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interviewLCI (sur YouTube)· 6 mars 2025 15 min

"La rhétorique nucléaire est une menace" (Lavrov)|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est une menace pour la Russie si nous la considérons comme telle il convoque une réunion des chefs d'étatmajor des pays européens et de la Grande-Bretagne ils disent qu'ils ont besoin d'utiliser des armes nucléaires qu'ils se préparent à utiliser des armes nucléaires contre la Russie il s'agit bien entendu d'une menace alors je ne voudrais pas vous influencer mes amis mais c'est faux quand même le président n'a pas dit ça certes la semaine prochaine il y a une réunion sous votre contrôle Magali des chefs d'état-major des pays volontaires pour défendre l'Ukraine peut-être même pour intervenir sur le sol ukrainien mais ça s'arrête là il ne s'agit pas d'envoyer nos missiles et autres bombes nucléaires sur la tête de Poutine non absolument ce que ce dont parle Emmanuel Macron c'est de faire finalement profiter au continent européen de faire profiter de la dissuasion nucléaire française puisque le parapluie nucléaire américain semble s'éloigner il faut bien un un un plan de de secours et c'est là où Emmanuel Macron commence à à à parler d'offrir cette cette dissuasion au aux Européens et de considérer bah qu'une menace sur un État européen est une menace contre les intérêts vitaux de la France de toute manière c'est ce dont il est question évidemment il n'est pas question de lancer des armes nucléaires contre la Russie ce qu'on voit bien c'est que finalement la France est en train de comme on l'a vu d'ailleurs depuis depuis un an ou deux de de repartir vraiment à à à à et et de d'être le fer de lance de la défense de de l'Ukraine et que donc à ce titre elle devient le punching ball favori de de lavrof et du et du cremelin à chaque fois de toute manière que la France prend des initiatives qui ne vont pas dans le sens des intérêts des Russes à chaque fois on a ce genre de déclaration Tony truante du côté de de Moscou et gu on a l'impression que la France l'Europe en ce moment même et on va le vivre ensemble bien évidemment toute la journée dans cette édition spéciale gêne le nouveau couple entre Washington et Moscou d'où cette déclaration il faut exister il faut peser et ben la Russie est contre en fait mais c'est une très bonne chose parce que on se rend compte que les propos du du président de de la République remettent effectivement la France et et l'Europe au centre du jeu c'est-à-dire que pour une fois et c'est quand même suffisamment rare ces derniers temps donc il faut le le souligner le kremelin est en réaction c'est pas nous qui sommes en réaction est en réaction et on le voit le feu est très nourri depuis quelques heures on a entendu le porte-parole du kemelin Dimitre Peskov on a entendu la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russes maralova maintenant le ministre lui-même Sergey Lavrov peut-être Vladimir Poutine parlera-t-il soloviof bien évidemment et cetera donc la France et donc l'Europe aujourd'hui revient au centre du jeu et ça c'est une très bonne chose maintenant comme au rugby faut convertir ça veut dire quoi ça veut dire qu'il faut aller chercher de l'unité et Dieu sait si le sujet va être compliqué à 27 et l'autre chose et c'est le terme qui m'a le plus frappé dans les courtes allocutions que nous avons retransmises en direct il y a quelques minutes à la fois du côté du président du Conseil monsieur Costa mais aussi de la présidente de la commission Madame Van derleen c'était la question qui était lancé au président français alors qu'il sortait de la réunion avec le groupe renw du concret oui mais quel concret parce que c'est ça que vadimir Zelenski il vient chercher aujourd'hui et c'est ça qui doit sortir de Bruxelles pas dire qu'on va rester au côté de l'Ukraine jusqu'à je ne sais quand mais qu'est-ce qu'on va faire très concrètement vous avez raison ce que l'on ne cesse de répéter depuis peut-être maintenant trop longtemps du concret al du concret pour ZSK mais du concret également pour j'allais dire nos adversaires vous m'avez compris no c'est la Russie et maintenant peut-être l'Amérique de Donald Trump alors on me dit également qu'il y aura une bilatérale on suivra ENF on essaiera de la suivre dans quelques instants entre le président Emmanuel Macron et volodimir zelinsk c'est quoi une bilatérale juste pour faire un peu Mar en marge conseil et de la grande réunion du conseil il a il y a quantité de peties salles au sein du ce Conseil européen où en effet les chefs d'État peuvent se réunir et c'est toujours ce qui se passe avant le début d'un Conseil européen il y a ces réunions par petit groupes qui permettent ben voilà d'accorder les violons avant de se retrouver dans la grande salle du conseil ellisabeth galagard le disait à l'instant les mots oui les mots mais les mots on en a soupé les Ukrainiens surtout nos adversaires aussi d'ailleurs parce que visiblement on n plus vraiment crédible sauf sauf cette réaction de Moscou il y a quelques minutes qui quand en général la Russie est en difficulté on brandit quoi l'arme nucléaire patatra ça revient sur le devant de la scène euh on peut se réveiller on se doit se