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InterviewRMC (sur YouTube)· 15 mai 2024 19 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileNumérique

🔮 DIRECT - L'intĂ©grale de l'interview d'Éric Zemmour, prĂ©sident du parti "ReconquĂȘte", sur RMC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRĂ©ponse directe

    Votre réaction face à l'attaque contre les gardiens de prison ?

  • 1:33RelanceRĂ©ponse directe

    Les mots de la procureure évoquent un assassinat. Vous parlez de guérilla. Expliquez.

  • 2:47FermĂ©eRĂ©ponse partielle

    L'objectif premier était-il d'abattre les agents ?

  • 5:05RelanceRĂ©ponse partielle

    Qu'est-ce qu'on répond à la phrase 'mort ou vif' de Marion Maréchal ?

  • 7:30RelanceRĂ©ponse partielle

    Face à une guerre civile, le rîle de l'État n'est pas de dire 'mort ou vif' ?

  • 10:03OuverteRĂ©ponse directe

    Faut-il appliquer les mesures du rapport sénatorial contre le trafic de drogue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13InvitĂ© politiqueFait
    « On est dans une attaque de guerre, de guérilla. »
  • 1:59InvitĂ© politiqueFait
    « Nous sommes dans une situation de quasi-guerre civile. »
  • 2:26InvitĂ© politiqueFait
    « Nous sommes dans une véritable guerre qui nous est menée sur notre sol. »
  • 3:50InvitĂ© politiqueFait
    « Tout ce que nous vivons depuis des années, c'est cette guerre civile qui nous est menée par un autre peuple. »
  • 5:50InvitĂ© politiqueFait
    « La peine de mort sera définitivement abolie quand les méchants l'aboliront. »
  • 6:51InvitĂ© politiquePromesse
    « Pendant la présidentielle, j'avais proposé pour la police une présomption de légitime défense. »
  • 11:20InvitĂ© politiqueFait
    « La drogue sert à asservir un peuple par un peuple étranger. »
  • 11:28InvitĂ© politiqueChiffre
    « Il y a aujourd'hui le double de points de deal en France que de McDonald's. »

Temps de parole

  • Éric Zemmour72 %
  • InvitĂ©26 %
  • PrĂ©sentateur2 %

≈ 8,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

sont blessĂ©s. Le dĂ©tenu, Mohamed Amra, est en fuite. Les attaquants du convoi Ă©galement. C'est une vĂ©ritable traque. Le ministre de l'IntĂ©rieur vient d'affirmer que tous les moyens Ă©taient mis en Ɠuvre pour tenter de retrouver les auteurs, les auteurs de ce crime ignoble. VoilĂ  les mots Ă©galement du ministre de la Justice. Votre rĂ©action, Éric Zemmour ?

0:19
Éric Zemmour

D'abord, avant tout, je voudrais transmettre mes pensĂ©es et mes sentiments pour les familles de ces deux gardiens de prison. Une, je sais, Ă©tait enceinte de cinq mois. L'autre femme avait deux enfants dont l'un devait fĂȘter son anniversaire dans les sĂ©jours-ci. Donc je voudrais dire une Ă©motion pour ces gens. Et vous savez, je connais bien les agents de la pĂ©nitentiaire. J'ai beaucoup dialoguĂ© avec leurs reprĂ©sentants syndicaux pendant la prĂ©sidentielle, pendant la campagne. Et on en parlera aprĂšs, j'imagine, mais de leur travail, de ce qu'est devenu leur travail. Mais d'abord, je voudrais dire ça.

Ensuite, je voudrais dire que vous avez vu, tout comme moi, et comme vos tĂ©lĂ©spectateurs, les images. C'est la vĂ©ritĂ©. On n'est pas dans de la dĂ©linquance. On est dans une attaque de guerre, de guĂ©rilla. Vous avez vu comment ils sont vĂȘtus. Vous avez vu leurs armes. Vous avez vu leur mode opĂ©ratoire. C'est un traquenard, vous l'avez dit. Ils sont tombĂ©s dans une embuscade. On est dans une opĂ©ration de guĂ©rilla. Et moi, je pense que ce n'est pas innocent, le mode opĂ©ratoire, la forme, etc.

