La parité aux élections Municipales en 2026 : une mesure essentielle ou totalement inutile ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Les grands débats de Sud Radio 10h 13h Jacques Cardose. [musique] Bonjour à tous. Le sommaire de ce mardi 30 décembre.
Air France doit-elle renoncer à équiper ses avions du wifi d'Elon Musk ? C'est ce que suggère une députée européenne. Elle s'appelle Aurore Laluc.
Elle dénonce le choix de la compagnie nationale. Elle le fait savoir sur les réseaux. Elle est en colère.
Elle veut du patriotisme européen. Bah oui, c'est bien beau ça le patriotisme. Et et si Air France avait juste choisi le meilleur service pour ses passager parce que la compagnie a juste l'intention d'offrir un wifi qui soit équivalent à notre wifi à la maison et un bon streaming et ben ça se paye et malheureusement pour le moment il faut aller voir Elon Musk.
Alors on en parlera tout à l'heure avec nos intervenants du jour et on a un plateau de choix. Euh on sera avec l'ancien conseiller relation presse à Matignon et ex-député des Yvelines Bruno Miliennes. Bonjour Bruno.
Le politologue et ancien conseiller ministériel Bris Sokol. Le député RN Thierry Perez. Il est avec nous.
On fera appel à votre passé de chef d'entreprise aussi en plus de la de la casquette politique. Bonjour Thierry Perez. Et puis Baptiste Ménard adjoint à la mairie de Montsambarol dans le Nord membre du bureau national du Parti socialiste.
He c'est ça ? Alors, plus au bureau national, mais au conseil national. Oh d'accord.
C'est toujours compliqué au Parti socialiste. Oui. [rires] On est on est dans les instances.
C'est bon 10h45, ce sera l'heure de vos coups de cœur et de vos coups de gueule. Je sais que vous avez des petites pépites à à nous faire partager. On se demandera ensuite et là euh vous pouvez nous appeler tout de suite au 0826 300.
On se demandera comment les municipalités vont pouvoir relever le défi de la parité, liste des municipales. Que faire face de retard ? parce que ça fait quelques années que ça existe.
Est-ce que vous saviez que les services de Bercy ont de plus en plus recours à ce que l'on appelle publiquement des aviseurs fiscaux ? Bah oui, ça c'est de la com he faut bien trouver un joli nom, un joli mot alors on en débattra aussi avec nos invités et puis midi, c'est l'heure des deux actues. Le dispositif annoncé par le ministre de l'intérieur répond-t-il au besoins de la nuit de la Saint-Sylvestre ?
On sera avec Axel Ronde du CFTC Police. On s'intéressera à Milicard également au dossier de la 69. Journée cruciale aujourd'hui et puis à partir de milliers et demi.
C'est l'instant magazine avec Jeanne Bora qui scrute nos mots et ça c'est bah c'est c'est c'est succulent. Moi je l'ai eu au téléphone hier. On a on a on a échangé sur le sens de nos mots.
C'est une styliste du langage, une historienne des mots. Euh, elle sera là avec nous à 12h30. Mais évidemment, on va commencer par un bon coup de gueule.
Les grands débats [musique] de Sud Radio 10h 13h, Jacques Cardose. Oui, je voulais qu'on fasse un rapide tour de table avec vous tous sur ce qui est arrivé rapide ou pas rapide d'ailleurs, vous prenez le temps que vous voulez. ce qui est arrivé à cet agriculteur braqué par un policier samedi soir alors que les membres de la coordination rurale venaient de déverser du lisier devant les locaux de de nos confrères de la dépêche du midi.
Évidemment, quand on regarde l'image, elle est choquante. Elle est très choquante. Un policier qui braque un agriculteur, quand on sait ce que traverse cette profession, à quel point ils sont en proie à beaucoup de difficultés, d'angoisse, moi ça me fait mal.
Voilà, ça me fait mal. Alors, j'ai envie de dire soutien total, quoi qu'il ait pu faire et en même temps, évidemment, bah on peut pas tout à fait dire ça parce que il y a des règles évidemment, mais on se sent tout cœur avec lui et vous allez me dire ce que ce que vous en pensez, qui veut qui veut commencer autour de la autour de la table ? Monsieur Sokol.
Oui, bonjour. Moi, je n'ai pas vu les images en toute franchise, mais je me souviens la la le départ le déclencheur de un des déclencheurs de la crise agricole qu'on a vécu il y a quelques semaines, c'était les forces de l'ordre qui rentraient dans une ferme dans l'ariège pour s'opposer à des agriculteurs qui eux considéraient qu'en fait abattre un troupeau euh voilà, ça était discutable. Vous voulez dire qu'on est peut-être là à un instant de bascule que c'est une image symbole.
C'est une image symbole. Vous vous souvenez ça ? Ça a été une une image symbole et ce que vous décrivez est aussi une image symbole.
C'està-dire que les agriculteurs face à la police je pense que le le le moins d'ordre était plutôt d'apaiser était plutôt d'essayer de comprendre. Euh c'est ce qu'avait dit d'ailleurs le ministre de l'intérieur dans un deuxème temp plutôt sur ce registre là plutôt sur ce registre là. Et je peux comprendre que pour un citoyen ordinaire ça peut paraître assez choquant.
Bruno Milliem, euh vous qui avez été euh conseiller de presse à Matignon, qui connaissez bien les arcanes du pouvoir, est-ce que ça signifie que le pouvoir commence à avoir peur de ce qui se passe aujourd'hui ? Vous diriez ça ? Est-ce que c'est une image symbole aussi ?
Non, je je dirais pas que le le pouvoir à peur, bon c'est la crise agricole, elle elle date pas d'hier, elle revient année après année et pour des raisons euh tout à fait euh légitime hein de la part des agriculteurs parce que c'est pas seulement les l'histoire de la dermatose, on sait bien que leurs difficultés, la sur les les surnormes sur les agriculteurs. Là, je pense que c'est plutôt, c'est pas un seul policier en plus qui a braqué, c'est un policier et deux CRS. Ils ont eu le même réflexe les trois en même temps.
Donc ça ça me pose question, c'est que les trois ont interprété euh le mouvement de ce tracteur de la même façon et se sont sentis en danger. Donc je plaiderai plus pour une mauvaise compréhension entre l'intention de l'agriculteur et la perception des policiers que sur un acte absolument volontaire de menace vis-à-vis d'un agriculteur. D'ailleurs, on vient d'apprendre he ce matin que le parquet d'oche ne saisira pas l'IGPN, la police des polices après l'action des agriculteurs Gersçois.
Euh bon, peut-être qu'il y a une volonté d'apaisement. Je suis pas sûr que ça contente la communauté des agriculteurs quand même euh qui aurait probablement bien aimer euh avoir euh les fruits d'une enquête et queon en sache un petit peu plus sur euh les motivations. Franchement, loin de moi l'idée de de critiquer euh la police, c'est pas mais mais c'est choquant.
C'est c'est choquant. Écoutez, je n'ai pas vu les images. Ce que je sais, c'est qu'effectivement, il y a beaucoup de souffrance chez nos agriculteurs, qu'il y a beaucoup de craintes d'abord de dans l'exercice de leur profession au quotidien.
On voit que beaucoup d'entre eux euh disent à leurs enfants de faire autre chose et c'est une meurtrissure parce qu'on sait qu'ils sont attachés au travail qu'ils fournissent. Il y a beaucoup d'inquiétude par rapport au mercour, par rapport là à la à la maladie qui se qui se propage quand même euh très vite et face à laquelle euh le gouvernement a pris aussi un peu de temps euh pour réagir. Et puis il y a aussi beaucoup de souffrance, vous l'avez évoqué sur les les contraintes qui pètent sur eux.
Donc moi spontanément, j'ai envie de dire qu'il faut vraiment que nous soyons à leur écoute, que nous puissions faire des propositions qui répondent au défis auquels ils sont confrontés, mais je voudrais pas non plus tomber dans le discours euh antipolisce puisque je sais que eux aussi sont beaucoup éprouvés euh et on le sait bien, nous sommes à la veille euh du soir du nouvel an dont nous savons que nous avons besoin qu'ils puissent assurer la tranquillité publique et l'ordre public, le respect de l'ordre public. Donc voilà, j'ai pas vu les images. Mais mais franchement quand on regarde les images Baptiste Ménard, moi j'ai j'ai le sentiment d'une grande fébrilité.
Donc ça va tout à fait dans le dans le sens de ce que vous dites. On a on a un sentiment de fébrilité des deux côtés. Thierry Perez, député rassemblement national de la 10e circonscription de de l'Iser.
Évidemment, vous êtes forcément sur le terrain toutes les semaines. Cette fébrilité là, vous la sentez vous aussi dans cet échange. Alors, c'est les images sont furtives.
On voit on voit un policier braquer. C'est choquant parce que voilà, parce que c'est une arme et qu'il est pas en danger. Enfin, on sent pas qu'il soit en danger à ce moment-là.
Et puis de l'autre côté, on forcément, on a du cœur pour ces agriculteurs qui, on l'a dit, traversent une période extrêmement compliquée. Alors, effectivement, vous l'avez vous l'avez dit, ça a été souligné. C'est sont des images évidemment choquantes.
Euh il faut effectivement savoir que les agriculteurs que je rencontre assez souvent dans ma dans ma circonscription, surtout ces dernières semaines, ces derniers mois, bah les agriculteurs sont à bout, ils sont ils vivent une situation extrêmement complexe. la dermatose nodulaire est venue se rajouter à à à un ensemble de de sujets de dossiers qui perturbent énorme énormément le monde agricole et je pense notamment au Mercossur où on a un louvoiement un louvoiement présidentiel et et européen là-dessus qui est absolument insupportable parce que c'est on va le signer, on va pas le signer, on le signera pas en l'état et puis on va peut-être le signer en janvier. Enfin, je veux dire, c'est on prend un peu les agriculteurs quand même pour des euh pour des des moins que rien.
Je dire ça, c'est alors qu' il nous nourrissent, on joue avec leur ner en tous les cas. Nouris. Alors, après pour revenir à cette image euh que j'ai effectivement vu en capture, hein, donc en image fixe, euh la question c'est est-ce que c'est une initiative personnelle de ces policiers ?
Est-ce que ça répondait à désordre ? C'est à mon avis une bonne une bonne question. Est-ce qu' effectivement il y a eu un sentiment de peur ?
Je pense que un tracteur qui avance, c'est impressionnant. Les policiers sont aussi un peu à bout comme ça a été dit à juste titre. Euh voilà donc sont des images à ne qu'on a pas envie de revoir.
Ouais ouais qu'on a pas envie de revoir et moi je je retiens je retiens ce que nous dit Bris Sool aussi. C'est sont des images symboliques et parfois une image comme celle-là, j'ai envie de dire entre guillemets hein, elle suffit à faire basculer les choses. Alors je je je suis pas en train de dire que voilà que les choses vont basculer, mais ce que je veux dire, c'est attention à ce à ce genre de réaction.
Parfois attention, il faut faire attention aux images et et à ces symboles qui restent dans l'esprit collectif et dans l'inconscient collectif des Français. J'appelle ça un peu le symbole de la place Tian M quoi. Oui.
À un moment où le premier ministre justement joue l'apaisement, joue le dialogue pour essayer de de trouver des des solution à la crise agricole. Euh je pense que ces images-là viennent remettre une pièce dans la machine et quel que soit quelle que soit la la nature, les raisons pour lesquelles les policiers ils ont peur être un réflexe individuel mais en tout cas ces imagesl symboliquement je pense que n'apaisent pas le monde agricole. Non.
Bah c'est sûr. Alors la procureur d'Oche Clémence Meyer, on l'a on l'a appris là ces dernières heures. Elle explique que la sortie d'armes s'est effectuée dans un cadre légal, hein, ce sont ces termes.
Elle ajoute que elle n'ouvrira pas d'enquête sur ce dossier. Mais bon, elle a elle a et là et là je trouve que bon c'est c'est très gênant. dans le même temps, elle lance des investigations suite aux mobilisations des agriculteurs.
Donc enfin là aussi attention enfin je veux dire je encore une fois je veux pas me substituer à la justice et j'imagine que évidemment elle prend ses décisions en conscience et on respecte tout à fait ça. Mais là aussi, il y a il y a des symboliques sur lorsqu'on est dans le froid, dans la difficulté, sur des piquets de grève puisqueon le sait, il y a des rassemblements aujourd'hui. Il y a un nouveau rassemblement du côté de Carcassonne.
Les agriculteurs sont mobilisés, restent mobilisés et euh c'est gênant, c'est gênant de voir cette cette image. C'est gênant aussi de voir derrière une réaction qui peut être comprise comme une réaction bah un peu à la tête du client, quoi. C'est-à-dire que d'un côté, on va pas enquêter sur les policiers, mais de l'autre, il va y avoir une enquête sur les agriculteurs.
Bah, c'est vrai qu'il y a eu dégradation en réunion à l'occasion d'une manifestation. Voilà, c'est le c'est le terme qui est utilisé. Je crois qu'on est en en lien avec en ligne avec justement un agriculteur, j'ai envie de dire, un agriculteur citoyen, quelqu'un qui lui vit dans sa chair.
Ce qui se passe, vous êtes vous êtes là, vous êtes avec nous, Philippe, hein, c'est ça ? Oui. Allô ?
Philippe, ben écoutez, on vous écoute. Vous êtes sur l'antenne de Sud Radion et on on on est en train de de réagir à cette image extrêmement choquante. Vous comment vous avez réagi lorsque vous avez vu ça ?
Bonjour. Bonjour Sud Radio. Bonjour Sud Radio.
Bonjour Jacques. Comment vous avez comment vous avez réagi lorsque vous avez vu cette image ? Si vous l'avez vu ou si vous la communauté des agriculteurs vous a vous a transmis les photos, j'imagine.