réveiller c'est c'est c'est c'est pas un sommet et et après tout le monde repart chez soi ça évidemment fa l'Europe doit faire sa révolution militaire ce qui ce qui me frappe moi avec ce qu'a dit Lavrov euh c'est que ce discours là qui consiste à inverser la charge totalement vous l'entendez en France de plus en plus qu'est-ce qu'on entend depuis hier en réaction Emmanuel Macron non la Russie n'est pas du tout une menace c'est faux c'est faux et vous allez entendre ça du côté de l'extrême droite du côté de l'extrême gauche dans en politique mais aussi chez dans la bouche de plein de de commentateurs qui explique que non il n'y a pas de menace russe c'est faux la Russie ne risque pas de de nous envahir en France mais on a jamais dit qu'elle allait l'envahir la France hein la Russie mais et et et dans le fond l'anti-américanisme vicéral de certains le prooutinisme d'intérêt des autres le défétisme parfois tout simplement l'europhobie ou l'euroscepticisme je trouve très frappant en ce moment de voir monter ce ce discours en France même parce qu'il monte et il va y avoir des débats qui vont être à mon avis très brutaux on peut peut-être dire alors pour une fois merci au kemelin d'avoir dévoiler il y a quelques instants avec ces menaces directes menaces nucléairirees de renverser une nouvelle fois l'histoire le cours de l'Histoire et l'interprétation pour dévoiler le vrai euh visage aujourd'hui de Poutine et cons sort général tout à l'heure sur ce discours d'ouverture euh vous avez noté ce mot il fallait passer aux actes des actes des actes ça fait des années que vous nous dites sur ce plateau et ailleurs des actes des actes des actes vous y croyez parce que c'est la question bah je voudrais bien y croire euh pour l'instant on va voir le résultat on voit bien que quand on met en œuvre on décide pour mettre en œuvre il faut un temps important parce que d'abord on est 27 donc déjà ça pose un problème et ce dont on parle ce n'est pas demain matin on fait ce n'est pas possible donc effectivement il y a une prise en conscience de la réalité mais je retiens le mot concret parce que moi effectivement le mot concret a été utilisé moi j'utilise aussi très souvent mais le mot concret pour l'instant j'ai pas vu grand chose derrière alors moi je serais un petit peu inquiet sur sur résultat final mais il faut pas désespérer donc moi je crois qu'effectivement ce qui se passe actuellement est important pour une raison au moins très simple et d'où la réaction d'ailleurs de la Russie c'est que l'UR comme ça oui parce que l'Europe se mobilise et que finalement s désengagé du parrain américain en terme de défense alors je sais pas sia jusqu'au bout mais à la date d'aujourd'hui on peut estimer que les Européens se rassemblent pour se défendre ensemble cont une men à sidentifier et qui disent en grosx américains on a pas besoin de vous hein d'abord on a une dissuasion nucléaire même si elle est française je parle pour la France mais néanmoins vu ce qui a été dit on voit bien qu'on a un hélarchissement pas oublier non plus les Britanniques hein ils font plus partie de l'Europe certes mais c'est cette Europe de bonne volonté ouais mais je parle deunion européenne par on va se compliquer la vie hein et puis on sait bien que les Britanniques ont toujours leur propre agenda donc je pense qu'il vaut mieux raisonner Union européenne avec un plus 27+ 1 je dirais c'est un peu la mode de mettre des plus donc on fera 27 + 1 en n'oubliant jamais que les les Britanniques seront avec leur propre agenda voilà maintenant pour les 27 on vient de marquer un coup oui maintenant il faut qu'il se concrétise il faudra que alors il semblerait qu'il y a un plan alors moi je veux bien y croire on va voir je ne crois pas trop au plan des 800 milliards mais quand on regarde un petit peu ce qui estc sont pas 800 d'ailleurs mais plutôt 150 oui 150 + 650 par justement une amélioration des règles européennes au profit de la défense ce qui était temps parce que ça était demandé par la France depuis très longtemps donc ça serait déjà un point positif on assoupit les règles d'une part et puis on fait appel aux fonds structurels qui n'ont pas été utilisés enfin à plus long terme il y a un système d'emprunt c'est mais c'est 800 milliards sur 4 ans d'ailleurs hein c'est mais c'est déjà beaucoup 800 milliards sur 4 ans si on y arrive on a réussi à faire bouger les lignes je dirais que tant que il y aura la guerre ça pourra fonctionner le jour o on sera effectivement en situation de P n'allez pas tomber là déjà on se prépare à la guerre vous nous dites quand il y aura plus la guerre il faudra faire attention préparer à la guerre attendez on va d'abord se préparer à la guerre non mais faut peut-être pas dire se préparer à la guerre parce que je crois que beaucoup de gens ne all militaire se préparer à la guerre simplement ex se préparer à la guerre veut dire simplement être suffisamment crédible et fort pour qu'on a pas envie de nous la faire ce qui est pas tout à fait pareil oui mais comme vous l'aviez dit j'aime beaucoup la formule magaliie crédible et fort c'est tout ce qui se joue en ce moment même où nous parlons à Bruxelles parce que allez soyons honnête notre crédibilité et notre force elle a été sérieusement