1:33
Invité

C'est-Ă -dire, qu'est-ce qu'il dit ? D'ailleurs, les mots ont Ă©tĂ© trĂšs forts, utilisĂ©s par la procureure de la RĂ©publique hier, qui elle-mĂȘme parlait quasiment d'assassinat. C'est-Ă -dire que les trois agents ont Ă©tĂ© vĂ©ritablement visĂ©s. Ils n'ont mĂȘme pas pu se dĂ©fendre.

1:45
Éric Zemmour

C'est pour ça que je parle de guĂ©rilla. C'est des opĂ©rations de guĂ©rilla. On a connu ça dans l'histoire. C'est-Ă -dire qu'on s'en prend Ă  des agents de l'État, du pays. Parce que je pense que... Vous savez, ça fait longtemps que je fais cette analyse. Nous sommes dans une situation de quasi-guerre civile. On me reproche toujours ces mots-lĂ . On croit que je veux attiser le feu. Pas du tout. Je dĂ©cris une situation. Vous savez, nous avons aujourd'hui des gens qui viennent pour la plupart du sud de la MĂ©diterranĂ©e, ou leurs parents, ou leurs grands-parents, et qui s'en prennent Ă  tous les reprĂ©sentants de l'État et de la France.

Nous sommes dans une véritable guerre qui nous est menée sur notre sol. Et à part ça, si vous voulez, toutes les violences que nous connaissons, du simple vol, des viols, du trafic de drogue, des meurtres, sont ce que j'appelle, moi, le djihad du quotidien. Pour bien montrer, si vous voulez...

2:47
Invité

C'est-Ă -dire, je veux comprendre. Ce qui s'est passĂ© hier, l'objectif Ă©tait au dĂ©part de libĂ©rer leurs camarades. Bien sĂ»r. On est bien d'accord. Évidemment. Vous, vous dites, l'objectif premier Ă©tait d'abattre des agents ?

3:00
Éric Zemmour

Non. Pas du tout. Je dis, l'objectif premier, initial, c'est de libĂ©rer ce caĂŻd de la drogue Mohamed Amra. Évidemment. Mais notre rĂŽle, c'est d'essayer de comprendre ce qui se passe. C'est d'essayer de comprendre pourquoi ils font ça, au-delĂ  de la simple cupiditĂ© qui existe, Ă©videmment. Vous savez, je ne crois pas que le mal soit le propre d'une culture, d'un peuple, de certaines personnes. Pas du tout. Le mal est de toute l'humanitĂ©, de toutes les Ă©poques. D'ailleurs, on a toujours rĂ©flĂ©chi Ă  cette cause du mal, depuis le pĂ©chĂ© originel dans l'Église catholique jusqu'Ă  la pauvretĂ© chez Victor Hugo. Aujourd'hui, on dirait les discriminations, les rĂ©seaux sociaux, etc.

Donc, moi, j'ai mon explication. J'ai ma cause. Je pense que tout ce que nous vivons depuis des annĂ©es, c'est cette guerre civile qui nous est menĂ©e par un autre peuple, une autre civilisation, qui n'a pas le mĂȘme rapport Ă  l'individu, Ă  la violence, qui ne connaĂźt que la loi du clan et la loi de Dieu.

4:01
Invité

Mais pendant longtemps, le grand banditisme, c'était les Corses. Absolument. Ce qu'on appelait la mafia corse-marseillaise. Je ne vois pas le rapport avec la civilisation. Enfin, je veux dire, ils ont aussi donné Napoléon. Donc, je ne vois pas trÚs bien.

4:13
Éric Zemmour

Non, non, pas du tout. Ce n'est pas la mĂȘme chose. Je vais vous expliquer. Vous avez tout Ă  fait raison de faire ce rapport. D'ailleurs, il y a belle lurette que la mafia, la pĂšgre maghrĂ©bine a remplacĂ© la pĂšgre corse. Vous vous souvenez de ce film... Mais en quoi ? Attendez, attendez, attendez. J'ai compris. Allez-y, allez-y. Vous vous souvenez de ce film magnifique de Jacques Audiard, un prophĂšte qui montrait justement le remplacement de la pĂšgre corse par la pĂšgre maghrĂ©bine. La pĂšgre corse avait des rĂ©seaux mafieux et c'Ă©tait la cupiditĂ© qui les actionnait.

