Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 mai 2025 17 min

Fin de vie : "Nous n'aurons pas le temps d'examiner le texte avant la fin du quinquennat"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Agnè Firma Lobodo. Bonjour. Le l'examen sur du texte sur le sur le droit à mourir à a démarrer à l'assemblée, ça y est, après la fin de l'examen de de la partie sur les sur les soins palliatifs.

Alors, on est très heureux de vous avoir parce que vous avez participé activement à la rédaction de la première version du texte. Fin de vie, c'était en en en 2023. Euh quel bilan, quel quel regard vous portez sur les débats qui viennent de commencer à l'Assemblée nationale ?

Comment ça se passe ? Ben écoutez, depuis euh maintenant euh plus d'une semaine, nous examinons euh les deux textes puisque maintenant il y a des textes suite à la demande du Premier ministre. Euh le texte sur les soins palliatifs, nous l'avons terminé euh hier soir à 22h15 et nous avons démarré le deuxème texte sur l'aide à mourir à 22h30.

Donc nous sommes plutôt dans le début et nous allons continuer toute la journée, toute la journée et toute la semaine prochaine à examiner les quelques 2300 amendements qu'il nous reste à examiner. Est-ce que les débats sont à la hauteur de ce que vous imaginiez ? Oui.

Euh j'ai toujours eu l'occasion de le dire notamment sur la bioéthique, sur les premières lectures de ce sujet, même si parfois les débats sont tendus et sur un sujet euh où les positions sont vraiment, j'allais dire très marquées, c'est normal. La fatigué dents parfois aussi, mais euh je crois pouvoir dire que à la fois en commission et sur ces premières heures de débat, le débat est respectueux et et à la hauteur du sujet. Euh et je crois que nous le devons au sujet, nous le devons à notre institution et surtout nous le devons aux personnes et aux malades qui nous regardent.

Il y avait pas beaucoup de suspense, il y a pas beaucoup de suspense sur la partie soin palliatif, on va dire, euh mais sur le droit à mourir. Il vous semble que l'idée euh fait son chemin d'une façon ou d'une autre dans les débats qui ont évidemment commencé avant l'examen pur du texte. Je crois que sur ce sujet-là et les parlementaires qui sont là ont bien évidemment tous travailler le sujet, nous sommes une très grande majorité à nous dire que il est impossible d'avoir des certitudes.

Euh mais on voit bien donc après les les convictions peuvent évoluer en fonction des débats comme nous l'avons eu sur les sujets autour de la PMA Postmortem par exemple où le travail parlementaire permet à chacun de de se poser des questions. Certains ont des idées très tranchées. C'est je suis contre l'aide à mourir.

Par contre, parfois lorsqu'on est favorable à l'aide à mourir, là où il peut y avoir des allers-retours, ce sont sur les conditions d'éligibilité à l'aide à mourir. Et c'est là où nous aurons les débats où certains pourront faire peut-être des chemins des chemins divers pour ou contre. Vous vous avez étiez vous aviez été euh contrarié, on va le dire, par le le lac sission du du texte.

Euh le oui le le fait de de scinder comme ça en en deux parties euh en l'état c'est vous vous voterez finalement les les deux propositions de loi ? Alors contrarié est un bas mot. Euh je je crois que la façon dont le Premier ministre a traité ce sujet euh n'est pas respectueux euh à la fois du travail qui a été fait de façon transpartisane et surtout euh de la convention citoyenne sur la forme.

Euh cette décision unilatérale sans aucune concertation euh trouve je trouve très dommageable pour le le travail et presque même pour pour la démocratie notamment en pensant au aux personnes de la convention citoyenne. Il ront aussi ce que le président de la République souhaitait construire, le modèle français d'accompagnement de la fin de vie qui est un tout. Et ça change quoi au fond Agnès Firmanobodo ? pour dire il y a les deux textes, les deux les deux éléments importants seront présents.

Change, ça change que dans l'esprit euh ceux qui pensent comme moi que le modèle français c'est les soins palliatifs, elle aide à mourir et lorsque le malade le souhaite, le continuum possible euh pour terminer sa fin de vie de façon apaisée. Et puis on l'a bien vu notamment dans les débats sur les soins palliatifs. Les collègues qui ne souhaitent pas l'aide à mourir ont sans arrêt sans arrêt introduit l'idée de l'aide à mourir dans les soins palliatifs et veulent même interdire que l'aide à mourir puisse par exemple se dérouler dans les maisons d'accompagnement. et on est même allé jusqu'à supprimer un article sur la formation des professionnels puisque pour ces ces ces collègues qui ne souhaitent pas l'aide à mourir, on ne puisse même pas former les professionnels à l'aide à mourir.

