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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 11 janvier 2017 126 minAutoproduitFond programmatiqueSantéTravail & emploiRetraitesInstitutions & élections

MÉLENCHON - Réunion publique au Mans

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 30 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:00Locuteur 2Fait
    « La loi El Khomri ce n'est pas un petit incident de parcours. C'est une transformation réactionnaire de l'ordre public social. »
  • 0:15Locuteur 2Fait
    « dans beaucoup de cas, vous êtes moins protégé que vous ne l'étiez avant par la complémentaire que que vous preniez tout seul parce que maintenant vous êtes dans une entreprise, c'est l'entreprise qui négocie le contrat et le contrat qui vous négocie, comme il est mauvais vous avez moins qu'avant. »
  • 0:45Locuteur 2Fait
    « Maintenant grâce à l'Europe qui nous protège, les mutuelles sont devenues des compagnies d'assurance, comme les autres. »
  • 3:00Locuteur 2Fait
    « il faut un pôle public du médicament parce que mes ami(e)s, le médicament aujourd'hui c'est la vache à lait de ces gens là, c'est la vache à lait »
  • 5:30Locuteur 2Promesse
    « On a besoin de la retraite à 60 ans. Et on a besoin au bout de 40 annuités, parce que c'est ce qu'on a gagné. »
  • 8:30Locuteur 2Fait
    « le chômage ça rend malade, et si jamais on le dit ça, le chômage ça rend malade de stress, d'angoisse... de maladie qui viennent parce que quand vous êtes là à miséré, tourner en rond, vous commencez à plus très bien vous occupez de vous »
  • 11:30Locuteur 2Chiffre
    « 18 000 morts à cause du chômage. C'est pas moi qui l'ai inventé, c'est pas mon équipe, c'est l'INSERM qui ont établi ce bilan »
  • 17:30Locuteur 2Fait
    « Nous les progressistes, nous pensons la chose suivante : le progrès social fait du progrès économique. »
  • 20:30Locuteur 2Chiffre
    « il y a un tiers des français qui renoncent à se soigner, vous avez compris pourquoi. »
  • 23:30Locuteur 2Fait
    « l'ONU a lancée une alerte, demander à tous les pays de mettre au point une politique de santé de lutte contre la résistance microbienne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

*Public : Applaudissement. C'est juste...

Je crois qu'une fois de plus c'était pas prévu. Il y en a partout. Alors on imaginait que peut-être il y aurait du monde dans le Hall mais pas dans 2 autres salles, enfin j'ai rien compris à ce qu'on m'a expliqué on m'a dit :" Il y a du monde partout".

Je pense qu'en vous déplaçant vous saviez ce que vous faisiez et que vous faites une démonstration de force et pour tout ce que nous avons à faire ensemble, je vous exprime ma profonde reconnaissance pour la batterie que vous rechargez, là, en ce moment. Je veux vous dire, je parle doucement parce que c'est une cathédrale, si je parle plus fort on n'entend plus rien. C'est difficile pour moi de commencer le discours ici, faut pas m'en vouloir, compte tenu des conditions acoustiques.

C'est pas prévu pour ça hein, c'est la faute à personne. Donc vous suivrez, je pense, vous avez déjà entendu le son, il devait être bon pour vous ou pas ? Désolé de vous infliger ça, peut-être que tout à l'heure je repasse faire un p'tit coucou.

Merci à vous tous d'être là. Je pense que c'est très impressionnant, d'après ce qu'on m'a dit ça fait 20 ans qu'on a pas rempli cette salle mais c'est sûr qu'on l'a jamais remplie jusqu'à dehors. Ça c'est une première.

C'est très encourageant parce que ça a un sens politique, évidemment votre démarche...

Je vois un visage ami devant moi là, Mélenchon : Qu'est-ce que tu fais là, tu es pas d'ici ? Si, tu es de là maintenant ? C'est les Essonniens de la région parisienne, vous savez on est tous des émigrés en région parisienne alors on fini tous par rentrer chez soi.

Ça signifie quelque chose que vous soyez si nombreux. J'ai vu des salles qu'on a calculé un peu trop petit parce qu'on s'est trompé puis parce qu'on a pas d'argent, mais là ça va au-delà. Ça signifie un niveau de mobilisation, de sensibilité à cette élection qui est extraordinaire, et c'est la clé du succès.

Je vais vous dire pourquoi. Après je ferais le discours là-haut. Eux ils sont bien assis, ils pourront écouter pendant 2 heures.

Mais, parce que notre tactique c'est d’agglomérer sans cesse, autour d'un noyau solide. C'est pourquoi nous ne faisons pas de la com', nous faisons de l'implication. Nous ne faisons pas des harangues, nous faisons une campagne instructive.

Normalement, quand on s'est quitté, quand on se sera quitté, vous aurez mieux compris certaine(s) chose(s), j'espère voilà c'est que vraiment je serai nul, mais vous aurez mieux compris certaine(s) chose(s) et vous pourrez vous même les transmettre et c'est comme ça qu'on va avancer. Au mois de février, le tableau se sera décanté et vous allez avoir 10 millions de personnes qui tout d'un coup vont s'intéresser à la campagne, et puis ensuite quand on va arriver vers le mois de mars et d'avril, encore plusieurs millions. A chaque fois ils arrivent et ils découvrent un tableau.

Et naturellement, plus tard ils s'y impliquent ça signifie que leur intérêt politique est moyen, après tout ils ont le droit hein, mais ils se raccrochent à ce qui est là, à ceux qui ont déjà pris parti, ils demandent l'avis autour d'eux, ils regardent les réunions et ça qu'on est en train de construire patiemment. J'imagine que si vous êtes là et que si vous supportez ça debout c'est que déjà vous vous sentez assez proche de ce qu'on est en train de faire tous. Soyez patient et discipliner.

C'est à dire, discipliner pas par rapport à moi vous ferez bien ce que vous vous voudrez, mais dans la manière de vous organiser pour convaincre. Que chacun d'entre nous se fasse la liste de 10 personnes, s'assurer que les gens sont bien inscrits, qu'ils ont bien compris, que vous même vous ayez bien comprit le pacte qui existe en nous tous, pas seulement avec moi. C'est que on sera jamais d'accord à 100%, hein, encore heureux, on sera jamais d'accord à 100% mais le programme "L'avenir en commun" c'est un cadre qui permet de s'y retrouver, je sais pas dans quelle proportion vous vous y retrouvez.

C'est ça qui faut proposer aux autres, on leur demande pas de marcher aux pas, de s'embrigader, de prendre une carte, rien de tout ça. Nous sommes un mouvement autour d'un programme. Et c'est très important que cette construction patiente, pédagogique, il doit bien y avoir des profs ici j'espère, c'est très important parce que non seulement ça sert pour gagner mais surtout de toute l'expérience que j'ai de ces situations où nous finissons par gagner alors que tout le monde pense qu'on est pas dans le coup.

C'est qu'ensuite il faut gouverner et il faut gouverner avec un mouvement qui part de la population elle-même. On ne peut pas changer une société du dessus, on peut faire beaucoup de choses, il faut avoir la clé d'entrée au dessus, mais on ne peut pas le faire si des millions de gens ne s'y mettent pas car ceux à quoi j'appelle c'est une révolution citoyenne, et je ne veux pas galvauder les mots. C'est pas un euphémisme, une manière de pas oser dire je ne sais quoi, non, ça signifie le retour du pouvoir des individus sur leur propre vie.

Et ça c'est vrai en général, parce qu'on fera une constituante, mais c'est vrai en particulier, dans chacune de vos administrations, dans chacune de vos entreprises il faudra révolutionner de manière citoyenne. C'est à dire qu'il faudra changer les process de production, la manière de produire, les matériaux qu'on utilise, la façon de faire. Tout doit être transformer de A jusqu'à Z pour relever le défi qu'il y a devant nous.

Et c'est pas seulement un défi social, on va en parler ce soir, mais c'est un défi pour toute l'humanité. Nous sommes confrontés à un événement majeur qui est la transformation de notre écosystème et quand ce soir on va parler de solidarité, de rapports entre les êtres humains, c'est de ça dont on parle. Est-ce que la civilisation humaine est capable de prendre en charge un choc pareil ?

Voilà c'est ça le sujet de ce soir. Pardon il faut que j'y aille parce que sinon je fais un discours ici, un autre dedans, ils vont plus pouvoir tenir le coup. A tout à l'heure. *Public: Président!

C'est très impressionnant! C'est très très impressionnant qu'il y ait tant de monde, on m'avait dit "Bon, on va y arriver, on ouvre et si c'est..." mais là, vraiment, ouf!

Et on est juste au début du mois de janvier. Vous avez entendu ce que j'ai dit en bas, je vous le redis pas c'est pas la peine. Donc je commence à mon propos.

D'abord j'ai une nouvelle à vous donner, que peut-être vous n'avez pas eu, mais qui à mes yeux a une certaine importance et je suis sûr que vous partagerez ce sentiment avec moi. Cet après-midi les sénateurs du groupe communiste ont fait quelque chose de très important et de très utile. Moi je ne suis pas communiste mais je tiens à rendre hommage à ce groupe qui fonctionne sous la présidence de Éliane Assassi.

Ils ont déposés une proposition de loi pour abroger la loi El Khomri. Et vous autres, les gens, je sais à vos applaudissements et tout le reste, qu'on pense pareil de ça. Donc, écoutez-moi avec soin parce qu'il va falloir aller l'expliquer à d'autres, il y a beaucoup de naïf, il y a beaucoup d'illusion.

Vous savez pourquoi ? Parce que les gens sont braves. Les gens ils veulent croire que tout ça est un malentendu que, ils préféreraient croire que ils ont pas été trahis, et puis ça leur coûte tellement une telle humiliation.

Donc ils sont toujours prêt à pardonner. Même à ceux qui les maltraitent. Et donc comme la bataille pour la loi El Khomri c'était il y a quelque mois c'était avant les vacances, donc ils seraient prêts aujourd'hui à dire "Allez, zou, c'est fini, on passe à autre chose".

Ils savent bienque non on va pas passer à autre chose, parce que depuis le 1er janvier cette loi s'applique. Et c'est pas pour rien qu'on leur a dit "Loi El Khomri, vie pourrie" parce que c'est la vie pourrie qui commence. Avec la remise en cause des durées de travail hebdomadaire, du contenu du contrat de travail, l'impossibilité de protester, parce qu'autre fois vous pouviez dire "Bah écoute, tu fais ce que tu veux mais moi j'ai signé un contrat de travail" "Je veux pas de tes nouveaux horaires", c'est fini tout ça.

Et le délai de prévenance qui passe de 7 à 3 jours, vous savez tous ce que ça veut dire. Pour le grand bourgeois, lui, c'est pas un problème, il est souple, dynamique. Comme il fout rien, bon il fait ce qu'il a à faire, mais sinon il téléphone à la nounou "Finalement vous viendrez 1 jour de plus ou vous irez à l 'école" mais vous autres, vous faites pas comme ça, c'est impossible.

Vous pouvez pas changer l'organisation de votre vie en 3 jours. Tous les rendez-vous que vous avez pris, supposez, on va parler ce soir de la sécurité sociale, supposez que vous ayez un rendez-vous avec un médecin, un spécialiste. Tiens, va lui dire :"Bah finalement, non ça sera pas jeudi, ça sera vendredi".

Rien du tout, c'est 3 mois après. Bref, c'est ça le contenu pratique, quotidien de la vie des gens qui est dans cette loi, Donc, il y a une loi qui arrive pour abroger la loi El Khomri, c'était cet après-midi. Il y avait un rassemblement avant.

Et vous, vous savez pas le résultat mais je vais quand même vous le donner et dans le détail. Au moment du vote, la Droite n'a pas pris part au vote. Pas pris part au vote.

Ni pour, ni contre. C'est à dire ni pour abroger la loi, ni pour la maintenir, rien. Exit la droite, elle est majoritaire, sauf un, Serge Dassault et lui il est resté pour soutenir la loi El Khomri, bah il vote avec sa classe, lui.

Bah c'est normal, non ? C'est le seul là-dedans qui fait un vote raisonnable si on y réfléchit bien. IL y a eu 25 sénateurs pour abroger la loi El Khomri.

Ceux-là aussi, ils votent avec les leur. 20 communistes, Pierre-Yves Collombat, qui est le 1er sénateur qui m'a donné son parrainage, qui était un sénateur socialiste Et 4 sénateurs socialistes, Madame Lienemann, Monsieur Jérôme Durain, Henri Cabanel et Gisèle Jourda. Vous avez bien entendu ?

Il y a donc eu, à la fin, 25 sénateurs pour abroger la loi El Khomri, la droite ne s'occupant pas du vote. Et il y a eu 115 sénateurs pour le maintien de la loi El Khomri. 115, dont 108 du PS. 108!

Ils sont donc exclusivement responsable de la loi El Khomri, même la droite n'y a pas mis les doigts. Si cette après-midi, ils avaient dit "Tout compte fait, vu le bazar que ça était, on abroge la loi El Khomri" il y avait plus de loi El Khomri aujourd'hui. Je voulais que vous le sachiez.

Et à côté de ça vous avez eu 10 abstentions, les 10 écolos, 5 PS et Robert Hue. Voilà, je voulais que vous le sachiez. La loi El Khomri ce n'est pas un petit incident de parcours.

C'est une transformation réactionnaire de l'ordre public social. C'est un coup direct porté à ce que nous, nous avons appelé la "République Sociale", c'est à dire ce mécanisme particulier qui faisait que à mesure que les victoires électorales le permettaient, que la transformation de la société par la loi, le permettait on allait vers une République de plus en plus sociale. Et la colonne vertébrale de cette affaire, excusez-moi si c'est un peu théorique, si c'est de la théorie politique, la colonne vertébrale de cette affaire c'était que la démocratie sociale était en quelque sorte emboîté avec la démocratie politique, celle où on fait les lois.

Comment ? Quand vous aviez un accord qui se négocié dans une branche. Eh bien cet accord négocié dans la branche est étendu à tous les travailleurs de la branche, par la loi.

Et ensuite, vous aviez un ordre qui se créer. Si l'accord de branche, comme il est, était bon, il s'appliquait à tous le monde, donc on ne pouvait pas voter dans l'entreprise ou décidé dans l'entreprise quelque chose qui soit contre l'accord de branche. Mais l'accord de branche lui-même, il pouvait ou être amélioré ou surplombé par une loi sociale.

Vous suivez le mécanisme? En haut la loi, ensuite des accords avec un principe qu'on appelle "Deux faveurs" d'un étage à l'autre. La loi s'applique, aucun accord de branche, aucun accord d'entreprise n'est supérieur à la loi, il peut pas le détricoter.

Vous avez un accord de branche, il est voté pour tous les travailleurs et il s'applique à l'entreprise. Vous voyez comment ça va ? Ça c'était une chose particulière aux français.

Quand on vous entend, on vous parler beaucoup, vous savez de la sociale-démocratie, elle a ses mérites, dans le reste de l'Europe. Mais comment ça se passe dans un pays social-démocrate? Vous avez un accord dans votre entreprise ou dans votre branche mais vous ne bénéficiez de l'accord que si vous êtes membre du syndicat qu'a signé l'accord.

Et vous n'avez d'accord qui s'applique dans l'usine à côté qui fait exactement la même chose, que si le patron a signé l'accord de branche. Il y a pas la loi pour tout le monde. Ce sont des accords entre le syndicat et le patronat qui s'applique entre signataires.