Je pense aujourd'hui, c'est mon analyse et ça a des conséquences, que ce n'est pas seulement la cupidité qui les anime, mais que c'est une espÚce de djihad contre les couffards. Les couffards, vous savez, ce sont les infidÚles. Je pense qu'il y a cette composante qui est majeure dans ce conflit, dans cet affrontement.

5:05
Invité

Qu'est-ce qu'on rĂ©pond Ă  ça ? Quand j'entends les propos de Marion MarĂ©chal, tĂȘte de liste reconquĂȘte aux europĂ©ennes, qui hier dit « face Ă  un acte aussi barbare, il faut traquer Mohamed Hamra et ses complices comme des couachis et les arrĂȘter Ă  tout prix, mort ou vif ». Mort ou vif ? Mort ou vif ?

5:26
Éric Zemmour

Ça vous choque ?

5:27
Invité

Oui, ce qui me choque, c'est que mort ou vif, c'est de la part d'une responsable politique une forme d'acceptation de la peine de mort.

5:35
Éric Zemmour

Mais vous croyez vraiment que ces gens-là, eux, ont renoncé à la peine de mort ?

5:40
Invité

Pas du tout, mais précisément parce qu'ils n'y ont pas renoncé.

5:42
Éric Zemmour

Est-ce que nous devions y renoncer ? Moi, ce qu'elle a voulu dire, je le pense...

5:46
Invité

Ça veut dire que vous les prenez comme modùle ?

5:47
Éric Zemmour

Vous pensez que comme ils font ça, il faut le faire aussi ? Ce que je veux dire, c'est que la peine de mort sera dĂ©finitivement abolie quand les mĂ©chants l'aboliront. Et ce n'est pas demain. Et ce que je veux dire aussi, et ce qu'elle a voulu dire... Attendez, laissez-moi finir. Ça veut dire que c'est Ɠil pour Ɠil d'entourdant ?

6:01
Invité

Non, mais c'est trĂšs important ce que vous dites, la phrase que vous venez de formuler...

6:04
Éric Zemmour

Vous savez, Ɠil pour Ɠil d'entourdant Ă©tait un grand progrĂšs de l'humanitĂ© parce qu'on ne tuait pas la famille, etc. Mais on ne va pas rentrer dans cette discussion...

6:11
Invité

Non, non, si, c'est trĂšs important parce que vous venez de dire la peine de mort ne sera pleinement abolie en France que lorsque...

6:18
Éric Zemmour

Est-ce que vous croyez que la peine de mort a été abolie pour ces pauvres gardiens de prison ? Non.

6:23
Invité

Mais c'est-à-dire, je ne comprends pas, le droit... Il n'y a pas une différence pour vous entre le droit...

6:26
Éric Zemmour

Ce que je veux dire, ce que je veux dire, je vais vous expliquer. Je pense qu'elle a voulu dire, c'est qu'il ne faut pas que les policiers soient inhibĂ©s. Il ne faut pas qu'ils soient inhibĂ©s par des rĂšgles. C'est pour ça que pendant la prĂ©sidentielle, j'avais proposĂ© pour la police une prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense pour justement qu'ils ne soient pas engoncĂ©s dans des rĂšgles qui les affaiblissent face Ă  ces assassins de sang-froid, comme vous l'avez dit vous-mĂȘme. Donc, vous savez, dans d'autres pays, la police israĂ©lienne, la police amĂ©ricaine n'a pas nos tabous. C'est tout ce qu'elle a voulu dire. Maintenant, si on peut les avoir vivants et qu'il peut y avoir un procĂšs, c'est trĂšs bien.

Moi, je suis pour la justice, je suis pour un procĂšs, je suis pour le respect des rĂšgles. Pour vous, c'est un tabou. C'est un tabou.

7:10
Locuteur non identifié

Le fait de ne pas tuer et d'essayer d'arrĂȘter.

7:13
Éric Zemmour

Je vais vous expliquer. J'ai discutĂ© avec beaucoup de policiers. Et ils me disent tous que dĂ©sormais, ils hĂ©sitent avant de sortir leurs armes parce qu'ils se disent « ça va ĂȘtre terrible, on va ĂȘtre embrouillĂ©s, on va ĂȘtre mis en examen, on va ĂȘtre condamnĂ©s, on va ĂȘtre insultĂ©s partout, etc. » J'entends comme vous ces tĂ©moignages.

