Déclaration du Président Emmanuel Macron au Sommet sur l'énergie nucléaire à Bruxelles.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05Emmanuel MacronFait
« Non, parce qu'un modèle 100 % renouvelable n'est pas pilotable. »
- 0:10Emmanuel MacronFait
« Le nucléaire, c'est une énergie qui est bas carbone et pilotable. »
- 0:15Emmanuel MacronChiffre
« On est moins dépendants que certains de nos voisins et nous sommes un des pays qui a le plus faible taux de CO2 par habitant. »
- 0:35Emmanuel MacronFait
« La bonne stratégie, c'est une stratégie qui repose sur trois piliers : sobriété, efficacité énergétique, renouvelable et nucléaire. »
- 0:45Emmanuel MacronFait
« Tous les rapports du GIEC jusqu'à l'Agence internationale de l'énergie montrent très bien qu'il y a une complémentarité entre ces modèles. »
- 1:05Emmanuel MacronPromesse
« On va continuer à investir et innover dans les SMR et ASMR. »
- 1:20Emmanuel MacronFait
« En 2 ans de temps, il y a eu une petite révolution doctrinale au sein des Européens. »
- 1:25Emmanuel MacronChiffre
« On a une cinquantaine de gigawatts qui vont se déployer dans les prochaines années en Europe de capacité nucléaire. »
- 1:45Emmanuel MacronFait
« On crée la génération post-Fukushima, elle est beaucoup plus sûre. »
- 1:55Emmanuel MacronFait
« La France est l'un des rares pays qui exportent son électricité. »
- 2:25Emmanuel MacronPromesse
« Nous devons gagner la bataille de la réindustrialisation, du plein emploi et gagner la bataille des transitions. »
- 2:45Emmanuel MacronFait
« On a une des meilleures autorités de sûreté. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Non, parce qu'un modèle 100 % renouvelable n'est pas pilotable. Et un modèle 100 % renouvelable a des coûts, une pression sur votre réseau qui est beaucoup moins soutenable que le nucléaire. Le nucléaire, c'est une énergie qui est bas carbone et pilotable.
Alors, il faut continuer de faire monter chez nous les énergies renouvelables. On n'en a pas assez. C'est ce qu'on fait.
C'est toute notre stratégie. Mais on a aussi une force qui est le nucléaire, qui nous préserve aujourd'hui de beaucoup de fragilité ou autres. On est moins dépendants que certains de nos voisins et nous sommes un des pays qui a le plus faible taux de CO2 par habitant.
Donc, il faut aussi regarder ce qui marche chez nous. Est-ce que ce n'est pas trop cher, M. Macron ?
Non, parce que si l'on continue...
D'abord, on continue à innover sur ce sujet. Ensuite, quand on regarde les prix, justement, on les sécurise. Et regardez la variabilité qu'il y a sur les prix, par exemple, du gaz.
Et la bonne stratégie, c'est une stratégie qui repose sur trois piliers : sobriété, efficacité énergétique, renouvelable et nucléaire. Et d'ailleurs, tous les rapports du GIEC jusqu'à l'Agence internationale de l'énergie montrent très bien qu'il y a une complémentarité entre ces modèles. Le tout nucléaire n'est pas bon, le tout renouvelable n'est pas non plus.
Est-ce que les petits réacteurs modulaires, c'est vraiment une bonne idée alors qu'on voit que des projets comme New Scale qui sont abandonnés pour des raisons économiques ? Parce qu'on voit bien qu'on est à un moment d'innovation. Donc quand on innove, il faut trouver une maturité technologique et puis un modèle économique, c'est tout à fait normal.
Et donc nous, on va continuer à investir et innover dans les SMR et ASMR. Les Américains le font aussi. Il y a une concurrence internationale, mais ça fera partie aussi des mécanismes de décarbonation de nos industries. [INAUDIBLE] Donc, je présume que le sommet, pour vous, est très important.
Le sommet est très important. Je remercie le Premier ministre de l'avoir organisé avec l'Agence internationale de l'énergie atomique. D'abord, en 2 ans de temps, il y a eu une petite révolution doctrinale au sein des Européens.