Résultat : le jour où vous avez un fond de pension qu'arrive là-dedans, il dit :"Mais moi je m'en fous de vos histoires, je ne discute rien du tout, je suis venu placé de l'argent là, je prend tout ce que je peux et je m'en vais" "Donc je négocie rien du tout, je signe rien du tout et c'est pas la peine d'essayer". Résultat : Au Danemark, qui était un pays phare de la social-démocratie, vous avez 20% des travailleurs, maintenant qui n'ont plus aucune protection de cette nature parce que le patron il part tout simplement. Donc quand on a fait la loi El Khomri, quand ils ont fait la loi El Khomri, ils ont décidés que tout pouvait se discuter au niveau de l'entreprise Et vous arrêtez pas de les entendre dire, au plus près du terrain, au plus près des réalités, tout ça, c'est des discours fumeux de gens qui enfument les autres parce qu'au plus près du terrain , il y a qu'une chose c'est un rapport de force.

C'est comme ça, il faut le comprendre, c'est pas méchanceté, chacun est dans sa logique. Le patron qui essaye, lui, de faire que les coûts de production soient les plus bas, il est dans sa logique. C'est pas sadique.

Il est dans la logique qu'il vendra mieux si c'est plus bas et il vendra mieux si c'est plus bas, s'il paye etc. Mais si le patron de cette entreprise qui produit, je dis n'importe quoi, des chaussettes obtient un accord dans son entreprise où les gens travaillent plus, où il y a plus d'heure supplémentaire les gens font le travail mais ne sont pas payés en heure supplémentaire. Bah il a un avantage, le patron de la boite d'à côté, il peut pas tenir le coup, il est obligé d'en faire autant et il va voir ses employé et il leur dit "Ecoute, moi j'y peux rien, mais tu vois bien, ils arrivent à faire moins cher que nous, donc il faut bien qu'on s'aligne" Et comme les gens sont braves, en général, et qu'ils ont tous la peur qu'on comprend, de perdre leur boulot, eh beh ils acceptent.

C'est donc une logique de la peur, toute cette société est gouvernée par la peur. Et ils vous présentent ça comme de la modernité, la souplesse, la flexibilité, et blablabla, tout ce baratin que vous entendez sans arrêt, c'est mal traité les gens toujours plus. Et... moi en général je m'arrête là de ma démonstration mais je leur dis :"Vous êtes tellement bête, vous êtes tellement cupide, vous êtes tellement des technocrates butés, bornés, qui ne comprenaient rien à la société humaine" "Vous ne comprenez pas que des gens qu'on mal-traite travaillent moins bien parce qu'ils en ont ras le bol et puis parce qu'ils ont pas envie quand ils ont déjà mis tout ce qu'ils pouvaient d'énergie d'en mettre encore" "En sachant qu'il y a rien qui revient" Quand ils ont décidé de supprimer les heures supplémentaires, le paiement des heures supplémentaires, qu'ils l'ont passé de 25% que ça devait être à 10 %, évidemment que ça dégringole dans toutes les boites. 10% c'est des petites sommes mais qui comptent beaucoup pour les gens, sur un SMIC, on pourrait dire :" Bah qu'est-ce que c'est 2 euros" mais c'est très important quand on vit avec un SMIC 2 euros pour une heure supplémentaire d'ailleurs on fait pas une heure supplémentaire par plaisir, on la fait pour avoir les 2 euros en question.

Comment ne le comprennent-ils pas? Comment comptent-ils que les gens vont travailler toujours davantage sans avoir jamais un retour, une satisfaction, un merci? Non, ce n'est pas possible et dans cette loi El Khomri, c'est tout le long cet état d'esprit de persécution dans le détail pensant que les gens vont faire plus parce qu'on les brutalise et qu'ils ont peur.

C'est pourquoi... cette loi, il a été impossible pour eux de la passer d'une manière démocratique.

C'est une des premières fois que l'on voit dans une grande démocratie, comme est la France, une loi d'une telle importance réorganisant l'ensemble des rapports sociaux et de la négociation entre les travailleurs et leurs employeurs. Une loi d'une telle ampleur qui changeait tant de chose et jusqu'au règle de fonctionnement, ils l'ont fait passée par 49:3. Autrement dit, personne n'a jamais voté cette loi, à part aujourd'hui où la possibilité était donnée de l'abrogée et où ils ont pu lever la main pour donner leur avis, et quand on leur a demandé de donner leur avis, ils ont votés contre les salariés, voilà ce qu'ils ont fait aujourd’hui!

Alors je vous demande que vous vous en souveniez! Souvenez-vous en! Pourquoi ?

Parce qu'il y en a des ballots, j'en suis sûr qu'il y en a aussi dans cette salle si vous me le permettez. Il y a des primaires qui vont arriver là, la situation est en train de se décanter. Déjà la dernière fois il a fallu que je me fâche, ça a pas servi à grand chose soit dit par parenthèse, mais au moins je leur ai dis ce que je pensais.

Les gens disaient "Ah tu comprends nous on est de Gauche mais on va aller à la primaire de la Droite pour voter pour celui-ci, pour empêcher l'autre de j'sais pas quoi", qu'est-ce que c'est que cette histoire. Il faut avoir du respect pour soi-même d'abord. Vous dénoncez, vous dénoncez les responsables politiques, vous dites "Ce sont des cyniques, ils n'ont pas de paroles" mais vous avez vu ce que vous êtes en train de faire ?

Vous allez à l'élection ou chez quelqu'un qu'est pas de votre bord pour truquer l'élection et faire élire quelqu'un pour qui vous voterez pas, c'est pas honnête. Il faut donc se respecter soi-même, donc vous ferez bien ce que vous voulez les gens, mais venez pas me dire que vous allez voter à la primaire du PS pour faire j'sais pas quoi, parce que moi je vous ris. La chose suivante, voter à cette primaire c'est les amnistier, c'est rien d'autre.

Eh ben moi je ne les amnistie pas! Et d'ailleurs je vais vous dire une chose, après j'en parlerais plus parce que ça me fatigue. D'abord je veux pas perdre mon temps.

Réfléchissez-y, vous voulez quoi ? Les aider à avoir beaucoup de voix pour qu'ils disent :"Vous voyez, il y a beaucoup de gens qui nous suivent", pourquoi ? Pour me rendre le travail plus facile après ?

Parce qu'il y a une chose dont je veux que vous soyez bien conscient tous les ami(e)s, tous bien conscient, parce que j'ai lu par ci, par là, que machin, truc et bidule, s'il était élu, le lendemain va me téléphoner, tiens ça va me faire du neuf, moi je répond à tous le monde. Tiens, ça les prend tout d'un coup au bout de 5 ans, de m’appeler au téléphone, et tu pouvais m'appeler avant, par exemple pour parler de l'amnistie sociale. Quand j'ai demandé l'amnistie sociale pour les camarades, les syndicalistes qui ont été condamnés pour avoir défendu et il y avait personne qui me téléphonait, personne.

Faites ce que vous voulez, c'est votre droit, je respecte vos procédures mais s'il vous plait, ne nous prenez pas pour des poissons rouges. Ne croyez pas qu'on a tout tout oublié et ne nous racontez pas d'histoire, ce n'est pas la primaire de la Gauche, c'est la primaire du PS. Le PS a le droit d'organiser sa primaire mais alors il faut lui donner le nom qu'elle porte, c'est la primaire du PS, du parti de Gauche, là-dedans il y a le PS et le PRG, c'est tout!

Tout les autres sont dehors. Y compris, y compris ceux qui étaient pour qu'il y ait une primaire comme Monsieur Jadot qui entre temps à changé d'avis, on ne sait pas pourquoi, mais en tout cas il est allé faire une autre primaire. Un peu de respect pour nous tous.

Ce que je veux que vous sachiez c'est que quoiqu'il arrive, et d'autant plus maintenant, quoiqu'il arrive, ma candidature et le programme "L'avenir en commun" iront jusqu'au bout de l'élection. Je veux bien qu'on me téléphone tant qu'on veut, je suis prêt à accueillir s'il le faut qui voudrait rejoindre notre combat, nous ne sommes pas des sectaires, nous ne réglons pas des comptes. Nous ne travaillerons pas à la rancune, mais changer la ligne pour laquelle on a eu tant de mal à exister, se battre, mettre au point ce programme, se rassembler comme on est en train de le faire, jamais.

Ça, ça sera présent jusqu'au bout! Alors, après, faut que je finisse avec ça parce que j'ai des sujets plus important, mais bon, il faut ce qu'il faut. Là il y a marqué :" Le tableau se précise" bon voilà.

Je viens de vous dire quoi ? Dites franchement, supposer qu'on me téléphone, alors qu'est-ce que je fais ? Mais oui bien sûr alors on va commencer pendant 8 jours, non c'est toi, oui c'est moi, etc.

Qui c'est le candidat, on sait pas, bah si je le sais, c'est moi. Déjà il y a un point qui est réglé. Deuxième point, le programme, bien sûr qu'on doit en discuter, et déjà eux, comment ils vont faire ?

Comme Hollande est partis, toute la cohésion qui avait là-dedans, elle a disparu. Donc ils ont chacun leur programme, ils ont le droit, je veux pas m'en moquer, mais ils ont chacun le leur. Et après Mesdames, Messieurs, et pour beaucoup d'entre vous, mes chers camarades, qui en connaissaient donc un rayon sur ce genre de chose, il leur reste 92 jours pour se mettre d'accord sur un programme commun entre eux, avant de venir parler avec les autres avant le 1er tour de l'élection présidentielle.

Est-ce que vous trouvez que c'est sérieux? franchement, ils avaient toute la vie pour se préparer, ils ont gouvernés pendant 5 ans, et là, il y a rien de prêt. Non, ce n'est pas sérieux.

Hein. Alors avant ils disaient "De toute façon, sérieux ou pas, on s'en fout, c'st nous qui sommes devant, on est le vote utile". J'ai jamais aimé le vote utile et c'est pas parce que maintenant c'est moi qui suis devant que je vais m'en servir.

Mais je sais maintenant au moins qu'il y a un vote inutile, ça me permet de dire :"A quoi bon un candidat du PS ?" Bon, alors après, bon, j'en parle plus parce que pour parler du contenu du programme, il faut d'abord qu'ils en aient arrêter un et qu'on sache lequel. On va pas perdre notre temps à faire le tour, hein.

Je viens aux autres alors là, ouf, ça s'aggrave, mais vous mais vous savez il y a un petit air de panique là...

Chez beaucoup. Hein, le casse noix se met bien place, pour qu'il y ait un casse noix il faut que ça sert des 2 bords. Macron ou Mélenchon.

Macron...

Mélenchon...

Macron, Mélenchon, et au milieu ça fait de l'huile. Mais ça c'est la bataille à la loyale, vous savez bien, il y a 2 programmes, la solidarité ou la compétition, moi cet homme je le respecte, il défend ses idées, il va au bout, il raconte ses trucs, c'est normal, la démocratie c'est quand même ça, on ne demande pas que tout le monde dise la même chose ou tout le monde dise la même que nous, c'est pas le sujet. Chacun va exposer son programme, les français vont trier, c'est une Constitution absurde qui fait qu'au 1er tour on choisit, au 2ème on élimine, le résultat est qu'on est jamais content.

Mais c'est la démocratie, moi j'en accepte toute la règle et à la fin je ferais comme vous tous, je m'inclinerais. Justement, je voudrais bien savoir, vous savez il y a des inclinaisons qui coûtent plus cher que d'autres, et justement, la dame qui avait déjà gagnée l'élection, que c'était même pas la peine de l'organiser n'est-ce pas ? Ou si elle avait pas gagnée il y avait juste à s'occuper du second, notez au passage que le piège pourrait se refermer sur eux, hein.

Le second pourrait être quelqu'un qu'ils ont pas prévu, eh oui. Alors, elle, elle commence à paniquer, je pense que c'est un bon signe. Dans cette salle déjà, pour que vous soyez venu à une réunion tout ça, c'est que vous vous intéressez au contenu des échanges, des discussions, de ce que chacun dit.

Déjà, vous avez dû vous rendre compte qu'il y a quelque chose qui tournait pas rond. Cette femme là elle nous singe. D'habitude on dit "Singe savant", là j'ai pas dit "Savant", j'ai dit "Elle nous singe".

Les discours, on reprend des phrases de nous, entières, des formules, après vous avez toute la ribambelle à micro qui rapplique en disant :" Vous dites comme elle!" Ah non non, pardon...

Enfin vous avez compris. Ça embrouille tout, personne comprend plus rien et moi, à chaque fois, et ramer et encore ramer. Mais là, apparemment ça va très loin.

Vous savez peut-être que j'ai fait une chaîne YouTube, il y en a peut-être d'entre vous qui regardent ça. Alors je suis là, assis sur mon p'tit truc, je raconte dans la semaine comment j'ai vu les choses et il y a pas longtemps on m'a dit "Tiens, si au passage tu pouvais faire un peu de pub, on un mug il y a marqué dessus "L'insoumis(e)" ". Vous voyez, c'est un p'tit mug.

Alors me voilà avec mon p'tit mug, je dis "C'est très bon" tout ça. On vend le truc quoi! Et là on me dit :"Monsieur Philippot aussi fait la chaîne YouTube", ouh!

Alors je me dis "Bah il me singe", quand même c'est moi qui ai commencé, mais le gars alors, eh oh, un peu d'imagination. Il a aussi un peu mug à la main! Et un mug rouge!

Le mien il est blanc! Bon...

Je fais la plaisanterie mais je suis comme beaucoup d'entre vous. J'ai de l'expérience, je suis pas un perdreau de l'année, je sors pas de l’œuf. Je repère l'odeur de la panique chez l’ennemi longtemps avant qu'ils aient fini de l'émettre.

Déjà avoir trouvé comme idée pour Madame Le Pen comme symbole de prendre une rose, par les temps qui courent, fallait vraiment le trouver...

Au bout d'une dalle mortuaire. Alors il parait que c'est un fleuret, je sais pas qui c'est qu'elle compte menée comme ça au fleuret, mais pas nous. Ce qui est sûr c'est que ça le fait pas quoi.

Hein. Ils paniquent, ils descendent, on peut les battre. Et vous savez pourquoi je sais qu'ils paniquent ?

Parce que chaque fois qu'ils paniquent ils tournent et retournent à leur fondamentaux, c'est à dire que chaque fois qu'ils ont l'impression qu'ils perdent pied, ils reviennent sur des gros trucs racistes et ainsi de suite et là, elle s'est dépassée parce que comme ils avaient déjà injurié la moitié de la Terre, la quasi-totalité des gens qui n'ont pas sa religion. Alors que faire ? Eh bah elle a trouvé une nouvelle cible, les gosses.

Faut le faire hein. Moi je pensais que même les racistes ils respectaient les gosses, ou les xénophobes, j'dis bon, on est tous les mêmes hein. Vous savez, c'est un invariant d'échelle, tout le monde partout dans le monde, on a le même réflexe, c'est à dire si un gosse tombe, qui que vous soyez, quelque soit votre âge, où que vous soyez, vous vous avancez pour l'empêcher de tomber.

C'est un geste, un réflexe. C'est pas pareil comme c'est un adulte, si quelqu'un tombe, vous commencez par faire "Ehlala!" Si c'est un gosse...

Donc c'est pour dire que c'est ce qu'il y a de plus profondément ancré dans le cœur d'un être humain. C'est protéger les plus petits. C'est de ça dont on parle ce soir, protéger celui qui a le plus besoin des autres.

Eh bah elle trouve le moyen de dire "Je considère que la solidarité nationale doit s'exprimer à l'égard des Français." "Je n'ai rien contre les étrangers", heureusement parce qu'est-ce qu'elle ferait ? "Mais je leur dis :" Si vous venez dans notre pays ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soigné, que vos enfants soient éduqués gratuitement", maintenant c'est terminé." Je relis :" Ne vous attendez pas à ce que vous soyez soigné".

