multiple histoire, mais euh on s'est senti euh en danger. C'est la situation qu'on vient de vous décrire, je je pense assez précisément sur la représentation du lieu et le fait que nous ayons été chargés alors que nous étions euh visibles. Je pense qu'on s'est senti ni plus ni moins en danger que tous les manifestants qui étaient présents sur place, c'est-à-dire ceux qui étaient très près mais ceux qui étaient très loin aussi de manière complètement indistincte ont été puisqu'il y avait une charge d'un côté et une charge de l'autre.
Euh je pense que tout le monde s'est senti en danger et après euh nous pensons et c'est pour ça que nous essayons de sonner l'alerte aujourd'hui que euh monsieur Darmanin porte une responsabilité dans tout cela, qu'il doit appeler à la désescalade, qu'il doit la mettre en œuvre avec les troupes qu'il dirige dans tout le pays et que les autres événements, puisqu'il y a une manifestation prévue demain et qu'il y en aura vraisemblablement d'autres si ce gouvernement refuse d'entendre la mobilisation populaire si forte où des millions de personnes parfois pour la première fois participe à une manifestation dans ce pays. Je pense vraiment qu'ils doivent revoir la doctrine. Nous ne sommes pas les seuls à le dire.
Le Conseil de l'Europe alerte, la LDH alerte, euh Amnestie Internationale le fait également. Euh nous allons également contacter la défenseur des droits qui pour l'instant je crois ne s'est pas exprimé mais euh va le faire avec certitude. Euh le rapporteur des Nations- Unies alerte sur ce qui se passe en France.
Euh la situation nous semble extrêmement grave dans un moment où la mobilisation sociale est dense. Et ça n'est pas comme ça que les gens vont rentrer chez eux. Ils sont déterminés et ils veulent le retrait de cette réforme.
Pour ce qui nous concernait ce weekend, c'est une question écologique mais qui visiblement va pas trouver une issue tout de suite non plus. Donc manifester dans ce pays, c'est un droit constitutionnel, vous le savez très bien, ils le savent également. Ils doivent le garantir et ils doivent le garantir dans la sérénité et dans la sécurité de toutes celles et ceux qui veulent y participer.
Ça c'est leur devoir, c'est leur responsabilité. D'autres questions ? Nada, pour l'humanité, vous avez parlé de plusieurs initiatives dont la commission d'enquête.
Quelles sont les autres initiatives ? Ben, on va on va y réfléchir mais euh ce que ce que je viens de vous dire sur euh la défenseur des droits, nous allons faire des saisines. Nous essayons de de de d'obtenir des instances qui sont considérées perçues comme plus neutres euh que nous euh des observations, des condamnations et que tout ça euh fasse réfléchir.
On n pas envie de revivre une période comme celle des gilets jaunes en terme de bilan et il a fallu plusieurs semaines et parfois plusieurs mois pour que des chercheurs dont c'est la spécialité analysent précisément ce qui a été fait en matière de maintien de l'ordre à cette période-là. Ça va être fait à nouveau là. Mais grosso modo, nous nous voyons un phénomène quand même euh se reproduire.
Des dispositifs que nous savons dangereux. Euh la brave M euh notamment euh mais pas seulement euh les quads bon je c'est peut-être déjà arrivé en France. Personnellement c'était la première fois que je voyais ça.
Tout ça est euh disproportionné et euh vous donne quand vous le vivez une sensation de vulnérabilité extrêmement forte et c'est pas ce qu'on doit ressentir dans une manifestation. M.
Jean-Luc Mélenchon