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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 15 janvier 2020 48 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsNumériqueEurope & internationalSolidarités & famille

Les vœux d'Emmanuel Macron à la presse

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Emmanuel MacronChiffre
    « en 2019 selon reporters sans frontières 49 journalistes ont été tués parce qu'ils étaient journalistes »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « la france s'engage aussi pour changer les choses structurellement dans la durée par l'ambitieuse initiative multilatérale à l'assemblée générale des nations unies nous avons en 2019 agit pour faire adopter une résolution sur la sécurité des journalistes »
  • 15:00Emmanuel MacronFait
    « la france s'est engagée avec beaucoup de quartiers nous avons mené le combat pendant des mois le ministre s'en souvient en particulier au parlement européen pour défendre le droit voisin »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mesdames et messieurs chers amis merci monsieur le président pour vos voeux et permettez moi mon tour de vous présenter les miens d'abord pour lever une ambiguïté et suite à votre dernière question ceci n'est pas un grand débat est donc vous ne serez pas séquestrés pendant sept heures dans cette salle et nous partirons pas dans un jeu de questions réponses mais je ne discuterai et volontiers avec vous à la suite de ses voeux pour évoquer tous les sujets d'actualité évidemment je le dis parce qu'il ya un an jour pour jour en effet nous étions jeudi nous parce qu'il n'ya il y avait beaucoup d'entre vous qui étaient en normandie avec moi grand bourgtheroulde pour commencer cet exercice du grand débat national et donc il ya un an jour pour jour moi je retiens comme vous la crise que le pays traverse et mais aussi l'exercice de débats démocrate démocratique républicain très largement relayé qu'augmenter décortiqué que nous avons ensemble conduit pendant plusieurs mois et qui fut ensuite consacré par en effet une conférence de presse ici même et j'ai souhaité comme il ya deux ans au pouvoir vous réunir pour présenter mes voeux parce que nous avons destin lié si je puis dire et nous partageons condition commune et que ce que vous faites quotidien m'importe premier chef ça m'apporte parce que pour paraphraser le général de gaulle quand chaque matin je veux savoir ce que je pense il est important d'ouvrir la radio de le journal ou la télévision et ça continue à être vrai y compris ce que je ne pense pas mais ceci n'est pas grave plus sérieusement vous avez aujourd'hui et vous l'avez évoqué j'y reviendrai en essayant de répondre à plusieurs de vos points vous avez à faire face à un monde de plus en plus compliqué plus en plus compliqué à expliquer une formidable transformation des méthodes de communication une forme de concurrence déloyale non seulement des plates formes et au fond de chaque citoyen qui devient potentiellement ou un journaliste ou un photographe cette fois ci non réglementée et vous avez a essayé de si je puis dire dire cette part de vérité qui vous revient c'est pourquoi les voeux que je veux aujourd'hui pour les titres les radios les chaînes que vous représentez sont des voeux de vitalité de prospérité parce que je considère que cette liberté de la presse que nous chérissons dans notre pays depuis deux cent trente ans est aujourd'hui sans doute plus importante encore que naguère j'avais évoqué en effet cette saine distance que vous avez rappelé et j'y tiens elle ne veut pas dire confrontation elle veut pas dire opposition elle veut simplement reconnaître le fait que les journalistes lato sensu sont tout à la fois des médiateurs et contre-pouvoirs et je crois que ce rôle est essentiel médiateur parce que l'effet du monde existent aux citoyens par votre truchement qui soit celui d'une photo d'un article d'un éditorial de commentaires de reportages et parce que si vous avez au delà de ce que un gouvernement des élus d'administration honte à expliquer la part de vérification de liberté justement de ton à apporter et à poser et je considère que ce rôle est plus que jamais essentiel en mettant en scène les grands débats qui traversent la société en dépliant les problèmes en dévoilant leur complexité vous faites en effet oeuvre de civilisation au sens où vous empêcher que les seules passions s'empare de l'époque de l'espace public et finalement que le peuple se réduisent à l'état de foule et 7 cette fonction on y reviendra être sans doute aujourd'hui plus importante que naguère je veux ici tout particulièrement pensé à claude sans père qui nous a quittés qui étaient animées en quelque sorte de cette religion de l'exactitude et d'autre part vous fait vivre au français des moments d'émotion de communion vous jouer aussi un rôle majeur de tisseur de lien et de la même manière c'est avec émotion que j'évoque la mémoire d'eugène saccomano cette grande voix de la radio qui a enchanté des générations d'amoureux du sport je pense qu'on est plusieurs ici aussi à avoir vibré au son de sa voix et a pensé être sur le stade d'un terrain de football sans voir une seule image ce double rôle informer d'une part et faire vivre des événements à tout un peuple d'autre part et je distingue à des fins ces deux rôles car je n'ai jamais cru alors confusion leur fusion ce double rôle c'est je crois le coeur de votre vocation de votre métier je n'imagine pour beaucoup d'entre vous de ce qui a fait cette vocation et cet engagement de chaque jour et je pense que c'est la base tout à la fois de votre liberté la responsabilité immense à quel est le conduit je relisais il y à peu à ce sujet une conversation qu'au soir de sa vie jean lacouture publia sur le rôle du journalisme dans la société dans laquelle ils