Eh bah ça, c'est pas une bonne idée du tout parce que celui qui est malade, il est malade et rend malade les autres si on le soigne pas. Donc, si elle veut que la solidarité nationale doit s'exprimer à l'égard des Français, il faut soigner les étrangers. Il y a pas le choix.

Deuxio "Que vos enfants soient éduqués gratuitement", ah mais ça c'est pas de la solidarité, c'est une organisation du pays. Nous avons fait le choix, nous les Français qui n'avons aucune matière première, d'élever sans cesse le niveau d'éducation de notre peuple pour être parmi ceux qui manient le mieux les techniques, les machines, les sciences et on réussit très bien. "Que vos enfants soient éduqué gratuitement, maintenant c'est terminé".

Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous allez laisser les petits pitchounes, on va rien leur apprendre ? Ils vont pas savoir lire, ils vont pas savoir écrire, ils vont pas savoir compter.

Leurs pauvres parents, qui regarde ça, alors ils vont parler quelle langue ces petits ? Juste la langue qu'on parle à la maison ? Reste plus qu'à espérer que c'est le Français.

Mais les parents étaient trop contents que les gosses s'en sortent, qu'ils aillent à l'école, qu'ils s'améliorent et ils reviennent et c'est comme ça que ça se passe dans une famille d'étranger. C'est comme ça que ça se passe. Et c'est ça que vous voulez arrêter ?

Vous allez faire quoi ? Dire "Non, toi on ne veut pas de toi", alors, le gosse il a son copain dans la cité, ou sa copine, peut-être qu'ils jouent ensemble etc. Mais à l'heure d'aller à l'école, "Toi non!" "Toi oui!

Rentre mon petit", "Toi non! Dehors! Va-t-en!" Qu'est-ce que c'est que ce monde...

Comment ils pensent les choses? Et maintenant, si j'oublie l'aspect humain, parce que dans notre société, quand on parle d'aspect humain, on passe pour un rêveur ou un poète et le poète est méprisé. Alors que moi je considère que c'est la principale vertu de l'esprit, mais bon, si on met ça de côté...

Qu'est-ce que c'est que cette bêtise de croire qu'une société va être meilleur avec des ignorants. Mais il y a que des ignorants pour croire cela! La société est meilleur plus nous sommes éduqués et être éduqué c'est pas seulement apprendre comme certains croient des choses qui servent à quelque chose comme ils disent, c'est tout ce qui développe la personne humaine.

A l'école, on apprend aussi de la musique, on apprend de la littérature, on lit des poèmes, on fait des dessins, et toutes ces choses vous transforment en un être humain meilleur et quand vous êtes meilleur vous, alors toute la société est meilleure. C'est le pari sur lequel repose l'humanisme progressiste que nous incarnons. Le Républicanisme.

Bon j'arrête avec elle parce qu'elle va nous rendre malade. Alors maintenant, évidemment, on m'a dit :" Vous vous allez dans la Sarthe pour affronter Monsieur Fillon", mais renseignez-vous, Monsieur Fillon n'est pas de la Sarthe, il s'est enfui. Les gens de la Sarthe l'ont foutu dehors.

Ah oui mais écoutez, faut pas nous en vouloir si vous êtes de la Sarthe, mais on a l'intention de vous le rendre. Il a son château que est par là, bah il a le droit. Tout le mal qui s'est donné pour avoir un château.

Bon, mais c'est pas le sujet. Le sujet c'est que cet homme est réputé être notre prochain président de la République, vous savez tous pourquoi, parce que bien sûr il va arriver au deuxième tour, on se demande pourquoi on va voter et justement au deuxième tour il y aura Madame Le Pen, on se demande pourquoi on va voter et quand il sera là, eh ben, vous n'aurez qu'un seul choix, c'est de voter pour lui pour pas voter pour l'autre, on se demande pourquoi on va voter. Ils feraient mieux de le nommer tout de suite.

Comme ça on s'épargnerait tout ça. Bien sûr, rien de tout cela ne va se passer comme prévu parce que ça fait déjà une paire d'élection que rien ne se passe comme prévu, mais en attendant, où vous êtes interrogé et invité à réfléchir tout le temps sur cette base stupide. Le vote utile, le vote ceci, le vote cela.

Vous n'avez à vous soucier que d'une chose : Quel est le vote nécessaire ? Qu'est-ce qui est bon pour tous ? Qu'est-ce qui est bon pour la patrie ?

Qu'est-ce qui est bon pour les autres personnes qui vous entourent ? Et le reste vous ne vous en occupez pas parce que ça s'appelle la théorie du jeu, aller au PMU plutôt que dans un isoloir pour voter, parce que si vous y allez avec une mentalité de PMU, si vous abandonnez vos convictions à la porte du bureau de vote, faut pas vous étonnez pas si vous les retrouver pas en sortant. D'accord ?

Donc, Monsieur Fillon étant comme vous le savez par avance, notre prochain président de la République, nous a déjà annoncé son programme et dans son programme il y a le fait qu'il a décidé de supprimer la Sécu. Non non, faut pas dire :"J'ai pas dit ça", il l'a dit. Alors avec le langage...

J'espère que je vais tomber pile-poil sur ma page...

Oui, j'ai peut-être été un peu vite mais c'est pas grave. Projet santé, avant décembre :"Il faut"...

Je vous le traduirais, parce que c'est de la langue de techno... "Focaliser l'assurance publique universelle" ça c'est la Sécu. "Focaliser" ça veut dire "elle doit juste s'occuper d'eux" "Sur des affections graves ou de longues durées" Lui, docteur Fillon, et les gens qui l'entourent vont vous dire ce qu'est une affection grave, que les toubibs eux-mêmes ne sont pas capables de vous dire parce que ça dépend l'âge que vous avez, ça dépend la maladie que vous avez, on meurt plus facilement d'une grippe à 60 ans qu' 25 ans, mais ça ils ne le savent pas eux. "Affection grave ou de longue durée et l'assurance privée sur le reste" Bon je vous le relis pas, tout le monde a compris.

Les grandes douleurs pour la Sécurité Sociale, les petits bobos pour l'assurance privée, vous allez vous assurer. Naturellement, tous on a fait, on s'est dit :"'Mais ils sont fous!", de quoi ils parlent ?

Qu'est-ce que c'est une petite maladie ? Qu'est-ce que c'est une grande ? C'est pas comme ça qu'il faut prendre le problème.

On doit tout rembourser, parce qu'une petite maladie peut devenir une grande et parce que quand une petite maladie est pas soignée, elle devient une grande maladie et à ce moment-là, ça coûte encore plus cher Messieurs les comptables que ça n'aurait coûter si on l'avait régler au début. Ça c'est ce qu'il a dit, comme tout le monde à hurler...

Il revient le 12 décembre et il vous dit...

Le contraire. Mais bien emballé, que vous savez pas ce que ça veut dire. "L'assurance maladie obligatoire universelle, pilier de la solidarité continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui et même mieux..." "Rembourser des soins qui sont largement à la charge des assuré(e)s comme les soins optiques et dentaires", vous avez vu?

Suffit de gueuler un coup et il baisse le ton. "Il n'est donc pas question de toucher à l'Assurance Maladie et encore moins de la privatiser" Comme nous sommes de vieux guerriers, on le laisse parler et on écoute la phrase suivante. "Il convient par ailleurs..." C'est là que ça se gâte... "De responsabiliser chacun".

Ah...

Vous avez compris ? "En simplifiant les nombreux dispositifs de franchise actuel" déjà la phrase elle est un peu longue. La franchise vous savez ce que c'est, c'est un truc tordu et mensonger qui vous fait croire que vous êtes remboursé mais vous l'êtes pas, ça s'appelle une "Franchise".

C'est à dire vous payez. Si vous allez à l'hôpital, 18 euros par jour. Alors il y a plein de franchise. "Quel fouillis, il y a plein de franchise, on comprend rien" bah oui, c'est lui qui les a inventé.

Donc il sait qu'on comprend rien, et c'était fait pour, d'ailleurs vous vous souciez pas de comprendre les franchises. Votre souci c'est de savoir si vous êtes à l'hôpital, si vous pouvez payer vos soins, c'est tout. Après, savoir qu'il y a une franchise différente pour autre chose, c'est pas votre sujet.

Pour lui, si. Bon, il en était là. Le 12 décembre, il avance bien ce petit.

Et nous voici rendu le 11 janvier, là comme on l'a... bien bombardé, on l'a pas lâché.

Voilà ce qu'il dit :" Sur la Sécurité Sociale, on n'a pas été bons". Ça c'est clair. "Ce que nous avions écrit à été mal compris", non justement c'est parce qu'on avait compris que vous avez pris peur. "Je l'ai retiré".

Ah bah voilà qu'il commence bien, il est pas encore arrivé qu'il a déjà retiré son projet. "J'ai lancé un débat avec l'ensemble des responsables de la santé blablabla, qui est en train de se dérouler en ce moment, je referais des propositions avant la fin du mois de janvier" eh bah nous, on va l'attendre. Hein ?

Mais vous avez compris les gens ce qu'il faut faire ? Il faut y aller. Et dire à tous ceux qui vous entoure :" Vous savez ?

Il veut plus payer les petites maladies", alors les gens vont dire :" C'est quoi la petite maladie parce que moi ça me fait très mal" justement on veut plus vous rembourser, faites comme ça. Et vous allez voir si ça va pas remonter jusqu'à lui et à la fin il oubliera jusqu'à la première lettre. Il n'y a pas de petite victoire pour nous mes ami(e)s.

Vous savez s'ils ont le sentiment que vous êtes prêt à vous laissez faire, ils vont jusqu'au bout. Quand j'étais jeune homme, qu'on nous faisait des cours pour nous expliquer comment c'était la lutte sociale, on nous posait la question "Quelle est la limite à l'exploitation ?" Tu connais la réponse ?

La résistance à l'exploitation! C'est tout, il n'y en a pas d'autre. Eh bien là c'est pareil.

Dans le débat qui commence vous devez être vigilant, nous devons tous être vigilant à la première heure. Ces gens là sont décidé à passer à l'offensive parce que la masse d'argent qui recouvre toute la protection sociale est un trésor immense qu'ils veulent faire passer dans les mains privées, dans les assurances, dans tout ce qui est privé parce que c'est une masse immense que nous avons précisément réussi à accumuler pour le soustraire aux mains privées. Et c'est parce que nous l'avons soustrait aux mains privées, au fil de nos luttes, que nous avons remporté ce résultat qui est nous tous ici grâce à nos anciens.

Nous tous ici nous avons été soignés, nous tous ici nous avons été pris en charge, nous tous ici nous avons mis nos enfants au monde dans des conditions telles que la mortalité de nos compagnes pour les hommes a diminué extraordinairement et la mortalité de nos enfants a diminuée d'une manière radicale. Gloire à la Sécurité Sociale parce que c'est elle qui a permit tout ça. Dans votre ville, vous allez voir le film "La Sociale", je crois que c'est le 12 que ça passe, hein ou je me trompe de date, voilà jeudi 12.

C'est un bon film. Il faut que vous alliez le voir. C'est Gilles Perret qui a fait ça.

Et puis après, vous allez voir, ça va vous redonner le goût, parce que c'est ça qui faut qu'on fasse dans cette campagne, tout le monde a tellement peur. Les gens en ont tellement prit la tête que ils n'arrivent même plus à croire qu'un progrès est possible. Ils pensent que ce qu'on a, si déjà on peut le garder c'est bien, et ils ont bien raison, il faut le défendre, mais bon, ça on a jamais agit comme ça dans le passé, on voyait toujours la masse extraordinaire de richesse et on disait :" Bah il faut partager autrement" c'était ça le progrès, c'est à cette idée là qu'il faut qu'on revienne.

Le progrès est possible. On peut améliorer notre vie quotidienne. On peut vivre mieux, il y a rien qui nous condamne à ça parce que le pays détruit (?) à la Sécurité Sociale Et maintenant qu'il est plus riche qu'il ne l'a jamais été de son histoire, on ne pourrait pas faire vivre ça ?

Qu'est-ce que c'est que cette histoire. Il y a un mensonge en route. Depuis 1870, on a multiplié par 3 l'ampleur de la richesse produite par ce pays.

Et on a divisé par 2 le temps de travail qu'il fallait pour la produire. Donc ce pays est plus riche que jamais et vous verrez dans ce film "La Sociale", il y a un vieil homme, il a 93 ans je crois, le malheureux, c'est un bon camarade, il est mort... après que le film soit sorti, il avait dit :" Bah le film, ça sera mon héritage".

Je sais pas si vous avez vu ce film, mais ces gars à l'époque, ils ont crée la Sécu en rassemblant dans une seule caisse tout ce qui était éparpillé de tous les côtés, c'était des gars de la CGT. Peut-être que vous aimez pas la CGT certains d'entre vous mais c'était la CGT et alors, ils étaient là, vous comprenez, ils étaient la nuit, le jour en train d'organiser leur truc pour que ça marche, pour qu'on puisse rembourser et ça paraissait tellement incroyable aux gens d'être libéré de tout ce qui auparavant avait écrasé leur existence, la peur de la maladie, la peur de l'âge qui vient. C'est tellement vrai que le ministre qui s'occupait de ça, qui est un communiste, vous allez croire que je fais de la pub pour le parti Communiste toute la soirée mais c'est la vérité, il faut rendre à ceux qui l'ont fait ce qu'ils ont fait.

C'était Ambroise Croizat. Le pauvre Croizat, il en est mort d'épuisement. Je vous raconte ça, pas pour vous parler d'un parti ou pour vous parler d'une institution, juste pour que, si vous voyez le film, vous voyez, dans les yeux de ce vieil homme, brillé cette flamme extraordinaire qui est la nôtre, celle qu'on a dans le cœur.

Ce monde peut nous appartenir, et nous n'avons pas des revendications extraordinaires, nous demandons des choses simples, éduquer nos enfants, que nos anciens puissent se retirer du poste de travail quand le moment est venu, que nous soyons soigné quand il le faut, et pour le reste foutez nous la paix. On saura organisé notre propre bonheur personnellement, on a pas besoin que vous veniez, nous casser la tête, avec vos obligations de ceci, vos obligations de cela, votre injonction à être comme ceci ou comme cela, porter tel habit pour ressembler à ci ou à ça, manger ceci ou cela, toute cette pourriture que vous faites entrer dans le cœur, dans le corps des gens, par la publicité, par la répétition sans cesse d'un seul modèle d'existence humaine. La Sécu ça vient dans la catégorie suivante, d'abord il y a eu l'invention du feu, de l'agriculture, de l'élevage, et la Sécu!

La Sécu elle installe pour des centaines de milliers de gens une règle, les aléas de la condition humaine, tout ce qui nous atteindra à tous à un moment ou un autre, tous, autant que nous sommes ! Nous sommes et nous serons malade. Tous autant que nous sommes.

Nous avançons dans la vie et arrive un moment où nous n'avons plus la force d'accomplir ce que nous accomplissions avant, plus facilement. Et puis, compte tenu de la vie que nous avons eu, nous nous présentons à son extrémité d'une manière différente, suivant le parcours que l'on aura eu. Et cela ne tiens pas spécialement à nos gènes, cela tiens au métier que l'on aura effectué.

L'espérance de vie en bonne santé est de 59 ans pour un ouvrier et de 63 ans ou de 62 ans pour quelqu'un qui ne l'est pas, je parle d'un homme. 63 ans pour nos compagnes. 62 ans pour les hommes. 59 ans quand on est ouvrier.