C'estàd les médecins. Oui. Voilà.

Donc on on en est on en est là. Donc moi je respecte ce ce cette leur position. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut imaginer ne pas former les professionnels.

Ça veut pas dire qu'ils vont être obligés de le faire. Le même sujet sur l'IVG et on n pas retenu les erreurs de la loi clonetti où on n pas prévu la formation des professionnels à la sédation profonde et continue jusqu'au décès. Le texte prévoit rien non plus enfin rien en tout cas pour les patients qui sont pas en capacité de de formuler leur consentement.

Euh je pense au à des un tétrlégique par exemple suite à un accident euh euh de la route ou autre et pour lequel le la médecine ne peut vraiment plus rien. Est-ce que vous souhaitez-vous qu'une solution soit proposée pour ses familles ? En en les associations estiment qu'il y en a à peu près 2000.

Je sais que Juliette Mayadel par exemple la la ministre de la ville l'a souhaité clairement il y a quelques jours sur LCP. Alors sur vous prenez l'accident de la route et peut-être on pourrait parler de l'affaire Vincent Lambert cette à cette pour cela, il existe les directives anticipées. Le travail qui qui est le nôtre, c'est aussi et on a eu des très beaux débats hier sur ce sujet de faire connaître les directives anticipées et de nous inviter de nous inciter à rédiger nos nos directives anticipées.

J'ai un accident de la route comme vous l'avez dit. Euh je je ne me réveille pas ça les directives ça suffit. C'est des familles qui pendant 10 20 ans accompagnent et s'épuisent sachant que encore une fois la médecine ne peut rien et et qui disent mais donnez-nous une solution.

Voilà, si ça n'a pas été fait, la question là reste reste entière. La loi ne peut pas répondre à tout. Ce sont les débats qu'on aura.

Est-ce que vous souhaitez-vous que quelque chose soit ajouté au texte ? Moi, je pense que sur sur un sujet comme celui-là, la volonté libre et éclairée du malade jusque au moment de faire le geste me paraît être nécessaire. Euh vraiment donc le sujet c'est vraiment les directives anticipées pour ce cas euh très précis et je cite l'inferin Lambert à dessin puisque elle permet euh à nous toutes et à nous tous de comprendre l'enjeu autour des directives anticipées et ce pourquoi je suis contre les directives anticipées pour l'aide à mourir, c'est notamment pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer par exemple puisqu'on sait très bien qu'il peut y avoir une pression familiale autour donc la volonté libre et éclairée puisque c'est le choix du malade me paraître nécessaire Est-ce que il peut y avoir un blocage sur ce texte ?

C'est-à-dire, je vous pose la question parce que Emmanuel Macron dit en cas de blocage, j'exclus pas que ce texte puisse aller au référendum, le texte fin de vie. Alors, je crois que le terme utilisé par le président c'était en lisement. Voilà.

Ou en lisement. Oui oui. Euh ce qui pas tout à fait c'est pas tout à fait pareil que c'est un texte qui qui irait qui vivrait sa vie mais sans jamais vraiment aboutir.

Bah en fait j'y vois deux risques. Euh le premier risque c'est le temps jusqu'à la fin de la de la mandature et du quinquena. Nous avons une procédure sur ce sujet comme sur tous les sujets de société qui est une procédure dite pas accélérée.

Ça veut dire que il va y avoir fait il peut faire des allers-retours entre l'Assemblée et le Sénat. Très nombreux. au moins deux allers-retour avec le Sénat.

En clair, ça veut dire que vous craignez que ça ne passe pas avant la fin de En clair, on se posait déjà la question il y a un an lorsque nous avons débuté les travaux avant la la l'arrêt brutale euh au moment de la dissolution, on se posait déjà la question du temps euh nécessaire pour voter le texte avant la fin du quinquena. Je reste moins intimement persuadé que nous n'aurons pas le texte, nous n'aurons pas le temps d'examiner le texte avant la fin du quinquena parce que euh nous avons aussi une élection municipale en 2026 et donc le temps parlementaire, je pense ne sera pas suffisant pour pouvoir examiner le texte. Donc le référendum peut-être une solution.

L'idée du du référendum pour enfin avancer sur ce sujet attendu par une très grande majorité de nos concitoyens pourrait être une solution si au Sénat on pas on avance pas assez vite. Sauf que pardon d'un mot sur la base de quel texte ? Sur la base d'un texte déjà amendé par l'Assemblée sur la base du texte qui a été déposé.

Enfin c'est là c'est pareil. Les questions sont seront aussi nombreuses si le texte devait être p le choix reviendra au président de la République s'il souhaite s'il souhaite pouvoir pouvoir passer par le référendum. L'avantage, c'est que nous avons des textes.