Cette alliance pour l'énergie nucléaire, elle était impensable il y a encore 2 ans. Il y a des pays qui ont fait leur conversion, ce qui fait qu'on a une cinquantaine de gigawatts qui vont se déployer dans les prochaines années en Europe de capacité nucléaire. C'est bon pour notre capacité à être plus souverain, à baisser nos émissions et à rester compétitifs.
Et ensuite, en effet... [INAUDIBLE] On a eu des tas de défis ces dernières décennies qui l'ont montré.
Donc, c'est une nouvelle aventure. Vous savez, quand nos aînés ont lancé les 1ers programmes nucléaires, les défis étaient encore plus grands parce qu'on les avait jamais maîtrisés. Là, on a une génération qu'on a maîtrisée.
On crée la génération post-Fukushima, elle est beaucoup plus sûre. Elle a été passée en revue par les meilleures agences et, vous l'avez dit, c'est aussi grâce au modèle nucléaire que la France est l'un des rares pays qui exportent son électricité. Donc, c'est plutôt une chance. [INAUDIBLE] Et vous avez raison, ça veut dire qu'il faut faire des choix.
C'est ce qu'on fait. On fait le choix d'investir sur l'avenir, sur nos services publics, sur les grandes transitions. Ce qui fait aussi que, pour faire ces choix, on fait des réformes.
C'est pour ça qu'on a fait la réforme des retraites, qu'on fait la réforme de l'assurance chômage. Et donc nous, la France doit être claire, nous devons être responsables en termes de finances publiques et garder nos ancres. Nous devons gagner la bataille de la réindustrialisation, du plein emploi et gagner la bataille des transitions.
Ce sont des choix de finances publiques et des choix politiques. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui s'inquiètent aujourd'hui du développement du nucléaire et de votre manière de développer à fond le nucléaire ? Non, d'abord, on a une base, on la maîtrise, on a une des meilleures autorités de sûreté.
Et on continue justement à innover, mais dans un cadre qui est maîtrisé, qui est connu, qui est mature. Celui de la France, c'est aussi celui des autres pays qui ont cette technologie. Et je crois qu'on a maintenant un recul qui est quand même important sur la technologie nucléaire. - Vous leur dites : "On gère." ?
Je leur dis : "Regardez l'historique. Regardez comment ça a été géré, "y compris quand il y a eu des événements sismiques "ou climatiques comme au Japon. "Regardez comme ça a été géré, c'est-à-dire de manière remarquable." Et je le redis, il faut être beaucoup plus inquiet, par exemple, des émissions de CO2 qui ont un impact direct sur vous et moi et notre santé chaque jour quand on utilise du charbon pour faire de l'électricité.
Donc notre priorité, ça doit être de sortir du charbon, puis du gaz et d'aller vers le nucléaire et le renouvelable. Et les fonds, ils doivent venir d'où ? D'abord, nous, on en met.
Ensuite, la BEI doit être mobilisée. Maintenant, c'est dans nos règles. Nous, on doit en mettre au niveau public et il faut des fonds privés, bien sûr, parce que c'est rentable.
Merci à vous. Je reviendrai. - Vous croyez toujours aux SMR ? - Oui, bien sûr.
Mais c'est normal, on est au début d'une phase. Mais SMR, ASMR, j'y crois beaucoup. On y développe.
Oui, on discutera de tout. Il y a beaucoup de pays qui arrêtent le développement des SMR. C'est un vaste programme, je pourrais y revenir demain en conférence de presse.
Je vais rejoindre tout le monde. [INAUDIBLE] On la finance dans un programme existant. D'abord, on la finance avec un opérateur qui porte une partie du programme qu'on a nationalisée.
Ensuite, on a eu à porter le grand carénage et tous les travaux sur l'existant. Là, on a une génération qui arrive à maturité et puis on le finance aussi en ayant de la taille critique, c'est-à-dire en baissant les coûts, en ayant justement un marché plus profond et en essayant de convaincre d'autres pays de venir avec nous. Plus on a des séries longues et de la visibilité, plus on fait baisser les coûts.
Merci beaucoup.
Emmanuel Macron