Algérie, visas... Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, s'exprime depuis Nantes
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les visas bien sûr c'est un élément de l'influence de la France mais c'est aussi un élément de la maîtrise de l'immigration la France distribue 25 % du total des visas que délivre toute l'Union européenne c'est nous les premiers en 2023 c'était 2000 2500000 visas pour vous donner un exemple l'Allemagne qui est juste derrière nous nous c'est 2005 l'Allemagne c'est 1 4 15 donc pratiquement 1 million de différence et je pense que ça c'est important parce que beaucoup utilisent notamment des visas de cours séjour visa tourisme pour s'introduire sur le territoire national et ensuite pour s'y maintenir de façon illégal donc c'est important que on puisse avec les postes diplomatiques surveiller ces risques là qui sont qui augmentent le risque migratoire on a beaucoup d'éléments dans notre droit national je pense à la loi qui été voté en janvier 2024 je pense aussi au code communautaire visa qui nous permet d'agir en donnant donnant par exemple pour ceux qui ne donnent pas de laisser passer consulaire il y a ce qu'on appelle un levier vis-à-vis de la distribution des visas devant lesquels devant ces pays euh qui n'applique pas la réciprocité on leur donne nous des visas et eux ne nous donnent pas suffisamment de laisser passer consulaire Vous savez pour réadmettre les ressortissants qu'on veut éloigner du sol national il y a un autre levier qui est un levier commercial dans le cadre européen qui est en train de discuter il y a des tarifs douiniers bien je pense qu'il faut utiliser aussi ce levier des tarifs douiniers quand on veut avoir des tarifs doigners qui favorisent le commerce avec tel ou tel pays mais que ce pays coopère pas dans la politique de réadmission de ses propres ressortissants ça fait partie des leviers il y a aussi un autre levier qui est le levier de l'aide au développement là encore on a besoin de réciprocité pourquoi est-ce que il y a des pays on leur donne un certain nombre de moyens financiers comme aide au développement et derrière il ne coopère pas à cette politique migratoire donc je je suis venu rappeler à service ici que il faut suivre de très très près les taux de refus pour la délivrance des visas et cette politique de visa c'est absolument fondamental dans le pilotage de la politique migratoire les peuples d'Europe le peuple français nous le demande et nous devons utiliser tous les moyens de politique publique qui sont à notre disposition pour pouvoir le faire ça veut dire moins de visa globalement ça veut dire être beaucoup plus exigeant parce qu'on sait parfaitement qu'il y a des visas notamment des visas de court sjour mais pas que qui sont des moyens de se maintenir illégalement en France donc il faut être très vigilant et ça concerne aussi l'ensemble des postes diplomatiques partout à l'étranger dans l'ensemble des pays du monde mais surtout dans les pays où on a un certain nombre de risques je vais par exemple je souhaite que on puisse surveiller de très très près les 20 postes consulaires qui sont à l'étranger et qui distribuent essentiel du nombre des visas pour la destination France une réaction concernant ce qui se passe avec l'influenceur algérien qui a fait un aller-retour express je je veux dire ma stupéfaction et je pense que on a atteint avec l'Algérie un seuil extrêmement inquiétant on voit bien que l'Algérie cherche à humilier la France l'Algérie détient actuellement un grand écrivain boilem sans sal qui est non seulement algérien mais qui est aussi français il a 80 ans et il est malade est-ce qu'un grand pays est-ce qu'un grand peuple peut s'honorer de maintenir en détention pour de mauvaises raisons quelqu'un qui est malade et quelqu'un qui est âgé et désormais c'est ce ressortissant algérien un influenceur qui propageait sur la toile sur les réseau sociaux la haine les réseaux sociaux ça n'est pas une zone de non droit et comme ministre de l'Intérieur je ne veux rien laisser passer il y a comme vous le savez une 4è influenceuse à Lyon qui est actuellement au moment je vous parle entendu il est absolument pas question de laisser libre cours à la haine de ces individus qui profèrent de l'antisémitisme le meurtre et cetera et cetera ce que je veux dire sur le cas spécifique de cet influenceur qui répond au nom de doualem un il avait un passeport biométrique à jour il a donc été reconduit j'ai pris un arrêté d'expulsion et les autorités algériennes n'ont pas voulu le laisser débarquer sur le sol algérien en contradiction totale avec le les règles avec la convention de Chicago convention internationale de 1948 qui rappelle que les pays sont comptables de leurs propres ressortissant or là il y avait pas besoin d'avoir un laisser passer consulaire puisque la preuve qu'il était un ressortissant algérien était établi au moyen d'un passeport biométrique qui était valide première chose de 94 aussi et et par ailleurs convention de 48 et le protocole comme me le rappelle tenali le protocole de 93 qui est un protocole bilatéral entre l'Algérie et la France qui dispose que en terme de réadmission un passeport suffit pour apporter la preuve de cette réadmission donc c'est absolument inacceptable inacceptable quel a été le motif invoqué par l'Algérie est-ce que vous avez le chiffre le nombre d'influenceurs qui à ce jour sont visés par des proc l'Algérie a évoqué un motif sans produire sans produire aucune preuve c'est-à-dire que les deux policiers qui excortaient dans l'avion cet influenceur sont descendus de l'avion on leur a opposé un certain nombre d'arguments juridique sans jamais jamais leur fournir précisément une preuve en terme de droit mais d'ailleurs le droit je vous parler du droit international et du protocole qui régit les relations entre la France et l'Algérie du point de vue ce point de vue là et bien ils ont été incapables de produire le la moindre preuve et donc et en état actuel de de cette situation c'est d'abord une demande légitime de la France de ce que l'Algérie a voulu faire parce qu'il n'y a pas d'explication comme Bruno le dit il n'y a pas d'explication valable ni juridique ni factuelle qui explique cette position de de l'Algérie donc je pense je parle en mon nom personnel mais aussi comme ministre de l'Intérieur je pense que on ne peut pas la France ne peut pas supporter cette situation et je pense que en gardant notre sangfroid mais notre détermination à défendre nos intérêts qu'on doit désormais évaluer tous les moyens qui sont à notre disposition je dis bien tous les moyens qui sont à notre disposition vis-à-vis de l'Algérie vous envisagez des sanctions ça veut dire quoi concrètement il y a un éventail de possibilités que je ne détaillerai pas ici qui doivent être étudié au plus haut niveau bien sûr gouvernement et président de la République mais je pense que là l'Algérie est en train de franchir un cap et sur le nombre de procédures judiciaires sur le nombre d'influenceurs visés des procédures judiciaires à ce jour est-ce que vous avez on on a eu des signalements notamment avec Faros qui est la plateforme de signalement de de la aide en ligne on en a eu plusieurs centaines mais qui peuvent concerner les mêmes influenceurs ce que je peux vous dire c'est que au-delà des trois d'autres ont été et notamment une influenceuse a été interpellée est entendu et encore une fois on ne laissera rien passer voilà c'est une question de maintien de l'ordre et et là encore il y a l'ordre dans la rue mais il y a aussi l'ordre sur les réseaux sociaux dès lors que il y a la propagation de la haine en ligne y compris avec des propos antisémites je voudrais simplement vous rappeler rappeler à vos auditeurs rappeler à vos téléspectateurs je vous rappeler que nous sommes dans une semaine où nous commémorons les attentats de janvier 2015 ça fait exactement 10 ans ça a commencé Charlie Hebdo la policière l'hypercachère on ne peut pas on ne peut pas laisser libre cours à des propos antisémite en ligne parce qu'on sait parfaitement que la violence commence toujours par une pensée exprimée à travers des mots verbaliser voilà
Bruno Retailleau