Oui, merci. Merci de nous de nous donner la la parole. Euh comment peut-on ne pas l'avir ? parce que ça a diffusé partout.
Moi moi ma mon avis là-dessus c'est très dommage parce qu'on est en train de rajouter encore une goutte d'eau qui fait déborder le vase au lieu d'apaiser que tout le monde apaise le la situation on est en train de l'enflammer. On est en train de l'enflammer et c'est quand même pas bon. C'est pas bon parce que il y a eu un petit arrêt pendant les fêtes pour que tout le monde revienne voir leur famille et je crois que ça va redémarrer de plus belle parce que il y a le mercur qui arrive et je crois que c'est ça que les agriculteurs ont vraiment dans la ligne de mire et je pense que cet acte qu'il a eu cet acte qu'il a eu n'est vraiment pas bon parce que c'est des gens même s'ils sont impressionnants avec un tracteur devant ils avaient aucune intention de d'écraser au contraire que dans cette semaine on a vu encore des choses des gens qui voudraient écraser les policiers on aura rien fait et on leur a rien fait et que des agriculteurs qui sont là pour nourrir le monde, nourrir la France, on les traite plus bas que terre.
Plus bas que terre. Et je pense qu'il fallait pas rajouter encore cette cette huile sur le feu. C'est vraiment pas bon.
Il faut vraiment avoir du dialogue et de la concertation entre tout ça. Nons pas se se se monter les uns contre les autres quoi. Parce qu'on va on en sortira pas sinon on en sortira pas quoi.
Merci Philippe pour ce beau témoignage et cette volonté d'apaisement. vos vos collègues, j'en suis sûr, vous ont entendu et on et on le disait hein, il y a il y a à nouveau des rassemblements dans le sud de la France et autour de Carcasson, je crois. Euh merci pour ce message d'apaisement et cette volonté aussi de de voilà de faire en sorte que le dialogue euh prenne le dessus et et queil y ait pas de surréaction euh à l'égard de cette image.
Mais euh on voulait en parler parce que cette image, elle est euh encore une fois elle est elle est elle est choquante et elle est symbolique. On se retrouve dans une seconde Sud [musique] Radio pas et on est de retour ici dans le studio de de Sud Radio. vient d'apprendre une bonne nouvelle, la 69, la justice administrative autorise la poursuite du chantier.
Voilà, je voulais partager cette information avec vous. Alors, tout à l'heure à midi écart, on sera avec un maire qui est concerné et qui, j'imagine, forcément est soulagé. Alors, je crois savoir que c'est bon, c'est pas forcément la fin de l'histoire parce qu'il y a quand même d'autres procédures qui sont qui sont en route.
Peut-être que je peux vous demander une une rapide réaction à vous qui êtes autour de la de la table, Thierry Perez. Est-ce que le bon sens l'a l'a emporté avec cette décision de la Cour d'appel, donc de la justice administrative qui autorise la poursuite de ce chantier ? On rappelle que bah ce chantier, il avait été suspendu et puis euh il y a eu des décisions, il y a eu deux décisions contraires ces ces ces dernier mois et on a perdu beaucoup de temps, beaucoup d'argent.
Ouais, comme vous le dites, c'est beaucoup de beaucoup de temps et d'argent perdu. Moi, je pense que c'est plutôt une bonne nouvelle pour désenclaver un certain nombre de de villes et de villages dans cette dans ce département, dans cette région. Euh maintenant, je pense que toutes les voies de recours ne sont pas encore épuisées.
Donc à mon avis, euh ça va pas se faire si facilement que ça, ni si rapidement que ça. Bon, écoutez, on suivra parce que ça fait partie des des dossiers qu'on suit évidemment avec beaucoup d'attention. Bruno Milienne, ancien député modème des des Yvelines.
Un mot peut-être sur ce feuilleton à rebondissement. Donc là, la justice autorise la reprise du chantier. Les on verra tout à l'heure dans le détail avec notre invité à midi écart, mais je crois que les les les machines vont pouvoir reprendre le le le chemin de l'autoroute et poursuivre la construction.
Il y a 50 km qui ont déjà été construits. Euh mais on est loin, effectivement, on est loin, on est on est loin de la fin de l'histoire encore hein. Bruno ?
Oui, oui, ça pose ça pose le problème sur les recours euh sur ce grand travaux euh que peuvent engager des associations et elles ont parfaitement le droit de le faire. Mais tous ces recours devaient être devraient être épuisés dans la logique euh dans le bon sens, c'est-à-dire devraient être épuisé avant qu'on puisse commencer les travaux. Là, les travaux ont commencé, vous l'avez dit, il y a 50 km qui ont été faits, il y a de l'argent qui a été engagé, ça participe au désenclavement de ce territoire et et bon bah, ils ont été engagés, il faut le faire.
S'il avait dû s'il avait fallu interdire euh la 69, il aurait fallu le faire dès le départ et qui a pas possibilité qu'on puisse commencer les travaux. C'est le problème de notre justice qui fonctionne avec des vitesses différentes et qui peut entraver des grands travaux alors qu'ils sont peut-être même nécessaires pour un territoire. Et je crois que là-dessus tout le monde est à peu près d'accord he Bruno Milien c'est c'est franchement là il y a consensus sur le fait que il y a pas de problème pour les recours.
C'est c'est c'est c'est normal, c'est la démocratie. Chacun doit pouvoir exercer son recours. Mais on a tous été surpris que les recours puissent avoir un aboutissement je dirais judiciaire alors que les travaux avaient avaient commencé.
Baptiste Menard. Oui. Moi je rejoins totalement ce qu'a dit monsieur Milien.
Il faudrait quand même que les recours qui sont légitimes aient lieu a priori. Là, nous nous serions retrouvés dans une situation où on a 50 km de route de réaliser, où nous avons des emplois qui sont menacés puisque il y a des gens qui ont commencé un travail qui est suspendu pour une période qui est toujours un peu difficile à déterminer avant la reprise. Donc je pense que c'est une bonne chose.
Je sais que la présidente de région Carole Delga était très attaché parce que effectivement on se met assez rarement à la place des citoyens qui se trouve dans ces territoires là et qui sont complètement enclavés alors qu'ils sont et donc ça ça va permettre en fait de fluidifier aussi les les comment dirais-je les les déplacements en fait vers la métropole et vers Toulouse. Je pense que c'est une bonne chose et que c'est très bien qu'effectivement les choses puissent reprendre. Maintenant j'avoue que je ne sais pas combien d'autres recours sont encore en attente sur le sujet.
Il y a il y a beaucoup d'autres recours sur des portions plus petites et non pas qui portent sur l'entièreté. Voilà. Un sujet aussi sur ça.
Voilà, il y a il y a plusieurs recours qui ont été déposés sur des petites parties, des petites portions. Donc et oui, le le feuilleton va continuer. Alors, on a la chance autour de la table d'avoir Bris Sol qui est spécialiste des territoires puisque vous avez travaillé Bris dans plusieurs ministères, logement, emploi, cohésion, cohésion sociale, écologie, développement, aménagement durable.
Vous rejoignez, j'imagine ce cette idée rejoigne mais absolument, [rires] je rejoins voilà le le l'ensemble de ce qui a été dit. Enfin, il faut que les voies de recours soient faites vraiment avant la réalisation des projets. Sur ce projet-là, vous vous rendez compte qu'aujourd'hui vous avez à peu près 95 % des ouvrages d'art qui sont réalisés, 85 % du terrassement.
Je veux dire, c'est voilà, on peut pas arrêter un c'est l'histoire du pont qui serait pas terminé et qu'on et qu'on laisserait comme ça. Il existe he dans dans l'Est de la France. Il y en a d'autres.
Il y en a d'autres mais je pense que c'est un sujet d'aménagement du territoire et c'est aussi un sujet d'investissement public. Avant on avait la datar. Voilà.
Avant on on pouvait planifier, on pouvait structurer. Euh aujourd'hui, quels sont les grands investissements structurants engagés par les les gouvernements successifs depuis 10 ans dans ce pays ? Il y en a pas.
H on a arrêté Notre Dame des Landes. On a le canal Canal Senord. Ouais. qui nous attendons toujours nous qui est toujours en attente.
Euh on a cette autoroute, on a évidemment des projets dans dans l'industrie nucléaire mais en terme d'infrastructure enfin ça fait 10 ans 20 ans, 30 ans qu'on manque de perspective. Vous pensez qu'on manque de perspective, qu'on manque de vision. Et je pense que le rôle de l'État euh si l'État a encore du pouvoir dans ce pays, le rôle de l'État c'est de prévoir d'anticiper, d'être visionnaire avec les présidents de région quand même parce que ce sont eux aussi qui qui connaissent la réalité du territoire.
Bien sûr avec les élus locaux. Mais je pense qu'il manque aujourd'hui cette coordination, cette vision nationale de l'État de l'État planificateur en en cohérence et en coordination avec les élus locaux sur des grands projets structurants. Souvent d'ailleurs les élus locaux sont larmes au pied.
Enfin moi je vous avez évoqué la question du canal S nord Europe. Moi dans ma région des Haut-Fance, c'est un projet structurant qui est attendu par évidemment les élus locaux mais surtout par la population, par les entreprises qui fait sens, y compris dans la dynamique écologique. et nous sommes larmes au pied parce que nous attendons voilà donc c'est vrai que ce serait pertinent et peut-être que ce sera aussi un des débats de l'élection présidentielle de 2027 mais d'avoir le retour à un état stratège et dès lors que nous aurions nous auriez une une majorité claire à l'Assemblée nationale et au Parlement, nous pourrions euh faire en sorte que nos élus et les majorités puissent effectivement dessiner des perspectives à 10 ans, à 15 ans.
C'est ce dont nous manquons cruellement. Et sinon, nous sommes toujours pris dans l'immédiateté. Et c'est ce qui ne permet pas au territoire de se développer convenablement.
Thierry Perez. Oui, je je compare ça dans mon dans mon département, dans ma circonscription même le fameux Lion Turin, le projet Lion Turin. Le Lion Turin, il a été envisagé dans les années 90 à peu près, donc ça fait 35 ans.
On en est encore aujourd'hui à se dire alors a priori ça va se faire mais on en est quand même quasiment à se dire est-ce qu'on le fait ou est-ce qu'on le fait pas. Sachant qu'il y a déjà 8 milliards qui ont été engagés. Euh, sachant que l'Italie nous presse en disant "Attendez, nous on fait le on fait le job, euh faites le vôtre." Encore une fois, c'est c'est des c'est des démarches qui ont mais c'est des démarches et des dépenses qui ont commencé.
Moi moi c'est ça que qui enfin je veux dire dans ce cas-là, on commence par le chantier quoi, mais les gens c'est ce qu'ils se disent, c'est l'histoire du pont qui est à moitié construit. Enfin, je veux dire, dans ce cas-là, on le termine. Oui.
Et puis et puis il y a un autre, pardonnez-moi de vous couper, mais il y a un autre sujet quand même là-dessus, c'est que quand on a imaginé le lion Turin il y a 35 ans, on avait dimensionné euh les flux commerciaux entre la France, l'Italie, enfin ça fait pas, on dit le Lyon hein, mais c'est Espagne jusque jusqu'en Roumanie. On l'avait dimensionné à l'époque avec les chiffres dont on disposait, mais les choses ont changé. 35 ans, le commerce est plus le même.
Euh donc là aussi, la lenteur d'exécution de ces de ces projets euh donne du grain à moudre aux opposants qui disent "Mais attendez, ça n'a plus rien à voir avec ce qui avait été la situation d'aujourd'hui n'est pas celle il y a 35 ans et en plus il sera pas en service peut-être avant au moins 10 ans." On reviendra sur le chantier de la 69 tout à l'heure avec Bernard Caraillon. C'est le maire LR de Lavor dans le Tarne.
Il est ancien député. J'imagine que évidemment il est euh soulagé euh avec cette décision de la cour d'appel du tribunal administratif. Donc maintenant qui euh stipule que le chantier va pouvoir reprendre en tous les cas début 26.
Voilà, on va on va on va faire repartir les machines et le le chantier va reprendre et on espère qu'il ira jusqu'au bout. On va aborder un nouveau thème dans les débats de de Sud Radio. Sud Radio au 10h 13h, Jacques Cardose.
Faut-il privilégier nos marques européennes ? Qui peut dire non ? Évidemment, évidemment qu'on a envie de privilégier nos marques européennes.
Alors, après la polémique née sur le réseau X ex Twitter, Air France, aurait-elle dû faire appel à eux tel stat et non à Starlink pour équiper ces avions de wifi ? C'est l'opinion d'Aurore Laluc. Elle est députée européenne, place publique, le mouvement de Raphaël Gluxman.
Elle s'est dit scandalisé par la décision d'Air France. Elle a vivement réagi ensuite à une suite de de tweet que vous pouvez retrouver sur cette plateforme. Son premier tweet, c'est elle reprend en fait la publicité d'Airfance.
Air France explique que elle équipe ses avions, elle veut pas être en retard parce que il y a des compagnies américaines qui ont déjà commencé à équiper leurs avions de wifi. Et là attention hein, on parle plus du wifi ou voilà avec la le petit mail qu'on qu' qu'on envoie juste avant la boisson. Non non, c'est c'est pas ça.
Là maintenant on passe en mode streaming total, c'est-à-dire que vous êtes sur votre ordinateur, vous tapez, vous passez 7h ou 8h dans un avion et vous avez un wifi de très haute qualité. Et bien, elle a réagi à ce cette publicité d'Air France et elle dit "Starlink, c'est une blague point d'interrogation." Alors bon, c'est un peu mon coup de gueule.