revendiquaient justement cette liberté totale y compris le droit de ne pas dire quand cela ne servait pas la compréhension des enjeux et de clamer le monde est mon métier comme pour affirmer que l'information est une affaire de professionnels mais dont l'objet est sans limite je crois que c'est vrai ça reste un métier plus que jamais et son objet le monde ces mots n'ont pas pris une ride l'information est une affaire de professionnels et c'est pour cela que votre beau métier les savoir-faire l'expérience que vous déployez compte tant dans une société c'est pour cela aussi que je continuerai à m'appuyer sur votre expertise à chaque fois que nécessaire comme je lé beaucoup fait ces derniers temps ceci étant dit les défis ne sont pas minces et je veux ici en brosse et quelques-uns est en tout cas essayer de revenir sur une partie d'entre eux premier défi c'est la menace même qui pèse aujourd'hui sur la liberté de la presse cette liberté fondamentale qui est encore menacée dans trop d'endroits du monde je voudrais peut-être commencer parce ce grand temps que si vous m'y a autorisé avant de revenir à notre sujet en 2019 selon reporters sans frontières 49 journalistes ont été tués parce qu'ils étaient journalistes parce que comme vous tous ici le choix de leur vie c'était d'informer leurs concitoyens 49 c'est presque deux fois moins que l'année précédente mais c'est toujours cependant 49 de trop comme sont trop nombreux encore les agressions emprisonnement dont vos confrères ont été victimes la plupart du temps dans les pays évoqués dans une totale impunité et à chaque fois qu'un tel cas advient c'est la liberté de la presse qui est bafouée et ce sont nos valeurs mêmes qui sont attaqués et c'est donc naturellement aussi en fidélité à cette histoire qui unit notre nation à la liberté de la presse porter au quotidien que nous menons ces combats et que nous nous mobilisons à chaque fois depuis deux ans et demi à chaque fois que des journalistes et ça n'a pas commencé à deux ans et demi ça a toujours été le rôle la vocation de la france à chaque fois que des journalistes ont été arrêtés de manière arbitraire nous avons fait entendre notre voix en 2019 notre action diplomatique a engendré des résultats concrets je pense à la libération rapide des deux journalistes du quotidien qui avait été arrêté au venezuela en janvier dernier au photojournaliste égyptien mahmoud abou zayed dit shaw can libérée en mars dernier après plus de cinq ans de détention aux deux journalistes de l'agencé reuters en birmanie arrêté en décembre 2017 et condamné à sept ans de prison alors ce qui alors qu'ils enquêtaient sur les massacres des rohingya qui ont été libérés le 7 mai dernier aux journalistes ukrainiens romane soutien codétenu en russie libéré en septembre et nous continuerons ce dialogue il est parfois tenus dans un cadre dont je tiens toujours informé à la fois les dirigeants des titres concernés d agence et reporters sans frontières il est parfois tenus dans un cadre discret pour être efficace mais qu'il s'agisse de la chine de l'arabie saoudite de l'egypte évidemment de la turquie il y en a beaucoup d'autres à chaque fois nous portons cette exigence en essayant d'obtenir des résultats et délibérations et nous continuerons de le faire la france s'engage aussi pour changer les choses structurellement dans la durée par l'ambitieuse initiative multilatérale à l'assemblée générale des nations unies nous avons en 2019 agit pour faire adopter une résolution sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité elle a été en novembre dernier à l'eau et ce2 nous nous appuyons sur le représentant pour la liberté des médias notre compatriote harlem désir et avec reporters sans frontières nous avons lancé le partenariat international pour l'information et la démocratie qui vise à préserver l'accès de tous à une information indépendante plurielle et fiable face aux assauts des temps 30 et à d'ores et déjà l'on rejoint ce qui constitue un légitime motif de fierté et d'espoir et nous allons poursuivre cette indispensable travail cette liberté que j'évoquais fille elle est menacée dans des géographies qui se construisent parfois en opposition à tout contre-pouvoir elle est aussi aujourd'hui bousculé par la pression les effets de foule qui accompagne aussi les réseaux sociaux est une forme d'ordre moral qui accompagnent notre époque il ya une forme de paradoxe dans l'époque que nous vivons où la liberté absolue sans aucun tabou tout particulièrement celles des réseaux sociaux conduit à ce qu' on puisse lapider du jour au lendemain ce qu'on avait célébré qu'on puisse la pide celles et ceux avec lesquels on avait pu se montrer complaisant est en quelque sorte qu'une forme d'ordre moral spontanée n'émerge ainsi successivement sur des questions ou des causes je m'interroge pas la légitimité de ces causes de ces questions et quand elle veut quand elles existent il faut sur ce point légiférer nous l'avons fait à chaque fois et il faudra continuer de le faire mais quelque chose s'installe collectivement dans la sphère politique médiatique qui doit nous préoccuper et qui aussi je le crois doit devenir un sujet de réflexion pour votre liberté je le mentionnais ici cinq ans après l'attentât de charlie hebdo et alors que le new york times a décidé en mars dernier de cesser de publier des dessins de presse 7 l'un des signaux faibles ce que je suis en train d'évoquer je souhaite que notre pays continue de ne pas céder à ce que j'appelle cet esprit de lapidation et à cette forme d'ordre moral autoproclamé il serait introduit je souhaite que dans notre pays on puisse continuer de critiquer très librement toutes formes politiques et toutes religions tout état évidemment les pouvoirs ici présents mais pouvoir dans tout autre pays nous sommes un pays où la liberté de