Eh ben c'est pas parce que les ouvriers ont des gènes moins résistants que ceux des autres. C'est les conditions sociales qui font ça, donc la société toute entière a une responsabilité devant chaque individu et elle l'assume en répondant "Quoiqu'il arrive, qui que tu sois, homme femme, riche ou pauvre, de chacun selon ses moyens, chacun, tous ses besoins, voilà pourquoi, que que tu sois, quelque soit la maladie que tu as, alors nous viendrons tous à la rescousse et nous mettrons les moyens qui le faut pour te guérir sans te demander plus selon qui tu es". Autrefois, les anciens, avaient repérés, ce qu'on appelait des "risques", bon le risque "famille" je pense pas que ça soit un risque mais tout le monde comprend ce que ça voulait dire, quand tu as une famille à charge, tu te comportes pas de la même manière que si tu dois juste t'occuper de toi tout seul, tu as la responsabilité du petit groupe que tu as fondé, ta famille.

La santé, le temps de travail, etc. il y a 4 caisses. Mais dites les gens, maintenant il y a une nouveauté c'est les risques liés à l'environnement.

Donc, ceux qui vous disent :"' Ah bah on vit mieux, plus longtemps", il faudrait qu'ils réfléchissent à ce qui est en train de se passer parce que quand vous interrogez les ami(e)s qui travaillent dans la santé, ils vous disent que 80% des maladies qu'ils ont à traité ont une origine environnementale. C'est une nouveauté, la pollution 48 000 morts par an. Les pesticides, il y en a partout, on est le premier pays d'Europe à en consommer.

Pour ma part je me suis opposé à l'usage des glyphosates, l'Europe a encore permis une rallonge. Le premier qui meurt de ces saletés, c'est celui qui les répand par terre, le paysan qui n'a pas le choix parce qu'il est pris comme ça, faut qu'il produise, beaucoup, et comme lui a dit la banque qui lui a prêtée l'argent "Tu dois faire ceci, tu dois faire cela, dans telles et telles conditions et de telles et telles manières et pas autrement." Les perturbateurs endocriniens.

Vous le savez les gens, qu'il y a de plus en plus de mômes qui naissent bizarrement. On voit toute sorte de malformation qu'on voyait pas encore tant que ça, je veux pas gâcher la soirée hein, mais je pense que beaucoup d'entre vous comprennent ce que je suis en train de dire. Et puis vous avez des maladies qui reviennent, qui y étaient plus, mais qui reviennent du fait d'un côté de l’appauvrissement des gens, bah oui! comme ils sont plus pauvres , ils mangent moins bien, ils habitent dans des maisons où on a froid, où il y a du plomb, où il y a toutes sortes de saletés qui pourrissent la vie des gens.

Ça c'est l'appauvrissement. L'appauvrissement de la population il a un coût sanitaire et pas seulement un coût social, qui est déjà énorme. Et puis, à ce coût, s'ajoute, qui y était pas, les maladies qu'existaient pas et qui viennent à cause du réchauffement climatique et vous allez en voir de plus en plus, parce qu'on en voit partout, alors moi ce que j'ai pu voir c'est pas des maladies, mais j'ai vu mes copains vignerons du Jura qui vous racontent que non seulement on vendange un peu plus tôt, mais voilà que maintenant arrive la mouche drosophile chez eux.

Et des mouches drosophiles dans le Jura il fallait courir pour en trouver une. Comme il fait plus chaud, elles arrivent là. Donc nous allons être confronté à un nouveau type de maladie, par conséquent, on peut pas dire :" Maintenant, le problème de la santé des êtres humains il est réglé", parce qu'on a tout réglé, on est au courant de tout, on connait toutes les maladies, on le soigne toutes.

Ce n'est pas vrai. Regardez d'ailleurs la limite du système. Voilà la grippe, vous êtes au courant, 1 million de personnes l'ont déjà chopée.

Comme nous vivons tous dans des structures de plus en plus denses, on va pas s'en plaindre, mais, c'est le métro, c'est le bus, c'est le train, c'est bien tout ça. Ça nous permet de circuler plus facilement et sans empoisonner l'atmosphère des autres. Mais ça veut dire aussi que ce répand plus facilement les épidémies.

Alors là, alors là, 2014-2015 il y a marqué sur mon papier, 18 000 morts de la grippe. Allez expliquer ça à Fillon hein. Au début les gens ils toussent, c'est tout, "c'est une petite maladie on la soigne pas", pouf, tout le paquet de maison le prend.

La preuve, les malheureuses 10 personnes qui sont mortes dans la même résidence de personne âgée (?) pour comprendre comment ça se passe tout ça. 1 million de personnes malades, alors que dit, de quoi sommes-nous malade ?

Madame la Ministre de la Santé a appelée ce mercredi, vous allez voir pourquoi c'est pas vous les chefs, c'est des gens intelligents quoi...

Ils pensent mieux que nous...

Madame la Ministre de la Santé a appelée ce mercredi les hôpitaux à reporter les opérations non urgentes. C'est reparti pour un tour, après les maladies pas grave, voici les opérations non urgentes. Sans doute, ils ont du décidé dans son bureau lesquelles.

Pour soulager quoi ? Les urgences, qui elles, sont submergées. Et c'est la vérité.

Et de quoi sont malades tous ces gens ? De la grippe, oui mais pas seulement. Ils sont malades des plans de santé et de restrictions de moyens partout.

Voilà pourquoi on en peut plus aux urgences, voilà pourquoi ça marche plus nulle part. Moi je vais dire, je profite de ce meeting pour dire à Madame Marisol Touraine. "Dans le cas où vous ne sauriez pas, vous avez prévu de fermer encore 16 000 lits d'hôpitaux, supposez que ça soit fait aujourd'hui, qu'est-ce que vous diriez?

Vous diriez quoi aux gens ? Il y a 16 000 lits de moins et en plus, ceux qui s'y trouvent dehors. Parce qu'il y en a d'autres qui arrivent pour les urgences.

Après je vais vous en parler un peu plus, mais quand même. Ils veulent supprimer 22 000 emplois et ils sont tous d'accord avec ça. Si vous êtes allé dans des urgences vous le savez.

Vous savez la difficulté que vous avez, déjà pour trouver un spécialiste, hein. Vous êtes sans doute déjà allé, l'un ou l'autre ou vous en avez entendu parler de ce que sont les urgences. Vous savez bien que tout ça ne tiens que par le courage et le dévouement absolu des personnels de santé, s'ils étaient pas là le truc se serait effondré, effondré!

Voilà, elle a trouvé la solution, qu'est-ce qu'on fait ? On reporte opérations qui sont pas urgentes. Alors, ça m'amène ça, à entre un peu dans le détail de cette affaire de maladie.

Je vous ai montré tout à l'heure comment Monsieur Fillon avait l'intention de procéder. Il a reconnu lui-même qu'il était pas bon, je le répète une deuxième fois. Il a prévu de pas vous rembourser si vous êtes malade, je le répète une deuxième fois.

Et il a prévu de vous responsabiliser parce que vous êtes des irresponsables, vous attrapez la grippe tous en même temps au lieu d'étaler, hein. Franchement, et en plus tous à la même période en plein hiver quand il fait froid, pourquoi vous ne l'attrapez pas un peu la grippe en août ? Ou en juillet, pendant vos périodes de congés comme ça, ça compterait pas comme du temps de travail où vous allez vous reposer.

Bref, il va vous responsabiliser et, et, il va vous mettre un dispositif de franchise, cette menterie, et un ticket modérateur sur tout. Alors comme il y a plusieurs niveaux vous pouvez faire le pari, il va vous donner le ticket modérateur le plus bas ou le plus haut, le plus haut, c'est connu. Voilà pour lui, mais, du coup...

C'est à moi à dire ce qu'on va faire nous. Moi je vous dis, nous pouvons faire une chose, d'abord commencer par nous dire que toute maladie doit être soignée et qu'il faut y mettre les moyens pour qu'elle soit guérie. Que tout les affaiblissements du corps des êtres humains, comme nous connaissons des moyens d'y pourvoir depuis un bon moment, les lunettes, les prothèses etc. on doit se donner un objectif.

L'objectif est le suivant : tout le monde est soigné totalement et tout est 100% remboursable. Voilà l'objectif du programme. Ah oui mais...

Dit quelqu'un qu'est pas très malin... "Oui mais Monsieur Macron il dit pareil" Très bien.

Tant mieux, non ? Bon, sauf que l'on est rendu méfiant par toute sorte de mésaventure qui nous est arrivé auparavant, on a été voir comment il compte s'y prendre. Moi je vais vous dire comment moi je compte m'y prendre, parce que je vais vous dire pourquoi il y avait un soupçon.

J'ai un soupçon...

Je pense qu'il est en train de nous enfumer. Je sais pas pourquoi, j'ai un soupçon. Enfin si, je sais pourquoi, parce que...

J'ai lu dans Médiapart, le 2 novembre 2016, écoutez vous autres, vous allez reconnaître la langue...

C'est Monsieur macron qui dit :" Je propose".. C'est déjà ça, il impose pas, il propose... "Que chacun puisse se responsabiliser" "Et payer en fonction de ses propres risques" Vous avez compris?

L'horreur. Ecoutez-moi bien pour que vous compreniez jusqu'où se machin va, je pense que ce jeune homme sait pas ce qu'il dit, Non mais oui, ils lui ont passé des fiches, il connait rien à tout ça. Il dit oui oui oui, parce que comme il connait que ça la banque, le machin et tout. "Faut se responsabiliser et puis je m'assure contre mes risques, par exemple j'habite au sommet de la Tour Eiffel, je m'assure contre le risque de tomber" Mais là on parle pas de ça mon bonhomme, on parle de la vie à vie, quoi.

Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Je vous refais pas le numéro deux fois. Se responsabiliser...

Ecoutez-moi bien les gens, quand vous en entendez un vous dire à la télé ou ailleurs "Il faut se responsabiliser", il faut que vous compreniez que l'arnaque commence. Rappelez-vous bien de ce mot, "se responsabiliser", à propos de santé c'est l'arnaque. Personne n'a envie de tomber malade.

Personne n'a envie de se gaver de médicament, il peut y arriver qu'on le fasse par erreur, mais c'est pas vrai, c'est pas une envie. On se lève pas le matin en se disant :" Ah, si je pouvais avoir une appendicite du tonnerre de Dieu" Ou bien :" Waw un cancer pour moi" Qu'est-ce que c'est que cette histoire de responsabiliser. Bien.

Mais c'est pas tout. Payer en fonction de ses propres risques. C'est 2 horreurs dites en même temps...

C'est quoi votre risque à vous ? Et à vous ? Et à vous ?

Je vais vous le dire...

Si vous le savez pas, je vais le savoir à votre place. Vous fumez ? C'est pas bien...

Alors vous fumez, vous vous rendez malade. Et vous venez me demander à moi de vous rembourser. Je veux pas, vous n'avez qu'à pas fumer.

Ah, vous faites l'apéro C'est pas sérieux, d'ailleurs vous avez une drôle de tête Quoi ? Vous avez une cirrhose ? Ah zut, mais non non Monsieur, j'ai une cirrhose mais ça n'a rien à voir.

M'enfin vous dites ce que vous voulez. Bla bla bla. Mais je l'ai entendu celle-là, je ne l'invente pas ce que je suis en train de vous dire.

Ça c'est passé en Angleterre sous Monsieur Tony Blair, qu'ils ont commencé à dire qu'il faut responsabiliser les gens, donc si vous avez un comportement irresponsable, eh bah venez pas vous plaindre et venez pas demander qu'on vous rembourse. Ça c'est pour de l'extérieur à l'intérieur. Puis, après, il y a chacun pour soi.

Alors moi je vais dire, "écoutez, j'ai une santé de fer", ce qui est vrai, j'ai une santé de fer, tout va bien, bon patrimoine génétique, je suis né la bonne année. Eh bah oui Monsieur figurez-vous, eheh 1951, quand vous achetez une pomme, quand vous achetez une pomme en 1950, vous mangez une pomme et pour avoir la même quantité de vitamine qu'il y avait dans la pomme que je mangeais quand j'étais petit, vous il faut en manger 10. Bon appétit.

C'est ça la vérité. C'est l'alimentation, c'est comment j'ai été traité, j'ai été soigné, dès tout petit, pour les dents, pour ceci, pour cela, etc. Et voilà comment vous arrivez après, puis j'ai eu la chance de ne pas être dans un métier qui m'a usé le corps comme c'est le cas pour plein de gens.

Voilà. Donc si moi je dis :" Bah écoutez, moi, je crois que toute façon, maintenant ça va quoi, j'ai vu ce qui avait à voir, j'espère en voir encore pleins d'autres, mais je m'en plains pas, j'ai pas envie de payer pour vous, là, vous êtes trop jeunes" "Vous allez attraper toutes les maladies, tout ça, pourquoi je paierais ?" C'est ça dire "je vais m'assurer pour mes propres risques", dire "je m'occupe plus des autres" "Je m'occupe que de moi".

Ça c'est le système de l'assurance. Evidemment l'autre qui lui a des gros risques, "j'ai pas de chance", d'abord il a fait un travail de chien, il a eu pleins de sortes d'embêtements dans la vie et alors lui, il arrive et son risque ça se voit, rien qu'à le voir Et il va s'assurer, on va dire :" Chacun s'est responsabilisé et paye en fonction de ses risques", donc si vous avez une tête à risque, vous allez bien payer et vous pourrez pas payer Messieurs, Dames, les gros malins les comptables, vous pourrez pas payer, c'est pas parce que vous inventez ça quand vous avez la quarantaine et que vous crachez le feu, que vous courrez partout, et que vous avez une vie qu'est pas trop épuisante, compte tenu de vos moyens, faut pas que vous croyez que ça va être tout le temps comme ça, parce que tout le monde est malade et tout le monde meurt! Et 60% des dépenses de santé, vous les faites dans les derniers temps de votre vie.

Alors ça c'est un propos de martien, c'est pas un propos de terrien. Ça ça existe pas ce qu'ils disent. Sauf... dans une société de violence.

La Sécurité Sociale c'est que chacun est responsable de tous les autres comme nous le sommes réellement dans la vie parce que dans la vie nous sommes réellement responsables de tous les autres. Où il est mon papier...

Voilà...

Alors après, vous dites :" Bon d'accord on a compris Monsieur Mélenchon, c'est pas bien et vous, vous payez ça comment ?" Vous voyez comment vous êtes complètement déformé? Et moi je suis obligé d'apprendre une fiche entière comme ça pour vous répondre...

Mais oui parce que maintenant on connait plus que ça. Vous avez même pas le temps de terminer la phrase qu'on vous enfonce le micro dans la bouche. "Et vous payez ça comment ?" "Comment ?" "Il y en a pour combien ?" Eh ben il en a pour combien, ben je suis content parce que le papé il est vivant, je suis content parce que le gamin on l'a soigné, et combien ça coûte ?

Je m'en fous ! Voilà ! Evidemment que je m'en fous pas...

Je suis responsable. Mais qui il leur donne ce droit de nous regarder de haut, en écoutant pour dire après "Oui, comment vous payez ça ?" Parce qu'on y a pas pensé, on est tellement bête.

Nous on est le peuple hein, on a pas d'idée, tandis que eux ils sont intelligents, là preuve, il y a qu'à voir comment cette société marche bien depuis qu'ils s'en occupent, c'est à dire depuis toujours, ou presque. Ah ça marche, il y a pas de chômage, tout le monde est content, et ainsi de suite. Alors comment on paye. 100%, moi je répond Si vous croisez Monsieur macron, demandez-lui, qui est-ce qui paye ?

