Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 26 février 2023 6 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationRetraitesÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Salon de l’Agriculture : déclaration du Président Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « La grande majorité des interpellations que j'ai eues, ce sont plutôt des interpellations pour faire plus, pour soutenir notre agriculture et l'aider. »
  • 0:45Emmanuel MacronChiffre
    « EGALim 1 et EGALim 2 qui, grâce au travail de nos parlementaires, va se poursuivre, a des résultats. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Ces deux dernières années ont été des années historiques de revenus pour nombre de nos exploitants agricoles parce qu'on négocie mieux et on protège mieux nos producteurs. »
  • 5:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous allons, dès la fin du salon, faire des annonces pour mieux mobiliser nos ressources en eau du pays. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « On a eu, récemment, des décisions qui sont tombées un peu trop brutalement, où on a mis des agriculteurs face à des oukases sans solutions. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Toute la journée, j'ai été frappé par la mobilisation de nos compatriotes qui étaient là, dans les rangées et les allées du salon, et qui sont très en soutien de notre agriculture. La grande majorité des interpellations que j'ai eues, ce sont plutôt des interpellations pour faire plus, pour soutenir notre agriculture et l'aider. On est là, à cette ouverture du Salon international de l'agriculture, c'est le deuxième après Covid.

Je veux, d'abord, inviter tous nos compatriotes à y venir massivement en soutien, à venir découvrir les métiers agricoles et à acheter et consommer une alimentation française parce que c'est une alimentation de qualité et l'une des meilleures au monde, dont on doit être fiers. Ensuite, ce salon, je vais venir à la retraite, mais je voudrais quand même expliquer ce qu'on a défendu ici, il arrive dans des circonstances où on finit les négociations commerciales, mais les lois que nous avons portées ont permis d'avoir des résultats. EGALim 1 et EGALim 2 qui, grâce au travail de nos parlementaires, va se poursuivre, a des résultats.

Ces deux dernières années ont été des années historiques de revenus pour nombre de nos exploitants agricoles parce qu'on négocie mieux et on protège mieux nos producteurs. Je veux qu'on poursuive ce travail et qu'on aille plus loin, et on doit le consolider, surtout dans une période où le coût de leurs intrants, évidemment, a augmenté, ce qui a justifié nos politiques de soutien. Ce matin, j'ai d'abord pu dire aux pêcheurs qu'on allait bâtir avec eux le plan de filière pour les aider face aux grands défis.

Il y a de l'animation derrière, qui nous attend, c'est beau quand même. Je fais une minute de silence parce qu'on a des compatriotes...

Voilà. J'arrive. Merci, j'arrive.

Je reprends, mais c'est magnifique quand même, notre pays. Les pêcheurs, on va continuer à les aider, en particulier pour le carburant jusqu'en octobre, et on va les accompagner sur les grandes transitions sur le secteur, en construisant le plan d'ici à l'été. Deuxième chose, les produits phytosanitaires.

Là-dessus, on a porté véritablement une ambition. On va mettre en place une planification sous la houlette du ministre. C'est une annonce forte pour que les agences, l'Anses en particulier, travaillent plus étroitement avec les agences de recherche, les comités techniques et les filières, sous l'autorité du ministre et de ses collègues de la santé et de l'environnement, pour qu'on puisse planifier les décisions à venir, pour donner de la visibilité à nos agriculteurs, pour à chaque fois regarder s'il y a des avancées européennes qui sont prévues et avoir un calendrier européen qui corresponde au calendrier français, avec à chaque fois des clauses miroirs qu'on demande, pour ne pas demander à nos agriculteurs des efforts que les voisins n'ont pas à faire.

On va, à chaque fois, s'assurer qu'il y a des alternatives et des accompagnements. On a eu, récemment, des décisions qui sont tombées un peu trop brutalement, où on a mis des agriculteurs face à des oukases sans solutions. Cela, on veut le changer.