H euh nous avons des textes. Donc euh c'est tout à fait différent de la situation de 2022 où il n'y avait pas de textes. Vous restez avec nous.

Agnès Firma le le Baodo, ancienne ministre de la santé et député de Horizon de S Maritime. On se retrouve juste après le fil info de 9h-20. Dianne Ferchit. 20 milliards d'euros d'investissement attendu au sommet de Chofrance selon Emmanuel Macron.

Il s'exprime dans la presse quotidienne régionale ce matin. L'événement destiné à attirer. Les investisseurs étrangers s'ouvrent lundi à Versaill pour ses 8e édition.

Cela crée de l'innovation en France. Un secteur clé indique le chef de l'État. Une plainte pour crime contre l'humanité déposée par quatre anciens élèves du collège catholique aux anam de Limoge jusqu'en 1976.

Il dépendaient de la même congrégation que Notre Dame de Betaram. Ils espèrent que cette procédure permettra de lever la prescription des faits. Nouvelle opération à Gaza lancée par l'armée israélienne à l'annonce intensifier son offensive alors que 100 personnes sont mortes dans les bombardements pour la seule journée d'hier.

Selon l'agence de défense civile de Gaza. Déjà sacré champion de France, le PSG soulèvera ce soir son trophée au Parc des Princes. Les Parisiens reçoivent auer pour la dernière journée de la saison.

Tous les matchs jouent à 21h. On connaîtra les derniers qualifiés pour l'Europe et qui accompagnera Montpellier déjà relégué en Ligue 2. France info le 830 France info Berang Gerbondte Adrien Bec et ce matin Agnus Firma Loboda ancien ministre de la santé député de scène maritime Horizon.

Vous êtes d'ailleurs secrétaire général bioéthique sujet sociétau societaux pour le pour le parti. le les débats à l'Assemblée vous priville et du congrès Horizon où Édouard Philippe devrait faire aujourd'hui des annonces sur la justice et sur la sécurité comme pense-ton un signal au républicain ? Il s'est d'ailleurs prononcé en faveur de Bruno Rutaillot plutôt que Laurent Voquet.

Est-ce que Bruno Rutaillot vous considérez qu'il est un un un partenaire fiable et une un allié possible pour 2027 ? Je pense que euh la ligne qui est celle euh que qu'Edouard Philippe porte d'abord, c'est la ligne d'un grand rassemblement. On ne pourra pas euh et le candidat euh à la présidentielle de 2027 ne pourra pas gagner contre les deux blocs populistes euh sans sans une grande euh j'allais dire sans un grand rassemblement.

Ça c'est très clair. Euh après, vous parlez de de fiabilité. Euh d'abord, je ne sais pas si Édouard Philippe non je sais pas si Édouard Philippe euh souhaite plutôt euh Bruno Rotalo que Laurent Voquet.

Ce que je sais non non non ce que je sais c'est que Laurent Voquier Laurent Voquier a dit clairement lui qu'il ne souhaitait pas Ddouard Philippe mais Bruno Rou a dit aussi hier ou avant-hier non mais pas de pas pas de je ne veux pas de ce duo avec Édard Philippe. Voilà. Donc parce qu'on est à de tr de la jour de la fin de campagne et que il dit aussi des choses pas forcément très positives sur la Macron la Mac qu'il est un qu'il que les deux candidats euh dans leur propre partie sont en campagne et qu'on voit bien que euh chez les LR euh j'allais dire à la fois euh à la fois l'envie de de se dire que nous aurons c'est ce que c'est ce que certains disent nous aurons un candidat à l'élection présidentielle.

Euh voilà, c'est c'est clairement la la campagne la campagne interne a un parti que nous avons vécu et que j'ai vécu d'ailleurs accessoirement déjà. La question de la la fiabilité. Oui, la campagne aura une fin de toute façon puisque c'est demain qu'on aura la qu'on aura le résultat.

Les militants les militants votent effectivement à partir de de ce soir 18h. Donc on pourra peut-être imaginer des que Bruno Rotaillo révisera peut-être un petit peu sa sa manière de de vous de vous parler. Est-ce que un Édouard Philippe à l'Élysée donc pas à l'Assemblée nationale Édouard Philippe à l'Élysée pour une Rotaille à Matignon, c'est c'est imaginable ou c'est de la science-fiction ?

Alors je sais pas si c'est de la science-fiction. En tout cas, moi je n'aime pas me faire de la politique fiction. Euh je veux dire que c'est très clair.

Non non non non mais c'est très clair. D'abord le faut gagner et Édouard Philippe et les personnes qui promettent peut-être des alliances quelquefois permettent de de gagner d'élargir son son socle. Je enfin promettre des choses à 2 ans d'une élection sans savoir quels seront les tenants les aboutissants.