Je vais vous dire pourquoi. Parce que elle est pleine de bons sentiments Aurore Laluc. Mais s'ofusquer du fait qu'A France n'équipe pas ses avions m'inspire plusieurs réflexions.
D'abord, la première, c'est que elle est présidente de la commission des affaires économiques et monétaires et je doute qu'elle n'ait pas été au courant de cette décision qui a quand même été prise il y a un bon moment. Deuxièmement, qu'est-ce qu'elle veut ? Or la Luc, moi je lui pose la question et d'ailleurs on a essayé de la joindre hier, on lui a demandé de venir, elle nous a expliqué que elle était dans un train ce matin et que donc elle pouvait pas intervenir.
Bon, on l'a rappelé après en lui disant bah on enregistre la réaction et et finalement elle a elle a pas non plus voulu intervenir. Bon, elle veut que les passagers désertent les avions d'Air France parce que c'est de ça dont il s'agit. C'est ça la problématique en fait.
C'estd que là, on rentre dans une nouvelle ère. Air France va être en concurrence avec d'autres compagnies aériennes et le l'argument du wifi, il va être très solide. Donc si le wifi n'est pas très performant, ben c'est un problème pour Air France et je pense que en fait ils se disent qu'ils veulent ils veulent le meilleur.
Et puis le troisème point, bon ça c'est moi qui l'ajoute, c'est peut-être un peu perfide de ma part mais je me demande s'il y a pas un côté, c'est le méchant Elon Muské le meilleur système de la planète avec Starlink. Mais euh voilà, et d'ailleurs nouveau tweet, quelques minutes plus tard euh hors Laluc dit "Ah ben voilà, depuis quelques minutes, j'arrête pas de me prendre tous les pro Trump, les pro Miley et les pro Poutine." Non mais c'est quand même incroyable.
C'est-à-dire que en fait tous les gens qui prennent défense la défense d'Air France en disant bah oui, il fallait faire les bons investissements. Oui, évidemment que tout le monde a envie de de de d'acheter européen. Ça fait plus l'ombre d'un doute ça.
C'était c'était euh c'est c'est c'est vieux comme discours ça. Ça on est c'est déjà dépassé. Sauf que là aujourd'hui Starling, bah c'est juste le meilleur système qui veut commencer autour de la de la table quand même peut-être je voudrais bien être l'avocat.
Je je je n'en attendais pas parce que bien mon cher Baptiste je je suis au rendez-vous du socialiste. Non mais quand même on peut s'interroger sur on peut pas je pense qu'il y a quand même une une incohérence c'est que d'un côté nous passons notre temps à dire que il faut développer la souveraineté européenne qu'il faut prendre gar quelque part aux ingérences étrangères ou et de l'autre il faudrait se satisfaire du choix qui a été fait par Air France. Je ne dis pas que ce choix, il est pas contraint par un certain nombre d'éléments que vous avez rappelé pour être concurrentiel, pour satisfaire, j'allais dire, les attentes et les demandes des clients.
Ça je et des passagers, je l'entends. Et néanmoins, moi je pense que c'est un bon moyen de s'interroger et de se dire comment nous pouvons faire en sorte demain d'avoir nos nos industries, d'avoir effectivement notre savoir-faire européen qui soit celui qui soit le mieux placé pour acquérir de cela cela demande effectivement, on l'a évoqué sur le sujet précédent des des politiques d'anticipation, des politiques d'investissement, des politiques de planification. Non mais je veux dire sinon euh à ce moment-là on attend et puis c'est dormit bien et puis voilà le politique il doit aussi prendre en compte la réalité du moment la réalité d'une industrie aujourd'hui c'est de prendre la décision au moment t pardon mais au moment où Air France prend cette décision EEL Stat n'est pas dans la course parce que c'est ça hein le je l'ai pas dit mais le concurrent c'est EEL Stat c'est c'est c'est ça le sujet Bruno Milien c'est pas les mêmes destinations encore une fois puisque le slogan de Sud Radio s'appelle Parlons vrai on va parler vrai Absolument et sans se couper la parole.
Voilà. Et voilà. Et sans se couper la parole.
Ce qui ce qui est quand même appréciable. Les programmes européens genre Galileo par exemple qui devait être le concurrent de Starlink ont été considérablement freinés par la més en Europe des différents partenaires d'Arian. Donc il y a il y a tout ce contexte qui rentre en ligne de compte.
C'est pas notre savoirfaire qui est remis en cause, c'est la lenteur de prise de décision. C'est ce manque de cohésion au niveau des pays européens pour lancer des programmes d'envergure. Elon Musk, il a aucun problème.
Il est soutenu par l'État américain et en plus il est le seul patron de de son entreprise et de Starlink. Et aujourd'hui, je suis désolé de le dire mais Aurore Laluc n'y connaît rien en wifi aérien parce queelsat n'est pas fait pour le wifi grand public. Et els est fait pour le commerce, pour les échanges commerciaux, pour des grandes entreprises, pour des avions d'affaires mais absolument pas. pour le grand public, ce qui est Starlink qui a l'avantage justement d'avoir cette constellation qui est à 500 600 km d'altitude et qui permet d'avoir un haut débit comme vous avez chez vous.
Et que recherchent les gens dans les avions quand ils vont faire 5h, 6h, 7h, 8h, 10h de vol, c'est de pouvoir continuer à bosser pour certains, pouvoir regarder des films pour d'autres sans être coupé par une connexion qui n'est pas bonne. Là, vous avez la connexion wifi que vous avez chez vous et moi je suis Airfance, je choisis Starlink non pas par choix personnel parce qu'il n'y a personne d'autre sur le marché qui est capable de rivaliser avec la société d'on Musk. on peut le regretter mais que l'Europe se regarde sur ce qu'elle a fait de tous les programmes type Galileo, de tous les programmes de lancement d'Arian.
Est-ce que vous savez, et j'en terminerai là-dessus, est-ce que vous savez que le modèle de lancement des fusées parce que j'ai travaillé pour le groupe Espace à l'Assemblée, donc ça m'a choqué, le le les programmes de lancement sont sponsorisés par tous les pays, que ce soit la Russie, la Chine, les États-Unis, vous allez dire "Mais les États-Unis, il y a il y a le il y a il y a la société d'Elon Musk mais Elon Musk récupère les contrats que la NASA ne peut plus honorer. Donc ils sont subventionnés. Le modèle c'est 75 % d'argent public, 25 % de vols commerciaux, enfin de vols commerciaux d'envoi de satellites commerciaux.
Et bien en Europe, c'est l'inverse. 75 % de privés, 25 % euh de commande institutionnelle. Comment voulez-vous qu'on y arrive ?
Et vous l'avez très bien et vous l'avez très bien précisé. Il y a aussi une dimension technique. On va pas rentrer dans le détail, mais pour que le grand public comprenne, Starling a au moins un train d'avance sur l'envoi de satellites qui sont des satellites adaptés au wifi, c'est-à-dire des satellites bas qui sont très bas en réalité, voilà, qui sont à entre 500 et 1500 je crois.
Et voilà. Et donc et voilà et tel stat après dans la course là-dessus. Bris, moi j'ai envie de dire sur ce dossier euh ça tombe mal mais en France n'avait pas le choix.
C'est ça. Pourquoi ça tombe mal ? parce que Airbus, Tales et l'italien Leonardo viennent de s'unir justement pour construire ensemble des petits satellite comme le fait Musk avec Starling.
Ça ça a été signé au mois de novembre dernier euh pour un chiffre d'affaires attendu de 6,5 milliards d'euros. Donc on se réveille encore une fois à l'échelle européenne dit monsieur Midel, c'est très bien mais on se réveille 10 ans trop tard. Non mais en tous les cas, c'est pas la peine de jouer les offusqués.
C'està dire que Aurore la Luc, elle peut pas dire comment mais enfin c'est incroyable sûr que non mais bien sûr que non. Enfin tous les parlementaires européens connaissent ce sujet-là. Voilà.
Monsieur Milan vient de le rappeler. Deuxièmement il y a il y a il y a un autre sujet c'est que Elon Musk vient de racheter aux États-Unis pour à peu près 1,7 milliards d'euros un opérateur de téléphonie. C'est-à-dire que demain Starling va venir concurrencer les opérateurs mobiles comme Orange, comme SFR sur le sol américain.
Il a commencé mais peut-être demain sur le sol européen. Que ne fait-on aujourd'hui en Europe pour contrer cette avancée technologique et en tout cas pour se mettre à la page là aussi on a encore 10 ans de retard. Et pourquoi Air France avait pas le choix ?
Pour des raisons, comme vous le disiez justement de de concurrence. Il y a pas de concurrence à Starling. Vous savez qu'en comparaison Starling permet d'avoir un débit qui est 10 fois plus élevé pour un coût qui est moindre.
Aujourd'hui sur les avions Air France, vous avez je crois à peu près quatre opérateurs wifi qui fonctionnent pas très bien. Donc on Oui. Non, je vous confirme qu'on passe dans une autre dimension.
Ah oui, les essais sont absolument sur le plan technique. Il y a que Starling qui faire ça, vous allez pouvoir travailler à bord, vous allez pouvoir regarder des films, vous allez voilà et donc ça va devenir un méga argument parce que quand vous êtes pas super bien assis ou que les prix sont à 50 ou 100 € et que vous avez un vrai choix à faire, que vous êtes avec des enfants et cetera. Non mais franchement enfin je veux dire c'est on parle de l'industrie, on parle d'Air France quand même parle d'Air France mais vous savez que ce ce cette thématique là c'est que l'Europe en retard sur le plan technologique demain en 2030 on va avoir la même chose sur les les taxis autonomes.
En 2030 on va pouvoir avoir en Europe les taxis autonomes. Est-ce qu'ils seront européens ? Bah il faut le soigner ils seront chinois ils seront américains.
Non mais il faut anticiper tous ces gros sujets. Non mais en tous les cas nous dites et c'est et ce consortium qui arrive malheureusement trop tard. J'ai envie de dire à Or la LUC, ben travaillons sur ce sur ce consortium, faisons en sorte qu'il puisse avoir les moyens de concurrencer Starling et le jour où il sera en position de pouvoir le faire et ben là effectivement ils pourront demander un patriotisme européen et je pense que tout le monde sera sera d'accord euh Thierry Perez avec cette idé-là.
C'est pas vous qui allez contredire l'idée du patriotisme européen, j'imagine. Non, sûrement pas. Mais c'est un cas d'école, en fait, c'est un cas d'école d'échec de souveraineté européenne qui nous conduit à quoi ? qui nous conduit à être les vassaux numériques des États-Unis et les vassaux industriels de la Chine.
Pris entre ces deux feux, on avance pas. H euh alors effectivement l'étonnement fin de de de cette de cette députée est assez est assez cocasse. En tout cas pour le moins un peu irresponsable parce que on le on sait très bien que on n' pas avancé sur ces sujets et encore aujourd'hui comme vous le disiez à l'instant encore aujourd'hui il y a des sujets qui sont devant nous sur lequels on avance toujours pas.
Voilà on parlait de de effectivement de la voiture autonome et cetera. On avance ni sur le plan technologique ni sur le plan législatif. Euh voilà donc tout ça démontre encore une fois s'il en était besoin que cette Europe que certains idolârent énormément ne fonctionne pas correctement en tous les cas en tous les cas et qu'il faut la faire bouger de l'intérieur.
Et et je reviens, pardonnez-moi, sur et je reviens sur sur cette histoire Starlink, c'est qu'il faut absolument une clause de revoyure, une clause de réversibilité de ce dossier parce qu'on on va peut-être être capable à un moment ou un autre quand même de sortir un produit au moins équivalent, si ce n'est peut-être meilleur et qu'à ce moment-là Air France puisse repartir sur une base européenne. Ou oui, ça c'est une bonne idée effectivement. Oui oui.
Non mais de toute façon les contrats ils sont pas signés pour 50 ans. Et puis ça pose un problème quand même de gestion des données et de de de de protection de protection des données parce que va faire Elon Musk avec toutes les données qui vont être cuueillies ? Elles vont sûrement servir de monnaie d'échange avec ce que l'on appelle le cloud act, c'està-dire la possibilité, je je le précise pour nos auditeurs, il y a cette possibilité, cette capacité pour l'administration américaine d'aller chercher légalement nos données dès l'instant où on se promène sur des sitios sujet.
Alors du coup, est-ce qu'on a pas raison de s'indigner ou de s'interroger quand même sur avec un auditeur ? Mais Baptiste allez-y. Non non, mais je disais juste que du coup, est-ce qu'il y a pas raison de s'interroger ou de s'indigner sur ce choix ? que ce que la démarche non mais la démarche de la c'est moi c'est ce que j'ai essayé de dire dans ma première intervention c'est de dire que effectivement on souffre en Europe qu'un certain nombre de thématiques soient abordé avec du volontarisme politique mais qui ne se traduit pas par des actes politiques fort et c'est un problème c'est un problème d'anticipation comment Bruno Millen qui qui est député européen pourquoi les députés européens ne se sont pas emparés de cette de ces questionsl avant Oui, désolé.
Moi je retourne la question Aurore Laluc. Voilà. Oui.
Et d'ailleurs et d'ailleurs j'en profite pour redire parce que là si elle réécoute, elle va se sentir habillée pour l'hiver. Mais je je je suis là jusqu'à la fin de la semaine. Elle vient quand elle veut dans ce studio.
On fait un Zoom, on fait un téléphone et voilà et elle nous expliquera quel est son point de vue. Alors, je suis contraint par la publicité mais je sais qu'il y a un auditeur qui nous qui qui nous interpelle. On reprend la discussion juste après la réclame.
J'adore dire ce mot, la réclame. À tout de suite. Toute la famille Sud Radio, Jacques Cardos.
