Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationyoutube.comComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsNumérique

L’avocat Juan Branco démonte Macron face aux États-Unis

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Juan BrancoFait
    « On est sur un marché qui est naissant, qui est celui des VTC, qui vient concurrencer le marché traditionnel des taxis. »
  • 0:30Juan BrancoChiffre
    « tout ça a été financé par du capital risque, c'est-à-dire par des dizaines de milliards de dollars qui avaient été injectés dans Hubert »
  • 0:45Juan BrancoFait
    « Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint d'Elysée, puis comme ministre de l'Économie, a laissé faire ça »
  • 1:00Juan BrancoFait
    « il a allégé le cadre réglementaire, y compris permis, et laissé passer des violations graves du droit français par cette entreprise »
  • 1:15Juan BrancoFait
    « en échange d'un appui factuel à sa campagne, avec toute une série de services qui ont été rendus »
  • 2:30Juan BrancoFait
    « Emmanuel Macron a forcément validé le discours. Non. »
  • 2:45Juan BrancoFait
    « il a réussi à imposer que restent au sommet du pouvoir ses hommes, qui a gardé son pouvoir de nomination »
  • 3:15Juan BrancoFait
    « il essaie de maintenir et d'alimenter ces réseaux d'allégeance, dans la magistrature, au sein des préfets »
  • 3:30Juan BrancoFait
    « la stratégie d'Emmanuel Macron, c'était de se placer dans le sillage de Donald Trump »
  • 3:45Juan BrancoFait
    « Donald Trump s'est littéralement fichu de sa tête dans une vidéo, en l'imitant et en le tournant en dérision »
  • 4:00Juan BrancoFait
    « on avait fait convoquer l'ambassadeur des États-Unis du fait de propos inacceptables qui constituaient une ingérence »
  • 4:15Juan BrancoChiffre
    « un tiers de chaque course Uber part en Californie »
  • 5:30Juan BrancoFait
    « quand on a essayé de faire la concurrence sur EDF, avec la distribution d'électricité, on s'est retrouvé à inventer des faux acteurs »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Beaucoup a été dit dans vos émissions sur Alstom, sur Technip et d'autres entreprises qui ont été littéralement pillées par les États-Unis. On n'a pas parlé de choses qui ont été plus directement au cœur de l'élection d'Emmanuel Macron, comme l'affaire Hubert. La façon dont Emmanuel Macron a fait rentrer Hubert sur le territoire français et lui a donné une position quasi monopolistique, parce que vous savez comment ça se passe en réalité.

On est sur un marché qui est naissant, qui est celui des VTC, qui vient concurrencer le marché traditionnel des taxis. La seule façon de prendre des parts de marché, c'est de baisser les prix. En réalité, tout ça a été financé par du capital risque, c'est-à-dire par des dizaines de milliards de dollars qui avaient été injectés dans Hubert, de façon à ce qu'il puisse pendant des mois et des mois perdre des dizaines, des centaines de millions d'euros, mais que ça lui permette d'écraser tous les concurrents, y compris les concurrents français.

Et donc Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint d'Elysée, puis comme ministre de l'Économie, a laissé faire ça. Il y a eu des réunions, ça a été révélé par les Uber Files, où il a allégé le cadre réglementaire, y compris permis, et laissé passer des violations graves du droit français par cette entreprise, en échange d'un appui factuel à sa campagne, avec toute une série de services qui ont été rendus. Alors, quelque chose qui n'a pas du tout été noté, mais c'est normal parce qu'il n'y a plus de journalistes en France, c'est que le Quai d'Orsay semble se rebiffer à l'égard de l'Elysée.

Vous êtes aussi au Quai d'Orsay. J'ai été au Quai d'Orsay pendant un an, et ce que j'ai vu, c'est que le représentant permanent de la France au Conseil de sécurité à l'ONU et à New York, lors de la séance extraordinaire qui était convoquée sur la situation du Venezuela, qui était à la demande de la Colombie, sauf erreur de ma part, a tenu un discours beaucoup plus dur que celui du président de la République, en condamnant évidemment la violation de droit international, de façon très ferme. Emmanuel Macron a forcément validé le discours.

Non. Moi, je pense qu'il y a eu une reprise en main du pouvoir par le Quai d'Orsay, qui commence à comprendre que c'est un président illégitime, ce qui est le cas, qui a réussi, lui, un coup d'état institutionnel de façon intéressante à partir de juin-juillet 2024, c'est-à-dire qu'il a réussi à imposer que restent au sommet du pouvoir ses hommes, qui a gardé son pouvoir de nomination sans le partager avec les forces politiques qui étaient les plus représentatives selon le peuple français au cours de ces élections, et qui est en train d'essayer de se bunkeriser sur cette fin de mandat, probablement par peur de finir comme Nicolas Sarkozy. Il essaie de maintenir et d'alimenter ces réseaux d'allégeance, dans la magistrature, au sein des préfets, et ainsi de suite.

Et donc, on se retrouve dans une situation où, peu à peu, les administrations retrouvent un peu, vraiment à la marche, mais quand même, un réflexe de fierté quand les intérêts fondamentaux de la nation, comme c'était le cas sur une situation comme celle-ci, sont en jeu. Moi, je pense que la stratégie d'Emmanuel Macron, c'était de se placer dans le sillage de Donald Trump pour immédiatement essayer de placer les grandes forces économiques françaises, notamment Total, dans la phase d'après, de ce qu'il pensait être la phase d'après, l'exploitation des ressources au Venezuela. Et en anticipant sur le réel et en se subordinant de telle façon à l'égard de Trump, il a fini par se ridiculiser de telle sorte que, quelques jours plus tard, je pense que là, pour le coup, tout le monde l'a vu, Donald Trump s'est littéralement fichu de sa tête dans une vidéo, en l'imitant et en le tournant en dérision, pour signaler le manque de respect qu'il avait à son égard, mais aussi par ricochet.