critiquer va avec la liberté de s'exprimer ou la liberté de blasphème est aussi protégé et où j'y tiens très profondément à ce qu'elle soit maintenue et préservé j'évoquais à l'instant l'importance des dessins de presse la france est toujours aux côtés d'esprit du 11 janvier de ceux qui défendent la liberté d'expression dans toute sa plénitude nous l'avons démontré en mai dernier en soutenant activement l'adoption de la déclaration d'addis abeba sur le dessin de presse et nous venons de lancer mission pour créer en france la maison du dessin de presse et du dessin satirique voulu par george rollins qui le ministre de la culture s'est fortement exprimée sur ce sujet le porte à raison un lieu de rencontre de formation d'exposition et qui bien évidemment travaillera avec le réseau des lieux existants dédiée au dessin de presse sur le territoire je crois qu'il nous faut continuer de chérir cet esprit de liberté rené andrieu lorsqu'il dirigeait l'humanité avait pour coutume de demander à ses journalistes de l'irt un dalle non pas que stendhal soit le moteur communiste le plus connu mais parce que chez stendhal auteurs que j'aime aussi profondément le goût de la liberté priment sur le reste il va avec la vocation qui est la vôtre j'ai essayé d'appliquer la même discipline aux collaborateurs de cette maison nous ne laisserons jamais non attaqué cette liberté nous lasserons genou ne lasserons jamais de défendre celle ci qui conditionne toutes les autres celle de chercher à protéger celles et ceux qui ont fait le bon choix d'informer à l'extérieur de nos frontières et bien et vit bien évidemment à l'intérieur de nos frontières et je suis très sensible à ce que vous avez évoqué sur les violences dont les journalistes ont pu faire l'objet là encore permettez moi de ne pas les mettre au même niveau j'ai eu l'occasion hier de m'exprimer sur les violences dont notre pays est l'objet je ne connais aucun policier aucun gendarme qui s'engagent dans la police ou la gendarmerie pour être violent il là pour protéger l'ordre public c'est d'ailleurs pour ça que lorsque vous êtes attaqués cambrioler vous faites appel à eux il ya d'abord une violence qui s'est installée dans la rue et je pense qu'il faut remettre les choses au bon endroit et dans le bon ordre il y à une violence de rue qui s'est installée dans notre pays dont on avait vu les premières traces au moment d'ailleurs de l'occupation de notre dame des landes qui avait pris un nouveau tour au moment des événements et des manifestations 2016 et qui s'est fortement développée ces derniers mois il nous faut évidemment non seulement la réprimer la combattre avec beaucoup de clarté la sanctionner à chaque fois qu'elle existe et je serai intraitable sur le sujet il nous faut aussi en comprendre les prémices et ça c'est un travail politique morale sur notre propre pays consiste à comprendre comment un tel rythme de saisir certains de nos concitoyens et la dilution en quelque sorte de tous les rapports au réel ou à l'ordre des choses il ce travail n'est pas terminée ne se fera pas en un jour ordre public clarté de la réponse judiciaire travail politique en profondeur sont là et je le rappelle c'est dans ce cadre d'ailleurs que des journalistes ont été attaqués parce qu'ils étaient journalistes et que des journalistes au moment de la crise dite des filets jaunes ont été protégés par les forces de l'ordre parce qu'ils étaient journalistes et je ne vous ai pas entendu le rappeler je pense que c'est important de d'apporter cette clarification et c'est bien normal dans une démocratie mais ça veut dire que nombre de nos concitoyens alors considéré que les journalistes étaient devenus des ennemis parce qu'il ne disait pas ce que voulait entendre ou que ne disait pas une vérité qui était la leur ou celle qu'ils partageaient sur leurs réseaux sociaux preuve si il en est toutefois que toutes les informations ne se valent pas parce qu'elles n'ont pas forcément toutes le statut d'information ce qui surviendrait sur ce sujet ce qui veut bien dire que quelque part il faut réguler ou réglementé et d'ailleurs votre profession a toujours vécu dans la régulation réglementation qu'il s'agisse de la liberté elle-même comme du modèle économique enlevez la régulation pardon de le dire il n'y a plus un titre une chaîne présent qui existe et donc ne vous trompez pas à combattre peut-être trop rapidement toute forme de régulation historiquement elle vous a protégé et le continuera de le faire et le sujet que j'évoque est un sujet de protection pour votre profession et la liberté même de la presse parce que la distinction entre ce qui est de la presse et ce qui n'en est pas et donc il y a eu ces violences que je réprouve mais dont je voulais rappeler le cas et il ya eu dans le cadre des il y a dans le cadre des manifestations en effet des violences dans lesquelles les journalistes ont pu être prises à partie et non pas par parfois pas pu faire leur travail comme il se devait il vous en avez rappelé les termes et je les condamne avec la même clarté et de la même manière qu'eux il importe de rappeler l'indispensable travail dans une démocratie que font les forces de l'ordre qui sont au service de l'ordre public et du respect de la loi il importe d'exiger le respect de toute la déontologie et l'exemplarité et c'est pour ça que j'ai demandé aussi des propositions précises au ministre de l'intérieur sur ce sujet et je souhaite aussi d'ailleurs que au delà du dialogue qui a commencé avec votre profession pour clarifier sécuriser le cadre d'intervention dans les manifestations celui ci puisse encore être amélioré pour qu aucune dérive ne soit possible et que tous les journalistes qui sont dans le cadre d'un événement quel qu'il soit soit protégé de la violence et puissent faire leur travail comme ils doivent le faire au