Je pense qu'il me paraît avant tout nécessaire et c'est ce que fait Édouard Philippe et ce que font les 34 secrétaires nationaux et toutes les personnes qui travaillent notamment au polidé d'horizon sur la construction d'un programme, c'est ça l'objet. nos concitoyens attendent attendent du futur candidat à la présidentielle qu'il présente un projet pour la France avant avant de savoir ils attend ils peuvent attendre aussi qu'il qu'il s'ent qu'il et que ça donne aussi d'ailleurs un signal de ce qu'il pensent je pense que ça viendra la première des choses c'est le projet qu'est-ce qu'on souhaite et bien sûr un projet faudra le faire avec et entourer j'allais dire de certaines personnes. Je pense que l'urgence à 2 ans à 2 ans c'est bien de construire le projet et on voit bien que toutes les choses varient.

Bruno Rota a largement dit il y a quelques années qu'il ne rentrera pas dans un gouvernement avec Emmanuel Macron, président de la République. Donc on voit bien là aussi que les choses peuvent évoluer selon les circonstances dans le projet justement Édouard Philippe ce matin dans le parisien qui va remettre sur le tapis si je puis dire les peines planchées qui sont ces peines minimales pour les pour les récidivistes que le groupe Horizon a tenté de réintroduire d'ailleurs dans une niche parlementaire récemment mais que la gauche avait supprimé parce que manifestement l'efficacité est pas complètement prouvée. C'était en une loi Sarkozy supprimée par François Hollande.

Pourquoi pourquoi y revenir si c'est pas efficace ? On voit d'abord que ce sont les socialistes qui disent que ça n'était pas efficace. L'Institut des politique publique évaluation faite l'année dernière qui montre que ça n'a pas d'effet dissuasif sur la R.

On voit bien, on voit bien que l'enjeu autour de la justice euh de la rapidité accessoirement de la justice euh que les peines et que les peines exécutées est un enjeu majeur euh est un enjeu majeur pour lutter contre cette société qui devient violente, trop violente et sur lesquelles il nous faut apporter des réponses. Par deux fois, le groupe Horizon a essayé de réintroduire ces pleines penchées. Nous nous pensons qu'elles sont une des mesures pour pouvoir lutter contre cette violence et pour pouvoir lutter contre la récidive qui est un enjeu majeur.

Voilà, je pense que toutes ces mesures nous permettront d'avoir un projet massif et c'est mesure par mesure. Édouard Philippe fera aujourd'hui à Marseille quelques annonces. C'est aujourd'hui qu'il est présenté le le projet massif.

Non, j'ai dit quelques mesures. J'ai dit aujourd'hui en fera quelques mesures. C'est un projet qui va être a égrainé ou un jour il sera annoncé parce que ça fait quand même des mois que Édouard Philippe promet un projet massif.

Je crois que là les choses sont aussi très claires. Euh Édouard Philippe a clairement dit que il ne faut surtout pas enjamber mars 2026, ce sont les élections municipales et que chaque chose en son temps euh que bien sûr il la campagne commencera à début avril 2026. Je pense que après les élections municipales, les candidats se feront sans doute plus connaître parce que à l'heure où on se parle, nous avons un candidat officiel qui ne se fait pas beaucoup connaître.

Si je pense qu'il a pas besoin que les candidats se faire connaître qui est candidat et clairement le programme pour la présidentielle viendra dans un second temps il paraît complètement illusoire de pouvoir présenter un programme 2 ans avant. Enfin ça ne s'est jamais fait. H une question rapide madame la secrétaire nationale bioéthique sujet sociétaux du Parti Horizon.

Est-ce que vous avez signé la pétition européenne qui demande l'interdiction des thérapies de conversion en Europe et qui a atteint hier le million de signatures. Oui. Pourquoi ?

Parce qu'il me semble important qu'on puisse porter ce sujet. C'est un sujet difficile sur lequel nous avons commencé à avoir quelques débats lors des lois de révision bioéthique. Euh voilà.

Donc je pense qu'il faut, c'est un signal fort que ce sujet se débatte au niveau européen. Je pense que ça fera partie des sujets sur lequels nous aurons de nouveau à débattre. Pays lo interuhi une interdiction européenne, ça vous semble pertinent juste oui ou non ?

Je pense qu'on peut on peut l'imaginer. Oui. Merci à vous.

Agè Firman Lobodo, ancienne ministre de la santé et député horizon de scène Maritime.

Fin de vie : "Nous n'aurons pas le temps d'examiner le texte avant la fin du quinquennat" — Agnès Firmin Le Bodo · Pourquijevote