On reprend ce débat enflammé autour de la du choix d'Air France de choisir Starlink parce que Starlink va équiper les avions grâce à un wifi extrêmement performant. et la réaction d'une députée européenne, madame Aurore Laluc, euh place qui qui qui fait partie du du mouvement de de monsieur Gluxman et qui nous dit que bah on aurait dû choisir un concurrent européen, mais encore faut-il qu'il existe. On est justement avec un un auditeur qui a voulu réagir sur ce sujet.
Vous êtes avec nous ? Oui, bonjour. Bonjour Jacques.
Bonjour. Alors, quelle est votre réaction à vous ? Vous êtes plutôt Aurore Laluc ou vous êtes plutôt Air France dans cette affaire ?
Non, je trouve ridicule la réaction de cette députée européenne puisque effectivement il y a pas de concurrence. Donc euh Airfance à partir du moment Air France va offrir un wifi de qualité dans ses avions, ben ils ont pas le choix, il faut prendre Starlink et et c'est toujours la même chose en Europe. On a beaucoup critiqué, on enendant beaucoup de critiques sur Amazon mais pourquoi on l'a pas fait, pourquoi les Européens n'ont pas fait Amazon ?
On critique Google, on aurait pu le faire d'ailleurs parce que au départ c'est le W le web c'est des françaises mais on l'a pas fait. Le problème comme a dit votre invité les États-Unis, nous sommes les vassaux des États-Unis pour le numérique et les Chinois pour la production. Bah oui, c'est normal parce que l'Europe, elle est devenue une entité dont la seule occupation est de réglementer et la France d'ailleurs, il prend toute sa part dans cette réglementation.
Donc on peut pas tout faire. On peut pas dépenser toute son énergie euh administrative, toute sa puissance à réglementer et en même temps puisque c'est ça ne va pas ensemble, ça doit nous servir de leçon, ça doit nous servir de leçon fait, on va on va développer les outils du futur. Mais le problème, c'est que plus rien ne sert de leçon euh vis-à-vis de nos politiques français européens.
Ils constatent que ils sont pas plus idiots que nous, je suppose. J'en connais quand même pas mal. C'est plutôt des gens euh brillants.
Il ils font les mêmes constats que vous faites, que nous faisons, mais ils ils sont on a l'impression qu'ils sont ébêtés, qu'ils sont sidérés, qu'ils ne savent plus, que ils regardent dire mais il faut jamais désespérer. [rires] Il faut jamais désespérer, bien sûr. Mais on a quand même des grands succès.
On a quand même des beaux succès comme Ariane, comme Airbus, comme Talès, comme Safran d'assaut, on a des grands succès mais on passe trop de temps à réglementer. On passe trop de temps à mettre en place des freins à notre industrie et on investit pas dans la recherche. Merci.
Merci beaucoup pour votre témoignage. Merci d'avoir appelé au 0826 300. Vous pouvez le faire pour le prochain débat juste après 11h.
On sera on parlera des des des municipales et de la parité sur ce sujet. Euh Bruno Milienne sur l'affaire Air France pour clore ce ce dossier. Qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse ?
Est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut vous qui connaissez bien euh ce dossier, est-ce qu'on peut euh euh redresser la barre ? Est-ce que c'est est-ce que c'est envisageable et que faudrait-il faire ? Bah tant qu'on a'ura pas en Europe construit l'équivalent de ce cas Starlink, il sera compliqué pour Air France de faire autrement puisqueen plus le but d'Airfance dès 2026, c'est d'offrir au propriétaires des cartes Flying Blue le wifi gratuit.
Gratuit. Ouais, faut faut le préciser. Ouais, tout à fait.
Ce qui n'est pas le cas sur certains avions américains, hein. Voilà. Qu'avec le système Starling, tant qu'on aura pas décider d'une politique, mais ça commence à se faire.
Euh, on on a parlé de l'association Safran avec l'Italien du consortium. Ça, il faut accélérer. Il faut que l'Europe mette tous les moyens financiers possibles là-dessus parce que la guerre économique de demain, elle se passera dans l'espace.
Donc, il faut vraiment accélérer au niveau de de l'Europe pour qu'on soit égalité avec les Américains. Merci. Allez, on passe au coup de cœur, coup de gueule tout de suite.
Les grands débats [musique] de Sud Radio 10h 13h, Jacques Cardos. Et on commence avec vous Thierry Perez. Quel est votre coup de cœur ou coup de gueule sur cette année 2025 ?
Alors, si vous le permettez, je vais faire un un deux en un, un un coup de cœur coup de gueule. Hm hm. Euh bah le coup de cœur c'est la disparition de de Brigitte Bardau qui était quand même une une femme qui a apporté beaucoup euh à la culture française, au rayonnement de notre pays, euh au féminisme, à la liberté féminine et puis bien sûr à la protection animale. que cette femme est cette femme est partie. elle laisse derrière elle un un joli patrimoine immatériel euh qui est qui est à souligner et et mon coup de gueule bah c'est de de de lire et de voir avec une navrance épouvantable tous ces tous ces rapasses de la bienpensance très souvent dans le camp de l'extrême gauche qui ne respectent même pas la trêve du deuil et qui salisse la mémoire de de Brigitte Bardau en racontant tout et n'importe quoi.
À quoi ça sert ? C'est quoi l'intérêt ? Ces gens sont ces gens sont dangereux et j'ai envie de leur dire à tous ces gens qui parlent mais quand il fait eux dans leur vie quand il fait pour la protection animale, pour le rayonnement de la culture française, pour le vrai féminisme quand il fait Ah, ils ont fait des plateaux médias, ils ont fait des tweets.
Voilà ce qu'ils ont fait de leur vie et ils se permettent de distribuer les bons points et les mauvais points alors que voilà alors que Brigitte Bardau n'est même pas encore enterré. Je trouve ça d'une indessence et finalement tous ces gens là d'extrême gauche et ben je les trouve excessivement dangereux. Voilà, ils sont dangereux pour notre pays, pour notre cohésion.
Ces gens me font peur et les Français doivent se rendre compte que ces gens sont vraiment dangereux. En tous les cas, ce qui est ce qui est euh très regrettable et on le disait hier sur l'antenne de de Sud Radio, c'est de ne pas faire la part des choses, qu'on puisse ne pas partager les opinions politiques de Brigitte Bardau, c'est une chose, mais euh vouloir essentialiser et avoir des propos et désagréables à l'endroit de cette femme qui, et on a diffusé hier ce petit passage succulent d'une interview en 1973 où elle est en réalité visionnaire, elle parle de l'avortement, enfin, du droit des femmes à l'avortement. Elle parle de l'écologie à un moment où personne n'en parle et elle parle de la défense du droit des animaux, si je puis dire.
Voilà. Et aujourd'hui, des gens se permettent même d'écrire euh bah c'est bien, ça fera une électrice RN de moins. H c'est quand même pas beau.
C'est vraiment pas beau. La méchanceté n'a pas de limite. Thierry Perez Bris Sole sur sur ce Non, votre coup de cœur pardon.
Votre coup de cœur. Alors moi ça rejoint le sujet industriel en fait. dans le budget qui n'est pas encore adopté hein, si si je puis dire, euh il y a il y a la la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
C'estàd ce qu'on appelait euh avant la taxe professionnelle, la CVAE, on la CVAE, voilà, elle est supprimée. Euh la réforme déjà de 2021 avait allégé de 75 % cette taxe. La CV c'est 15 milliards d'euros par an et c'est 10 % des budgets de fonctionnement des collectivités locales.
Ça concerne essentiellement les grandes entreprises et donc à un moment où on veut réindustrialiser le pays, c'est complètement lié à ce qu'on vient de dire. C'est lié à ce qu'on vient de dire. C'estàd que quel va être demain l'intérêt d'une collectivité d'acquérir une industrie si vous n'y avez plus aucun avantage ?
Non mais franchement enfin baser le privilégier une approche purement budgétaire de de l'industrie, je pense que c'est une absurdité. Il vaut mieux il faut arrêter de toujours penser fiscalité. une entreprise s'installe sur un territoire parce que vous avez un écosystème performant, parce que vous avez la qualité, vous avez un environnement local, vous avez des infrastructure mais je trouve que supprimer la CVAE pour moi c'est un mauvais signe donné à nos territoires, à nos collectivités et à l'industrie française.
Rappelez-nous c'est c'est quel est le manque à gagner ? C'est 15 milliards d'euros par an. Oui, c'est à peu près 10 % des budgets de fonctionnement des collectivités locales.
Alors ça a été donc c'est de l'argent qu' va falloir aller chercher en partie à en partie compensé compensé par de un reversement de TVA mais qui n'est qu' vous discutez avec les collectivités locales, les élus locaux, ils vous disent "Mais mais jamais ça a été compensé." Voilà donc et la part des entreprises dans la recherche fiscale locale est passée en gros de 40 % à 35 %. Donc donc c'est c'est quand même préoccupant pour nos territoires.
Voilà. Sachant que dans le dernier ouvrage qu'on a écrit avec Frédéric Dabi, on a bien souligné que l'industrie française en gros, elle s'implante essentiellement, elle est implanté essentiellement dans les villes de moins de 20000 habitants. Quand vous perdez une industrie c'est c'est parce qu'il y a un choix stratégique derrière ça ou c'est le foncier qui est moins cher disponible, il y a des cultures industrielles mais voilà on il y a l'idée aussi peut-être de faire renaître un territoire du coup de faire renaître un territoire il y a tout ça il y a il y a le patrimoine aussi industriel de nos territoires mais essentiellement dans des collectivités moyennes mo 20000 habitants. 60 % de l'industrie en France est dans les communes de 20000 habitants.
Donc dès que vous perdez une industrie, vous perdez des sous-traitants, vous perdez des gens qui vont pas être en capacité de retrouver un job derrière qui ont 50 55 ans. Donc c'est un drame pour les territoires. Enfin l'industrie en France, c'est un peu la, on le dit souvent, c'est la blessure narcissique française.
Voilà. Donc il faut il faut au contraire accompagner cette industrie sur l'ensemble de nos territoires. Voilà.
Il faut les inciter l'industrie, les industriels à venir s'implanter dans nos territoires notamment ruraux périurbains et pardon et je termine et arrêter d'avoir une vision de l'aménagement du territoire qui ne passe que par les métropoles. La France ce n'est pas que les métropoles. Oui, ça on on le répète, on le répète suffisamment.
Bruno Milienne, votre coup de cœur, votre coup de gueule, que sais-je ? Bah, je vais faire deux en un aussi si vous me le permettez. D'abord un énorme coup de cœur pour nos entrepreneurs.
Je je le dis franchement parce que si c'est aussi catastrophiquement qu'on pouvait le supposer, c'est grâce à eux parce qu'ils ont tenu l'économie française. Le l'inflation est contenue et plus que contenu, elle est pratiquement inexistante. On est en dessous de 1 % et nous avons la meilleure croissance, je crois, des pays européens Portugal, il me semble.
En tout cas, on a mieux résisté au choc que certains autres, même l'Allemagne. Donc ça c'est le coup de cœur pour nos entrepreneurs et il faut qu'on continue de les aider, de le supporter. C'est eux qui créent la richesse.
Ça c'est premier point. Coup de gueule. Bah vous vous en doutez, j'ai quitté l'Assemblée nationale il y a pas si longtemps que ça.
H je suis absolument catastrophé par le spectacle que nous livre l'Assemblée nationale depuis euh la dissolution. Euh les choses se sont aggravées, plus personne ne se parle, plus personne ne s'écoute, plus personne ne s'entend, plus personne ne travaille dans l'intérêt général des Français. Chacun travaille pour sa propre écurie, hein, parce qu'il y a des échéances électorales qui arrivent, municipales d'abord, puis présidentiel et il y a des sénatoriales entre entre mais c'est ça, ça ne compte pas.
Mais chacun travaille pour sa propre écurie, il se fout complètement mais alors complètement de l'intérêt général et des de ce que demandent les Français en particulier. Je vous prendrai qu'un exemple. Ça fait des lustres et des lustres que les Français demandent au gouvernant et aux collectivités territoriales et rendons hommage à Christel Moran qui l'a fait dans sa région de regarder un petit peu l'efficience de leur politique publique et le déploiement sur leur territoire pour voir s'il y avait pas des choses soit économisées ou en tout cas à mieux organiser pour rendre les choses plus efficaces.
Est-ce qu'on a commencé à le faire ? Non. et on continue à s'écharper sur des sujets qui sont même plus des sujets du 21e siècle, qui sont des sujets du 20e siècle, écurie contre écurie, ça n'intéresse plus les Français.
Bon et merci pour ce coup de cœur coup de gueule et on a aussi été en direct de votre vie privée hein, pardon, mais on a entendu le petit bébé derrière. C'est un petit bébé. Absolument.
J'ai un chat qui parle. Voilà. [rires] Bon, c'est très bien.
Allez, on poursuit 4e et dernier coup de cœur coup de gueule avec Baptiste Ménard. Ben moi, c'est un coup de gueule que j'aurais aimé ne pas avoir euh à faire, hein. C'est sur euh les féminicides.
Au 26 décembre, nous dénombrions 161 victimes, donc de leurs conjoints, de leurs ex-conjoints. Les chiffres ne diminuent pas. Les associations font un travail vraiment remarquable et il faut vraiment les saluer.
Mais elles le font avec des moyens qui sont en baisse, qui sont insuffisants alors que la demande ne cesse de croître. La lutte contre les violences faites aux femmes, c'était quand même la grande cause nationale qu'avait choisi le président Macron. Aujourd'hui, on a plutôt le sentiment que ça se transforme en un grand drame national.
Il est urgent de débloquer les moyens financiers et humains pour la prévention, pour le soutien aux associations, pour faire exécuter les peines, pour éloigner les conjoints violents, pour former les policiers nationaux. Bref, il ne faut pas nous résigner, il faut agir et je crois qu'il y a vraiment urgence. Message le message est passé.