La Sécu ou les complémentaires ? Tout le monde sait ce qu'est une complémentaire ici ? Vous avez la Sécu et pour le reste vous prenez une complémentaire.

Ouch ! Ils vous en remboursent encore un petit bout, ah il y en manque encore un petit bout, sur-complémentaire là-dessus Hollande est passé, vous avez vu le geste que j'ai fait, complémentaire, sur-complémentaire, Hollande il est passé : complémentaire, sur-complémentaire, C'est à dire que dans beaucoup de cas, vous êtes moins protégé que vous ne l'étiez avant par la complémentaire que que vous preniez tout seul parce que maintenant vous êtes dans une entreprise, c'est l'entreprise qui négocie le contrat et le contrat qui vous négocie, comme il est mauvais vous avez moins qu'avant. C'est vrai ce que je raconte, vous le savez ?

Bon, très bien, mais c'est important qu'on se comprenne parce que ça, c'est des choses tous les jours, et maintenant... vous avez pris la retraite Monsieur.

Qu'est-ce qu'ils vous disent à la complémentaire ? "Ah bah vous êtes en retraite alors vous gagner un peu moins, donc vous payez un peu moins." C'est ça qu'ils vous disent ?

Public : Non. "Vous êtes à la retraite ? Vous payez encore plus !" On est d'accord, voilà.

Alors avant, nous on disait :" C'est nos mutuelles, donc c'est à nous!" Ça c'était avant. Maintenant grâce à l'Europe qui nous protège, les mutuelles sont devenues des compagnies d'assurance, comme les autres.

Ou à peu près, non à peu près parce que des fois c'est moins performant. Non mais c'est la vérité. Moi je connais pas tout le monde ici, je connais même personne, mais je suis sûr j'en prend 3 ou 4 qui étaient à la mutuelle, de telle ou telle branche que je vais pas nommer, et parce qu'avec le syndicat on était d'accord, hein.

Et maintenant la mutuelle en question, elle ne fait pas du tout vos affaires, et vous, vous restez fidèle parce que vous pensez que c'est celle du syndicat mais la vérité c'est que tout le système est une arnaque. Donc moi je pense et je vous le dis bien franchement, cet homme Monsieur Macron doit répondre, 100% remboursable, qui rembourse ? La Sécurité Sociale ou la mutuelle, la complémentaire.

Eh ben le résultat sera pas du tout le même parce que s'il vient vous dire :" Je vous rembourse à 100% et c'est la complémentaire qui va s'en occuper", qui c'est qui va payer ? C'est vous! Donc, oui oui vous êtes remboursé à 100% mais vous crachez plein pot et comme c'est trop cher pour vous, vous vous le payez pas, et comme vous vous le payez pas, parce que la liberté etc. etc. vous êtes pas obligé.

Donc c'est un pur mensonge. IL y a qu'une façon de faire du 100% renouvelable, qui soit sérieux, c'est 100% par la Sécurité Sociale parce que ça on sait comment ça marche et comment ça rembourse et que nous tous on en a marre de faire des papiers parce que les patrons arrêtent pas de se plaindre qu'on leur fait faire des papiers, et ceci et cela, nous on en a marre de faire des papiers, un coup la Sécu, un coup la complémentaire, la sur-complémentaire, c'est là qu'est déjà, parce que avant je me suis déjà engagé et ça n'a pas changer truc là. Voilà.

On connait tous ça ! Donc la Sécu, comment on fait ? Bon là, on rappelle qu'il y a un tiers des français qui renoncent à se soigner, vous avez compris pourquoi.

Alors, il y a 2 choses à faire. Premièrement, faut que ça coûte moins cher, à la Sécu. Ça veut dire que, on a une intervention à faire sur le prix du médicament et sur la façon avec lesquels les médicaments sont commercialisés, non seulement comment physiquement ils sont commercialisés que si tu me donnes une boîte pour 1 semaine, c'est pas la peine de me mettre des cachets dedans pour 3 mois.

Premier élément mais surtout, deuxième élément : il faut un pôle public du médicament parce que mes ami(e)s, le médicament aujourd'hui c'est la vache à lait de ces gens là, c'est la vache à lait, il y a aucun effort à faire. Tu as trouvé une molécule, un petit coup de ceci, un petit coup de cela, c'est normal que la recherche soit récompensé, c'est normal que... mais c'est pas normal que ça dure pendant des années et des années et qu'ils continuent à engranger des profits, des bénéfices sur des médicaments dont on peut pas se passer.

Et vous savez ceux qui les trouvent les médicaments hein, c'est pas les gros bonnets, pardon de parler vulgairement, un jour je fais une manif avec Sanofi, vous voyez lesquelles c'est, Sanofi c'est une boite formidable, ils ont nommé un PDG américain, flanqué d'un autre qui sont venus tou les deux ils se sont installés un magnifique Q.G à Paris, avenue Foch, avec une belle salle à manger, un chef 4 étoiles, des choses qui importe dans la pharmacie. Et puis, après ils ont commencé à virer les gens, et puis ils ont commencé à étudier ce que les gens faisaient, alors mettons par exemple, tiens j'ai 1 000 euros, je prend un chiffre comme ça, j'ai 1 000 euros, qu'est-ce qu'il fait lui ?

Il cherche une molécule pour empêcher vos dents de tomber, il y en a pour combien de temps ?Je sais pas, je cherche. Oui bon...

Et une fois que tu auras trouvé, ça prend combien de temps pour aller sur le marché ? Ah bah les dents...

Ça prend 4 ans. Et toi, qu'est-ce que tu cherches ? "Comment faire que les cheveux blancs devinent pas jaune ?" Combien de temps ça prend ? "Beh écoute, on s'est mis d'accord avec Pepsi-Cola d'un côté, et la savon de Marseille de l'autre, chacun a mit un petit peu, on pense qu'on peut arriver en 2 ans, puis après il nous faut 1 an pour commercialiser ça" Tiens, les cheveux jaunes c'est insupportable, le truc des dents on verra on verra..

D'ailleurs il y a plus d'argent, aller ça va, fais autre chose...

Voilà comment ça se passe. Ce que je vous raconte là c'est les gens de Sanofi qui me l'ont raconté, c'est pas un truc que j'invente. J'étais dans la manif, je marche à côté d'un gars qui ronchonnait et je lui dis :" Alors vous êtes Sanofi, vous ?" Il a un peu les cheveux blancs, je vois bien qu'il est de mon âge, Alors il me dit :" Oui oui, bon maintenant je suis à la retraite" bon, alors "Et qu'est-ce que vous faisiez à Sanofi ?" "Moi j'ai découvert la molécule qui empêche les artères de se boucher" Ce type était là, je me dis :" Mais c'est un Saint cet homme", faut lui faire une statue, je lui dis "Il y a du monde qui a du être tiré grâce à votre..." "Oui oui, j'ai dis"Combien", il me dit "Je sais pas, peut être 500 000, 600 000, peut-être 1 million, j'en sais rien" Ce type avait travaillé et trouvé quelque chose qui a sauvé 1 million de personnes, je lui dis :" Ils vous ont donné quelque chose pour ça ?", il me regarde et puis, je vois qu'il y a un blanc qui passe comme ça "Je veux dire, vous avez eu...", il me dit "Bah oui, j'avais une bonne paye" le gars il a eu une bonne paye, et c'est tout.

Et les autres ont fait des millions et des millions et des millions sur sa trouvaille, tant mieux hein, il a sauvé pleins de gens, mais tout ces millions, c'est quoi la justification pour que ça aille dans la poche de Messieurs les actionnaires et pas dans celle des assurés de la Sécurité Sociale dont ce Monsieur qui travaillait et ne pouvait travailler tranquillement que parce qu'on le soignait et quand il était malade il pouvait compter sur la Sécurité Sociale pour être guéri pour retourner chercher, et trouver la molécule qui sauvait les autres. Vous voyez comment tout se tient ? Par conséquent il y a aucune raison pour qu'on admette l'idée que pour trouver et pour chercher il faille qu'il y en a un qui arrive un grand fouet pour vous dire "Allez, il faut être compétitif, flexible, trouver quelque chose qui intéresse les gens qui arrive vite sur le marché et que ça me rapporte des millions" ces millions devraient être à la disposition de tous, donc... premièrement élément : peser sur le prix du médicament, donc le pôle public du médicament, ça va être long mais qu'est-ce que vous voulez moi j'explique.

Qu'est-ce qui vous reste à payer, vous, une fois que vous avez fait la complémentaire, la sur-complémentaire et tout le reste ? Vous en avez pour 16 milliards, il faut donc que je trouve 16 milliards, sans compter la baisse du prix du médicament, pour amener à 100 % payé par la Sécurité Sociale. Comment je m'y prend ?

Premièrement, nous supprimons les dépassements d'honoraire chez les médecins. 8 milliards d'euros ! Deuxièmement, faut pas trop qu'ils me cherchent ceux-là, on va dire les choses comme elles sont, ils ont inventé une horreur qui s'appelle le "Numerus Clausus", résultat il y a pas assez d'étudiant en médecine, que aujourd'hui quand vous voulez faire médecine, vous êtes obligé de faire une école prépa, que c'est vos parents qui vous la payent, alors qu'avant on rentrait directement en 1ère année, maintenant si vous avez pas fait la prépa...

Justement dans laquelle enseigne les types qui ensuite sont dedans qui font les examens, vous ne pouvez pas être médecin. Et cette invention aboutit à ce résultat qui il y a peu de personne capable d'intervenir et notamment dans les spécialités et ils vont tous au même endroit. Voilà pourquoi il y a des déserts dans le pays, et c'est la raison pour laquelle, c'est un petit incident, nous allons faire une médecine publique.

Voilà, avec des centres de santé public avec des médecins fonctionnaires. Vous entendez cette horreur ? Fonctionnaire.

Des médecins qui sont d'accord et vous avez pleins de jeunes gens qui sont d'accord, vous avez pleins de jeunes gens qui sont d'accord pour avoir cette vie, la preuve, c'est que souvent les jeunes médecins vous en avez pleins qui font des cabinets collectifs, donc ça doit possible, non ? Mais ceux qui veulent pas sont pas obligés, mais veux qui veulent ils pourront. Et à ce moment, on aura à nouveau un maillage du territoire qui fait qu'on pourra prendre les maladies à temps, soigner les gens à temps, avec des toubibs qui font pas une consultations par quart d'heure et où tout le monde passe là dedans...

Il y a beaucoup de toubibs qui font des efforts inouïs, hein, mais c'est absurde tout ça, comment vous êtes mis dans une situation pareille...

Donc les dépassements d'honoraires, non ! Il y en a pour 8 milliards, ensuite, je vous ai parlé des complémentaires tout à l'heure, vous savez que ces gens passent leur temps à nous expliquer que le public ça coûte cher et le privé c'est merveilleux. Résultat : Ça coûte 6, 5 milliards d'euros de frais de gestion pour les complémentaires. 6,5 milliards, c'est à dire que quand c'est la Sécu ça coûte 8% en frais de gestion et quand c'est tous les autres c'est à partir de 18 et jusqu'à 25% de frais de gestion.

Autrement dit, ça coûte plus cher que la Sécu les complémentaires et tout ce qu'il y autour. Avec ça... en ramenant dans la Sécu tout le personnel, mais en ramenant tout le personnel dans la Sécurité Sociale ce qui permettrait de travailler plus tranquillement, ça vous donne 6,5 milliards à rajouter aux 8 que je vous ai dit tout à l'heure nous voici déjà rendu à 14.

Et après, en faisant les comptes, mes camarades découvrent qu'il y a 3,5 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales en faveur des complémentaires santé. Je les reprend. Egal : un peu plus que ce qu'il y a besoin, 17 milliards.

Il ne faut pas dire ce n'est pas possible et si quelqu'un conteste mon addition là, je lui propose d'aller visiter un pays lointain et exotique où voir une Sécurité Sociale qui rembourse à 90%, bien sûr il faut prendre un ou deux avions, 4 ou 5 bateaux, pour finir on y arrive...

La capitale de ce pays étrange, s'appelle Strasbourg, ça se passe en Alsace-Moselle. Localement la Sécurité Sociale du coin rembourse à 90 % et les gens ont 1 point, 1% de cotisations supplémentaire par rapport à ce que vous avez vous. Eh ben ce % supplémentaire je suis sûr que vous êtes prêt à le payer, si je fais toutes les économies que je viens de vous expliquer.

Donc si on peut le faire, je dis à mes ami(e)s d'Alsace-Moselle...

Parce qu'à chaque fois que je parle d'eux je vais abroger le Concordat, il y a toujours un gros malin qui arrive derrière en disant :" Ah oui mais notre droit social il est dedans Mélenchon veut le se supprimer". Non non...

Mélenchon veut supprimer le Concordat, ça oui, il le supprimera mais le droit local c'est l'inverse, je propose d'étendre à toute la France votre système en l'améliorant un chouia, pour que ça fasse 100 %. Par conséquent, on peut le faire ! Va falloir faire aussi un peu de prévention.

Monsieur Macron a dit qu'il était d'accord, fallait faire de la prévention. "Ah non pas vous, ceux qui ont supprimé la médecine du travail, c'est vous, avec la loi El Khomri", vous le savez...

Qui a supprimé la médecine scolaire ? Mais les gens, si vous ne comprenez pas, vous comprenez ça ? Les petits, si à l'école, vous avez un toubib aujourd'hui pour 11 000 élèves, mais à l'école c'est là qu'on peut regarder comment ça tourne ou pas, on les passe, il faut le temps qu'il faut, il y a toute l'année pour faire la visite et dire attention à ci, à ça, et puis quand un petit jeune à un problème il va pas forcément aller le raconter à ses parents qu'il a un problème, il va voir l'infirmière ou l'infirmier à l'école, on sait tous ça, qu'est-ce qu'on préfère ?

Savoir la bêtise ou qu'elle soit réparée ? Bah on préfère qu'elle soit réparée bon sang de bois, on est tous fait du même bois je pense, non ? Donc il faut qu'il y ait cette médecine préventive, il va falloir le faire.

Et la politique qu'on propose c'est une politique préventive parce que quand vous dites que vous allez sortir des énergies carbonées grâce à la planification écologique. Eh ben vous faites de la médecine préventive parce qu'il y a moins de gens qui s'empoisonnent avec les produits qui sont liés à la pollution. Quand vous dites que vous faites de l'agriculture bio, vous faites de la médecine préventive parce que vous arrêtez la malbouffe.

La malbouffe qui fait qu’aujourd’hui, il y a une telle épidémie d’obésité dans ce pays. C'est pas parce que les gens s'empiffrent, c'est parce qu'ils mangent des choses qui ne sont pas bonnes. L'écologie c'est de la médecine préventive.

Et enfin, il y a des défis qu'il faut qu'on relève, vous le savez pas parce que peu de gens vous en parlent mais l'ONU, Qu'est la seule instance internationale que nous pouvons respecter et qu'il faut essayer de suivre, eh bien l'ONU a lancée une alerte, demander à tous les pays de mettre au point une politique de santé de lutte contre la résistance microbienne parce qu'à force de foutre des antibiotiques dans le manger des vaches, des cochons, des poissons, et bien la résistance de l'organisme reste la même tandis que celle des agresseurs viraux, elle augmente. Et donc il va falloir un plan de cette nature, et naturellement si c'est nous qui l'emportons, on le fera. Bon...

Je suis sur la maladie, la prévention, un mot du chômage dont le seul remède est le suivant : le travail. Si vous commencez à partir de l'idée qu'un jour il y aura pas de travail, vous mettez le doigt dans un mauvais engrenage parce que c'est pas vrai. Il y aura toujours une quantité de travail nécessaire.