delà de ces défis et de ce rapport à la liberté vous l'avez aussi évoqué dans votre propos nous sommes collectivement confrontés à une lutte celle contre les fausses informations ce que nos amis anglo-saxons nomment les fakes news ce qu'on a parfois essayé de traduire par un fox et ce sujet n'est pas nouveau mais après un trou alors je vous entends lorsque vous rappeler la loi de 1881 permettez moi de vous dire qu'en 1880 sauf à ce que j'ai raté quelque chose n'est les réseaux sociaux n'existaient ni les grandes plateformes que nous évoquions et qu'à l'époque en tout cas je n'ai pas été informé de ce point on n'avait pas vu des grandes démocraties est parmi les plus grandes voire leur élection manipulé de manière établi par des attaques sur les réseaux sociaux et des détournements d'information or c'est une réalité de nos démocraties et ce fait nouveau faut bien que nous puissions l'appréhender collectivement et donc la loi de 1881 reste évidemment le cadre enfin il faut pas en faire un dogme sinon on oratorio quelque chose alors face à ces fausses informations vous avez raison l'esprit critique l'éducation sont le fondement est à cet égard le travail qui est fait dans nos écoles nous continuerons de faire que nous avons renforcé les partenariats qui sont noués d'ailleurs avec votre profession le développement aussi d'une presse d'éducation de la jeunesse indispensables sont la base suffisent tél nous avons collectivement constater que pas tout à fait il nous faut donc et l'actualité dans de nombreux pays nous l'a montré pouvoir répondre aux défis contemporains et continueront de s'accélérer lesdites fake pour parler en bon français comme on les appelle et donc la capacité à produire vidéo totalement trafic et qui a toutes les apparences de la vérité les manipulations auxquelles on assiste montre bien que il faut à un moment et dans des circonstances particulières qu'on puisse collectivement définir quel est le statut de tels documents qui parle doux et avec quels matériaux premier sinon nous sortons du monde a certes un rapport à la vérité je crois que votre profession repose sur une certaine idée de la vérité est en tout cas un rapport à celle ci et je crois que c'est la protection de ce bien commun qu'est la démocratie qui est précisément en cause alors pour faire face à cela il y a eu comme je m'y étais engagé travail menés par le gouvernement avec très gros travail mené avec le parlement pour lutter contre justement c'est un fox en période électorale les textes ont été promulguée il ya un an et je veux croire sur ce sujet compte tenu des limites qui sont définies qu' il n'est pas une menace pour une profession parce que il s'inscrit dans un temps et avec des procédures et en particulier le contrôle du juge qui évite tout arbitraire et n'est en fait pas si je puis dire un droit de deux temps normaux mais il est nécessaire lorsque tel ou tel est attaqué par une information détourné une fausse information dans une période où chaque minute compte et où la démocratie est en jeu puisque c'est le choix des concitoyens qui s'établit sur cette base que sous le contrôle du juge les voies et moyens de protéger les règles d'un bon fonctionnement démocratique soit là il ya ensuite le rapport à la vérité est là dessus beaucoup de travail a été fait par vous même et l'ensemble des rédactions ici présente les cellules de riposte de décodage et vous me permettrez de citer aussi là-dessus notre agence nationale agence france presse qui reconnu à l'international pour son dispositif afp factuelle qui traque les rumeurs les débusque les combats et qui a signé un partenariat avec facebook pour déployer son savoir faire dans une trentaine d'états ce que toutes les rédactions ici présentes ont progressivement déployé son des instruments extrêmement efficace pour justement lutter contre ces fausses informations en temps normaux les premiers outils donc sont là opérationnel mais il faut désormais les utiliser à plein et le chemin est encore long pour aller au bout de ce travail alors sur ce sujet je ne pense pas que la loi puisse tout nickel soit souhaitable en toute matière beaucoup de choses et de contre vérités ont été dites sur ce que je pouvais avoir comme intentions sur sur ce sujet je pense pas que ce soit au gouvernement de dire qui est journaliste qui ne l'est pas quel est le statut de l'information etc je n'ai jamais pensé cela je ne crois pas que ce soit une voie dans laquelle nous ayons collectivement à nous engager mais je suis convaincu d'une chose c'est que la société du commentaire permanent n'est pas la société de l'information et c'est que la multiplication des auteurs possibles de traces ou de simili journalistique est une menace pour votre profession et pour la démence et je crois donc que c'est votre travail mais c'est à vous de faire telles que vous souhaitez l'organiser mais je me permets de là où je suis et c'est je crois mon rôle d'attirer votre attention sur le fait que aussi longtemps que vous ne le ferez pas vous laisserez prospérer une forme de concurrence déloyale dans le rapport à la vérité et vous laisserez prospérer ce que d'aucuns d'ailleurs aujourd'hui privilégient plutôt qu'un rapport à la vérité ou un rapport à une approche éditoriale assumer la société des affinités choisi et d'une transformation de la vérité c'est celle qu'on voit aujourd'hui prospérer sur les réseaux sociaux font un moment quelqu'un pour pouvoir dire d'où vient cette trace quel est son statut qu'il a authentifié dans quel contexte l été et pouvoir la qualifier c'est la base de votre travail mais si quiconque émettant depuis son téléphone portable peut se considérer comme journaliste vous permet de vous dire que dans la base déontologique la vocation même l'existence même de votre profession la capacité à tenir dans la durée sera