Merci Baptiste Ménard pour ce coup de gueule et cette ce ce vrai souhait pour l'année 2026. Évidemment, c'est une cause nationale, ça ne fait aucun doute. Euh voilà, on se retrouve juste après la réclame.
On parlera des municipales et de cette grande difficulté qu'on les maire a parfois composé et à appliquer la règle, la loi parce qu'elle vient de changer. C'est la loi de la parité. Et à tout de suite juste après la réclame.
Sud Radio 10h 13h Jacques Cardose. On en arrive à cette problématique de la parité. Parité impossible.
Bah, peut-être sur certaines listes municipales, appelez-nous au 0826 300, vous avez la parole et en plus, on vous on ne vous coupe pas la parole sur Sud Radio. Vous savez que la loi a changé en mai dernier. Plusieurs mesures nouvelles rentreront en application en mars prochain et dans toute la France.
Il n'y aura plus de panachage possible entre les listes. La liste des courses s terminée. Plus de possibilité de barrer des noms donc.
Et puis l'autre nouveauté, c'est c'est la parité, y compris pour des villages de moins de 1000 habitants. Et parfois, bah c'est très très compliqué, voire impossible. Là aussi, je trouve que c'est symptomatique de de ces directives, de ces de ces occases, pardon pour le terme, mais qui nous viennent des administrations et qui ne sont pas forcément applicables ou difficilement parce que autant la volonté, personne ne peut contester la volonté.
Ça c'est c'est on est bien d'accord, il s'agit pas de ça. Tout le monde approuve la parité, c'est pas le sujet. Mais comment vous faites si vous ne trouvez pas suffisamment de femmes candidates ?
On va pas on va pas les obliger, on va pas aller les chercher dans enfin chez elle. Enfin, c'est quand même dingue. Donc bah écoutez, moi ça m'a voilà, ça m'interroge.
J'aimerais bien savoir comment on résout tout ça. Et alors, on a de la chance parce que autour de la table, on a que des élus locaux, en tous les cas des gens qui sont très très impliqués dans les dans les territoires en France. Et on va on va on va faire un un tour de table peut-être avec vous, Baptiste Ménard.
Alors bon, vous êtes dans le nord, vous êtes vous êtes dans une commune où j'imagine qu'il y a pas trop de problèmes pour le c'est presque 22000 habitants. Donc on avait déjà les règles de parité et cetera. Il y a il y a aucun problème de ce point de vue-là.
Mais le département du nord est le département le plus rural de France et nous avons beaucoup de communes sur nos 647 sauf erreur de ma part. Euh nous avons beaucoup de communes qui vont être impactées par cette nouvelle législation. Moi, je trouve que ça va dans le bon sens.
En fait, à chaque fois, on s'inquiète et c'est légitime parce qu'il y a un changement et on se dit est-ce que les communes vont euh réussir à effectivement trouver le nombre de femmes candidates pour pouvoir euh respecter la loi. Surtout que là maintenant, euh c'est une condition, j'allais dire couprès. C'est-à-dire que si votre liste n'est pas paritaire, elle n'est pas recevable.
Donc donc ex il y a pas d'administration de la ville. Enfin, plus exactement, elle passe sous la coupe d'un préfet. absolument dans l'attente de repouvoir convoquer des élections et permettre qu'effectivement cette parité soit effective.
Euh on avait eu les mêmes craintes, si vous vous souvenez, quand on était passé pour les communes de moins de 3500 habitants à cette règle-là et au final, ça s'est très bien passé et il n'y a pas eu de difficultés. D'autant que là, le législateur a prévu des adaptations puisqu'il permet jusqu'à mo- élus proposition de ça c'est quand même c'est quand même important et ça prend en compte justement cette contrainte. pour les auditeurs c'est une règle du+ 2.
Vous savez qu'il y a des bares qui sont respectés en fonction de la population. Vous avez 15 élus, bah on autorise une liste à ce à se à 13 ou à 17. Là aussi c'est une souplesse qui a été donnée et qui est positive qui évitera des élections municipales partielles lorsqu'on a le bon le bon nombre.
Attendez parce que ce qui m'intéresse, vous dites que vous êtes dans un département et dans une région où il y a plein de petites communes. Évidemment, on se doute bien que dans votre ville de 22000 habitants, vous allez pas avoir trop de problèmes. Non, surtout que notre tête de liste est une femme.
Bon ben très bien, très bien. Félicitations à elle. Mais mais dans les petites communes, vous êtes en contact avec les petites communes puisque vous dites que vous êtes également conseiller vous politique pour les les les communes.
Ben, j'ai regardé, j'ai j'ai travaillé votre dossier. Je vois ça, je vois ça. Non, mais [rires] effectivement, donc moi, j'ai été en contact avec beaucoup de maires ruraux.
Euh je pense par exemple même au-delà de ma de ma région euh au maire de Chenvel euh Cyril Syber qui m'a dit que effectivement les l'association des maires ruraux accompagne vraiment euh les élus locaux sur cette dimension. Je sais que beaucoup d'élus locaux se forment aussi sur le nouveau mode de scrutin, sur ce qui implique et surtout est-ce que vous avez des cas concrets dans votre département dans votre région de problèmes ? Mais non, il y en a pas aujourd'hui.
Il n'y en a pas pour le moment mais en même temps, nous sommes très en amont de la campagne des munition avec moi. Un vrai problème. Ah ben non, mais je veux bien le croire mais sauf qu'aujourd'hui vous avez aussi des aberrations c'estàd que vous avez des communes où il y a l'intégralité des élus qui sont des hommes mais vous avez aussi des communes où l'intégralité des élus sont des femmes.
Donc c'est quand même aussi objectivement un problème parce que ça ne reflète pas. Le but aussi des équipes municipales, c'est de refléter la mosaïque des habitants d'une commune. Donc l'intentionne l'intention est louable, personne ne peut remettre en cause cette intention qui a été qui a été votée.
Mais euh est-ce qu'il fallait aller jusqu'à l'impossibilité de pouvoir administrer, de voter un budget, y compris pour des villes, des petits villes, des petits villages de 100, 200, 300 habitants ? Alors Jacques, ça tombe bien à ce sujet parce que c'est un sujet qui avait été porté par une députée de chez moi, une députée mode, Elodie Jaquier La Forge et je m'étais engueuler avec elle parce que moi moi j'habite une toute petite commune dans les Yvelines qui fait 650 habitants et je peux vous dire qu'à l'heure où on parle, la parité c'est pas le problème. Franchement, la parité c'est pas le problème.
Le problème le plus important, c'est le nonpanachage des listes et le fait d'avoir minimum deux listes comme dans toutes les autres communes de France pour des communes de moins de 1000 habitants qui représentent quand même 70 % des communes de France. Oui. 70 % des communes de France ont moins de 1000 habitants.
À l'heure où je vous parle, dans ma commune, personne ne sait quelles listes vont se présenter et s'il y aura assez de monde pour constituer deux listes qui plus est paritaire. Et je pense que la parité n'est pas un sujet. Dans ma commune, il y avait une liste unique avec un panachage et on rayit des noms.
La parité était respectée. Il y avait aucun problème. Il y a aucun problème là-dessus.
C'est pas la parité qui est en cause, c'est le mode de scrutin sur les communes de moins de 1000 habitants qui va être très compliqué. Et je m'étonne que le Sénat ait voté ça. Ouais.
Bah il l'a voté justement en en amenant des aménagements. Ce que j'ai évoqué. Mais ça suffira pas mon cher monsieur.
Je vous invite à la commune deil. On verra ce qui se passe au mois de mars, mais je suis je suis pratiquement convaincu qu'on va avoir du mal à avoir de listes. Je vous le dis.
Enfin, une liste déjà puisque c'est pas s'il y a une liste, évidemment démocratiquement, c'est toujours mieux qu'il y en ait plusieurs mais s'il y a une liste, c'est recevable. Non, la les craintes que vous évoquez euh cher monsieur puisque c'est ainsi que vous que vous me nommez euh étit les mêmes. Encore une fois, je le redis dans les communes de moins de 3500 habitants.
Moi j'ai habité avant d'habiter à Montsambarol, j'ai habité une petite commune rurale Capel en Pvel dans le nord. Il y avait les mêmes craintes quand nous sommes passés à ce mode de scrutin. On s'était dit [rires] mais on narrivera pas à avoir une liste, on arrivera du coup il y aura pas de deuxième liste et tout ça c'est réglé.
Pourquoi ? parce que la réalité aussi c'est que avant chaque élection et je pense que vous allez pouvoir vous allez pouvoir me comment dirais-je appuyer mon propos parce que dans le le livre que vous publiez avec Frédéric Dabévoquez, on dit toujours avant les municipales attention plus personne ne veut s'engager, on arrivera pas à faire les listes et à chaque fois c'est démenti. Et à chaque fois c'est démenti parce que lorsqu'il s'agit de s'occuper de sa commune, de l'administrer, et bien on trouve toujours des volontaires et des personnes investisies.
Il y a des freins qu'il faut aussi comprendre parce que par exemple sur les femmes aussi mais là-dessus il y a beaucoup beaucoup par exemple on sait que je le sais mais on pourquoi aussi il faut s'interroger sur les il faut s'interroger sur les causes du désengagement. On a évoqué la complexité administrative, on a évoqué les violences contre les élus, on a évoqué les difficultés et là pour le coup, je peux rejoindre monsieur Milien. quand on est dans une petite commune rurale, que nous n'avons pas l'ingénierie, que nous n'avons pas les moyens, que nous vons tout faire nous-mêmes, que le maire il va tondre la pelouse.
Et ben effectivement, c'est plus compliqué que dans les autres communes. Et là-dessus, moi je souhaite que il y a eu une avancée sur l'adoption du statut d'élu mais il faut aller encore plus loin parce que nous savons que dans les petites communes rurales, c'est parfois un sacerdoce et ça je le reconnais. On va on va on va être en ligne tout de suite avec enfin dans un instant avec euh avec un maire qui est directement confronté.
Mais Bris Sopol vous vous connaissez bien les territoires, vous travaillez dans les territoires. Euh comment vous voyez vous cette problématique ? Pour rebondir sur ce que disait monsieur monsieur Milienne, euh il y a il y a 25000 communes de moins de 1000 habitants en France.
La vraie question, est-ce que c'est le sujet de la parité ou est-ce que c'est le sujet du regroupement des communes ? H franchement non mais est-ce que ça ce serait pas un vrai sujet ? Moi mon père est mère d'une commune les deux problèmes sont liés en réalité parce que si effectivement il y a regroupement de communes, on peut estimer que c'est plus facile de respecter la parité.
Est-ce que le le vrai débat il est pas là aujourd'hui ? Est-ce qu' avoir 25000 communes de moins de de moins de 1000 habitants dans ce pays, est-ce que c'est raisonnable ? Est-ce que c'est raisonnable du point de vue efficacité ?
Vous savez les gens ils veulent de l'efficacité hein. Il voilà ils veulent de l'efficacité mais vous savez une commune qui a aujourd'hui 500 600 habitants c'est un tout petit budget. hentos c'est la communauté commune qui prend la main euh aujourd'hui sur les investissements de proximité.
Tout le monde le sait. Donc ça c'est c'est pour moi c'est le vrai sujet, il est là. Deuxièmement euh la défiance à l'égard des élus, on on le souligne bien dans notre dernier ouvrage, c'est la défiance à l'égard des élus nationaux.
Le spectacle qui est donné depuis la dissolution ratée de d'Emmanuel Macron est catastrophique parce que le prisme de l'Assemblée nationale est catastrophique. Mais la confiance aujourd'hui, elle est au sein des élus locaux, elle est dans la proximité. D'accord.
On est en ligne avec un le maire d'une d'une petite commune qui lui est directement en proie à cette difficulté. Est-ce que vous avez déjà constitué votre votre liste, monsieur ? Est-ce que vous avez euh euh le nombre de femmes nécessaires pour constituer votre liste ?
Bonourlot, maire délégué de d'une petite commune des Ardenes, Belle-eville et Châtillon Sur. Euh voilà. Donc moi, je vais mener une la prochaine liste aux élections municipales étant donné que on parlait de désertification au niveau des euh au niveau de la ruralité, euh le maire ne se représente pas dans les communes adjacentes.
Les maires ne se représentent pas non plus. Euh moi, au jour d'aujourd'hui, euh j'avais deux deux femmes au sein de notre dernier conseil municipal. Euh une troisième vient de rejoindre la liste, voilà, que je suis allé solliciter récemment.
Euh donc nous, il faut 11 candidats, hein, au niveau de notre commune qui a de composé de 300 habitants. Vous avez combien d'habitants exactement ? 300 habitants. 312 3 312 aux dernières élections, il y avait 312 habitants pour 167 inscrits.
Voilà. Voilà. Alors, on précise que vous êtes maire sans étiquette, hein, de Belleville et Châtillon Sur.
Tout à fait. Et vous avez besoin de combien de femmes sur votre liste ? Alors, un minimum euh cinq personnes, cinq femmes.
Euh voilà, actuellement, nous en avons que trois. Euh on fait du porte à porte. Euh voilà, j'ai eu la chance, enfin nous avons la chance, est-ce est-ce une chance que quatre conseillers se retirent dans la prochaine liste pour pouvoir compléter le le quota de de femmes au sein de notre de notre liste ?
Mais mais le problème reste entier. Laurent Lamblot, on va vous on va vous reprendre juste après la réclame parce que je suis contraint par l'horaire et on vous reprend tout de suite et on poursuit le débat parce que c'est passionnant. Vous avez un vrai problème concret.