Mon meeting ce soir c'est pas sur le temps de travail, mais il y aura toujours une quantité de travail nécessaire. Si vous voulez que le robot fasse le travail à la place des gens il faut construire le robot et il se construira pas tout seul, ah si, par d'autres robots et à la fin vous croyez réellement que la valeur continuerait à être créer sans travail humain, ça n'existe pas. Mais je met cette question de côté.

Moi j'en suis pas à vous dire que je vais faire tout ça et qu'on peut le faire tous ensemble en 5 ans, ce n'est pas vrai. Ce qu'on peut faire c'est relancer l'activité, j'ai déjà dit comment, c'est pas mon sujet ce soir, mais il va nous falloir 3 millions et demi de personnes de plus au travail. Mais je parle du chômage sous un autre angle, sous lequel on en parle pas.

Le chômage ça rend malade, et si jamais on le dit ça, le chômage ça rend malade de stress, d'angoisse... de maladie qui viennent parce que quand vous êtes là à miséré, tourner en rond, vous commencez à plus très bien vous occupez de vous, à plus faire attention à certaine chose, à d'autre.

On connait l'addition à la fin, l'addition c'est 18 000 morts à cause du chômage. C'est pas moi qui l'ai inventé, c'est pas mon équipe, c'est l'INSERM qui ont établi ce bilan, 18 000 morts à cause de ça. Le chômage c'est quelque chose qui tue la personne de l'intérieur.

Je le dis parce que souvent on oublie ça quand on parle à nos copains qui sont plus au travail. Alors, que vous propose dans cette situation, Monsieur Fillon ? Il a trouvé le remède.

Eh bien oui, je vous explique. Vous êtes globalement une bande de tire-au-flanc. C'est bien connu.

Par conséquent, Monsieur Fillon propose qu'il y ai une dégressivité de l'indemnisation, c'est à dire plus il y a longtemps que vous êtes au chômage, que je viens de vous dire plus il y a longtemps plus vous êtes malades, plus vous êtes pas bien, justement à ce moment là, on vous enlève des ressources, et pourquoi ? Pour vous obliger à aller au travail où vous vous voulez pas aller. Quelqu'un peut me montrer une personne qui veut pas aller au travail ?

C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure, ça n'existe pas. C'est des calomnies. C'est pur vilenie de parler comme ça.

Peut-être qu'ici il y a des gens ou au travail ou en retraite ou en train d'étudier, mais pensez à celui ou à celle qui n'est pas au travail. Quel effet ça lui fait quand il s'entend dire :" On va faire dégressif parce que vous abusez", vous abusez...

Eux ils abusent tout le temps, toute la vie, en permanence. Leur seul statut social est un abus. Mais qui abuse ?

Ces gens parce qu'ils auraient des indemnités pendant 2 ans, ils veulent les rendre dégressives. Je pense exactement le contraire, non seulement faut pas les rendre dégressives, mais au bout d'un certain temps, tout le monde ait d'une manière ou d'une autre un droit opposable au travail. Alors on me dit :" Comment vous faites une chose pareille, et comment vous le financez ?" A l'heure à laquelle je vous parle tout n'est pas au point dans cette idée, mais ce que je sais, c'est que l'expérimentation a commencé.

On dit :"Pas une personne doit être sans au moins comme salaire un SMIC". Il y a une expérience qui est commencée, grâce à une association qui a fait un travail magnifique, c'est "ATD Quart Monde" peut-être que vous connaissez ce sigle...

Eh bien ils ont montés une activité qui est expérimentale, moi je l'ai vu et j'ai parlé avec des responsable à Châteldon, dans le Puy de Dome, il se trouve que le maire est un de mes ami. Et il y a cette association qui travaille de la manière suivante : elle encaisse ce qu'aurait reçu le chômeur en tant qu'indemnité diverse, et avec ça, ça fait la base qui lui permet d'être, ils appellent ça une association à but d'emploi, c'est elle qui embauche la personne et qui ensuite la place, en recevant cette somme et elle la place en faisant des offres de service, naturellement, il faut discuter avec les petites entreprises du coin pour pas tout fracasser et amener de la main d'oeuvre d'un côté, subventionné, qui tue le travail ordinaire mais on y arrive et la preuve c'est que eux y arrivent. C'est la raison pour laquelle je crois qu'on peut se donner cet objectif, en toute hypothèse.

Moi je fais le pari et vous verrez bientôt quand je vous montrerais mes chiffres qui n'est pas encore prêt. Vous verrez que le décollage de l'activité doit nous permettre de pouvoir encaisser ce choc. Mais vous savez que la société a été détruite.

Nous devons reconstruire parce que quelqu'un qui est resté longtemps en dehors des circuits, il a du mal a y venir. Un de mes ami m'a raconté, qui est éducateur de rue, il me dit qu'une personne, je prend un cas extrême, qui est resté dans la rue pendant 1 an, il y a beaucoup de monde vous savez dans la rue...

Là déjà depuis le début janvier, il y en a 5 qui sont morts attribués au froid, ça sera +...

A la fin de l'année ça fait 2 000 personnes et il y a des gosses là-dedans, il y a des gosses hein. Tous les ans, qui meurent de froid, d'abandon, dans ce grand pays riche. On le voit moins on m'a dit en province...

Comme on disait la province...

Mais je vous garantie qu'à Paris, il n'y a pas de moyens de ne pas le voir. Les gens sont couchés dans la rue, en bas de chez vous. C'est terrifiant C'est terrible...

Alors, excusez-moi parce que quand je pars là-dedans ça va moins bien après, je passe à la suite allez. Je parlais du chômage qui rend malade et je vous expliquais comment on pouvait faire pour que tout le monde ait son revenu et sa place dans la société. Alors je vous ai dit on va faire un plan de développement de l'économie, ça a tourner, il y a des gens qui vont être embauché, tout ça.

Ceux qui seront, qui auront du mal à se remettre en route, on va les accompagner, on va avoir besoin d'eux. Vous savez, j'ai dit 100 fois "faites le prix du malheur", vous autres les riches, les puissants, vous passez votre temps à pleurer sur les coûts, vous appelez ça des coûts non. Il y a un prix au travail, il y a un prix à la santé, mais faites le prix, faites les coûts du malheur.

Combien ça nous coûte ? Cette pauvre personne que vous voyez là, vous êtes certains que vous en aviez pas besoin ? Vous pensez qu'il savait rien faire d'utile pour la société ?

Qu'il apportait rien à d'autres ? Qu'il avait pas de famille ? Qu'il avait pas de gens à aimer ?

Qu'il était pas aimé lui-même ? Les pauvres nous manque! Il y en a 9 millions dans ce pays ! 9 millions de personnes qui sont retirées de ce qu'elles pouvaient apporter aux autres.

La pauvreté c'est le prix du malheur. C'est des milliers de gens. 9 millions de personnes qui sont mis hors circuit d'une manière ou d'une autre et qui manque à la société.

Bon, eh ben on va faire comme on peut mais on va se donner pour objectif que ça cesse ! Nous ne voulons plus vivre notre bonheur personnel au milieu d'un océan de malheur. Nous ne voulons pas !

Alors une autre solution pour qu'il y ait du travail, eh ben, c'est de redonner aux gens le droit de partir à la retraite quand le moment est venu. Ca non plus, il n'y a pas besoin d'être très intelligent pour comprendre qu'en repoussant sans cesse l'âge de la retraite, vous créez quoi ? Des chômeurs de plus, c'est tout !

C'est tout ce que vous faites ! Parce que, je dis vous, ceux qui décidaient ça, comment ils s'appellent déjà ? Celui qui a abrogé la retraite à 60 ans, vous vous en rappelez ?

Fillon ! Exactement ! C'est lui qui l'a amenée à 62 ans, et l'autre le revoilà qu'il vient pour vous proposer quoi ?

Vous êtes des masochistes ou quoi ? Il vous l'a amené à 62 ans, il vient vous la proposer à 65 ans...

Ce qui veut dire que pour ceux qui ont des carrières incomplètes ou plus exactement qu'ont pas le nombre d'années de cotisations, qui correspondent à cette sauvagerie, ça veut dire que vous attendrez 70 ans pour partir. Tout à l'heure je vous ai donné un âge, je vous ai dit :" l'espérance de vie en bonne santé c'et 63 ans" Ca veut dire que 1) vous allez augmenter le nombre de chômeurs, le nombre de malade et de gens que vous allez tuer au travail, parce que c'est ce qui va se passer si vous faites ça. Le travail fera mourir des gens de plus, qui sinon auraient apporté à leur famille, aux siens et à eux-mêmes la part de bonheur qu'ils étaient en droit d'attendre de l'existence et des efforts qu'ils ont accomplis auparavant.

Ce sont des brutes et des ignorants qui disent que puisqu'on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps, mais non on vit plus longtemps parce qu'on travaillait moins longtemps ! Voilà la vérité. Eh ben voilà, ils ont déjà réussi, l'espérance de vie des français a reculé en 2015 pour la première fois depuis 1969, merci Monsieur Fillon. - 3 mois pour les femmes et - 3 pour les hommes.

Pour une fois c'est l'égalité. Voilà, selon l'INSEE, pas l'institut bolchévique. Selon l'INSEE, l'espérance de vie en retraite sans incapacité sévère devrait être stable pour les générations nées entre 1960 et 1990.

Sourire dans le salle...

Sauf... en cas de poursuite de l'augmentation de la durée de cotisation.

Vous êtes dedans donc vous êtes pas dans la bonne cohorte. Nous pouvons faire la retraite à 60 ans et ça ça va aller vite. Nous pouvons faire la retraite à 60 ans avec 40 annuités, vous me croyez pas, je l'entend à la qualité du silence.

Vous vous demandez quel lapin je vais sortir de mon chapeau parce qu'évidemment la question que vous allez posé c'est :" Comment on va payer ça ?" Eh bah oui, tout le monde en est là aujourd'hui. Eh bah je vais vous répondre.

Vous la connaissez peut-être la réponse et si vous la connaissez pas, vous l'apprenez ce soir et vous la répéterez aux autres. Nous les progressistes, nous pensons la chose suivante : le progrès social fait du progrès économique. C'est ça notre idée fondamentale.

On fait pas de la production et de l'économie en partant de produire n'importe quoi, n'importe comment, pourvu que ça soit pas cher. On part de "quoi a-t-on besoin ?" On regarde de quoi on a besoin et on regarde qui c'est qui peut le produire, le public, le privé, etc. etc.

Et là c'est pareil. On part de ce qui est nécessaire. Voilà, on a besoin de la retraite à 60 ans.

Et on a besoin au bout de 40 annuités, parce que c'est ce qu'on a gagné. me dites pas que le pays a été ruiné par la retraite à 60 ans avec 40 annuités, c'était 39. Il y avait un problème dans les caisses, oui, il y avait un problème aussi longtemps qu'il y a du chômage.

Je me rappelle le nombre de discours que j'ai pu faire au Sénat sur le thème "Mettez 1 million de gens au travail et il y a plus de trous dans la caisse de la Sécu", eh ben en effet. Eh ben en effet. Ben ça, on l'a vécu, en 2002, 2001, 2000, voilà, c'est comme ça, à cet époque là tous les comptes étaient au vert, comment ?

On a eu 2 millions qui sont revenues au travail et parmi ces 2 millions, il y en a, stricto sensu, 355 000 grâce à la réduction du temps de travail. Mais comme ceux-là sont allés bossés, comme ceux-là ont crée de l'activité, ils ont donc crée de l'activité pour les autres. Vous suivez ?

Donc au total, ça vous donne 2 millions de personnes. Et comme on a eu 2 millions de personnes au travail et 350 000 postes crée comme ça, eh ben les ami(e)s, c'était la période la plus forte de création d'emploi du siècle ! Et chaque emploi qui était crée là, coûtait en exonération diverse, payé par l'impôt etc. etc. 13 000 euros, c'est à dire 100 fois moins que coûtent ces soit disant emplois que Monsieur Gattaz avait promis et qu'il a jamais fait avec les 40 milliards qu'on lui a donné sans aucune contrepartie.

Comment on fait alors ? eh ben je vous répond par une mesure de justice. Ecoutez bien parce que ça permet après à se marrer en société.

Je dis ben voilà, on peut payer. Pour ça, faut + de cotisations, tout le monde est d'accord, c'est des maths élémentaires. Alors, où va-t-on trouver les cotisations supplémentaires ?

Voilà l'idée, payer les femmes comme les hommes et le surplus de cotisation que ça procurera permet la retraite à 60 ans avec 40 annuités. Alors, ils ont été faire comptes parce qu'ils se sont dit :"Oui Mélenchon il raconte des trucs" non, il est prudent Mélenchon et puis, c'est souvent ils se trompent avec moi, parce que ils croient que comme on est les derniers arrivés, qu'on a pas d'argent, qu'on a pas de grand machins et tout ça, ils pensent que... mais non ils ont rien compris, je suis entouré d'une foule de gens qui en réalité préparent, travaillent, organisent, et dont je suis le porte parole.

Ce sont des bénévoles, mais dites donc les gens, les bénévoles c'est pas des amateurs. C'est ça qu'ils ont pas l'air de savoir, c'est que les bénévoles c'est tout les gens qui font le boulot, la plupart du temps pour les autres parce qu'ils sont payés pour ça, celui qui fait des chiffrages pour le gars de droite ou du PS eh ben des fois dans sa tête, il est avec nous. Eh ben oui, alors qu'est-ce qu'il fait ?

Il vient nous le raconter. Il nous explique comment on fait, comment on procède, eh bah oui, et il y en a partout, ahah ! Partout !

Dans tous les métiers ! Les plus improbables ! Dans l'armée, dans la diplomatie, partout, ils se disaient "c'est pas possible", si, il y en a un, il y en a une, etc.

Et donc les chiffres qu'il y a là ils sont en béton armé donc ils ont renoncé à essayer de me prendre en défaut. Alors si, ils ont quand même essayé l'autre matin pour ceux qui suivent la radio, Monsieur Bourdin a dit :"Mais alors vous vous rendez pas compte, ça va être un choc terrible pour l'économie" c'est facile là, je lui dis "Ah bon ? Vous êtes d'accord pour que les femmes soient payés moins que les hommes" "Ah non non je n'ai pas dis ça" Si vous dites ça, vous dites comme moi et voilà, perdu.

C'est indéfendable, le contraire. Indéfendable. Alors il y en a un qui l'a dit l'autre soir à la télévision c'est Monsieur Matthieu Croissando parce qu'il avait en face Monsieur Barbier de l'Express, un gars qui assume ses idées et il disait :"Oui mais Mélenchon il parle, il promet des trucs, c'est toujours plus ou moins vrai" il a pas dit en quoi c'était plus ou moins mais voilà, ça sème le doute vous voyez, au fond je suis assez sympathique comme bonhomme, puis bon, à force de répéter tout le temps que je suis méchant, maintenant ça lasse on passe à autre chose.

Donc je suis intelligent, cultivé, ils l'ont dit, c'est pas moi hein, mais bon, c'est comment elle a dit Madame, il y a une journaliste s'appelle Madame Ottenheimer elle a dit j'étais Vintage. Alors, ce qu'elle sait pas la Dame, c'est qu'elle est encore plus vintage que moi, parce qu'elle sait pas qu’aujourd’hui vintage c'est vachement à la mode. Alors elle, elle croyait qu'elle allait me démolir mais elle fait l'inverse.

Bon enfin bref, et le directeur de l'Obs, c'est quand même le directeur de l'Obs, il dit "Oui m'enfin bon", il les regarde tous et il dit "bon il y en a un ici qui a envie de dire qu'on paye pas les femmes autant que les hommes ?" Tout le monde...