7:30
Invité

La question que je vous pose, c'est face Ă  une situation que vous-mĂȘme vous dĂ©crivez comme Ă©tant, vous considĂ©rez que c'est une forme de guerre civile. Vous estimez donc que le rĂŽle de l'État, des reprĂ©sentants de l'État, n'est pas prĂ©cisĂ©ment, et des Ă©lus, de ceux qui leur donneraient peut-ĂȘtre demain des ordres, si vous Ă©tiez au pouvoir, vous ou Marion MarĂ©chal, ce n'est pas de leur dire « capturez-les », c'est de leur dire « mort ou vif », c'est le Far West.

8:02
Éric Zemmour

Le Far West, vous savez, on en est loin.

8:07
Invité

« Mort ou vif », cette expression, c'est l'expression des affichettes du Far West.

8:09
Éric Zemmour

Bien sûr.

8:10
Invité

On est bien d'accord. Bien sĂ»r. Cette rĂ©fĂ©rence, tout le monde l'a en tĂȘte.

8:12
Éric Zemmour

Évidemment. Donc pour vous, pour vous... Je vous ai rĂ©pondu. Ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas ĂȘtre inhibĂ©. C'est tout ce que j'ai dit. Et je vous rĂ©pĂšte que s'il doit y avoir un procĂšs, c'est trĂšs bien. Non, non, c'est trĂšs diffĂ©rent. Éric Zemmour, vous ĂȘtes trĂšs attentif au mot. Il y a des polices dans le monde qui sont moins inhibĂ©s que les nĂŽtres. Et c'est ce que j'ai compris de mes discussions avec les policiers. Et je pense que les voyous, les djihadistes, parce que pour moi, ce sont des djihadistes, en profitent et mĂ©prisent la police française parce que justement, elle est inhibĂ©e. Moi, je ne veux pas que la police française soit mĂ©prisĂ©e.

Je ne veux pas qu'elle soit tuée parce que justement, elle n'a pas eu assez d'audace.

8:53
Invité

Mais vous ne faites pas que désinhiber. En disant, lorsqu'on est responsable politique, lorsqu'on est candidate à l'élection, en l'occurrence, les élections européennes, et qu'on dit mort ou vif, ça veut dire qu'on donne une sorte d'autorisation à cela. On est un responsable.

9:07
Éric Zemmour

On ne va pas faire l'émission là-dessus. Pour l'instant, ce n'est pas la police. On fera l'émission là-dessus s'ils le font.

9:13
Invité

C'est trĂšs important. C'est une question fondamentale de l'usage de la force.

9:18
Éric Zemmour

J'ai répondu à votre question.

9:18
Invité

Et des directions et des directives que vous donneriez à ceux qui travaillent pour l'État.

9:23
Éric Zemmour

Pour moi, ce n'est pas ça l'essentiel. Pour moi, l'essentiel, c'est ce que je vous ai dit. C'est-à-dire que nous avons...

9:28
Invité

Oui, mais de maniĂšre un peu glissante, vous glissez quand mĂȘme l'idĂ©e que la peine de mort au fond...

9:33
Éric Zemmour

On ne va pas reprendre. On a déjà eu cette conversation ici.

9:36
Invité

Oui, mais vous la remettez vous-mĂȘme. Ce n'est pas moi qui ai Ă©crit mort ou vif.

9:38
Éric Zemmour

Moi non plus.

9:39
Invité

Je n'ai pas l'impression d'ailleurs que vous soyez trÚs à l'aise. Vous ne l'auriez pas dit comme ça.

9:42
Éric Zemmour

Non, mais chacun a ses mots. Vous savez trĂšs bien.

9:44
Invité

Vous n'auriez pas dit mort ou vif.

9:45
Éric Zemmour

Je n'aurais peut-ĂȘtre pas dit mort ou vif, mais peu importe. En vĂ©ritĂ©, je vous explique ce qu'elle a voulu dire. Et voilĂ , ce qu'elle a voulu dire, c'est que moi, pendant la prĂ©sidentielle, j'ai dit prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense. VoilĂ , on ne va pas vous essayer d'opposer Marion MarĂ©chal Ă  moi. On a chacun son style, chacun ses expressions. Il n'empĂȘche que sur le fond, nous sommes d'accord.