Que va-t-il se passer dans cette commune de Belleville et Châtillon sur Bar ? Et ben le risque c'est qu'il y ait pas du tout de conseil municipal. C'est ça le risque aujourd'hui avec cette loi.
Donc on vous retrouve dans une seconde tout de suite la réclame. Débat de Sud Radio 10h 13h Jacques Cardos. Je pense que c'est le Bah oui Thierry Perez, Bris Sole, Bruno Milienne, Baptiste Ménard.
On a une chance aujourd'hui c'est qu'on a un plateau très territorial. Euh, ils sont députés, ils sont ancien conseillers à Matignon, ils sont politologues, ils sont conseillers municipaux, ils savent de quoi ils parlent, ils sont dans leur territoire toute l'année et ils sont avec nous euh sur Sud Radio pour vous parler de cette problématique et vous nous appelez 0826 300, c'est une vraie problématique. Comment allons-nous faire dans certains villages pour respecter cette loi tout à fait louable ?
Il s'agit pas de de de contester l'idée de la parité sur les listes électorales et en particulier sur les listes municipales. On est en ligne avec le maire des Ardenes qui lui a un problème concret. Vous étiez peut-être avec nous juste avant la publicité.
Il est Laurent Lamblot, il est maire sans étiquettes de Belleville et Châtillon sur bar et à l'heure qu'il est et bien il n'a pas le le il n'a pas le quot puis dire. Pardon, j'aime pas tellement ces mots, mais voilà, il il a pas suffisamment de femmes sur sa liste. Vous êtes avec nous Laurent, vous avez exposé les les problèmes.
Qu'est-ce que au quotidien ça veut dire quoi ? Ça veut dire un un porte à porte. Ça veut dire que il y a des gens qui vous disent "Je vais je réfléchis".
Ça veut dire un Ça veut dire un porte à porte, ça veut dire faire du racollage. Parce que je suis je suis désolé. Euh la dernière aux dernières élections, nous avions fait une liste ouverte avec 12 candidats pour 11 place. les gens avaient la possibilité de choisir.
Voilà, c'est ça aussi les communes rurales, c'est la proximité aussi, c'est de pouvoir choisir aussi leurs candidats, hein. Là maintenant, on va partir sur une liste à minimum de 9 voire de 11 au mieux. H euh on nous dit également au niveau de la loi qu'on peut monter jusque 13 candidats, mais que tout en sachant que que 11 seront réellement élus, alors est-ce que c'est pour faire aussi euh banquette ?
Qu'est-ce que ça veut dire de de monter à 13 alors que 11 peuvent être élus seulement ? Voilà, c'est c'est bien compliqué. Ouais, c'est compliqué.
Et qu'est-ce qui va se passer ? Imaginons, vous êtes déjà posé la question, peut-être que vous en avez déjà parlé avec le préfet ou avec des collègues. Qu'est-ce qui va se passer si vous n'arrivez pas à si vous ne réussissz pas à composer votre liste et à la déposer légalement ?
Et ben, il y aura une délégation spéciale qui sera mise en place par le par le préfet afin d'organiser des afin d'organiser d'autres d'autres élections municipales. Voilà. Et dans ce cas et dans ce cas, la loi précise que et bien il y aura cette délégation, je crois qu'il y aura deux ou trois membres du conseil municipal ou de l'ex-cil municipal qui seront chargés des affaires courantes.
Mais vous ne pourrez pas par exemple voter le budget. Tout à fait. Tout à fait.
Voilà. Et est-ce que ça un certain nombre de de d'investissements que vous aviez prévu dans votre commune d'amélioration tout simplement de la vie de vos concitoyens ? Ben ça va tout bloquer euh à partir du moment où il y a pas de budget.
ça va ça va tout bloquer et puis on ne va pas voter avant les les élections municipales euh pour certains engagements de dépenses à à 2 mois des des élections. Là on doit refaire sécuriser au niveau de nos communes la voirie parce que les les voitures roulent à des vitesses excessives. Là on a mis en standby ou donc c'est aussi une question de sécurité quoi. le le projet, on a une église qui va tomber si on ne fait rien.
Il y a 3 millions et demi de de travaux pour maintenir cette église en état. Euh problèmes pour donc ça va tout ça va tout bloquer. Ça va Laurent vous Laurent Lamblot, vous restez avec nous bien entendu.
On fait un tour de table, on poursuit la discussion. Baptiste qui est qui est qui qui défend beaucoup euh euh cette idée et encore une fois, elle est elle est elle est parfaitement louable. Qu'est-ce que vous là il y en a un problème concret ?
Alors moi je pense d'abord monsieur le maire bravo de de ce travail de de porte à porte de proximité avec la population. Vous dites que vous avez trois femmes donc actuellement qui sont d'accord pour figurer sur votre liste. Donc normalement avec la la disposition telle qu'elle est prévue puisque vous pouvez avoir une liste complète à neuf.
Si vous trouvez encore une femme, vous avez déjà une liste qui permettra euh puisque c'est ne mais on peut redescendre à neuf. On peut redescendre à ne Donc je pense que je pense que vous allez y arriver. En tout cas, j'ai j'ai confiance.
Non mais je je comprends encore une fois que ça puisse bousculer. Je comprends que ça puisse perturber. Je comprends aussi que ça puisse inquiéter.
Mais encore une fois, lorsque nous l'avons déjà fait dans les communes de moins de 3500 habitants, il n'y a eu aucun problème et ça s'est s'est bien passé. Après, ce qui est vrai et vous l'avez évoqué, c'est la difficulté parfois pour des élus engagés dans leur commune qui sont pour le coup obligés de laisser la place, que ce soit des hommes ou des femmes pour respecter la la parité. Tout à fait.
Tout à fait. Alors, Thierry Perez, député Rassemblement national. Alors déjà, moi je voudrais dire que le le mandat de maire est à mes yeux le mandat le plus noble en France parce que c'est le mandat le plus engagé engageant.
C'est un mandat de proximité. Le maire c'est il prend tout euh tout lui arrive dessus hein. Ouais.
La colère, les angoisses, tout les problèmes de commerce, les problèmes d'urbanisme, les problèmes de conflit de voisinage, les problèmes fonciers, enfin et cetera. H donc je trouve que c'est vraiment le mandat le plus noble et c'est pas le mandat le plus euh euh valorisant, vous voulez dire valorisé et et le le plus et le plus regardé, je trouve par l'État l'État central. Bon, ça c'est un point.
Alors évidemment, il est hors de question de remettre en cause la place des femmes et des hommes dans la politique. On est tous tous d'accord là-dessus. Cela dit, cette réforme, je pense qu'elle est un peu brutale, un peu trop rapide.
On ne répare pas la crise d'évocation car il y a une crise d'évocation au niveau des élus locaux. Donc on ne répare pas une crise d'évocation avec une contrainte en plus d'une part. Et là je parle bien des communes de parce que plus la commune est petite plus c'est difficile de constituiser.
C'est les c'est les moins de en ruralité la démocratie ben elle est vivante parce que on vote pour des personnes et là je rejoins ce qui a été dit sur le le panachage ou plutôt le non panachage désormais. Euh c'était un avantage important pour effectivement voter et et c'est comme ça que la démocratie est vivante. Avant on pouvait rayer des noms et brisol.
Pourquoi on a fait ça ? pour éviter les tripatouillages pour il tire au pied. Je me demande, pardonnez-moi, j'aimerais [rires] juste finir mon finir mon et je me demande si finalement euh la rapidité avec laquelle cette cette réforme était mise en place, si finalement le but inavoué, c'est pas un petit peu de favoriser les regroupement de commun parce que c'est un peu la tendance générale et les habitants ne sont pas vou dire c'est une façon de faire un constat que bah c'est pas possible que peut-être il faudrait et que ça nous permettrait de passer à l'étape d' Ouais mais dans beaucoup de petites communes parce que c'est pas parce que le territoire est semblable géographiquement que les communes n'ont pas leur identité spécificité parfois des [rires] querelles avec le village voisin c'est ça le principe général et les citoyens ils tiennent tiennent la spécificité de leur commune.
Ils n'ont pas envie de changer de nom ni de changer de de de de de gouvernance. Ils ont envie de rester ce qu'ils sont. Briss excusez-moi.
Allez-y, allez-y, allez-y. Laurent. Ouais. ni ni augmenter le taux d'imposition parce que voilà, on parle de on parle de rapprochement de commune.
Euh c'est c'était le sujet d'es la euh la cour parce qu'on avait le taux d'imposition le moins élevé autour des communes environnantes et nous on ne voulait pas absolument pas partir avec d'autres communes qui avaient un taux d'endettement énorme. On a la chance d'avoir des bois qui nous permettent de de faire des investissements et d'avoir très peu d'emprunts. Euh voilà, c'est c'est pas une solution c'est pas une solution non plus de se rapprocher et ce sera une double peine.
Ce serait une double peine pour vous administrer parce que la fo absorbé par les comcom c'est ça. Bah oui, déjà beaucoup de compétences sont parties au com. Bah oui, les intercommunalités de toute façon ça aussi c'est un c'est quelque chose de non avoué.
L'intercommunalité a été pensée pour initialement pour pousser justement à la fusion des communes. Euh il y a eu des dispositif tels que le le dispositif commune nouvelle, mais on a bien vu que ça ne prenait pas parce que là je peux vous rejoindre. Les Français sont attachés entre guillemets à leur clocher, à leur identité, à leur village et ne souhaitent pas forcément effectivement fusionner.
Or, si on constate demain que deux ou trois communes en proximité ne sont pas en capacité d'avoir une liste, et bien peut-être que le préfet amènera et poussera à effectivement la fusion. Laurent Lamblot, est-ce que à Belleville et Châtillon sur Bar, s'il devait y avoir une un regroupement de communes, il y aurait une guerre entre villages ? Enfin, j'en point un terme peut-être un peu un peu un peu rude, mais ça créerait des des tensions ?
Ben certainement. Oui, certainement parce que bon euh là euh sur la précédente euh mandature euh on a essayé de créer une passerelle pour faire un chemin pédestre euh au d'un comment de la d'une commune euh voisine euh pour d'une commune voisine, hein, pour faire une passerelle qu'on finançait à 100 %. euh le maire et le conseil municipal de la commune voisine s'y est totalement opposé euh pour alors que ça partait d'un bon sentiment, c'était que nos enfants qui sont sur euh voilà maintenant aussi au niveau des écoles, il y a des rapprochements euh les les des rapprochements de c'est l'histoire des villages, hein.
C'est l'histoire des villages forcément, c'est l'histoire des des villages. Et voilà, cette loi était pondue à à Paris sans aucune concertation. Et je m'étonne même que l'association des maires de France rurau et est voté pour cette cette loi.
Et on parlait tout à l'heure, on parlait tout à l'heure de de descendre le nombre de conseillers municipals. Certes, on peut passer à 11, on peut passer de 11 à 9, mais néanmoins, on ne on ne répond pas à la crise de l'engagement. on est encore en train de descendre le nombre de conseillers municipaux.
Donc voilà, il y a des aberrations quand même qui se font euh au jour d'aujourd'hui. Euh et pour l'instant, nous n'avons aucune aucune nouvelle de la part de notre sous-préfet étant donné qu'il vient de partir euh qui vient de partir pour un autre poste en en Corse, hein. Il est parti au soleil, il aura du travail.
Euh mais d'ici à ce qu'on ait un autre sous-préfet, ça c'est une autre affaire également. au niveau de nos départements brisol justement sur ce côté impact quand même dans le village, c'est une réalité. Les gens qui sont dans un village, ils sont attachés à l'histoire de leur village et la problématique derrière c'est de raviver peut-être des querelles, d'en rajouter de rajouter de l'huile sur le feu, si je puis dire.
Oui. Enfin, les les Français sont très paradoxaux, si je peux me permettre. Nous sommes très paradoxaux.
C'està-dire que euh on veut que le pouvoir se rapproche de la proximité aujourd'hui. C'est une certitude, voilà, de nos communes. On veut que la décision soit au plus près des communes.
C'est le sens de l'histoire. Le le on voit bien depuis les lois décentralisation, même si on va pas peut-être jusqu'au bout, mais euh jusqu'au bout, on par c'est c'est un peu le voilà le choix de l'histoire. Et en même temps, les Français s'engagent de moins en moins.
Donc c'est un paradoxe. Ils veulent un pouvoir de proximité mais ils s'engagent de moins en moins. Certains certains euh certains maires nous disent aujourd'hui moi euh j'ai plus des citoyens, j'ai des consommateurs de services publics.
C'est qu'on consomme le service public mais on veut plus s'engager pour la chose publique. Et ça c'est une c'est une réalité, j'allais dire c'est c'est une véritable actualité. Deuxièmement, le maire aujourd'hui c'est c'est l'acteur préféré des Français, l'acteur public préféré des Français.
Le maire, c'est la proximité. Le maire est le chef d'entreprise. Les deux, on pourrait en reparler.
Mais le maire aujourd'hui, il est pris en étoige et toute la difficulté des maires et à 3 mois des des élections municipales, c'est un enjeu. C'est comment on arrive aujourd'hui à exercer ce mandat avec un état défaillant. sur le plan alors sur les différentes thématiques hein euh et des citoyens de plus en plus exigeants légitimement.
Et donc tout l'enjeu, il est là aujourd'hui l'enjeu de l'aménagement du territoire le lien entre mairie et le lien entre comité enfin communauté d'agglomération communauté de commune EPCI, il est là. Aujourd'hui, on s'est aperçu par exemple que la région est devenue une collectivité de proximité, ce qui était pas le cas quand Hollande a fait sa grande réforme. Ouais, c'est des grandes régions et cetera.