émoussée depuis 3 ans même si on a fait des choses beaucoup d'ailleurs au côté de l'Ukraine et je reprendrai vos mots général le parrain nous a lâché Donald Trump c'est peut-être pas si mal en fait bah ça oblige à un électrochoc ça c'est sûr alors c'est vrai que quand on voit le le plan d'Ursula vanerleyen réarmer l'Europe on se dit oui en fait elle nous habille elle nous donne un chiffre de 800 milliards pour frapper les esprits en réalité quand on va dans le détail c'est pas si impressionnant que ça ce qui est important en effet c'est le plan d'endettement de 150 milliards parce que ça manifestement ça pourrait aller assez vite ça pourrait être signé au prochain Conseil européen qui aura lieu le 21 mars et ce serait la majorité qualifiée ce qui éviterait notamment l'opposition des Victor Orban et fitzo le le slova qui on le sait sont toujours très très réticents il y a une chose qui est très encourageante pour Bruxelles c'est le changement de pied des Allemands et là c'est un changement de paradigme total on voit bien que Frédéric Merz qui ne sera pas à ce conseil mais qui sera le qui donc le futur on a entrevu Olaf Schol c'est certainement son dernier oh il sera peut-être là peut-être encore en fin mars mais parce que les négociations prennent du temps mais on voit bien que Frédéric mert a décidé hier et c'est ce qu'il a annoncé un gros un grand quoi qu'il en coûte pour réarmer l'Allemagne et ça c'est un changement de paradigme total c'est-à-dire lever le le frein à la dette qui qui contraint énormément le le les dépenses allemandes et c'est très important et au niveau européen on compte beaucoup sur l'arrivée de Merz justement pour peut-être avoir un plan plus ambitieux une fois que les la la nouvelle chancellerie sera là et pour débenser davantage investir davantage que ce que nous a proposé Ursula van derlen en tout cas mer dans ces premières déclarations comme vous l'avez dit ne présage que du bon en tout cas un véritable changement de ton de l'Allemagne édition spéciale bien évidemment sur LCI au cœur des pressions russes des pressions américaines on en reparlera bien évidemment nouvelle pression d'ailleurs et nouveau coup de poignard hier dans le dos de l'Ukraine au cœur de ce sommet de Bruxelles sommet capital vous l'avez compris on va retrouver l'ensemble de nos équipes on va retrouver Grégory philpps marie chentay avec Julie regard plus que jamais un sommet sous pression l'Amérique nous a lâché et la Russie une nouvelle fois nous menace directement ouis absolument à cause ou grâce à Donald Trump et ces menaces de lâchage en règle de de de Kief et bien les 27 ne ne se quittent plus après Londres dimanche der dernier Conseil européen extraordinaire qui devrait semble-t-il s'éterniser toute une partie de la soirée Grégorie a un des sessions de travail vont vont s'enchaîner dîner aussi ce qui semble indiquer que et bien l'issue de ces discussions pourrait et bien s'éterniser jusque jusque tard dans la soirée avec un mot d'ordre aujourd'hui la Russie de Vladimir Poutine pourrait continuer son travail pourrait aller plus loin et que l'avenir de l'Union européenne ne peut plus dépendre ni de Washington ni de moscouist vous disiez un sommet sous pression c'est même un sommet sous tension maximale d'abord dans les dans les coursives dans les coulisses des bâtiments européens mais même ici à l'extérieur la capitale belge est barricadée et on entend au-dessus de nous les hélicoptères qui survolent ce quartier européen évidemment avec la présence de ces nombreux chefs d'État les 27 et volodimir zelensk Hélène Bonet vous êtes à l'intérieur du bâtiment de la la Commission le président ukrainien est arrivé dans la capitale belge très concrètement que vient-il chercher aujourd'hui et bien il vient chercher un message de soutien et d'unité renouvelé il l'a dit lors de sa prise de parole à son arrivée on apprécie de ne pas être tout seul il a remercié les chefs d'État et de gouvernement européen pour le soutien qui lui a été manifesté ces derniers jours et il en a besoin volodimir Zelenski forcément les conclusions de ce sommet elles vont être scruté ce message d'unité l'idée que l'Ukraine a besoin d'être soutenue militaire par l'Union européenne mais surtout qu'elle a besoin d'être à la table des négociations pour en cas de négociation pour un quelconque accord cesser le feu il faut que l'Ukraine soit présente et il faut que l'européens les Européens défendent cette idée aussi l'idée qu'il faut à l'Ukraine des garanties de sécurité et puis volodimir Zelenski vous le savez il a été très contesté notamment ces derniers jours par les États-Unis il y a eu cette altercation dans le bureau oval il se dit que des discussions sont en cours entre l'administration de Donald Trump et des membres de l'opposition ukrainienne opposition à volodimir Zelenski c'est donc la légitimité du président ukrainien qui est attaqué ces derniers jours et c'est aussi important bien que les européens soient autour de lui démontre ce soutien qui va lui être apporté il participera donc à la Réunion au début de cette réunion des chefs d'État et de gouvernement européen aussi au déjeuner et puis il rencontrera Emmanuel Macron lors d'un entretien euh bilatéral euh au cours de cette journée