10:03
Invité

Parlons Ă©galement du rapport qui a Ă©tĂ© remis hier, le rapport des sĂ©nateurs, aprĂšs une enquĂȘte de six mois sur le trafic de drogue en France. Ce rapport et concomitance de l'actualitĂ© a Ă©tĂ© remis le jour mĂȘme de cette attaque du convoi. Et dans ce rapport, les sĂ©nateurs disent qu'aujourd'hui, la France est vĂ©ritablement gangrĂ©nĂ©e par ce trafic de drogue. Parmi les solutions qu'ils proposent, il y a notamment la saisie systĂ©matique des biens des narcotrafiquants, la lutte contre les flux financiers issus du trafic de stupĂ©fiants et la confiscation des avoirs criminels qui constituent le nerf de la guerre contre le narcotrafic.

Est-ce qu'il faut le faire et est-ce qu'il faut le faire tout de suite ?

10:43
Éric Zemmour

Oui, c'est un minimum. Je vais vous dire. D'abord, pour vous donner l'exemple de ce que je vous ai dit tout Ă  l'heure, c'est-Ă -dire que je pense que tout cela, il faut le remettre en permanence dans le cadre d'une guerre qu'on nous mĂšne, d'une guerre de civilisation qu'on nous mĂšne, un djihad du quotidien. Ce n'est pas la premiĂšre fois que la drogue sert Ă  asservir un peuple par un peuple Ă©tranger. Vous savez, au 19e siĂšcle, les Anglais ont imposĂ© par la guerre aux Chinois de consommer de l'opium, alors que le gouvernement chinois voulait l'interdire. Ça s'appelait la guerre de l'opium. LĂ , c'est exactement le mĂȘme type de guerre qui nous est menĂ©e, premiĂšrement.

DeuxiĂšmement, vous savez, il y a aujourd'hui le double de points de deal en France que de McDonald's. Et pourquoi il y en a partout ? Parce qu'Emmanuel Macron a rĂ©pandu l'immigration partout en France. Pourquoi Marseille est le cƓur de tout cela ? Parce que Marseille, Ă  part quelques zylots miraculeusement prĂ©servĂ©s, n'est plus vraiment une ville française. N'est plus une ville française ? Vous diriez que Marseille n'est plus une française ?

11:54
Invité

Quand la flamme arrive Ă  Marseille la semaine derniĂšre ?

11:57
Éric Zemmour

Oui, c'est encore sur le sol français. Mais vous voyez bien que la population à Marseille, aujourd'hui, ne vit plus selon les canons français, à part quelques zylots, je le répÚte, miraculeusement préservés.

12:08
Invité

La citoyenneté, pour vous, n'a pas de...

12:09
Éric Zemmour

La citoyennetĂ©, madame, c'est quand elle n'est pas abstraite. La citoyennetĂ©, elle s'enracine sur un terreau, un terreau civilisationnel, qui est fait de mƓurs, de coutumes, d'histoires, d'histoires partagĂ©es et de volontĂ© de la prolonger.

12:25
Invité

Vous n'étiez pas fier de voir Djoul accueillir la flamme ? Vous n'étiez pas...

12:29
Éric Zemmour

Non, fier, je ne dirais pas ça. Non, ça ne m'a pas rempli de fierté. Et revenons à nos sujets. Il faut mener une guerre à la drogue, puisque la drogue sert de guerre à la France. Moi, je dirais d'abord qu'il faut, si vous voulez, les mesures des sénateurs sont trÚs bonnes. Moi, je voudrais d'abord dire que je suis trÚs scandalisé par le comportement, les rhodomontades du ministre de la Justice, qui, je le rappelle, parlait de sentiments d'insécurité quand on lui parlait d'insécurité. Lorsqu'il est arrivé au pouvoir. Qui, je le rappelle, a tansé les magistrats il y a quelques mois, qui parlait de Marseille, c'est pour ça que j'en parlais, comme une narco-ville.