Aujourd'hui, ce sont de par leurs compétences devenu des collectivités de proximité. La problématique est là et on aura évidemment l'occasion d'en reparler euh sur Sud Radio puisque les municipales, vous le savez, c'est dans 3 mois, c'est en mars 26, c'est vraiment vraiment dans dans pas très longtemps. Et engagez-vous et euh mais c'est un beau message.
C'est un beau message parce que évidemment on nous écoute beaucoup dans les dans les villages et euh c'est important de se de de s'investir et de se sentir concerné par la vie. Un mothi avant avant la réclame. Ouais.
Le risque aussi c'est effectivement avec cette contrainte, c'est d'avoir des gens qui acceptent de mettre leur nom notamment je pense des femmes puisqu'il est plus difficile de trouver des femmes que que des hommes. Les femmes acceptent de de mettre leur nom sur une sur une liste sans être plus convaincu que ça. Et donc finalement d'avoir aussi voilà de se retrouver avec des conseillers municipaux qui finalement vont y aller reculant.
En fait, on se retrouve dans un instant tout de suite la réclame. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai.
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Sud Radio Sudradio 10h 13h Jacques Cardose. Que s'est-il passé pendant la publicité [musique] ? He figurez-vous qu'on a poursuivi la discussion entre nous et on s'est dit mais très concrètement ben oui mais si les femmes n'ont pas envie et puis on va se mettre un peu à la place des femmes malheureusement il y a pas de femmes autour de de ce plateau mais on en connaît tous et on se met à leur place et on se dit Thierry Perez vous vous nous disiez mais il il y a des femmes qui se sentent peut-être pas légitimes ou qui qui n'osent pas qui n'ont pas l'organisation dans leur vie quotidienne.
J'imagine que c'est ce à quoi vous êtes confronté aussi dans votre circonscription. Bien sûr, parce que effectivement alors ça demande un certain nombre de compétences, de connaissance. Après, on apprend aussi sur le sur le terrain quand on est conseiller municipal, on apprend sur le tas.
Mais effectivement, il peut y avoir et notamment des femmes qui se disent "J'ai pas suffisamment de temps à cause de enfin pas à cause mais du fait de mes enfants ou de mon travail et cetera." Donc il faut pas non plus qu'on en arrive à ce que femme dise "OK, j'accepte d'être sur la liste, je mets mon nom sur la liste". Mais je vous préviens, comptez pas trop sur moi parce que c'est pas le c'est pas le but de la démocratie.
En plus, on a besoin de conseillers municipaux qui connaissent leur dossier. Exactement. Et l'exécutif à la mairie a besoin d'avoir des gens qui sont capables de de de fournir de produire parce que les mairies n'ont pas les moyens d'avoir des services importants.
Donc il faut un peu tout faire hein. Il faut faire de l'urbanisme, il faut faire de la de l'écologie, il faut faire il y a tout toute la partie et on représente le maire. On représente le maire.
On engage la responsabilité du maire. Donc il faut aussi s'y connaître. Ça peut être ça peut être l'effet de bord briscole.
Moi je le moi je suis au au départ j'ai je doutais sur cette loi sur les lois sur la parité et finalement ça a renouvelé renouvelé le personnel politique. Et mais pour revenir à ce que vous disiez, il y a moi j'ai j'ai eu deux trois cas de de femmes que je connais bien qui sont aujourd'hui concier municipal qui au départ disaient moi j'ai un sentiment d'illégitimité ou parce que la politique je connais pas parce que je suis une femme et donc je leur dis mais allez-y quoi, engagez-vous et et c'est pas parce que il faut vraiment avoir ce message en disant mais même si vous ne connaissez pas forcément très très bien le dossier, vous allez l'apprendre. Il y a quand même il y a quand même une réalité dans le rural, c'est que dans le rural, ça a été vraiment pendant très longtemps dominé par des hommes.
Ouais. Oui. Oui.
Elle est franchement elle est franchement super réde issu du monde agricole et cetera. Donc donc c'est encore plus difficile pour une femme de de se dire j'ai la légitimité moi aussi de venir m'exprimer sur les sujets de ma collectivité et cette loi permet de un peu de de briser ce plafond de v. Elle est incitative ça de ce point de vue, elle est incitative.
C'est c'est bien Bruno Milien, vous vous y êtes opposé à cette loi. Enfin, vous nous disiez que c'était plus le panacha finalement que la parité pour vous, mais est-ce que vous êtes confronté à cette difficulté là ? C'est-à-dire des femmes qui vous disent "Ouais, mais attendez, moi je suis seul avec mes enfants ou bien je rentre du travail, il est telle heure, faut que je me planche dans un dossier, mais moi j'ai pas le temps et cetera et cetera." C'est ça aussi la réalité des villages.
Bah là, vous touchez le le fond du problème parce que si on veut que les choses fonctionnent et que les gens s'engagent beaucoup plus avant, il faut qu'on qu'ils aient plus de temps pour préparer les dossiers. Euh le complexe d'illégitimité, j'entends que les femmes disent ça, mais elles ont pas à le dire. Quand on a fait notre quand on a tous fait notre premier mandat municipal, moi, moi j'étais pas plus fier que ça, hein.
J'étais en charge de transport, j'y connaissais strictement rien au transport scolaire. Donc il faut se former, y aller et et apprendre sur le tas. Ça demande énormément d'investissement, énormément de temps si vous voulez le faire bien.
Donc il faut rassurer les femmes là-dessus et il faut que les équipes municipales, le maire et ses adjoints, tout le moins, même dans les petites communes, soit en charitable avec ces gens sur leur premier mandat et leur donne les dossiers [rires] suffisamment longtemps à l'avance pour qu'ils puissent les étudier, qu'il n'arrivent pas en conseil municipal juste pour découvrir les dossiers dont on va débattre, dont il ne auxquels ils ne comprennent rien parce que malheureusement dans deux petites communes et pas que des petites communes, ça arrive. soyons plus démocrates dans notre façon de présenter les dossiers à nos citoyens et même et même à notre conseil municipal. Et pour terminer sur le panachage, allez-y.
J'entends bien j'entends bien que effectivement une liste suffit mais vous allez voir dans beaucoup de petits villages et là je parle des petits villages de moins de 700 habitants, gros moins de 1000 si vous voulez. Euh, on l'a dit tout à l'heure, je crois que le maire que vous avez interrogé l'a dit "Tout le monde se connaît." Oui.
Le panachage avait cet avantage qu'on avait plus de nom euh que ce dont on avait besoin pour constituer l'équipe municipale. Et finalement, la plupart du temps, les noms qui étaient retenus étaient ceux qui étaient choisis par l'ensemble de la population. Là, vous n'aurez plus qu'une liste constituée par quelqu'un qui veut y aller, qu'elle mérite de vouloir y aller, mais dont très certainement les noms qu'il aura choisi ne recueilleront pas euh l'assentiment de tout le monde.
Merci pour ce témoignage. Vous avez raison tous autour de de cette table. Il faut inciter les femmes, hein, il faut leur dire vous pensez juste, nous on a un côté un peu testostérone et on se dit "Non, mais moi je vais y aller, je vais apprendre et cetera." Mais non non non vous vous avez [rires] autant de capacité si ce n'est plus que nous souvent plus.
Elles sont très organisées. Enfin bon voilà. Bref, on va pas rentrer dans ce débat là, mais non, il faut inciter les femmes à s'emparer des dossiers et à faire en sorte effectivement qu'on puisse réussir à à cette à cette parité et effectivement respecter la loi.
J'en profite pour remercier Laurent Lamblot, le le maire sans étiquettes de Belleville et Châtillon sur Bar qui était avec nous et on lui souhaite évidemment de trouver les deux femmes qui lui manquent pour constituer cette fameuse liste pour la municipale de de 2026 de mars prochain. Et on passe à notre dernier sujet. Il est 11h40 sur Sud Radio.
Vous restez avec nous. Les grands [musique] débats de Sud Radio 10h 13h. Jacques Cardose.
Figurez-vous, figurez-vous que c'est le seul métier que l'intelligence artificielle ne remplacera pas. Et oui. Alors, on a choisi de vous parler des indes du fisque.
C'est pas un métier, hein. Effectivement, c'est pas un métier, on est bien d'accord. Et il s'agit d'une pratique légale qui consiste à balancer quelqu'un qui ne payerait pas justement ses impôts.
Pardon pour le terme balance, mais ça fait forcément quand même référence à cela. Ça existe depuis 2016, sauf que en 2016, c'était ça avait été institué à titre d'essai et puis ça a porté ses fruits. En 2020, le gouvernement a décidé de généraliser la pratique à tous les contribuables.
Et puis là, là l'actu c'est quoi ? c'est que on vient d'apprendre par Ber très bien. Alors bah fallait-il en arriver là ?
Évidemment, c'est une délation encouragée. Vous allez tous me dire "Oui, il fallait en arriver là puisque puisque ça ça marche." Mais est-ce que c'est pas un peu gênant quand même de de d'avoir d'avoir ce côté euh quelqu'un me regarde, quelqu'un me regarde et peut-être que je peux être dénoncé par mon employé, peut-être que je peux être dénoncé par mon voisin, par un ami, par quelqu'un de la de la famille parce que dans le principe en fait les aviseurs fiscaux vont toucher jusqu'à 15 % des sommes.
Et évidemment, parfois, ce sont des sommes très importantes qui sont recouvrées par les impôts et du coup ben enfin voilà, moi je je suis un petit peu gêné par ce ce cette pratique. Brise Sool, vous en pensez quoi vous ? Oui, c'est vous qui attaquez parce que je me dis chef d'entreprise vous êtes vous pourriez être confronté à ça.
Je dis pas que vous êtes je dis pas que vous payez pas vos impôts. Attention, il est là. C'est un dispositif qui a été expérimenté en 2017, qui a été périnisé en 2023 par une députée socialiste qui s'appelle Christine PZB.
Euh et en fait euh il y a eu un rapport gouvernemental en effet récemment euh qui montre que ce ce type de dispositif euh a permis de faire rentrer un peu d'argent dans les caisses. Ouais. Oui, les sommes vous les avez, elles sont elles sont assez bonnes.
Je crois il y a alors jusqu'en 2022 ou sur l'année 2022, 110 millions avaient été recouvrés. J'ai pas les j'ai pas les sommes de l'année 2025 parce qu'il y a eu une sorte de rapport d'étape. Euh mais compte tenu du nombre d'aviseurs, ça fait il y avait que six aviseurs en 2022 [rires] pour 110 millions recouvrés.
C'est intéressant parce qu'on parle d'aviseur. Moi j'aime bien les sémantiques. Euh on parle pas d'ind on parle pas d'indice, on parle pas de délateur mais on parle d'aviseur.
Ouais délateur c'est encore pire. Mais moi ce qui me choque en fait c'est c'est en fait c'est derrière la enfin l'aviseur peut recevoir jusqu'à vous l'avez dit 1 million d'euros par dossier en théorie et jusqu'à 15 % des droits recouvrés. Hm.
Moi, quand on connaît l'histoire de notre pays ou et l'histoire politique, l'histoire des années 40, on se souvient, moi personnellement, ça me gêne. Ça me gêne sur le plan éthique, le plan éthique et moral. Éthique et moral.
Il y a il y a un très très beau très bel ouvrage qui s'appelle Inominie ordinaire du du délateur parisien qui a été écrit par un historien très connu qui s'appelle Laurent Jolie qui est directeur de recherche au CNRS et qui a montré les les mécanismes de pendant la seconde guerre mondiale de dénonciation des juifs de France et les et les raisons de la dénonciation. C'est un ouvrage très intéressant et et qui montre qu'en fait euh la la si vous voulez la délation s'intensifie à partir de 1942. et atteint son paroxisme en 44. et parce que une note notamment monde instaure des primes suffisamment attractives pour les délateurs.
Et moi ce ce ça fait partie de l'histoire de France malheureusement et cette notion d'aviseur voilà moi me gêne profondément philosophiquement moralement compte tenu de l'histoire de notre pays. J'ai très envie de poser la question à Bruno Milienne mais je suis contraint par la publicité la réclame. Donc on se retrouve dans vraiment pas longtemps, c'est une minute ou deux et tout de suite on on aura la réaction de du de de Bruno Milien et de nos débatteurs.
À tout de suite. Toute la Jacques Cardos. Ouis, on le promet, on le promet à ce cet auditeur qui nous dit sur Sud Radio mais continuez et continuez comme ça mais absolument on continue on continue.
On n pas de langue de bois, c'est par les vrais. Vous connaissez la formule sur Sud Radio. On parle de ces aviseurs fiscaux.
On est tous d'accord autour de la table pour dire que aviseur c'est le mot pudique hein inventé par un cabinet de communication qui a bien fait son travail qui a sans doute été bien rémunéré mais aviseurs fiscaux comme le disait à l'instant Bris Sool bah malheureusement vous aviez quel terme en tête vous aviez balance j'avais délateur indique dans dans la police judiciaire utilise le mot d'indiqu Voilà c'est ça alors Bruno Milien vous vous vouliez réagir également ouais moi je suis choqué par ça parce que vous voyez Bien, dès l'instant où on rémunère ce genre d'acte alors des collaborations avec le fils, il y en a toujours eu hein. Il y a toujours des gens qui ont dénoncé leurs voisins, ça existe. Mais là, c'est institutionnalisé, c'est le problème.
Vous pouvez devenir aviseur si vous amenez des preuves significatives de détournement de fonds supérieur à 100000 €. D'accord. Oui.
Et c'était au moment où ça a été voté par sur proposition de madame Pierbon, c'était destiné évidemment comment dire au au grand au grand fraudeur international, aux grandes fraudes internationales. Et maintenant ça s'étend à tout le monde. Bah on est quand même un peu choqué parce que une fraude internationale, moi pardon de vous couper mais j'ai envie de dire une fraude internationale, j'espère que les services de police sont sont capables et sont susceptibles de pouvoir les les détecter.
