Loi de programmation militaire : Hugues Saury (LR) appelle à des négociations en vue de lala CMP
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et j'accueille en salle des conférences Huxori. Bonjour. Bonjour.
Sénateur LR du Loiret, membre de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du Sénat. Comment expliquer à nos téléspectateurs ce qui s'est passé en séance mardi soir ? Ce coup de théâtre, le Sénat qui rejette finalement l'article 2 de la loi de programmation militaire qui prévoyait la hausse de 36 milliards du budget des armées ?
Alors effectivement, ça a été un coup de théâtre parce que c'était pas complètement prévu. Euh de de mon point de vue du côté des des LR, vous savez que on était complètement favorable aux 36 milliards, mais on souhaitait ajouter à cela 14 milliards aller plus loin. Aller plus loin.
Et donc ça n'a la l'amendement qui permettait de d'augmenter de 14 milliards a été rejeté et du coup donc l'article global qui considérait donc l'augmentation de 36 milliards a été rejeté a été a été a été rejeté et donc ben c'est un chapitre parmi d'autres dans la la procédure parlementaire. Maintenant il y a la CMP la commission paritaire pardon. Oui, la commission mix paritaire, nous pourrons éventuellement revenir sur ces 14 milliards.
Mais donc si on vous entend bien, mardi soir en séance, les aller se sont dit qu'il valait mieux. Pas du tout d'augmentation du budget des armées plutôt que une augmentation où il y aurait pas les 14 milliards que vous réclamiez. Non, ils ne se sont pas dit ça parce qu'on savait très bien que de toute façon les 36 milliards restaient dans le texte de l'Assemblée nationale.
Donc il y avait aucun risque de perdre les 36 milliards. Ce qu'on a voulu dire c'est que nous nous considérons que compte tenu de ce dont on parle, on parle de de la guerre. La guerre c'est quand même quelque chose c'est le pire du pire.
C'est un sujet très sérieux et c'est très grave. Et c'est très et c'est très grave et ça a plein d'incidences. Une guerre n'existe quand il y a une guerre.
Malheureusement il y a aussi des crises des crises économiques, des crises sociales, des crises multiples. Et donc nous considérons que aujourd'hui notre armée a besoin de davantage de 36 milliards. Mais un peu plus tôt donc la gauche et une partie des centristes vous l'avez dit ont voté contre ces 14 milliards d'euros supplémentaires que réclamait la droite.
Est-ce qu'il y a une fracture au sein de la majorité sénatoriale de la droite et du centre ? Non, je pense pas. Il y a eu des approches des approches différentes.
Tout le monde savait que les 36 milliards resteraient. Euh bon, il y a encore des négociations probablement à avoir pour essayer d'avoir euh de conserver toute ou partie de ces 14 milliards. On verra comment ça se passe.
Qu'est-ce que vous répondez à Catherine Votrein, la ministre qui était au banc, qui parle d'un affichage politique avec ces 14 milliards en plus, que ce n'est pas possible avec la situation budgétaire du pays. Je dis qu'il y a des priorités, qu'encore une fois, on parle de de la guerre qui est un sujet un peu plus sérieux et que probablement il y a des priorités, il y a des arbitrages à faire, mais la priorité des priorités, c'est la défense de notre pays, c'est le rôle de l'État. euh qui doit assurer euh dans le domaine régalien.
Et là, on est en plein en plein dedans. Et donc nous nous considérons aujourd'hui que notre armée n'a pas tous les moyens pour défendre le pays en cas et le paradoxe, c'est que c'est le président de la République, c'est le chef d'étatmajor des armées qui ont eux-mêmes dit, personne ne leur demandait de le dire. Ils ont dit que il y avait un risque de guerre, que la France entre en guerre, alors pas sur son territoire bien sûr, mais qu'il y ait des que que de certains de nos soldats soient projetés sur des dans en Estonie, en Lituanie, dans les pays Baltes, en Roumanie.
à l'horizon 2030 et donc nous considérons qu'à partir de là nous devons nous donner les moyens de répondre à cet impératif calendaire. J'ai une dernière question. Est-ce que vous le dites en commission exparitaire qui est donc la prochaine étape ?
Sep députés sep sénateurs qui doivent s'entendre sur un compromis autour de cette loi de programmation militaire. Il peut y avoir là aussi un compromis, c'est-à-dire non pas les 14 mais un pas vers vous 7 ou un chiffre qui fasse l'objet d'un d'un consensus. Tout tout est possible.
Euh c'est ça que vous appelez de vos vœux aujourd'hui. Euh eff moi ce que j'appelle vous aurez pas le gain sur les 14 mais vous aurez peut-être gain de C sur un autre chiffre. Bon écoutez c'est à discuter.
Euh nos nos rafales sont pour certains quand même bien usés. Euh nous avons il nous manque des frégates. Euh les les lances-roquettes doivent être commandées.
Donc il nous faut un budget supplémentaire. Maintenant ça sera la CMP qui décidera du montant exact. Bien merci en tout cas d'être venu à ce micro pour expliquer ce qui s'était passé en séance cette semaine.
Merci à vous. Merci. Yeah.
Hugues Saury