Et ce monsieur, maintenant, fait des grandes tirades pour dire qu'il ne laissera rien passer. C'est indĂ©cent. Par ailleurs, vous savez, il faut absolument prendre de nombreuses mesures. La mesure, par exemple, pour moi, Ahmed Amra, et pour ses complices, et pour tous ceux qui font comme lui, c'est d'abord la remigration, c'est-Ă -dire la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ© française et l'expulsion vers le pays oĂč il est.

13:38
Invité

Je n'ai pas les détails de Mohamed Amra, mais me semble-t-il, il n'a pas du tout d'autre nationalité que la nationalité française.

13:44
Éric Zemmour

Mais, chĂšre Apolline, Ă©coutez-moi, je vais vous rĂ©pondre. Vous me posez une question, vous avez raison. Tous les AlgĂ©riens, tous les Tunisiens, tous les Marocains, et je crois mĂȘme les Maliens, ne perdent jamais leur nationalitĂ© de pĂšre en fils, de mĂšre en fille et de grand-pĂšre Ă  petit. Donc, c'est la loi en AlgĂ©rie.

14:07
Invité

C'est une question, c'est pas une question de passeport.

14:08
Éric Zemmour

Donc, ils sont de double nationalité. Automatiquement. Automatiquement. C'est leur loi là-bas. Donc, j'estime que, quand ils deviennent des délinquants, des assassins, ils n'ont plus rien à faire chez nous.

14:19
Invité

Donc, vous allez aller chercher dans l'arbre généalogique, les parents, les grands-parents, pour voir...

14:23
Éric Zemmour

Vous savez, c'est pas difficile.

14:25
Invité

Je voudrais qu'on parle de la...

14:26
Éric Zemmour

Et on peut continuer sur la guerre à la drogue, parce que ce n'est pas seulement... J'ai bien compris, mais il y a aussi ce qui se passe au Nouvelle-Calédonie, je ne voudrais pas vous entendre là-dessus. Oui, alors je finis trÚs vite. Parce que, évidemment, nous avons un problÚme de justice. Il y a, si vous voulez, je vais en deux mots. On est avant un décalage entre les peines encourues, les peines données et les peines exécutées. Les peines données ne sont jamais à hauteur des peines encourues, parce que nous avons l'idéologie du syndicat de la magistrature qui cherche toujours des excuses.

Et les peines exécutées sont trÚs inférieures aux peines données, parce que nous avons le juge d'application des peines qui réduit tout le temps. Donc, je suis pour qu'il y ait une uniformisation...

15:05
Invité

Application stricte, ça veut dire qu'il n'y a pas d'individualisation de la peine.

15:08
Éric Zemmour

Il y a trÚs peu d'individualisation. Plus d'individualisation de la peine. Et les peines planchées, les peines plafonds deviendront des peines planchées. Je vous donne un seul chiffre, et on passera à la Nouvelle-Calédonie. Il y a aujourd'hui 8% seulement, selon l'Institut des politiques publiques, 8% seulement des hauteurs de délits qui ont la peine maximum. Et par exemple, il y a 90% des... Avec vous, ce serait l'inverse. Exactement.

15:33
Invité

J'ai bien compris. Éric Zemmour, Nouvelle-CalĂ©donie. Je voudrais quand mĂȘme qu'on y revienne, parce qu'il y a eu cette deuxiĂšme nuit d'Ă©meute qui a Ă©tĂ© plus violente encore que la prĂ©cĂ©dente. Un mort et des centaines de blessĂ©s cette nuit Ă  NoumĂ©a. Les prĂ©cisions ont Ă©tĂ© donnĂ©es par le ministre de l'IntĂ©rieur ce matin chez nos contraires d'RTL.

15:48
Présentateur

Évidemment, il faut que le calme revienne absolument. Il y a des centaines de blessĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie, des dizaines de maisons, d'entreprises qui sont brĂ»lĂ©es, incendiĂ©es. On envoie le GIGN depuis trois jours dĂ©sormais pour faire des sauvetages. Aujourd'hui, il y a un mort dans des circonstances qui nous appartiendra de prĂ©ciser. Il y a aussi plusieurs blessĂ©s. Et il y a aussi une centaine de policiers de gendarmes blessĂ©s dont on a Ă©vacuĂ© des familles avec des enfants, des bĂ©bĂ©s, alors qu'on attaquait Ă  la hache leur caserne de gendarmerie ou on retirait dessus la balle rĂ©elle.