difficile et il en ira de même puisque je fais parler de ça dans un instant du modèle économique parce que plus rien n'aura de valeur si chacun dans la rue peut faire du journalisme sans qu'on sache qui commet à quel moment il n'y aura plus de photographe de presse et plus de journalistes de presse il y aura des citoyens cherchant à convaincre d'autres citoyens qu'ils ont une vérité il y aura des citoyens liés par des réseaux sociaux des groupes d'amis qui seront convaincus qu'ils ont la vérité entre leurs groupes et qu'elle est partagée avec la vérité n'est plus dans des médias qu'ils ne répètent pas ce que partagent entre eux nous sommes dans une société du commentaire du cloisonnement de la décontextualisation de la décorrélation des faits au réel les pouvoirs publics ont une part à jouer sur ce sujet pour ce qui les concerne mais vous avez une part à jouer et elle vous appartient je ne pense pas qu'il faille réglementée sur ce point mais je pense que vous avez vous collectivement des choix à faire certains titres l'ont fait mais je voulais attirer votre attention sur ce point en distinguant bien ce qui relève de la loi ou des réglementaire et ce qui relève de ce qu'une profession est dicté pour elle même et se donne comme règle et ce qu'elle peut ensuite opposé aux autres ou expliquer aux citoyens et je pense que c'est important dans ce temps que nous vivons où la défiance s'installe défiance qui n'est pas neuve à l'égard de la parole publique mais qui s'installe aussi à l'égard de la parole journalistique je pense qu'il est bon pour personne de tomber dans l' hyper relativisme même temps que les réseaux sociaux et que la digitalisation bouscule ce rapport à la vérité qui est supposé des changements et un travail à venir c'est un nouveau modèle économique il faut aussi inventer je vais pas ici être l'on vous connaissez tout cela vous le vivez que vous soyez photographes journalistes dirigeants de rédactions ou patrons de presse vous avez à vivre les conséquences de ces transformations la perte d'un modèle économique une valeur qui est ici bousculer j'étais en octobre dernier au centenaire en effet vous l'avez rappelé du journal la montagne et je rappelais cela en partageant aussi la contrainte avec beaucoup parce que ce faisant on a oublié aussi que derrière chaque journal chaque rédaction il y a évidemment justement un rapport à la déontologie une exigence nous devons apporter un regard un choix éditorial mais qui est affiché et assumé avec clarté et transparence à l'égard des citoyens lecteurs mais aussi beaucoup d'autres choses qui sont là et qui participe en quelque sorte du modèle économique historique auquel vous contribuez toutes et tous la capacité à réunir les gens et à procéder à un travail de médiation dans la société qui est indispensable beaucoup de vos titres d'ailleurs conduisent à éduquer à prendre je le disais pour les écoles mais réunissent aussi nos concitoyens autour de travaux de colloques de séminaires de plus en plus vous organisez de plus en plus des événements vous ne faites pas qu écrire un journal ou que procéder à de l'information en radio ou une télévision votre activité s'est diversifiée avec la même déontologie mais créant d'autres espaces de médiation qui sont indispensables et il ya toute une chaîne si je puis dire delà de la médiation qui est indispensable dans une société et qui va du journaliste de l'éditorialiste jusqu aux kiosquiers qui joue un rôle extrêmement important et auquel je tiens beaucoup alors face à ces transformations qui ont déjà beaucoup bousculé vos professions il nous faut apporter des réponses collectivement là aussi d'abord en nous protégeant face aux assauts de certains acteurs vous l'avez également évoqué votre travail à vous journalistes photographes sur lesquels vous passez vos jours vos nuits aussi et parfois davantage est aujourd'hui pillées par les grandes plateformes du numérique qui diffuse vos articles vos productions sans payer ou en payant des sommes dérisoires avec des comportements prédateurs qui très clairement là aussi rendent peu soutenable dans la durée l'exigence qui va avec votre pratique et vos professions sur ce sujet la france s'est engagée avec beaucoup de quartiers nous avons mené le combat pendant des mois le ministre s'en souvient en particulier au parlement européen pour défendre le droit voisin et l'adoption de la directive et nous l'avons en premier transport ce combat n'était pas gagné y compris avec nos partenaires les plus proches et avec des raisons qui étaient aussi entendus un vrai débat par exemple en allemagne autour de ce qu'était la liberté d'expression et la capacité à échanger des contenus et on nous a dit à ce moment-là vous voulez protéger la presse mais vous venez restreindre la liberté d'expression et d'échangé il ya eu aussi faut pas l'exclure un certain lobbying au parlement européen et on a dû se battre et nous avons gagné de peu mais aujourd'hui cette directive est menacée dans son application vous le savez je vous félicite sur la capacité que vous avez eue collectivement à vous organiser sur laquelle nous devons rester organisé jusqu'au bout parce qu'aujourd'hui une fois cette directive passé et en france pour la première fois transposé comme je le disais vous êtes l'objet d'une menace plus exactement d'un chantage celui du déréférencement le premier qui cède nous fait tout faire dont je vous parle très sincèrement et donc il nous faut sur ce sujet mener le combat les procédures sont engagées devant l'autorité de la concurrence et nous ne céderons rien et qu'il s'agisse des droits voisins pour les journalistes comme les photographes nous devons les défendre comme nous avons défendu le droit des auteurs parce qu'ils en vendent il en va de la possibilité même de créer et d'informer dans nos pays et il en va