Ensuite, au niveau européen, on veut avoir une politique qui s'harmonise bien davantage. Deuxième élément sur lequel j'ai insisté, c'est sur le fait que nous continuerons d'avoir la même position sur le Mercosur. On ne signera pas s'il n'y a pas de soutien à l'accord climat et biodiversité et, surtout, s'il n'y a pas des clauses miroirs qui sont vérifiables.

C'est-à-dire qu'on ne va pas demander à nos agriculteurs de respecter des règles pour importer des produits qui ne les respectent pas. Troisième chose, sur l'eau, qui est un sujet de préoccupation. Nous allons, dès la fin du salon, faire des annonces pour mieux mobiliser nos ressources en eau du pays, la réutiliser, mieux récupérer l'eau de pluie, moins gâcher l'eau dans nos réseaux, réussir à mobiliser collectivement cette ressource de la nation et simplifier nos règles.

Ensuite, construire les infrastructures dont nos agriculteurs ont besoin, ce qui est une façon de mieux les mobiliser, les rétentions collinaires ou d'autres structures de ce type. Nous allons mettre en place un plan de sobriété national qui va toucher nos compatriotes, les collectivités publiques, l'industrie et l'agriculture, pour qu'à chaque fois que des seuils seront franchis, on puisse avoir un effort homogène au sein de la nation, pas stigmatisant, mais qui nous permette d'éviter les crises. Voilà les quelques points sur lesquels je souhaitais insister au-delà de votre question.

Les retraites agricoles, c'est un très grand point. J'étais tout à l'heure sollicité par une dame, j'ai insisté sur ça parce que j'ai croisé beaucoup de gens aujourd'hui dans le salon, qui m'ont dit tenez bon, nous on a besoin de la retraite, et qui, aujourd'hui, soutiennent une réforme qui consiste à mettre fin à des régimes spéciaux, dans des métiers qui sont objectivement beaucoup moins pénibles et où il y a des congés payés et des jours fériés, là où, pendant très longtemps, on a laissé une retraite agricole, où vous avez des gens qui travaillent toute leur vie, sans aucun arrêt, quand on est dans l'élevage ou d'autres secteurs, on ne sait pas ce que c'est qu'un jour férié ou un jour où on s'arrête, et qui avaient des retraites catastrophiques. Durant le quinquennat passé, de manière très transpartisane, on a corrigé ça, en montant nos retraites à 85 % du SMIC et, ensuite, en travaillant sur les conjoints.

La réforme va permettre de poursuivre ce mouvement, et c'est aussi pour ça qu'on a un délai de mise en œuvre qui permet d'aller rechercher des situations. Donc on a des agriculteurs, tous ceux qui ont des carrières complètes, tous leurs trimestres, qui seront éligibles au dispositif. Simplement, il faut pouvoir les reconstituer, et c'est le délai qu'a demandé la MSA, en lien avec le ministère.

Il y a beaucoup d'exploitants qui ont été des polyactifs, en particulier chez nos anciens, qui sont devenus agriculteurs à un moment donné, qui ont leurs trimestres mais qui en même temps avaient d'autres activités. Cela, c'est plus compliqué, donc il y a un travail qui a été mené par le ministre avec la MSA, pour permettre de reconstituer ces carrières avec les autres régimes de retraite, et c'est ce qui fait qu'on aura besoin de quelques semestres avant que la réforme se mette en œuvre, mais elle aura bien vocation à se mettre en œuvre. Par contre, le distinguo qui a toujours été fait par le Gouvernement, et que je défends, c'est de dire que ces 1 200 € pour la retraite minimale, c'est pour ceux qui ont une carrière complète.

C'est juste parce que, si vous faites toute votre carrière à mi- temps et que moi je fais toute ma carrière à temps plein, qu'on arrive à la retraite et qu'on a la même retraite, je dirais à juste titre que je me suis fait avoir, parce que j'ai travaillé toute ma vie à temps plein, vous avez travaillé toute votre vie à mi-temps, et on a la même retraite. Ce n'est pas juste. Il faut valoriser le travail, sinon on ne pourra jamais convaincre les gens qu'il faut travailler pour pouvoir construire un avenir à sa famille.

C'est ça, l'esprit de la réforme.