Jacques Ardos, des fois ça va plus vite d'être dénoncé par quelqu'un de son entourage que le temps que l'enquête se fasse traque fin toute la suite et tout. Mais résultats des courses, on est passé un petit chiffre quand même de 27 aviseurs en 2017 à 102 en 2021. Je n'ai pas de chiffre 102.
Oui, mais c'est c'est le chiffre le plus récent. Ouais, merci. Voilà, absolument, j'ai pas de chiffre plus récent.
Mais moi ça me choque enfin franchement voilà dénoncer son voisin. On est déjà dans un dans dans un monde hyper individualiste, hyper jaloux de tout, du voisin, de ce qu'il a comme bagnole et cetera. Enfin, on va on va vivre dans un monde infernal.
Oui. Et à ce momentlà, les services de l'État donc à faire le boulot à la place des aviseurs. Je suis persuadé que dans les couloirs de Bery, il y a des gens qui pourrait trouver du boulot utile et faire ce boulot-là plutôt que de payer des gens à le faire et qui sont des contribuables comme vous et moi.
La notion que vous soulevez, elle est très intéressante. On peut pas à la fois parler de cohésion nationale, de solidarité et en même temps encourager ça. Enfin, je je je crois hein, je je en tous les cas, moi c'est dans tout ce que vous dites là, c'est vraiment quelque chose qui qui m'interpelle.
Thierry Perez, vous êtes député Rassemblement national et et pendant la publicité, on puisque la discussion ne s'arrête jamais sur Sud Radio, vous disiez il y a il y a il y a aussi euh on se substitue à l'État d'une certaine façon en faisant ça. Oui, c'est en fait c'est le signe d'un état faible alors que l'État devrait être fort notamment sur ces sur ces sujets-là et on ne peut pas ériger la délation en politique publique. On peut pas en faire une politique publique.
Enfin, ça n'est pas ça n'est pas possible. Et puis il y a d'autres il y a d'autres aspects. Il y a aussi toute la partie fraude sociale et je rappelle que nous au Remblement national nous avons plutôt un volet programmatique très important pour lutter contre la fraude fiscale et la fraude sociale qui représente des milliards et des milliards.
Et d'ailleurs au passage le gouvernement actuel n'a toujours pas visiblement décidé de de s'y de s'y attaquer. Bon c'est un détail. Enfin c'est un détail. on a obtenu cette année plus de plus on a recouvré plus cette année que les années précédentes.
Ça ça commence mais cette notion de de de délation moi je trouve ça potentiellement dangereux. Ça peut créer des vocations de gens qui peuvent en faire un métier en se disant "Ben, je vais traquer, je vais me euh des gens qui vont symproviser, détective privé pour essayer de de traquer." Enfin, ça peut conduire.
Et puis on peut aller jusqu'au bout des choses. C'estàd que effectivement quelqu'un qui dénonce et que la personne se retrouve effectivement avec un redressement fiscal élevé et qui apprend qui est son dénonciateur ou son délateur, on sait pas ce que ça peut donner hein. Toujours une balle est vite partie quand même.
Donc bon tout ça ça peut créer quand même je trouve des situations assez et c'est encore une fois c'est le rôle de l'État. C'est à l'état de faire ça. C'est au fonctionnaires de Beril de mettre les moyens.
Si ça rapporte de l'argent, bah mettons les moyens en face, hein. Il y aura un retour sur investissement. Mais ne n'érigeons pas ça en système politique euh de politique publique.
Oui. Et vous soulevez la question effectivement des mesures de rétorsion à l'égard de celui qui aurait dénoncé. Alors, je crois qu'ils sont anonymes.
C'est que ça fonctionne ça fonctionne sur le même principe que les balances [rires] dans dans criminel, si tu veux dire, dans les affaires criminelles et dans les affaires mafieuses. Donc, il y a une protection. Mais oui, oui, vous avez raison.
Et puis ne serait-ce que et puis le fait même qu'il y ait suspicion le fait même qu'il est suspicion et que la personne commence à se ronger les freins en se disant qui m'a dénoncé, qui m'a balancé, on le disait, c'est pas une bonne façon de créer de la la de la cohésion. Ben très honnêtement, je n'ai pas d'avis tranché sur euh sur ce sur ce sur ce sujet. Non, mais ça ça peut arriver.
Non, je préfère être honnête plutôt que voilà. Euh à la fois, j'ai entendu ce que vous avez dit sur les rentrées fiscales qui étaient quand même sensibles. Enfin 11 millions d'euros, c'est pas rien.
Et en même temps, moi je même si la formule est un peu malheureuse mais en même temps, je pense que c'est quand même la mission de l'État et des services de l'État. Et donc je trouve que le fait de l'institutionnaliser ou en tout cas de le renforcer ou de dire que ça a tellement bien fonctionné que c'est c'est comme ça qu'on va faire à l'avenir, ça ça donne quand même le sentiment d'un état euh qui se repose sur ses citoyens pour assumer des missions régaliennes. Et donc moi, je pose quand même la question du volontarisme politique de lutter contre la fraude fiscale avec des dispositifs qui peuvent exister.
Alors, j'entends qu'aujourd'hui qu' tenu de de de ce qu'est l'Assemblée nationale, bon jusqu'en 2027, ça paraît peut-être un peu un peu compromis parce qu'il peut avoir un moment il peut avoir des idées transptisan mais enfin bon soyons très honnête aussi sur des sujets comme il y a pas forcément besoin de créer de nouvelles lois enfin je veux dire aussi il y a il y a des services Bruno Milien le disait à l'instant Bercy est doté quand même d'un certain nombre de gens qui savent faire voilà je pense que vous êtes d'accord avec moi on doit pouvoir on doit pouvoir faire tout il y a tout ce qu'il faut. On manque simplement de d'agents d'État pour aller faire les enquêtes et pour que les enquêtes soient faites rapidement. Alors, je veux bien entendre que ces aviseurs sont des accélérateurs finalement d'enquête parce que quand même euh la direction nationale euh des impôts vérifie quand même les informations qu'on a contre enquête, on l'a pas dit, il y a absolument évidemment, il y a ça, on vérifie s'il y a une vraie suspicion, ce on passe la main finalement aux agents de l'État.
C'est un accélérateur de procédure mais même ça me gêne beaucoup. D'ailleurs, il faut il faut préciser, vous avez vous avez raison de le dire, que il y a contreenquête et que dans la moitié des signalements, 50 % des signalements n'ont n'ont rien donné, soit parce que en fait les éléments qui étaient donnés étaient déjà connus de de l'administration fiscale, soit parce que l'enquête elle-même n'a rien donné, soit parce que peut-être que les montants étaient pas exactement ceux à annoncés. Bref, il y a la moitié des signalements se se casse la figure tout seul.
Mais bon, la pratique elle va continuer hein. C'est c'est ça c'est c'est certain. Moi ce qui me gne encore plus c'est c'est la cette notion de rémunération.
Vous savez qu'à l'échelle de l'Union européenne on est le seul pays je parle de l'Union européenne parce que il y a la France et l'Angleterre qui n'est plus dans l'Union européenne mais nous sommes le seul pays à rémunérer les aviseurs. Les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne ne rémunère pas les aviseurs. D'accord ?
Ça pour moi c'est un vrai sujet. Voilà la rémunération, c'est-à-dire que on a on a euh les shériffs et les chasseurs de prime. Je vais résumer.
Voilà, les chériffs officiels, vous avez Bercy et vous avez les chasseurs de prime. Enfin, on peut pas enfin l'arsenal fiscal ne peut pas avoir en sensin ou à côté des chasseurs de prix. C'est une pratique qui fait un peu penser aux pratiques américaines, hein, d'ailleurs hein.
Il y a il y a un côté shame, c'est-à-dire voilà, on nomme et puis ensuite la justice fera fera fera le reste. Mais c'est basé quand même sur la délation. Bruno Milienne.
Oui. Ben vous voyez bien quand ça a été créé, ça a été créé aussi pour dénoncer des pratiques d'optimisation fiscale voire de détournement fiscal des grandes multinationales. Ça a pas été à l'époque créé pour que ça s'applique à tout un chacun.
Alors maintenant, on en vient effectivement à des trucs, vous rendez compte 100000 €. Moi je les ai pas mais 100000 € c'est pas non plus le bout du monde à atteindre comme et à partir de 100000 € d'une suspection de 100000 € de détournement euh bah vous avez quelqu'un qui appelle l'administration fiscale qui dit bah mon voisin voilà je vous prends un exemple idiot hein vous partez en weekend vous avez gagné un petit peu d'argent vous partez en weekend avec une belle voiture que vous louez he votre voisin il peut s'imaginer que vous avez gagné au lot vous avez suevi une grande somme où vous avez masqué de l'argent et pof hop vous êtes dénoncé pour rien dénoncé Et c'est des Et c'est des emmerdements derrière he parce qu'il y a enquête hein. C'est des emmerdements derrière ou il y a enquête et puis encore une fois on en parlait, c'est pas c'est pas le meilleur exemple qui puisse être donné pour le vivre ensemble.
J'aime pas tellement ce terme mais mais bon c'est c'est voilà c'est c'est dans dans les querelles de voisinage on peut l'imaginer aussi même si là vous l'avez souligné c'est très vrai évidemment que ce dispositif s'adresse aux grosses fortunes à ceux qui payent beaucoup d'impôts et qu'il y a une volonté qui est tout à fait louable on a un problème en France pour aller recouvrer la fraude fiscale. On a on a d'autres problèmes en matière fiscale aussi puisque on narrive pas à aller chercher l'argent qui est dû parfois voilà par pas forcément que les riches non plus. Mais ce dispositif il est je suis assez d'accord avec vous, il est il y a il y a quelque chose de gênant.
Je vous en prie. Allez-y. Juste me permettre une dernière une dernière intervention, mais en revanche ce système là pour pour aller chercher par exemple l'argent sale de la drogue, oui, sûrement qu'on s'en sert et on peut s'en servir de manière pour le coup assez éthique.
Mais voilà, c'est c'est ce que disait Bruno Sokol, le fait que ce soit rémunéré, enfin franchement c'est excessivement choquant. Ça pousse des gens à dénoncer d'autres sans savoir exactement l'état de leur patrimoine et l'état de leur de leur de leur fraude ou quoi. D'ailleurs, je suis assez d'accord. effectivement avec vous et avec ce que disait Bris Sool, si on devait faire la même chose que les voisins européens qui eux ont choisi ce même système mais sans rémunération, du coup je pense que les choses sont très très différentes.
Déjà moralement ça change un petit peu un petit peu les choses. Thierry Perez. Oui, mais je pense que en même temps ce sujet est l'occasion de remettre bien sur le tapis la nécessité absolue euh de lutter contre les fraudes fiscales et sociales mais encore une fois avec les les moyens et les services de l'État.
Ouais. Euh parce que la fraude sociale aujourd'hui en France, c'est quasiment 15 milliards. C'est colossal.
Donc là aussi et c'est de l'argent des français. Là vous parlez de la fraude sociale sociale c'est l'argent des français. C'est de l'argent qui ne rentre pas ou qui sort indument mais c'est de l'argent public.
Et ne jamais oublier que l'argent public c'est à la base de l'argent privé. c'estd ça sort des poches, des entreprises, des particuliers, des des des contribuables. Donc c'est pour moi ça me paraît mais la solution de rémunérer, là je crois qu'on est tous à peu près tous d'accord là-dessus de de rémunérer des des aviseurs ou euh me semble être un nouveau métier euh très curieux.
Ouais. Suspect. [rires] Bon écoutez, je voulais voilà vous remercier tous.
On arrive au bout de ces ces 2 heures. On a on a rendez-vous juste après avec deux invités. les deux zooms actu, on reviendra sur le dispositif qui a été mis en place pour la nuit du réveillon et du 31 décembre.
Malheureusement, ça fait partie de ces rangaines dont on parle chaque année. On espère que le dispositif sera suffisant. Il y a il y a des il y a des décisions qui ont été prises, peut-être moins de feu d'artifice cette année que les années précédentes.
Il faut en passer par là. Bah oui, ça évite des rassemblements, ça évite aussi trop de travail pour les policiers qui vont évidemment encore être mis à contribution. Euh on sait que Laurent Nouise s'est exprimé sur le sujet tout euh hier et euh nous tout à l'heure, on aura la réaction d'un des syndicats de police qui nous dira ce qu'il en pense.
Euh merci à Thierry Perez, donc député rassemblement national et membre de la commission d'enquête TikTok, hein. Vous étiez voilà euh on aurait pu en parler. avec grand plaisir, je reviens quand vous voulez pour [rires] parler de tout ça.
Bris Sol qui travaille beaucoup sur le sur les territoires, chef d'entreprise, qui a beaucoup travaillé avec différents ministères, logement, emploi, collésion sociale. Bruno Milienne, merci. Et puis Bruno Milienne, je le disais tout à l'heure, ancien conseiller relation presse à Avignon, ancien député modem des Yvelines et et qui fut également porte-parole de ce de ce même parti. et Baptiste Ménard.
Alors vous vous allez directement être confronté sans doute au municipal hein pour 2026 puisqueon l'a bien compris, vous êtes adjoint au numérique à la mairie de de Montsambaruil. C'est ça. Absolum.
Et la démocratie participative. Ouais. Et j'ai vu également que vous étiez président d'une d'une association, d'un tank effectivement qui souhaite un peu remuscler les positions à gauche sur les sujets régaliens.
On en manque cruellement et c'est aussi être de gauche que de s'y intéresser. Il y a du travail si je puis me permettre. [rires] C'est pour ça qu'on est là.
Très bien. Il est Merci à vous tous. Il est 11h59, la publicité, les infos à suivre et puis on se retrouve tout de suite.