de la défense de nos modèles il n'y a pas de transaction avec ceux qui veulent billets qui font du chantage qu'il soit possible je vous parle très franchement il n'y en a pas parce que cette transaction ira avec une dégradation et surtout elle est attentatoire à ski nautique et notre démocratie ça voudrait dire qu'on peut au niveau européen porté un texte le faire adopter et décidé de ne pas l'appliquer parce qu'il y aurait eu un chantage ce qui se joue avec les acteurs français c'est un test le même qui est aujourd'hui en cours sur la taxe numérique c'est la concurrence entre deux modèles un modèle anglo saxon qui veut donner le primat à la diffusion et qui considèrent qu'on peut éradiquer tout ce qui est qui relève en quelque sorte une protection d'une production indépendante de contenus qu'ils soient d'ailleurs journalistique comme créatif et de l'autre côté un modèle français parce que nous sommes en effet je crois pouvoir le dire les principaux parfois les seuls à le défendre celui qui défend les auteurs les journalistes les reporters les photographes c'est à dire celles et ceux qui précisément ont dans leurs mains quelque chose de particulier qui relève d'une singularité qui va avec votre profession comme celle qui va avec le métier la vocation des trotteurs et sur ce sujet nous ne devons rien céder rien nous mèneront le combat avec force et je crois qu'il nous faut de plus en plus expliquer à nos concitoyens le défendre parce qu il s'accompagnera d'épreuve de force avec ses grands acteurs pour nous protéger il faut aussi innover et beaucoup ici l'on fait le salut de la presse viendra des nouveaux formats des nouveaux angles des nouvelles idées je l'évoquais tout à l'heure rapidement je vous sais tous mobilisés d'ailleurs pour aller sur tous ces sujets de modernisation de la capacité à diffuser de changement des formats d'accompagnement des formats historique pour chacune et chacun d'entre vous avec des formats adaptés aux réseaux sociaux complémentaire de création d'événements et donc l'innovation est aussi clé dans cette capacité à garder les lecteurs ou les auditeurs où les téléspectateurs et par les idées nouvelles les risques pris d audace réussir à consolider notre modèle historique en contribuant aussi à réinventer et puis il nous faut l'accompagner je me suis engagé à ce que l'état joue tout son rôle en lançant un plan de filières presse tout à mais tout a été mis sur la table et vous avez conduit un travail avec l'association de la presse d'information générale et ses représentants qui a été présenté au gouvernement aux différents ministres et que j'ai évoqués là aussi lors du centenaire de la montagne les ministres ici présent nos mères et franck riester ont largement travaillé à ce sujet et ce travail se poursuit plusieurs mesures sont déjà acté la mise en place dès 2020 d'un crédit d'impôt sous conditions de ressources pour encourager les français à s'abonner au titre de presse un plan d'accompagnement de la réforme industrielle de l'impression pour réussir la transition énergétique du secteur il faut poursuivre la prochaine semaine ce travail autour des propositions qui ont été faites d'autres propositions conduite par les ministres la modernisation du fonds stratégique pour le développement de la presse a aussi été engagé afin d'en si simple eefje les procédures d'améliorer les dispositifs dead et je tiens beaucoup à ce plan de filière parce que aussi vrais que vous êtes en train de transformer le modèle qu'il nous faut protéger contre les prédateurs ce qui est le métier d'informer il nous faut pouvoir accompagner justement comme il se doit la capacité d'informer cette simplification que j'évoquais du fonds stratégique sera effective dans trois mois par décret et des mesures spécifiques seront également prises pour la presse en outre mer particulièrement fragilisé qu'il s'agisse des de pluralisme ou dead à la distribution et je crois pouvoir dire quels que soient parfois les polémiques qui naissent que notre rôle est bien d'accompagner tous les plans de sauvetage de titres quand il east parce que la défense du pluralisme va avec la démocratie quel que soit d'ailleurs les orientations des titres concernés je crois que c'est extrêmement important et que la vitalité de notre débat s'accompagne d'une capacité à préserver le pluralisme de nos titres ce plan qui se joue n'est pas simplement l'avenir d'une filière économique c'est celle justement que ce pluralisme de la vitalité nos institutions est finalement un peu de l'esprit de notre république c'est pourquoi je souhaite que nous soyons au rendez vous des attentes des exigences et aussi des propositions que porte le gouvernement quand on évoque les investissements et les moyens dont bénéficie le secteur de la presse évidemment la question de l'indépendance économique des médias s'impose et vous l'avez aussi évoqué en creux dans votre propos cher président sur ce sujet nous ne devons pas être fermé par principe à ce que de grands acteurs économiques y compris étrangers investissent dans la presse française il est des titres pour lesquels cela fonctionne parfaitement nous devons veiller en revanche à ce que toutes les garanties soit au rendez-vous pour protéger le pluralisme de l'information l'indépendance des rédactions et finalement défendre cette presse souveraine et libre qui est la marque des grandes nations en 2019 la loi bichet a été modifié en ce sens de sorte que les sociétés de distribution de puissent être contrôlés à plus de 20% par les intérêts étrangers non communautaires dans la même lignée grâce à un décret du ministre de l'économie publié le 1er janvier la presse est désormais inclus dans le contrôle des investissements étrangers ce qui implique un régime d'autorisation préalable est très protecteur et quel que soit le statut des