Terminé. Alors Monsieur Barbier il a du courage parce qu'il a relancé, non mais écoutez quand on a des gens avec qui on peut discuter sur les idées de fond et pas sur mon allure, ma manière de parler et tout ça, ce qui est injuste et blessant Mais sur le fond, alors lui il dit :" C'est pas possible, pour 2 raisons" écoutez ça les filles ça va vous plaire plus que les hommes. "Première raison c'est un choc insupportable pour l'économie", ah ah, c'est un aveu, si on exploite pas les femmes on peut pas faire tourner l'économie capitaliste correctement ?

Premier aveu. Deuxième aveu, vous allez voir, "oui mais si elles sont mieux payées, quand elles vont être à la retraite , elles vont avoir des retraites plus élevées et c'est ruineux". Voilà, voilà 2 raisons pour lesquelles il est normal de continuer à exploiter les femmes pour qu'elles coûtent pas trop cher à la production et quand elles sont à la retraite, qu'elles nous coûtent pas trop cher en retraire, parce que, parce que c'est comme ça et voilà ! parce qu'on a toujours fait comme ça et on voit pas pourquoi on continuerait pas, on paye moins les femmes, un point c'est tout Monsieur Mélenchon ça suffit.

Voilà, là-dessus arrive Madame Le Pen. Alors, j'ai bien réfléchi, on a tout essayé mais je crois que ce qui les embête le plus ça va vous choquer un peu. Ce qui les embête le plus c'est qu'on leur dise qu'ils nous copient.

Ça ça les fait rager, parce qu'ils se battent après entre eux, ils sont tous de droite là dedans. Donc quand on leur dit "Vous dites comme Mélenchon" alors ça les met mal et alors à moi ils me disent "Vous dites comme Madame Le Pen, la retraite à 60 ans" normalement si je réagis comme il faudrait je dirais "Moi je n'ai rien à voir avec cette femme, je sais même pas ce qu'elle dit". Vous voulez la retraite à 60 ans madame Le Pen ?

Pourquoi pas, c'est ce qu'on réclame, moi j'ais ça c'était dans le programme commun, il y en a ici qui ont connu le programme commun ? Alors on allait toquer, "toc toc toc", on allait aux gens expliquait la retraite à 60 ans, alors les plus anciens ils disaient "C'est bien, vous êtes jeune, vous y croyez, ça sera pas pour nous" il faut vous rendre compte que c'était la génération de la Libération et que leur parent à eux sont morts au travail, si je fais l'ordre des générations, mon arrière grand père il est mort à 75 ans, une semaine après avoir arrêté le travail parce qu'on lui a dit "tu peux rester chez toi Barnabé tu n'as plus besoin d'être là" voilà, il est mort après, terminé. Voilà, ça se passait comme ça avant.

Donc la génération suivante, elle était bien contente de ce qu'elle avait eu à la libération et quand on leur disait "la retraite à 60 ans" ils disaient comme vous quand je vous raconte 100% remboursable, vous vous dites "Il est sympa, il y croit, c'est bien, bon ça sera pas pour nous mais bon ça se fera" ben les gens vous me croyez pas, on l'a fait ! D'accord ? Donc c'est pour dire, moi je ne suis dérangé par personne qui dit la retraite à 60 ans avec 40 annuités, je suis d'accord?

Je suis d'accord. Si Madame Le Pen veut faire la retraite à 60 ans avec 40 annuités, elle peut prendre aussi sa carte à la CGT, et alors, ils en veulent pas ! Le problème c'est qu'ils en veulent pas !

Non, enfin, il y a des limites quoi. Ils en veulent pas...

Mais si elle veut, elle a le droit. On va lui donner une adresse, ah non il y en a pas là où elle est, il n'y a pas de CGT. Comment ils l'appellent leur château là, il y a pas de CGT dans le coin.

Si ça se trouve les employés qui travaillent chez elle sont à la CGT. Donc...

Moi on me dit :" Vous dites que madame Le Pen et que je me défend plus" sur la retraite à 60 ans et 40 annuités, ils lui ont fait le même numéro à elle, alors là, 3 sauts périlleux arrière parce que ils veulent bien tout ce que l'on veut, mais ça, ceux qui poussent Madame Le Pen dans le dos, ils ont pas inventés tous bastringues pour qu'elle finisse par raconter les mêmes choses que nous. Alors elle a dit :" Je veux être très claire", en général quand ça commence comme ça, c'est rarement vrai. "la première étape c'est de récréer de l'emploi" En mettant les immigrés dehors et en mettant les autres à la place. "La deuxième étape c'est de stopper et récupérer les dépenses exorbitantes de l'immigration" "Si malgré cela" une fois qu'on a fait les poches au travailleur immigré, une fois que, une fois que, "Il apparaît qu'on ne peut pas maintenir notre système de retraite", eh, "Maintenir le système de retraite", "et accorder un départ à 60 ans" "qui a toujours été subordonné dans notre esprit à la condition sine qua none d'avoir 40 ans de cotisations, alors nous nous tournerons vers les français en leur disant la vérité" Tout ça tourner la page, voilà la vérité une fois que rien de tout cela n'aura été fait parce que c'est pas faisable. "Nous avons fait toutes les économies que nous devions faire mais nous avons un système de retraite qui est en danger et fragile, je crois alors que l'État se sera montré exemplaire et que les français" dit Madame Le Pen "accepteront les sacrifices qu'on leur demandera" D'accord ?

Vous voilà revenu à la case départ. Elle a commencé par vous dire qu'elle ferait surement la retraite à 60 ans mais qu'à la fin vous vous serrerez la ceinture d'un cran de plus. Point.

D'ailleurs, la dame qui s'occupe de ça chez eux, d'abord le communiqué du FN "Dans notre programme il y a pas de retour de la retraite à 60 ans" ça a chauffé entre eux, "et puis quoi à la fin tu vas faire comme Mélenchon, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?" "Mais une retraite pleine lorsqu'on aura cotisé 40 ans" dit le Front National, très bien, allez à la CGT. Mais Madame Joëlle Melin, responsable du programme du FN, elle dit "Ah" "Nous aurons du mal" dit-elle, "a rester sur les 40 ans de cotisation" eh ben voilà, c'est qui les ballots ?

C'est tous ceux qui les auront cru. "Il faut tenir" vous allez voir l'argument, il est d'une nouveauté, waw, "Nous aurons du mal à rester sur les 40 ans de cotisations car il faut tenir compte" de quoi ? De l'allongement de la vie !

Et voilà ! Le FN et les autres c'est la même chose. Ils sont sur la même ligne politique et quand vous entendrez dire que le FN est pour la retraite à 60 ans, vous rappellerez ce que je viens de vous dire ce soir, je vous avais prévenu ça prend 10 minutes.

C'est plus facile de colporter un mensonge que de rétablir une vérité. On le vérifie une fois de plus. Bon, je termine sur un point de tout ça, parce que ça commence être long hein je fatigue, c'est la dépendance, mes ami(e)s, parce que ça...

On va pas pouvoir passer et continuer comme on est là, ça va pas, les gens sont trop maltraités, et il faut que, je vais vous lire la phrase qui est dans notre programme parce que c'est le plus simple, comme ça dure pas 2 heures. Il faut faire face collectivement au vieillissement de la population à la perte de l'autonomie. Il faut construire une prise en charge solidaire de la dépense, et les camarades ont précisé, mes ami(e)s les économistes, financé par une mise à contribution des revenus immobiliers et des successions sur les gros patrimoines.

Fussent d'ailleurs des gros patrimoines des personnes en question. Parce que vous savez que des fois, pour garantir des successions, on finit par refuser de payer ce qu'est quand même du à la personne qu'en a besoin. Voilà ce que je dis moi.

C'est un gros dossier, Fillon lui dit :" Encourager la généralisation d'une couverture assurantielle dépendance privé sur une base volontaire" autrement dit, vous vous payez votre truc, je vois pas que ça change avec la situation d'aujourd'hui. Quiconque a eu à faire face à ce genre de situation sait que c'est un coût "qui permettront au particulier de déduire de leurs impôts", tu parles, les malheureux, "une part de leur cotisation à une assurance dépendance", moi je suis contre ça. Une nouvelle fois on revient sur celui qui peut s'assurer au bon niveau, il a le droit a une prestation, celui qui peut pas ben il reste là où il est dans la situation dans laquelle il est.

On peut pas être d'accord avec ça. Mais je vais vous dire une autre chose, parce que ça vous comprenez, c'est pas la peine que j'en parler 2 heures. Je voudrais vous mettre en garde contre une autre idée, parce que j'ai vu ça et ça m'a pas plu.

Il y a des gens qui disent "Eh ben voilà, alors, pour aider les personnes qui en ont besoin il faut faire de la traçabilité lumineuse dans les appartement et puis il faut mettre une alarme, et puis il faut mettre une vidéo surveillance pour les aider" Et au bout d'un moment j'écoutais ça, je me disais "qu'est-ce qu'il raconte ?" Quand on est dépendant, on a pas envie de parler avec une caméra ni voir le parterre s'illuminait entre votre lit et les toilettes Ni avoir un machin qui se met en route tout seul. C'est pas ça le sujet.

Qui conçoit, on a besoin des autres. Le premier des soins c'est celui qui donne les soins, ou celle qui le donne, et donc, moi je vous met en garde mes ami(e)s d'une façon générale contre l'illusion technocratique. Non, la vie des êtres humains ça sera une vie d'être humain et pendant qu'on y est, je vais vous dire une deuxième chose, figurez-vous que les gens qui aujourd'hui s'occupent des personnes dépendantes, ça peut être pour une dépendance provisoire, c'est pas tout le temps, le personnel qui fait ça, c'est à dire les gens qui viennent à domicile, ils ont souvent des contrats de travail, mais surtout... c'est un personnel qui est souvent féminin, eh ben figurez-vous que quand on regarde les accidents du travail, il y a une espèce de course avec des moments qui changent, tantôt c'est le bâtiment qui arrive en 1 pour les accidents du travail, tantôt c'est qui ?

Ce personnel là, et 80 à 90 % des problèmes physiques que rencontrent les gens qui font ce travail, est lié à la manutention du corps des personnes qui sont dépendantes. Par conséquent, nous avons, non seulement à régler le problème de la façon avec laquelle on prend en charge, au plan financier, mais nous avons aussi à réfléchir et à trouver les moyens et à nous dire qu'on ne fera pas d'économie là-dessus. Ça existe pas faire de l'économie sur l'attention qu'on doit aux autres.

Parce que l'attention qu'on aura pas eu pour la personne concernée, on l'aura pas eu pour la personne qui s'en occupe et donc ça nous fera 2 malheureux au lieu d'1. Par conséquent, il y a besoin que les conditions de travail de ces personnels soient pris au sérieux, ces gens ne sont pas seulement là, comme se le figure certain, pour manutentionner. Il y a toute une disponibilité qu'ils doivent avoir et pour ça changer leurs conditions de travail.

Il faut que...

J'en aurais des choses à dire mais il faut que j'aille à ma conclusion. * Une personne dans le public parle à Jean-Luc JLM : Attends c'est la Sécu ce soir, la Sécu intégrale, le logement ça sera une autre fois, d'accord...

Je fais ce que je peux...

Je vous met en garde contre l'illusion technocratique, je vous l'ai dis il y a un instant. Je vous dois encore quelques mots. Vous savez ce que c'est que la DMS ?

Vous savez pas ? La Durée Moyenne de Séjour, c'est de ça dont je vous parle maintenant. Comment un système devient fou, cruel et anti-humain ?

La Durée Moyenne de Séjour à l'hôpital. Vous là, fémur cassé ? 20 jours.

Le 18ème jour le personnel s'affole, "Mais Monsieur Machin" il a le col du fémur pas en état, il peut pas... faut qu'on le garde, c'est pas possible !

Durée Moyenne de Séjour 20 jours, 20 jours arrive, dehors. Le personnel de santé qu'est là "Qu'est-ce qu'on fait ? C'est inhumain, on va pas faire ça, donc il faut qu'on le mette dans un centre de repos ou de soin" on téléphone, il n'y a pas de place bien évidemment, puis après on dit quelqu'un dit "bon d'accord, on va faire un effort mais il est autonome ? "Oui oui" c'est pas vrai, et j'ai une amie vous pouvez la regarder, elle fait des petites vidéos qui sont géniales, s'appelle Sabrina Aurora et elle raconte comment le personnel de santé se raconte des histoires les uns aux autres pour que les gens se passent les gens, parce que ce personnel de santé il est de bonne volonté, il veut pas laisser quelqu'un dans le malheur, parce que vous l'emmenez et puis quoi, ça s'appelle le "virage ambulatoire", ces technocrates ont toujours toutes sortes de mots, le virage ambulatoire c'est "vous sortez de l'hosto, vous restez chez vous" c'est sympa chez moi, sauf si c'est au 6ème étage et que j'ai une patte cassée et qu'il y a pas d'ascenseur.

Là c'est plus sympa du tout parce que ça veut dire que je vais être seul et misérable. Et ainsi de suite. Voilà ce que c'est et puis la tarification à l'acte, vous en avez entendu parler ?

Le piège total, vous arrivez vous êtes une chose. "Vous avez quoi vous ? Telle maladie, pas telle autre je m'en occupe pas, c'est pas mon sujet" poum poum poum, il y a ça qui est prévu.

Si vous en faites moins, tire-au-flanc ! Si vous en faites trop il y a de l'abus, vous en faites moins plouf ! On vous supprime des lits.

Il y a donc toute une organisation de la pensée qui est liée au soin, au rapport à la personne, à partir d'une vision technocratique et comptable qui défigure la société et rend malade tout le monde y compris ceux qui s'occupent des malades. Et au fond, c'est ça notre sujet, quand on fait une réunion comme celle-ci, c'est à ça qu'on doit réfléchir. C'est la société qu'on veut.

Où c'est sauvé mon dernier papier ? Bon, tant pis, va falloir improviser...

Non pas tout à fait...

On va bien vous saouler dans les temps qui vont venir, vous allez voir les têtes d’œuf qui vont revenir. "Les dépenses obligatoires sont trop élevées" Bon, "nous allons le comparer à la Finlande, l'Islande" enfin ils sont 1/10ème moins nombreux que nous "mais c'est pas grave c'est pour donner une idée" OK. Bref.

Tout ces gens vous parlent de prélèvements obligatoires et ils comparent des choses qu'ils n'ont rien à voir les unes avec les autres. Je m'en tiens seulement à la Sécu. Chaque fois que vous entendrez dire que les prélèvements obligatoires sont plus importants chez nous qu'ailleurs, il faut que vous sachiez qu'ailleurs n'a pas la même organisation que nous et que chez nous 40 % de ce qui s'appelle "les prélèvements obligatoires" sont liés à des dépenses sociales de santé et de ce qui va avec.

Tandis que dans tous les autres pays, la moyenne c'est 26 %. Autrement dit ils ne comptent pas les dépenses obligatoires assuré par le privé parce que si vous vous cassez une patte, que vous soyez chez nous ou ailleurs, vous vous faites soigné mais si vous vous faites soigné ici, c'est compté dans les dépenses obligatoires tandis que si vous vous faites soigné là-bas, c'est compté dans votre fantaisie et ça rentre pas dans les comptes publics. Résultat, ça vous donne un niveau de prélèvement qui est supérieur ou égal aux États-Unis, à ce que nous avons nous, pour des dépenses de santé qui reste à charge de beaucoup plus considérables, le double ou le triple de ce qui se passe chez nous.