16:18
Invité

Je prĂ©cise Ă©galement que depuis, on a appris qu'il y aurait eu un deuxiĂšme mort. Éric Zemmour, la prĂ©sidente de la province sud de Nouvelle-CalĂ©donie, Sonia Baques, demandait ce matin sur RMC Ă  la mise en place de l'armĂ©e, de l'Ă©tat d'urgence. Elle parlait d'une situation de guerre civile. Que faut-il faire en Nouvelle-CalĂ©donie ?

16:36
Éric Zemmour

D'abord, je voudrais saluer Mme Baques. Je sais que son vieux pĂšre a Ă©tĂ© agressĂ©, que sa maison a Ă©tĂ© brĂ»lĂ©e et qu'on a dĂ» l'Ă©vacuer. Donc je voudrais lui dire vraiment ma compassion et mon amitiĂ©. DeuxiĂšmement, vous savez, il faut comprendre le contexte. Il y a eu trois rĂ©fĂ©rendums entre 2018 et 2021. À les trois reprises, les nĂ©o-calĂ©doniens ont dit qu'ils voulaient rester dans la France. Alors mĂȘme qu'on avait bloquĂ©, qu'on avait gelĂ©, comme on disait Ă  l'Ă©poque, en 1998, le corps Ă©lectoral Ă  ceux qui Ă©taient lĂ  avant 1998.

Donc ça voulait dire, vous parliez de citoyenneté tout à l'heure, ça voulait dire que tous les gens qui étaient nés ou qui arrivaient en Nouvelle-Calédonie depuis n'étaient pas dans le corps électoral pour complaire aux Canaques qui craignaient, si j'ose dire, un grand remplacement. Vous inversez ironiquement vos propres concepts. Absolument. Je veux dire par là, mais sur le fond, ce que je dis est vrai. C'est-à-dire que les Canaques avaient peur d'un déséquilibre démographique et donc ils ont bloqué, contrairement à toutes nos rÚgles démocratiques et à tous nos principes, ils ont obtenu de Chirac et de Jospin à l'époque que l'on bloque et que l'on gÚle le corps électoral.

Aujourd'hui, la réforme constitutionnelle va justement remettre un peu les rÚgles avec nos principes et encore pas complÚtement puisque c'est seulement ceux qui sont là depuis 10 ans.

18:02
Invité

Est-ce qu'il faut envoyer l'armée ? Est-ce qu'il faut malgré tout faire passer ce que l'Assemblée nationale a donc adopté cette nuit, c'est-à-dire ce projet en effet de réforme constitutionnelle et de révision du corps électoral ?

18:13
Éric Zemmour

Bien sûr, il faut adopter ce texte qui est le minimum pour remettre, je répÚte, les rÚgles avec une capacité.

18:19
Invité

Il faut donc convoquer une assemblée constituante à Versailles ?

18:23
Éric Zemmour

Oui, bien sûr, il faut réformer la Constitution. C'est un scandale, il faut le dire. Je vois Jean-Luc Mélenchon qui approuve les émeutiers, mais que dirait-il si en France, par peur des déséquilibres démographiques, on interdisait aux gens qui sont arrivés depuis 10 ans en France de voter ? Il hurlerait au scandale ? C'est exactement ce qu'il soutient. Donc il faut un, faire adopter ce texte et deux, réprimer sévÚrement. Je vous rappelle que les Canaques ne sont pas innocents dans cette histoire, ils ne sont pas tout seuls. On parle beaucoup de pression, d'aide, d'armement chinois qui viendrait de financements parce que la Nouvelle-Calédonie est une piÚce...

18:59
Invité

Est-ce qu'il faut instaurer l'état d'urgence ? Est-ce qu'il faut envoyer l'armée ?

19:02
Éric Zemmour

S'il est nécessaire, oui.

19:04
Invité

S'il est nĂ©cessaire, oui. Merci Eric Zemmour d'ĂȘtre venu rĂ©pondre Ă  mes questions ce matin. Vous ĂȘtes donc le prĂ©sident du parti ReconquĂȘte. Marion MarĂ©chal est aujourd'hui la tĂȘte de liste de votre liste pour les EuropĂ©ens.

19:14
Éric Zemmour

Et pour laquelle il faut...