investisseurs nous continuerons à veiller à l'indépendance journalistique et à éviter toute forme de concentration qui viendraient justement mettre en péril cette indépendance et je suis sûr que des débats continueront de voir le jour dans les prochains mois sur ce sujet qui nous amèneront collectivement à poursuivre la réflexion et de travail quelques mots enfin on peut conclure de la réforme de l'audiovisuel dont vous avez parlé pour vous répondre discutée au parlement en ce début d'année elle a fait l'objet d'un très gros travail une concertation aboutie d'un engagement du ministre de nombre de parlementaires tous les français tiennent à nos chaînes de télévision nos stations radio eux qui passent en moyenne quatre heures par jour devant la télévision et pour 90 % écoutent la radio au moins une fois par mois télévision comme radio font ainsi partie du patrimoine national et constitue très clairement des relais essentiels du soutien à la création et aux artistes à une forme d' exception culturelle française qui est aussi une exception audiovisuelle l'enjeu de la réforme et je vous remercie de mots que vous avez eue sur ce point sera de faire en sorte que nos acteurs publics comme privés fils vivre s'épanouir dans un contexte de concurrence sans précédent des grandes plateformes du numérique beaucoup de choses ont été faites justement pour clarifier les règles permettent je crois de porter avec plus d'ambition les réponses que notre audiovisuel peut aujourd'hui opposé à d'autres formes d'innovation en même temps que nous essayons d'imposer à tout le monde les mêmes règles là dessus nous sommes aussi ouverts à toutes les améliorations qui sont possibles en la matière et qui permettrait d'aller plus loin le texte aussi accorde une place importante à l'audiovisuel public qui est un secteur à mes yeux extrêmement important alors je sais que beaucoup pensent avec coeur du texte que au fond avec cette espèce de deux holdings et qui mise en place on voudrait recréer le rtf c'est une perspective je me souvenais de ce qui était rapporté 10 rapporté lorsque jacqueline baudrier dirigé l'information de la rtf elle aurait dit à un journaliste qu'elle s'apprêtait à embaucher il paraît que vous n'êtes pas à gaulliste comment allez vous faire pour être objectif sur ce sujet je veux rassurer tout le monde je pense que nous avons beaucoup de marge nous sommes à l'abri du risque mais je vous rassure et les éléments organisationnels qui sont portées par le ministre vont avec je crois à la volonté justement d'assurer une pleine complémentarité entre l'intégralité de l'offre publique audiovisuel l'offre radiophonique et digitales et de permettre justement de mettre en avant à tirer avant tout notre capacité à produire des contenus de l'audiovisuel public et à assurer quelques unes des ambitions que nous voulons parce que je crois que tous on tient justement nos émissions qui ont tous et tout bercé notre enfance qu'il s'agisse de france culture d'antenne 2 et de tout cet imaginaire qui appartient à notre 2 à notre audiovisuel public et donc il ya quelques principes ici que vous les rappeler auquel je tiens d'abord la garantie de la qualité et la diversité de l'offre aussi bien pour les programmes que pour la formation qui est au coeur de cette réforme et je crois pour lesquels elle est bénéfique ensuite la bataille de la proximité avec le développement des programmes régionaux en symbiose avec les territoires et leurs acteurs par exemple avec l'offre numérique commune france bleu france 3 parce que la mondialisation n'a pas éloigné nos concitoyens est d'ailleurs nulle part des territoires au contraire ils expriment un besoin d'ancrage local d'information de proximité là aussi d'enracinement enfin je crois aussi rôle d'éducation de l'audiovisuel public en particulier auprès de la jeunesse de ce point de vue la plateforme éducative du service public lancée il ya deux mois et qui permet à nos enfants de développer leur culture générale d'apprendre de voir au fond le monde autrement constitue un bel exemple à suivre est allé plus loin en ce sens ce qui a fait et fait encore la force de notre service public de l'audiovisuel capacité à bouger les lignes à surprendre à prendre des risques et que les logiques de marché ne permettent pas toujours de prendre dans cette complémentarité au fond il nous faut préserver et sur laquelle je crois nous devons continuer d'avancer et c'est bien cela devons cultiver la prise de risque la singularité visait toujours des contenus hors norme j'allais dire des contenus français ça peut impliquer parfois d'engager des plans de transformation que dirigeants et dirigeantes ont amené qui suscite parfois des inquiétudes je n'ignore rien de la grève en cours particuliers à radio france mais nous devons continuer d'avancer de faire vivre cette singularité au moment où elle est bousculée et chacun doit pouvoir prendre ses responsabilités là où il est nous ne devons jamais renoncer à opposer au fond aux dynamiques d'uniformisation qui sont partout à l'oeuvre une forme de résistance culturelle assumer et fier mais il faut que nous nous en donnons les moyens par des capacités à nous réorganiser à nous transformer à porter cette ambition c'est je crois ce que ce texte et les choix que nous avons faits permettent de porter voilà donc pour les grands sujets qui vont nous occuper les combats communs qui doivent nous rassembler et j'espère quelques unes des réponses que je voulais apporter à votre question je ne voudrais pas conclure sans évoquer ce qui est important aussi qui est notre quotidien vous l'avez alors je vous ai bien entendu et je sais que nous vivons ensemble je le disais pour ce qui est de cet exercice quotidien qui est le mien par votre truchement d'essayer de savoir ce que je pense mais je sais que vous aussi