À notre égard, rappelez-vous que cet été, on avait fait convoquer l'ambassadeur des États-Unis du fait de propos inacceptables qui constituaient une ingérence dans la situation politique française, et celui-ci n'a pas daigné se rendre à cette convocation. Il s'est occupé. Ça n'arrive jamais.

Il n'y a à aucun moment, dans aucun pays, même les plus fragiles, quand une autorité politique convoque la souveraine à un ambassadeur étranger, celui-ci répond ou se voit sortir du pays manu militari. Là, on est dans une situation avec révocation des lettres de créance, et ainsi de suite. On est dans une situation où on a un inservissement qui est structurel.

On a beaucoup parlé, je pense, de vos chaînes. Beaucoup a été dit dans vos émissions sur Alstom, sur Technip et d'autres entreprises qui ont été littéralement pillées par les États-Unis. On n'a pas parlé de choses qui ont été plus directement au cœur de l'élection d'Emmanuel Macron, comme l'affaire Hubert.

La façon dont Emmanuel Macron a fait rentrer Hubert sur le territoire français et lui a donné une position quasi monopolistique, parce que vous savez comment ça se passe en réalité. On est sur un marché qui est naissant, qui est celui des VTC, qui vient concurrencer le marché traditionnel des taxis. Et donc, la seule façon de prendre des parts de marché, c'est de baisser les prix.

Donc, c'est d'être très attirant pour le chaland et de fonctionner à perte pendant un temps, tout en payant correctement les chauffeurs. Donc, la première phase d'Hubert en France, les chauffeurs étaient bien payés. Ça ne coûtait quasiment rien pour les consommateurs.

Et en réalité, tout ça était financé par du capital à risque, c'est-à-dire par des dizaines de milliards de dollars qui avaient été injectés dans l'Hubert, de façon à ce qu'ils puissent, pendant des mois et des mois, perdre des dizaines, des centaines de millions d'euros, mais que ça lui permette d'écraser tous les concurrents, y compris les concurrents français. Et donc, Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint d'Elysée, puis comme ministre de l'Économie, a laissé faire ça. Il y a eu des réunions, ça a été révélé par les Uberfights, où il a allégé le cadre réglementaire, y compris permis, et laissé passer des violations graves du droit français par cette entreprise, en échange d'un appui factuel à sa campagne, avec toute une série de services qui ont été rendus.

Provenons sur la politique internationale. Mais ça, c'est de la politique internationale, parce que c'est de l'argent. Aujourd'hui, on a un acteur monopolistique sur ce secteur en France, et un tiers de chaque course Uber part en Californie.

Et donc, c'est des millions d'euros qui, chaque année, nous seront tirés, alors que la valeur ajoutée est nulle. Vous mettez 12 polytechniciens, on veut les enfermer, 3 normaliens, on veut les enfermer dans une chambre pendant 3 mois, ils vous fabriquent un Uber français. Avec ou sans nourriture ?

Avec nourriture, parce qu'il faut qu'il soit efficace, et vous les enfermez dans un pays de la République, même, vous les mettez. Mais en 3 mois, ils vont pondre l'algorithme, l'application, mais sans aucune difficulté, et vous imposez une solution souveraine. Parce qu'en réalité, comme c'est des marchés, ce n'est pas des marchés, c'est ce qu'on appelle des monopoles naturels.

C'est comme les trains, c'est comme l'énergie. Quand on a essayé de faire la concurrence sur EDF, avec la distribution d'électricité, on s'est retrouvé à inventer des faux acteurs qui ont arraché des centaines de millions d'euros à la France, sans aucune valeur ajoutée supplémentaire, juste en jouant sur les paramètres commerciaux, je te fais une offre qui, à la fin, en réalité, il n'y avait aucune plus-value, au contraire, on perdait de l'argent parce qu'on est obligé de rémunérer tous ces intermédiaires. Et donc, c'est des marchés sur lesquels la privatisation n'a aucun sens.

Donc, on fait une offre publique, l'équivalent d'un Uber public, et on règle ce problème. Et l'argent reste en France. Et si vous faites ça sur les différents pans de l'économie qui ont été privatisés à chaque fois, sur impulsion de Bruxelles et ou des États-Unis, on se retrouve à retrouver des ressources qu'on va pouvoir investir dans les services publics, qui vont pouvoir alléger la dette, mais aussi la facture des Français, et qui étouffent l'économie. pour qu'ils aient au moins une prospective digne de ce moment.

Mais là, je ne pense pas que ce soit la faute du Cédercèque qui n'a pas été impliqué dans ces questions-là. C'est Bercy. C'est Bercy.

Et en réalité, je ne pense pas que Bercy ait commis une forfaiture. Je ne pense pas que ce soit les hauts fonctionnaires. C'est vraiment le responsable politique, exactement comme avec le CICE, Jérôme Cahuzac et Macron.

Quand même, les deux l'ont monté ensemble. On rend un service à X et Y qui nous soutient.