Ne vous laissez pas entortiller par les chiffres, ce n'est pas vrai que nous dépensons trop, que la France vit au-dessus de ses moyens. Il y a un sujet sur lequel en effet la France vit au-dessus de ses moyens, c'est que ça classe dominante sociale coûte abominablement cher et que nous pourrions trouver des gens qui nous coûtent beaucoup moins cher pour faire la même chose ! Oui, nous vivons au-dessus de nos moyens avec une oligarchie pareil recors d'Europe de distribution des dividendes alors qu'on a besoin d'investissement massif dans le pays.

J'attend qu'on vienne me démontrer le contraire, j'attend qu'au lieu de venir parler de mon style oratoire, de ma cravate, de mon âge, de mes dents ou que sais-je, on vienne me montrer que j'ai tord, que ce n'est pas vrai. Parce que c'est vrai ! Parce que c'est une oligarchie toute puissante qui est un parasite sur ce système et quand je dis qu'il ne doit pas y avoir d'écart de salaire supérieur de 1 à 20 c'est à dire que quand Monsieur Gohsn veut s'enrichir sans rien faire de 6 millions d'euros supplémentaires, eh ben il va falloir qu'il en donne autant à tous ceux qui sont en bas de la hiérarchie parce que c'est ça un écart de 1 à 20 et 1 à 20 c'est beaucoup !

C'est beaucoup beaucoup ! Cette revendication, c'est à nous de la prendre, c'est celle de la Confédération Européenne des Syndicats. La société française, comme toutes les autres, comme toute la civilisation humaine, au delà de tout ce que l'on vient de se raconter, au fond quoi, 2 visions de la vie, pour les uns... c'est pas des brutes, on est pas non plus dans une ambiance de guerre civile, ceux qui sont pas, qu'on pas le cœur comme nous, qui voit pas les choses comme nous, c'est pas non plus des sauvages, eux aussi ont des familles.

Quelle est leur idée ? Leur idée c'est que dans la vie, ce qu'est le moteur de la société c'est la compétition, voilà c'est ça leur idée fondamentale. Alors ça fait pas d'eux des brutes, si pour beaucoup oui, mais bon, pas tous, et ils disent "la compétition, nous on veut bien la solidarité, c'est pas un problème pour nous.

On est d'accord pour être solidaire, on est bien élevé" "Mais pas si ça met en cause la compétition" donc la solidarité, oui, jusqu'au point où commence la compétition. Ça c'est la vision des libéraux. Toute la bande là, Macron, Fillon, tout ça.

Ils voient la vie comme ça. Et puis nous, on vient de plus loin, de beaucoup plus loin, nous, on se dit "boupf, on est là, on est les enfants desquels ? " si vous pensez à l'histoire profonde de l'humanité.

Les enfants desquels ? De celui ou de celle qui s'occupait de son voisin, de celui ou de celle qui s'occupait du plus faible, du blessé qui le soignait, de la femme qui allait mettre l'enfant au monde qu'on protégeait pour pas qu'elle fasse l'objet d'une agression à ce moment là, les petits dont on s'occupe, ceux là ils ont survécus, les autres qu'en avaient rien à foutre, qui s'occupaient de personne, que d'eux mêmes, bah ils ont disparu plus vite que les autres. Et eux, les enfants, il y en a plus.

Enfin, on pouvait penser...

Nous, nous sommes les descendants des gentils, des doux, des solidaires, des préoccupés des autres, qui bercent, qui chantent, qui dansent pour mettre une ambiance, pour réconforter, pour rassurer le groupe humain. J'exagère ?Oui, un peu, pas trop.

C'est ça le fond qui nous sépare, et maintenant, dans la vie de la vie, ça peut être pas grave, quand tout allait bien, pour tout le monde. Mais maintenant, ça va mal pour un nombre de gens croissant parce que le système est devenu fou, eux-mêmes ne le contrôle plus, plus personne ne le contrôle. L'énorme accumulation du capital qui se fait dans la sphère financière, plus personne ne le contrôle.

La folie de la cupidité de la puissance dominante, plus personne ne la contrôle vous avez vu cette histoire avec Trump ? C'est un truc entre eux là, c'est très dangereux, ils sont en train de se battre entre eux, les services de sécurité et le reste, les uns veulent faire la guerre à la Russie, les autres à la Chine, c'est des fous ! Et ils sont en train d'essayer, j'sais pas faire quoi, à leur prochain président, c'est très dangereux tout ça.

Ça c'est la guerre, mais c'est pas de ça sur quoi je veux terminer. Nous tous, les êtres humains...

Quelque soit notre religion, notre couleur de peau, notre âge, ce que nous avons prévu, nous sommes confronté au changement climatique. Mes ami(e)s, il est commencé, ne vous demandez pas si on va pouvoir l'arrêter, ce n'est pas possible. Ce n'est plus possible.

Les engagements de la COP 21, déjà qui ne seront pas tenus, prévoient 2 degrés de plus, ils ont mis un degré d'augmentation pour faire plaisir aux îles qui pouvaient pas signer parce que si on mettait pas 1 et demi, ça voulait dire qu'ils signaient qu''ils étaient d'accord pour être noyé. On a mit 1 et demi, mais quand on fait le total de ce que chaque État a prévu de faire, ça fait 3 degré et demi d'augmentation de la température. C'est intenable.

Le climat va donc changer, les courants froids et chauds dans les mers changent. En décembre dernier, la société de... géologie, je crois, internationale, a donné un nouveau nom à la période dans laquelle nous vivons, vous vous rappelez peut-être de l'école, le pléistocène, le tertiaire, le quaternaire etc.

Bon d'accord ? Ben l'ère dans laquelle nous sommes, le moment dans lequel nous sommes, ils l'appellent "L'anthropocène", c'est à dire la période où l'être humain change la nature. L'être humain, cette petite créature, sans armes, sans griffes, l'être humain charrie plus de gravats que toutes les forces de la nature.

Les fleuves, les rivières, le vent et ainsi de suite. Les traces sont incontestables, on les verra pendant 10 000 ans, 20 000 ans, 50 00 ans, 1 millions d'années il y aura encore la trace de ce que nous avons fait. De choses qui n'existaient pas et qui existent depuis le plastique, des choses qui n'existaient pas et qui existent depuis le combustible nucléaire et les poussières nucléaires qui se sont répandues sur la totalité de la surface de la Terre.

Maintenant vous savez que tout le destin de l'humanité est dans les mains de l'humanité, ce à quoi nous devons nous préparer, nous, c'est à affronter cette situation. Comment allons-nous faire ? Chacun pour soi ?

Ou tous ensemble ? C'est la vieille leçon, la première leçon que devait tirer les premiers groupes d'êtres humains, pour survivre. Qu'est-ce qui compte ?

Moi d'abord ? Ou tous les autres avec moi ? Cette grande question qui partage les tenants de la compétition tout le temps et les tenants de la solidarité revient devant la scène.

Vous ne pouvez pas être réellement écologiste et vous l'êtes tous. C'est pas une carte de parti écologiste, c'est une conscience. Nous ne sommes pas, si nous ne tranchons pas cette question là, il n'y a pas de capitalisme vert.

Le problème du capitalisme vert c'est la couleur.C'est que le capitalisme ne peut pas être vert. Ils ne peuvent pas faire l'accumulation s'ils refusent l'investissement pour changer les machines, pour changer la production, pour changer le sort des travailleurs qui travaillent derrière ces machines.

C'est ce défi qu'on va devoir relever. Alors moi je vous dis, si nous la France nous changeons de cap, si juste nous faisons ça, une constituante et ensuite la planification écologique. Ce que nous allons faire, nous les français, parce que nous sommes une grande puissance technicienne, je suis pas en train de faire du nationalisme, c'est pas ça le sujet, nous sommes une grande puissance technique, et vous savez pourquoi ?

Parce que nous avons eu une bonne école républicaine pour tous, parce que nous avons enseigné à tout le monde, y compris les gosses d'étrangers. Parce qu'on a fait ce choix là, parce qu'on a bien traité les gens, mieux qu'ailleurs, on a pu accumulé ce qui compte, la plus grande et meilleure des richesses, le savoir, l'intelligence. C'est une richesse qui, plus vous la partager, plus il y en a, au contraire de toutes les autres richesses.

Le savoir, qui va nous aider à répondre et parce que nous sommes cette nation là, nous avons une responsabilité à l'égard du reste de l'humanité. En pensant à ces milliards d'êtres humains qui n'ont pas accès à l'eau potable, qui n'ont pas accès à l'énergie, nous pouvons, nous, parce que nous connaissons les process de production pour le faire, mettre en partage la science et la technique qui permettra à tout ces peuples d'avoir ce dont ils ont besoins, en rompant avec l'ancien modèle d'accumulation, parce que s'ils font tous comme nous, il y a plus de vie possible sur la Terre. Et donc pour que la vie continue, il faudrait que mécaniquement on continue à les exploiter, qu'on continue à les rabaisser, parce que s'ils se mettent au même niveau que nous pour avoir le même nombre de voiture par habitant, le même nombre de produit qui servent à rien, la planète va mourir.

Voilà pourquoi il y a un lien entre l'idée de sauver la civilisation humaine, le paradigme écologique, l'idée d'avoir cet objectif et la République qui consiste à dire "nous faisons ce qui est bon pour tous". Comme nous sommes cette nation, nous pouvons rompre le cercle infernal dans lequel nous sommes, vous avez vu quel président ils ont élus aux États-Unis d'Amérique ? Il croit que le réchauffement climatique est une invention des chinois.

Et ainsi de suite, tout ces gens ne s'occupent de rien, les glaciers sont en train de fondre, vous savez de quoi ils s'occupent ? De savoir à qui appartient le sol qu'il y a en dessous. Voilà pourquoi les uns et les autres, les russes, les américains, les danois, tout le monde avancent les navires de guerre, pour dire "ça c'est à moi" Autrement dit toutes les conditions se réunissent, d'une bataille du type du XIXe siècle pour l'accès aux matières premières et aux territoires alors qu'on est au XXIe siècle et devant un péril majeur.

C'est pour quoi, nous serons cette puissance de paix et parce que nous ferons ça, je vous dis, parce que nous ferons ça, ce sera un déclic. Un événement, tel qu'on peut dire le siècle comment sera en 2017, parce qu'en 2017, une des principales nations du monde aura rompu avec l'ancien système et se sera orienté vers les nouveaux horizons nécessaires à l'humanité toute entière. Exactement !

Voilà à quoi je voudrais passionnément vous servir, je suis votre porte parole, je le vois puisque vous applaudissez ce que je viens de dire. Vous savez comme moi que c'est le plus urgent. C'est à ça que vous voulez qu'on travaille.

Vous ne voulez pas perdre votre temps à des querelles secondaires pour éliminer ou choisir entre des individus qui racontent la même chose et qui de toutes façons sont incapables d'imaginer un autre monde. Vous savez les périodes révolutionnaires, moi je plaide pour la révolution citoyenne, elles sont caractérisées par ça, les élites ne croient pas qu'un autre monde soit possible. Ils n'arrivent même pas à l'envisager.

Ce ballot de Louis XVI n'arrivait même pas à s'imaginer ce que ça pouvait être un gouvernement du peuple. Ça lui venait pas à l'esprit.Il n'avait jamais connu une chose pareille.Il croyait qu'il y avait des rois, des évêques, et des machins? tout ça pour maintenir le système en place jusqu'à que ce que tout explose.

Ne comptez pas sur leur prise de conscience.Ne croyez pas qu'ils vont comprendre un jour ou l'autre, ils ne comprendront jamais ! Ils ne peuvent pas !

Leurs intérêts, la logique dans laquelle ils sont leur interdit de comprendre qu'il faut passer à autre chose. Que les biens communs sont plus important que les biens particuliers, que l'intérêt général humain est plus important que les intérêts particuliers. Ça il y a que nous qui pouvons le faire, c'est pourquoi je vous dis on commencerait le siècle de cette manière.

J'allais vous dire, en pensant à d'autres événements qui se sont passés dans le passé, que quand un engrenage mortel se met en route, rappelez-vous ce qui s'est passé avec la première Guerre Mondiale, seule une intervention populaire rompant avec tout a permis que ça s'arrête parce qu'ils ont eu tellement peur de voir les soldats qui voulaient plus monter et sortir de la tranchée et tirer sur les autres parce qu'ils ont eu tellement peur quand ils ont commencé à voir qu'il fallait les fusiller pour les obliger à obéir parce qu'ils ont eu tellement peur en voyant que les russes étaient soustrait à ce système abominable, qu'ils ont été obligé d'arrêter, quelqu'un a fini par capituler. Eh bien nous, il faut qu'on leur fasse tellement peur en prenant tranquillement, par la démocratie, par les urnes, une décision politique majeure. Nous allons changer le monde et nous allons le faire en changeant notre pays, voilà par quel bout on prend le problème.

Et c'est pas trop pour nous, c'est pas exagéré parce que le jour où nous le ferons, vous verrez que des milliards d'êtres humains se tourneront aussi vers nous et regarderont comment nous sommes entrain de faire parce que eux aussi ils veulent pas qu'on dégueulasse toute la planète Eux aussi ils veulent que leurs enfants aient droit à la beauté d'un matin qui se lève, d'une eau qui coule dans la rivière, d'une écrevisse qui s'y trouve, parce que toute vie n'a pas été détruite ! Voilà, bon pour finir, parce que vraiment il faut finir...

Je vous ai parlé de Sécurité Sociale, je vous ai présenté un modèle de la Sécurité Sociale intégrale, vous avez le droit de vous poser des questions, d'en poser, la plateforme est ouverte pour ça, vous serez les bienvenus. Nos ami(e)s travaillent beaucoup, parce que vous savez on exige toujours plus de nous que de n'importe qui d'autre hein, mais le fond va pas le perdre. On parle de Sécu.

Et ses petits droits de la vie. Alors, j'ai parlé de solidarité et Jaurès apporte une touche de plus, je le dis avec ses mots, parce que moi j'ai assez dit des choses, des grandes choses auxquelles je croyais et je crois? écoutez ça : "Entre l'assurance et l’assistance, même littéralement organisé, il y a un abîme. l’assisté, même quand la loi lui donne ce qu'il appelle un "droit" est obligé de plaider pour avoir la réalisation de ce droit" ça se passe en 1910, j'ai choisi ce discours je sais pourquoi, 1910 c'est les premières retraites ouvrières à 65 ans, alors Jaurès dit "les plus durs dans le mouvement de l'époque disait "ah va pas signer un truc pareil 65 ans, on va cotiser pour les morts" on disait à l'époque et Jaurès dit "non non faut qu'on accepte ça, on l'améliorera" c'était la retraite à 65 ans, vous entendez les gens ?

Ce que vous propose Monsieur Fillon c'est de revenir ce qu'on avait à l'époque du Grand Jaurès, bon, 1910 "Il faut que le vieillard de 70 ans démontre qu'il est indigent et son indigence est évaluée, arbitrairement par les pouvoirs et puis il faut que l'individu quémande et dans son attitude d'assisté, il sent encore pesé sur ses épaules, courbés par le travail, le poids de la servitude sociale" "Au contraire, l'assuré a un plein droit. Un droit absolu, un droit inconditionnel, son titre est là aussi certain que l'est pour les bourgeois le titre de rente. A l'âge fixé par la loi, il a le droit d'exiger, il exige, il reçoit un certain chiffre et il ne reçoit pas seulement un recours matériel "Il reçoit un secours de dignité morale.

Magnifique idée d'assurance sociale qui crée pour tous les salariés un droit tangible sans humiliation". Merci !

MÉLENCHON - Réunion publique au Mans — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote