Libération de la parole : "Les médias ont leur rôle à jouer", selon Bruno Questel
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
8h16 sur europe1 l'heure de retrouver sonia mabrouk et sur l'invité ce matin le député la république en marge de leurs bruno küttel bienvenue à vous et bonjour brno keitel bonjour merci d'être là ce matin le 18 janvier dernier à ce micro l'invité était jack lang ce jour là une question lui est posée sur les accusations d'inceste à l'encontre d'olivier duhamel mais plus largement aussi sur le silence dans une famille de silence dans un milieu quel qu'il soit le silence aussi finalement dans une société tout entière on écoute sa réponse sur les réseaux sociaux vous avez dû voir tous ces témoignages poignants part avec le hashtag mitu inceste et je n'ai pas lu je vous répète ma question d'indignation de votre part jack lang sur cette affaire et ses conséquences je ne peux pas me dis à chaque minute simplement puisque vous interrogez vous interrogez vous êtes d'une grande radio alors je vous réponds première il faut pas tout confondre là encore cette union ce qui a été accompli par olivier duhamel c'est une honte il n'y a pas de mot pour désigner l'un cesse pour désigner à la pédophilie c'est révoltant vous avez réagi à ce moment ces mots gteam une autre on peut agir comme un précipité effectivement c'est le la france sortie de son contexte peut-être du propos plus larges de jack lang qui qui m'a incité à rédiger ce tweet et aujourd'hui je je suis devant vous non pas pour raconter mon histoire mais pour peut-être porter la parole de cette dame qui travaille à l'assemblée nationale et qui a demandé à me voir pour me raconter sa propre histoire et celle de sa fille et avec le même moteur de toutes ces femmes et ces hommes qui dans leur enfance ont été blessés dans leur chair est poussée avec avec mes collègues quelle que soit leur origine politique ce débat qui ne doit pas disparaître il faut pas que ce soit un moment une séquence d'actualité il faut que ce soit vraiment une prise de conscience est ce que vous êtes vous avez été vous allez continuer à être bruno cta une sorte de réceptacle de cette témoignages aussi d'adultes aujourd'hui installés dans leur vie et qui vous racontent l'insoutenable on va parler de l'après en quelques mots je vais résumer vous avez dit sur les réseaux sociaux il n'était pas de ma famille ils étaient du village de ces lieux où la famille est grande j'avais 11 ans vous l'avez raconter ce violent et aujourd'hui vous avez 7 témoignages comment vous les recevez quel est le point commun de ces récits aujourd'hui c'est la fragilité la fragilité de ces femmes et de ces hommes qui soit mais crise soit me parle c'est le côté indélébile de la tâche qui est posée sur chacun de leurs corps et c'est aussi leur vie qu'ils ont su construire chacune et chacun avec leurs parcours leurs forces et faiblesses et c'est tout cela qu'il faut entendre essayer de comprendre parfois accompagnés je ne cache pas que ça peut me paraît trop lourd à certains instants j'ai reçu des quantités très importantes de messages de de femmes et d'hommes du du pays et j'essaie de répondre à tous pour justement essayer de démontrer que si mon expression après vers mon image de parlementaire peut servir j'essaie d'être à la hauteur de cela sans pour autant mairie géant en totem ou porte parole officiel c'est aussi un chemin qui doit être personnel il ya des femmes et des hommes qui nous écoutent qui n'ont jamais parlé qui vont peut-être le faire après cette émission n'a d'autre qui le feront dans d'autres circonstances et puis aussi les auteurs dont certains nous écoutent aussi inévitablement ya cette forme de non dits sur ces questions et puis après il ya la lâcheté soient individuels ou collectifs qui s'installe et parfois ça éclate comme c'était le cas ces semaines passées voilà ce que je peux vous dire j'aimerais tellement que l'on arrive au cours des six jours des semaines des mois à venir faire en sorte comme l'a dit le président de la république la peur doit changer de camp elle change de camp par hocine libération de la parole il ya en ce moment bruno que tel comment faut-il les appeler des affaires en tous les cas parfois souvent c'est parole contre parole comme les accusations portées par la fille de richard berry comment vous réagissez plus largement à l'aune de tout cela est ce que vous dites la parole se libère ou est ce que vous entendez aussi certains dire ça peut être difficile et même douloureux entente peut-être pour vous également eh bien le tribunal ne peut pas se faire dans les médias ce n'est pas un tribunal médiatique ça ne doit pas être un tribunal médiatique mais mais s'il n'y avait pas eu jacques lang et sa phrase je ne serais pas devant vous donc les médias ont leur rôle à jouer la société médiatique a son rôle à jouer aussi pour nous aider pour nous accompagner pour nous inciter est aussi pour eux n'ont pas expliqué parce que c'est pas explicable je pense mais mais pour mettre en place des capteurs et il faut il faut vraiment danger pour le futur que tout cela ne soit qu'à ranger dans le rayon 10-2 du passé ces comportements déviants doivent être dénoncés pour ce qu'ils sont réellement en termes d'inhumanité les capteurs que vous et tant d'autres n'ont pas eu durant l'enfance je veux pas du tout vous faire revenir ce matin sur votre témoignage et bruno que tel on est d'accord nous allons parler de la suite de ce combat que vous allez porter mais comme pour vous vous avez confié cela à vos parents mais la mécanique froide du silence et enclencher une harmonie factice s'est mise en place et puis les années ont passé le temps a été dévorée mais pas votre mémoire effectivement chacun s'installe dans une forme de confort parce que ne pas en parler c'est ne pas se replacer dans le contexte c'est ne pas admettre que l'on n'a pas été là où il fallait au moment où il fallait pour son enfant sont proches tous la personne de notre connaissance nous étions me concernant il ya plus de 40 ans la société y compris médiatique n'était pas la même les prises de conscience n'étaient pas les mêmes c'est pour cela aussi que je suis là ce matin c'est cesser pour que nous soyons tout c'est tous quels que soient nos fonctions quel que soit notre place parce qu'il ya tellement d'anonymes qui ne peuvent pas s'exprimer en situation de dire le cas échéant moi aussi voilà ce qu'il m'est arrivé pour que justement encore une fois tout ça soir dans le domaine du passé vous êtes l'homme l'enfant qui a grandi mais vous êtes aussi aujourd'hui le parlementaire et donc le législateur qui a malgré tout utiliser les réseaux sociaux en tous les cas pour raconter pour se libérer mais vous êtes aussi au coeur la démocratie au parlement vous allez le porter ce combat vous allez la compagnie on a entendu ces derniers temps et bien un débat même une polémique autour de la question de l'âge du consentement comment vous avez vécu ces moments là qui se passe dans notre parlement j'ai juste essayé de me poser et réfléchir la meilleure solution possible si tant est qu'il y en est une sur la question notamment de la prescription et comme je l'aï déjà indiqué on peut pas reprocher à quelqu'un on peut pas dire à une femme ou un homme faillite réveiller plutôt parce que le délai de prescription est passé je crois que ce serait pas audible pour les personnes concernées mais pour la société dans son ensemble donc je crois qu'il faut qu'on prenne le temps qu'on ne soit pas dans l'émotion et jeu je ne veux pas et je sais qu'il ya un travail qui est fait aujourd'hui pour cela je ne veux pas que ce soit une question partisane il faut que toutes et tous sont soient capables de travailler ensemble de poser les meilleurs mots dans la loi à venir parce qu'il y aura des débats à venir il ya eu un texte et au sénat est un texte d'origine du parti socialiste qui vient le 18 février dans l'enceinte de l'assemblée nationale n'est pas question d'après ont déçu celui-ci à l'aune de l'étiquette politique qui le porte donc il faut qu'on soit capable encore une fois d'écrire un meilleur loi possible vous en appelez à une énorme responsabilité d'ailleurs qui transcende évidemment toutes les étiquettes à une dignité un devoir vis-à-vis évidemment des enfants des raisons c'est tout à fait une question d'unité collectif que l'on doit avoir et je dois je dois vous dire que si nous n'en étions pas capable je le vivrais assez mal entente parlementaire l'associât se faire politique est tellement décriée que là nous n'avons pas le droit de ne pas être à la hauteur et je ne serai pas encore une fois un porte étendard un porte-drapeau je serai présent dans l'hémicycle ce que je n'avais pas fait sauf pour un court instant dans le cadre de l'examen de la loi dite tokia pas parce que maintenant je ne peux pas reculer je ne pouvais pas reculer parce que vous avez tous ces témoignages parce que il y a les autres et puis il y avoue aussi est ce que j'irai vie et puis à la vie elle continue et à la ville continue elle se construit et celles et ceux qui sont aujourd'hui concernées doivent s'inscrire dans cette logique de construire leur propre parcours pour ce pur pour eux mêmes avant toute chose pour leur prochain comment elle se construit bruno küttel votre agresseur est décédé sans jamais avoir été inquiété sans jamais que vous puissiez même un jour je crois pouvoir affronter son regard est ce qu'aujourd'hui parler est ce que ça peut avoir des vertus réparatrices quand la justice ne permet pas de l'obtenir à titre personnel mon entourage est informé de tout cela mon épouse et mes enfants et je n'avais pas besoin de m'exprimer pour être bien dans mes baskets je me suis trouvé un peu n'ont pas entraîné parce que je suis complètement maître de mes maux y compris lorsque je les tiens note mais la vie elle se construit jour après jour dans le sens où vous ne pouvez pas oublier vous n'oubliez jamais et il est des moments des mots des faits d d d d d micro seconde où vous vous retrouvez placées dans dans non ce moment précis où vous n'êtes rien n'est qu'un morceau de viande n'être qu'un morceau de viande pour la personne qui fait ça et et ça si vous il faut le transcender sinon vous n'avez plus rien à faire sur terre il faut le transcender il faut transcender aussi pour pour l'humanité je parle par la deux de nos parents aussi paradoxal que cela puisse paraître parce qu'ils nous ont donné la vie de nos enfants parce qu'il nous regarde tout le matin avec leurs le regard innocent et puis aussi l'aveu de celle ou de celui avec lequel vous vivez pas ce que vous l'aimez pas ce qu'il vous aime tu crois que tout est dit sans doute beaucoup de choses sont à venir donc il faut continuer à porter cela collectivement ça ne sera jamais une entreprise individuelle merci bruno küttel merci d'avoir été notre invité ce matin une bonne journée à vous bonne journée
Bruno Questel