vous avez parfois vous endormir en vous demandant ce qu'on va faire le lendemain et qui peut désorganiser les choses parfois qui désorganise les soirs et les week-ends et qui bouscule beaucoup de votre agenda en particulier pour celles et ceux qui ont à me suivre au quotidien en hexagone outre mer ou à l'étranger et donc beaucoup de choses ont commencé d'être fait et nous poursuivrons pour que ce soit simplifiée et je vous ai entendu sur aussi la liberté de s'organiser et d'interagir plus facilement et je veux vous sur et la conférence d'avril dernier ne sera pas là la dernière du quinquennat je ferai d'autres conférence de presse je veux pas m'enfermer dans une liturgie si je puis dire parce que il faut qu'elle se justifie parce que quand on se donne des rendez vous pour se parler si on n'a rien à dire ça crée des rendez vous manqués mais quand on a des choses à dire il faut pouvoir le faire et je pense est un exercice très utile mais je vous ai je vous ai entendu président et puis sur le plan matériel là aussi vous l'avez évoqué le début du quinquennat a pu nourrir des malentendus parce que j'ai eu cette question de la salle de presse la salle de presse d'abord sauce ça correspond là aussi un rythme biologique est normal pour tout nouveau président qui vouloir changer les règles donc j'ai vite arriver là même biologie là aussi je crois que c'est le général de gaulle lorsqu'il est arrivé dans cette maison qui a mis fin à une pratique alors ligne enfin je crois dans la durée mais je n'ai aucun moyen de vérifier et les moyens technologiques contemporain à mon avis finalement on fait perdre le général de gaulle mais avant qu'il soit président l'habitude était dans la cour de l'elysée que les grandes signatures de la presse puisse monter dans les voitures des ministres pour avoir le compte rendu du conseil dont il sortait je vois que ça crée beaucoup d'envié chez vous ne poussez pas le bouchon même en début d'année et donc les fauves et les ferniot et plusieurs autres signatures avait pris cette habitude et avait l'exclusivité d'abord il me semble parfois voir que sans que ce soit dans la voiture certains journaux du mercredi on décompte rendu exclusif de conseil des ministres est avec une semaine de décalage mais les choses sont assez fidèlement rapporté et l' usage du tweet du téléphone fait que les choses ont été remplacés bon pour qu'il s'agit de nous il ya eu cette salle de presse et au fond vous avez vécu ça comme un président de la république si je puis schématiser les choses qui vous disais si vous voulez travers travailler qu'à traverser la rue cette formule ne m'a pas porté chance j'essaie d'être lucide sur moi même c'était une formule très actuelle un haut fond donc on a plutôt décidé de dire il ya une très belle salle de l'autre côté de la rue qui permet de mieux travailler mais on garde une salle en effet dans la cour de l'elysée qui permet de travailler de manière plus pratique dans les urgences et qui n'enlève pas la part de transparence parce que c'était parce qu'ils étaient recherchés dans le quotidien voilà donc je voulais vous rassurer c'est dans le même esprit que nous allons poursuivre et donc c'est dans le même esprit que je serai amené sans doute dans les prochaines semaines à revenir sur la réforme des retraites de manière spécifique parce que je pense qu'il faut en effet continuer à expliquer et donc j'aurai ma part avoir égal tant du gouvernement de la concertation mais je pense que j'aurai en effet à m'exprimer ce sera peut-être une conférence de presse où une émission j'ai pas encore choisi mais rassurez vous je le ferai de manière structurée au delà des quelques mots que j'ai pu avoir hier voilà mesdames et messieurs ce que je souhaitais vous dire en ce début d'année au fond vous dire que collectivement nous sommes quand même face à un monde en grande bascule avec de plus en plus de menaces de transformation qui ne vous rend pas la vie facile mais si ça pouvait vous consoler qui ne rend pas la mienne facile chaque jour non plus et donc il nous faut réussir à faire oeuvre commune pour la cheminée essayé de faire et d'expliquer chacun où nous sommes rôle qui nous sont dévolues albert camus qui nous a quittés il ya 60 ans dans un très beau texte qu'on a un peu oublié qui était son manifeste pour la liberté de la presse écrivait parce que je finirais là dessus former les coeurs et les esprits les réveiller plus tôt c'est la tâche à la fois modeste et ambitieuse qui revient aux journalistes indépendants informé en effet des français tout en les entraînant savoir parler au coeur et à l'esprit c'est ce que je disais en commençant et en faisant référence à de grandes figures de votre profession qui ont disparu l'année dernière c'est ce que vous allez devoir continuer à faire durant sept années 2020 l or au delà des voeux de santé les voeux de bonheur permettez moi d'avoir aussi des votre courage pour vous parce que la tâche ne sera pas plus aisée qu'en 2019 mais n'en est pas moins nécessaire et donc je forme pour vous ce faisant pour nous tous des voeux de courage et comme je lé fais pour cette maison des voeux d'entousiasme notre pays a aussi besoin de retrouver un certain goût de l'avenir incertain une certaine capacité à se projeter et une capacité à se sentir porté par ce qui est étymologiquement l'entousiasme un petit dieu qui nous habite je le dis de manière totalement laïque chacun peut avoir son dieu il peut considérer que son dieu et lui même ou un grand horloger ou que sais-je enfin c'est bien d'être habitée par quelque chose qui nous dépasse et nous donne de l'entrain je vous en souhaite pour l'année qui s'ouvre très bonne année à toutes et tous vive la république et vive la france merci à vous [Applaudissements]

Les vœux d'Emmanuel Macron à la presse — Emmanuel Macron · Pourquijevote